Tag: Marseille

  • [OnPasseATable] La bavette sauce au poivre & frites fraîches

    [OnPasseATable] La bavette sauce au poivre & frites fraîches

    C’est la recette de bistrot par excellence que vous propose de réaliser à la maison le chef Benjamin Mathieu, dans l’une de ses récentes adresses, Honoré.

    Blanchir les frites, une étape indispensable

    Avant de débuter votre recette et la cuisson de la viande, vous pouvez confire quelques gousses d’ail. Pour cela, faites chauffer de l’huile d’olive ou neutre, que vous pouvez aromatiser à votre guise avec des aromates par exemple. Portez à ébullition les gousses avec leur peau. Couvrez et laissez à feu doux pendant une quinzaine de minutes, puis laisse tirer une à deux heures. Quand le mélange est froid, c’est confit. Assaisonnez la pièce de viande à température ambiante avec de la fleur de sel de tous les côtés, pour bien caraméliser le bœuf, mais aussi faire des sucs au fond de la poêle et recommencez avec le poivre, généreusement.

    Ciselez l’échalote, hachez l’ail et réservez. Vous pouvez aussi faire blanchir vos frites. Pour cela, pochez-les dans de l’huile entre 120 et 140° pendant une dizaine de minutes et on laissera reposer avant de les cuire.

    Faites chauffer une poêle avec un peu de matière grasse, évitez l’huile d’olive. Quand elle est bien chaude, déposez votre pièce de viande environ deux minutes de chaque côté si vous la voulez bleue.

    Une sauce sirupeuse

    Arrosez la viande avec la matière grasse présente dans la poêle, puis ajoutez une noix de beurre et baissez le feu pour ne pas que le beurre brûle Arrosez généreusement avec un beurre mousseux. Débarrassez du feu et laissez-la reposer. Gardez la matière grasse et plongez l’échalote, ajoutez la purée d’ail puis une belle lampée de cognac que vous faites flamber. Ajoutez le jus de veau, mouillez à la crème, rallumez le feu à fond, fouettez la sauce, une pincée de poivre et laissez bien réduire. Pendant ce temps, faites cuire les frites. Quand la sauce a réduit, plongez-y la viande quelques secondes.

    Enfin dressez votre pièce de viande, arrosez de sauce généreusement, quelques herbes fraîches et, pour finir, vos gousses d’ail confit. Les frites se dégustent à part dans un bol.

    Il vous faudra :

    – Une belle bavette de bœuf

    – De la crème fraîche entière, liquide

    – Quelques gousses d’ail

    – Du poivre mignonnette

    – Un verre de cognac

    – Quelques pommes
    de terre

    – Du sel, de l’huile d’olive et de l’huile neutre

    – Une échalote

    – Du jus de veau

  • « Pizza fever » pour le premier rendez-vous d’un Dimanche à la Friche

    « Pizza fever » pour le premier rendez-vous d’un Dimanche à la Friche

    Je suis le seul camion présent dimanche à la Friche, mais sur Marseille, nous sommes plus de cinquante. Je me suis lancé il y a 17 ans à la Blancarde (4e), je comptais rester que 2 ou 3 ans ! », lance joyeusement le patron du camion Chez Gé. Inventé en 1962 à Marseille, le camion à pizza est une véritable institution. « Moi, ma préférée, c’est la moitié moitié, mais attention, avec de l’emmental, du vrai, pas de la mozza. À la Friche, j’en ferai des différentes et j’ai aussi une chef avec moi qui va en proposer avec de la purée de courges », précise Gé le pizzaïolo, qui quitte son quartier pour cette journée dédiée à sa recette italienne favorite.

    Autour d’un espace librairie et à l’occasion de la sortie de Pizza. Histoires – Reportages Recettes (Éditions Flammarion) d’Ézéchiel Zérah, c’est tout un univers avec des discussions au micro en public et sur les ondes de Radio Grenouille. « Marseille est-elle la capitale française de la pizza ? », « comment faire pour ouvrir une pizzeria en 2025 ? » ou encore « quelles sont les nouvelles tendances de la pizza ? » font partie des questions qui seront abordées. Sans oublier les démonstrations avec de nombreux fours à bois, un atelier d’illustration pour les enfants de 6 à 9 ans, et de la musique avec des DJ sets. Et, surtout, surtout de la pizza à gogo, à toute heure, dont le prix varie pour une entière entre 12 et 16 euros.

    Salée ou sucrée, à moins que ce ne soit salé-sucré, cette gourmandise se déguste chaude souvent à la main dans un cornet, et le plus dur, c’est souvent de savoir s’arrêter.

  • Un festival pour prôner la paix au Mucem

    Un festival pour prôner la paix au Mucem

    En réponse à un appel du pape François lancé lors du discours de clôture des rencontres méditerranéennes de 2023, à Marseille, le Bel Espoir Med25 est parti en mars pour un voyage de huit mois en Méditerranée. Un voilier de 29 mètres sur lequel 200 jeunes, issus des cinq rives de la mer du milieu, ont successivement embarqué pour recevoir une formation au dialogue à la paix. Après une trentaine d’escales, l’odyssée se termine ce samedi à Marseille, avec le festival Med 25. Un rendez-vous organisé toute la journée au Mucem (2e) par les associations Mar Yam, Bel Espoir -AJD, qui met en œuvre les « intuitions du père jésuite Michel Jaouen », et le diocèse de Marseille.

    En parallèle de la parade de 25 voiliers mise en place entre 9h30 et 12h pour accueillir le Bel Espoir, qui accostera dans l’anse du Pharo, le programme sera chargé entre les murs du musée de la Méditerranée. De 10h30 à 12h, quatre invités échangeront avec les jeunes du Bel Espoir autour de l’art, du dialogue et de la relation. Parmi eux : Julien Loizeau, membre fondateur du Collège de Méditerranée, historien et chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (Iremam, Aix-en-Provence) et Yaël Gronner, docteure en sociologie de l’EHESS et cofondatrice du collectif Tisseuses de Paix, qui regroupe des femmes juives, chrétiennes et musulmanes en France pour parler et tisser des liens au-delà des divisions. Deux autres créneaux de dialogues seront organisés dans l’auditorium, de 15h à 16h30, sur les thèmes de l’éducation, l’intégration et l’environnement et, de 17h30 à 19h, autour de la construction de la paix, avec des personnalités conviées pour chacune des thématiques.

    Ateliers participatifs

    Trois salves de quatre ateliers seront également organisées. De 10h45 à 12h d’abord avec des réflexions sur l’identité méditerranéenne animés par Alexandre Pastor, fondateur de Melting Pot, association marseillaise dédiée à l’engagement citoyen des jeunes ; un atelier d’expression artistique sur le thème des migrations dirigé par un réfugié politique kurde ; un atelier de sensibilisation aux questions liées aux migrations avec la Cimade, association de défense des réfugiés et migrants et enfin jeu de carte spirituel, en lien avec les écrits bibliques.

    Quatre ateliers suivront, au Forum, entre 15h15 et 16h30 : Écritures méditerranéennes au pluriel, Dialoguer utilement et sereinement sur Israël Palestine et autres sujets difficiles, Apprendre à tisser la paix et enfin Coexister : déconstruire les préjugés.

    Entre 17h45 et 19h, les participants pourront choisir entre un atelier de « calligraphie partagée » autour du mot « paix », un moment de sensibilisation à l’éducation des jeunes migrants avec l’association Réseau d’éducation sans frontières (RESF), une présentation à quatre voix (prêtre, imam, rabbin et pasteur ) des rôles et défis des religions face à la violence et à la division ou encore un quiz sur la place des femmes dans les processus de paix.

    Enfin, entre 13h30 et 14h30, Sos Méditerranée, association citoyenne européenne de sauvetage en mer, engagée pour venir en aide aux personnes en détresse qui tentent la traversée de la Méditerranée, présentera ses missions et proposera une réflexion sur la question du vivre ensemble.

    En reliant Naples à Marseille, le Bel Espoir clôtura la 8e et dernière étape de son voyage en Méditerranée. Chaque session a permis à 25 nouveaux jeunes, issus de cultures, nationalités et religions différentes, de recevoir une formation au dialogue à la paix.

    Entrée gratuite sur inscription sur https://med25belespoir.org.

  • Des stars du rap pour un concert solidaire

    Des stars du rap pour un concert solidaire

    À l’initiative de la Fédération des mutuelles de France, et avec le soutien de la Ville de Marseille, une 3e édition du Concert solidaire pour sauver des vies en mer est organisé, samedi, au Dôme (4e), entre 19h et minuit. Plusieurs têtes d’affiche participeront à cet événement, qui a pour but de sensibiliser le public à la crise humanitaire en mer.

    Parmi elles, Alonzo, célèbre interprète marseillais, détenteur d’un disque d’or pour cinq de ses albums. Mais aussi Békar, rappeur auteur de Mirasierra et Plus fort que l’orage, respectivement certifiés disque d’or en août et septembre 2024. Rim’k, rappeur franco-algérien et interprète du morceau King lors de la cérémonie d’ouverture des JO en 2024 et enfin Kore, DJ, compositeur et producteur du premier album du rappeur SCH. Youssef Swatts, vainqueur de la 3e saison de la série Nouvelle école et Bianca Costa, chanteuse brésilienne, proposeront également une performance.

    Zamdane, chanteur marocain d’expression française, mis en cause par l’association féministe Nous Toutes « pour violences sexistes et sexuelles », passera lui aussi sur scène. Cible d’un appel à la déprogrammation lors de la Fête de l’Humanité en septembre, le rappeur avait reconnu, lors de son passage dans le festival, « amèrement regretter » des tweets « comportant des propos inacceptables » publiés il y a 8 ans et supprimés depuis les accusations.

    L’argent récolté sera reversé à diverses structures. Parmi elles, la Société nationale de sauvetage en mer. Sa mission est de secourir gratuitement les vies humaines en danger, en mer et sur les côtes. Le MV Louise Michel, bateau de sauvetage qui intervient en Méditerranée pour faire respecter le droit maritime et secourir toute personne en détresse, fera aussi parti des bénéficiaires, tout comme le Projet Aquarius, qui permet à des personnes issues d’un parcours migratoire de se réapproprier le milieu aquatique. Dernier bénéficiaire, Aide aux populations précaires et immigrées, association qui accompagne les personnes exilées dans leurs recours aux droits et démarches administratives.

    Billets disponibles en ligne à 15 euros.

  • La délinquance en baisse dans le centre de Marseille

    La délinquance en baisse dans le centre de Marseille

    Quand on met les moyens, ça marche… C’est en substance ce que laisse entendre la préfecture de police des Bouches-du-Rhône sur les réseaux sociaux. Dans un post en date du mercredi 22 octobre, elle revient sur les chiffres de la délinquance dans le centre-ville de Marseille : une diminution de 7% pour les coups et blessures volontaires en janvier 2025 par rapport à la même période en 2024, de 33,5% sur les vols à main armée, de 12,5% sur les vols par effraction. Quant aux vols à la tire, ils diminuent de 12%, les vols d’automobiles de 16,5%.

    Des effectifs déployés

    Ce résultat est à rapprocher de l’action engagée cet été rappelle l’institution. La division centre a bénéficié de 25 policiers cette année et une compagnie de CRS est en poste quotidiennement dans le secteur, histoire de « saturer la voie publique » à des fins dissuasives. Le but : « assécher le trafic, siphonner l’argent des réseaux et interpeller leur main-d’œuvre », précise-t-elle. Un dispositif établi grâce au travail des collectifs d’habitants, les associations, en lien avec les élus, se félicite la préfecture de police.

    En septembre, le rouage judiciaire a aussi été lancé. Le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, annonçant officiellement, suite à une attaque au couteau à Belsunce, qu’un groupe local de traitement de la délinquance serait créé pour le quartier.

    Le maire de Marseille n’a pas manqué de réagir affirmant qu’« apaiser le quotidien des habitants et des commerçants en centre-ville » était une « priorité partagée. » Et d’en profiter pour mettre en avant l’action de sa police municipale qui « mène depuis des mois des actions spécifiques dans le centre-ville ».

  • Justice laxiste ?

    Justice laxiste ?

    « Le problème de la police c’est la justice » assénait le secrétaire général du syndicat alliance Fabien Vanhemelryck lors d’un rassemblement de policier devant l’Assemblée nationale en 2021. Plus récemment, le ministre de la Justice Gérald Darmanin déclarait : « Les juges ne sont pas laxistes, mais le système l’est devenu » (…) « Il n’y a jamais eu autant de peines de prison » (…) « une peine sur deux n’est jamais effectuée parce qu’elle est aménagée directement après le prononcé du tribunal ».

    Ces deux déclarations témoignent d’une totale adéquation idéologique entre le représentant syndical et le garde des Sceaux, chargé de conduire la politique pénale du gouvernement.

    Si la phrase du syndicaliste est plus laconique que celle du ministre, elle revêt exactement la même ambition politique, à savoir la remise en cause de l’ensemble des mécanismes d’individualisation de la peine. Pour le syndicaliste policier comme pour le ministre, le laxisme judiciaire reposerait donc sur l’idée que lorsque le juge ne prononce pas la peine encourue par le texte, il ferait œuvre de laxisme.

    Le syndicat a célébré comme une victoire politique la mise en place d’un observatoire de la réponse pénale. Il indiquait : « Cet observatoire ne réglera pas le problème de la délinquance, mais il prouvera par A+B que la justice est clémente face aux agresseurs des forces de l’ordre » (…) « La justice doit être transparente et rendre publique les grosses différences entre les peines encourues, les peines prononcées et les peines réellement effectuées ». Cet observatoire a été mis en place par Gérald Darmanin alors ministre de l’Intérieur.

    Aveugles aux atteintes

    à la probité

    Relevons que cet observatoire n’a aucunement vocation à lutter contre la délinquance mais seulement à observer la pratique des magistrats censés être indépendants dans un pays démocratique.

    Si la justice est si laxiste, comment expliquer que la France se trouve à la 3e place des pays du Conseil de l’Europe en termes de densité carcérale ? Si la justice est si laxiste comment explique que le taux d’occupation à la maison d’arrêt des Baumettes hommes soit de 200% ? Si la justice est si laxiste comment expliquer les multiples condamnations de la France par la CEDH concernant ses conditions de détention jugées attentatoires à la dignité humaine ?

    En réalité, les actuels pourfendeurs du laxisme judiciaire sont pris en flagrant délit d’hypocrisie – favorables à la répression toujours plus grande pour les atteintes à la personne ou aux biens mais aveugles aux atteintes à la probité : un programme politique particulièrement d’actualité.

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  • À Marseille, théâtre d’objets « En ribambelle! »

    À Marseille, théâtre d’objets « En ribambelle! »

    Depuis plus d’une semaine, la 12e édition du festival En Ribambelle! ne lésine pas sur les spectacles pour faire voyager les imaginaires des minots et des plus grands à travers les arts de la marionnette et le théâtre d’objet. Si cette manifestation se déploie jusqu’au 29 novembre dans certaines villes des Bouches-du-Rhône, c’est Marseille qui concentre, dans les jours à venir, ses prochaines propositions. Le Théâtre Massalia accueillera ainsi Vue, vendredi 24 et samedi 25 octobre. « À la croisée du théâtre d’objet, du cirque miniature et du clown involontaire », résume l’organisation, un solo de la compagnie Sacékripa autour du rituel de la préparation du thé.

    Vélo et moulins à vent

    Toujours aux mêmes dates, cette scène d’intérêt national Art, enfance, jeunesse située à la Friche Belle de Mai sera le théâtre des Forces Rondes. Destinée aux tout-petits, une création qui décortique l’histoire d’un serpent et de sa mue à travers un personnage à vélo qui « déploie un théâtre ambulant » afin de « nous parler des forces du changement, de la croissance, de la transformation, des cycles et des cercles », indique le programme.

    Du côté du Centre de conservation et de ressources du Mucem, toujours à la Belle de Mai, place vendredi à Caballero soy, spectacle de marionnettes qui raconte la vie épique de Cervantes, l’auteur de Don Quichotte.

    Programme complet du festival sur festivalenribambelle.com

  • Un plateau « sympathique » pour concurrencer les cadors

    Un plateau « sympathique » pour concurrencer les cadors

    Difficile de ne pas compter sur les meilleurs coureurs au monde pour être au départ de l’une des plus belles courses au monde. Le plateau de cette 46e édition n’y fait pas exception, pour le plus grand plaisir de Laurent Manneveau, chargé d’attirer les stars du running. « Ça va être une course sympathique », note le directeur sportif de la SCO Sainte-Marguerite, qui a dû, comme chaque année, faire face à quelques forfaits de dernière minute, suite à des « problèmes de visa habituels ». « Je voulais faire revenir l’Ougandais Samuel Kibet, vainqueur en 2023 sous un fort Mistral », explique-t-il, conscient que le duel avec Muhitira aurait tenu le public en haleine jusqu’au bout.

    Une « petite bille » sur Bougnot

    Laurent Manneveau s’est donc employé à trouver des concurrents de taille pour le Rwandais en quête d’un doublé, comme Ilias Fifa, recordman d’Espagne du 10 kilomètres en 27’41’’, et son compatriote Chakib Lachgar, vainqueur du semi-marathon des Crêtes en 2024. « Il y a de quoi nous donner une victoire sous l’heure », espère le responsable du plateau élite. Le dernier à avoir réalisé cette performance reste l’Éthiopien Jémal Mekkonen, avec un temps de 59’16’’ en 2017. « Je pense qu’on n’aura pas un homme tout seul qui finira La Gineste en tête », estime Manneveau, qui mettrait bien une « petite bille » sur Igor Bougnot, champion de France en titre du 10 000 mètres. « Je pense qu’il est capable de s’adapter un petit peu à tout type de circuit, parce qu’en cross, il est solide. Il a un profil à pouvoir supporter cette montée-descente de La Gineste », ajoute le directeur sportif marseillais, persuadé que le top niveau français chez les hommes préfère s’économiser pour le marathon de Valence ou se rendre sur les 20 km de Paris. Ce qui n’est pas le cas pour les meilleures coureuses françaises. Clémence Calvin, tenante en titre du Marseille-Cassis, devra se méfier de ses jeunes compatriotes, à l’instar de l’athlète olympique Manon Trapp. Attention également à la Kazakhe Daisy Jepkemei, championne d’Asie du 10 km et l’Ukrainienne Maryna Nemchenko, championne d’Ukraine du 10 km.

  • La Martégale Clémence Calvin se bonifie comme le bon vin

    La Martégale Clémence Calvin se bonifie comme le bon vin

    « Cette victoire a le goût du bon pain avec une croûte bien craquante et une mie moelleuse », lâchait avec un immense sourire Clémence Calvin, après avoir été la première à passer la ligne d’arrivée du Marseille-Cassis 2024. Un an plus tard, cette Martégale d’adoption, âgée de 35 ans, remet sa couronne en jeu sur ce même tracé. « Cette année, je me suis projetée sur cette course plus tôt que l’année dernière, puisque l’année dernière, on a évoqué la course seulement quelques jours avant », raconte-t-elle, avant de connaître sa 3e participation.

    Sa victoire en octobre dernier, en plus de sa bonne performance sur le marathon de Valence (2h27), lui a permis de retrouver le chemin de l’équipe de France, avec laquelle elle a terminé à la onzième place du marathon des championnats d’Europe de running, au mois d’avril à Bruxelles. « Le parcours là-bas était exigeant aussi. Donc, j’ai joué sur les avant-postes une bonne partie de la course. Mais comme la course était mixte, la tactique de course n’était pas du tout la même que les précédents championnats d’Europe auxquels j’avais pu participer. Et comme personne ne prenait vraiment la course à sa charge, au final, moi, j’étais en chasse-patate 9 secondes derrière. Et les 5 derniers kilomètres, ils ont été difficiles parce que je pense que je n’étais pas assez ravitaillée », détaille celle qui a, par la suite, profité du printemps pour prendre le temps d’y parfaire sa préparation physique.

    Los Angeles dans le viseur

    Diminuée par une douleur plantaire entre juin et septembre, l’ex vice-championne d’Europe du marathon en 2018 a retrouvé le chemin de la victoire en s’imposant sur la Classique Carro-Carry, le mois dernier. « J’estime avoir réalisé un chrono plutôt intéressant (48’44’’), les sensations l’étaient en tout cas. Et donc derrière, ça m’a permis de me projeter un peu plus sur une course comme Marseille-Cassis », souligne-t-elle, persuadée qu’elle ne s’est pas encore pleinement relancée. « Je commence à être régulière sur les performances en compétition, à ne pas tenir l’entraînement sur les semaines, à enchaîner les semaines. C’est vrai qu’il y a des moments où c’est un peu plus compliqué pour moi de me mobiliser, parce que je privilégie la vie de famille, mais j’essaye d’être la plus constante possible », poursuit l’épouse de l’ex-international français Samir Dahmani (800 et 1500 m).

    « Je dirais même qu’elle recommence à avoir un petit niveau assez sympathique », surenchérit Laurent Manneveau, le responsable du plateau élite sur le Marseille-Cassis, qui connaît la native de Vichy depuis son enfance. « On va voir comment elle va se comporter face à des Mélodie Julien, Manon Coste, etc. Mais je pense que Clémence devrait pouvoir suivre le rythme. Je m’avance peut-être, mais je l’ai trouvée assez à l’aise sur la course », ajoute-t-il, conscient qu’elle doit réhabituer son corps à l’effort après quatre ans de suspension et la naissance de son premier enfant. « Pour atteindre la très haute performance, il faudrait que j’arrive à me sacrifier sans que je le perçoive comme un sacrifice. Il faudrait que je réussisse à m’extraire de mon foyer pendant deux gros cycles de travail pour vraiment être concentrée que sur ça », réalise Clémence Calvin.

    Elle n’a pas fait une croix sur son grand objectif : les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. « J’aurai 38 ans, j’aurai encore la possibilité de faire quatre, voire cinq marathons d’ici là. Quand on voit les grands athlètes qui commencent à être très performants sur leur 10e, 12e, 13e marathon, moi j’en suis qu’à mon 4e marathon pour l’instant. Je sais que ça ne peut que progresser. Ça peut être un projet intéressant à mener », ajoute celle qui s’éloignera progressivement des pelotons et partira, ainsi, sur une bonne note.

  • Fabien Roussel en meeting dimanche 23 novembre à Marseille

    Fabien Roussel en meeting dimanche 23 novembre à Marseille

    L’occasion pour le communiste de mobiliser autour des propositions de son parti pour sortir de la crise politique et empêcher la validation d’un budget d’austérité en lien avec le mouvement social. Le PCF avance notamment un « pacte pour la France » avec un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur 5 ans.