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  • Isabelle Épaillard : « Toutes les cités vont être passées en revue pour améliorer le quotidien »

    Isabelle Épaillard : « Toutes les cités vont être passées en revue pour améliorer le quotidien »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    Le plan Marseille en grand

    Didier Gesualdi : Avec le plan Marseille en grand, l’État investit massivement, produit des résultats mais on entend aussi des critiques, celles de la Chambre régionale des comptes qui trouve que ça ne va pas assez vite, celles de la droite qui trouve que les écoles ne sortent pas assez vite de terre… Pouvez-vous nous faire un point d’étape ?

    Je pense que nous avons bien avancé dans le cadre du plan Marseille en grand. Je voudrais vous parler plus particulièrement du volet logement. Dans le département des Bouches-du-Rhône, on estime qu’on a, à peu près, 100 000 demandes de logement social tous les ans. Évidemment, on n’y répond pas, parce qu’on fait rentrer en moyenne 8 000 personnes dans le parc social. Donc forcément, on a une contrainte forte qui est celle de la construction de logements. Ce n’est pas propre aux Bouches-du-Rhône mais c’est particulièrement vrai dans ce département et donc à Marseille. Il était important, dans le plan Marseille en grand, de poser ce volet du logement. Il se décline de deux manières. D’abord, dans tous les projets de rénovation urbaine que l’on travaille avec la Métropole et la Ville, on avance dans des comités de pilotages coordonnés. À Marseille, la rénovation urbaine, c’est dix projets. On estime qu’on est à 79% d’engagement. Ça veut dire qu’on a posé les jalons de la programmation de ce qu’on veut faire à près de 80%. On est censé avoir tout défini pour le 30 juin 2026…

    Didier Gesualdi : … sinon les crédits repartent ?

    C’est ça. Aujourd’hui Marseille se positionne au même niveau que les autres villes concernées par de la rénovation urbaine. Ensuite, je voudrais parler de la lutte contre l’habitat dégradé et les copropriétés privées dégradées pour lesquelles nous allons accélérer.

    Léo Purguette : C’est important d’engager les crédits mais il faut penser aussi aux gens. Êtes-vous inquiète sur les capacités de relogement des personnes ?

    C’est un point de préoccupation. Si on porte un projet de rénovation urbaine et qu’on s’intéresse à l’habitat dégradé, c’est qu’on s’intéresse avant tout aux personnes qui occupent ces logements. Le logement c’est fondamental, quand vous avez un toit au-dessus de la tête, vous êtes dégagé d’un certain nombre de contraintes et vous pouvez chercher du travail, vous occuper de vos enfants… Le logement reste dans notre pays, un ascenseur social. Aujourd’hui on a une vraie dynamique. On va voir les premières grues l’année prochaine. C’est bien la preuve que ces projets avancent.

    Les logements sociaux

    Léo Purguette : Est-ce qu’on construit assez à Marseille ?Dans le cadre de la rénovation urbaine, un logement démoli doit avoir un logement construit en face. En 2023, on était à 500 logements reconstituant l’offre, l’année dernière c’était 1 000, cette année on vise 1 600-1 700. Pour y arriver, il faut évidemment que les agréments rentrent dans la machine. C’est le travail que font la Métropole et les bailleurs avec l’aide des services de l’État.

    Didier Gesualdi : Des communes assument de ne faire aucun logement social comme Allauch. Peuvent-elles continuer à être hors-la-loi ?

    Le préfet a appliqué et applique ce qui est prévu par la loi.

    Didier Gesualdi : Mais ils préfèrent payer une amende que construire.

    Premier point, on applique la loi. Les communes qui ne réalisent pas 25% de logements sociaux payent une amende. Deuxième point, c’est la persuasion, l’accompagnement des projets. Et, vous avez raison, ils ne peuvent pas concerner que Marseille. Il y a des besoins de logements sociaux pour les habitants de ces communes. Il faut continuer d’investir. C’est pour ça que le préfet a proposé, avec une réaction de la Métropole et de certaines communes dont la Ville de Marseille, le dispositif de l’acquis-amélioré. De quoi s’agit-il ? De s’intéresser au logement dégradé existant comme les fameux trois-fenêtres marseillais. On peut venir accompagner un bailleur social avec un appui financier de l’État pour faire du logement diffus dans ce type de tissu urbain.

    La crise sociale

    Léo Purguette : Nous sommes confrontés à une crise sociale qui s’approfondit, les associations se mobilisent pour l’aide alimentaire mais que fait l’État pour que chacun puisse se nourrir correctement ?

    La précarité alimentaire dans notre département, notamment dans le centre-ville de Marseille ou dans les quartiers Nord, est préoccupante. L’État est présent avec un accompagnement financier entre 2,5 et 3 millions d’euros. On vient appuyer l’action des associations sur l’ensemble du département. Il y a aussi la nécessité de réfléchir dans la situation que l’on connaît, avec une situation sociale qui n’est pas facile vous l’avez souligné, à la coordination des actions. On a un dialogue avec toutes les associations présentes sur le territoire, je les ai réunies en juillet et en septembre. On a posé un diagnostic de ce qui est fait dans le département pour essayer de voir là où on ne va pas assez, là où on a peut-être des redondances, afin de mieux s’organiser ensemble, de se coordonner. Je veux souligner le rôle des bénévoles qui sont engagés sur le terrain et dans le cadre de cette organisation collective, l’État est particulièrement vigilant.

    Les transports

    Didier Gesualdi : Il faut avoir un toit mais aussi pouvoir se mouvoir. Le compte n’y est pas. Qu’est-ce que vous dites à ces habitants qui se sentent relégués, loin des transports ?

    C’est un vrai enjeu. C’est un des volets du plan Marseille en grand. C’est 500 millions d’euros. C’est un projet en grande partie orienté vers les quartiers Nord pour les désenclaver. Ça prend du temps, c’est des tracés qu’il faut construire, des marchés qu’il faut passer. Cela doit se construire de manière coordonnée, articulée avec les projets de rénovation urbaine. Quand il y a 10 projets de rénovation urbaine dans les quartiers Nord, ils doivent s’insérer dans les projets de transports. Tout cela se fait dans le même temps. On avance bien.

    Didier Gesualdi : Quand est-ce que ça va arriver ? On dit toujours aux gens de patienter… Les grues sont bientôt là ?

    C’est l’objectif du plan.

    Les cités éducatives

    Léo Purguette : Vous parlez de donner aux jeunes des quartiers populaires « d’autres perspectives ». Comment concrètement ?

    À Marseille et dans le département, on a 11 cités éducatives. C’est un dispositif mis en place depuis 2019 qui vient faire travailler les équipes pédagogiques des écoles, collèges et lycées avec les associations et les habitants. Nous y croyons parce que c’est un moyen de transmettre l’égalité des chances. Le fait qu’il est possible dans tous les quartiers d’avoir des rêves, de rêver de devenir ingénieur, un métier différent… Pour cela il faut qu’on accompagne ces jeunes. C’est le rôle de ce dispositif. Par exemple, le plan stages de seconde que j’ai commencé à initier cette année et qu’on va élargir à quatre lycées du 3e, du 13e et du 15e arrondissements. Ça vise environ 1 600 élèves pour leur montrer qu’ils peuvent choisir leur stage.

    Léo Purguette : Comment on fait quand on n’a pas de carnet d’adresses chez papa-maman ?

    Justement, je suis allé voir ces jeunes au lycée Diderot il y a 8 jours, avec le recteur, avec les entreprises qui vont proposer des stages. On travaille aussi avec des institutions pour élargir le champ des possibles.

    Les conditions de vie

    Léo Purguette : On avait parlé sur ce plateau avec Juliette Méadel lorsqu’elle était ministre, des conditions de vie dans les quartiers populaires. Elle parlait de faire pression sur les bailleurs pour réparer les ascenseurs, les boîtes aux lettres, garantir la propreté… Où en est-on de ce travail ?

    C’est la première étape. Quand vous rentrez dans votre immeuble et que votre boîte aux lettres ou les portes sont cassées, vous ne vous sentez pas respecté. C’est pour ça que la ministre en avait fait un cheval de bataille auprès des bailleurs sociaux. Dans les Bouches-du-Rhône, nous avons eu une application méthodique de cette volonté. Avec les communes concernées, la Métropole et la communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette, nous avons fait des visites de terrain, pris des photos pour montrer ce qui n’allait pas.

    Léo Purguette : La ministre avait cité trois bailleurs en les menaçant de sanctions. Est-ce que ça va mieux ?

    Ça va mieux. Finalement un des trois bailleurs a été sanctionné donc il perdra son abattement de la taxe foncière.

    Léo Purguette : Lequel ?

    C’est 13 Habitat pour Notre-Dame-des-Marins. Pour l’année prochaine, ils n’auront pas d’abattement sur ces bâtiments-là. Et nous retournerons voir si la programmation de travaux, qui était prévue, est bien mise en place. Ce que je veux vous dire, c’est qu’on avait lancé cette opération dans les quartiers qui connaissaient les situations les plus dégradées, désormais, j’ai demandé qu’on l’étende à tous les bailleurs, toutes les cités, tous les immeubles qui seront passés en revue par les délégués de la préfecture parce qu’il faut qu’on soit dans une démarche continue d’amélioration. On le doit aux locataires. Un locataire qui voit qu’on respecte son environnement le respectera aussi.

    Léo Purguette : Les problèmes constatés ne relèvent pas tous de l’incivilité. Le narcotrafic pose les plus graves problèmes. Que pouvez-vous dire aux habitants qui vivent dans la peur ?

    Que l’État est à leurs côtés, qu’il est vigilant. Ce n’est évidemment pas un problème qu’on peut régler comme ça. Il y a les actions continues de la police qui ne lâche pas les quartiers, qui intervient, mène des enquêtes et des actions contre le narcotrafic. Et puis, pour faciliter la vie, il y a des actions d’accompagnement aussi pour que les habitants aient conscience qu’on est là à leurs côtés. C’est plutôt là que j’interviens via la médiation sociale, les actions aux pieds des immeubles pour donner d’autres perspectives.

    La République c’est quoi ?

    Isabelle Épaillard : « L’article 1er de notre Constitution dit qu’elle est indivisible, laïque et sociale. Et puis aussi, la République c’est notre devise, ces trois mots si beaux : Liberté, Égalité, Fraternité. Notre République est là pour garantir que chacun d’entre nous trouve sa place, arrive à grandir, à s’épanouir. C’est aussi un idéal de vivre ensemble. Je crois modestement, qu’à travers des actions menées dans mon champ d’activité, on contribue à cette République. »

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Jacqueline : Bonjour. Je suis très inquiète par rapport au budget 2026. Si on prive les associations de moyens, la vie va encore plus se dégrader.

    Jacqueline a raison. Il faut que l’on soit vigilant sur le rôle des associations. J’ai été marquée par le rôle qu’elles jouent depuis que j’ai pris mes fonctions il y a un an. Un rôle fondamental de relais auprès des habitants et, pour moi, ce sont des interlocuteurs de tous les jours sur les questions de précarité alimentaire, dans le cadre de la médiation sociale, des activités qu’ils proposent, elles ont un réel dynamisme. Je ne sais pas, aujourd’hui, de combien le budget de la politique de la Ville sera concerné par les restrictions budgétaires qui sont annoncées. Je ne sais pas comment évoluera la discussion de la loi de Finances. Tout ce que je sais, c’est que j’ai une vigilance toute particulière pour les associations et que j’essaye de faire en sorte de les accompagner au mieux. Quand on a des difficultés, je n’hésite pas à monter des comités de financeurs. Je l’ai déjà fait cette année pour deux ou trois associations qui me préoccupaient et qui sont venues me voir. J’ai essayé de mettre autour de la table d’autres financeurs : les collectivités, éventuellement des fondations… Pour qu’on voie comment on peut passer une étape qui est compliquée et maintenir le service rendu et attendu par nos concitoyens.

  • Le Bel Espoir à bon port à Marseille et sous un tonnerre d’applaudissement

    Le Bel Espoir à bon port à Marseille et sous un tonnerre d’applaudissement

    Le ciel est bas mais l’enthousiasme est au rendez-vous samedi matin sur l’esplanade du Mucem à Marseille. C’est sous un tonnerre d’applaudissement qu’une foule enthousiaste a accueilli le Bel Espoir au terme de son odyssée de 8 mois en Méditerranée.

    Une réponse à un appel du pape François lancé lors du discours de clôture des rencontres méditerranéennes de 2023, à Marseille, qui a permis d’embarquer 200 jeunes issus de toutes les rives de la Mare nostrum pour recevoir une formation de dialogue à la paix.

    Dans un public mêlant toutes les générations, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan a salué : « Le fait que ce voyage merveilleux se termine ici, c’est très émouvant pour nous, et pour les Marseillaises et les Marseillais. Il faut regarder les jeunes qui ont passé ces mois sur ce bateau, ils arrivent de pays différents , de cultures différentes et ils ont vécu une expérience merveilleuse. Quand on parle d’espoir, je crois qu’il faut arriver à leur faire confiance ».

  • Aymeric Lompret : « En spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux »

    Aymeric Lompret : « En spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux »

    La Marseillaise : Vous avez débuté le théâtre au lycée, avant de découvrir le one man show. Comment cette passion est-elle née ?

    Aymeric Lompret : C’est en allant voir Franck Dubosc en one man show. Mon père m’avait emmené le voir au Zénith de Lille, j’avais trouvé ça fou. Le théâtre, je m’y étais seulement inscrit pour séduire une fille. Je faisais partie d’une troupe qui s’appelait « Les Farfadets de Tourcoing ». Et ça a grave marché. J’ai fait mon premier one man show en 2010, sur une scène ouverte, au Moonlight Café de Lille. On faisait un sketch contre une pizza. Si le sketch était bien, on avait droit à toute la pizza. J’ai réussi à l’avoir en six mois.

    Après votre bac, vous avez entamé une prépa HEC (hautes études commerciales), dont on vous a exclu. Vous avez ensuite enchaîné les petits boulots, notamment comme ouvrier à la chaîne. Est-ce là le socle de votre engagement politique ?

    A.L. : Tout à fait, car j’étais apolitique avant cela, sinon, je n’aurais pas fait de prépa HEC. C’est le fait de bosser à l’usine qui m’a fait m’intéresser aux inégalités et aux questions de société. Je n’étais quand même pas syndiqué, car pour ça, il faut avoir plus de 50 ans et une moustache, que je n’avais pas à l’époque.

    Votre début de carrière s’est notamment joué dans le milieu des médias, avec une participation à l’émission « On ne demande qu’à en rire » de 2011 à 2013. douze ans plus tard, quel regard portez-vous sur cette aventure ?

    A.L. : Ça m’a apporté une rigueur de travail, mais c’était hyperstressant, hypercompliqué. Ça m’a fait avancer un peu plus vite, mais le problème, c’est que les sketchs n’étaient pas terribles et sont restés sur internet, donc ça m’a fait baisser en notoriété. Mais je ne regrette pas. Je ne regrette rien sauf mon ex.

    En juin 2024, en soutien à Guillaume Meurice (*), vous quittez « Le grand dimanche soir » sur France Inter. Cela vous attriste-t-il d’avoir dû vous détourner de l’audiovisuel public ?

    A.L. : Oui, c’est hyperdommage qu’on ne soit plus sur le service public, je pense qu’on aurait tous préféré y rester. Mais bon, tel qu’il est maintenant… C’est compliqué. Il y a plein de gens qui continuent d’écouter France Inter par réflexe et par conviction, mais après, on est bien à Nova aussi, et ça marche bien notre petit truc. Heureusement d’ailleurs, sinon, on aurait été un peu dégoûtés de ne plus avoir d’auditeurs, les médias étant aujourd’hui majoritairement à droite.

    Qu’est-ce que ça dit du métier d’humoriste ? Avez-vous la sensation de pouvoir l’exercer comme vous l’entendez ?

    A.L. : Il y a des choses qu’on ne peut plus dire, mais c’est tant mieux. C’est bien qu’on ne puisse plus faire des blagues homophobes, racistes, sexistes. Je pense que l’humour évolue très bien. Je ne sais pas trop si la liberté d’expression est bridée. Peut-être dans les médias, mais en tout cas, en spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux.

    Vous êtes aujourd’hui sur Nova, dans l’émission « La Dernière », chaque dimanche, où vous défrayez l’actualité avec engagement et humour. Est-ce pour vous un bastion de liberté d’expression ?

    A.L. : On se censure quand même un peu, car il faut que ce soit drôle, et puis il faut que ce soit un peu intéressant et engagé, un peu politique quoi. C’est la seule contrainte qu’on se pose. De faire rire et de dire des choses.

    Depuis 2023, vous êtes en tournée avec votre spectacle « Yolo », dans lequel vous vous glissez dans la peau d’une personne sans domicile fixe. De quoi traite-t-il ?

    A.L. : J’y joue un sans-abri qui a perdu son chien dans la ville dans laquelle je joue. Il va donc le chercher et traiter de plusieurs sujets comme la solitude, la malbouffe, la montée du fascisme, de la solitude… C’est un spectacle social plus que politique. Je travaille avec la Fondation pour le logement, dont je suis parrain. Le mal logement est un sujet qui m’intéresse, donc c’était très cohérent de parler de ça.

    Au-delà de cette question d’engagement, comment l’idée vous est-elle venue ?

    A.L. : Je l’ai écrit avec Pierre-Emmanuel Barré, je suis arrivé avec cette idée de marginal qui a perdu son chien. Ça marchait bien avec le côté seul en scène, car souvent, ils sont seuls dans la rue. Et puis, c’est un personnage qui n’est pas très éloigné de ce que je peux composer sur les chroniques, où je suis un peu à l’arrache, où je parle de fait, d’abus… C’est un personnage qui me ressemble un peu.

    Comment rend-on drôle une thématique aussi lourde ? Y avait-il l’idée de sortir le public de sa zone de confort ?

    A.L. : Au-delà d’être un sans-abri, le personnage est un marginal. J’ai essayé de faire en sorte que toute la première heure soit rigolote. Mon personnage est en pleine montée, il rigole avec les gens. Ce n’est que lors des dix dernières minutes qu’il commence à bader un peu (sic). On n’a pas voulu faire un sans-abri cliché avec sa canette.

    Guillaume Meurice a été licencié « pour faute grave » par Radio France après avoir réitéré le 28 avril 2024 sur France Inter, une blague du 29 octobre 2023 sur le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qu’il qualifiait de « sorte de nazi mais sans prépuce ».

  • [Chefs-d’œuvre dans Marseille] À l’église des Chartreux, Loin de la Peste, la Marie-Madeleine des Chartreux regarde le Ciel

    [Chefs-d’œuvre dans Marseille] À l’église des Chartreux, Loin de la Peste, la Marie-Madeleine des Chartreux regarde le Ciel

    Depuis leur sortie d’oubli pendant l’exposition de La peinture en Provence au XVII° siècle, conduite en 1976 au musée des Beaux-Arts de Longchamp par Henri Wytenhove (1946-1988), les deux très impressionnants formats exécutés par Michel Serre à propos de la Peste de Marseille de 1720, les cadavres lentement délivrés de leurs paroxysmes grâce aux efforts des galériens, la grande allée du Cours (317 x 440 cm) et la Vue de l’Hôtel de Ville (306 x 277 cm) sont incontournables. En revanche, en dépit de la relative accessibilité des tableaux conservés dans les églises et les musées de Marseille et d’Aix-en-Provence et de la monographie de Marie-Claude Homet, Michel Serre et la peinture baroque (Edisud, 1987), la survie d’une centaine de toiles de ce peintre originaire de Tarragone est insuffisamment connue.

    Au terme d’une formation dans un couvent de Chartreux catalans et d’un séjour de cinq ans en Italie, Serre avait 17 ans lorsqu’il résolut de s’établir à Marseille en 1675. L’abondance de sa production et sa virtuosité lui permirent de s’imposer sur le marché local : il composait pour la clientèle privée des décors plafonnant et des portraits, pour les congrégations des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament. En 1696 l’une de ses performances fut l’achèvement en 40 jours d’un mega-tableau qu’on découvre derrière le maître-autel de l’église des Chartreux. Des nuées d’anges musiciens répandent des parfums, jouent de l’orgue, soutiennent Marie-Madeleine au milieu des nuages. Conformément aux récits de la tradition, elle quitte l’inconfort de sa grotte, exprime sa gratitude, monte jusqu’au mitan du ciel. Les dimensions de la toile sont maximales : sans l’ajout du cadre en marbre veiné de jaune, huit mètres en hauteur, 550 centimètres de largeur.

    Voici dix ans, le ravissement de la Sainte s’assombrissait, les misères et les craquelures se multipliaient. Lundi 27 octobre 18 h, Salle de Ventes Falque, 5 rue Victor Cordouan, en écho avec la parution aux éditions Images Plurielles d’un ouvrage collectif consacré à Notre Dame des Chartreux dirigé par Jean-Robert Cain, Jean-Noël Bret présentera une conférence de Régis Bertrand et d’Elisabeth Mognetti à propos de l’histoire et de la restauration du tableau de Michel Serre.

    Église des Chartreux ouverte en semaine de 9h 30 / 12h, 16h30 /19h

  • Quand le sport conjugue les défis

    Quand le sport conjugue les défis

    C’est un événement devenu mythique qui se révèle, aujourd’hui, comme un carrefour des engagements et défis contemporains.

    Ce dimanche, 20 000 coureurs s’élanceront sur les 20 km du Marseille-Cassis. Depuis 1979, cette course imaginée par la SCO Sainte-Marguerite s’est imposée comme un rendez-vous incontournable du calendrier sportif français, attirant des athlètes du monde entier, amateurs comme professionnels.

    C’est un défi personnel. Le col de la Gineste, avec ses 327 m d’altitude et ses pentes jusqu’à 7%, pousse à se dépasser.

    Causes communes

    Mais Marseille-Cassis est bien plus qu’une épreuve sportive : c’est une vitrine éclatante de la Provence. Le parcours traverse le Parc national des Calanques, offrant un décor de carte postale entre mer et falaises calcaires. Avec 76 pays représentés, l’événement incarne le rayonnement du territoire.

    Cette course se distingue aussi par son engagement social. Des jeunes issus de quartiers prioritaires participent grâce au dispositif « Marseille-Cassis des quartiers », qui allie sport et insertion professionnelle.

    Enfin, l’événement se donne un cap écologique. Traversant un espace naturel protégé, la course adopte des pratiques durables : dossards recyclables, sacs en algues marines, limitation des bouteilles plastiques ou encore les « Cleanup Dossards » attribués à ceux qui s’engagent dans le ramassage de détritus.

    Marseille-Cassis conjugue donc sport, solidarité, nature et valorisation du territoire. Une certaine idée du sport au service de causes communes.

  • Aux Aygalades, des locataires craignent un effondrement

    Aux Aygalades, des locataires craignent un effondrement

    Quand il y a du vent, on sent bouger les murs et quand il pleut, on ne peut plus sortir. » Locataire depuis 1989 d’un T3, Dalila Hezaimia est devenue le fer de lance d’une bataille des locataires du bâtiment 4, qui tentent depuis des années d’obtenir des travaux, du moins des réponses de 13 Habitat.

    Ils sont plusieurs à la rejoindre en pied d’immeuble pour exposer « des problèmes importants qui menacent notre sécurité », estime Djamal, jeune père de famille. Ils vivent dans l’humidité permanente, infiltrée du sol au plafond. Des cinq petits immeubles en contrebas de la cité, le 4 est en bout de pente. « Les pluies dévalent toutes ici. L’eau monte jusquà 50 cm dans le hall » précise une autre locataire devant l’entrée, désignant la démarcation laissée sur le mur. Les pieds dans les boues qui tapissent encore les sols, on ne peut que constater les évacuations bouchées. Un bruit de cascade arrive du local technique en pied d’immeuble. En poussant la porte, on aperçoit un conduit d’eaux usées vaguement colmaté avec de la mousse expansive. Plus loin, un autre conduit dégouline sur le sol, c’est la piscine. « C’est non-stop tous les jours », désespère Djamal. « L’immeuble est devenu instable, un jour ça va s’effondrer », craint Dalila.

    Peinture sur moisissures

    Dans les escaliers, deux locataires s’épuisent à porter des chaises neuves au 6e. « On ne compte plus les pannes d’ascenseur », lancent-elles. Les coups de peinture badigeonnés sur les murs moisis ne planquent même plus la misère. Le salpêtre et les champignons poursuivent leur progression et rongent les plâtres. « Mes enfants sont devenus asthmatiques, le médecin a fait analyser les champignons, c’est toxique », explique une locataire du 4e. Quant à son voisin, il n’ose plus aller sur le bacon dont le béton s’effrite. Sur son cumulus, un saladier est installé pour récupérer l’eau qui goutte du plafond. Aucun des 31 logements n’est épargné.

    Les signalements envoyés sur la plateforme mise en place par le bailleur restent sans suite. Le PV de 85 pages dressé par un huissier en avril 2024 « n’a pas eu plus d’effet », déplore Dalila, qui a interpellé le service d’hygiène et de sécurité de la Ville. Contactée, la direction de 13 Habitat n’a pas donné suite.

    Le 11 juillet 2024, la police avait procédé à l’expulsion d’une cinquantaine d’occupants illégaux. Des travaux de réhabilitation générale et de rénovation énergétique devaient démarrer courant 2025. Pour l’heure, « c’est l’abandon complet ».

  • Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Ne vous méprenez pas, Marseille-Cassis n’est pas qu’une simple course entre deux villes voisines. Cet événement, pensé par la Société culturelle omnisports (SCO) Sainte-Marguerite et son ancien président André Giraud, en 1979, s’est imposé, au fil du temps, comme l’un des temps forts du calendrier sportif français. Chaque année, des milliers d’amateurs se mêlent aux professionnels, désireux d’inscrire leur nom au palmarès de ce semi-marathon inscrit dans le top 50 des courses mondiales.

    Marseille-Cassis n’est pas qu’un simple rendez-vous sportif. C’est également l’un des joyaux, l’une des vitrines principales de notre territoire. « Cette course a dépassé les frontières municipales », souligne Thierry Santelli, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, conscient que 76 pays sont représentés dans le peloton. « C’est peut-être l’événement sportif le plus attendu de l’année et qui fait rayonner le plus notre territoire », surenchérit Cyprien Vincent (PM), adjoint au sport dans les 6e et 8e arrondissements de Marseille. « C’est incroyable de constater qu’il y a 20 000 personnes qui vont être sur la ligne de départ, mais qu’il y en a 21 000 qui n’ont pas pu s’inscrire, tellement la demande est importante », poursuit-il.

    Pour participer au Marseille-Cassis, les 19 000 premiers coureurs inscrits ont dû débourser 75 euros pour obtenir le précieux dossard, contre 85 euros pour les 1 000 derniers. Une somme conséquente pour disputer une course de 20 km, mais bien inférieur aux événements concurrents : le prix d’entrée du marathon de Valence et du marathon de Paris peut grimper jusqu’à 180 euros. Sur chaque inscription au Marseille-Cassis, 10 euros sont reversés au profit de l’association On’Tchao, qui accompagne les patients atteints de mucoviscidose et leurs familles.

    Socialement présent

    Dans sa volonté d’être un vecteur d’égalité, d’intégration et d’espoir, Marseille-Cassis fait partie des quatre événements sportifs du territoire affiliés à la première édition du Mois de l’inclusion. La course s’ouvre, pour la deuxième année consécutive, aux jeunes issus de quartiers prioritaires.

    Ces derniers ont bénéficié d’un accompagnement avec un entraînement encadré pour se préparer à la course, et pourront ensuite participer à un job dating pour les aider dans leur insertion professionnelle. Ils se sont vus remettre, vendredi, leur dossard par Jimmy Gressier (lire ci-contre). Le champion du monde en titre du 10 000 m a accepté d’être le parrain de cette 46e édition. « Il sera là pour le plaisir et va prendre place dans le peloton, pour partager l’expérience avec les gens », confie l’organisation, également fière de pouvoir permettre à six jeunes adultes en rémission de cancer de relever ce défi.

  • L’OM paré au vent du Nord

    L’OM paré au vent du Nord

    Le voyage lisboète n’a pas été de tout repos pour les Olympiens, dont la belle série de cinq victoires consécutives s’est achevée amèrement. « C’est une défaite difficile contre le Sporting, on ne s’est pas vraiment rendu compte qu’on a perdu, avec le changement dû à l’expulsion, où ça a été le jour et la nuit. Malgré ça, on aurait pu rentrer avec des points. Je ne pense pas que la défaite soit méritée, c’est encore plus difficile à accepter. On aura besoin d’énergie et de fraîcheur face à Lens », souligne Roberto De Zerbi, entraîneur marseillais au haut niveau d’exigence.

    « Je m’attends à ce qu’on joue de la meilleure des manières. Les supporters ne doivent pas être tristes ou déçus du match contre le Sporting. Dans la défaite, ça nous a tous fait mal, on aurait pu faire mieux, mais les supporters doivent penser à la première période. La deuxième n’a pas été un match de foot », estime-t-il. « La première période a donné beaucoup de réponses positives. Il faut être concentré sur l’équilibre, que tout ne soit pas rose quand on gagne. Contre le PSG, la deuxième période a été dans la souffrance. On l’évalue de façon négative face au Sporting, mais ça ne change pas mon analyse du match », poursuit le technicien italien, persuadé que ses protégés seront en mesure de rebondir, dès ce samedi (21h05), avec le déplacement à Lens.

    « On savait que ça devait arriver. On a la possibilité de rejouer et de remettre les choses en place. On aurait voulu revenir avec un meilleur résultat, mais on peut tourner la page. Il y aura d’autres matches en C1 aussi. La deuxième période était difficile, même si on a très bien joué. C’est une leçon à apprendre », martèle CJ Egan-Riley (22 ans). Le défenseur international anglais, débarqué dans la cité phocéenne durant le mercato estival, n’a plus disputé la moindre minute avec les Olympiens depuis la réception triomphale de l’Ajax Amsterdam en Ligue des Champions (4-0). « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu, mais j’ai été remplaçant. C’est une longue saison, c’est impossible de tout jouer. Il y a beaucoup de compétitions, je vais avoir le temps de jeu et de donner le maximum », assure celui qui prétend à une titularisation avec l’enchaînement des matches rapprochés dans le temps. Peut-être pas directement face aux Lensois, quatrièmes du championnat et invaincus depuis la quatrième journée, mais probablement contre Angers, mercredi prochain (21h05) au stade Vélodrome.

    Ces deux journées vont permettre de savoir si l’Olympique de Marseille peut à nouveau se relever après une désillusion sur le plan européen. Comme ce fut le cas suite au déplacement à Madrid.

    « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu »

  • Lucien Molino. Dans la bataille internationale

    Lucien Molino. Dans la bataille internationale

    Ce dernier demanda la parole. Je ne citerai qu’une partie de son discours qui répondait à l’intervention du responsable syndical hindou. « Hier j’ai entendu un orateur nous dire que son organisation rejoignait l’internationale et souhaitait établir le socialisme et leur indépendance nationale. La Fédération syndicale mondiale n’est pas l’agent nécessaire et désigné pour cela. Ne nous laissons jamais égarer dans les dédales de la politique, notre internationale périra, aussi sûrement que je me trouve à cette tribune, nous voulons que la constitution et son fonctionnement effectif soit court. On nous déclare que nous souhaitons entraver la création de la Fédération syndicale mondiale. Personne n’a le droit de formuler des critiques à l’égard du congrès des Trades Unions Britanniques, c’est nous qui avions pris l’initiative de ces discussions ». Sa conclusion laissait percer la menace. Ce discours ne fut pas apprécié par le congrès et, moi-même, j’étais scandalisé.

    J’allais trouver Benoît Frachon lui demandant de désigner un responsable pour répondre. Avec un sourire, il me répondit : « Pourquoi ne le ferais-tu pas ? prépare quelques lignes que tu me présenteras demain matin avant de prendre la parole ! » Ça représentait pour moi quelque chose d’impossible, étant très peu au courant des affaires internationales. Je passais toute la nuit à écrire, recommençant plusieurs fois ce que j’allais déclarer. C’est un des souvenirs les plus constants dans mon esprit, j’allais affronter un Citrine, Lord de la jarretière ! Le matin, je montrai mon intervention à Benoît Frachon qui effaça quelques passages qui feraient, disait-il « exploser la conférence et mettraient en difficulté la création de la FSM ».

    Effectivement, après avoir été arrangé, mon texte était vraiment modifié. Il me dit : « Demande la parole et tâche de ne pas t’énerver ! » Dans mon intervention, après avoir soutenu l’intervention de Dangue et déploré la réponse de Lord Citrine, sur le conseil de Benoît Frachon, je critiquai le représentant anglais pour sa réserve sur le projet de statut présenté par le conseil d’administration et adopté au cours des travaux de Washington. « Nous sommes très étonnés, dis-je, des propositions faites par certains délégués, dont le camarade Citrine, concernant les modifications aux statuts alors qu’ils avaient été acceptés à Washington. Deux sortes de modifications peuvent être proposées : les unes de détail, les autres de fond, nous regrettons profondément que le camarade Citrine ait préconisé une période transitoire, ce qui, à notre avis ne peut que nous créer de sérieuses difficultés pour la constitution de la Fédération syndicale mondiale, et cela au moment même où il est indispensable qu’elle soit à pied d’œuvre pour la discussion des problèmes de la paix. Comment peut-on expliquer de changement d’attitude ? »

    à suivre la semaine prochaine…

  • Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Dix heures du matin précises, ouverture des portes ! Pour les 20 000 coureurs attendus au départ, dimanche, de la 46e édition du Marseille-Cassis, un autre passage est obligatoire : la remise des dossards. Un moment symbolique, un premier petit bout de la course, mais qui fait entrer les participants dans le vif du sujet. Tous ont convergé vers le même lieu pour retirer leur petit rectangle floqué d’un numéro à 4 ou 5 chiffres. Dans l’immensité du Parc Chanot, le hall 8 est l’hôte d’un village éphémère.

    Dès ce vendredi, à 10h, le hall grouillait de runners impatients de récupérer leur sésame pour l’épreuve dominicale. À J-2, deux sentiments dominent, le stress et l’excitation. éric et Christophe, quadragénaires, étaient bien dans cet état d’esprit. « Il y a toujours un peu de stress, les nuits sont plutôt mauvaises. Elle nous travaille cette course… », disent en chœur les deux amis.

    Gressier, parrain de luxe

    L’anxiété est apparente, mais les sourires restent, car tous savent ce qui les attend. Y compris le champion du monde en titre du 10 000 m, Jimmy Gressier. Le parrain de cette 46e édition était présent pour remettre les dossards aux jeunes des quartiers prioritaires qui vont participer au Marseille-Cassis. « Quand on me parle d’insertion par le sport, ça me fait très plaisir, car je viens moi-même d’un quartier. J’ai connu les difficultés liées à la vie dans un quartier. Le sport m’a aidé à être l’homme et l’athlète que je suis aujourd’hui », souligne le natif de Boulogne-sur-Mer, comme un certain Franck Ribéry. « Ces jeunes vont vivre le premier 20 km de leur vie. Un parcours sous forme de montagnes russes qui rappelle ce qu’ils vivent au quotidien », ajoute la nouvelle coqueluche de l’athlétisme français.

    Parcours exigeant

    La célébrité du Marseille-Cassis est celle-ci, aussi, grâce à son parcours. Ce dernier est dans toutes les bouches. Philippine, 26 ans, sera physiquement sur le parcours, ainsi que sur la pancarte avec son visage, préparée par son copain. « Elle a plein d’excitation en elle ! », glisse ce dernier. Philippine reprend : « Je viens de Paris, ça fait 4 ans que je suis à Marseille et c’était un rêve de faire cette course. Bien sûr, autant de dénivelés, c’est un défi, mais si je peux faire Marseille-Cassis, je peux tout faire après. »

    Winlain est venue d’Espagne pour participer. « Si tu t’es assez entraîné, ce sera OK », confie-t-elle simplement. Les coureurs ont tous reçu un sac en retirant leur dossard, avec plusieurs cadeaux à l’intérieur, comme « des bonbons, de la lessive et le t-shirt officiel de la course ». Les inscrits ont jusqu’à samedi soir pour retirer leur dossard. Ensuite, place à la course !