Tag: Marseille

  • Une symphonie aux rythmes de la Méditerranée

    Une symphonie aux rythmes de la Méditerranée

    En ouverture, l’esplanade J1 vibrera aux sons de 200 musiciens pour une grande Symphonie portuaire en ode à la Méditerranée. L’ensemble est composé de musiciens professionnels de la Philharmonie de Paris, les jeunes du Conservatoire Pierre Barbizet et d’amateurs, accompagnés par les sirènes de Mécanique Vivante, la compagnie de Franz Clochard.

    À l’image de la Saison Méditerranée, cette Symphonie Portuaire est une « possibilité de faire vibrer le port au service de la Méditerranée », explique Raphaël Imbert, directeur de Campus Art Méditerranée et chef d’orchestre de cette grande fanfare. Le public aura l’occasion de se déplacer à travers cet espace qui est « un lieu de départ, un lieu symbolique et un lieu de mémoire », atteste Raphaël Imbert.

    « Réunir les contraires »

    Au programme, quatre actes qui mettent à l’honneur la fanfare, la découverte des sirènes, le travail « percussif de mécanique vivante » avant l’acte finale qui reste une surprise. La création fait dialoguer les mélodies des rives de la Méditerranée, puisant dans de multiples répertoires, entre autres Egypt Strut signée Salah Ragab. Pour Raphaël Imbert, cette partition jazz est un « hymne à la Méditerranée ». Il poursuit : « Le jazz, c’est ce qui permet de réunir les contraires, de permettre les rencontres avec des musiciens qui n’ont pas les mêmes bagages. »

    La Symphonie d’ouverture se déroule le 23 mai au J1. Accès libre.

  • À Marseille, une journée entre femmes pour reprendre de l’élan

    À Marseille, une journée entre femmes pour reprendre de l’élan

    Burnout, divorce, sexisme… Les raisons qui poussent une femme à tout reconstruire sont multiples, mais le chemin, lui, est souvent solitaire. C’est pour briser cet isolement que deux associations marseillaises, ForceFemmes et L’Éveil des mots, ont décidé de collaborer le temps d’une journée, baptisée « Reprendre son élan ». Au programme, des ateliers pour retrouver de la confiance, gérer son stress et trouver l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. L’entrée était entièrement gratuite.

    Autour des tables, les parcours se ressemblent sans se confondre. Aïcha, 51 ans, était professeure de technologie. Elle suit aujourd’hui un CAP boulangerie. Marine, 40 ans, a traversé un burn-out, changé de travail et de conjoint. « Je suis les ateliers Motivées pour créer, depuis mars, et c’est vrai qu’ils m’aident au niveau de la concrétisation de mes projets et de mon épanouissement personnelle », explique-t-elle. « Je n’étais plus alignée dans mes valeurs, donc j’acceptais tout », confie-t-elle. Cathy, 56 ans, cherche un poste dans la communication et suit trois ateliers par semaine qui la « boostent » afin de ne jamais laisser tomber son objectif. « On s’enrichit de nos expériences et de cette force féminine pour se remettre plus rapidement en course », assure-t-elle.

    Trois associations, un but commun

    Créée en 2005, ForceFemmes accompagne les femmes de plus de 45 ans dans leur retour à l’emploi ou leur projet de création d’activité. « Ce sont des femmes de plus de 45 ans, donc elles subissent une double discrimination à l’embauche », explique Caroline Galland, responsable du développement en région Paca. L’association suit entre 150 et 180 femmes par an sur toute la région, avec un accompagnement mensuel personnalisé par un bénévole, avec des travaux de création de CV, de préparation aux entretiens… « Notre plus grand succès, c’est quand elles sont à nouveau autonomes et qu’elles ont retrouvé leur dynamisme », affirme-t-elle. La moitié des femmes accompagnées s’en sortent positivement.

    De son côté, L’Éveil des mots est né en 2022 d’une expérience personnelle. Laetitia Oudinot, sa co-fondatrice, a traversé un burn-out doublé d’une hyperthyroïdie dans un environnement professionnel qu’elle décrit comme toxique. « J’ai voulu transmettre les outils qui m’ont aidée à me reconstruire », raconte-t-elle. Son approche encourage les femmes à « Oser être, oser faire et oser dire ». L’association accompagne aujourd’hui 90 femmes, de 18 à 86 ans. Parfois même des demandeuses d’asile ou des mères célibataires. « On essaye de les sécuriser, administrativement aussi », précise Laetitia Oudinot qui profite de l’occasion pour lancer un appel au bénévolat.

  • Sébastien Delogu dénonce des ingérences étrangères

    Sébastien Delogu dénonce des ingérences étrangères

    « Des personnes sont même allées faire des affiches, dans la deuxième ville de France, avec des QR codes renvoyant à des sites où il était écrit que j’étais accusé de viol ! » Ce mercredi matin, dans une conférence de presse, Sébastien Delogu, député LFI de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, aux côtés de François Piquemal, son homologue de Haute-Garonne, a sonné la riposte face à ce qu’ils qualifient de « campagne de dénigrement et diffamation ». Laquelle a eu lieu pendant les élections municipales, où les deux étaient candidats dans leurs villes respectives. Le tout, orchestré, a priori, par une entreprise israélienne spécialisée dans l’influence sur internet.

    Sébastien Delogu énumère la « création de sites internet, création de faux comptes et de faux journalistes » à son encontre. Quand François Piquemal, ex-candidat à Toulouse, liste la « création de pages diffamantes colportant des rumeurs ou la divulgation de mon adresse personnelle sur internet ». Ce dernier évoque un exemple parlant : « La veille du 2d tour avec diffusion de fausses publicités sur plusieurs sites, dont celui de “La Dépêche du Midi”. » Des publicités haineuses reprenant la charte graphique des insoumis où l’on voyait, par exemple, un homme torse nu avec un tatouage « LFI », frappant un autre homme à terre.

    L’affaire est notamment documentée par Viginum, dispositif créé par Emmanuel Macron qui contrôle les opérations électorales sur internet, comme le relatent nos confrères du Canard Enchaîné. Selon eux, Viginum a largement documenté les fausses informations, publications haineuses et autres tromperies à l’égard des deux candidats et est remonté jusqu’à ladite entreprise israélienne. Problème : Le Canard Enchaîné révèle, ce mercredi, que le rapport s’appuyant sur le travail de Viginum, « consacré aux opérations de déstabilisation constatées », n’a toujours pas été rendu public. De quoi faire monter au créneau François Piquemal avec une question à l’Assemblée nationale. En réponse, Laurent Nuñez a annoncé, mercredi 20 mai à l’Assemblée, qu’une « action judiciaire [était] engagée ». Et d’assurer que le rapport serait bien rendu public. Le candidat toulousain saisit le tribunal administratif pour faire annuler l’élection.

  • [Entretien] Souleymane Bachir Diagne : « Le premier de tous les universels, c’est l’humanité »

    [Entretien] Souleymane Bachir Diagne : « Le premier de tous les universels, c’est l’humanité »

    « De langue à langue. L’hospitalité de la traduction, Universaliser et Les universels du Louvre sont les trois derniers ouvrages que Souleymane Bachir Diagne a consacrés à l’universalisme.

    La Marseillaise : Quelle est votre définition de l’universalisme ? A-t-on la même définition en France et aux États-Unis ?

    Souleymane Bachir Diagne : La France a un rapport très particulier à l’universalisme. Beaucoup d’intellectuels français considèrent que le véritable universalisme, c’est l’universalisme à la française. C’est une grande simplification. Disons que ma position est la suivante : nous assistons aujourd’hui à la fin d’un universalisme qui est considéré comme un universalisme impérial, colonial. Celui qui défend qu’une région du monde, l’Europe, est tout naturellement porteuse de l’universel, qu’elle a pour mission d’apporter au reste du monde. C’est ça, la définition d’un universalisme classique, qui a pu, par exemple, justifier la colonisation.

    Votre définition est-elle différente ?

    S.B.D. : La question est : est-ce que la fin de cet universalisme-là doit signifier qu’on abandonne toute idée d’universel, considérant que l’universel en lui-même est tout naturellement colonial, impérial ? Ce n’est pas ma position. La thèse qui est au cœur de mon travail, que j’ai défendu dans mes trois derniers livres, c’est que la fin d’un certain universalisme impérial doit signifier, pour nous, la mise en chantier d’un vrai universel, d’un universel qui soit un universel inclusif ou un universel décolonisé, si on veut utiliser ces termes-là. Ce ne sera plus un universel de surplomb, une culture qui s’estime en surplomb de toutes les autres, apportant cet universel au reste du monde. J’utilise un concept auquel je suis identifié maintenant, le concept d’universel latéral, que j’emprunte au philosophe français Maurice Merleau-Ponty. Il dit que s’il y a juste un plan horizontal, où toutes les cultures sont égales, il n’y en a pas une qui est au-dessus de l’autre. La seule dimension d’échange entre les cultures, c’est la dimension horizontale, latérale. Donc, de manière latérale, si vous voulez, les cultures humaines, les langues humaines, dans leurs différences, mais aussi dans leurs équivalences et leur égalité, forgent ensemble un horizon d’universalité.

    Pourquoi, s’il s’agit d’une autre approche, conserver le terme d’universalisme ?

    S.B.D. : Ma position, c’est qu’on en a besoin. On a besoin d’une notion d’universalité. Je comprends tous les gens qui veulent trouver à la notion d’universel des concurrents. On parle beaucoup de diversalité ou de pluriversalité, des mots nouveaux, des néologismes pour insister sur le pluriel du monde. Mais, dire que le monde est pluriel ne veut pas dire qu’on ne peut pas se donner un horizon d’universalité. Nous devons considérer que le premier de tous les universels, c’est l’humanité elle-même, l’idée d’une seule et même humanité. Les défis qui sont les nôtres, aujourd’hui, nous apprennent la nécessité d’avoir une politique qui soit celle de l’humanité dans son ensemble, de l’humanité comme un universel.

    À quels défis pensez-vous ?

    S.B.D. : Le changement climatique, par exemple, suppose un agent unique qui soit l’humanité dans son ensemble. Ce que je fais à ma forêt en Afrique centrale a des incidences sur la planète Terre de manière générale. Donc, penser l’avenir de la planète et penser ce que signifie habiter sur cette planète, ça doit être quelque chose qui considère que l’agent politique, celui qui agit, c’est l’humanité dans sa totalité. Je pense aussi aux questions de migrations. Voilà un phénomène global auquel nous devons réfléchir ensemble, comme une seule et même humanité, en insistant sur l’universalité des droits humains, face à la montée des discours ethnonationalistes et d’extrême droite, créateurs de fractures.

    L’universalisme doit-il être un outil de lutte contre la montée des discours ethnonationalistes ?

    S.B.D. : C’est l’outil. Je crois qu’il faut refuser quelque chose qui s’installe et qui est ce que je considère être un nouvel apartheid généralisé, avec l’idée que la pire chose serait que les cultures se mélangent. Revenir à une forme d’humanisme, justement, c’est le combat que je mène.

  • Faire vivre un territoire en alliant nature et culture

    Faire vivre un territoire en alliant nature et culture

    Observer, comprendre, s’adapter plutôt que de façonner. Telle est la philosophie du paysagiste et écrivain de renommée internationale, Gilles Clément. Allié au chorégraphe Christian Ubl, il a mis en œuvre une balade chorégraphiée dans le domaine de Montgolfier, un espace préservé de 12 hectares en plein cœur du 14e. Cet événement alliant culture et nature s’inscrit dans le festival « Nature et Biens communs », organisé par le théâtre du Zef.

    Ce lieu relais-nature, l’un des quatre que compte Marseille, a accueilli, ce mercredi, une quarantaine de personnes. Les étudiants du lycée Diderot et des femmes du centre social senior des Flamants se retrouvent pour se mouvoir et découvrir la faune et la flore du domaine, du cyprès chauve de Louisiane aux tulipiers de Virginie, pour arriver jusqu’au parc urbain des papillons (PUP), un site expérimental dédié à la biodiversité urbaine. La plupart, habitants compris, ne s’étaient jamais rendus en ces lieux. Francesca Poloniato, directrice du Zef, plaide pour un « regard artistique sur le vivant ». « C’est important de ressentir les choses plutôt que de performer », surenchérit Christian Ubl, convaincu que cela permet de « sensibiliser au vivant autrement, dans un autre espace et de façon plus lente ».

    Faire découvrir les « lieux fantastiques de Marseille »

    « Avec cette balade, il y a la volonté de montrer les lieux fantastiques de Marseille. Il est important de faire la promotion de ces espaces en alliant tous les acteurs territoriaux et de montrer que tout est accessible », souligne Chahidati Soilihi, adjointe à l’Agriculture urbaine, présente ce mercredi.

    La balade commence avec quelques mouvements proposés par Christian Ubl, avant d’entamer les explications de Gilles Clément, à l’ombre des arbres. « Ce lieu pourrait devenir une source vivrière », clame le paysagiste, qui défend un modèle économique et politique en vue de « rendre les habitants autonomes face aux crises ». Le lieu a pour vocation de développer une zone maraîchère sur 3 des 12 hectares du domaine, afin de cultiver des fruits et légumes à destination des habitants. Lors des arrêts, Christian Ubl lit des extraits de L’Éloge de la marche, écrit par le philosophe David Le Breton, celui qui érige la marche comme acte de résistance et comme un retour à soi. Le temps de la balade, les visiteurs oublient presque qu’ils se trouvent en ville.

    Les femmes du centre social senior des Flamants découvrent le lieu pour la première fois : « En 50 ans, je n’étais jamais venue. C’est bien pour les échanges et pour sortir de chez soi, sentir la brise », partage l’une d’entre elles.

    La 6e édition de « Nature et biens communs », pilotée par la Zef, se déroule jusqu’au 7 juin.
    Détails sur le site lezef.org.

  • Une régate pour porter la voix des jeunes éloignés de l’emploi

    Une régate pour porter la voix des jeunes éloignés de l’emploi

    Les pas sont parfois hésitants, parfois assurés pour monter sur les sept voiliers amarrés devant le Mucem, ce mercredi. Pour la plupart des cinquante jeunes venus de tout le bassin méditerranéen, c’est une grande première. Organisée dans le cadre de la saison Méditerranée 2026, cette régate permet notamment à des jeunes éloignés de l’emploi de découvrir la navigation et cette mer qui les sépare.

    Parmi les participants, Yussef Achour est élève à l’école de la seconde chance, qui aide les jeunes sans emploi ou sans diplôme. Le Marseillais a rejoint, il y a deux mois, la filière des métiers de la mer proposée par l’association. « C’est notre première sortie en mer aujourd’hui. J’espère devenir sapeur-pompier », confie le jeune majeur. Ils sont une dizaine de jeunes de l’école de la seconde chance, de Marseille et du Var, a avoir fait le déplacement pour participer à cette régate.

    Un événement qui permet aussi à ces jeunes de porter leur voix. Élève à l’école de la seconde chance à Marseille et ambassadrice du réseau Méditerranée nouvelle chance, Shaden Boughattas le rappelle : « Notre but est de briser les mythes. On nous appelle les NEETS, ni en emploi, ni en études, ni en formation, mais on ne se résume pas à ça. »

    Mais si la régate a attiré beaucoup de jeunes, c’est avant tout pour participer au quartier général des jeunesses méditerranéennes que la plupart des participants ont fait le déplacement jusqu’à Marseille. Du 19 au 22 mai, ces jeunes éloignés de l’emploi pourront suivre des workshops et participer à des assemblées. « Le but est que les jeunes échangent entre eux sur les bonnes pratiques. Qu’ils apprennent aussi les clés du plaidoyer pour qu’ils choisissent eux-mêmes ce qu’ils veulent dire et comment le dire », explique Sabine Bécard, coordinatrice du réseau Méditerranée nouvelle chance, qui rassemble des structures de réinsertions pour les jeunes méditerranéens éloignés de l’emploi.

    « Construire des ponts »

    Pour Ayoub Maskaoui, ambassadeur marocain de ce réseau et membre de l’association el Jisr, venir était une évidence : « On est ici pour trouver des solutions pour nous, les jeunes, et pour porter la voix de ceux ne peuvent pas le faire. » Pour Hicham Naime, venu également du Maroc, c’est aussi un moyen « de découvrir d’autres points de vue sur nos problématiques propres à chaque pays ».

    Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire déléguée aux relations internationales en est sûre, ces rencontres permettront « de construire des ponts là où certains construisent des frontières ».

  • L’OM battu en finale du Challenge Espoirs

    L’OM battu en finale du Challenge Espoirs

    Les tirs au but auront eu raison de l’Olympique de Marseille. Les joueurs de Romain Ferrier disputaient, ce mercredi après-midi, la finale du Challenge Espoirs 2026 contre le FC Nantes. Habitués à jouer les trophées en catégories de jeunes, les Nantais n’ont pas su faire la différence en 120 minutes. Mais ils ont inscrit plus de tirs au but que les Olympiens pour remporter cette compétition regroupant les réserves des clubs professionnels.

    Favoris, les Canaris ont montré de l’aisance et de la maîtrise lors de la première période, sans pour autant se créer pléthore d’occasions. Certaines individualités ont été mises en valeur, dont Klaus Camara, attaquant guinéen de 18 ans. Les Marseillais ont tenté de bousculer les locaux avec plusieurs ballons dangereux dans la zone de vérité, mais sans réussite. Tadjidine Mmadi et Kelyann Bezahaf ont été les plus remuants.

    En seconde période, bis repetita. Nantes s’est montré plus dangereux, mais les actions nettes ont manqué pour faire réellement basculer la rencontre. Les deux formations se sont dirigées vers la prolongation et le FCN a bien failli marquer d’entrée avec Sanah Camara, touchant le poteau d’une frappe de l’extérieur de la surface.

    Ensuite, plus rien jusqu’aux penalties. Sofiane Sidi Ali, 30 ans, joueur ajouté à cette équipe de moins de 23 ans, est le seul à manquer son tir au but. L’entrée du gardien remplaçant Ibrahim Gomis n’a rien changé pour l’OM, qui a chuté en finale sur le score de 5 tirs au but à 3.

    NANTES 5 (0) OM 3 (0)

    Finale du Challenge Espoirs

    Stade Marcel-Saupin

    Arbitre : Félicien Gazon

    Nantes : Zeze – Gauthier, Lamy, Mongo, Fall – David, Duff – Raiani, Ziani, Camara – Ondo

    Entraîneur : Stéphane Ziani

    OM : Van Neck – Doubal, Pambani, Hamzaoui, Daubenfeld – Kamissoko, Bezahaf, Sellami, Mmadi – Lago, Tunkadi

    Entraîneur : Romain Ferrier

  • Départs de l’OM, Benjamin Pavard premier de cordée

    Départs de l’OM, Benjamin Pavard premier de cordée

    Alors que les supporters marseillais étaient encore sonnés par le départ soudain d’Adrien Rabiot, l’annonce du recrutement de Benjamin Pavard a d’abord suscité de nouveaux espoirs.

    Le buteur providentiel du quart de finale du Mondial 2018 contre l’Argentine allait-il prendre le leadership d’un vestiaire orphelin de son « Duc », un des principaux artisans du retour des Olympiens en Ligue des Champions, envoyé au Milan AC ?

    Difficile de comparer le rôle que peut avoir un meneur de jeu avec celui d’un défenseur axial, souvent appelé à évoluer piston de couloir. Néanmoins, la première apparition de Benjamin Pavard au Vélodrome, ponctuée d’un but face à Lorient, a suscité tous les espoirs. D’ailleurs, sa présence au coup d’envoi a longtemps été associée aux rares clean shit réussis par la défense marseillaise jusqu’au départ précipité de Roberto de Zerbi.

    En perdition

    S’il a été le ciment défensif lors de cette première séquence de la saison olympienne, dans la seconde, Benjamin Pavard a aussi été le symbole du naufrage collectif. S’il n’a pas été le seul élément à perdre pied durant l’hiver, son statut de champion du Monde a fini par se retourner contre lui. Alors que plusieurs de ses coéquipiers, cadres du club, étaient également à la dérive.

    Celui qui aurait pu devenir un nouveau chouchou du Vélodrome s’est finalement retrouvé dans le même panier que Léo Balerdi, autre défenseur emporté par le maelström des humiliations marseillaises, notamment à Lorient ou Nantes. En témoigne la bronca qui a accompagné son entrée en jeu et ses dernières minutes lors du match contre Rennes, en clôture de la saison.

    Première conséquence d’une campagne éprouvante pour le Nordiste, il a définitivement perdu sa place dans le groupe France. Déjà sur la sellette du fait de ses prestations en demi-teinte à l’Inter, il a fini par ne plus intéresser Didier Deschamps et ne sera pas à la Coupe du Monde qui débute le 11 juin.

    Autre conséquence, qui était prévisible, l’OM ne lève pas l’option d’achat auprès de l’Inter. Le joueur a annoncé lui-même qu’il quittait le navire marseillais. « Porter ce maillot restera une expérience forte dans ma carrière et dans ma vie. J’ai toujours essayé de tout donner sur le terrain et de représenter ce club avec respect et engagement », a-t-il confié sur son compte Instagram. « Je pars avec beaucoup d’émotions, des leçons et le souvenir d’un vestiaire resté uni jusqu’au bout. Merci au club, au staff, à mes coéquipiers et à toutes celles et ceux qui ont été derrière nous cette saison. »

    Benjamin Pavard est donc le premier Olympien à officiellement quitter l’OM. Mais s’il va retourner à l’Inter, son avenir ne devrait pas être du côté de Milan. Il pourrait rebondir du côté de Stuttgart, où il s’est révélé. Le club souabe retrouvant la Ligue des Champions.

    Trois autres départs presque certains

    Benjamin Pavard n’était pas le seul joueur prêté à l’OM.

    Ethan Nwaneri était sûr de ne pas prolonger son bail. Car Arsenal l’avait envoyé à Marseille pour s’aguerrir. Malheureusement, la greffe n’a pas pris et le milieu offensif va donc retourner à Londres sans avoir progressé.

    Arthur Vermeeren a été prêté par le Red Bull Leipzig, où il risque de retourner. Ses débuts ont été prometteurs. Mais le carton rouge face à Nantes, début janvier au Vélodrome, a stoppé net sa saison et il n’a jamais retrouvé son niveau.

    Bilal Nadir est en fin de contrat. Mais son entourage se montre trop gourmand pour espérer un nouveau bail.

  • Jours de fête à Félix-Weygand

    Jours de fête à Félix-Weygand

    Le long week-end de l’Ascension a été sportif pour les Minots de Marseille.

    Encadrée par près de 70 bénévoles et arbitrée par 4 arbitres officiels, la « Minots star league » a pu rassembler 2 400 personnes au cours des quatre tournois qui ont vu les victoires de l’Olympique de Marseille en U9, du FC Septème en U10, de La Garde en U11 et de Gémenos en U12.

    Une idée originale a été proposée lors des finales U11 et U12 : les parents des joueurs des deux équipes finalistes ont été invités à accompagner leurs enfants lors de l’entrée des équipes, à la manière des formations professionnelles accompagnées par de jeunes pratiquants.

    Une attitude exemplaire

    Cette initiative a été particulièrement appréciée par les parents, les éducateurs et les joueurs eux-mêmes. L’ensemble des parents, souvent émus par la situation, ont adopté une attitude exemplaire en assistant à la finale au bord de la pelouse. Une démarche qui laisse entrevoir une lueur d’espoir pour la pratique du football, que les Minots de Marseille souhaitent promouvoir comme festive, respectueuse et comme un véritable moment de partage.

    Nul doute que le succès de ces tournois, organisés sur quatre jours, donnera des idées pour proposer une nouvelle édition lors de la prochaine saison sportive.

  • Un plan de sauvegarde décidé pour Bel Ombre

    Un plan de sauvegarde décidé pour Bel Ombre

    « On a abordé la réunion sous le prisme de la méfiance, il y a eu des moments houleux où les habitants en souffrance ont exprimé leur amertume », résumait Yoann Titous devant la salle archi-comble du centre social d’Air Bel, ce mardi. Porte-parole des 130 pétitionnaires, locataires et copropriétaires de Bel Ombre, il reconnaissait : « à la sortie, on avait une opinion plus favorable des institutions publiques, mais il reste qu’AJA pourrait faire un effort de communication. »

    Pour rappel, en 2023, les dettes cumulées de la copropriété du 11e arrondissement, des travaux urgents, mais impossibles à financer sur la remise en état des ascenseurs qui desservent 16 étages, la dégradation du béton sur les balcons et divers autres dysfonctionnements, avaient conduit le tribunal à en confier la gestion à l’administrateur judiciare AJA. Pour autant, en juillet 2025, confrontés à l’installation d’un point de deal, à la dégradation continue du bâti, à un seul des huit ascenseurs en état de marche et à des charges à la hausse, les copropriétaires et les locataires avaient alerté les pouvoirs publics.

    En octobre, une nouvelle séance de travail avait débouché sur des engagements. « L’Agence nationale de l’habitat (Anah) financera à hauteur de 50% les travaux urgents, notamment la modernisation et les réparations des ascenseurs. L’administrateur provisoire s’engage à solliciter d’autres devis permettant l’amélioration pérenne des conditions de vie des occupants », avait annoncé la préfecture.

    Vers un calendrier

    Plus de six mois ont passé, les impayés de charges s’élèvent encore à 750 000 euros, augmentés d’une « dette fournisseurs d’environ 250 000 euros », indique l’arrêté préfectoral. « Les comptes sont bloqués donc rien n’avance », déplorent les copropriétaires et locataires, qui se sont organisés en association et craignent de s’enfoncer encore. « On n’obtient aucune réponse d’AJA qui a décidé de remplacer les ascenseurs sur la base d’un seul devis alors qu’il s’agissait d’une modernisation », déplore Mohamed Ramdani, représentant de Préservons Bel Ombre. Les copropriétaires ont demandé d’autres évaluations et notent « des factures bien moindres ». Quant à la demande de transparence des copropriétaires, le représentant d’AJA a balayé : « Nous gérons 500 mandats sur le territoire français. nous n’avons de comptes à rendre qu’au tribunal. » Au regard des situations dans lesquelles les habitants des Rosiers, du Mail, du Parc Corot, de la Maurelette, de la Mazenaude, de la Sauvagère ou de Benza s’enlisent, un membre du collectif intercopro Marseille interroge : « Mais ils en sauvent combien ? »

    Autant dire que ce dernier tour de table initié, mardi, par la préfète déléguée pour l’égalité des chances, était nécessaire. Isabelle Epaillard a réaffirmé sa volonté de trouver des solutions, « il y a urgence à avancer ». Elle a proposé un diagnostic par un tiers afin d’avoir de quoi établir un calendrier des travaux. Pour sa part, Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire en charge du logement et nouvellement élue à la présidence du bailleur social métropolitain PML, précisant que « la Ville intervient au titre de son pouvoir de police lorsqu’un désordre est constaté », a prorogé pour la 4e fois, la phase contradictoire déjà engagée. Une décision « assise sur l’acceptation du plan de sauvegarde ». De quoi voir s’éloigner la crainte, chez les copropriétaires, d’un arrêté de mise en sécurité qui aurait de fait entraîné le gel des loyers, l’obligation de relogement et un endettement plus fort.