Tag: Ligue des Champions

  • Une reprise très dense pour les joueurs de l’OM

    Une reprise très dense pour les joueurs de l’OM

    En allant chercher à Bourg-en-Bresse leur billet pour les seizièmes de finale de la Coupe de France, les Olympiens se sont ajoutés une date dans un calendrier de reprise qui s’annonçait déjà chargé.

    Il y a à gérer un Trophée des Champions, synonyme de déplacement entre Irak et Arabie saoudite (lire ci-contre). Mais en revenant de l’Ain avec un succès 6-0, ce qui semblait logique eu égard à l’adversaire (dernier du National), l’OM va donc continuer son aventure en Coupe de France, avec un déplacement à Caen pour aller affronter Bayeux, club de Régionale 1, qui s’est donc ajouté aux autres matches déjà au menu du calendrier.

    En Ligue 1, quatre face-à-face attendent les Olympiens. Dès dimanche (15h), ils vont retrouver le Vélodrome pour en terminer avec la phase aller du championnat. Les hommes de Roberto De Zerbi seront opposés à Nantes. Les Bretons ont profité de la trêve pour changer d’entraîneur et lancer leur mercato d’hiver. Actuellement 17e, ils serviront de test pour des Phocéens qui ont su terminer l’année 2025 sur un succès important face à Monaco.

    Les trois autres rendez-vous de Ligue 1 seront un déplacement à Angers, le 17 janvier, qui avait été le premier adversaire à freiner les Marseillais au Vélodrome (2-2). La réception de Lens, qui est l’actuel leader surprise et qui avait lancé sa conquête des sommets en battant les Phocéens à Félix-Bollært (2-1). Enfin, le dernier voyage du mois de janvier, le 31, conduira l’OM dans la capitale. Avec un match inédit au stade Jean-Bouin, fief des rugbymen du Stade Français, contre le Paris Football Club des frères Lopez.

    Finir le travail européen

    Dans ce contexte, deux matches sont à part. La réception de Liverpool, le 21 janvier, et le voyage à Bruges, une semaine plus tard. Deux soirées où
    les coéquipiers de Mason Greenwood auront rendez-vous avec l’histoire. En effet, de ces deux confrontations va dépendre l’avenir européen de l’OM.

    Car en battant Newcastle au Vélodrome (2-1) et en allant chercher la victoire en Belgique, face à l’Union Saint-Gilloise
    (3-2), les Marseillais ont renversé leur situation et se retrouvent en position favorable en vue d’une qualification pour la phase finale de la Ligue des Champions.

    À la tête d’un capital de 9 points, les Olympiens sont proches de garantir leur billet pour les barrages. Mais ils peuvent faire mieux, car ils n’ont que trois longueurs de retard sur l’Inter, le Real, l’Atlético Madrid et Liverpool, dont les trois premiers occupent une place qualificative directe pour les huitièmes de finale.

    En cas de carton plein dans ses deux derniers matches, l’OM peut donc réaliser un bel exploit pour son retour dans l’épreuve reine du football continental. Premier élément de réponse, sur la capacité des Marseillais de Roberto De Zerbi de faire aussi bien que ceux de Didier Deschamps en 2012, avec la venue de Liverpool dans un Vélodrome qui s’en lèche déjà les babines de gourmandise footballistique.

    Le Trophée des Champions dans la ligne de mire

    Outre le championnat, la Coupe de France et la Ligue des Champions, les Olympiens auront un autre fer au feu en ce mois de janvier.

    Deuxième la saison dernière en L1, ils sont invités à disputer le Trophée des Champions, qui oppose habituellement le champion au vainqueur de la Coupe de France. Comme en 2020, le PSG a raflé les deux. L’OM sera donc l’adversaire des Parisiens et tentera de conquérir pour la troisième fois ce titre, après ceux glanés en 2010 face au PSG et 2011 aux dépens de Lille.

    Néanmoins, ceux qui souhaitent assister à la rencontre devront casser leur tirelire. Programmé au Koweit, le 8 janvier, il faudra débourser 1 000 euros pour s’y rendre.

  • À l’OM, continuer de grandir pour retrouver les sommets

    À l’OM, continuer de grandir pour retrouver les sommets

    Chaque entraîneur le dira, il y a toujours des points à améliorer dans le jeu de leur équipe. Connaissant désormais la manière d’être et de fonctionner de Roberto De Zerbi, c’est aussi le cas pour le technicien italien. L’Olympique de Marseille a réalisé une solide première partie de saison avec un podium provisoire en championnat et une qualification se dessinant en Ligue des Champions. Autour de cette réussite, certaines choses restent fragiles et plusieurs axes sont à développer pour aller chercher un trophée en mai prochain.

    Un milieu de terrain en manque d’impact

    Geronimo Rulli a donné satisfaction, la plupart du temps la défense marseillaise a assuré et l’OM fait partie des meilleures écuries européennes sur le plan offensif. Mais, parfois, l’entrejeu olympien s’est montré frileux, discret et a été dominé lorsque l’adversaire imposait un rythme supérieur. Globalement, les milieux de terrain phocéens ont une marge de progression importante, qui pourrait offrir à l’équipe plus de sécurité sur certains matches. Ce secteur est clairement le moins impactant depuis cet été et Marseille a pu pêcher lors de rencontres disputées.

    Peu sont les déceptions individuelles depuis le début de la saison, mais s’il y en a, elles se trouvent donc au milieu de terrain. À commencer par Angel Gomes. Le joueur arrivé libre de Lille a réussi une préparation optimale avec des matches de pré-saison aboutis et prometteurs. L’Anglais s’est progressivement effacé, perdant peu à peu sa place, au profit d’un Arthur Vermeeren surprenant et irréprochable. Matt O’Riley a également excellé lors de ses premières semaines – jusqu’au match à Metz – avant de lui aussi baisser en qualité au cœur de l’automne. Le niveau de Pierre-Emile Hojbjerg a fluctué avec des points hauts et d’autres plus bas. Sans dénigrer le rôle dans le vestiaire d’un joueur de ce calibre et de cette expérience. À voir si les dirigeants vont se pencher sur une solution extérieure lors du mercato, même si la rotation de ce secteur est fluide depuis le mois d’août.

    Des irrégularités dans le jeu et des blessures

    Si l’OM n’est pas leader de Ligue 1 à la trêve de Noël, c’est parce que la formation de Roberto De Zerbi a connu des jours sans et quelques irrégularités préjudiciables. Des prestations creuses ou même des bouts de matches manqués ont plongé les Marseillais dans le doute.

    À Lille (0-1), par exemple, Marseille n’a pas vu le jour. Les regrets sont toujours présents à propos des rencontres face à Angers et Toulouse (2-2) et ces égalisations adverses dans le temps additionnel. Des points lâchés d’où la présence olympienne au contact de Lens et Paris, mais pas devant.

    Le sujet des blessures est revenu avec insistance ces dernières semaines. Toutes les équipes subissent des indisponibilités, qui chamboulent plus ou moins leur rotation. Plus que les lésions en question, c’est le flou autour de plusieurs cas qui ont laissé un sentiment étrange aux fans. Facundo Medina a souffert d’une entorse de la cheville fin septembre. Une torsion grave qui devait nécessiter deux mois de soins au maximum. Mais l’Argentin n’est revenu que dimanche, contre Bourg-en-Bresse. Situation similaire pour Hamed Junior Traoré qui a passé la barre des 100 jours d’absence pour sa blessure à la cuisse. « J’ai préféré être précautionneux, il est quasi prêt à rejouer », a répondu De Zerbi, dimanche. Reste que se rapprocher des grandes équipes européennes à tous les niveaux, est toujours l’objectif d’un Olympique de Marseille en progression constante ces trois dernières années.

  • Greenwood, Vermeeren, Rulli : hommes forts de l’OM

    Greenwood, Vermeeren, Rulli : hommes forts de l’OM

    Le chapitre 2025 de l’histoire de l’Olympique de Marseille est désormais terminé. Chaque ligne a été écrite, apportant son lot de joie et de désarroi pour les supporters phocéens. Les Olympiens ont bouclé la moitié de leur saison, matérialisée par un retour remarqué en Ligue des Champions et une lutte pour le titre national toujours active. Ces quelques mois de football ont permis à certains joueurs de se démarquer. Trois seront mis en avant un peu plus bas, mais d’autres noms auraient pu figurer dans cette courte liste. C’est le cas de Pierre-Emerick Aubameyang, revenu avec succès d’Arabie Saoudite, mais aussi d’Igor Paixão, Brésilien aux dix contributions décisives, malgré sa préparation tronquée. Nayef Aguerd est à mettre en avant, lui qui a souvent porté la défense marseillaise depuis son recrutement.

    Mason Greenwood

    Footballistiquement, Mason Greenwood est le maillon incontournable de cet OM. Meilleur buteur de Ligue 1, il en est aussi l’un des meilleurs joueurs, sans aucun doute. En 22 matches disputés cette saison, l’ancien international anglais a inscrit 15 buts, réalisant également 4 passes décisives. Surtout, il a été une terreur dans les défenses adverses, laissant planer un frisson à chaque incursion dans la zone de vérité.

    Buteur dans toutes les positions, il a rarement été en difficulté. Même lors de mauvais matches comme l’OM-l’Atalanta où l’ex-Mancunien a tenté, a proposé, malgré le peu d’efficacité offensive. Le joueur a déjà passé un cap par rapport à sa première saison, où Roberto De Zerbi se plaignait parfois de son manque d’efforts. Sérieux 95% du temps, Greenwood n’est pas fait du même bois que les autres et le montre à chaque apparition.

    Arthur Vermeeren

    Arthur Vermeeren est une satisfaction, lui qui aurait pu ne jamais débarquer à l’OM. Arrivé en fin de mercato, après l’embrouille Rabiot-Rowe, le milieu belge a atterri dans les Bouches-du-Rhône avec l’étiquette d’ancien crack en manque de références ces dernières saisons. Du haut de ses 20 ans, il a finalement explosé un soir d’Europe, où un faible Ajax s’est retrouvé acculé par l’activité du néo-marseillais.

    Ensuite, durant l’automne, Vermeeren a montré que le milieu de terrain olympien n’était pas le même lorsqu’il était sur le banc. Concrètement, l’entrejeu n’était pas aussi impactant quand le joueur formé au Royal Antwerp ne jouait pas. Le numéro 18 des Phocéens a déjà prouvé sa valeur et tente, lui aussi, de se montrer incontournable aux yeux du staff. L’option d’achat à 20 millions d’euros du Belge pousse forcément les dirigeants olympiens à réfléchir sur son cas lors des prochains mois.

    Gerónimo Rulli

    Gerónimo Rulli a aussi sa part de responsabilités dans le bon début de saison de l’Olympique de Marseille. Le portier argentin a réalisé quelques grandes prestations pour sauver de précieux points. S’il n’a pas été récompensé de ses exploits sur la pelouse du Real Madrid (13 arrêts, défaite 1-0), ses parades contre le PSG ou encore Strasbourg ont permis à son club de récupérer les trois points à chaque fois.

    Mais il y a encore des points d’amélioration pour l’ancien joueur de l’Ajax. Son jeu au pied peut encore offrir certaines sueurs et deux ou trois passages à vide ont coûté. Son erreur à Lille notamment (0-1), mais également un manque de sérénité à Saint-Gilles, malgré la victoire. Un Gerónimo Rulli en bonne forme assure forcément un gros résultat à l’OM. Il sera primordial de poursuivre cette dynamique lorsque de plus grandes échéances se présenteront.

  • Pablo Longoria dresse un bilan à mi-saison sportive

    Pablo Longoria dresse un bilan à mi-saison sportive

    Pablo Longoria vit une période apaisée alors que la trêve des Confiseurs arrive. Il a balayé, ce jeudi, plusieurs aspects du parcours de l’OM et évoqué ses relations avec ses relais au sein du club. Et en a profité pour fermer la porte à un départ de Pierre-Emile Höjbjerg.

    Le sportif

    en trois parties

    « Jusqu’au 1er septembre, période de mercato, il y a eu une recherche d’équilibre en plein mois d’août. Une autre saison a commencé en septembre, une fois le marché des transferts refermé, avec l’arrivée tardive de certains joueurs, pour différentes circonstances. Nous étions alors très optimistes, enthousiastes, après le match au Bernabéu [en Ligue des Champions contre le Real, Ndlr], où nous avons envoyé un message et atteint la trêve d’octobre dans une situation très positive avec une belle dynamique. Puis nous sommes revenus dans une normalité avec l’enchaînement des matches. »

    Le mercato d’hiver

    « Il y aura un double objectif. Récupérer les joueurs que nous n’avons pas assez utilisés en première partie de saison, comme Hamed Traoré, Amine Gouiri et Facundo Medina… Ensuite, le mercato d’été a fait que nous avons plus dépensé que ce qui était prévu, pour différentes circonstances. Il faudra ajuster le niveau des finances. C’est la priorité. Il n’y aura pas d’arrivée tant que nous ne serons pas retombés sur l’objectif économique du début de saison. Quant à Pierre-Emile Höjbjerg, la porte est fermée et il n’y a pas de discussion avec la Juve à son sujet. »

    Ses relations avec Benatia et De Zerbi

    Sur son entente avec Medhi Benatia, « nous sommes deux personnes totalement complémentaires… Pour nous, c’est très important de travailler avec cette coordination, malgré nos caractères très différents, en alimentant cette symbiose… C’est le meilleur directeur du football fait pour travailler à l’OM. »

    Et sur Roberto De Zerbi : « La situation est claire. Je souhaite qu’il reste avec nous le plus longtemps possible. Il est l’entraîneur idéal pour l’OM. À chaque jour qui passe, je suis de plus en plus satisfait de son travail. En plus, il commence à parler français ! »

    Sur les féminines

    et les jeunes

    Concernant les féminines, « nous sommes dans une période de stabilisation d’une section que nous voulons professionnaliser. Nous avons trouvé le stade qui convient, à Martigues. Maintenant, il faut consolider. »

    Du côté des jeunes, « le plus difficile, c’est d’avoir le courage de les mettre sur le terrain ! À Marseille sans doute plus qu’ailleurs. Il nous faut continuer sur la voie définie par Roberto De Zerbi si nous voulons retenir les talents locaux. »

    Sur les structures

    La question du bail d’occupation du Vélodrome était débattue au conseil municipal de ce jeudi. « Ce nouveau bail est important, c’est une question de stabilité et d’équilibre. Surtout si nous voulons améliorer l’expérience supporters. »

  • L’OM s’attache à son podium

    L’OM s’attache à son podium

    Après avoir retrouvé le sourire en Ligue des Champions, mardi, avec sa victoire face à l’Union Saint-Gilloise, l’OM serait bien inspiré de prolonger les festivités ce dimanche (à 20h45), avec la réception de l’AS Monaco. Et par la même occasion de conserver sa troisième place en championnat, histoire de conclure en beauté l’exercice 2025, avant d’aller faire un petit saut à Bourg-en-Bresse, dimanche prochain pour les 32e de finale de la Coupe de France. « Il est essentiel qu’on oublie la Ligue des Champions et qu’on se concentre entièrement sur le championnat », insiste l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi. « Le match contre Monaco est crucial et on ne peut pas se permettre de penser à autre chose. On doit effacer le match de Ligue des champions et revenir avec une mentalité tournée vers le championnat, car nous avons perdu des points dans les derniers matches, notamment à Lille », poursuit le technicien italien, persuadé que d’autres équipes vont recopier le pressing très haut exercé par les Nordistes vendredi dernier.

    « Mais la clé, c’est de savoir comment réagir quand on est pressé. Si on joue bien, en étant dynamique et rapide dans nos passes, ce genre de stratégie devient beaucoup moins efficace », estime-t-il, malgré les forces en présence parmi les meilleures équipes du championnat, à l’instar de Monaco. « Ce ne sera pas un match facile. On connaît leurs qualités. C’est une équipe qui a montré de belles choses, comme ses victoires contre Paris ou Galatasaray », souligne Gerónimo Rulli. Taulier de la formation olympienne, qui a sauvé les siens à de nombreuses reprises depuis son arrivée au sein de la cité phocéenne, le gardien argentin reste sur une série de prestations contrastées. « C’est vrai que la fatigue se fait sentir après une période intense, avec des matches très difficiles. […] Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps. Je travaille beaucoup chaque semaine pour aider mon équipe, pour être prêt et faire ce qu’il faut quand on me sollicite », ajoute l’ancien portier de la Real Sociedad, conscient que son entraîneur le pousse à donner le meilleur de lui-même. Quitte à accorder plus de temps de jeu à Jeffrey De Lange pour apporter plus de concurrence à son poste. « Cela me pousse à ne jamais me relâcher. En tant que gardien, si tu fais une erreur, il y a quelqu’un de très compétent derrière toi qui peut prendre ta place. Mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse, au contraire, ça m’encourage à travailler encore plus dur », lance le dernier rempart olympien, toujours déterminé.

    « Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps »

  • L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’avenir européen de l’OM s’est peut-être joué en une fraction de seconde.

    Cette poussière de temps qui a vu la main ferme de Gerónimo Rulli repousser une reprise de la tête de Promise David à bout portant. Le chrono du Parc Astrid affichait la quatrième minute du temps additionnel d’un match où les Marseillais sont passés par tous les états. Ce geste, instinctif, a permis de sauvegarder le but d’avance marseillais. Et offert ainsi à l’OM sa troisième victoire en Ligue des Champions.

    Un résultat qui, s’il n’est pas définitif, libère la voie vers les barrages. Car à deux matches de la fin de la phase de ligue, les hommes de Roberto De Zerbi ont presque atteint la barre d’une qualification. Celle-ci étant estimée à dix points, avec neuf, ils y sont presque.

    Toutefois, à l’image de ce qu’ils ont montré ces derniers temps, les Phocéens ont encore joué avec le feu. Comme face à Lille en championnat, ils ont rapidement couru après le score. Mais ils ont été en mesure de refaire le coup de Newcastle, en renversant Saint-Gilles de la plus belle des manières.

    Toutefois, même si au bout du compte, l’OM s’est imposé
    (3-2), la manière dont ses joueurs ont géré leur soirée n’a pas du tout satisfait Roberto De Zerbi : « Ce n’était pas excellent, mais assez bien. Et puis, je crois que mes joueurs ont trop insisté à donner les ballons à l’avant. Ce qui fait qu’ils n’ont pas bien géré, fait des choses stupides et pris des buts. »

    Il n’oublie pas, en effet, que la VAR a annulé deux buts belges, alors que son équipe menait 3-2. Comme il n’a pas non plus apprécié « de revoir parfois l’équipe qui a fait nul contre Angers et perdu contre l’Atalanta ».

    Cet OM en mode Janus s’illustre par la prestation de Gerónimo Rulli. Le gardien a d’abord été inquiétant, à l’image de son équipe totalement dépassée durant dix minutes. Comme elle, il a retrouvé ses qualités lorsqu’Igor Paixão a égalisé et mis en route le festival Mason Greenwood.

    Il est ensuite retombé dans ses travers, au moment du second but de Saint-Gilles, qui a redonné espoir aux Belges. Avant de réussir « le » geste de la soirée. Ce coup de main qui a éloigné définitivement le spectre d’un nouveau nul concédé dans le temps additionnel, comme face à Angers et Toulouse en championnat.

    Avec trois victoires en six matches, l’OM se retrouve désormais maître de son destin européen. Il leur reste deux rendez-vous à négocier en janvier, avec la réception de Liverpool, avant de retourner en Belgique, où le voyage à Bruges pourrait être celui de la validation d’une place en barrage. Ce qui rappellerait des souvenirs. Car c’est face à ce même adversaire que les Olympiens de Didier Deschamps étaient allés chercher leur billet pour la finale de la Ligue des Champions 1993.

    Mais avant de songer à cette double échéance, il y a le dernier match de championnat de l’année, dimanche. Avec la venue de Monaco, qui a également repris du poil de la bête.

  • L’assistance vidéo à l’arbitrage devient une histoire d’os

    L’assistance vidéo à l’arbitrage devient une histoire d’os

    Après Madrid, Lisbonne et le Vélodrome, Bruxelles a de nouveau vu l’assistance vidéo influencer le score final d’un match de l’OM.

    À Santiago Bernabéu, elle a offert le penalty de la victoire au Real (2-1). Au Portugal, elle en a annulé un en faveur des Marseillais et entraîné l’expulsion d’Emerson. Alors qu’à Marseille, elle a validé le but de la victoire de l’Atalanta (1-0), malgré une main d’un défenseur italien dans sa surface de réparation, qui a lancé l’action du but victorieux des Bergamasques.

    Au Parc Astrid, mardi, l’assistance vidéo à l’arbitrage a encore une fois eu une influence directe sur le score final. En annulant non pas un, mais deux buts de l’Union Saint-Gilloise, dans une fin de match irrespirable, alors que l’OM menait 3-2.

    Pour quelques millimètres

    Si la seconde annulation semble ne souffrir d’aucune contestation possible, la première est plus sujette à caution. Car, même en observant à la loupe les images, le hors-jeu du buteur, Kevin Mac Allister, est loin de sauter aux yeux.

    à vitesse réelle, l’Argentin semble couvert par Emerson. C’est en scrutant à la loupe que l’arbitre assistant vidéo a repéré le mauvais placement de celui qui pensait offrir l’égalisation à son équipe. Sur la captation d’image, le coude d’Emerson donne le sentiment que le défenseur marseillais est en couverture de son adversaire, par son coude. Néanmoins, d’après les lois du football, cette partie du corps n’entre pas en considération pour sanctionner un hors-jeu.

    C’est donc le calcanéum (os du tarse qui forme le talon) de Kevin Mac Allister qui sert de point de repère. alors que l’épaule de l’Olympien a été utilisée comme cible, la VAR a opté pour l’annulation du but, estimant que l’Argentin était devant le Phocéen.

    Ainsi, pour quelques millimètres, l’OM a pu enfin avoir une décision de la VAR qui tourne en sa faveur en Ligue des Champions. Si elle n’efface pas les frustrations des points perdus précédemment, elle permet aux Marseillais de se relancer dans la course aux barrages, avec neuf points au compteur.

  • Les minots en sursis malgré leur victoire en Youth League

    Les minots en sursis malgré leur victoire en Youth League

    Les jeunes olympiens se sont nettement imposés pour leur dernier match de phase de championnat, en Youth League. Une victoire 4 à 1 sur le terrain de l’Union Saint-Gilloise, grâce à une rencontre aboutie de la première à la dernière minute. L’espoir de qualification est encore présent.

    Conquérants depuis le début de la partie, les jeunes de l’olympique de Marseille ont rapidement été récompensés. Il a fallu un concours de circonstances et des erreurs défensives pour voir Antoine Valero pousser la balle au fond des filets. Un mauvais dégagement, un manque de communication et un gardien peu rassurant, l’Olympien en forme n’a pas fait de sentiments. C’est le 3e but pour Valero dans cette compétition, lui qui a scoré à sept reprises en U19 Nationaux cette saison. Cette réalisation au quart d’heure de jeu a permis de libérer les joueurs.

    Sur leurs ailes, Remadnia et Abdallah ont tenté de déborder la défense belge et d’amener du danger pour assurer le but du break. L’Union Saint-Gilloise a également poussé dans les dernières minutes de la première période. Plusieurs corners consécutivement et des ballons placés au milieu de la surface, sans réussite immédiate.

    Une qualification toujours possible

    C’est au retour des vestiaires que l’USG est revenu au score grâce à son ailier gauche Youssef Hamoutahar. Moins de deux minutes et les Bruxellois ont réussi à égaliser, mais, mardi, cet OM a été à réaction. Peu utilisé dans cette campagne européenne, Said Remadnia, 16 ans, a été percutant et juste lors de ses courtes apparitions. Il a remis son équipe en tête, quelques instants après l’égalisation. Ensuite, sur un corner, Pladi N’Zinga Pambani, transfuge de Montpellier, arrivé cet été, a permis aux siens de prendre le large. Le grand défenseur central (1m91) a porté le score à 3-1 alors qu’il restait une demi-heure à jouer. Juste avant le temps additionnel, l’entrant Ugo Lamare a aggravé la marque pour assurer un deuxième et dernier succès olympien durant cette compétition.

    Les joueurs de Lassad Hasni n’ont maintenant plus leur destin entre les mains. Ils devront suivre les rencontres de l’Ajax, la Juventus, du Napoli et de Leverkusen pour savoir s’ils basculent du bon côté de la ligne rouge. Si deux des clubs cités s’imposent, l’aventure Youth League s’arrête là. Les chances sont minces, vu le pedigree des adversaires (Pafos et Qarabag, entre autres), mais elles existent. Si jamais l’ensemble des résultats sourient à l’OM, le tirage au sort des seizièmes de finale de la Youth League se déroulera vendredi 12 décembre à 15h30. Les équipes issues de la Voie des Champions rejoindront celles de la phase de ligue. Sur cet autre chemin, le FC Nantes, champion de France en titre, doit battre ce mercredi le Maccabi Haïfa pour se qualifier.

    RESULTATS

    US Saint-Gilloise 1 (0)

    OM 4 (1)

    6e journée de Youth League

    Stade Joseph-Marien

    Buts : Valero (14e), Remadnia (57e), N’Zinga Pambani (61e), Lamare (89e) pour l’OM ; Hamoutahar (47e) pour Saint-Gilles

    US Saint-Gilloise : Kavlashvili – Zbakh, Bah, Steenhaut, Lindner – Moussaoui, Recchia, Tabich – Hamoutahar, Keita, Rosado

    Entraîneur : Eddy Shamavu

    OM : Diarra – Doubal, N’Zinga Pambani, Baradji, Bezahaf – Leccese, Sellami, Issanga – Remadnia, Abdallah, Valero

    Entraîneur : Lassad Hasni.

  • L’OM se rapproche du but

    L’OM se rapproche du but

    Au terme d’un match à rebondissements, l’OM assure l’essentiel.

    Pour leur troisième match à « domicile », dans le stade du grand rival Anderlecht, les Apaches de Saint-Gilles pensaient enfin vaincre le signe indien. Avant que l’OM ne retrouve les Bruxellois, 63 ans après celle qui fut la seule de leur histoire en Coupe des Villes de foires, ces derniers avaient été sévèrement punis par Newcastle et l’Inter. Avec à la clé deux défaites sur le score de 4-0.

    Alors, quand après moins de cinq minutes de jeu, Anan Khalaïli trompait Gerónimo Rulli, devenant le premier buteur de son équipe en Ligue des Champions à la maison, le Parc Astrid s’est soulevé comme un seul homme. Éteignant, pour quelques minutes, les voix des supporters olympiens. Des voix qui repartaient de plus belle après qu’Igor Paixão ait exploité une erreur de la défense locale pour remettre l’OM à flot.

    Les deux équipes jouaient leur avenir. Mais chacune, à sa manière, essayait de montrer ses qualités, pour prouver qu’elle méritait d’aller chercher une place en barrage. Ce qui donnait une rencontre agréable à suivre, avec un ballon qui allait rapidement d’une surface à l’autre.

    Au fil des minutes, l’OM devait prendre l’ascendant. À l’image de Mason Greenwood, de plus en plus entreprenant dans son positionnement plus haut, qui finissait par trouver l’ouverture, quelques minutes avant le repos.

    L’Anglais qui allait ensuite assommer les Unionistes, d’un but digne de Didier Drogba. L’OM avait fait le break, juste avant l’heure de jeu. Il restait aux Olympiens à gérer un avantage finalement mérité, à la vue de leur belle réaction après avoir été surpris par l’entame dynamique de l’Union. Une Union qui terminait tout aussi fort. Réduisant le score par l’inévitable Anan Khalaïli. Et qui pensait égaliser par Kevin Mac Allister puis par Promise David.

    Mais ces deux buts étaient finalement annulés par l’assistance vidéo, évitant aux Phocéens de vivre une grosse désillusion et de se rapprocher des barrages.

    RESULTATS

    St-Gilles 2 (1)

    OM 3 (2)

    6e journée

    Parc Astrid (19 000 spectateurs)

    Arbitre : J. Pinheiro (POR).

    Buts : Khalaïli (5, 72) pour St-Gilles, Paixão (13), Greenwood (41, 58) pour l’OM.

    Avertissements : Burgess (59), Zorgane (68), Niang (80), David (90) à St-Gilles, Weah (26) à l’OM.

    RUSG : Scherpen – Mac Allister, Burgess ( c ), Leysen – Khalaïli, Zorgane, van de Perre (Rasmussen, 82), Niang (Sykes, 90+3) – Schoofs (Boufal, 64) – Florucz (David, 64) , Rodriguez (Giger, 82).

    Entraîneur : D. Hubert.

    OM : Rulli – Murillo, Aguerd, Emerson – Weah (Balerdi, 46), Vermeeren, Höjbjerg ( c ), Paixão – O’Riley (Nadir, 69) – Greenwood (Vaz, 88), Aubameyang (Kondognia, 88).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    Un kop vide

    Pour disputer ses matches de Ligue des Champions, l’US Saint-Gilloise s’est délocalisée au Parc Astrid.

    Mais le club de Forest n’utilise pas la totalité des installations d’Anderlecht. Notamment le kop, qui reste vide les soirs de compétitions.

    Les supporters de la RUSG préférant s’installer dans une tribune latérale, où ils se sentent plus à l’aise que dans l’antre des Mauves.

  • Ligue des champions : les supporters de l’OM sont dans la place en Belgique

    Ligue des champions : les supporters de l’OM sont dans la place en Belgique

    Il est 11 heures, place du Jeu-de-Balle. Une personne, maillot floqué au nom de Balerdi, se réfugie chez «Le Marseillais». De loin, il a repéré une patrouille de police, descendant la rue Blaes. « Ouf, c’était moins une ! » Hervé a échappé à ce qui aurait pu le conduire en garde à vue, pour non-respect des règles vestimentaires édictées par le bourgmestre de Saint-Gilles.

    « C’est stupide, cette décision. Je ne comprends pas notre bourgmestre. Il n’a rien compris aux liens d’amitié entre notre club et Marseille. » Maillot de l’US Saint-Gilloise sur le dos, Emeline est une amie de Hervé, figure de la pétanque dans son fief de Lunel-Vieil et supporter de longue date. « Nous vivons une passion commune pour le football, l’OM et Saint-Gilles », commente ce dernier.

    Ils ne sont pas les seuls à défier la loi. Au «Marseillais du jeu de balle», devenu le quartier général des supporters sans billet, ils trouvent un endroit pour patienter. Faire connaissance et regarder le match sur écran géant en soirée. Anthony et ses potes sont de Uchaud. Ils croisent Hamed. « Je viens du Portugal et je cherche un billet », bredouille-t-il. Quand il apprend qu’il lui faudra retourner en France, vers Lille, pour trouver son sésame, il se résigne. «Tant pis, je regarderai le match ici. »

    Même décision pour ce groupe de la Vieille Garde. « Nous avons tenté le coup. Mais, il est impossible d’avoir des billets. Nous aurons droit à l’ambiance dans les bars », soupire Gilles.