Tag: Ligue des Champions

  • Un deuxième succès européen qui redonne des couleurs à l’OM

    Un deuxième succès européen qui redonne des couleurs à l’OM

    Après les contre-performances au Sporting Portugal (2-1, le 22 octobre) et contre l’Atalanta Bergame (0-1, le 5 novembre), l’Olympique de Marseille a réussi à sortir des sentiers battus, mardi soir au stade Vélodrome, en s’imposant face à Newcastle (2-1). Une grosse écurie anglaise qui s’était pourtant offert le cador Manchester City quelques jours avant. Cette deuxième victoire en Ligue des Champions permet aux Marseillais d’entretenir l’espoir d’une qualification pour les barrages, avant de se déplacer sur la pelouse de l’Union Saint-Gilloise, le 9 décembre.

    « À part les dix premières minutes, où on était dans les nuages, un peu perdu, après on a fait un gros match », s’est réjoui Roberto De Zerbi en conférence de presse d’après match. « On a bien joué, mais pas très bien. On a créé des occasions et peu subi. On a gagné un grand match, je suis vraiment très heureux, pour les joueurs aussi. C’est vraiment une belle soirée », a poursuivi le technicien italien, également ravi d’avoir titularisé le jeune Darryl Bakola (17 ans) pour la première fois de sa jeune carrière. Un pari qu’il a reconnu « risqué » sur le papier, mais qui s’est avéré gagnant sur le terrain. « Sa personnalité, son courage, la manière dont il a joué m’a plu, malgré quelques erreurs. Les joueurs, ce ne sont pas comme les abricots. Les abricots mûrissent sur l’arbre, les joueurs sur le terrain. Donc, il faut prendre des risques. C’était sa journée. Le Vel’ est un stade généreux pour les jeunes de son centre de formation, ça l’a aidé, même dans ses erreurs », estime l’entraîneur olympien, préférant le physique et la fraîcheur du minot à des joueurs plus expérimentés comme Matt O’Riley ou Angel Gomes. « Je lui ai demandé de jouer comme il l’aurait fait au parc avec ses amis, sans pression », a ajouté Roberto De Zerbi, conscient de posséder une pépite dans son effectif.

    Grandissime Aubameyang

    « C’est un jeune joueur avec beaucoup de talent », reconnaît Benjamin Pavard, auteur d’un match solide défensivement face aux Magpies. « Il avait déjà joué quelques matches et il l’a montré encore ce soir. À 17 ans, être titulaire en Ligue des Champions, ce n’est pas rien. Ça prouve ses qualités. Je ne lui ai pas beaucoup parlé, je lui ai juste dit de prendre du plaisir et de jouer avec ses qualités. Et on a vu qu’il a fait un gros match. C’était important de gagner, on devait réagir après la défaite contre l’Atalanta. Je ne vais pas revenir dessus, mais on a perdu des points. Il fallait gagner aujourd’hui (mardi) et c’est fait. On est très contents et on va vite se reposer avant le match contre Toulouse samedi », a insisté l’international tricolore. Ce succès n’aurait jamais vu le jour sans l’expérience et le second souffle de Pierre-Emerick Aubameyang. L’attaquant gabonais de 36 ans ne cesse de démontrer qu’il est capable d’être aussi clinique qu’auparavant.

    Grâce à son doublé inscrit mardi soir, 21 ans après celui de l’Ivorien Didier Drogba face à ce même adversaire en demi-finale retour de la Coupe de l’UEFA 2004, il compte désormais 59 buts en compétitions européennes (tours préliminaires inclus) et égalise ainsi le record d’un certain Thierry Henry. « Auba n’a rien à prouver à personne, il n’a juste qu’un défaut, c’est qu’il a 36 ans. En espérant qu’il pourra jouer 10 années en plus, car c’est vraiment un champion », a martelé Roberto De Zerbi, en ayant à l’esprit que l’ancien avant-centre de prestigieuses formations comme Arsenal, Chelsea, le Borussia Dortmund ou le FC Barcelone a officiellement dépassé les 400 buts en carrière. « C’est du Auba », a souri Timothy Weah, fils de l’illustre « Mister George ». « On sait que c’est un joueur de très haut niveau. On savait qu’il peut faire ça dans les grands matches. C’est un top joueur et on le voit sur le terrain. J’espère continuer à jouer avec lui et continuer à lui donner des passes décisives parce que c’est un kiff de jouer avec lui », a commenté le latéral américain, qui considère son aîné comme un exemple.

  • Darryl Bakola marque les esprits pour ses premiers pas chez les grands

    Darryl Bakola marque les esprits pour ses premiers pas chez les grands

    À cinq jours de ses 18 ans, Darryl Bakola ne pouvait pas espérer meilleur cadeau d’anniversaire de la part de son entraîneur. Roberto De Zerbi a décidé de le titulariser pour la première fois sa jeune carrière, mardi soir, à l’occasion de cette 5e journée de Ligue des Champions face à Newcastle. Il n’avait jamais débuté un match avec le groupe professionnel jusqu’ici, que ce soit en Ligue 1, où il est entré à cinq reprises pour vingt-quatre minutes de temps de jeu cumulé cette saison, ou bien même en Coupe de France.

    Une première mémorable

    Une somptueuse opportunité pour le jeune milieu de terrain originaire de Clichy, en région parisienne, qui devient le deuxième plus jeune olympien à prendre part à un match en Ligue des Champions, derrière André Ayew, plus jeune de 49 jours lors de la rencontre face à Porto, le 24 octobre 2007.

    Mais cette chance était avant tout un pari osé de la part du technicien italien, qui a eu l’occasion de justifier son choix avant le coup d’envoi. « Parce que c’est un joueur fort. Je m’attends à ce qu’il joue comme quand il était petit et qu’il jouait dans le parc à côté de sa maison », a-t-il confié au micro de Canal+. L’ancien vainqueur de la Coupe Gambardella avec l’OM en 2024 a progressivement trouvé ses marques sur le terrain. Il n’a pas eu peur d’aller au contact des Magpies, avant de prendre son courage à deux mains pour tenter sa chance vers la cage de Nick Pope. En résistant à la pression défensive exercée par Sandro Tonali, Darryl Bakola a réussi à s’effacer de son marquage pour se retrouver dans la zone de vérité. Il s’est malheureusement pris les pieds dans le tapis vert et a même écopé d’un carton jaune pour simulation.

    Intéressant en première période, le minot s’est sublimé en seconde, délivrant la passe en profondeur décisive du premier but d’Aubameyang. Il n’a pas ménagé ses efforts par la suite, en continuant de gratter quelques récupérations, avant de sortir à la 62e minute sous les applaudissements du public.

  • Premier succès pour les minots en Youth League

    Premier succès pour les minots en Youth League

    Cette fois-ci, c’est la bonne pour les minots. Ils décrochent leur premier succès de la saison en Youth League en disposant d’une équipe de Newcastle trop peu dangereuse (2-0). Un résultat qui permet à l’OM de croire encore à une qualification pour les phases finales.

    Face à une équipe du nord de l’Angleterre à leur portée (0 point en 4 matches), les jeunes olympiens ont pris cette rencontre par le bon bout. Plusieurs offensives dans les premiers instants et finalement du réalisme, ce qui avait manqué contre l’Atalanta. Dès la fin du premier quart d’heure, Said Remadnia a ouvert le score. Ensuite, les rares incursions des joueurs de Newcastle n’ont pas porté leurs fruits. Une petite frayeur peu avant la pause avec un tir en angle fermé, mais l’OM affichait bien un court avantage après 45 minutes.

    La seconde période était plus incertaine que la première. Sur le banc de touche, Titou Hasni haranguait ses troupes et les exhortait à ne pas s’endormir. Un nouvel événement a permis aux Marseillais de souffler et d’imposer une pression conséquente jusqu’au coup de sifflet final. Auteur d’un tacle trop haut et dangereux, Anthony Munda est expulsé sans hésitation par l’arbitre central (67e). Abdallah et Valero ont ensuite eu l’occasion de creuser l’écart, coup sur coup, mais la réussite a manqué. Le temps filait et les Magpies n’ont pas trouvé la clé pour recoller. Antoine Valero s’est même permis d’ajouter un but au bout du temps additionnel, après une faute de main du gardien.

  • Le moteur marseillais a eu plus de reprise

    Le moteur marseillais a eu plus de reprise

    À Nice, c’est en défense que Roberto De Zerbi avait innové, en jonglant avec les joueurs valides. Avec, à la clef, des choix qui se sont avérés judicieux.

    Pour la réception de Newcastle, dans le match vu comme étant celui de la possible relance en Ligue des Champions, c’est le trident du milieu qui a été revu. Avec la surprise Darryl Bakola, associé à Pierre-Emile Höjbjerg et Arthur Vermeeren, qui eux ont déjà fait leurs preuves.

    La rapide ouverture du score par les Magpies changeait la donne. Elle obligeait les Marseillais à prendre plus de risques, face à un adversaire qui les laissaient venir dans leur moitié de terrain. Et faisaient frémir le Vélodrome sur chacune de ses accélérations.

    Mais, en seconde période, la reprise marseillaise était plus dynamique. Avec, à la manœuvre, Pierre-Emerick Aubameyang, dont le doublé réussi dès la reprise, devait renverser la vapeur. Et ainsi permettre d’entretenir la flamme d’une qualification en barrages.

  • L’OM n’a jamais abdiqué face à Newcastle

    L’OM n’a jamais abdiqué face à Newcastle

    Vingt-et-un ans après leur seule confrontation, l’OM retrouvait Newcastle, ce mardi. Des retrouvailles qui n’avaient pas la même saveur. En 2004, les deux équipes se disputaient un billet pour une finale de coupe UEFA. Alors qu’en ce froid mardi soir de novembre, les Olympiens cherchaient à rester en vie dans la course aux barrages de la Ligue des Champions, tandis que les Anglais espéraient conserver leur place dans le top 8, synonyme de qualification directe pour les 8e de finale.

    Les ingrédients étaient réunis pour une nouvelle soirée légendaire. Et ce fut le cas. Avec comme fil conducteur une entame ratée. Celle de l’OM en première période, qui voyait Harvey Barnes assener un uppercut qui laissait groggy le Vélodrome, après seulement six minutes de jeu.

    Celle de Newcastle, en seconde, était plus spectaculaire. Car elle permettait à Pierre-Emerick Aubameyang de marquer deux fois en quatre minutes. Ce qui lui donnait l’occasion de prendre sa revanche sur une première période durant laquelle il avait échoué à quatre reprises face à Nick Pope.

    Le doute s’effaçait petit à petit. à chaque ballon intercepté. Sur chaque ballon capté par Gerónimo Rulli. Après chaque ballon qui arrivait dans les pieds de Pierre-Emerick Aubameyang, le capital confiance remontait côté phocéen.

    Toutefois, il fallait éviter une certaine euphorie qui aurait pu avoir l’effet contraire de celui recherché par Roberto De Zerbi. En appelant Matt O’Riley à la rescousse, il donnait plus e volume à son entre-jeu. Afin de contenir la réaction des Magpies.

    L’OM s’accrochait à son but d’avance. Utilisait la moindre faiblesse anglaise pour repousser le jeu dans le camp adverse, afin d’éloigner le plus possible le danger du but de Gerónimo Rulli. Le gardien marseillais avait retrouvé sa place, après avoir été laissé au repos à Nice. Et, malgré un coup à l’oreille juste avant le repos, l’Argentin devait conserver la tête froide jusqu’au bout. Ne pas hésiter dans ses sorties. Et s’appliquer dans ses interceptions de ballons.

    Il s’affirmait comme le pendant idéal à Pierre-Emerick Aubameyang. Avec d’un côté le buteur. De l’autre celui qui empêchait l’adversaire d’en marquer. Au fil des minutes, même si Newcastle était plus souvent aux abords de la surface olympienne, le parfum de la victoire devenait de plus en plus prégnant.

    Du côté du Vélodrome, les chœurs poussaient comme un seul homme derrière des Phocéens qui avaient tout donné. Et qui, au bout de cinq minutes d’un temps additionnel interminable, sont allés chercher cette deuxième victoire, la première face à un club anglais après douze échecs consécutifs.

    Si l’OM parvient à accrocher une place en barrages, au soir de son voyage à Bruges, sa prestation contre Newcastle a peut-être été le détonateur d’une belle remontée.

    RÉSULTATS

    OM 2 (0) Newcastle 1 (1)

    5e journée

    Stade Vélodrome (64 521 spectateurs)

    Arbitre : M. Mariani (ITA).

    Buts : Aubameyang (46, 50) pour l’OM, Barnes (5) pour Newcastle.

    Avertissements : Balerdi (3), Bakola (34), Emerson (53), Greenwood (68), Vermeeren (84) à l’OM, Willock (20), Gordon (43), Burn (66) à Newcastle.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Balerdi ( c), Emerson – Höjbjerg, Vermeeren, Bakola (O’Riley, 61) – Greenwood (Gomes, 88), Aubameyang (Vaz, 90+2), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    NEWCASTLE : Pope – Livramento (Hall, 60) ,Thiaw, Schär ( Elanga, 60), Burn – Guimarães ( c ), Tonali, Willock (Ramsay, 73) – J. Murphy (Miley,60), Gordon ( Woltemade,73) Barners.

    Entraîneur : E. Howe.

  • Newcastle est gonflé à bloc avant d’affronter Marseille dans son antre

    Newcastle est gonflé à bloc avant d’affronter Marseille dans son antre

    Ils ont frappé un grand coup samedi en battant la grande équipe de Manchester City à domicile (2-1). « Boostés par cette victoire », comme l’a assuré l’entraîneur de Newcastle Eddie Howe, ses protégés débarquent dans la cité phocéenne avec de réelles intentions. « Je ne sais pas si on va se qualifier rapidement. On est encore en lice en Ligue des Champions, il faut juste essayer de gagner chaque match », insiste le technicien anglais, conscient d’occuper une sixième place confortable au classement européen avant d’affronter l’OM version Roberto De Zerbi.

    Un coach qu’il admire depuis son passage à Brighton. « C’est un visionnaire, un innovateur, et ses équipes sont toujours parfaitement organisées. Je sais que nous devrons nous organiser de la même manière face à son style de jeu. Nous devons essayer de contrôler l’espace et la technique avec le ballon. La bataille au milieu de terrain sera cruciale pour nous », ajoute Eddie Howe. Dans ce secteur de jeu, l’entraîneur italien reconnaît les forces de son adversaire du jour. « Ils ont un milieu de terrain de premier plan mondial avec Tonali, Guimarães et Joelinton. C’est une équipe physique, mais qui sait jouer, avec des joueurs rapides sur les côtés », analyse-t-il, en répliquant qu’il possède également « des joueurs forts » qui ont « les armes pour les mettre en difficulté ».

    La menace Greenwood

    Parmi eux, les noms les plus cités par l’entraîneur de Newcastle restent Mason Greenwood et Pierre-Emerick Aubameyang. Deux joueurs qui ont connu la Premier League, respectivement avec Manchester United et Arsenal. Mais c’est surtout l’Anglais qui était au centre de l’attention, suite à son doublé inscrit vendredi sur la pelouse de l’OGC Nice (1-5). « C’est un très bon attaquant utilisé intelligemment sur l’aile droite. C’est plutôt un joueur qui combine avec les autres à ce poste. Il est plus efficace lorsqu’il repique dans l’axe », juge l’ancien coach de Bournemouth.

    Ce dernier prendra part à son premier match au Vélodrome. « Je trouve que l’ambiance ressemble beaucoup à St James’ Park. L’énergie, le soutien des supporters aux joueurs, cela jouera contre nous ici, car nous devrons composer avec ça, et bien mettre en place notre jeu. On peut relever ce défi », lance-t-il avec excitation.

    Sécurité renforcée

    Près de 3 000 supporters anglais sont attendus au Vélodrome ce soir.

    Un dispositif d’encadrement a été mis en place depuis lundi, afin d’éviter tout risque de débordement. Avant de se rendre au stade, les supporters de Newcastle devront stationner sur le site de la Joliette, d’où ils partiront, en convoi, via le métro. L’encadrement policier montera en puissance au fil de la journée. M.Ga.

  • L’OM doit enfin lancer sa chasse aux points

    L’OM doit enfin lancer sa chasse aux points

    Avec trois points engrangés en quatre matches, le capital de l’OM semble bien maigre.

    Néanmoins, la situation ne semble pas (encore) préoccuper Roberto De Zerbi. « Je ne pense pas que le match contre Newcastle sera décisif. La saison dernière, vous avez pu voir qu’avec cette formule, la Ligue des Champions n’est jamais terminée et tout s’est déterminé dans les deux dernières journées. » L’entraîneur marseillais reconnaît malgré que tout « que nous avons besoin de points et je pense que nous avons la possibilité d’en prendre sur les quatre derniers matches. Et cela commence par Newcastle ».

    Si l’on regarde le classement, la tâche phocéenne semble très compliquée. Les Anglais, bien qu’en difficulté dans leur championnat, occupent actuellement la sixième place et comptent trois victoires. Soit deux de plus que l’OM.

    « Ce sera un test très compliqué face à un adversaire particulier », admet Angel Gomes. L’Anglais connaît bien l’adversaire. Il a côtoyé plusieurs éléments en sélection nationale et en a affronté d’autres lorsqu’il évoluait à Manchester United. Il s’attend à « un jeu très physique, avec des joueurs qui vont mettre beaucoup d’impact. Si nous voulons gagner, nous devrons faire simplement ce que nous avons à faire. Jouer juste notre football sera, je le pense, suffisant », estime l’ancien Lillois.

    Le milieu a confiance en ses coéquipiers. « Nous venons de réussir deux bonnes prestations dont les résultats ont amené un regain de confiance, après une période compliquée. Newcastle, c’est l’occasion de rester dans le positif », souligne-t-il.

    « C’est le moment de songer à bien jouer et aller chercher les points dont nous avons besoin », rebondit Roberto De Zerbi. L’Italien a bien insisté sur ce que doivent réaliser ses joueurs dans la rencontre de ce mardi soir. « Si nous nous focalisons sur les forces de Newcastle, nous risquons de nous inhiber et perdre les nôtres. C’est pourquoi nous devons refermer la page de Nice, oublier le score de 5 – 1, qui semble excessif même s’il est mérité, et avoir à l’esprit que si nous jouons comme à Nice, nous ne gagnerons pas tant de matches que ça. Car mes joueurs peuvent faire mieux dans le jeu. »

    Pas de sorties de l’infirmerie olympienne

    Au moment d’affronter Newcastle, Roberto De Zerbi affiche des regrets.

    « Hamed Traoré est trop juste physiquement. C’est dommage, car c’était le match parfait pour qu’il se relance sur de bonnes bases », soupire l’entraîneur marseillais. L’ancien Auxerrois n’est pas le seul élément qui n’a pas obtenu le feu vert médical pour quitter l’infirmerie.

    Sans surprise, Nayef Aguerd sera en tribunes, ce mardi soir. Le Marocain risque fort d’être écarté des terrains jusqu’à la trêve des Confiseurs, du fait de sa pubalgie. « Il n’est pas en état de jouer », confirme son entraîneur.

    Roberto De Zerbi a également donné des nouvelles de Facundo Medina. « Il a fait une rechute de sa blessure musculaire. Il devrait avoir besoin d’encore un bon mois avant de revenir », regrette-t-il. L’entraîneur marseillais se montre résigné concernant l’Argentin, qui devait être un des piliers de sa défense et qui n’a fait que quelques apparitions. « Il est difficile à remplacer et j’espère l’avoir pour la suite de la saison. »

  • Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Marseille tombe de haut. Invaincu cette saison et leader de sa poule de Champions League, le CNM vient s’incliner dans son bassin face à Sabadell (11-12). Une contre-performance, en ayant couru après le score une bonne partie du match.

    Quelques instants après le coup d’envoi fictif donné par la légende de la natation française Florent Manaudou, la rencontre a débuté dans une ambiance chlorée. Cela ne sentait pas encore le sapin pour les Marseillais. Cette première des quatre périodes s’est bien déroulé pour les Espagnols, avec un score évoluant sans qu’une équipe ne prenne le large. Le CNM et Sabadell se sont rendus coup pour coup, avec notamment deux réalisations rapides de Thomas Vernoux. Le tableau d’affichage indiquait 3-3 après 8 minutes de jeu. Ensuite, jusqu’à la pause, les visiteurs ont été les plus impactants. Deux penalties obtenus pour des fautes marseillaises et une meilleure gestion des possessions a permis à Tiago Carrio et ses coéquipiers de basculer en tête (7-8).

    La tendance ne s’est finalement pas inversée

    Le Cercle a même été mené de deux buts par l’équipe actuellement dernière du groupe D de cette Ligue des Champions. Une réaction du CNM était attendue, surtout que, dans un même temps, Barceloneta a écrasé Hanovre 27 à 11, dans le bassin allemand. Les défenses ont pris le dessus dès la reprise. Plusieurs minutes de flottement où les attaques n’aboutissaient pas sur un but. Sabadell a repris sa marche en avant avec des fixations tranchantes qui laissaient de l’espace aux tireurs. Ces mouvements de ballon leur ont permis d’accentuer leur avance pour entrer dans le dernier quart-temps avec deux longueurs d’avance (8-10).

    Il fallait donc une performance majuscule des hommes de Milos Scepanovic pour renverser une partie bien mal engagée. Ils se sont donnés les moyens de le faire avec une défense plus rugueuse, mais les quelques occasions manquées en fin de match ont pesé dans la balance. Un poteau, une balle perdue devant le gardien et l’égalisation n’est jamais venue. Malgré la pression populaire, les locaux ont laissé le succès à leurs adversaires (11-12).

    RÉSULTATS

    Marseille 11

    Sabadell 12

    3e journée de la Ligue des Champions

    Bassin Pierre-Garsau

    Marseille : Tesanovic, Larumbe, Crousillat, De Nardi, Nagy, Vernoux, Drasovic, Bouet, Marion-Vernoux, Spaic, Vanpeperstralete, Kalogeropoulos, Mcknight, Gbadamassi

    Sabadell : Lorro, Famera, Asensio, Bonet, Panerai, Soler, Cardoso, Cadanas, Averka, Perez, Vergara, Carrio, Larsen, Romeva

  • Water-polo : Marseille vise la passe de trois en Coupe d’Europe

    Water-polo : Marseille vise la passe de trois en Coupe d’Europe

    Une victoire et l’avenir des Marseillais s’éclaircirait. Le CNM reçoit, ce mercredi à 20h30, les Espagnols de Sabadell, pour le compte de la 3e journée de la Ligue des Champions de water-polo. Les Bucco-Rhodaniens restent sur deux succès de prestige : une large victoire contre Hanovre (20-9), puis un exploit à Barceloneta (12-11), troisième de la dernière Coupe d’Europe, que les Phocéens n’avaient encore jamais battu. Deux résultats qui ont pleinement satisfait Milos Scepanovic, l’entraîneur en chef monténégrin : « On est très contents de ces deux matches. On attend cette dernière rencontre pour boucler la phase aller de la meilleure des manières et on espère se qualifier pour le top 8, mais aussi prendre la première place de la poule. »

    Marseille peut donc conclure cette première partie de la phase de poules avec trois victoires en autant de rencontres. Face à eux, Sabadell ne s’est pas encore imposé dans cette édition et semble d’un moindre calibre. « C’est une équipe qui a l’habitude de la Ligue des Champions. Elle est composée de joueurs locaux, mais aussi d’internationaux brésiliens, italiens, monténégrins… Sabadell ressemble à Barceloneta, même si Barceloneta est meilleure », décrit Milos Scepanovic.

    Le Cercle des nageurs s’impose comme un favori crédible au titre, en fin de saison, tout en se montrant prudent. Le chemin est encore très long et c’est seulement le printemps venu que l’équipe saura si elle peut devenir le premier club français à remporter la Ligue des Champions. Le coach venu du Monténégro détaille : « Notre objectif est toujours de gagner. Il fallait créer des conditions idéales et c’est le cas aujourd’hui. On est conscients de nos qualités, il faut y croire, tout en gardant les pieds sur terre. »

    Le capitaine Ugo Crousillat enchaîne : « Le pire serait de se reposer sur nos acquis. Mais c’est vrai que nous avons fait un sans-faute depuis le début de la saison. En allant deux fois d’affilée au Final four de la Ligue des Champions, on aura déjà fait mieux. Malgré tout, si on y va et que l’on finit encore quatrièmes, on sera déçus. »

    Le CNM continue d’être une machine à buts

    122 buts inscrits dans le championnat français en seulement six matches. Une moyenne de 20 réalisations par rencontre et 32 autres marquées au niveau européen. Le CNM n’en finit pas de flamber dans les bassins de France et du continent. Une puissance offensive pouvant s’expliquer d’une simple manière, indépendante de l’équipe, d’après le coach Scepanovic : « La longueur du terrain a baissé de 5 mètres cette saison (25 contre 30 auparavant). C’est une donnée à prendre en compte. Et marquer beaucoup de buts, ce n’est pas forcément ce que l’on cherche. On veut maîtriser le jeu, individuellement et collectivement. »

    Ugo Crousillat est en phase avec ce constat et met également en avant l’effectif qui l’entoure. « Cette année, le danger offensif peut venir de plus d’endroits. Au niveau de la qualité de shoot, il y a plus de danger que la saison dernière. » Plus de tirs, de duels, des transitions plus rapides, le water-polo s’est aussi modernisé et le CNM utilise à son avantage ce changement. Sabadell pourrait bien en faire les frais.

    Le CNM toujours invaincu cette saison

    Le Cercle des nageurs de Marseille s’impose comme l’équipe à battre au niveau national. Désormais installé parmi les meilleures formations européennes, le CNM domine le championnat de Pro A. Sur les cinq premiers matches, cinq victoires avec au moins 11 buts d’écart, 20 buts marqués au minimum.

    La machine ne s’est pas encore enrayée après deux mois de compétition. Il y a eu des hauts et des bas contre Strasbourg mais, finalement, les Phocéens ont su serrer la vis dans les deux dernières périodes pour s’imposer 18 à 17. Le bilan est dans le vert et la dynamique devrait se poursuivre jusqu’à début décembre.

    Le 2 décembre, le CNM accueille un cador, Barceloneta, en Coupe d’Europe.

  • Handball : Lucie Granier défie son club de cœur

    Handball : Lucie Granier défie son club de cœur

    « Le jour du match, je laisserai le cœur de côté. » Ce jour est arrivé pour Lucie Granier. L’ailière droite de Metz et de l’équipe de France retrouve son club formateur, Plan-de-Cuques, à l’occasion de la dernière journée de championnat en 2025 (ce mercredi à 20h). Même si cette rencontre se dispute aux Arènes, c’est un retour aux sources pour la Marseillaise de naissance. Le HBPC a été son premier club, de ses 11 ans jusqu’à son départ au centre de formation de Besançon, arrivée à l’âge adulte. « Plan-de-Cuques, c’est là où j’ai commencé, c’est mon club de cœur. C’est aussi la rencontre avec mes premiers coachs, c’est très important pour moi. »

    Tout a donc commencé dans cette banlieue de Marseille qu’elle connaît parfaitement. Après avoir suivi sa grande sœur, elle aussi handballeuse, Lucie monte en grade. Elle fait et réussit les tests pour entrer au pôle espoir de Marseille, le seul de la ville à l’époque. « J’ai fait 4 ans au pôle. J’ai adoré et ça s’est très bien passé puisque je suis ensuite partie au centre à Besançon. Ils ont vu un potentiel en moi, mais personnellement je jouais pour m’amuser, je ne me rendais pas bien compte. » En tant que « gauchère et aimant courir partout », Lucie Granier tape dans l’œil de plus grands clubs. Après avoir participé à la montée du HBPC en D2F, elle s’envole pour le Doubs puis plus tard pour Metz, mastodonte français aux 27 titres de champion national.

    Depuis la Lorraine, la handballeuse de 26 ans continue de suivre son club formateur. Elle le voit se développer et se donner des buts élevés pour continuer de grandir. « C’est un club qui se structure de plus en plus. Ils ont placé des objectifs forts avec une qualification européenne dans les deux ans. Ils investissent dans la formation et veulent se pérenniser en D1. C’est génial pour le sud parce qu’il y a peu de clubs à part Nice et Toulon. » Pour Metz Handball, cette rencontre face à Plan-de-Cuques arrive entre deux matchs de Ligue des Champions.

    Une dernière avant

    de rejoindre les Bleues

    Les Messines étaient samedi soir à Debrecen (victoire 35-30), avant de recevoir ces mêmes Hongroises ce week-end. Pas de quoi chambouler l’ailière d’1,67m et ses coéquipières : « Je ne peux pas dire que ce match en particulier nous fait garder le rythme, parce que c’est notre quotidien de jouer deux matchs par semaine. Ce sera un match de qualité et il ne faudra pas trop penser à la rencontre de Ligue des Champions. » Surtout que cette semaine est la dernière en club pour toutes les joueuses. La sélection nationale va prendre le dessus puisque le Mondial se tient en Allemagne et aux Pays-Bas entre le 26 novembre et le 14 décembre. Les Bleues sont les tenantes du titre et veulent se relever après une 4e place frustrante au dernier Euro. « Nous avons de bons éléments, une bonne équipe, mais il ne faut pas oublier que le handball international progresse. On va y aller avec beaucoup d’humilité, pour aller le plus loin possible », raconte Lucie Granier. Mais, en attendant, la Messine au numéro 28 semble prête à battre le HBPC et réaliser quelques gestes spectaculaires dont elle a le secret.