Tag: Marseille

  • Une honte pour la République

    Une honte pour la République

    « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne ». Victor Hugo écrit ces vers après la visite d’un bagne pour dire combien l’éducation est fondamentale. Quels hommes deviendront les jeunes détenus de la prison pour mineurs de Marseille ? Quels enseignements leur est-il délivré dans ce lieu où leur dignité est bafouée et l’éducation réduite au minimum ? Dans un pays miné par une surpopulation carcérale, insupportable, le sort des détenus les plus vulnérables ne semble pas compter.

    La prison, lieu de privation de liberté, est devenue lieu de privations des droits élémentaires. Il faut le coup de semonce de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, pour découvrir l’incurie de la prison pour mineurs à Marseille.

    Secret des geôles

    Le ministre en sursis de la Justice, Gérald Darmanin, pourtant coutumier de visites sur le Vieux-Port, a-t-il accouru pour voir de ses propres yeux la réalité ? Non. Le sujet n’est pas médiatiquement flatteur.

    La visite du sénateur écologiste des Bouches-du-Rhône, Guy Benarroche, a le grand mérite de dire qu’en République, nul arbitraire, nulle violence ne peuvent être exercés dans le secret des geôles. L’ordonnance sur la justice des mineurs de 1945 a posé le principe historique de la primauté de l’éducation pour les mineurs délinquants. Elle n’a eu de cesse d’être attaquée par la droite et l’extrême droite. Ce principe est pourtant le seul chemin pour répondre à la délinquance juvénile. Les centres pénitentiaires pour mineurs ont-ils leur place dans notre société ? Ils sont, en fait, une honte pour la République.

  • Le PCF annonce des listes d’union dans 50% des villes

    Le PCF annonce des listes d’union dans 50% des villes

    Dans le climat électrique de la rentrée sociale et politique, le premier rendez-vous des communistes des Bouches-du-Rhône, ce jeudi soir à sa fédération, rue de Lyon (15e arr.), prenait un sens tout particulier. « Jamais autant au cours des décennies précédentes nous avons autant eu besoin de communisme », rappelait le secrétaire départemental Jérémy Bacchi, face aux nombreux militants présents, du PCF mais aussi des différentes forces de gauche, ainsi que les maires de Marseille, Benoît Payan, du Rove, Paul Sabatino, de Septèmes-les-Vallons, André Molino ainsi que des 6e et 8e arrondissements de Marseille, Olivia Fortin. Au moment où s’enflamment déjà les débats, parfois jusqu’à l’indigne, les municipales sont déjà dans les esprits. Période de réserve électorale oblige, le sénateur communiste ne s’attarde pas sur la campagne. Mais il n’en annonce pas moins, alors que la gauche n’avait présenté des candidats que dans un quart des communes en 2020 : « La gauche sera présente dans au moins 50% des communes de notre département, unie et à la conquête de nouveaux territoires. » En rappelant que « nous avons toujours fait la démonstration de notre qualité à bien gérer les communes, dans le sens du développement de nos services publics, de l’accès à la culture, aux sports, aux loisirs ».

    Record d’adhésions

    Plus que les municipales, c’est la date du 8 septembre, avec le vote de confiance réclamé par François Bayrou qui s’impose. « Nous ne sommes plus dans une crise politique, nous sommes dans une crise de régime », cingle le sénateur, appelant de ses vœux une VIe République. En appuyant aussi, dans le monde, sur les appels à la paix en Ukraine, à Gaza, et à soutenir Cuba. Mais c’est surtout la rentrée sociale qui occupe les esprits. Depuis mardi déjà, le secteur de l’énergie est en grève à l’appel de la CGT, et son secrétaire général à Marseille, Renaud Henry, est venu prendre la parole devant les militants rassemblés. « Nous avons fait le double constat de la dégradation des conditions de travail, du service public rendu, et de la précarisation des usagers », témoigne-t-il. Appelant à rejoindre les 150 piquets de grève, il relaye surtout les appels pour le 10 septembre : « Les colères sociales s’ajoutent les unes aux autres et ne se suppriment pas, d’où qu’elles viennent. »

    Cet appel, Jérémy Bacchi le reprend. « Il faut analyser positivement le besoin de rupture de nos concitoyens, appuie-t-il. Le climat nous impose à la fois d’être au plus près des mobilisations, mais aussi de les alimenter idéologiquement ». Réitérant le vieux mot d’ordre d’« aller aux masses ». Face à cette nécessité d’être plus présents sur le terrain, avec les dates du 10 et du 18 septembre en vue, il se réjouit de voir les rangs des communistes se renforcer, avec près de 200 nouvelles adhésions depuis le début de l’année, notamment chez les jeunes et parmi les syndicalistes, « ce qui fait déjà de cette année une année record ». En ce sens, une réunion se tiendra, le 25 septembre prochain, pour recréer une cellule du PCF sur le grand port maritime de Marseille. Et il invite les adhérents à poursuivre en ce sens : « Plus nombreux, nous serons plus forts. »

  • Grande braderie : le coup de boost de septembre

    Grande braderie : le coup de boost de septembre

    C’est la 6e édition de la grande braderie ce samedi 6 septembre. Alors que l’été a été capricieux pour les commerces, la journée est attendue par les professionnels.

    L’occasion pour les visiteurs de redécouvrir le centre

    Des files d’attente dès 7h du matin, un peu plus de 35 000 visiteurs et une augmentation de +60% des chiffres d’affaires, c’est ce qu’attendent – impatiemment – les commerçants participant à cet événement qui commence à entrer dans les habitudes de leurs clients.

    De manière pragmatique, l’événement est une sacrée occasion pour « écouler les stocks et se faire de la trésorerie » selon Rebecca Bernardi, adjointe à la ville chargée du commerce, qui organise la manifestation depuis quatre ans. Les 200 commerçants et artisans profiteront de l’afflux des visiteurs et proposeront des prix bradés jusqu’à 60%. Avec le succès du nouveau rendez-vous hivernal, l’édition de cette année s’étendra aux quartiers Mazargue, à la place du 4 septembre, à Vauban et à Saint Barnabé. Un élargissement qui s’inscrit dans la volonté d’inclure des commerces du secteur. En 2022 déjà, la rue de Rome avait été conviée. Nicolas Papazian, président de l’association Commerces Haut de Rome admet avoir bataillé pour l’obtenir. Représentant d’une cinquantaine de commerces, allant des bijoutiers aux opticiens, il attend avec impatience la braderie, qui voit les résultats grimper « plus haut que certains jours de soldes ».

    De nombreuses animations sont prévues. Atelier de lancer de lasso, manège à pédale, customisation d’objets, la place du Général-de-Gaulle se transformera en village des enfants. Une fanfare résonnera place du 4 septembre. La piétonnisation de nombreuses rues permettra aux habitants et touristes de profiter d’un centre sécurisé et animé. Les parkings resteront ouverts.

  • Commémoration des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale au consulat de Chine à Marseille

    Commémoration des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale au consulat de Chine à Marseille

    « Le fascisme a infligé de profondes souffrances aux peuples du monde entier mais il a aussi suscité une résistance acharnée de toutes les nations », a rappelé He Youlin, le consul général de Chine à Marseille dans son allocution. « En Chine, elle s’est menée au prix de 35 millions de morts et de blessés tant militaires que civils », a-t-il ajouté tout en louant l’appui de Français comme le médecin Jean Jérôme Augustin Bussière qui « s’est engagé dans la lutte du peuple chinois contre l’agression japonaise ». Le général David Galtier pour la Métropole et Lisette Narducci pour la Ville de Marseille ont ensuite eux aussi souligné la nécessité d’une paix durable.

  • Premières étincelles !

    Premières étincelles !

    Les mauvais coups du gouvernement arrivent très souvent dans la torpeur de l’été. Depuis le 1er août, la TVA sur le coût de l’abonnement
    à l’électricité et au gaz a ainsi bondi de 5,5 % à 20% ! La TVA, impôt
    le plus injuste, frappe les Français les plus modestes en priorité. Des familles déjà écrasées par des factures d’énergie insoutenables, sauf à se priver par ailleurs.

    Cette injustice, les agents des industries électriques et gazières, la dénonce avec force et le retour à une TVA à 5,5 % fait partie de leurs revendications alors qu’ils entament, ce jeudi, leur troisième journée de grève. Agir pour arracher un juste prix, c’est agir pour le droit à l’énergie. Les dizaines de milliers d’agents en grève, singulièrement dans notre région,
    se battent également pour leurs salaires. Comment admettre que ces professions soient dévalorisées ?
    Les salaires des énergéticiens qui débutent dans le métier sont de 9% en dessous du salaire minimum. Ils font donc partie des travailleurs pauvres. Indécent.

    Coup d’envoi

    Ces deux maux : des factures injustement élevées pour les usagers et des salaires indécents pour les agents, alimentent une colère légitime d’autant plus forte que les entreprises font des bénéfices.

    Avec ce mouvement,
    les énergéticiens donnent le coup d’envoi d’une rentrée sociale électrique sur fond de crise politique majeure. Car parmi les autres mauvais coups de l’été, il y a aussi le projet de budget Bayrou et ses 44 milliards de coupes. Si le Premier ministre va certainement être renversé
    le 8 septembre, la colère ne va pas se tarir tant l’aspiration à la justice sociale est forte.

  • Climat social électrique pour la rentrée

    Climat social électrique pour la rentrée

    La banderole est visible depuis la rocade L2 à Marseille et donne le ton de la mobilisation : « Électricité et gaz augmentés, actionnaires gavés, salaires bloqués, personnel énervé ! ». Depuis ce mardi 2 septembre, des dizaines de milliers d’agents des industries électriques et gazières (IEG) sont en grève à l’appel de la CGT. Le premier mouvement de cette rentrée sociale trouve évidemment écho en Provence avec une myriade de piquets de grève de Fos à Avignon en passant par Marseille. C’est le cas sur le site d’Enedis situé dans le 13e arrondissement de la ville et tenu par une quinzaine d’agents. Ce mercredi, sur le piquet, les grévistes entretiennent une ambiance bon enfant, à grand renfort d’enceintes pour la musique et de provisions pour tenir la distance. De quoi contraster avec les sujets lourds portés dans leurs revendications. « Depuis une vingtaine d’années, nos employeurs n’ont pas indexé nos salaires sur l’inflation. Avant, on était 20% au-dessus du Smic à l’entrée de notre grille, aujourd’hui on est à 9% en dessous du Smic », campe Serge Casari, délégué syndical CGT à Enedis.

    Pour rappel, une grille des salaires est une classification qui régit les rémunérations par secteur. Et celle des IEG fait visiblement partie des 25 branches professionnelles qui ont leurs minima en dessous du Smic en France. Une situation intenable pour la CGT. « Nos entreprises respectives font des bénéfices indécents. Enedis a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfices nets l’année dernière, Engie c’est environ 800 millions de bénéfice net… Au lieu de réinvestir dans les entreprises, ils préfèrent les faire remonter aux actionnaires », analyse Serge Casari. Avant de tempêter : « C’est un argent qui n’est pas investi dans le réseau, qui ne profite pas aux usagers. Il ne bénéficie en rien aux citoyens ni aux salariés ». S’il mentionne les usagers, c’est parce que la deuxième revendication des grévistes concerne justement l’ensemble de la population française puisqu’ils demandent une baisse des factures. Et pour cause : La TVA sur l’abonnement d’électricité et de gaz, est passée de 5,5% à 20%, au 1er août dernier.

    « Dans un mouvement plus global »

    « Avec le contexte actuel, cette hausse n’est tout simplement pas justifiée », tonne Serge Casari, citant « un grand nombre d’artisans, de PME en difficulté » suite à l’explosion des tarifs. Un comble à l’heure où la précarité énergétique est au plus haut dans le pays. Et de quoi poser la question de la redistribution des richesses dans un secteur où l’argent ne manque pas. « Aujourd’hui, ce n’est pas la réponse aux besoins qui prime », déplore Michel Pruvost, militant CGT et salarié d’EDF. Avec plus de 35 ans de boîte, il est proche de la retraite et connaît bien l’historique qui a amené à cette situation : « Avant, avec EDF-GDF nationalisé, on avait l’électricité la moins chère d’Europe. On transportait et distribuait au moindre coût, le prix était fixé en fonction des coûts de production. Depuis la mise sur le marché de l’énergie, les factures augmentent. On est sur un marché avec de l’offre et de la demande ». Pendant que le militant fait son analyse, ses collègues reçoivent une visite de leurs homologues de la CGT du port de Marseille, qui vient à grand renfort de palettes de bois. Manière d’alimenter la solidarité interprofessionnelle. Et les énergéticiens en auront besoin : la grève est reconductible et ils espèrent tenir jusqu’au 10 septembre, voire le 18. Deux dates centrales pour la riposte sociale. « On s’inscrit dans un mouvement plus général contre les mesures austéritaires, celles de Bayrou ou de son successeur », conclut Michel Pruvost. Ils devraient d’ailleurs recevoir la visite du sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, ce jeudi.

    « Avant, on avait l’électricité
    la moins chère d’Europe.
    On transportait et distribuait au moindre coût, le prix était fixé
    en fonction des coûts
    de production. »

  • Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    « Un événement pour celles et ceux qui ont envie d’agir, sans toujours savoir par où commencer. » C’est la promesse du So Good Maif Festival qui revient pour sa 3e édition à Friche la Belle de Mai à Marseille (3e) les 11 et 12 septembre. Imaginé à Marseille par le journal indépendant So Good et la mutuelle Maif, il avait déjà rassemblé 8 000 personnes l’année dernière.

    Podcast, jeux, spectacles et concerts… Le festival veut allier engagements et festivités. Après la journée du jeudi dédiée aux professionnels, le festival ouvre ses portes au grand public vendredi à partir de 14h. Entre gestion des mégots de cigarettes, bénéfices de la réparation et roue pour déconstruire les clichés, les sujets abordés seront divers. Un parcours pour les jeunes a aussi été mis en place. Surnommé « Passe-Muraille », il a été créé avec des associations des quartiers prioritaires de la ville pour offrir l’accès au festival à 300 jeunes et leur proposer des ateliers. Un moyen de « permettre à ces jeunes-là, de se sentir inclus dans le projet que sont la Friche et ce festival », explique le président du festival Hamid Hassani.

    Une journée de réflexion et de débat qui continue sur le rooftop de la Friche avec un one man show de l’humoriste Hakim Jemili, pour redonner l’envie d’agir avec le rire. Le spectacle sera suivi d’une soirée de concerts, avec notamment Terrenoire, Noga Erez, Nous étions une armée ou encore le rappeur marseillais Missan, « des artistes engagés avec une visibilité sur le territoire », précise le président.

    Le succès du festival, né à Marseille il y a trois ans, lui a permis de s’exporter à Lyon et à Nantes pour la première fois cette année. Les dernières places pour participer à la journée ou à la soirée du vendredi sont encore disponibles sur le site du festival.

  • Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Incontournable pour les passionnés du deux-roues, les Bosses de Provence approchent à grand pas. Le coup d’envoi de la mythique manifestation organisée par le Vélo Club de la Pomme sera donné le week-end des 13 et 14 septembre au campus de Luminy.

    Jusqu’ici, la recette ne change pas d’un pouce. Mais pour célébrer le 30e anniversaire des Bosses, le club phare du 10e arrondissement de Marseille, reconnu de nos jours dans l’Hexagone pour sa qualité de formation des jeunes, a souhaité marquer le coup en glissant quelques nouveautés.

    Si quatre courses étaient au programme l’année passée, il y en aura désormais plus que trois comme l’a détaillé le président des Pommiers, Patrick Sorin : le 50 km, mis en place il y a deux ans, « a rencontré son public et reste maintenu », le 93 km, le parcours historique qui « recueille le plus d’inscriptions et d’adhésions » avec plus de 900 participants pour l’heure, et le 150 km, le petit nouveau, qui fait la jonction entre les deux anciens longs parcours qu’étaient le 130 km et le 164 km, avec une montée inédite de la Sainte-Baume par Mazaugues.

    Une centaine de places encore disponibles

    « On s’est rendu compte que beaucoup de cyclistes éprouvaient des difficultés à démarrer avec la Gineste et se retrouvaient un peu seul sur le parcours. […] Ça va nous permettre dans le même temps d’avoir une plus grande densité de participants avec des paquets. Ce sera plus positif sportivement parlant », se justifie le président Sorin. Ce dernier, conscient que la formule cyclosportive est la plus plébiscitée, n’oublie pas d’évoquer que les 50 km et les 93 km, dont les parcours restent inchangés, peuvent être réalisées avec la formule randonnée, qui n’est pas du tout axée sur la performance.

    D’habitude organisées lors de la journée du samedi, les randonnées partiront pour la première fois le dimanche afin de permettre aux participants de « bénéficier de l’ambiance, de la dynamique des épreuves, des ravitos et surtout de la sécurisation du parcours ». « On s’aperçoit que ça plaît beaucoup, parce que l’on a doublé le nombre d’inscriptions sur les randos », se réjouit Patrick Sorin, qui a décidé avec ses équipes de limiter la participation générale à 2 000 coureurs. « On est très soucieux de la qualité de nos prestations, et après avoir bien débriefé nos deux dernières éditions, on s’est dit qu’il était raisonnable de se fixer un objectif maximum », poursuit le dirigeant du VC La Pomme. Pour l’heure, près de 1 900 ont déjà leur dossard pour le week-end fatidique.

    Inscriptions via le site bossesdeprovence.com

  • Bruno Retailleau rend hommage aux policiers et pousse son agenda

    Bruno Retailleau rend hommage aux policiers et pousse son agenda

    Il n’aura fallu que trois heures après l’intervention des policiers à Belsunce pour que le ministre de l’Intérieur n’atterrisse sur le tarmac de Marignane. Ce mardi soir, Bruno Retailleau s’est immédiatement rendu à l’Évêché pour aller à la rencontre des forces de sécurité, les remercier après leur rapide intervention pour abattre l’assaillant qui a blessé cinq personnes dans le centre-ville de Marseille dans le milieu de l’après-midi. Rhabillant prestement la tenue de premier flic de France, après avoir été pris par les dissensions internes des Républicains sur le choix d’accorder leur confiance au gouvernement Bayrou le 8 septembre.

    Accueilli par le procureur Nicolas Bessone, le préfet Georges-François Leclerc, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan, la présidente (DVD) de la Métropole Martine Vassal et le vice-président (LR) de la Région Ludovic Perney, le résident de la place Beauvau est rapidement allé à la rencontre des forces de l’ordre et des marins-pompiers impliqués, les saluant un par un. « Vous savez mieux que moi le déroulement des faits, reconnaissait-il, dans les étages de l’hôtel de police de Marseille. S’il n’y avait pas eu une patrouille de la police aux frontières, le meurtrier poursuivait son parcours et il y aurait eu d’autres victimes. »

    Ligne ultra-droitière

    Après une pensée aux victimes et pour leurs proches, il a donc assuré les présents de ses remerciements, « au nom de la Nation ». « Ici à Marseille comme dans beaucoup d’autres endroits en France, votre rôle est difficile, pas toujours reconnu, certains même le contestent », pointait-il. Rendant hommage aux idéaux qui les ont poussés à s’engager, « même si parfois la flamme vacille sous les bourrasques de la bureaucratie et de la technocratie qui entrave votre travail ». Et de défendre face aux forces présentes : « Il n’y a pas de société qui puisse tenir debout uniquement avec des ayants droit, avec des individus réclamant toujours plus de droits. » Face à la presse dans la cour de l’Évêché, il ne met pas longtemps avant d’indiquer que l’agresseur abattu en fin d’après-midi, né en Tunisie en 1990, était déjà connu des forces de police : « Le préfet de l’Hérault avait saisi l’autorité judiciaire pour un certain nombre d’agissements, il avait proféré des insultes antisémites devant la mosquée de Sète. » Au premier rang devant lui parmi les journalistes, les militants du média identitaire Frontières lui demandent pourquoi l’auteur de ces agressions n’avait pas été expulsé. « La loi de 2024 permet de retirer un titre de séjour lorsqu’une condamnation est définitive, nous sommes dans un État de droit », leur répond le ministre de l’Intérieur. Qui face aux questions doit même rappeler que le parquet national antiterroriste ne s’est pas saisi de l’affaire, qu’il n’y a aucun motif de radicalisation. « Le mobile semble être un motif d’ordre privé », pointe Bruno Retailleau. Qui n’en profite pas moins pour rappeler que si la patrouille était présente à ce moment, c’est parce que consigne a été donnée par la préfecture de police de renforcer les actions face aux personnes sans titre de séjour régulier. « Les désordres migratoires finissent toujours par déboucher sur d’autres désordres, nos peuples souhaitent que nous reprenions le contrôle », lâche-t-il. Loin, très loin de l’hommage républicain aux forces de l’ordre.

  • L’effroi au cœur de Marseille

    L’effroi au cœur de Marseille

    C’est un sentiment d’effroi qui a enserré le cœur de Marseille ce mardi après-midi, face à la folie meurtrière d’un homme muni de couteaux et d’une matraque.

    Si son passage à l’acte semble lié à son éviction d’un hôtel pour loyers impayés, cet homme s’en est ensuite pris à d’autres victimes au hasard. Fort heureusement, les policiers nationaux présents sur place l’ont stoppé dans son périple sanguinaire. Sans cela, le bilan aurait très certainement été beaucoup plus lourd.

    Pas besoin de polémiques

    Présent dans la soirée à Marseille, Bruno Retailleau a évoqué de manière générale la lutte contre « l’immigration clandestine ». L’auteur des faits, de nationalité tunisienne, était pourtant en situation régulière. Son comportement erratique avait en revanche été repéré à Sète où il aurait proféré des propos antisémites devant une mosquée. Des faits signalés par le préfet de l’Hérault sans qu’ils ne donnent lieu à sanction.

    Un peu à la manière de François Bayrou qui dénonce la dette générée par son camp politique, Bruno Retailleau a regretté l’insécurité et le laxisme en tant que… ministre de l’Intérieur.

    Marseille comme notre pays n’ont pas besoin de vaines polémiques mais d’un service public de la sécurité qui s’appuie sur des forces de police, formées, en nombre suffisant et en confiance avec la population. Mais aussi de prévention et d’une réelle prise en charge de la santé mentale dans notre société.

    Tout cela coûte de l’argent, nécessite de la justice fiscale. Tout cela est absolument incompatible avec le budget d’austérité présenté par le gouvernement.