Tag: Ligue des Champions

  • L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    Après deux défaites consécutives au Vélodrome face à Nantes et Liverpool, comment l’OM allait-il réagir en accueillant Lens ?

    Pour certains, ce match contre le leader était, déjà, celui de la dernière chance pour rester crédible en Ligue 1. Les Olympiens ont su se ressaisir et faire chuter les Artésiens. Que retenir de cette soirée ?

    Des recrues déjà intégrées

    Quinten Timber et Ethan Nwaneri ont tout juste eu le temps de découvrir leur nouvel environnement, qu’ils ont été propulsés titulaires. Le Néerlandais et l’Anglais ont répondu aux attentes de Roberto De Zerbi. L’Italien a pu tester un nouveau dispositif, plus offensif, et faire souffler Mason Greenwood en vue du match de mercredi à Bruges. « Les recrues très bien acclimatées grâce à Benatia et Longoria », a commenté l’entraîneur marseillais.

    Côtés joueurs, Pierre-Emile Höjbjerg note que « les profils choisis s’intègrent vite. On l’a vu aujourd’hui avec Quinten Timber, pour qui tout a semblé naturel. Ethan Nwaneri a aussi fait un bon match. L’équipe les aide, et ils aident l’équipe ».

    Nayef Aguerd rassure la défense

    Annoncé comme incertain, quelques jours après son retour de la Coupe d’Afrique des nations où il a disputé la finale avec le Maroc, Nayef Aguerd a pu finalement tenir sa place. Sa présence a semblé rassurer ses coéquipiers. D’ailleurs, jusqu’à son remplacement par Benjamin Pavard (74e), l’arrière-garde olympienne n’a pas connu de véritable alerte. En revanche, dans le dernier quart d’heure, elle a montré à nouveau des signes de fébrilité. Ce qui a permis aux Lensois de réduire le score, à l’entame du « money time ».

    Le coup de colère de Roberto De Zerbi

    L’entraîneur olympien était visiblement agacé par les commentaires acides de certains consultants de chaînes sportives. Il l’a fait savoir de manière véhémente en conférence de presse d’après match et face aux caméras de Ligue 1+. « Je suis arrivé ici avec beaucoup de respect, je me suis lié à Marseille, c’est un lieu spécial » a-t-il d’abord expliqué. Avant d’insister sur le fait que « mon seul patron, c’est Frank McCourt, mais ce n’est pas mon maître. Je n’ai le numéro d’aucun journaliste. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place, je ne dis rien, mais je pense que le passeport et la nationalité changent beaucoup de choses ». Précisant que « si j’avais le passeport français ça serait un peu différent. Et moi, je suis italien ! »

    Le nouveau poste de Pierre-Emile Höjbjerg

    Avec l’intégration de Quinten Timber et Ethan Nwaneri, le système de Roberto De Zerbi a quelque peu évolué. Pierre Sage, qui estimait « que nous étions dans la position de l’OM contre Liverpool », a surtout noté cette nouveauté, comme le principal problème que son équipe n’a pas su résoudre. « Il y a des choses à dire sur notre manière de défendre. On a essayé de régler le problème Höjbjerg à la mi-temps. On s’est fait décaler de la même manière sur les deux premiers buts. Je n’ai pas été content de notre réponse sur ça en seconde période ».

    Le Danois s’est vu confier un nouveau rôle. Placé en sentinelle devant la défense, il a été la rampe de lancement des offensives marseillaises, que les Lensois n’ont pas su contrer. « Il a sans doute effectué sa meilleure prestation depuis qu’il est avec nous », a reconnu Roberto De Zerbi.

    Pierre-Emile Höjbjerg, s’est montré tempéré. « Après la défaite à Liverpool, c’était important de relever la tête et de montrer que nous étions capables. Contre le premier du classement, nous avons fait un bon match, un match complet. Tout le monde a réalisé une bonne performance. Mais il ne faut pas la ramener après cette victoire ».

    Le rendez-vous de Bruges sans les recrues

    En battant le leader, l’OM a fait le nécessaire pour dissiper certains doutes. Et préparer au mieux le match de mercredi, en Belgique, où se jouera l’avenir européen des Marseillais. « Nous préparons ce match pour amener l’OM là où il est arrivé peu de fois lors des quinze dernières années », confesse Roberto De Zerbi. Pierre-Emile Höjbjerg donne le ton. « Nous nous sommes bien remis après Liverpool, mais il ne faut pas s’enflammer. Rester focalisés, faire les choses bien pour passer le cap et rester en Ligue des champions ».

    Un match auquel ne prendront pas part Ethan Nwaneri et Quinten Timber car ils ne sont pas dans la liste européenne de l’OM.

    Et que manquera également Benjamin Pavard. Le champion du Monde 2018 purgera une suspension automatique, après avoir accumulé trois cartons jaunes depuis le début de la phase de ligue.

    Le Club Bruges s’est fait peur

    L’adversaire de l’OM, mercredi en Ligue des Champions, jouait également dans le championnat de Belgique, samedi en fin d’après-midi. Face à Zulte-Waregem, le Club de Bruges a joué avec le feu. À la pause, les Flamands étaient menés (1 – 2) sur leur terrain, après notamment un but de l’ancien Olympien Marley Aké en faveur de Zulte. C’est en seconde période que les Brugeois se sont réveillés. Brandon Mechele a égalisé dès la reprise. Avant que Alexandar Stankovic, à l’heure de jeu, et Nicolo Tresoldi, sur son premier ballon après son entrée en jeu, ne donne de l’air à Bruges. Mais un but de Joseph Opoku allait faire trembler les hommes d’Ivan Leko, qui s’imposent finalement sur le score de 4 – 3.

  • L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    Compte tenu de la récente forme des Reds en Premier League, l’espoir d’une victoire, pour les plus optimistes, ou simplement d’un point pris, pour les plus modérés, était permis. Mais Liverpool, club mythique, a prouvé qu’il ne fallait pas l’enterrer aussi facilement. Dominateurs, malgré quelques actions subies, les Anglais n’ont fait qu’une bouchée d’une équipe olympienne impuissante. Et même trop tendre vis-à-vis du niveau. « On a mal joué, on a pris un but bête, le premier », a noté Roberto De Zerbi, conscient que la terrible faute de son capitaine (Leonardo Balerdi) a mis un premier coup de massue sur la tête des Olympiens.

    « La première période a été jouée à armes égales, ou plus ou moins, mais on n’a pas compris où se situait le jeu. Il était beaucoup sur Pavard et on ne l’a pas compris. S’il l’avait compris lui-même, on aurait réussi à sortir davantage, on n’aurait pas perdu de ballons bêtes », a-t-il poursuivi en mettant en lumière les mauvaises relances d’une défense particulièrement aux abois, notamment Benjamin Pavard, dépassé par les déplacements furtifs d’Hugo Ekitiké. « C’est dur, à la maison, c’est dur », a insisté l’Argentin Leonardo Balerdi. « On voulait les trois points. C’est un gros adversaire. La première période, on n’était pas très bien. C’était un match dur. On a essayé (d’emballer le match), c’était un match intense. Parfois, ça ne se voit pas d’ici, mais sur le terrain, c’est dur, très costaud. Ils sont habitués à jouer comme ça. On a essayé avec des occasions, mais on n’a pas beaucoup cadré. C’est une soirée un peu triste, mais il faut continuer. On va gagner contre Bruges, on va se qualifier », a-t-il martelé.

    Manque de constance

    Si l’OM a eu effectivement des occasions en première période, le retour des vestiaires a également été celui du retour à la réalité. « Le match s’est un peu ouvert et, quand tu donnes de l’espace aux joueurs de Liverpool, c’est évident que tu vas souffrir », a reconnu le technicien italien, persuadé que ses protégés manquent cruellement de constance. « C’est une défaite difficile », a reconnu le piston droit Timothy Weah. « Nous voulions gagner ce match, mais Liverpool a été supérieur, tout simplement. Nous devons continuer à travailler. Nous avons réalisé un bon début de seconde période, mais ce deuxième but a clairement changé la physionomie du match. Désormais, il est essentiel que l’équipe se concentre sur les prochaines échéances, face au RC Lens puis contre Bruges, en poursuivant notre travail à l’entraînement », a enchaîné l’international américain.

    « Ici, il y a toujours de la pression. Mais le problème est de bien jouer », a estimé De Zerbi, lucide sur la qualité de jeu produit par ses joueurs à une semaine du déplacement crucial et décisif en Belgique. « Ce sera une finale. On verra si le nul sera suffisant. Mais on n’ira pas là-bas pour faire match nul. On ira pour faire la prestation du Koweït ou d’Angers. Mais, si on ne veut pas la pression, on ne vient pas à Marseille », a-t-il lancé.

  • Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Vingt-deux garçons dans le vent et tant d’autres en tribunes. Les ultras ont annoncé « une soirée grandiose », depuis quelques jours, et ils n’ont pas déçu. Le public olympien a fait dire à Arne Slot, au micro de Canal+, que « même une heure avant le match, tout est quasiment plein des deux côtés. » En effet, les travées sud et nord étaient coordonnées, ce mercredi. À 45 minutes du coup d’envoi, pas un siège de libre à l’horizon. Les chants ont débuté à l’échauffement des gardiens et ne se sont pas arrêtés jusqu’au coup d’envoi.

    Les tifos étaient également attendus et ils se sont déroulés en plusieurs phases. Les feuilles de papier « OM » sont rapidement passées au second plan pour laisser poindre plusieurs éléments. Les Beatles, les quatre de Liverpool, sont apparus au sud, lisant attentivement un exemplaire du Provençal. Lennon, McCartney, Harrison et Ringo Starr descendus, un portrait de Rolland Courbis est apparu pour un dernier hommage à l’ancien technicien marseillais, disparu il y a peu. Au nord, le côté guerrier est ressorti avec le message « Prêt à mourir pour la gloire de mon étendard ».

    Des huées puis le grand silence

    Les quelque 65 000 supporters ont continué de pousser et de donner de la voix pour leur équipe, tout au long du match. Une bronca terrible est intervenue au moment du coup-franc donnant le premier but aux Reds. Mais Dominik Szoboszlai, peut-être le meilleur spécialiste de la planète football, n’a pas tremblé et le stade s’est tu. Immédiatement. Les fans anglais se sont fait entendre à cet instant, lorsque le brouhaha s’est évaporé. Les différents groupes ultras ont bien enfilé leur plus beau costume, pour cette soirée européenne.

  • Leonardo Balerdi, impeccable jusqu’à la faute qui coûte cher

    Leonardo Balerdi, impeccable jusqu’à la faute qui coûte cher

    Face à la flopée de stars offensives présente à Liverpool, à l’image de Mohamed Salah, Florian Wirtz ou encore Hugo Ekitiké, la défense olympienne a longtemps tenu bon. En première ligne, Leonardo Balerdi a admirablement tenu la barque, grâce à ses multiples interventions décisives. En tour de contrôle, l’international argentin a su anticiper les centres adverses, en se positionnant intelligemment au cœur de la surface de réparation. Il s’est également montré vigilant lorsque les milieux de terrain anglais ont mis davantage de pression sur la relance phocéenne, à l’image de la perte de balle terrible de Geoffrey Kondogbia, où l’ancien défenseur du Borussia Dortmund s’est jeté comme il le fallait pour stopper l’action. Avec élégance et propreté.

    Une ombre au tableau

    Après 43 premières minutes rigoureuses, le capitaine Balerdi, parfois critiqué pour commettre quelques maladresses, a retrouvé sa seconde nature agaçante. Sur une offensive menée par Ryan Gravenberch, loin d’être dans une posture favorable, il a manqué de sérénité en se jetant dans ses pieds avec excès et a offert aux Reds une occasion en or de prendre les devants, juste avant de rentrer aux vestiaires. Plus qu’une simple erreur, ce tacle est en vérité une faute professionnelle : Liverpool possède dans ses rangs Dominik Szoboszlai, diabolique sur les coup-francs courts. Le Hongrois s’est fait un malin plaisir de faire culpabiliser l’Argentin en plantant le ballon au fond des filets. En une fraction de seconde, Balerdi est devenu le bouc émissaire de l’OM.

  • L’OM a fait du hors sujet sur toute la ligne face à Liverpool

    L’OM a fait du hors sujet sur toute la ligne face à Liverpool

    À quoi pouvait-on s’attendre d’un OM qui restait sur deux festivals offensifs ?

    Mais surtout un OM qui devait une revanche à ses supporters, après son match de reprise raté face à Nantes. Un OM qui défiait le champion d’Angleterre, et qui pouvait composter son billet pour, a minima, les barrages de la Ligue des Champions. Néanmoins, face à un Liverpool blessé, la mission n’a pas été aussi agréable que la balade de John et Yoko.

    Car les Reds ont rappelé qu’ils n’étaient pas un perdreau de l’année. Et que si les Marseillais voulaient goûter aux saveurs de miel d’un troisième succès consécutif, il leur faudrait se faire violence. La jouer collectif pour réaliser tout qu’ils devaient réussir.

    Mais à la pause, l’avantage était pour Liverpool. Les Anglais s’étaient montrés plus entreprenants, mieux inspirés dans leurs choix et plus incisifs à l’approche de la surface de Geronimo Rulli. Ils trouvaient la faille, sur coup franc, dans le temps additionnel de la première période.

    L’OM venait encore de craquer dans une de ces périodes de flottement précédant une fin de mi-temps. Après avoir passé quarante-cinq minutes à tenter d’exister, face à des Reds qui avaient eu le contrôle des débats.

    Les hommes de Roberto De Zerbi avaient déjà connu une telle situation. Face à Newcastle, ils avaient su renverser la vapeur en reprenant sur les chapeaux de roues. Ils revenaient d’ailleurs avec de meilleures intentions, plus présents dans la moitié de terrain anglaise. Mais sans parvenir à aller jusqu’au bout de leurs intentions.

    Le 25 novembre, Pierre-Emerick Aubameyang avait remis les pendules à l’heure dès la reprise. Pour ensuite balayer les Magpies. Mais Liverpool avait d’autres arguments à opposer. Notamment une défense bien en place. Et Alisson, un gardien aux réflexes de chat. À l’image de son duel gagné face à Mason Greenwood (52e).

    Là où les Reds s’appliquaient dans leurs remontées de balle, amenant souvent un danger sur le but de Geronimo Rulli, les initiatives olympiennes étaient trop « helter – skelter » comme aurait fredonné John Lennon. Un désordre qui profitait à des Anglais voyant se rapprocher la très belle opération, sachant tout ce qu’ils avaient à faire pour se faire un pas de géant vers une qualification directe en huitième de finale.

    Comme si la maîtrise liverpuldienne ne suffisait pas, un coup de main, bien involontaire de Geronimo Rulli, devait transformer la soirée marseillaise en dure nuit. L’OM voyait son rêve fou de bousculer Liverpool une nouvelle fois s’envoler, et avec lui l’espoir de revoir apparaître le soleil.

    Même s’ils n’ont jamais marché seul de leur soirée, les Phocéens n’ont pas été à la hauteur. Ils ont fait preuve d’une naïveté qui a permis à Liverpool de passer une soirée finalement tranquille. De celles qui montrent la différence entre un habitué des joutes de la Ligue des Champions, et d’un apprenti qui espère un jour s’inviter dans la cour des grands.

    Et aussi

    Nwaneri et Timber sont arrivés

    Quinten Timber et Ethan Nwaneri, les deux premières recrues du mercato hivernal, ont atterri à Marignane, ce mercredi après-midi, et ont pu assister à la rencontre face aux Reds.

    Mmadi vers une prolongation

    La prolongation de contrat jusqu’en 2029 pour Tadjidine Mmadi serait bel et bien actée. Le jeune marseillais a marqué son premier but pro, fin décembre, contre Bourg-en-Bresse.

    Pas d’ultras à Paris

    La préfecture de police de Paris a pris deux arrêtés pour interdire la venue des supporters marseillais contre le PFC (31/01) et le PSG (08/02).

    Les Olympiens ne se sont pas trouvés

    Avant le coup d’envoi, il y a toujours des imprévus. Le forfait d’Emerson, victime d’une blessure musculaire lors du dernier entraînement, a obligé Roberto De Zerbi à revoir ses plans.

    Sans l’international italien, c’est son flanc gauche qu’il a dû remodeler. En confiant le piston à Michaël Murillo, l’entraîneur olympien testait son entente avec Hamed Traoré, dans une entame où l’OM avait du mal à trouver ses marques, comme si le Vélodrome s’était transporté de Penny Lane.

    Il y a eu un premier avertissement, avec le but refusé à Hugo Ekitiké (23e). Puis une réaction marseillaise par Amine Gouiri, qui chauffait les gants d’Alisson (27e). L’OM devait rester dans le dur, pour finalement rentrer aux vestiaires avec un but de retard, concédé au plus mauvais moment.

    En début de seconde, et jusqu’à l’entrée de Pierre-Emerick Aubameyang, les Marseillais devaient entretenir l’espoir d’un renversement de situation. Mais un second but anglais venait clore le suspense.

  • L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    Après le Real Madrid au mois de septembre, l’OM s’apprête à défier une autre grande institution du football européen. Le mythique club de Liverpool, champion d’Angleterre en titre, débarque au stade Vélodrome, ce mercredi soir à 21h, lors de la 7e et avant-dernière journée de la Ligue des champions.

    Une rencontre qui vaut son pesant d’or, puisqu’en cas de match nul seulement, les Phocéens se rapprocheraient très fortement d’une qualification pour les barrages de la compétition, a minima. « La préparation footballistique est plus difficile quand tu affrontes Liverpool, contrairement à la préparation mentale », estime Roberto De Zerbi, l’entraîneur olympien. « C’est la progression que l’on doit avoir de notre côté. On doit penser que tous les matches doivent être préparés de la même manière, car notre histoire prouve qu’on peut gagner contre tout le monde. Ce match peut changer la saison en Ligue des champions. Je ne pense pas qu’il faille penser à un résultat pour changer une saison. Le plus important est la façon dont on joue le match. Même une défaite, comme au Trophée des champions, peut nous booster », poursuit le technicien italien

    Ce dernier est encore traumatisé par la cruelle défaite face au PSG, au Koweït. « Dans le football, il y a deux équipes : une gagne et l’autre perd. Si tu arrives à mener juste avant la fin et que tu perds, pour moi, ce n’est pas vraiment une défaite. Contre le PSG au Trophée des champions, c’est une défaite qui va rester ancrée en moi, je ne vais pas l’oublier et vais y penser jusqu’à la fin de mes jours. Mais je ne me sens pas défait. On sait là où on pourrait mieux faire, mais on doit donner le maximum. On essaye de gagner des trophées », ajoute De Zerbi, présent aux côtés de Pierre-Emile Højbjerg, dont il reconnaît très volontiers et de manière répétée son importance au sein de l’effectif.

    « Il a le niveau élevé qui permet aux joueurs plus jeunes d’apprendre. Il a une forte personnalité et ce genre de joueurs est indispensable pour l’équipe. […] Si tu as un joueur comme Højbjerg, le niveau s’élève du point de vue du football et de la personnalité », souligne De Zerbi. Son milieu de terrain danois, parfois capitaine de la formation olympienne, va fêter ses retrouvailles avec les Reds, après avoir évolué durant neuf saisons en Premier League.

    « Quand tu les joues, tu sais qu’il faut être au plus haut niveau, avec la tête, les jambes et la bonne mentalité. On joue au Vélodrome et on va essayer de tout faire pour prendre les points », lance l’ancien cadre de Tottenham et de Southampton, club dans lequel il a côtoyé Virgil Van Djik, capitaine des Scousers, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de la planète. « Il a tout gagné et continue à être constamment un joueur de top niveau. C’est un leader dans son équipe et son pays. Beaucoup de jeunes veulent faire comme lui. Quand j’ai joué avec lui, cela se voyait que c’était un joueur de très très haut niveau », témoigne le milieu âgé de 30 ans, conscient de l’armada de « joueurs fantastiques » à la disposition d’Arne Slot, l’entraîneur de Liverpool. « Nous devrons jouer un bon match, mais on a de l’ambition. On travaille tous les jours pour ça. Ce sera un match très difficile », prévient le soldat Højbjerg, toujours sur ses gardes.

    Les Reds ne prennent pas le match à la légère

    Au bord du top 8, à la lisière d’être éligible pour les 8e de finale de la Ligue des Champions, les célèbres Reds de Liverpool débarquent dans la cité phocéenne en faisant de cette rencontre européenne « une priorité », comme l’a indiqué Milos Kerkez, l’arrière gauche hongrois. Mais aussi avec la ferme intention de mettre fin à une série de quatre matches sans victoire dans leur championnat. « Je comprends parfaitement la frustration des supporters. Ils ont le droit à la liberté d’expression, mais nous sommes nous aussi déçus. Nous devons rester unis dans les moments difficiles », souligne le défenseur de 22 ans, conscient que cette confrontation face aux Olympiens sera « difficile ». Une opinion partagée par son entraîneur, Arne Slot. « L’OM est un grand club actuellement », reconnaît le technicien néerlandais, qui voue une grande admiration pour Roberto De Zerbi. « Je le considère comme l’un des meilleurs au monde. […] Je ne suis pas responsable du recrutement des entraîneurs, mais si c’était le cas, De Zerbi figurerait parmi mes premiers choix », poursuit Slot. Il compte sur l’expérience de son capitaine Virgil Van Djik, qui s’apprête à disputer son 350e match avec Liverpool, pour canaliser les offensives marseillaises.

    C.K.

  • Les fans anglais fortement encadrés lors de leur passage à Marseille

    Les fans anglais fortement encadrés lors de leur passage à Marseille

    Les supporters de Liverpool ne marcheront pas seuls, ce mercredi soir. Ils seront 3 300 en parcage visiteurs, à chanter leur You’ll never walk alone, pour la rencontre prévue, au Vélodrome. Pour les diriger vers le stade, la préfecture de police déléguée des Bouches-du-Rhône a décidé de les encadrer strictement. Les fans des Reds sont arrivés par grappes sur Marseille, entre lundi soir et la journée de mardi. Parmi eux, Thomas et Bjart, deux amis traversant l’Europe pour suivre leur club favori. Ils étaient impressionnés par le nombre de policiers présents, les camions de CRS s’agglutinant par dizaine le long de la mer. « Nous avons vu qu’il y avait des interdictions, la police doit aussi faire son travail. Nous sommes habitués à ça, mais même à Milan ou Istanbul ça s’est très bien passé et nous avons eu de bons rapports avec la police. » Les deux hommes espéraient vivre « un bon jour de match et surtout dans le calme ».

    Avant la rencontre, ces supporters seront rassemblés place de la Joliette (2e) pour monter dans des rames de métro spéciales, mises à disposition par la RTM. Fin novembre, le club de Newcastle s’était plaint du traitement de ses fans. Un long temps d’attente après le match avait été pointé du doigt et un usage « disproportionné et pas nécessaire de la force », après l’utilisation de bombes au poivre et de matraques.

    « Les supporters anglais sont respectueux »

    Mardi soir, un autre groupe d’amis trinquait à leur périple et à cet affrontement de Ligue des Champions sur la terrasse d’un pub irlandais du Vieux-Port. Tous ont acheté une casquette de l’OM, premier souvenir de leur déplacement phocéen. Paul expliquait ne pas craindre la journée de mercredi car « les fans de Liverpool ont l’expérience des déplacements européens et il y a moins de problèmes. Nous ne cherchons pas le conflit », souligne-t-il. Vicky, fort accent des bords de la Mersey, appuyait son côté pacifiste : « Nous respectons vos lois et vos règles lorsque nous venons ici. Je ne pense pas qu’il y ait besoin d’autant de policiers, on dirait qu’ils cherchent à provoquer une situation qui ne va jamais arriver. Les supporters anglais sont respectueux », dit-elle avec certitude. Michael est lui aussi sûr que tout va bien se passer, que ce soit avec la police ou avec les Marseillais. Il rappelle que les deux villes ont d’étroites similitudes. « Ce sont deux villes portuaires, avec beaucoup d’immigration. Nous, elle est irlandaise, vous plus nord-africaine. Toutes ces origines influencent la ville et ses habitants. C’est important de le dire. » Du football et du plaisir, c’est donc ce que sont venus chercher, à Marseille, les 3 300 hommes et femmes de la patrie des Beatles.

  • Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Djibril Cissé

    Après s’être révélé sous les couleurs d’Auxerre, l’Arlésien Djibril Cissé, dont la côte dépassait les frontières hexagonales, a fait le voyage jusqu’en outre-Manche pour rejoindre Liverpool. Au pays des Beatles, il n’a jamais vraiment réussi à s’imposer face à la forte concurrente au poste d’attaquant avec le Tchèque Milan Baros, l’Espagnol Morientes, l’Anglais Peter Crouch et le jeune tricolore Florent Sinama-Pongolle.

    Sa double fracture du tibia péroné l’a également éloigné des terrains pendant plusieurs mois, lors de la saison 2004-2005. Mais, mine de rien, Cissé apportera finalement sa pierre à l’édifice en inscrivant l’un des tirs au but lors de la finale victorieuse en Ligue des Champions 2005. De nouveau blessé en 2006, il choisit de rejoindre l’OM sous la forme d’un prêt avec option d’achat.

    Malgré une première saison compliquée, il se montrera de nouveau décisif en inscrivant un doublé en finale de la Coupe de France face à Sochaux. L’éclosion de Mamadou Niang, puis de Hatem Ben Arfa et Bakary Koné, lui feront à nouveau perdre sa place de titulaire. Comme à Liverpool, Djibril Cissé est resté trois saisons dans la cité phocéenne, avec un bilan de 37 buts en 80 matches.

    Mario Balotelli

    Après une première expérience mitigée en Angleterre sous les couleurs de Manchester City, Mario Balotelli débarque à Liverpool en août 2014. Il n’y jouera qu’une seule saison, où il affiche des statistiques très décevantes : 4 buts en 28 apparitions. L’international italien aura davantage marqué son passage chez les Reds par son tempérament nerveux, très critiqué en outre-Manche.

    Toute sa carrière, Balotelli cherchera un club où s’installer durablement. L’OGC Nice l’accueillera trois saisons, avant que « Super Mario » ne rejoigne l’Olympique de Marseille, lors du mercato hivernal de la saison 2018-2019, après avoir été écarté du groupe azuréen.

    Son intérim de six mois dans la cité phocéenne s’est avéré concluant : il a inscrit 8 buts en 15 rencontres, toutes compétitions confondues. Un passage réussi qui lui a permis de retourner en Italie, avant de continuer sa carrière en changeant de club chaque année depuis.

    Boudewijn Zenden

    « Bolo » Zenden arrive à l’Olympique de Marseille à l’été 2007, lorsque Rafael Benitez, entraîneur de Liverpool, n’a pas souhaité le conserver après deux saisons où il a peu porté le maillot emblématique des Reds.

    Joueur d’expérience, formé au PSV Eindhoven et passé de grandes écuries européennes comme le FC Barcelone et Chelsea, l’international néerlandais commençait à approcher de sa fin de carrière.

    Il a tout de même tenu un rôle important au sein de l’effectif, grâce à son apport sur l’aile gauche. Zenden a eu l’occasion d’affronter ses anciens coéquipiers Liverpuldiens lors des quatre rencontres de Ligue des Champions qui constituent les seuls passifs entre les Olympiens et les Reds (deux fois lors de la saison 2007-2008 et deux fois également en 2008-2009). Didier Deschamps, qui a succédé à Erik Gerets la saison suivante, lui a proposé de prolonger son aventure à l’OM, mais « Bolo » a préféré finir sa carrière à Sunderland.

    Timber dans la mire

    En parallèle du dossier Himad Abdelli, l’OM avance également sur la piste menant à Quinten Timber. Le milieu néerlandais, en fin de contrat dans six mois avec Feyenoord, dispose déjà d’un accord verbal avec l’OM. Les discussions se poursuivent désormais entre clubs, alors que la concurrence européenne existe. Pour faire de la place dans l’effectif, Angel Gomes et Darryl Bakola seraient sur le départ. Sécurité avant tout La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a dévoilé, lundi, des mesures pour encadrer les 3 300 supporters britanniques attendus mercredi pour le match de Ligue des Champions entre l’Olympique de Marseille et Liverpool. Entre périmètres d’interdiction et acheminement sécurisé, les autorités veulent éviter tout débordement.

    Les fans de Liverpool ont interdiction « de stationner ou de circuler sur la voie publique dans le centre-ville de Marseille » du mardi 20 janvier à midi jusqu’au jeudi 22 janvier à 5h.

  • Un OM prometteur mais qui suscite des questions

    Un OM prometteur mais qui suscite des questions

    Le sort a été cruel avec l’OM, jeudi soir, dans la nuit koweïtienne. Battus aux tirs au but par le PSG, les Olympiens avaient fait pourtant ce qu’il fallait pour aller chercher un titre après lequel le club court depuis quatorze ans.

    Les larmes

    de l’entraîneur

    Roberto De Zerbi y est allé de sa confidence, après une séance de tirs au but éprouvante. « Ce soir, pour la première fois de ma vie, j’ai pleuré après une défaite ! » La manière dont son équipe avait renversé le PSG et entrevu la possibilité de remporter enfin un titre a eu raison de sa carapace. « Il y a beaucoup de déception, car l’équipe a fait un très beau match, avec l’envie d’écrire l’histoire contemporaine de l’OM. Hélas, nous avons échoué. »

    Les options

    Pour empêcher le PSG de développer son jeu, Roberto De Zerbi avait renforcé son milieu, tirant les enseignements du match face à Nantes. Une réorganisation dans laquelle Timothy Weah a joué un rôle important, un élément qui a apporté une insécurité constante dans le dos des Parisiens.

    Le cas Gouiri

    En titularisant l’Algérien, Roberto De Zerbi a envoyé un signal : « Il n’est pas encore à 100%, mais il a très bien joué. Son absence nous a fait souffrir car il a des qualités importantes pour ma conception du jeu. Il est notamment déterminant dans les duels. » Cela s’est vu, car il a pesé sur la défense parisienne. Et son travail de sape a servi pour la suite.

    Son retour en forme peut faire passer Amine Gouiri comme la première recrue du mercato hivernal.

    Tourner la page

    Le Trophée des champions étant passé, l’OM tourne la page et se concentre sur les trois autres compétitions dans laquelle il est encore engagé. Mardi, il y aura le 16e de finale de coupe de France à Caen, face à Bayeux, où il faudra relancer la machine. L’OM enchaînera à Angers, en championnat, avant la réception de Liverpool, en Ligue des Champions. « Le moment est venu pour nous de faire encore plus dans ces rendez-vous », insiste Roberto De Zerbi. Pour lui, l’échéance la plus importante sera le match face aux Anglais, « l’occasion de garantir notre qualification », souligne-t-il.

    Le rôle d’Aubameyang

    Entré à la place d’Amine Gouiri, le Gabonais a été, comme ses coéquipiers, plus tranchant que face à Nantes. Il est impliqué dans les deux buts olympiens et a eu celui du 3-1, avant le contre assassin ponctué par Gonçalo Ramos. « Cela arrive dans le football », a admis Roberto De Zerbi qui ne lui en tient pas rigueur. Car jouer avec le frein à main n’est pas dans ses habitudes. Quant au fait qu’il n’ait pas été dans les premiers tireurs au but, l’entraîneur précise : « Ce n’est pas dans ses habitudes d’être dans les premiers ».

    Le choix des tireurs

    Les Olympiens ont manqué les deux premiers tirs au but de la séance. C’est Matt O’Riley qui s’est présenté le premier. « S’il n’avait pas échoué, Geoffrey Kondogbia aurait été le deuxième », précise Roberto De Zerbi. Il a modifié ses plans, pensant que la fraîcheur de Hamed Traoré serait utile. Ce qui ne fut pas le cas.

    Benatia sème le doute

    Medhi Benatia a pris la parole en zone mixte du stade Jaber al-Ahmad. Ses propos ont semé le doute quant à l’avenir. « Dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place et il faudra encore leur laisser du temps pour travailler. Parce qu’à Marseille, tu n’as jamais le temps. C’est tout le temps dans l’adversité, la critique… Je ne me projette sur rien du tout, je regarde demain. Est-ce que l’équipe est capable de faire la même prestation, avec la même envie et continuité ? Pour moi, ce sera une victoire déjà. »

  • [Rétrospective sport 2025 1/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    [Rétrospective sport 2025 1/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    Roberto De Zerbi garde le cap malgré les remous

    Le 22 février, l’OM touche le fond sportivement avec une lourde défaite à Auxerre (3-0). Une soirée qui a failli coûter très cher aux Olympiens, avec le pétage de plombs du président Pablo Longoria et ses propos envers l’arbitrage dans les vestiaires du stade de l’Abbé-Deschamps. Car s’ils restent deuxièmes à 13 points du PSG, qui file vers un nouveau titre, ils voient alors Nice, Lille et Monaco revenir respectivement à 3, 5 et 6 longueurs.

    Dans la foulée, l’OM va s’incliner au Vélodrome face à Lens (0-1) et au Parc des Princes, contre le PSG (3-1). S’ils vont reprendre du poil de la bête en enchaînant quatre victoires,
    dont un cinglant 5-1 contre Montpellier, les Marseillais effectuent une seconde retraite pour préparer les dernières rencontres de la saison 2024-2025.

    Après Mallemort à l’automne, Roberto De Zerbi opte pour un « ritiro » dans les environs de Rome. Où ses hommes vont vivre en vase clos. Au final, ce choix s’avérera judicieux : trois victoires et un nul permettent au club de décrocher la deuxième place du classement et un billet pour la phase principale de la Ligue des Champions (LDC).

    Crise et panique

    Du côté des dirigeants, la présence en LDCdoit permettre d’asseoir la politique de stabilité prônée par Pablo Longoria. Toutefois, malgré une campagne de préparation correcte, les bonnes résolutions volent en éclats à Rennes, pour le premier match de la saison 2025-2026.

    Au-delà de la défaite (0-1), une altercation violente dans le vestiaire, entre Jonathan Rowe et Adrien Rabiot, met le feu aux poudres. Entraînant le départ précipité des deux joueurs. Et une frénésie de recrutements qui va obliger Roberto De Zerbi à travailler dans l’urgence, alors que se présente la Ligue des Champions.

    Avec ses recrues de dernière minute, l’OM enchaîne cinq victoires, dont une symbolique face au PSG (1-0) et se mêle à la course à la première place. Une position que le club aura l’occasion de prendre à deux reprises. Mais, à chaque fois, une sortie pitoyable au Vélodrome, face à Angers (2-2), puis Toulouse (2-2), les prive du fauteuil de leader.

    En Ligue des Champions, le retour est encourageant. Malgré des décisions arbitrales contestables, qui les privent d’un point à Madrid face au Real, à Lisbonne face au Sporting et contre l’Atalanta au Vélodrome, les hommes de Roberto De Zerbi ont su se ressaisir. Grâce à leurs victoires contre Newcastle (2-1) et Saint-Gilles (3-2), ils ont leur destin en main pour aller chercher une place en barrage.

    Quant au championnat, ils sont sur le podium. Mais comptent 6 points de retard sur Lens, le leader.

    17 mai : l’OM composte son billet pour la Ligue des Champions

    En battant Rennes 4 à 2, grâce à deux doublés signés Mason Greenwood et Adrien Rabiot, l’OM assure sa deuxième place en Ligue 1, derrière le PSG. Dans un Vélodrome un peu moins garni que d’habitude, car une partie du Virage sud est fermée par décision de la commission de discipline de la LFP, les hommes de Roberto De Zerbi ont composté leur billet pour un retour en Ligue des Champions. Avec cette fois une qualification directe pour la phase principale du tournoi européen et l’ambition de faire mieux qu’une élimination en tour préliminaire par le Panathinaïkos, deux ans plus tôt.

    M.Ga.

    L’irrésistible dégringolade du FC Martigues

    Le club Sang et Or a connu un été terrible, qui l’a vu faire une chute sportive vertigineuse, de la Ligue 2 à la 3e division de district.

    La saison 2024-2025 était celle de tous les espoirs du côté du FC Martigues. Elle s’est achevée sur le pire des cauchemars.

    Sportivement, le club est passé tout près d’un exploit. Celui de se maintenir en Ligue 2 après avoir connu une accumulation de problèmes. Sans stade jusqu’au 24 janvier et obligés de s’expatrier d’abord au Vélodrome de Marseille, puis au Jean-Laville de Gueugnon, les Sang et Or ont aussi dû subir une erreur de casting, avec le recrutement de Thierry Laurey, un entraîneur qui n’avait pas le costume pour le club.

    L’arrivée de Hakim Malek et le retour à Francis-Turcan ont changé la donne sportive. Le club a entrepris de grignoter son retard. Et il ne lui aura finalement manqué qu’un point pour échapper à un retour au National.

    C’est ensuite en coulisses, dans les bureaux des instances dirigeantes du football français, que s’est joué le drame. L’actionnaire devait apporter 8 millions d’euros pour permettre au FC Martigues de repartir en National. L’argent n’est jamais arrivé. Entraînant une descente aux enfers des Sang et Or. Relégués dans un premier temps en Régionale 1, ils n’ont pas pu fournir de garanties suffisantes à la Ligue de Méditerranée. Cette dernière a envoyé le club en 3e division de district. Soit le plus bas niveau du football provençal. Cela malgré plusieurs appels, notamment devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), qui ont confirmé les sanctions.

    M.Ga.

    La belle épopée des poloïstes marseillais

    Ils rêvaient d’entrer dans l’histoire de la Ligue des Champions et ont effleuré la première finale de leur histoire. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, emmenés par leur capitaine Ugo Crousillat, avaient réussi à se qualifier pour le dernier carré de la compétition, en mai dernier à Malte, mais ils se sont inclinés face aux Hongrois de Ferencvaros. Cette belle épopée européenne confirme la place prépondérante qu’occupe le CNM dans le monde du water-polo. Qui sait, l’étoile tant convoitée arrivera peut-être en 2026.

    C.K.