Tag: Marseille

  • Les associations font leur rentrée en force

    Les associations font leur rentrée en force

    « En 2021, Benoît Payan le maire de Marseille décide de faire venir le festival des associations sur le Vieux-Port. Il se tenait jusque-là au parc Borély de manière beaucoup plus confidentielle. Et c’est tout de suite un succès pour les exposants et les curieux qui découvrent la richesse de cette ville », détaille Ahmed Heddadi adjoint en charge du lien social et de la vie associative. Et « cette année encore, ce sont des milliers de Marseillais qui sont attendus », lance-t-il.

    Près de 500 associations sportives, culturelles, artistiques, sociales, environnementales, engagées pour la santé ou encore la défense des droits sont présentes pour aller à la rencontre du public toute la journée. Septembre, c’est la rentrée, pour les petits et pour les grands, le sport c’est important. Rollers, marche nordique, danse, gymnastique, athlétisme, capoeira, arts martiaux, savate boxe, aviron, tir à l’arc, escrime, volley-ball, rugby… L’espace sports permet de découvrir mais aussi de se tester, libre à chacun ensuite de s’inscrire pour intégrer un club sportif.

    Dimanche, l’éventail des possibles est encore plus large avec une centaine d’associations de plus que l’édition précédente. Initiation aux échecs, ateliers d’écriture, activités d’astronomie, ou encore apprentissage des gestes de premier secours sont au programme à moins que votre cœur ne penche vers une activité artistique. Ateliers de percussions, démonstration de chant ou encore de danse…

    Sans oublier l’engagement et le bénévolat, maillons essentiels de l’associatif, regroupés dans un espace dédié. « Moi, j’aimerais bien aider les petits jeunes à faire leur CV », confie Mounir, 61 ans, sans emploi depuis peu. Devant la grille des offres de la maison des associations, le sexagénaire se dit prêt « à consacrer du temps plusieurs fois par semaine ». Et de poursuivre : « L’associatif j’en ai déjà fait, mais dans un tout autre domaine. »

    La Ville propose ce week-end son stand pour mieux faire connaître tous les services associatifs mis à disposition des Marseillais. « Le Covid a mis en difficulté ce maillage, nous avons été beaucoup vers les mairies de secteur, pour proposer des formations, pour apprendre à remplir les dossiers de subvention car c’est très complexe », explique l’élu. Et de compléter « nous avons mis ponctuellement à disposition gratuitement des espaces publics. De mémoire, nous n’avons jamais laissé tomber une association qui nous demandait de l’aide ». Pour lui pas de doute : « Marseille est une des villes, les plus engagées de France. Je le constate quand je parle en terrasse, le tissu associatif est très fort. »

    Toujours plus de solidarité

    « En termes de fréquentation du public, il y a environ 500 personnes qui passent par jour à la maison des associations notamment pour une activité sociale » note Erick Espel, responsable de la division services aux associations (DSA) pour la Ville. Par exemple « L’encre bleue association d’écrivains publics aide gratuitement tous les publics. Ils sont présents une demi-journée tous les jours, onze mois par an ». Cours de langues, aide pour les démarches juridiques, oasis de clubs sportifs, mais aussi culturel, la maison des associations est un lieu emblématique sur la Canebière depuis 35 ans, un incontournable tant pour la demande que pour l’offre avec un peu plus de 750 structures adhérentes. « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans », explique le responsable DSA. Par exemple « on voit des étudiantes venir monter leur structure pour faire de la distribution alimentaire ». La pandémie a été un révélateur pour la population notamment en termes de solidarité. « Mais l’existence de ces associations, est ponctuelle. Elle répond à un besoin », poursuit-il. Travailler en transversal, se connaître, échanger est très important. Pour exemple, « une fois par mois, une rencontre ouverte à tous, adhérents ou pas se tient en présence de l’adjoint en charge du lien social pour faire émerger des projets communs, c’est le Bla Bl’Asso ». L’objectif de la maison des associations est de passer le millier d’adhérents. Une antenne dans le 2e arrondissement a ouvert ses portes en février, et en novembre, ce sera au tour du 14e. Dans tous les cas, ce dimanche des centaines d’associations seront sur le pont pour rencontrer leurs futurs adhérents.

    « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans »

  • Ne pas déchirer le tissu associatif

    Ne pas déchirer le tissu associatif

    Septembre rime avec rentrée et fêtes des associations dans
    les communes. C’est l’occasion pour les bénévoles de rencontrer
    le grand public et de proposer une mosaïque d’activités et d’engagements. Mais derrière les sourires qui accueillent le public sur les stands, une vive inquiétude perce. Et pour cause. Comme le souligne la fédération des maisons de la jeunesse et de la culture, « entre 2005 et 2020 la part des subventions publiques a baissé de 41% dans le budget des associations au profit de logiques marchandes ».

    Après 2020, la tendance ne s’est pas inversée mais confirmée. Les collectivités locales ont été prises à la gorge par la crise énergétique, les conséquences de la Covid et le tour de vis budgétaire du gouvernement. Même situation chez les associations.

    Le pass Sport sacrifié

    Au sein de ces structures, indispensables pour la vie en société et la cohésion sociale, ce sont les bénévoles qui assurent l’essentiel du fonctionnement. Outre que ces derniers prennent de l’âge, les réformes antisociales, à l’instar de l’allongement de l’âge de départ à la retraite, fragilisent cet équilibre déjà précaire.

    D’autres mesures s’attaquent au tissu associatif à l’instar de
    la révision honteuse du pass Sport, désormais supprimé pour les enfants âgés de 6 à 13 ans. Cette aide aux familles, d’un montant de 50 euros par enfant, était pourtant essentielle pour nombre de foyers aux revenus modestes. Les associations sportives sont vent debout et dénoncent ce grave recul.

    En dépit des mauvais coups, les associations restent déterminées à jouer leur rôle citoyen dans la cité.

    Allez les rencontrer !

  • Muselier et Vassal font rentrée commune à Marseilleveyre

    Muselier et Vassal font rentrée commune à Marseilleveyre

    Le rendez-vous était prévu lundi mais décalé en raison du report de la rentrée scolaire décidé par le préfet. Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud, et Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, ont donc fait leur rentrée commune à Marseille, vendredi, du côté de la cité scolaire mixte Marseilleveyre.

    à six mois des municipales, par-delà les distributions de tablettes aux lycéens et d’ordinateur aux collégiens, le message politique se voulait assez clair. De la sénatrice (LR), Valérie Boyer, à l’ancienne secrétaire d’État chargée de la Ville et de la Citoyenneté, Sabrina Agresti-Roubache, une grande partie de la droite locale était là… même si l’heure des déclarations de candidature n’est pas venue, note Renaud Muselier, conseillant d’attendre la nomination d’un Premier ministre et d’un gouvernement qui à ses yeux « ne tardera pas ».

    L’inauguration de la piscine de l’établissement (2,5 millions de travaux), un bassin de 25 mètres et quatre lignes, « la seule piscine qui fonctionne sur Marseille », se gargarise Renaud Muselier, a été l’occasion de quelques piques adressées à la municipalité de gauche. L’équipement, opérationnel après des années de fermeture, servira aux élèves mais aussi aux associations et clubs dont le Smuc, l’ASPTT Marseille ou le Cercle des nageurs qui lancera en 2026 une section water-polo féminin.

    À Marseilleveyre où près de 2 500 élèves sont accueillis, 57 millions de travaux doivent être engagés fin 2026, a par ailleurs indiqué le président de Région en marge de la visite. De quoi alléger les « 700 000 euros de facture énergétique », espère Laurent Malfettes, le représentant FCPE de cet établissement vieux de 80 ans dans lequel les syndicats enseignants pointent eux l’état des salles d’eau de l’internat et des toilettes qui ne peuvent attendre les grands travaux.

    « Une rentrée apaisée »

    Un dossier qui devra être suivi de près. Comme celui des transports en commun desservant la cité scolaire. Le sujet de la fréquence des lignes RTM 20 et 19, et celui du bus spécial pour les élèves venant du 9e arrondissement, a été rappelé à Martine Vassal par l’historique Association des parents d’élèves de Marseilleveyre (Apem), et reste en suspens.

    Dans un contexte politique national tendu, Renaud Muselier préférait apprécier lui « une visite de rentrée apaisée », installé derrière les portiques mis en place pour les élèves et la garde régionale des lycées présente depuis un an aux abords des établissements du secteur. L’ensemble de Marseilleveyre a été clôturé par des barrières anti-intrusion, « notamment ici contre les sangliers », et les CDI inondés ont été refaits. Pass Zou études, Pass santé jeunes… « C’est un gain de pouvoir d’achat de 2 200 euros pour les familles », martèle Renaud Muselier avant de partager un repas dans la cantine de l’établissement.

  • Benoît Payan fait sa « rentrée des crèches »

    Benoît Payan fait sa « rentrée des crèches »

    « L’essentiel, c’est l’épanouissement des petits. » Entre une comptine et des jeux de balles avec les minots, le maire de Marseille faisait la « rentrée des crèches », ce vendredi dans la plus grosse crèche de la Ville, celle du Roucas-Blanc qui s’occupe de plus de 90 minots. Si la visite avait l’air d’un retour en enfance pour Benoît Payan, visiblement friand des dialogues balbutiants avec les petits, c’était aussi l’occasion de remettre sur le devant de la scène les actions de la Ville pour les crèches.

    Le maire vante « un service public de grande qualité et un cadre de vie qui s’améliore d’année en année pour les plus petits » à l’heure où le secteur de la petite enfance est plus qu’en difficulté, entre multiplication des micro-crèches privées et manque d’attractivité pour les professionnels. « Il y a des besoins de plus en plus importants, beaucoup de gens ne trouvent pas de place en crèche, c’est pour cela que j’augmente le rythme », campe-t-il. Avant de développer : « On ouvre des berceaux, on réhabilite des crèches. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour, l’équipe précédente ne se préoccupait pas de l’enfance, il y avait un mépris pour certaines crèches, selon les quartiers. » De la parole aux actes, le maire prend pour exemple la rénovation des lieux : climatisation, jeux de cour et création de visiophonie pour près de 100 000 euros. Mais aussi le recrutement de 150 personnels en plus. De quoi faire écho aux 73 millions du budget municipal consacré au fonctionnement des services de la petite enfance.

  • Martine Vassal dénonce des accusations « téléguidées »

    Martine Vassal dénonce des accusations « téléguidées »

    Dans les hauteurs du Vaisseau bleu à Saint-Just (4e arr.), la présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône avait donné rendez-vous à la presse, ce vendredi après-midi, pour parler des chantiers menés dans les collèges et pour les transports, après une rentrée bousculée par les orages. Après avoir engagé 35 millions d’euros de rénovation pour ses collèges cette année, elle regarde déjà après 2027, pour « enclencher un plan Charlemagne 2 » de travaux annonce-t-elle, tout en promettant de consulter les établissements pour expérimenter l’interdiction du téléphone portable. Pour les transports, depuis le 1er septembre, les lignes de bus B4 et B5 sont entrées en service tout comme le parking relais de Sainte-Marguerite, déjà 200 000 usagers ont bénéficié de la gratuité étendue à tous ceux de plus de 65 ans et aux moins de 11 ans. Et si le nouveau métro ne commencera à être mis en service qu’après le mois de mars 2026 au lieu de décembre 2025, elle promet d’ores et déjà de lancer les travaux d’un nouveau plan de déplacement après les municipales, pendant que deux nouvelles stations de métro, au sud, doivent être créées sur le prochain mandat métropolitain.

    « Je dois gêner »

    À chaque fois dans ces projets, elle enjambe le passage par les municipales. Et pourtant, elle le concède : « J’y réfléchis de plus en plus. » Et de glisser qu’elle prendra sa décision définitive « une fois qu’on sera tous rassemblés et tous d’accord ». Mais avant de se lancer, il faut encore balayer les accusations de son ancien chef des relations internationales qui empoisonnent sa rentrée depuis la publication d’un article du Nouvel Obs le 21 août dernier, un « lanceur de boules puantes », lâche-t-elle. « J’ai appelé le procureur de la République, il m’a dit : non, il n’y a pas d’enquête sur vous. Il y a une enquête ouverte sur votre plainte, et un article 40 qui y est joint », insiste la présidente du Département. Celle-ci accuse son ancien cadre, recommandé par la présidente de la Région Île-de-France Valérie Pécresse, de chantage après son non-renouvellement et d’incitation à la haine pour avoir désigné les dirigeants israéliens comme des animaux, tandis que le haut fonctionnaire ciblait des voyages dispendieux et sa relation avec son chef de cabinet. « Je me demande si c’est parce que je suis une femme politique qu’on essaie de m’atteindre de cette façon-là », s’indigne-t-elle, en assurant qu’elle n’est ni mariée, ni pacsée, ni en concubinage avec son directeur de cabinet. Quant aux voyages, « moi je les assume », balaie-t-elle. « Ça permet de rayonner à l’international, c’est ma vision du développement économique. » Et de rapporter les coûts aux retombées estimées, qu’elle énumère longuement, en promettant que « les prix des voyages, pour toutes les institutions, c’est la même chose ». Quant à son accusateur, « oui, il est téléguidé par l’extrême gauche », lâche la quasi-candidate. En assurant : « Je dois gêner. »

  • Des balades et rencontres pour découvrir le territoire

    Des balades et rencontres pour découvrir le territoire

    La saison s’annonce encore chargée. Le Bureau des guides, association d’artistes marcheurs à l’origine du tracé du GR2013, sentier de randonnée de 365 km traversant 38 communes des Bouches-du-Rhône, prévoit de nombreux rendez-vous jusqu’en décembre. Au programme cette saison : 7 balades, 2 rencontres et 1 atelier. Et la première promenade est prévue dès samedi à Roquevaire. L’objectif : « comprendre le territoire à travers l’arbre et le rencontrer comme un individu qui dialogue avec son environnement ». La balade conférence débutera à 9h depuis l’arrêt de bus Pont de l’Étoile à Roquevaire. Une visite suivra le dimanche 14 septembre en compagnie de la journaliste Margaux Mazellier qui proposera une déambulation dans le centre-ville de Marseille pour (re)découvrir les lieux et les femmes qui ont marqué l’histoire féministe de la cité phocéenne. La marche le long du fleuve côtier, du parc Billoux (15e) à la cascade de la Cité des arts (15e), clôturera le programme de septembre le samedi 20. Des balades à Sainte-Marthe (14e), sur le boulevard Urbain sud (8e), à Port-de-Bouc et à Bon secours (14e) seront respectivement organisées les 29 octobre, 8 novembre, 22 novembre et 14 décembre sur les thèmes du feu, du brouillard, des strates urbaines ou des mémoires coloniales.

    Fête du ruisseau

    Parmi les sites du GR2013 régulièrement explorées par le Bureau des guides et leurs collaborateurs : le fleuve côtier Caravelle-Aygalades (15e). Le collectif Gammares – du nom d’une crevette d’eau douce –, partenaire du bureau, qui s’applique à prendre soin du cours d’eau tout au long de l’année, organise le 3, 4 et 5 octobre la cinquième édition de la Fête du ruisseau. Le vendredi sera l’occasion pour les locaux – ou curieux des alentours – d’assister à une performance de Floriane Facchini qui proposera aux spectateurs de « goûter le ruisseau ». Le samedi matin sera consacré à une session ramassage de déchets sur les rives de la rivière. Une déambulation est organisée l’après-midi avec les habitants, munis de pancartes pour défendre les lieux, avant un spectacle de 17h30 à 18h30. Un marché augmenté et un « Karaeauké » seront enfin mis en place le dimanche.

    Réservation des balades sur le site du Bureau des guides.

  • « La scène est une tribune super puissante »

    « La scène est une tribune super puissante »

    La Marseillaise : Vous avez démarré l’aventure Terrenoire en 2017. Depuis, un EP, deux albums et une Victoire de la Musique de la révélation masculine de l’année en 2022. Comment expliquez-vous ce succès ?

    Terrenoire : Le fait qu’on travaille entre frères, permet d’avancer avec plus de sérénité. Le déplacement de Saint-Étienne vers Paris nous a aussi permis de nous professionnaliser, de nouer des accroches avec l’industrie musicale. Et puis on voulait que ça marche, vivre de notre métier. On a gravi les échelons petit à petit, pris du plaisir à travers ce travail, en se disant que la musique est un métier d’artisanat, et qu’il fallait travailler le geste, la structuration, l’entourage, tout ce qu’il y a autour, au même titre que la musique elle-même.

    Votre musique, à la croisée des chemins entre la pop, l’électro, la variété et la musique urbaine, est assez inclassable. Comment la définiriez-vous ?

    Terrenoire : En 7 ans c’est une question à laquelle on n’a pas encore répondu ! Ce qui est sûr, c’est qu’on fait des chansons, puisqu’on a du texte et de la mélodie. Il y a plein de références aux musiques de film, instrumentales, des musiques très impressionnistes que Théo [qui s’occupe de la production, Raphaël du chant, Ndlr] va apporter avec sa sensibilité. On a des influences variées, parmi lesquelles Frank Ocean, Blood Orange… On a des textes un peu bizarres mais on aime que ce soit assez percutant, concret, que ça s’adresse directement à l’oreille. Il y a un lien entre cet aspect très concret, immédiat, et à la fois une sophistication artistique qui fait qu’on passe beaucoup de temps en studio. On essaye d’être accessible en gardant du mystère.

    Après l’EP « Terrenoire » en 2018, l’album « Les Forces contraires » en 2020, vous avez sorti votre troisième album, « Protégé.e », en 2025. Qu’avez-vous voulu évoquer avec cet album ?

    Terrenoire : C’est un album qui se veut préoccupé par l’état du monde. C’est un peu un sismographe : prendre le pouls de l’époque, sentir ce qui était là quand on l’a écrit, ce qui allait advenir politiquement, sociétalement et intimement. De nouvelles choses changent l’état du monde tous les trois mois. L’idée était d’avoir un album qui ait des sortes d’antennes pour sentir cela. Le titre évoque l’idée de protéger, que la musique protège. Et à la fois, sentir qu’il y a un autre type de protection, comme si les nations se refermaient sur elles-mêmes. Il y a un jeu d’ambivalence dans ce titre. On a essayé d’y mettre plein de choses différentes : de la joie, de la légèreté, du souci… C’est à travers cette tension qu’on fabrique nos chansons.

    Il y a des morceaux à la tonalité politique assumée, tels que « Le fou dans la voiture », qui parle des dérives droitières du président Macron. Vous avez aussi entonné des chants antifascistes lors de plusieurs concerts. Cet engagement a-t-il toujours fait partie de votre œuvre ?

    Terrenoire : Les chants, ce sont les gens qui les font naturellement. C’est la magie des réseaux sociaux, sur lesquels ils ont vu que ces chants avaient été entonnés lors d’un de nos concerts à Paris. Ils deviennent des moyens de se donner de la force, de rester concernés par ces choses qui nous inquiètent. Sur notre premier EP, il y avait un titre qui s’appelait Allons là-bas, qui traitait d’une sorte d’impuissance masculine, et qui se dirigeait vers Bachar Al-Assad. C’était plus à distance par rapport au Fou dans la voiture. On a pris ce tournant par rapport au sentiment d’urgence. L’accélération des idées xénophobes s’observe à travers le monde. On revient à des temps qu’on pensait derrière nous. Dire clairement les choses, c’est une manière de se relier aux gens, de leur dire qu’ils ne sont pas seuls à penser ça. Qu’on ne va pas avoir peur. La scène a ce pouvoir-là, c’est une tribune super puissante. Ça nous permet de sortir de cette neutralité dans laquelle on met les artistes, qu’on trouve très étrange, et de se rapprocher d’autres artistes, car on a besoin de ces réseaux de solidarité.

    Pour la tournée de ce dernier album, vous réalisez des médiations culturelles avec les populations locales. En quoi cela consiste ?

    Terrenoire : L’idée était de casser le sens de la tournée qui s’est industrialisée et fait partie d’un business. On le fait car c’était difficile de se connecter au public, de profiter de la richesse immense que peut être le voyage. Cette idée de médiation culturelle vient d’ici : rencontrer les gens, mettre en valeur la singularité d’un territoire. On le fait à travers des exercices d’écriture, de la chorale… On arrive en début de semaine, on travaille avec les écoles, les centres sociaux, les seniors, pour créer des choses ensemble. Et le jour du concert, on fait une restitution sur scène avec les participants. On ne pourra pas reproduire l’expérience à Marseille cette année, mais c’est ici, au festival « Avec le Temps », que l’artiste Fred Nevché nous y a initiés l’année dernière. On avait monté un spectacle avec des enfants d’une école primaire du quartier de la Busserine.

    Justement, que représente pour vous cette ville de Marseille ?

    Terrenoire : C’est assez similaire à Saint-Étienne. Le foot y est la religion. Ce sont des villes populaires avec beaucoup d’immigration, un sens commun de l’hospitalité. On y a passé beaucoup de temps, on la connaît bien, on y a beaucoup d’amis et on s’y sent bien. C’est une ville singulière, véritable, ce n’est pas Paris ! Ça fait du bien d’y aller, ça va être un super concert.

  • Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Si l’été des Olympiennes était au beau fixe avec des recrutements intéressants, à l’instar des signatures de Melissa Herrera, Margaux Le Mouël et Mathilde Bourdieu, il a pris une tout autre tournure à deux semaines de la rentrée tant attendue. Une bagarre entre les joueuses de l’OM et celles du Club Esportiu Europa, lors d’un match amical organisé le 20 août, a complètement changé la donne en provoquant la mise à pied de l’entraîneur principal, Frédéric Gonçalves. « Ce n’est pas une situation facile à vivre, mais le groupe doit continuer à vivre », souligne Laura Bourgouin. La milieu offensive de 32 ans, qui a évolué pendant dix saisons à l’ASJ Soyaux en D1 Arkema, a connu par le passé « des mouvements de la sorte ».

    Une montagne à gravir

    « Quand quelqu’un est mis à pied, on se pose des questions. On se demande ce qui se passe, mais on reste professionnelles. On respecte la décision du club et on se focus sur la préparation du prochain match », poursuit celle qui évolue désormais sous les ordres de Dalin Anrifani. Adjoint de Gonçalves, le Marseillais assure « l’intérim sur le banc de l’équipe professionnelle féminine afin de garantir la continuité sportive », comme l’a écrit l’OM dans un communiqué. Sa nouvelle aventure à la tête de la formation phocéenne débute par un gros morceau : un déplacement ce dimanche (17h30) chez les Lyonnes, dix-huit fois championnes de France sur ces dix-neuf dernières années. « Au-delà d’être un cador, c’est une référence européenne », lance-t-il avec respect, conscient d’affronter un adversaire qui a remporté huit fois la Ligue des Champions depuis 2011. « On va rechercher avant tout à rentrer idéalement dans ce championnat en proposant un jeu qui ressemble le plus à ce que l’on a travaillé, en ressortant les valeurs que l’on met en avant au quotidien », ajoute Anrifani.

    1ère journée – Arkema 1ère Ligue

    À 17h30, au Parc OL

    Match diffusé en clair sur Canal+

  • Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Déjà réputé dans le circuit national lors de sa première édition l’année passée, en raison de son intégration parmi les Top 1000, le 100% féminin de Provence monte en gamme pour son deuxième anniversaire. Anna Maillard, championne du monde et tenante en titre de l’épreuve marseillaise orchestré par Gérard Poncié, tentera le doublé sans Anaïs Lapoutge et Emilie Vignières. La conseillère technique nationale, que l’on a vu accompagner les trois triplettes issues de l’équipe de France féminine espoirs lors du dernier Grand prix Paprec, sera cette fois-ci associée à Cindy Peyrot et Florence Schopp, qui se sont affrontées en finale de l’épreuve féminine du dernier Mondial La Marseillaise à pétanque. Une triplette qui fait largement office de grande favorite, surtout quand on sait que Maillard et Peyrot ont été sacrées championnes de France doublette en Charente cet été.

    Une concurrence locale

    Mais elles ne seront pas les seules à viser la victoire finale sur les bords de la Méditerranée. Des joueuses confirmées comme les Marseillaises Sabine Fara (avec Séverine Roche et Stéphanie Julien), Axelle Bernard (avec Claire Gaudillère et Dolores Vercellotti), Lydie Lavaly (avec Manon Mahé et Lysiane Bernard) ou la Monégasque Laura Vierjon (avec Christelle Silve et Camille Podaire) ont le potentiel pour renverser l’ordre établi.

  • Inéligibilité pour le chef de Génération Zemmour

    Inéligibilité pour le chef de Génération Zemmour

    Cela deviendrait presque une habitude, à l’extrême droite. Le 11 juillet dernier, le Conseil constitutionnel a déclaré inéligible pour un an l’ancien candidat zemmouriste dans la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Philippe Courtaro. Une décision passée inaperçue au cœur de l’été, et qui fait suite au rejet de ses comptes de campagne, le 9 janvier, par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. En cause, l’absence de « description exhaustive et sincère des dépenses et recettes relatives à la campagne électorale de ce candidat », retranscrit la décision. Le militant n’a en effet fait figurer dans ses comptes ni les dépenses pour l’impression de ses tracts, ni la mise à disposition gratuite de son local de campagne « par un parti politique », ni ses frais de déplacement dans la circonscription. De quoi justifier le refus de rembourser les dépenses de la campagne et la saisine du Conseil constitutionnel pour trancher sur une éventuelle inéligibilité au vu de ces manquements. Si pour le zemmouriste il n’y a eu « aucune intention frauduleuse de sa part », en plaidant que si ces dépenses n’ont pas été intégrées, c’est que sa banque a trop tardé pour ouvrir un compte de campagne, les Sages pointent « la particulière gravité de ce manquement » pour justifier leur décision. De quoi bloquer toute éventuelle candidature aux municipales, alors que le responsable départemental adjoint de Reconquête n’avait récolté que 1,34% des scrutins – soit plus d’un millier de voix – dans une circonscription remportée par José Gonzalez (RN). Il n’est cependant pas seul dans cette situation : le candidat RN de la 5e circonscription, Franck Liquori, a lui aussi été déclaré inéligible pour un an.