Tag: Marseille

  • Les Bosses de Provence fidèles au rendez-vous

    Les Bosses de Provence fidèles au rendez-vous

    Pourquoi changer une recette quand elle fonctionne à merveille ? Le Vélo Club La Pomme-Marseille, récemment rebaptisé La Pomme Marseille-Provence et désormais doté d’un logo flambant neuf aux allures de Ventoux, remet le couvert avec les mêmes ingrédients que l’an passé. Au menu, trois distances pour tous les mollets : 50, 93 et 150 km. La première propose un « départ sympathique mais exigeant », avec une Gineste privatisée à l’aller comme au retour. La deuxième, le parcours « historique » de 93 km, attire à lui seul près de la moitié du peloton. Enfin, les plus costauds s’attaqueront aux 150 km sur un tracé annoncé comme « bosselé et vallonné ».

    Bientôt complet

    À moins d’une semaine du coup d’envoi de cette 31e édition, tous les voyants sont au vert. Ou presque. Figure emblématique de l’épreuve, « le boss des Bosses », Jean-Pierre Carminati, ne pourra pas être de la partie cette année pour des raisons de santé. Côté inscriptions, en revanche, la dynamique est bien là : « Il ne reste plus que 200 places. On bloquera à 2 000 quoi qu’il arrive », prévient Patrick Sorin, président de La Pomme Marseille-Provence.

    Les parcours de 93 et 150 km se déclinent eux aussi en deux versions : en format « rando », sans chrono, ou en version cyclosportive, pour les plus compétiteurs. Cette dernière servira également de dernière étape du Trophée Label d’Or, ajoutant un ultime enjeu sportif à l’épreuve marseillaise. « On est premiers au niveau national. Il va falloir confirmer chez nous », lance le dirigeant marseillais, très attaché à la dimension conviviale de l’événement, où se mélangent coureurs aguerris et néophytes. Le charme des Bosses de Provence.

  • À Marseille, KinoVisions met un coup de Rhin à l’écran

    À Marseille, KinoVisions met un coup de Rhin à l’écran

    Voilà une bobine qui s’est fait remarquer au printemps dernier sur la Croisette. Fatherland est projeté en avant-première au cinéma les Variétés, mercredi 23 septembre à 20h, en ouverture de KinoVisions. Un festival qui témoigne de la vitalité de la production cinématographique outre-Rhin. Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, ce film inaugural a été réalisé par Pawel Pawlikowski. Il offre une plongée à l’orée de la Guerre froide (son titre français est 1949), dans les pas de Thomas Mann. Aux côtés de sa fille, cet écrivain renommé « traverse une Allemagne en ruines ». De Francfort, « sous domination américaine », jusqu’à Weimar, alors « contrôlé par les Soviétiques ».

    Catherine d’Autriche

    « Chaque année », rappelle la direction de ce festival du film germanophone, « nous offrons une vitrine aux jeunes talents, aux cinéastes confirmés et aux films de patrimoine ».

    C’est ainsi que sera aussi programmé le petit bijou M le Maudit (1931), réflexion avant-gardiste contre la peine de mort et premier film parlant réalisé par Fritz Lang. Parmi la petite dizaine de films au menu de la 11e édition de KinoVisions, on notera également un « coup de projecteur sur le cinéma autrichien » à travers le drame psychologique de Sarah Wollner, Everytime, ou encore le dernier film de Marie Kreutzer avec Léa Seydoux et Catherine Deneuve au casting, Gentle monster.

  • Les pompiers à la préfecture des Bouches-du-Rhône

    Les pompiers à la préfecture des Bouches-du-Rhône

    « On veut interpeller la population et les élus sur notre situation ! » Ce mardi, les sapeurs -pompiers des Bouches-du-Rhône entendent taper du poing sur la table. Dans le cadre du mouvement de grève, lancé le 8 septembre dernier par l’ensemble des organisations syndicales des pompiers, le syndicat autonome des employés (SAE13) du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) appelle à la mobilisation, devant la préfecture à Marseille où ils devraient être reçus. « La colère est là après tout ce qu’on a vécu cet été. Même si dans les Bouches-du-Rhône, il y a des embauches, on manque quand même de moyens », explique Pierre Davisseau, président du SAE13. Car ce sont bien des mesures pour une meilleure reconnaissance de la profession qu’ils revendiquent. « Juste pour notre département, il nous manque 300 sapeurs-pompiers professionnels idéalement. Cela permettrait de soulager les pompiers volontaires à qui l’on demande toujours plus d’heures et de disponibilités », développe le syndicaliste.

    « En nombre à Paris »

    Avec toujours en fond la question du rôle des pompiers professionnels comparé aux pompiers volontaires : « Les volontaires ne restent que 2 à 5 ans tant la charge de travail est grande. Ils finissent par partir et les embauches ne compensent pas le manque de pompiers professionnels. » De quoi bien se préparer à la manifestation nationale qui se déroulera à Paris, le 29 septembre prochain où les pompiers du département risquent d’être nombreux. « On est plus de 170 adhérents à monter à Paris », conclut Pierre Davisseau.

  • [Justice] Trois plongeurs martégaux avaient pillé une épave

    [Justice] Trois plongeurs martégaux avaient pillé une épave

    Trois plongeurs martégaux ont été reconnus coupable , ce lundi, de « prospection et fouille sans autorisation et déplacement et prélèvement sans autorisation d’un bien culturel maritime découvert ».

    Joseph S., 62 ans, plongeur retraité de la Police nationale, est condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis. Vincent P., 61 ans, conseil en construction, écope de 3 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Paul J., 66 ans, ingénieur retraité de chez Total devenu moniteur de plongée, est lui condamné à 3 000 euros d’amende. Le jugement retient qu’« il a persévéré dans ses dénégations, contre toute vraisemblance ».

    L’affaire avait été examinée, le 6 juillet, devant la 6e chambre présidée par la magistrate Margaux Kennedy. Pris de remords, un des plongeurs avait remis à l’audience le sextant récupéré sur l’épave du navire du XVIIIe siècle, au large de Salin-de-Giraud, près de l’épave du Louis, à 12 mètres de fond. Vincent P. avait conservé le sextant après la plongée du 30 août puis l’avait ensuite remis à l’eau une fois convoqué par la gendarmerie maritime. « On n’est pas des ignorants. Pour ma part, je sais qu’il ne faut pas remonter. (…) Ce jour-là, j’ai eu peur. J’ai compris que j’ai fait une grosse bêtise. » Avec cette restitution, il a été relaxé du délit de destruction de patrimoine archéologique.

    « Ils crient lorsqu’ils découvrent le sextant »

    Les trois sexagénaires sont amis de longue date et aguerris à la plongée en bouteille. Paul J., plongeur apnéiste expérimenté, avait pris attache avec le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) pour déclarer la découverte d’une épave repérée non loin du Louis, un navire coulé en 1898. Des incohérences et des hésitations dans les déclarations avaient aussitôt mis la puce à l’oreille au Drassm.

    Des images d’une vidéo saisie montrait que Paul J. avait manipulé et prélevé le sextant ainsi qu’un plomb de sonde antique, tandis que Vincent P. reconnaissait avoir remonté des carreaux catalans. Joseph S. admettait avoir pris le fémelot (une ferrure de gouvernail) qu’il a remis ensuite au Drassm.

    Pour le tribunal, l’argument selon lequel ils n’avaient pas eu conscience de prélever un bien culturel maritime protégé ne tient pas, « en raison tant de leur expérience personnelle, y compris en tant que moniteur de plongée pour Joseph S., que du fait que les vidéos prises sous l’eau démontrent que les plongeurs crient lorsqu’ils découvrent le sextant, qu’ils avaient parfaitement conscience que de tel prélèvement ou déplacement était interdit, qu’il s’agisse d’éléments du “Louis” ou de la nouvelle épave découverte. »

  • Les ouvriers de la presse devant les impôts à Marseille

    Les ouvriers de la presse devant les impôts à Marseille

    Nouvelle mobilisation pour les ouvriers de la distribution de la presse. Les salariés de la CPMM, coopérative ouvrière chargée de la distribution de la presse dans une partie de la région, se donnent rendez-vous ce mardi à 11h devant la Direction générale des finances publiques (DGFIP 13) à Marseille. « On demande à l’État le fléchage des aides à la presse, on ne réclame pas d’avoir plus d’aides mais qu’elles soient bien allouées aux concernés », explique Nicolas Guglielmacci, responsable transport de la CPMM et syndicaliste CGT. En clair, cette mobilisation s’inscrit dans le combat de longue haleine pour consolider le modèle économique de l’entreprise qui « assure des missions de service public et le pluralisme de la presse ». Et après de précédentes interpellations, notamment en direction du ministère de la Culture. « Le ministère nous a expliqué que c’était normal que les aides à la distribution n’arrivent pas jusqu’aux distributeurs… Ce sont donc des éditeurs de presse milliardaires qui captent les aides », rappelle Nicolas Gugliemacci.

    « L’emploi est menacé »

    Une justification qui ne passe pas. « Forcément, cette explication ne nous convient pas : l’outil de distribution, c’est nous, et nous ne touchons rien des 23 millions d’euros d’aides », dénonce Nicolas Guglielmacci. Face à cette absence de réponse sur le fond de la part du ministère de tutelle, la CPMM va donc s’adresser au Trésor public avec cette mobilisation. « Ce sont eux qui ont la prérogative de l’économie des entreprises. On va donc leur dire que le tissu économique, et l’emploi, est menacé parce que les aides de l’État ne vont pas où elles doivent aller », développe le syndicaliste.

    Et autant dire qu’entre l’inflation et la question du prix de l’essence, la CPMM fait face à une conjoncture plus que tendue. « Les aides ont été rallongées à cause de l’augmentation des coûts mais nous n’avons toujours rien », conclut Nicolas Gugliemacci. Raison de plus d’aller toquer à la porte des impôts.

  • Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Palestine, Ukraine, Iran, Liban, Soudan… Selon l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), 65 conflits ont été recensés dans 35 pays en 2025, soit le nombre le plus élevé depuis 1946. Un contexte qui ne peut que renforcer l’importance de la marche qui s’est tenue ce lundi sur la Canebière, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, instaurée par l’ONU en 1981.

    « Si nous occupons la rue aujourd’hui, ce n’est pas pour une simple condamnation morale. C’est pour exiger la rupture définitive avec ce monde de barbares, s’est indigné Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix, en ouverture des discours. Nous devons arracher l’humanité à l’ère de la force, de l’exploitation et de la domination pour la faire entrer dans celle de la parole, de la coopération, de la solidarité et de la justice. »

    Au-delà d’un appel à un « cessez-le-feu général » et au respect systématique du droit international, c’est autour des piliers de la culture de la paix que se sont ensuite structurées les prises de parole, à commencer par l’éducation. « La culture de la paix (…) c’est aussi s’opposer aux discours de celles et ceux qui pensent que la guerre est inéluctable et que nous devons préparer nos enfants à aller sur le front, a rappelé en ce sens Nicolas, représentant de la SNUipp-FSU. C’est aussi promouvoir dans nos classes des pratiques pédagogiques coopératives (…), des espaces démocratiques qui permettent aux élèves de développer les compétences psychosociales nécessaires au comportement non violent. » L’égalité homme-femme, 5e des 8 piliers de la culture de paix, a elle aussi été abordée, le Collectif 13 Droits des femmes prenant soin de rappeler que « les femmes sont en première ligne de toutes les guerres ».

    Le budget de l’État français, qui prévoit pour l’heure une importante augmentation du montant alloué à la défense, a également été dénoncé. « Le projet de loi de finances pour 2027 du gouvernement prévoit une cure d’austérité d’une violence historique, s’est indigné la Fédération du Parti communiste des Bouches-du-Rhône. Mais l’argent public ne manque pas pour tout le monde. L’augmentation du budget des armées est maintenue ».

    Reste l’extrême droite, qui contribue à « l’escalade d’une violence toujours plus mortifère », et contre laquelle les participants appellent à se lever.

    ET AUSSI

    À Aubagne, défilé pour la paix

    Habitants, acteurs associatifs et élus se sont rassemblés dimanche matin à Aubagne pour défendre la paix, à la veille de la journée internationale lui étant dédiée. « Dans un contexte mondial complexe, ce rassemblement citoyen rappelle que la paix se bâtit chaque jour, au plus près du terrain, par le dialogue et la cohésion sociale », a noté la Ville. Un moment « fort d’échange et de mobilisation », s’est-elle félicitée.

    Aix-en-Provence, des rameaux pour la paix

    À l’entrée des Allées Provençales, la section locale du Parti Communiste s’est attelée à distribuer des rameaux d’olivier, symbole de paix et un tract rappelant sa solidarité avec le peuple palestinien, pour lequel il demande un cessez-le-feu « immédiat et durable ». Le parti a également rappelé sa solidarité avec Cuba. De façon plus globale, « la justice sociale », selon Sophie Rothon, secrétaire de la section locale.

    Le Rove et Septèmes Mairies pavoisées

    Le drapeau de la paix flotte sur le parvis de la mairie du Rove, « symbole de notre attachement à ces valeurs universelles » souligne le maire PCF Paul Sabatino. Ainsi que sur le fronton de la mairie de Septèmes.

    LES RENDEZ-VOUS

    Port-de-Bouc

    Rassemblement le mercredi 23 septembre à la pyramide de la paix, à 14h pour une exposition de dessins d’enfants, puis à 18h pour un meeting.

    Martigues

    Journée de clôture de nombreuses festivités dédiées au sujet en début de semaine le mercredi 23 septembre au jardin de Ferrières de 13h30 à 18h.

  • Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Au cœur d’un début de saison particulièrement corsé, marqué par un calendrier peu clément et un enchaînement d’affrontements face à des cadors de la Ligue 1, l’OM n’a pas encore trouvé les ressources nécessaires pour sortir la tête de l’eau. Défaits dimanche soir au Vélodrome lors du célèbre « Classique », les Olympiens sont tout de même parvenus à tenir tête au Paris Saint-Germain, double champion d’Europe en titre, qui a, lui aussi, affiché une certaine maladresse depuis le début du championnat.

    Mais une défaite reste une défaite aux yeux de Bruno Genesio, frustré de voir les mêmes scénarios se répéter semaine après semaine. « À Marseille, on ne peut pas se satisfaire d’une défaite honorable. Ce n’est pas une défaite honorable qui va me satisfaire. On perd souvent sur les mêmes erreurs. Ce groupe-là a donné le maximum ce (dimanche) soir et a même fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas me satisfaire de ça. Je ne fais pas ce métier pour me satisfaire de perdre 2-1 parce que c’est la meilleure équipe d’Europe en face. Ce n’est pas pour ça que je fais ce métier », a lancé le technicien marseillais.

    Ce dernier reproche notamment à ses joueurs un manque de maturité et de concentration, deux défauts criants sur le second but parisien, intervenu seulement trois minutes après l’égalisation phocéenne. Cette quatrième défaite en seulement cinq journées a ainsi précipité l’OM à la dix-septième et avant-dernière place du championnat, à l’aube de la première trêve internationale.

    Genesio ne lâche pas

    Sur le terrain, la blessure d’Igor Paixão, touché à la cheville à la demi-heure de jeu, n’a pas encore livré son verdict. En cas d’absence prolongée, malgré les trois semaines de pause qui se profilent, l’attaque marseillaise se retrouverait notamment entre les mains d’un Amine Gouiri inspiré, entouré de jeunes encore inexpérimentés et de briscards en manque de temps de jeu. Parmi ces derniers, Neal Maupay est passé à côté de son match dimanche soir, en manquant notamment deux grosses occasions devant la cage de Safonov.

    « Je suis un attaquant, je veux marquer des buts et ça aurait récompensé la plutôt bonne performance de l’équipe. J’aurais aimé marquer, j’aurais dû marquer. C’est compliqué pour moi, parce que quand on est attaquant et quand on se retrouve dans ces positions, on doit mettre les occasions au fond. J’aimerais bien être comme Harry Kane ou Erling Haaland et marquer cinquante buts par saison, mais ce n’est pas comme ça », souligne le Francilien de 30 ans, remplacé en fin de match par Faris Moumbagna.

    Emporté dans cette spirale négative, l’entraîneur olympien a également assuré à l’issue du match qu’il n’avait « pas l’idée de démissionner ». « Je ferai un point avec la direction, avec mon staff, avec les joueurs, parce que pour l’instant, ce qui m’importe, c’est de faire progresser l’équipe », ajoute l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, du Stade Rennais et du Losc, entre autres.

    Après la trêve, durant laquelle un match amical est prévu le 3 octobre au stade Francis-Turcan à Martigues face à Montpellier, l’OM sera confronté à des adversaires jugés « plus abordables » sur le papier, à l’image de Troyes, Angers et du Havre. « J’entends que ça va aller mieux après. On sait que tous les matches en Ligue 1 sont difficiles. Sur les derniers matches, on n’est pas payés, mais on n’a pas fait suffisamment pour mériter mieux, également », estime Bruno Genesio.

  • [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    Après la correction reçue de Besiktas en Ligue Europa, Bruno Genesio devait trouver les ingrédients pour en éviter une autre, cette fois au Vélodrome.

    Il a donc repositionné Igor Paixão et Amine Harit sur leur aile habituelle. Rappelé Amine Gouiri, mais aussi sacrifié Angel Gomes pour tenter l’association de l’Algérien avec Neal Maupay en voltigeur. Une configuration qui permettait à l’OM d’exister sur quelques coups d’accélérateur. Néanmoins, le danger était plus souvent sur le but de Jeffrey de Lange.

    La perte d’Igor Paixão n’altérait pas une organisation marseillaise bien en place. Avec des joueurs qui s’appliquaient dans leurs transmissions et veillaient au grain pour éviter de laisser des espaces aux attaquants du PSG.

    À la pause, tous les espoirs étaient encore permis. Mais dès l’entrée de Ferran Torres, le champion du Monde mystifiait la défense marseillaise permettant au PSG de prendre le contrôle, alors que l’OM, jusque-là, n’avait pas démérité. Mais encore une fois, la dernière demi-heure aura été fatale à leurs espoirs face au réalisme parisien.

  • La place des femmes en débat au centre Velten

    La place des femmes en débat au centre Velten

    Le collectif Forum Femmes Méditerranée, né en 1993 suite à la première Rencontre internationale des femmes de la Méditerranée, œuvre au quotidien pour le droit des femmes et lutte contre toutes les formes de violences.

    « Nous menons ce combat à l’échelle internationale, nationale, mais aussi par du concret, sur le terrain », lance Esther Fouchier, présidente de l’association, lors du débat organisé vendredi.

    Hommage à Yvette Roudy

    Pendant cette discussion, il a été question du rapport produit en 2025 par l’association, intitulé Femmes de Méditerranée : Entre résistances et stratégies de pouvoirs. La présidente, ainsi que Martine Levy et Françoise Morvan, membres du conseil d’administration, ont pu présenter un résumé de ce qui se veut être un bilan de l’évolution de la condition des femmes méditerranéennes, trente ans après la conférence euroméditerranéenne de Barcelone de 1995.

    Toutes les trois constatent encore des inégalités importantes et persistantes, notamment au sujet de la propriété, de l’héritage et des droits sexuels et reproductifs. « Dans le Pacte pour la Méditerranée, un seul mot cite les femmes au détour d’une énumération. Et quand on ne nomme pas, on invisibilise », rappelle Esther Fouchier.

    La présidente a conclu cette discussion avec un hommage à Yvette Roudy, première femme ministre du Droit des femmes. « Elle a fait passer le féminisme du militantisme à la politique publique », scande Martine Levy, en rappelant les importantes conquêtes sociales de l’ancienne ministre.

    Une autre journée d’animations est prévue le 26 septembre au centre social Romain-Rolland de 13h30 à 19h.

  • [Entretien] Pascal Galéoté : « C’est un projet d’intérêt national vital »

    [Entretien] Pascal Galéoté : « C’est un projet d’intérêt national vital »

    La Marseillaise : Comment comprenez-vous l’opposition
    à la ligne THT ?

    Pascal Galéoté : On peut comprendre qu’il y ait des oppositions à son tracé. Ceci étant dit, on est dans une situation énergétique et environnementale compliquée, et on ne peut pas porter à la fois la nécessité d’une transition écologique et s’opposer à des projets permettant de développer de l’industrie et des activités plus respectueuses de l’environnement. Sans être à la place de celles et ceux qui s’y opposent, c’est un projet d’intérêt national vital. Ça a été dit par les responsables d’Enedis : l’alimentation électrique de tout le Sud-Est est concernée, si on veut éviter une situation de black-out dramatique, pour des secteurs d’activité comme la santé, sans parler d’industrie.

    Il y a aussi un enjeu sur l’emploi ?

    P. G. : 30 000 à 40 00 emplois directs et induits sont concernés. Le territoire n’a jamais connu d’enjeux aussi forts depuis les années 70 et l’ère de la construction des industries, des raffineries et des aciéries. On est dans cette croisée des chemins : à la fois à faire survivre et adapter l’industrie existante et nous portons des projets alternatifs, et la nécessité de maintenir et avoir une production respectueuse et adaptée. Il faut corréler tout ça. La totalité du territoire est suspendue à la mise en œuvre de ce projet. Il y a une vraie opportunité et le projet de ligne à 400 000 volts doit voir le jour et accélérer parce que des doutes peuvent exister chez les industriels et cela pourrait retarder des projets ou en remettre en cause certains. La CGT est donc favorable à une accélération même s’il peut y avoir des alternatives à sa réalisation. Mais il ne faut que ce soit des solutions utopiques.

    C’est-à-dire ?

    P. G. : L’enfouissement de la ligne, techniquement, c’est une tranchée de 25 mètres de profondeur sur 100 de large : l’impact environnemental est peut-être encore plus important qu’une ligne aérienne. Puis, il y a les questions de submersion et de marées… On n’est pas là pour qualifier ou pas le tracé ou les options mais il faut que ce projet se fasse. Ça peut monter en puissance mais il faut engager des travaux et la mise en œuvre pour une livraison d’ici 24 mois. Les travailleurs sont mobilisés sur ça. On va continuer à participer au débat public, contribuer et faire que ça aille dans le bon sens.