Tag: Ligue des Champions

  • L’OM finit chocolat à Bruges

    L’OM finit chocolat à Bruges

    Dans l’imagerie populaire, l’Enfer est un immense brasier où se consument les âmes des damnés. Mais, après ce qu’ils ont vécu au stade Jan-Breydel, les Olympiens pourront aussi se dire que l’Enfer peut se vivre dans un pré glissant, baigné par une humidité qui vous ronge jusqu’aux os. Jusqu’à provoquer une certaine paralysie générale.

    C’est un peu ce qu’ont vécu les hommes de Roberto De Zerbi dans le premier quart d’heure contre Bruges. Fixés par le froid, ils ont été spectateurs de l’entame endiablée des Flamands. Entame qui, en à peine plus de dix minutes, se concrétisait de deux buts d’avantage au tableau d’affichage. Pour l’OM, l’opération barrages était bien mal embouchée.

    Les Olympiens savaient à quoi s’attendre. Mais ils n’ont pas su entrer comme il le fallait dans une soirée qui s’est rapidement compliquée pour eux. Et si, à la demi-heure du match, ils étaient toujours du bon côté pour la qualification, la situation devenait très inconfortable.

    Menés de deux buts, ils voyaient Bruges leur passer devant et dégringolaient à la 26e place, dernière qualificative. Tout en restant sous la menace d’Olympiakos et Paphos, jusque-là tenus en échec par l’Ajax et le Slavia et avec une différence de buts favorable à l’OM.

    Un OM qui ne pouvait pas se contenter d’un score qui rendait ténue leur chance de continuer l’aventure européenne. Avec les entrées d’Igor Paixão puis Pierre-Emerick Aubameyang, les Olympiens parvenaient enfin à être constructifs. Mais, sur sa ligne, Simon Mignolet se montrait intraitable, alors que son équipe avait du mal à trouver son second souffle. Tout en parvenant malgré tout à creuser l’écart, au plus fort de la poussée marseillaise.

    Les dernières minutes allaient être stressantes. Avec des Olympiens qui pensaient arracher leur qualification grâce à leur différence de but. Mais un succès de Benfica 4 à 2 face au Real éjectait les hommes de Roberto De Zerbi du groupe des barragistes. L’OM termine donc 25e et rentre chocolat de son voyage à Bruges.

    Club Bruges 3 (2)

    OM 0 (0)

    8e journée

    Stade Jan-Breydel. (22 000 spectateurs)

    Arbitre : M. Guida (ITA).

    Buts : Diakhon (4), Vermant (11), Stankovic (79) pour Bruges.

    Avertissements : Murillo (22), Gouiri (79) à l’OM, Vanaken (48) à Bruges.

    CLUB BRUGES : Mignolet – Sabbe (Siquet,84) , Ordoñez (Spileers, 69), Mechele, Seys – Vanaken ( c ), Onyédika, Stankovic (Vetlesen,84) – Forbs, Vermant, Diakhon (Tzolis, 69).

    Entraîneur : I. Leko.

    OM : Rulli – Balerdi ( c ), Aguerd, Medina – Murillo (Aubameyang, 54), Kondogbia (O’Riley, 87), Höjbjerg, Weah – Greenwood, Gouiri (Nadir, 87), Traoré (Paixão, 46).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • Les scenarii d’une qualification pour l’OM

    Les scenarii d’une qualification pour l’OM

    En cas nul, au moins deux des neuf conditions suivantes doivent se produire pour que les Marseillais passent. Galatasaray et Karabagh perdent, Leverkusen, Monaco, le PSV, Bilbao, l’Olympiakos, Naples et Copenhague ne gagnent pas.

    En cas de défaite, la qualification reste encore possible. Mais il faudra au moins sept des dix conditions suivantes pour éviter de passer à la trappe (sans considérer la différence de buts qui générerait trop de possibilités). Leverkusen, Monaco et le PSV perdent, Bilbao, Naples, Copenhague, Bodö, Benfica, Paphos et l’Union saint-gilloise ne gagnent pas.

    En cas d’égalité, dix critères seront étudiés. La meilleure différence de buts générale. Le plus grand nombre de buts marqués. Le plus grand nombre de buts marqués à l’extérieur. Le plus grand nombre de matches gagnés. Le plus grand nombre de matches gagnés à l’extérieur. Le plus grand nombre de points cumulés des adversaires affrontés. La meilleure différence de buts collective des adversaires affrontés. Le plus grand nombre de buts marqués collectivement par les adversaires affrontés. Le plus faible nombre de points au fair-play. Le coefficient
    UEFA.

  • Ligue des Champions : les souvenirs brugeois de Jean-Paul Delhoume

    Ligue des Champions : les souvenirs brugeois de Jean-Paul Delhoume

    Bruges, 21 avril 1993. Ce jour-là, l’OM entrait dans l’histoire du football français.

    Il devenait le troisièmeclub tricolore, après Reims et Saint-étienne, à se qualifier pour disputer une finale de ce qui venait de devenir la Ligue des Champions. Cela grâce à un succès (1-0) glané en terre flamande. « Il y avait une ambiance assez atypique, entre tension et euphorie », se souvient Jean-Paul Delhoume.

    Ce match devait être celui de la rédemption. « Il permettait au football de revenir au premier plan, un an après la catastrophe de Furiani », poursuit celui qui compte plusieurs centaines de matches de l’OM à son compteur. Si certains, à l’image de Bernard Tapie, avaient des doutes sur le déroulé de la soirée, lui affichait sa confiance : « Bernard et plusieurs cadres marseillais avaient encore en tête le traumatisme de Bari. Mais moi, j’avais l’intuition que tout aller bien se passer. » Ce qui a marqué l’Aubagnais, « c’est la très belle ambiance dans le stade. Je me souviens des supporters qui avaient communié, sans animosité aucune ».

    « Une vraie ambiance foot »

    Avant le coup d’envoi, il a eu droit, comme l’ensemble de la délégation marseillaise, « à une très belle surprise. Les supporters Belges et Marseillais se répondaient, telle une immense chorale. C’était un grand moment d’émotion, une vraie ambiance foot ».

    Le seul qui restera crispé jusqu’au coup de sifflet final, même après le but d’Alen Boksic dès la 2e minute, c’est Bernard Tapie. « Je ne l’avais jamais vu aussi tendu. Il ressassait le cauchemar de 1991. »

  • L’OM va devoir avoir la frite à Bruges

    L’OM va devoir avoir la frite à Bruges

    Bruges. Comme en 1993, l’OM s’y rend avec une idée en tête. Cette fois, il ne sera pas question de venir chercher un billet pour la finale de la Ligue des Champions. Car, même si les retrouvailles avec le « Club » local auront les ingrédients majeurs d’un match couperet, l’enjeu de cette nouvelle confrontation sera, seulement, de rester en vie dans l’épreuve reine du football européen.

    En effet, les deux protagonistes ne visent qu’une chose. Accrocher les barrages. Avec un ballottage favorable pour les Marseillais. Ces derniers ont leur destin en main, puisqu’ils font partie, pour le moment, des heureux élus. Tandis que les Brugeois sont, pour l’instant, du mauvais côté de la ligne de qualification. Mais cette soirée hivernale peut encore tout chambouler.

    L’éventuel gagnant sait qu’un succès lui garantira le précieux sésame. Reste à voir qui des deux prétendants au passé prestigieux décrochera la lune. « Nous sommes un grand club. Le moment est venu de le démontrer, en y mettant la manière, face à Marseille », insiste Alexandar Stankovic, le meneur de jeu de Bruges.

    Pour Roberto De Zerbi, c’est plutôt « d’avoir la bonne mentalité qui nous fera gagner ! » L’entraîneur marseillais ne veut pas faire de comptes d’apothicaire. « L’objectif est de gagner. Car avoir douze points serait le meilleur capital pour continuer en barrage », insiste-t-il.

    Afin d’être focalisé sur le jeu, l’entraîneur olympien ne demandera pas l’évolution des scores sur les autres terrains. « Je donnerai toute ma concentration pour pousser mon équipe », confirme-t-il.

    Il connaît l’importance pour l’OM d’aller chercher une place de barragiste. « C’est un match historique que nous nous devons de gagner », comme a souligné Facundo Medina. Avec le soutien de 1 500 supporters, les Olympiens comptent faire aussi bien qu’en 1993, quand leurs aînés étaient venus chercher une place en finale.

    Cette fois, ce sera plus modeste. Mais ô combien important pour ce groupe. Mais aussi pour Roberto De Zerbi. « Ce serait une première pour moi ! », confirme-t-il. Ensuite, il sera temps de songer à d’autres échéances.

    « La maîtrise du milieu sera la clef du match »

    Ivan Leko sait la tâche qui attend son équipe et l’entraîneur croate du Club Bruges a confiance en ses troupes. « Les statistiques nous donnent 40% de chances de réussir, cela nous laisse des perspectives », indique-t-il. Tout en reconnaissant avoir « conscience que, face à nous, il y aura un monument du football français ».

    Il s’attend à un duel ouvert, « avec des équipes qui vont jouer la carte de l’offensive ». Pour lui, le fait de disputer ce match capital à la maison « est un atout. Car, poussés par nos supporters, nous sommes capables de réaliser de très belles choses. »

    Néanmoins, il est conscient que son équipe est aussi capable de passer à côté de son sujet. « Nous travaillons sur nos faiblesses défensives, a-t-il reconnu. Et nous savons que la maîtrise du milieu sera la clef du match. »

    Ces aspects font-ils que le Bruges d’Ivan Leko est le favori de la soirée ? « Non, quand tu joues contre Marseille et Roberto De Zerbi, un club comme nous ne peut pas l’être. »

  • L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    Après deux défaites consécutives au Vélodrome face à Nantes et Liverpool, comment l’OM allait-il réagir en accueillant Lens ?

    Pour certains, ce match contre le leader était, déjà, celui de la dernière chance pour rester crédible en Ligue 1. Les Olympiens ont su se ressaisir et faire chuter les Artésiens. Que retenir de cette soirée ?

    Des recrues déjà intégrées

    Quinten Timber et Ethan Nwaneri ont tout juste eu le temps de découvrir leur nouvel environnement, qu’ils ont été propulsés titulaires. Le Néerlandais et l’Anglais ont répondu aux attentes de Roberto De Zerbi. L’Italien a pu tester un nouveau dispositif, plus offensif, et faire souffler Mason Greenwood en vue du match de mercredi à Bruges. « Les recrues très bien acclimatées grâce à Benatia et Longoria », a commenté l’entraîneur marseillais.

    Côtés joueurs, Pierre-Emile Höjbjerg note que « les profils choisis s’intègrent vite. On l’a vu aujourd’hui avec Quinten Timber, pour qui tout a semblé naturel. Ethan Nwaneri a aussi fait un bon match. L’équipe les aide, et ils aident l’équipe ».

    Nayef Aguerd rassure la défense

    Annoncé comme incertain, quelques jours après son retour de la Coupe d’Afrique des nations où il a disputé la finale avec le Maroc, Nayef Aguerd a pu finalement tenir sa place. Sa présence a semblé rassurer ses coéquipiers. D’ailleurs, jusqu’à son remplacement par Benjamin Pavard (74e), l’arrière-garde olympienne n’a pas connu de véritable alerte. En revanche, dans le dernier quart d’heure, elle a montré à nouveau des signes de fébrilité. Ce qui a permis aux Lensois de réduire le score, à l’entame du « money time ».

    Le coup de colère de Roberto De Zerbi

    L’entraîneur olympien était visiblement agacé par les commentaires acides de certains consultants de chaînes sportives. Il l’a fait savoir de manière véhémente en conférence de presse d’après match et face aux caméras de Ligue 1+. « Je suis arrivé ici avec beaucoup de respect, je me suis lié à Marseille, c’est un lieu spécial » a-t-il d’abord expliqué. Avant d’insister sur le fait que « mon seul patron, c’est Frank McCourt, mais ce n’est pas mon maître. Je n’ai le numéro d’aucun journaliste. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place, je ne dis rien, mais je pense que le passeport et la nationalité changent beaucoup de choses ». Précisant que « si j’avais le passeport français ça serait un peu différent. Et moi, je suis italien ! »

    Le nouveau poste de Pierre-Emile Höjbjerg

    Avec l’intégration de Quinten Timber et Ethan Nwaneri, le système de Roberto De Zerbi a quelque peu évolué. Pierre Sage, qui estimait « que nous étions dans la position de l’OM contre Liverpool », a surtout noté cette nouveauté, comme le principal problème que son équipe n’a pas su résoudre. « Il y a des choses à dire sur notre manière de défendre. On a essayé de régler le problème Höjbjerg à la mi-temps. On s’est fait décaler de la même manière sur les deux premiers buts. Je n’ai pas été content de notre réponse sur ça en seconde période ».

    Le Danois s’est vu confier un nouveau rôle. Placé en sentinelle devant la défense, il a été la rampe de lancement des offensives marseillaises, que les Lensois n’ont pas su contrer. « Il a sans doute effectué sa meilleure prestation depuis qu’il est avec nous », a reconnu Roberto De Zerbi.

    Pierre-Emile Höjbjerg, s’est montré tempéré. « Après la défaite à Liverpool, c’était important de relever la tête et de montrer que nous étions capables. Contre le premier du classement, nous avons fait un bon match, un match complet. Tout le monde a réalisé une bonne performance. Mais il ne faut pas la ramener après cette victoire ».

    Le rendez-vous de Bruges sans les recrues

    En battant le leader, l’OM a fait le nécessaire pour dissiper certains doutes. Et préparer au mieux le match de mercredi, en Belgique, où se jouera l’avenir européen des Marseillais. « Nous préparons ce match pour amener l’OM là où il est arrivé peu de fois lors des quinze dernières années », confesse Roberto De Zerbi. Pierre-Emile Höjbjerg donne le ton. « Nous nous sommes bien remis après Liverpool, mais il ne faut pas s’enflammer. Rester focalisés, faire les choses bien pour passer le cap et rester en Ligue des champions ».

    Un match auquel ne prendront pas part Ethan Nwaneri et Quinten Timber car ils ne sont pas dans la liste européenne de l’OM.

    Et que manquera également Benjamin Pavard. Le champion du Monde 2018 purgera une suspension automatique, après avoir accumulé trois cartons jaunes depuis le début de la phase de ligue.

    Le Club Bruges s’est fait peur

    L’adversaire de l’OM, mercredi en Ligue des Champions, jouait également dans le championnat de Belgique, samedi en fin d’après-midi. Face à Zulte-Waregem, le Club de Bruges a joué avec le feu. À la pause, les Flamands étaient menés (1 – 2) sur leur terrain, après notamment un but de l’ancien Olympien Marley Aké en faveur de Zulte. C’est en seconde période que les Brugeois se sont réveillés. Brandon Mechele a égalisé dès la reprise. Avant que Alexandar Stankovic, à l’heure de jeu, et Nicolo Tresoldi, sur son premier ballon après son entrée en jeu, ne donne de l’air à Bruges. Mais un but de Joseph Opoku allait faire trembler les hommes d’Ivan Leko, qui s’imposent finalement sur le score de 4 – 3.

  • L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    Compte tenu de la récente forme des Reds en Premier League, l’espoir d’une victoire, pour les plus optimistes, ou simplement d’un point pris, pour les plus modérés, était permis. Mais Liverpool, club mythique, a prouvé qu’il ne fallait pas l’enterrer aussi facilement. Dominateurs, malgré quelques actions subies, les Anglais n’ont fait qu’une bouchée d’une équipe olympienne impuissante. Et même trop tendre vis-à-vis du niveau. « On a mal joué, on a pris un but bête, le premier », a noté Roberto De Zerbi, conscient que la terrible faute de son capitaine (Leonardo Balerdi) a mis un premier coup de massue sur la tête des Olympiens.

    « La première période a été jouée à armes égales, ou plus ou moins, mais on n’a pas compris où se situait le jeu. Il était beaucoup sur Pavard et on ne l’a pas compris. S’il l’avait compris lui-même, on aurait réussi à sortir davantage, on n’aurait pas perdu de ballons bêtes », a-t-il poursuivi en mettant en lumière les mauvaises relances d’une défense particulièrement aux abois, notamment Benjamin Pavard, dépassé par les déplacements furtifs d’Hugo Ekitiké. « C’est dur, à la maison, c’est dur », a insisté l’Argentin Leonardo Balerdi. « On voulait les trois points. C’est un gros adversaire. La première période, on n’était pas très bien. C’était un match dur. On a essayé (d’emballer le match), c’était un match intense. Parfois, ça ne se voit pas d’ici, mais sur le terrain, c’est dur, très costaud. Ils sont habitués à jouer comme ça. On a essayé avec des occasions, mais on n’a pas beaucoup cadré. C’est une soirée un peu triste, mais il faut continuer. On va gagner contre Bruges, on va se qualifier », a-t-il martelé.

    Manque de constance

    Si l’OM a eu effectivement des occasions en première période, le retour des vestiaires a également été celui du retour à la réalité. « Le match s’est un peu ouvert et, quand tu donnes de l’espace aux joueurs de Liverpool, c’est évident que tu vas souffrir », a reconnu le technicien italien, persuadé que ses protégés manquent cruellement de constance. « C’est une défaite difficile », a reconnu le piston droit Timothy Weah. « Nous voulions gagner ce match, mais Liverpool a été supérieur, tout simplement. Nous devons continuer à travailler. Nous avons réalisé un bon début de seconde période, mais ce deuxième but a clairement changé la physionomie du match. Désormais, il est essentiel que l’équipe se concentre sur les prochaines échéances, face au RC Lens puis contre Bruges, en poursuivant notre travail à l’entraînement », a enchaîné l’international américain.

    « Ici, il y a toujours de la pression. Mais le problème est de bien jouer », a estimé De Zerbi, lucide sur la qualité de jeu produit par ses joueurs à une semaine du déplacement crucial et décisif en Belgique. « Ce sera une finale. On verra si le nul sera suffisant. Mais on n’ira pas là-bas pour faire match nul. On ira pour faire la prestation du Koweït ou d’Angers. Mais, si on ne veut pas la pression, on ne vient pas à Marseille », a-t-il lancé.

  • Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Vingt-deux garçons dans le vent et tant d’autres en tribunes. Les ultras ont annoncé « une soirée grandiose », depuis quelques jours, et ils n’ont pas déçu. Le public olympien a fait dire à Arne Slot, au micro de Canal+, que « même une heure avant le match, tout est quasiment plein des deux côtés. » En effet, les travées sud et nord étaient coordonnées, ce mercredi. À 45 minutes du coup d’envoi, pas un siège de libre à l’horizon. Les chants ont débuté à l’échauffement des gardiens et ne se sont pas arrêtés jusqu’au coup d’envoi.

    Les tifos étaient également attendus et ils se sont déroulés en plusieurs phases. Les feuilles de papier « OM » sont rapidement passées au second plan pour laisser poindre plusieurs éléments. Les Beatles, les quatre de Liverpool, sont apparus au sud, lisant attentivement un exemplaire du Provençal. Lennon, McCartney, Harrison et Ringo Starr descendus, un portrait de Rolland Courbis est apparu pour un dernier hommage à l’ancien technicien marseillais, disparu il y a peu. Au nord, le côté guerrier est ressorti avec le message « Prêt à mourir pour la gloire de mon étendard ».

    Des huées puis le grand silence

    Les quelque 65 000 supporters ont continué de pousser et de donner de la voix pour leur équipe, tout au long du match. Une bronca terrible est intervenue au moment du coup-franc donnant le premier but aux Reds. Mais Dominik Szoboszlai, peut-être le meilleur spécialiste de la planète football, n’a pas tremblé et le stade s’est tu. Immédiatement. Les fans anglais se sont fait entendre à cet instant, lorsque le brouhaha s’est évaporé. Les différents groupes ultras ont bien enfilé leur plus beau costume, pour cette soirée européenne.

  • Leonardo Balerdi, impeccable jusqu’à la faute qui coûte cher

    Leonardo Balerdi, impeccable jusqu’à la faute qui coûte cher

    Face à la flopée de stars offensives présente à Liverpool, à l’image de Mohamed Salah, Florian Wirtz ou encore Hugo Ekitiké, la défense olympienne a longtemps tenu bon. En première ligne, Leonardo Balerdi a admirablement tenu la barque, grâce à ses multiples interventions décisives. En tour de contrôle, l’international argentin a su anticiper les centres adverses, en se positionnant intelligemment au cœur de la surface de réparation. Il s’est également montré vigilant lorsque les milieux de terrain anglais ont mis davantage de pression sur la relance phocéenne, à l’image de la perte de balle terrible de Geoffrey Kondogbia, où l’ancien défenseur du Borussia Dortmund s’est jeté comme il le fallait pour stopper l’action. Avec élégance et propreté.

    Une ombre au tableau

    Après 43 premières minutes rigoureuses, le capitaine Balerdi, parfois critiqué pour commettre quelques maladresses, a retrouvé sa seconde nature agaçante. Sur une offensive menée par Ryan Gravenberch, loin d’être dans une posture favorable, il a manqué de sérénité en se jetant dans ses pieds avec excès et a offert aux Reds une occasion en or de prendre les devants, juste avant de rentrer aux vestiaires. Plus qu’une simple erreur, ce tacle est en vérité une faute professionnelle : Liverpool possède dans ses rangs Dominik Szoboszlai, diabolique sur les coup-francs courts. Le Hongrois s’est fait un malin plaisir de faire culpabiliser l’Argentin en plantant le ballon au fond des filets. En une fraction de seconde, Balerdi est devenu le bouc émissaire de l’OM.

  • L’OM a fait du hors sujet sur toute la ligne face à Liverpool

    L’OM a fait du hors sujet sur toute la ligne face à Liverpool

    À quoi pouvait-on s’attendre d’un OM qui restait sur deux festivals offensifs ?

    Mais surtout un OM qui devait une revanche à ses supporters, après son match de reprise raté face à Nantes. Un OM qui défiait le champion d’Angleterre, et qui pouvait composter son billet pour, a minima, les barrages de la Ligue des Champions. Néanmoins, face à un Liverpool blessé, la mission n’a pas été aussi agréable que la balade de John et Yoko.

    Car les Reds ont rappelé qu’ils n’étaient pas un perdreau de l’année. Et que si les Marseillais voulaient goûter aux saveurs de miel d’un troisième succès consécutif, il leur faudrait se faire violence. La jouer collectif pour réaliser tout qu’ils devaient réussir.

    Mais à la pause, l’avantage était pour Liverpool. Les Anglais s’étaient montrés plus entreprenants, mieux inspirés dans leurs choix et plus incisifs à l’approche de la surface de Geronimo Rulli. Ils trouvaient la faille, sur coup franc, dans le temps additionnel de la première période.

    L’OM venait encore de craquer dans une de ces périodes de flottement précédant une fin de mi-temps. Après avoir passé quarante-cinq minutes à tenter d’exister, face à des Reds qui avaient eu le contrôle des débats.

    Les hommes de Roberto De Zerbi avaient déjà connu une telle situation. Face à Newcastle, ils avaient su renverser la vapeur en reprenant sur les chapeaux de roues. Ils revenaient d’ailleurs avec de meilleures intentions, plus présents dans la moitié de terrain anglaise. Mais sans parvenir à aller jusqu’au bout de leurs intentions.

    Le 25 novembre, Pierre-Emerick Aubameyang avait remis les pendules à l’heure dès la reprise. Pour ensuite balayer les Magpies. Mais Liverpool avait d’autres arguments à opposer. Notamment une défense bien en place. Et Alisson, un gardien aux réflexes de chat. À l’image de son duel gagné face à Mason Greenwood (52e).

    Là où les Reds s’appliquaient dans leurs remontées de balle, amenant souvent un danger sur le but de Geronimo Rulli, les initiatives olympiennes étaient trop « helter – skelter » comme aurait fredonné John Lennon. Un désordre qui profitait à des Anglais voyant se rapprocher la très belle opération, sachant tout ce qu’ils avaient à faire pour se faire un pas de géant vers une qualification directe en huitième de finale.

    Comme si la maîtrise liverpuldienne ne suffisait pas, un coup de main, bien involontaire de Geronimo Rulli, devait transformer la soirée marseillaise en dure nuit. L’OM voyait son rêve fou de bousculer Liverpool une nouvelle fois s’envoler, et avec lui l’espoir de revoir apparaître le soleil.

    Même s’ils n’ont jamais marché seul de leur soirée, les Phocéens n’ont pas été à la hauteur. Ils ont fait preuve d’une naïveté qui a permis à Liverpool de passer une soirée finalement tranquille. De celles qui montrent la différence entre un habitué des joutes de la Ligue des Champions, et d’un apprenti qui espère un jour s’inviter dans la cour des grands.

    Et aussi

    Nwaneri et Timber sont arrivés

    Quinten Timber et Ethan Nwaneri, les deux premières recrues du mercato hivernal, ont atterri à Marignane, ce mercredi après-midi, et ont pu assister à la rencontre face aux Reds.

    Mmadi vers une prolongation

    La prolongation de contrat jusqu’en 2029 pour Tadjidine Mmadi serait bel et bien actée. Le jeune marseillais a marqué son premier but pro, fin décembre, contre Bourg-en-Bresse.

    Pas d’ultras à Paris

    La préfecture de police de Paris a pris deux arrêtés pour interdire la venue des supporters marseillais contre le PFC (31/01) et le PSG (08/02).

    Les Olympiens ne se sont pas trouvés

    Avant le coup d’envoi, il y a toujours des imprévus. Le forfait d’Emerson, victime d’une blessure musculaire lors du dernier entraînement, a obligé Roberto De Zerbi à revoir ses plans.

    Sans l’international italien, c’est son flanc gauche qu’il a dû remodeler. En confiant le piston à Michaël Murillo, l’entraîneur olympien testait son entente avec Hamed Traoré, dans une entame où l’OM avait du mal à trouver ses marques, comme si le Vélodrome s’était transporté de Penny Lane.

    Il y a eu un premier avertissement, avec le but refusé à Hugo Ekitiké (23e). Puis une réaction marseillaise par Amine Gouiri, qui chauffait les gants d’Alisson (27e). L’OM devait rester dans le dur, pour finalement rentrer aux vestiaires avec un but de retard, concédé au plus mauvais moment.

    En début de seconde, et jusqu’à l’entrée de Pierre-Emerick Aubameyang, les Marseillais devaient entretenir l’espoir d’un renversement de situation. Mais un second but anglais venait clore le suspense.

  • L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    Après le Real Madrid au mois de septembre, l’OM s’apprête à défier une autre grande institution du football européen. Le mythique club de Liverpool, champion d’Angleterre en titre, débarque au stade Vélodrome, ce mercredi soir à 21h, lors de la 7e et avant-dernière journée de la Ligue des champions.

    Une rencontre qui vaut son pesant d’or, puisqu’en cas de match nul seulement, les Phocéens se rapprocheraient très fortement d’une qualification pour les barrages de la compétition, a minima. « La préparation footballistique est plus difficile quand tu affrontes Liverpool, contrairement à la préparation mentale », estime Roberto De Zerbi, l’entraîneur olympien. « C’est la progression que l’on doit avoir de notre côté. On doit penser que tous les matches doivent être préparés de la même manière, car notre histoire prouve qu’on peut gagner contre tout le monde. Ce match peut changer la saison en Ligue des champions. Je ne pense pas qu’il faille penser à un résultat pour changer une saison. Le plus important est la façon dont on joue le match. Même une défaite, comme au Trophée des champions, peut nous booster », poursuit le technicien italien

    Ce dernier est encore traumatisé par la cruelle défaite face au PSG, au Koweït. « Dans le football, il y a deux équipes : une gagne et l’autre perd. Si tu arrives à mener juste avant la fin et que tu perds, pour moi, ce n’est pas vraiment une défaite. Contre le PSG au Trophée des champions, c’est une défaite qui va rester ancrée en moi, je ne vais pas l’oublier et vais y penser jusqu’à la fin de mes jours. Mais je ne me sens pas défait. On sait là où on pourrait mieux faire, mais on doit donner le maximum. On essaye de gagner des trophées », ajoute De Zerbi, présent aux côtés de Pierre-Emile Højbjerg, dont il reconnaît très volontiers et de manière répétée son importance au sein de l’effectif.

    « Il a le niveau élevé qui permet aux joueurs plus jeunes d’apprendre. Il a une forte personnalité et ce genre de joueurs est indispensable pour l’équipe. […] Si tu as un joueur comme Højbjerg, le niveau s’élève du point de vue du football et de la personnalité », souligne De Zerbi. Son milieu de terrain danois, parfois capitaine de la formation olympienne, va fêter ses retrouvailles avec les Reds, après avoir évolué durant neuf saisons en Premier League.

    « Quand tu les joues, tu sais qu’il faut être au plus haut niveau, avec la tête, les jambes et la bonne mentalité. On joue au Vélodrome et on va essayer de tout faire pour prendre les points », lance l’ancien cadre de Tottenham et de Southampton, club dans lequel il a côtoyé Virgil Van Djik, capitaine des Scousers, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de la planète. « Il a tout gagné et continue à être constamment un joueur de top niveau. C’est un leader dans son équipe et son pays. Beaucoup de jeunes veulent faire comme lui. Quand j’ai joué avec lui, cela se voyait que c’était un joueur de très très haut niveau », témoigne le milieu âgé de 30 ans, conscient de l’armada de « joueurs fantastiques » à la disposition d’Arne Slot, l’entraîneur de Liverpool. « Nous devrons jouer un bon match, mais on a de l’ambition. On travaille tous les jours pour ça. Ce sera un match très difficile », prévient le soldat Højbjerg, toujours sur ses gardes.

    Les Reds ne prennent pas le match à la légère

    Au bord du top 8, à la lisière d’être éligible pour les 8e de finale de la Ligue des Champions, les célèbres Reds de Liverpool débarquent dans la cité phocéenne en faisant de cette rencontre européenne « une priorité », comme l’a indiqué Milos Kerkez, l’arrière gauche hongrois. Mais aussi avec la ferme intention de mettre fin à une série de quatre matches sans victoire dans leur championnat. « Je comprends parfaitement la frustration des supporters. Ils ont le droit à la liberté d’expression, mais nous sommes nous aussi déçus. Nous devons rester unis dans les moments difficiles », souligne le défenseur de 22 ans, conscient que cette confrontation face aux Olympiens sera « difficile ». Une opinion partagée par son entraîneur, Arne Slot. « L’OM est un grand club actuellement », reconnaît le technicien néerlandais, qui voue une grande admiration pour Roberto De Zerbi. « Je le considère comme l’un des meilleurs au monde. […] Je ne suis pas responsable du recrutement des entraîneurs, mais si c’était le cas, De Zerbi figurerait parmi mes premiers choix », poursuit Slot. Il compte sur l’expérience de son capitaine Virgil Van Djik, qui s’apprête à disputer son 350e match avec Liverpool, pour canaliser les offensives marseillaises.

    C.K.