Tag: Marseille

  • Marseille en lutte face à sa Métropole

    Peu importait l’ordre du jour, ce lundi matin, en conseil métropolitain. Le débat était ailleurs, déjà annoncé quelques jours plus tôt en conseil municipal de Marseille. Après le ralliement de son président Patrick Pappalardo à l’UDR, la nomination de nouveaux représentants au sein du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP) est ainsi l’occasion pour l’adjoint marseillais Pierre Huguet (G.s), de rappeler les transfuges de la majorité métropolitaine vers l’extrême droite. « Cette porosité constante ressemble parfois à une véritable passerelle », s’alarme-t-il, réclamant la démission de la vice-présidence du maire de Marignane, éric Le Dissès. Sans que la présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, ne réagisse.

    Carences des transports

    et de la propreté

    Alors la gauche marseillaise énumère, au fil des modifications budgétaires, ses griefs sur les politiques métropolitaines dans la ville centre. à commencer par les transports en commun. « Après un printemps houleux, un été compliqué, nous avons un mois de septembre éprouvant, rappelle l’adjointe marseillaise aux mobilités, Marie Batoux (PM). Ce sont chaque jour des bus qui manquent ! » Dans la foulée, le maire (PS) des 2-3, Anthony Krehmeier, enchaîne sur les problèmes de propreté, qui ont agité la rentrée : « Marseille est abîmée par une collecte défaillante et voilà qu’on nous explique que si Marseille est sale, ce serait la faute des Marseillais ! Mais soyons sérieux, dans quelle commune accepteriez-vous que l’on parle ainsi de vos habitants ? » à chaque fois, Martine Vassal laisse couler. Le temps que les délibérations passent, avec une extrême droite qui, pour la première fois, monte au front en séance plénière pour insister sur l’insécurité. « Moi, j’attends toujours la loi Allisio sur la sécurité », balaie Martine Vassal.

    Finalement, la présidente (LR) de la RTM, Catherine Pila, prend la parole pour répondre à la gauche marseillaise, mettant en avant le déploiement de la gratuité, qui a profité à 2,2 millions de voyageurs depuis la rentrée, les nouveaux bus à haut niveau de service. Avant d’expliquer le manque de matériel roulant par les retards de livraison de la société Iveco, qui n’a fourni que 47 bus électriques sur les 75 qui devaient arriver. « Dans un contexte de développement de l’offre, cela a créé une petite tension sur le parc de bus, de moins de 5% », explique-t-elle, avant de promettre que « dans quelques jours, la situation sera de nouveau à la normale ». Après elle, Jean-Yves Sayag (DVD) balaie les questions de propreté : « La situation est simple : on nettoie, aussitôt après, c’est dégradé. » Et de rappeler que Marseille a refusé de reprendre la propreté.

    « Les discussions ont été complexes, riches, mais ne nous ont pas permis de récupérer les compétences », commence Benoît Payan. « Rendez les sous ! » l’interrompt le maire de Peynier, Christian Burle. L’édile marseillais bondit. « Quel maire ici à quelqu’un dans son opposition qui choisit ce qu’il fait pour son aménagement, ce qui se passe pour la propreté ? » s’emporte-t-il. Le maire (DVD) de Châteauneuf-les-Martigues (DVD), Roland Mouren, en profite pour promettre aux Marseillais que s’ils ont la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus élevée, ils ne paient pas pour autant pour les autres villes. Mais il reconnaît la saleté. « Vous prenez un marteau, et tous ceux qui pissent, vous tapez sur ce qui dépasse », préconise-t-il. Dans un brouhaha, la séance est levée.

  • [Municipales] Martine Vassal tend la main aux électeurs de Stéphane Ravier

    [Municipales] Martine Vassal tend la main aux électeurs de Stéphane Ravier

    « Il a des électeurs qui vont se retrouver orphelins. La seule personne qui peut correspondre à ce que les Marseillais attendent c’est moi. J’invite les électeurs de Stéphane Ravier à regarder mon programme et celui proposé par le RN » déclare dans les colonnes de La Provence ce samedi Martine Vassal. Elle assure ainsi que sur le thème de la sécurité, « l’original, c’est moi », et promet de se distinguer sur l’économie. Peu importe si Stéphane Ravier lui-même a été clair sur son soutien « sans réserve » à Franck Allisio et au RN, s’affichant à ses côtés vendredi soir dans les allées de la Foire de Marseille.

    « Je souffre pour les gens qui se disent macronistes, déplore en face le maire (DVG) Benoît Payan, en marge de l’inauguration des écoles Aygalades – Oasis. On a voté pour des macronistes pour faire barrage au RN, on a fait un front républicain en considérant qu’il y a des pas qu’il ne fallait pas franchir… Mais quand elle dit que l’original, c’est elle, que je lis : « j’invite les électeurs de Stéphane Ravier», dont même le RN dit qu’il est trop extrême, il n’y a plus de limite. Tout est permis, et pour glaner quelques voix, on perd sa boussole. » Et de plaindre Gabriel Attal ainsi qu’Emmanuel Macron qui « nous ont raconté qu’ils ont fondé leur combat contre le RN ». De quoi piquer dans les rangs de Renaissance. « Nous avons confiance en Martine Vassal pour rester fidèle à la Charte des valeurs de Renaissance, qu’elle s’est engagée à poursuivre », réagissent ce dimanche les responsables du parti à Marseille. Avant de promettre de ne laisser passer « aucune entorse » aux valeurs humanistes, laïques et progressistes.

  • #DisMoiPourquoi on dit que notre cerveau est plus puissant qu’un super-ordinateur ?

    #DisMoiPourquoi on dit que notre cerveau est plus puissant qu’un super-ordinateur ?

    Pour trois raisons : il fait des calculs hyper complexes, il fait plein de choses en même temps et il a des capacités extraordinaires.

    D’abord, pense à ce qui se passe dans ta tête quand tu regardes autour de toi. La lumière rentre dans ton œil qui envoie plein d’infos au cerveau qui va calculer très très vite les images et reconnaître des objets, des visages, des mouvements etc. tout ça c’est vraiment costaud à calculer sur ordinateur.

    La deuxième, c’est qu’au même moment, ton cerveau fait plein de choses. En plus de regarder, il analyse les sons, il comprend le langage, retient ce que je dis. Ajoute à ça les odeurs, le toucher, tes propres mouvements, tes émotions, savoir où tu es etc. tout ça en même temps et sans tout mélanger.

    Enfin, le cerveau est capable de “comprendre”. Des idées simples, comme savoir ce que c’est qu’un chien ou un chat. Des idées plus compliquées comme savoir que ton ami est triste ou comprendre ce que c’est que l’amour.

    Le cerveau est aussi capable de ressentir : manger un bon goûter, être content, rigoler… tout ça, ça fait un effet qu’on reconnaît dans soi-même. On en a “conscience”. Et ça, pour l’instant… on ne sait pas le faire sur un ordinateur, même le plus puissant du monde… »

    Pierre-Pascal Lenck-Santini, chercheur à l’Inserm

  • #DisMoiPourquoi les baleines ont-elles des bosses ?  

    #DisMoiPourquoi les baleines ont-elles des bosses ?  

    Toutes les baleines ne possèdent pas de bosses ! La baleine à bosses est, je crois, la seule à en avoir, ou au moins à avoir un nom qui la désigne comme telle ! Son nom viendrait de la bosse sur laquelle est placée sa nageoire dorsale, mais aussi de son dos très courbé quand elle plonge avant de sortir sa queue. Elle possède aussi de nombreuses excroissances sur la tête, qui sont en fait des “tubercules” contenant un poil sensible aux vibrations. »

    Christophe Lejeusne. Enseignant-chercheur à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (CNRS, IRD).

  • « Remettre la transition au cœur des débats »

    « Remettre la transition au cœur des débats »

    La Marseillaise : Quel était l’objectif en publiant cette tribune avec Fabien Perez ?

    Christophe Madrolle : C’est de remettre la question de l’écologie au centre de cette campagne. Pour nous, Marseille souffre de mille maux : au-delà de la sécurité, c’est la question des transports, de la pollution, de la malbouffe, de la désertification, du manque de verdissement. Nous avons senti qu’il y avait aujourd’hui une crispation entre deux candidatures, et l’on a peur que la question de l’écologie soit mise de côté. C’est pour cela que nous avons décidé de travailler et créer ces propositions que l’on met en débat, qui nous tiennent à cœur, nous, écologistes raisonnables. Et non pas de droite !

    Pour l’écologie a été un sujet de clivage ce dernier mandat, de la dépollution des calanques au branchement à quai, donc l’initiative peut surprendre…

    C.M. : Benoît Payan a mis du temps à venir mettre ses 2 millions pour le branchement à quai, mais on a gagné ! J’étais le premier opposant de Renaud Muselier, mais à un moment donné on s’est dit qu’il y avait deux urgences, le climat et le combat contre le Rassemblement national. Je crois en l’addition. Au niveau national s’il y avait une élection je donnerais mon soutien à Raphaël Glucksmann, mais localement, il faut savoir répondre à ces urgences immédiatement. C’est pour cela que j’ai fait cette tribune.

    Martine Vassal veut rallier les « écologistes raisonnables », vous voulez en être et en amener avec vous ?

    C.M. : Pour l’instant, notre boulot à Fabien Perez et moi, c’est remettre la question des transitions au cœur des débats à Marseille. Nous verrons. Nous ferons nos choix, les gens sont libres. D’une part, il y a la question du programme. J’ai vu les échecs relationnels que Benoît Payan a eus avec mes amis écologistes en mairie de Marseille. Sébastien Barles qui décide de ne plus faire d’accord avec lui, c’est un signifiant pour moi. Je vois ce qu’il se passe au sein d’Europe écologie – Les Verts dans leurs bisbilles. La question écologique a été abandonnée par Benoît Payan et les gens qui devaient porter ce travail écologique n’ont pas eu les moyens de porter leurs questions, on a fait de l’habillage. Sur les questions de transition, ça n’a pas été porté par le cabinet du maire. Et ensuite, il faut savoir qui va porter ce programme, avec quels moyens. Donc c’est trop tôt pour répondre. Une chose est sûre, je n’irai pas avec Benoît Payan.

  • Rien à attendre

    Rien à attendre

    Nouveau virage à droite pour finir dans la main de l’extrême droite ! Avec ce nouveau gouvernement dont les premières nominations ont été données dimanche, on prend les mêmes et on recommence. Et parmi les « entrants » : Bruno Lemaire, Éric Woerth et Roland Lescure. Sans surprise, on est loin de la rupture annoncée et on assiste plutôt à recentrage sur la base du macronisme, toujours plus rétrécie à son aile droite. Le en même temps macronien est définitivement enterré alors même que les partis de gauche annoncent des motions de censure dès le discours de politique générale.

    Le gouvernement Lecornu, qui a réussi à rassembler le « socle commun » et LR qui fait monter les enchères, ne tiendra qu’avec la bienveillance et la bénédiction du RN. Triste fin pour le deuxième quinquennat d’un président qui a été élu à chaque fois comme un prétendu rempart face à Marine Le Pen et le parti qu’elle a hérité de son père.

    Dans les mains du RN

    Pouce levé pour maintenir Lecornu et lui en faire payer le prix ou baissé pour renverser un troisième premier ministre en moins d’un an ? Cela dépendra des tractations que Lecornu avait déjà entamées avec Marine Le Pen quand il était ministre de la Défense.

    Le monde du travail n’a en tout cas rien à attendre de bon de ce nouveau gouvernement qui ressemble à un résumé de l’histoire macronienne. S’il chute, la dernière cartouche du président aura été tirée. Le pays risque alors d’entrer dans une phase extrêmement confuse et dangereuse qui nécessitera la mobilisation et l’unité de ceux qui veulent s’opposer à la fois au fascisme et au néolibéralisme.

  • Dernières emplettes en famille dimanche, avant-dernier jour de foire

    Dernières emplettes en famille dimanche, avant-dernier jour de foire

    Au soleil et sous un fort mistral, Najia, jeune maman venue avec son fils Eymen, vient d’accompagner sa tante Fatima et sa mère vers les stands « du Maghreb et de l’Asie ».

    Originaire d’Oran, Fatima est allée respirer, sur le stand de l’Algérie, les odeurs d’épices. « Cela m’a rappelé mon enfance », dit-elle. « Nous nous étions déjà rendues sur la foire la semaine dernière et, ce dimanche, nous terminons d’acheter ce que nous avions repéré. C’est assez cher… », confie Najia. En effet, ce dimanche marque l’avant-dernier jour de la foire, qui a ouvert le 26 septembre. Il était encore trop tôt pour obtenir un bilan de la fréquentation, ont confirmé les organisateurs. Ce lundi, l’entrée est gratuite pour les demandeurs d’emploi.

    Dans le hall 1, où l’Italie et ses produits attirent toujours foule, et où le fromage parmesan embaume, un couple, Florian, 36 ans et Ninon, 35 ans, ont fait quelques emplettes. Romy, 2 ans, dans les bras de son père, se gave d’olives… Toute ébouriffée par le vent, elle a une tête de rock star qui vient de faire son show. « La foire, ça décoiffe », s’amuse son père. Même si le couple reconnaît que les produits vendus au Parc Chanot sont loin d’être bon marché, « on aime, chaque année, retrouver cette ambiance. C’est convivial, ça parle italien ici, indien plus loin… », illustre Florian.

    Anaïs, 22 ans, rencontrée aux abords du hall 6 « Tour du monde » apprécie de découvrir des produits de toutes origines. Quentin, 37 ans, « entraîné par des amis qui ont des enfants », a au contraire l’impression de voir, d’année en année, « les mêmes exposants ». C’est pour cela qu’il a particulièrement apprécié, cette année, le coup de projecteur mis sur le « Fabriqué à Marseille » dans la foire.

    Parc Chanot, ouvert de 10h à 19h.

  • Pour retirer les dépôts sauvages, appelez l’IA

    Pour retirer les dépôts sauvages, appelez l’IA

    Un encombrant à retirer ? Au bout du fil, lorsqu’on appelle la plateforme de la Métropole, Engagés au quotidien (EAQ), c’est une intelligence artificielle qui peut vous répondre. Très discrètement, la Métropole a en effet annoncé l’expérimentation, à compter du mois de février, d’un call bot : un robot qui grâce à l’IA décrypte les demandes et y répond de lui-même avec une voix synthétique. Développé par Microsoft à travers sa plateforme Azure, celui-ci a commencé ses tests dès 2024, dans la foulée de l’adoption d’une charte sur l’usage de l’intelligence artificielle à la Métropole.

    Et l’établissement public veut continuer dans le même sens. Au moment de renouveler la gestion du centre d’appels déléguée en 2019 à la société italienne Comdata, elle réclame de nouveau, dans son cahier des charges publié ce mercredi, « le déploiement expérimental d’un call bot, en tirant parti des avancées de l’intelligence artificielle ». Une solution choisie « afin d’offrir un service plus réactif, personnalisé et efficient ». Ce robot doit être mis en place pour cette phase de test sur des créneaux horaires spécifiques, « pour automatiser le traitement des levées d’encombrants et des demandes récurrentes ».

    C’est que la Métropole croule sous les demandes. Sur les 459 000 appels reçus en 2024 pour la plateforme Engagés au quotidien, près de 30% relevaient d’une demande de retraits d’encombrants, auxquels il faut ajouter 13% d’appels pour les « jets clandestins », 8% pour des questions en lien avec la collecte ou la propreté, autant pour des bennes pleines ou non ramassées… Soit près de 60% d’appels en lien avec la gestion des déchets ou la propreté, sachant que lors des pics d’affluence, le volume peut dépasser les 200 appels par heure. « Ce dispositif contribuera ainsi à une meilleure réactivité et à un service plus performant pour les usagers », espère la Métropole.

    Pas la bonne adresse

    Même si les écueils restent. Parmi les « points d’attention » de l’établissement public, « la transcription précise des adresses et des noms reste un point délicat », reconnaissait le directeur de mission chargé de l’IA, Youssef Baltagi, dans un entretien à la Banque des territoires. « Malgré les ajustements, la retranscription demeure imparfaite et nous sommes en phase de réajustement. » Et les rues restent sales.

  • Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    C’est une histoire vieille de soixante-six ans qui s’invite ce lundi matin en conseil métropolitain. Parmi les nombreux dossiers techniques à l’ordre du jour, un gros morceau, l’adoption d’une quatrième révision du plan local d’urbanisme pour la ville de Marseille et les communes voisines, deux ans après le lancement de la première concertation publique. Mais lors d’une réunion publique le 12 septembre dernier, les habitants de Saint-Mitre, dans le 13e arrondissement de Marseille, ont eu la désagréable surprise de découvrir que les emplacements réservés à l’ancienne Liaison du nord-est de l’agglomération marseillaise (Linea) y faisaient leur retour, malgré une décision du tribunal administratif de Marseille du 22 mai.

    Vieux serpent de mer dont le plan directeur avait été élaboré en 1959, cette rocade courant de Saint-Mitre à Allauch avait été définitivement stoppée par la justice le 30 septembre 2020. « Mais les emplacements réservés pour la voirie restaient toujours sur les plans d’urbanisme », explique le président de l’association pour la sauvegarde du poumon vert de Saint-Mitre, Philippe Musarella.

    Une véritable épée de Damoclès pour les 53 habitations situées sur le tracé. Saisie, la justice lui a donné raison et laissé cinq mois à la Métropole, jusqu’au 22 septembre, pour les supprimer. « On pensait qu’elle allait inscrire la suppression dans la révision du plan local d’urbanisme, elle ne l’a pas fait, déplore Philippe Musarella. Allauch et Plan-de-Cuques ont le même tracé, et à Marseille, ils ont trouvé une combine : ils ont enlevé les emplacements pour remettre un tracé de 28 mètres de large au lieu de 38, en catimini, sans consultation publique. »

    Une étude à lancer

    « La suppression pure et simple des emplacements réservés, sans étude approfondie de leurs impacts, serait une décision précipitée », assume-t-on à la Métropole. Et d’expliquer que sans le gel de la construction sur ces parcelles, « environ 400 logements pourraient être construits, ce qui accentuerait les difficultés de circulation et mettrait sous pression les infrastructures routières existantes ».

    « Nous nous sommes mis d’accord avec la Ville pour faire ce choix qui est plus prudent », abonde la conseillère métropolitaine (LR) déléguée à l’urbanisme, Laure-Agnès Caradec, assurant que la décision de justice est respectée puisque ces emplacements réservés deviennent… des pré-emplacements réservés. « Personne ne veut la Linea, mais il y a des problèmes de circulation, alors nous allons repartir à zéro avec une nouvelle étude de mobilité », annonce-t-elle. Pendant que les opposants se préparent à retourner en justice.

  • Mises en examen en série dans le cadre de l’affaire Maria

    Mises en examen en série dans le cadre de l’affaire Maria

    Un espoir de justice après sept ans d’impasses. Jeudi soir, à l’issue de leur garde à vue, quatre policiers ont été mis en examen pour « non-assistance à personne en danger », révélaient nos confrères de La Provence ce vendredi. Des mises en examen en série puisque dès le lendemain deux autres fonctionnaires ont suivi le même sort, après avoir été rapatriés de Mayotte, avec les mêmes chefs d’inculpation, ainsi que pour violence aggravée par personne dépositaire de l’autorité publique sans ITT, comme l’a confirmé le parquet à nos confrères. Ils sont suspectés d’être impliqués dans le violent passage à tabac d’une jeune femme, lors de l’acte IV des gilets jaunes à Marseille, le 8 décembre 2018. Celle-ci avait été touchée d’un tir de lanceur de balle de défense (LBD), alors qu’elle était sortie plus tôt qu’à l’habitude de son travail et allait chercher à manger avec son copain à proximité de la rue Saint-Ferréol, avant d’être rouée de coups de pied et de matraque, entourée pour une douzaine de policiers. Elle avait été admise aux urgences dans la foulée, avec un traumatisme crânien et facial direct et des vomissements, et était restée hospitalisée onze jours. Mais par deux fois, une ordonnance de non-lieu avait été rendue, faute d’identifier les auteurs des coups.