Tag: Marseille

  • Une journée sans écran avec des activités pour les enfants

    Une journée sans écran avec des activités pour les enfants

    Les enfants d’une quinzaine d’écoles, réunis dans le jardin de Guy-Azaïs, s’amusent sur des structures gonflables et jouent entre eux. La journée des alternatives propose un parcours de diverses activités et un temps de réflexion autour des écrans.

    Pour Mohamed (*), 10 ans, ce rendez-vous est important : « D’habitude, au lieu de passer du temps ensemble, on est sur nos téléphones. Là, on joue tous ensemble comme on le faisait avant. Avant que le téléphone n’existe », explique-t-il, en reprenant les termes de son père. Pour Lola, 11 ans, se défaire de son téléphone est difficile malgré le fait qu’elle en connaisse les dangers : « Je passe 4h par jour dessus parce que ça m’amuse beaucoup. On a appris beaucoup de choses aujourd’hui, je vais peut-être diminuer, c’est vrai que je suis moins fatiguée quand je suis moins dessus. »

    L’association En parenthèse propose des ateliers manuels dédiés aux enfants. Pour Frédéric Berry, membre de l’association, il faut simplement les initier : « Ils passent beaucoup de temps sur les écrans. Les journées comme ça, ça permet de voir ce qu’on peut faire comme activité loin des écrans et ça, c’est une très très bonne initiative. »

    Sensibiliser les parents

    Mathiot Yann, enseignant qui les accompagne, constate une grande différence avec les années 90 : « J’enseigne depuis 28 ans, donc avant les années 2000, où il n’y avait pas d’écran. En tant qu’enseignant, on voit très bien l’agitation, le manque de concentration, c’est très caractéristique de ceux qui passent beaucoup de temps sur les écrans. »

    Au fil des éditions, le nombre d’écoles qui participent à cette journée est passé de 1 à 15. Pour Manon Millet, directrice du centre social de la Capelette, il y a un enjeu parental : « On aimerait toucher les jeunes parents. C’est difficile parce qu’ils ne veulent pas du tout qu’on leur dise de diminuer les écrans. On est inquiets parce qu’il y a une vraie méconnaissance des parents, qui pensent éduquer leurs enfants en les mettant devant des vidéos. Sauf que l’enfant absorbe sans rien retenir. C’est une habitude à déconstruire. »

    Pour Youssef, papa de Leïla, âgée de 8 ans, le discours est à nuancer : « Il y a écran et écran, ça peut être éducatif parfois. Après, c’est sûr que je ne suis pas un bon exemple, pour moi, c’est un vrai combat personnel de diminuer le temps d’écran. »

    Le ministère de la Santé préconise une exposition inférieure à 2h par jour pour les 5- 17 ans, mais les données du site Vie Publique indiquent que « 55% des enfants de 9-11 ans passent en moyenne plus de 2h par jour devant les écrans ».

    Du 19 au 28 mai, 18 centres sociaux des Bouches-du-Rhône participent au défi déconnexion.

    (*) Les prénoms ont été modifiés

  • [Trafic de stupéfiants] La fable du jeune transporteur de grosses liasses de billets

    [Trafic de stupéfiants] La fable du jeune transporteur de grosses liasses de billets

    Chamsedine (*) 21 ans, comparait pour la troisième fois. Le 9 juin dernier, la Bac Nord l’a contrôlé à 21h au volant d’une Opel qui n’était pas la sienne, immobilisée moteur tournant, à côté de la cité Félix Pyat, sur un parking considéré comme un point de deal. À leur vue, le conducteur a vite éteint ses deux portables et agité ses jambes. Sous le siège, un sachet contenant 21 000 euros conditionnés en liasses de billets de 50, 20 et 10 euros. « Ce sont mes économies et des jeux d’argent » avait-il narré en garde à vue réfutant qu’il fut la petite main collectrice d’un réseau de stupéfiants.

    « La bonne version »

    « J’ai pas donné la bonne version aux policiers car j’étais stressé », s’élance le prévenu très hâbleur dans un récit qu’on est prié de croire. « En réalité, c’est l’argent de mon père que j’ai pris sans autorisation dans son coffre pour louer une grosse voiture. C’était 1 000 euros la location et 20 000 la caution. Mais j’ai pas envie de donner d’éléments sur le loueur pour ne pas le mettre à l’envers. » De narrer que son père gardait tout cet argent car « il fait souvent des retraits pour préparer un voyage en famille aux Comores ». De remettre une liasse de documents bancaires parentaux pour donner corps à la fable.

    Pas dupe, la présidente ironise : « Vous nous dites avoir eu accès au code du coffre de votre père qui est poseur de portes blindées. Les cordonniers sont décidément les plus mal chaussés. » De lui rappeler ses récentes condamnations : en novembre 2023 pour trafic de stupéfiants à 10 mois de prison aménagé en détention à domicile avec interdiction de séjour dans les 15e et 16e arrondissements ; en mars 2024 pour violation d’interdiction de séjour et refus de donner le code de son portable à 6 mois de prison ferme convertis par le juge des libertés et de la détention en 210 heures de travaux d’intérêt général toujours pas effectuées car il n’a pas daigné récupérer le courrier judiciaire… « Ce sont des œuvres de jeunesse, c’est du passé. Il faut regarder devant », jure l’oiseau qui a déjà grillé son permis de conduire probatoire.

    « Vous naviguez en eaux troubles ! »

    « Il nous raconte une histoire enjolivée avec aujourd’hui, deus ex machina, des relevés bancaires des parents pour faire tenir une histoire ridicule, ce qui n’est pas encourageant pour l’avenir de ce jeune », se cabre la procureure qui qualifie son positionnement de « particulièrement éhonté et inquiétant ». Elle lui lance : « Que faites-vous à 21h près de Félix Pyat dans une voiture qui n’est pas à vous avec deux téléphones en main et 21 000 euros à vos pieds ?! Le décor est déjà posé ! Vous naviguez en eaux troubles ! » De requérir un an de prison dont 6 mois avec sursis probatoire de deux ans avec l’obligation de travailler. Pour les six mois ferme, un bracelet à domicile.

    Du coup, la défense se retrouve à devoir justifier les retraits mirifiques de modestes parents. « Sur les 30 000 euros retirés en 3 ans, il y a une indemnité de 15 000 euros reçus des parents pour leur logement qui a été jugé insalubre. »

    Au regard de cette « détention d’argent fortement suspecte », de « déclarations contradictoires » et « des éléments produits insuffisants pour rapporter une origine légale des fonds », le tribunal l’a reconnu coupable et condamné à la peine requise avec confiscation de l’argent saisi.

    * Son prénom a été modifié

  • Fusillade mortelle de Nice : trois mises en examen

    Fusillade mortelle de Nice : trois mises en examen

    Les procureurs de Marseille et de Nice, Nicolas Bessone et Damien Martinelli, ont annoncé lundi, lors d’une conférence de presse à Marseille, avec le directeur du service interdépartemental de la police judiciaire, Éric Antonetti, « l’élucidation ultra-rapide » de la fusillade du quartier des Moulins.

    Le 11 mai à 15h20, un homme masqué à trottinette avait calmement rafalé à l’arme automatique un commerce situé à 20 mètres d’un point de deal, tuant en terrasse deux personnes « totalement étrangères au trafic » et en blessant six autres.

    Après avoir identifié deux appartements conspiratifs à Nice, l’un dans le quartier des Musiciens, l’autre à l’est de Nice, et comprenant qu’un second projet criminel se préparait en reproduisant le mode opératoire de la veille avec un deuxième Renault Captur encore volé à Marseille, la Police judiciaire de Nice décidait d’interpeller le 13 mai à Nice et le lendemain à Marseille deux hommes âgés de 19 et 30 ans et deux femmes âgées de 26 et 50 ans. Une arme longue de type 7.62 correspondant à celle de la fusillade était trouvée en perquisition, avec des munitions, un masque postiche. L’homme de 30 ans venu de la région parisienne et connu de la justice, serait le tireur. Son téléphone borne à la fois sur le lieu de la fusillade, sur le lieu où a été retrouvé incendié le véhicule Renaut Capture volé à Marseille et incendié. La femme de 50 ans n’a pas été déférée. Les trois autres ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

    « Ce sont des faits de narcomicides, de guerre territoriale » déclare M. Bessone. Cette fusillade s’inscrit dans « une montée de tension entre deux équipes des quartiers Est et ceux des Moulins » ajoute le patron de la PJ. « Les interactions clairement s’intensifient entre réseau niçois et réseau marseillais avec des influences de la région parisienne » ajoute Damien Martinelli.

  • [Entretien] Alaixys Romao : « Le contexte à l’OM n’est pas évident à gérer »

    [Entretien] Alaixys Romao : « Le contexte à l’OM n’est pas évident à gérer »

    La Marseillaise : En tant qu’ancien pensionnaire de la maison olympienne, vous avez suivi les péripéties de l’OM cette saison. Qu’en pensez-vous ?

    Alaixys Romao : C’est toujours difficile de juger, surtout quand on n’est pas dans le vestiaire. Je pense que l’élément déclencheur arrive quand ils perdent 5-0 contre le PSG. Concernant les problèmes en interne, ce sont des problèmes qui doivent rester entre les principaux concernés et ça ne doit pas fuiter dans les médias. C’est dommage d’un côté, mais quand tu vois l’investissement de certains joueurs, tu te dis que tu ne peux qu’être désabusé.

    Vous avez vous-même connu des problèmes en interne, notamment avec l’épisode du différend entre Dimitri Payet et Florian Thauvin. Comment gère-t-on ce type de situation afin
    de retrouver un collectif
     ?

    A.R. : Il ne faut pas se leurrer, il y a des tensions dans tous les clubs. Encore une fois, je pense que c’est le genre de problèmes qui se règle en interne et ça arrive beaucoup dans un vestiaire, c’est normal. Ça fait partie de la vie d’un joueur de foot. Je pense que pour cette année, il y a eu beaucoup de précipitation dans l’équipe. Avec la Ligue des Champions, la Ligue 1 et la Coupe de France, ils avaient pas mal de choses à jouer et c’est dommage d’avoir terminé ces trois campagnes sans réel succès, alors que le jeu était prometteur.

    On a énormément parlé d’un problème d’entraîneur entre le départ de Roberto De Zerbi et les résultats négatifs d’Habib Beye. Selon vous, qui est le meilleur coach possible pour l’OM la saison prochaine ?

    A.R. : Pour moi, les coaches qui ont le plus réussi à Marseille viennent de l’étranger. Mis à part Didier Deschamps bien sûr. Parce que le contexte à l’OM n’est pas évident à gérer. Il faut trouver le coach qui va pouvoir gérer tout ça. Personnellement, j’ai beaucoup aimé le travail de Pierre Sage, mais honnêtement, je le vois pas partir de Lens. Il y a l’option Bruno Génésio qui peut être intéressante aussi, je trouve. J’aime beaucoup son état d’esprit, ça peut matcher avec l’OM.

  • Medhi Benatia livre un bilan très cash de son passage à Marseille

    Medhi Benatia livre un bilan très cash de son passage à Marseille

    Dimanche, contre Rennes, il portait pour la dernière fois le costume du directeur sportif olympien. Medhi Benatia, qui avait démissionné de ses fonctions de directeur du football à la suite de la claque subie le 8 février au PSG (5-0), avant de finalement rester à la demande du propriétaire américain Frank McCourt et voir ses responsabilités être élargies « à l’ensemble des activités sportives », a tenu à justifier, avec beaucoup de transparence, les raisons de son départ.

    « Beaucoup de choses n’ont pas été dites », lance l’ancien défenseur international marocain, en pensant notamment au cas De Zerbi. « Roberto est parti alors qu’il était très attaché à l’OM ; je sais ce qu’il ressentait quand il rentrait dans ce stade. (…) S’il n’a pas pris le temps de s’exprimer, c’est qu’il en a gros sur la patate. Je le comprends, ça n’a pas été facile. Quand il s’en va, je dois partir avec lui. Il a fait des sacrifices pour venir, il est beaucoup venu pour moi et pour l’image qu’il avait de l’OM. Je devais suivre, c’était logique », poursuit-il, persuadé que son « vrai-faux départ » n’a ni perturbé l’effectif phocéen, ni réduit son influence sur le groupe.

    Investi jusqu’au bout

    « J’avais rencontré les leaders pendant le stage à Clairefontaine, après le match à Bruges. J’ai dit aux gars : quand on joue comme vous à Bruges, je vous le dis, j’ai un petit peu d’expérience, c’est qu’on est contre quelqu’un. Soit vous êtes contre le coach et vous n’osez pas me le dire, connaissant ma relation avec Roberto… Mais les gars, c’est mon boulot. S’il faut le sortir, j’en parlerai avec Pablo [Longoria] et on le sortira. Soit vous en avez contre le président, dans ce cas il faut me le dire, ce sera compliqué, mais on fera remonter le message. Soit c’est contre moi. Si c’est ça, je suis prêt à démissionner demain pour le bien du club », détaille le Marocain de 39 ans.

    Ce dernier estime avoir démissionné à cause de la honte accumulée entre les désillusions contre Nantes à domicile, à Bruges, puis surtout au Paris Saint-Germain. « Pour moi, c’était trop, beaucoup trop. Je devais prendre mes responsabilités », martèle Benatia, en estimant qu’il a donné le maximum jusqu’au dernier jour. « Je n’ai pas fait de concessions, pas de “copains copains” comme on fait souvent à Marseille, j’ai pas fait tout ça moi. J’ai regardé tout le monde dans les yeux, j’ai écouté mon actionnaire et j’ai travaillé dans ce sens-là. J’ai une relation transparente avec tout le monde », indique le dirigeant marseillais. Avec son départ désormais officiel et acté, l’histoire entre Medhi Benatia et l’OM est bien terminée.

    Benatia valide le choix Lorenzi

    Invité à réagir sur le nom de Grégory Lorenzi, grand favori pour lui succéder malgré qu’il ait donné son accord à l’OGC Nice avant d’opter pour Marseille, Medhi Benatia a validé le profil de l’ancien directeur sportif de Brest. « Pour moi, c’est quelqu’un qui a fait ses preuves dans un club où les moyens sont réduits. Il a montré de très belles choses. C’est un choix intelligent de la direction », souligne-t-il. « J’espère qu’il restera droit dans ses bottes, comme il l’a fait en Bretagne, qu’il viendra avec son sang corse et qu’il ne fera pas de demi-mesure comme on aime faire ici. »

  • Le désespoir des supporters olympiens

    Le désespoir des supporters olympiens

    « Vivement la fin de la saison ! » Cette phrase a souvent été entendue chez les supporters marseillais. Après les espoirs de l’été, entretenus cet automne, l’Olympique de Marseille n’a fait que sombrer lors de l’année 2026. Des résultats très décevants, des éliminations en coupes et les fans se sont progressivement détachés de leur équipe favorite. Un manque d’attachement, voire un désintérêt, lié à la difficulté de se reconnaître dans ce groupe.

    « Cette équipe a manqué de leaders et de caractère durant toute la saison. Trop de joueurs dits expérimentés n’ont pas tenu leur rôle, que ce soit sur le terrain ou dans le vestiaire. Il a manqué trop de choses pour réaliser une belle saison », nous confie-t-on notamment.

    Le manque de combativité avait été justement pointé du doigt par Roberto De Zerbi, à plusieurs reprises, lors de ses conférences de presse. L’Italien a pu se montrer insistant à ce sujet et le mal était réellement profond. Certains supporters ont été « écœurés » par le départ de l’entraîneur qu’ils appréciaient et n’ont pas vu d’un bon œil le remue-ménage de l’hiver.

    Les rêves évaporés des fans olympiens

    Finalement, ce sont les regrets qui apparaissent en haut de la liste cette année. À moins de trois points d’une qualification en Ligue des Champions, il y a de quoi être déçu. « Tous ces matches où nous perdons des points à la dernière minute, ça fait juste mal au cœur », martèle Aurélien, la déception dans la voix. Les rêves ont laissé la place à une peine globale à la suite d’une nouvelle saison manquée.

  • OM : la fin d’une saison qui aura tourné au vinaigre

    OM : la fin d’une saison qui aura tourné au vinaigre

    Que dire ? Quels mots choisir pour faire le bilan d’une telle saison de football ? Des crises, l’OM en a vécu et en vivra d’autres dans le futur, c’est une évidence. Dix ans après le départ surprise de Marcelo Bielsa dès la 1ère journée, l’année a débuté par un autre événement majeur. Défaite à Rennes, « bagarre » dans le vestiaire puis exfiltration des deux protagonistes que sont Adrien Rabiot et Jonathan Rowe. Les turbulences se font déjà sentir alors que le mois d’août n’est pas encore achevé.

    Pourtant, l’automne olympien est bon. En Ligue 1, la cadence infernale du PSG est assez tenue, voir l’Olympique de Marseille sur le podium est on ne peut plus logique. Sur la scène européenne, avec trois victoires face à Newcastle, l’Ajax et l’Union Saint-Gilloise, le top 24 se dessine favorablement. Les revers face à l’Atalanta et le Sporting sont frustrants, mais les hommes de Roberto De Zerbi ont une marge de manœuvre. Pour résumer, la fin d’année 2026 est tout à fait correcte, l’OM suit sa ligne de conduite et ses stars marchent à plein régime. Mason Greenwood est toujours le meilleur joueur du club et d’autres individualités se plaisent ici, comme le nouveau venu Igor Paixao ou encore Timothy Weah et Emerson.

    De Zerbi et Longoria

    s’en vont

    C’est en 2026 que la planète OM va arrêter de tourner rond. Premier élément déclencheur : le Trophée des Champions. Sans titre depuis 2012, les Marseillais passent à quelques secondes de battre le PSG début janvier. Un crève-cœur qui amène des premières tensions entre le groupe et Medhi Benatia, ce dernier attaquant frontalement le capitaine Leonardo Balerdi en privé. Second élément déclencheur : la débâcle de Bruges. La goutte d’eau a fait déborder le vase, amenant un raz-de-marée ne s’arrêtant pas jusqu’au 17 mai, date de la fin de saison. La piteuse prestation (0-3) combinée à la sortie de route ubuesque liée au but du gardien de Benfica crée une véritable rupture.

    Peu à peu fragilisé, Roberto De Zerbi quitte la Commanderie le 11 février. Dimanche soir, Medhi Benatia évoquait le départ du technicien italien : « Roberto disait : “Si nous deux, on n’arrive pas à donner à l’équipe plus de passion, plus de sang, personne n’y arrivera.” On n’a pas réussi à avoir ce supplément d’âme, ce qui a donné des résultats catastrophiques et mes sorties que je ne regrette pas. »

    Pour suppléer le natif de Brescia, l’ancien défenseur olympien Habib Beye débarque. Un événement qui marquera également la fin des cinq années de présidence de Pablo Longoria. Cinq jours après « RDZ », l’Espagnol quitte le navire et Benatia réalise un vrai-faux départ. Vers la sortie, le Marocain reste finalement jusqu’à la fin de la saison. L’ère Habib Beye sera à l’image de son premier match à la tête de l’OM. Sous une bruine brestoise, les Phocéens prennent l’eau (0-2) et ne redresseront jamais vraiment la barre.

    Élimination précoce en Coupe de France, plusieurs débâcles en championnat, les points échappés ne seront pas revus. Frustration et gâchis résument au mieux cette saison, malgré une 5e place synonyme de ticket pour la Ligue Europa. Medhi Benatia acquiesce : « Bien sûr que c’est du gâchis, évidemment. Si on m’avait fait signer en début d’année pour faire 3e, j’aurais dit non. On cherchait au minimum la 2e place, on était ambitieux, on se devait d’aller chercher plus haut. » Emerson enchaîne : « On voulait être le plus haut possible, on a eu cette opportunité, on n’est pas satisfaits, car on voulait se qualifier pour la Ligue des Champions. » Entraîneur, directeur sportif, joueurs… Tout risque une nouvelle fois de changer cet été. Un nouveau cycle à enclencher.

    LA SAISON EN CHIFFRES

    16

    L’ailier britannique Mason Greenwood a inscrit 16 buts cette saison. Il est deuxième au classement des buteurs de la Ligue 1, ex-aequo avec Joaquin Panichelli.

    11

    L’OM a connu onze défaites cette saison. Un cap qui n’avait pas été atteint depuis la saison 2018-2019 (13).

    2 715

    Le milieu danois Pierre-Emile Hojbjerg a disputé 2 715 minutes cette saison, soit le recordman du groupe olympien.

  • Face au juge, le chef présumé du clan Yoda nie en bloc

    Face au juge, le chef présumé du clan Yoda nie en bloc

    Devant le 6, rue Émile-Pollak, caméras et micros sont déjà là tôt le matin, ce lundi 18 mai, à l’affût du convoi qui transporte Félix Bingui, 35 ans, figure du narcobanditisme, considéré par les enquêteurs comme chef « incontestable » du clan Yoda. Il comparaît devant la 7e chambre du tribunal correctionnel aux côtés de 19 autres prévenus pour trois semaines de procès, au cours duquel seront examinés le fonctionnement puis la chute d’un réseau dont le point de deal de la Fontaine, à La Paternelle, rapportait jusqu’à 100 000 euros par jour. La guerre sanguinaire qui opposera le clan à la DZ mafia fera quelque 70 morts.

    Tee-shirt blanc, crâne rasé et bras musclés, l’Alésien, en détention à Vendin-le-Vieil, prison de haute sécurité, est assis dans le box aux côtés de deux autres comparses détenus, Mohamed A. et Nouar C., respectivement identifiés par les policiers comme « ravitailleur » et « gérant opérationnel ». En face des magistrats, 14 prévenus sous contrôle judiciaire, trois autres étant encore recherchés.

    Passé le rapide résumé de la présidente du tribunal, Philippe Ohayon, avocat de Félix Bingui, monte au créneau avec une demande de supplément d’information. Il insiste sur la connexion entre cette affaire et celle dite « Trident », dont les dessous ont été révélés en octobre 2025 par Libération et Mediapart, l’avocat ayant remarqué que les trois policiers qui ont travaillé sur le dossier Bingui y sont mis en cause. « La quasi-totalité des éléments de sonorisation ont été réalisés par Arnaud D., Nourredine G. et Thomas P. L’un est incarcéré, l’autre a été libéré il y a 15 jours », argue-t-il. Se défendant de toute volonté de « mesure dilatoire », il réclame leur audition, rejoint par Maître Poitevin, avocat de Mohamed H., dit « le Pirate », présumé bras droit de Bingui.

    Ce sera finalement une « décision jointe au fond », concrètement rendue lors du délibéré, tranche la présidente qui rejette la demande.

    Une détention « difficile »

    Vient le moment d’évoquer la personnalité des prévenus et particulièrement celle du présumé chef de clan, 13 mentions au compteur sur son casier, jugé cette fois pour avoir dirigé, entre 2021 et 2023, plusieurs points de vente. Presque inaudible, il insiste sur les conditions de détention « difficiles » au Maroc, où il a été arrêté en mars 2024 avant qu’il ne soit extradé en France en janvier 2025, et arrive à prison de La Farlède puis à Vendin-le-Vieil, où il est mis à l’isolement. « Je n’ai jamais fui », affirme-t-il. Après avoir arrêté ses études après une 3e électrotechnique, il a travaillé « dans une pizzeria crêperie », avant sa première incarcération, le début d’une longue liste. La faute à ses fréquentations « dans le quartier », « que j’ai eues pendant que j’étais plus jeune », analyse-t-il.

    Le temps d’un CDI d’un an à « O Tacos » à Valence, il quitte la France pour l’Espagne à l’été 2021, parce qu’il « ne s’y plaisait plus », victime d’un braquage à Romans-sur-Isère, à une pompe à essence. « Cela m’a mis un coup », raconte-t-il, même s’il n’a pas porté plainte. À l’occasion de vacances à Dubaï, où les enquêteurs relèvent qu’il possède deux villas, dont une à plusieurs millions, qu’il a le statut de résident et circule en Ferrari, il décroche un poste dans la conciergerie, avance-t-il. Mais ce sera finalement au Maroc qu’il finira, estimant « que la qualité de vie était meilleure ».

    Ses revenus, il les doit principalement à un business de revente de voitures, monté depuis sa cellule avec son téléphone portable, au grand étonnement de la présidente du tribunal. « Je suis parti de rien et puis tout doucement… », assure Bingui l’entrepreneur, qui a aussi de la chance au jeu. À sa sortie de prison, il estime avoir gagné « 30 000 euros avec 150 euros de mise ». Il se présente en père de famille qui ne peut pas voir ses enfants, « c’est ce qui est le plus dur pour moi ».

    Sur sa mise en examen dans le cadre d’une information judiciaire pour des faits de complicité de tentative d’assassinat, il assure n’y être pour rien. « On m’a dit que j’avais payé quelqu’un pour aller tirer des coups de feu en l’air dans une cité, mais j’ai rien à voir avec ça », se défend-il. Et de lâcher dans un souffle à la présidente qui lui demande comment il voit son avenir : « C’est dur de se projeter. »

  • Soirée de solidarité avec Cuba à Marseille

    Soirée de solidarité avec Cuba à Marseille

    Organisée par France Cuba Marseille 13 et la section PCF du 8e, l’initiative s’inscrivait dans les journées internationales de solidarité avec Cuba initiées il y a quelques semaines par le Parti communiste français, dans la continuité du convoi de solidarité, destiné à soutenir le peuple cubain face au blocus imposé par les États-Unis, renforcé sous Donald Trump et imposé à l’île depuis plus de 60 ans avec ses conséquences économiques et sociales désastreuses. Les participants ont permis de collecter 1 130 euros pour soutenir le peuple cubain et ses actions de résistance face aux sanctions.

  • La ministre de la Mer à Marseille

    La ministre de la Mer à Marseille

    Elle interviendra dans l’après-midi en clôture d’une table ronde de présentation de « l’état des lieux de la féminisation du secteur maritime », à l’École nationale supérieure maritime. L’occasion de réaffirmer sa volonté d’accélérer cette féminisation d’ici 2030.

    Elle visitera ensuite le centre de formation et d’innovation « le Tangram » de la CMA CGM basé dans la cité phocéenne.