Tag: hôpital

  • L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    Un septuagénaire a perdu la vie suite à un incendie ce lundi dans le box dans lequel il était alors prise en charge aux urgences de l’hôpital de Hyères, son état demandant une surveillance rapprochée.

    Le sinistre rapidement maîtrisé s’est déclaré vers 4h15 du matin alors que 22 patients et 12 personnels étaient présents dans le service. Et malgré l’intervention des équipes sur place le patient est malheureusement décédé.

    Quatre membres du personnel intoxiqués ont été aussitôt pris en charge l’Hôpital national d’instruction des Armées Sainte-Anne à Toulon, où très tôt dans la matinée leur état s’est révélé rassurant.

    Service des urgences fermé

    Suite au sinistre, dix-neuf patients ont été mis en sécurité dans d’autres services de l’établissement hyérois et deux autres patients transférés vers l’hôpital de Draguignan et l’hôpital toulonnais de Sainte Musse. Une cellule de crise a été immédiatement activée et le plan blanc déclenché.

    En attendant un diagnostic complet, la direction informe que le service d’accueil des urgences du centre hospitalier d’Hyères n’est pas en mesure d’accueillir des patients. Il est donc demandé à toutes les personnes qui ont besoin de soins en urgence de contacter le 15 ou de se rendre dans un autre service d’accueil des urgences de la métropole toulonnaise. Les consultations, le bloc opératoire, la maternité, le SMUR et tous les services d’hospitalisation fonctionnent eux normalement. Et aucune déprogrammation n’est prévue.

    « L’établissement adresse ses pensées les plus sincères à la famille et aux proches de la victime et les assure de son entier soutien », déclare la direction. « Une enquête en recherche des causes de la mort est ouverte, notamment pour déterminer les causes de cet incendie », a fait savoir de son côté le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland.

  • À l’hôpital d’Apt, amère fin d’année pour le bloc opératoire

    À l’hôpital d’Apt, amère fin d’année pour le bloc opératoire

    Stupeur, colère, espoir, dépit. En six mois, les habitants d’Apt et de son bassin de vie sont passés par tous les états, rarement satisfaisants, au sujet de l’hôpital. Car en juin, profitant de la fin d’autorisation d’activité chirurgicale au 31 décembre, l’Agence régionale de santé (ARS) a décidé de fermer le bloc opératoire et de le transférer vers l’hôpital de Cavaillon.

    Dans le langage très ouaté de l’ARS, cela donne « un ambitieux projet territorial de renforcement de la chirurgie publique sur le Sud Vaucluse, sans dépassement d’honoraires ». Et d’insister sur « l’impact local limité dans la mesure ou la chirurgie pratiquée à Apt est très faible ». Mais, un large front commun inédit a une toute autre lecture de la situation. « C’est une décision de tableau Excel, pas de terrain, qui donne l’impression qu’Apt et le Luberon ne servent qu’à accueillir les Parisiens en vacances, mais pour se faire soigner, allez ailleurs », recampe Dominique Thévenieau. Pendant six mois, le président du comité des usagers de l’hôpital, aux côtés de plusieurs divers collectifs, du syndicat CGT mais aussi des élus du Pays d’Apt, comme la maire LR Véronique Arnaud-Deloy ou la présidente LR du Département, Dominique Santoni, s’est battu contre le départ du bloc à coup de plusieurs manifestations, d’une pétition signée par plus de 16 000 personnes et de quatre recours suspensifs en justice. En vain.

    La population « n’hésitera pas à porter plainte »

    Si les consultations d’avant et d’après opérations seront maintenues à Apt, « les opérations d’activité programmée sont arrêtées depuis le 18 décembre, celle non programmées depuis le 25 pour éviter d’avoir à transférer des patients début janvier », indique Loïc Souriau, directeur de l’ARS 84, pour qui « les choses sont en train de s’organiser de façon sécurisée, garantie et globalement de façon apaisée ». Notamment sur la question du transfert des chirurgiens ou des agents de bloc. « Tout a été fait en comité restreint juste avant Noël sans réel suivi pour les agents », dément Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé CGT Vaucluse. Dans un communiqué, il y a dix jours, le syndicat, tout en ironie adressait de nombreux remerciements, aux « décideurs éloignés de la réalité ». « On était face à un rouleau compresseur, peu importe les dégâts qu’ils peuvent faire, ils se moquent des agents et de la population, c’est le chiffre qui compte, pas l’humain », complète Cathy Larsson.

    « On n’a pas pris cette décision à la légère », défend Loïc Souriau, concédant « une décision peut-être mal comprise » quand on l’interroge sur l’ampleur de la mobilisation qui aurait été de nature à infléchir la fermeture. « Hors particularités de grand éloignement, il n’y a aucun hôpital en France de cette taille qui réalise encore des opérations chirurgicales », assure le directeur de l’ARS 84. Le comité de défense des usagers a toujours contesté « les chiffres biaisés » de l’ARS sur le nombre d’interventions chirurgicales et redoute, en cascade, « la fin du service des urgences la nuit car 40% de son activité, c’est la chirurgie ».

    L’ARS a promis, notamment, une IRM ou un mammographe à l’hôpital. La CGT, tout comme les usagers seront vigilants. « Si des habitants venaient à avoir un souci de santé majeur, ils n’hésiteront pas à porter plainte contre l’ARS et les directions des hôpitaux d’Apt et d’Avignon-Cavaillon », prévient déjà Dominique Thévenieau.

  • L’Hôpital Privé de Provence innove en soin oncologique

    L’Hôpital Privé de Provence innove en soin oncologique

    L’hôpital Privé de Provence (HPP) est l’un des seuls en France à disposer de ce dispositif. Début novembre, l’établissement hospitalier s’est doté d’un pôle entier dédié à la rééducation oncologique. Ici, dans cet espace dessiné en quatre box, d’une superficie de 100 mètres carrés, ce sont une trentaine de patients par jours qui sont suivis et accompagnés dans le traitement des effets secondaires liés aux chimiothérapies et autres interventions endurées par les personnes atteintes de cancers. Exemple, la neuropathie. Les praticiens intégrés au pôle interviennent également jusque dans les services de chimiothérapie. « Pour faire simple, les soins permettent aux patients de garder une autonomie et une activité pendant leur soins. On dispose d’une salle de kinésithérapie et d’un matériel d’innovation plus technique qui permet de prendre en charge l’apparition de divers symptômes [liés aux effets secondaires des traitements, Ndlr.], très peu pris en charge jusqu’à présents », explique Pierre Lavignotte, 27 ans, masseur kinésithérapeute libéral au sein de l’HPP. Lui est à l’origine du projet. Au nom d’une société dont il poursuit la création, soutenu par la direction, il a investi près de 100 000 euros dans le matériel nécessaire. Parmi les thérapies de pointe intégrées au pôle : la photobiomodulation, thérapie laser aux propriétés antalgiques, cicatrisantes, anti-inflammatoires et l’endermologie pour réduire, entre autres, les lymphœdèmes, améliorer la mobilité et réduire tensions et de douleurs. « Il n’y avait quasiment aucune prise en charge, a part médicamenteuse sur les neuropathies, poursuit Pierre Lavignotte. On traitait le symptôme, pas la cause de perte de sensibilité. En intervenant rapidement on permet d’éviter cette dégradation parfois permanente. » En janvier, une quatrième kinésithérapeute rejoindra l’équipe.

  • Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    À la tête du service gynécologie obstétrique de l’hôpital de Martigues depuis quatre ans, Nathalie Lavergne met toute son énergie à « prendre soin de nos pauvres utérus ». Depuis le mois de mai dernier, la médecin a réussi à mettre en place un nouveau traitement pour les fibromes : la radiofréquence. Trois médecins se sont formés à cette technique auprès de l’hôpital Nord.

    « Il s’agit d’une grande aiguille qui délivre de l’électricité pour détruire les tissus sous l’effet de la chaleur », explique-t-elle. Une technique peu invasive qui permet de traiter les tumeurs bénignes qu’une femme sur quatre développe dans sa vie en évitant l’hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus) ou les complications liées à la myomectomie (ablation chirurgicale du fibrome utérin). « L’autre avantage, c’est qu’il n’y a pas besoin d’anesthésie générale, on peut donc gérer ces opérations en ambulatoire et on occupe la salle de bloc moins d’une heure », affirme Nathalie Lavergne.

    Depuis l’arrivée de cette technologie, dix patientes ont été traitées, « avec de très bons résultats, sans douleur en post-opératoire », assure la cheffe de service, qui souhaite pouvoir pérenniser cet équipement prêté par le laboratoire Kebomed. Se pose désormais la question de l’achat du générateur, qui coûte 26 000 euros. Un argument pourrait peser dans la balance : la rentabilité du traitement par radiofréquence. « Grosso modo, l’hospitalisation est revalorisée à hauteur de 3 000 euros », précise la médecin.

  • Hôpital de Martigues : vent debout contre la suppression de congés

    Hôpital de Martigues : vent debout contre la suppression de congés

    Rebelote. Une cinquantaine de personnels de l’Hôpital de Martigues ont manifesté en préambule de la séance du Comité social et économique (CSE) de ce lundi matin à l’appel du syndicat CGT. En cause : la suppression de 5 + 3 jours de congés occasionnels ainsi que de la pause méridienne pour les agents du Centre hospitalier de Martigues. Ces dispositions, fruit d’un accord datant d’une quinzaine d’années, sont des « irrégularités » selon le rapport de la Chambre régionale des Comptes portant sur la période 2019-2023 ( nos éditions du 4/11 et 9/12 ).

    À la sortie de la séance, la secrétaire générale CGT du syndicat de l’hôpital Laure Privat regrette que « le directeur reste sur ses décisions » et qu’« aucune négociation ne soit possible depuis le début au prétexte du rapport de la Cour des comptes ». « Ça va vraiment être compliqué pour la pause méridienne car il est plus facile de l’enlever aux agents administratifs qu’à ceux au pied du lit du patient », détaille la responsable, « on en déduit que certaines catégories professionnelles ne pourraient plus s’absenter du service » dans certains cas.

    Sollicitée sur place, la direction du CH de Martigues a refusé de nous répondre au sujet du dialogue social.

    Un manque criant de personnel

    En marge du CSE, la lectrice de la déclaration de la CGT Valérie Rossero, aide-soignante en cardiologie, insiste sur le fait que, « la suppression de la pose méridienne veut nécessairement dire réduction du personnel », sans compter « l’épuisement à force de faire des jours à rallonge ». « À 58 ans si je passe à 12 heures par jour je ne sais pas comment je gérerais la charge de travail sur mes épaules », se demande la syndicaliste.

    Plus encore, « on nous demande d’être polyvalents car on manque de personnel et on fonctionne en mode dégradé », relève Valérie Rossero. C’est-à-dire « aller combler le manque dans les autres services ou travailler sur plusieurs postes à la fois, et il y a un vrai risque de faire des erreurs », conclut-elle.

    Par un surprenant hasard, l’une des élues CGT au CSE a du précipitamment sortir de la séance pour cette raison. « Il manque du personnel au 7e ! », lâche Fabienne Guibaud en courant. Son collègue infirmier du bloc opératoire, confirme : « La direction n’arrive pas à recruter et il manque la moitié de l’équipe spécialisée au bloc » indique-t-il.

    Alors, les offres d’intérim sont pléthoriques. Sur son téléphone, il montre celles proposées pour la semaine. « Il y a 5 missions de remplacement sur 12h ou pour la nuit » précise l’infirmier, sachant que « c’est entre 10 et 12 en période normale ». « C’est pas en retirant les acquis sociaux qu’on recrutera alors que les gens se barrent » déplore-t-il.

  • Le profil du néo-directeur de l’hôpital d’Orange fait tousser

    Le profil du néo-directeur de l’hôpital d’Orange fait tousser

    Pour l’heure, il n’a pas été jugé et ses avocats ont déposé une requête en annulation, qui doit être étudiée d’ici à la fin de l’année. Mais le profil du nouveau directeur de l’hôpital d’Orange ainsi que des Ehpad de Bollène et Piolenc a de quoi laisser pantois : Guillaume Ducolomb, a, en mars dernier, été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de se rendre dans les hôpitaux de Saint-Claude et Lons-le-Saunier (Jura), qu’il dirigeait jusque-là, et d’exercer l’activité de directeur d’hôpital. La raison, un management jugé « toxique », révélé en 2023 par une enquête de nos confrères du Progrès, qui a débouché sur cette mise en examen pour harcèlement moral au travail.

    Initialement, une obligation de soins psychologiques avait même été prononcée, avant d’être levée par un allègement de son contrôle judiciaire. Son interdiction d’exercer a aussi été réduite au périmètre de la région Bourgogne-Franche-Comté. C’est donc dans ce contexte que Guillaume Ducolomb a débarqué, lundi dernier en Vaucluse, prenant la suite de Christophe Gilant, resté en poste pendant 17 ans. « On verra ce que la justice proclame, mais c’est assez fâcheux », s’étonne Cathy Larsson, secrétaire de l’USD CGT 84, bien que le nouveau directeur ait la réputation d’être disponible pour les syndicats. « Il donne le sentiment d’être ouvert au dialogue, après, il y a les paroles et les actes », confirme André Schiano, délégué des personnels FO, qui a déjà pu échanger avec le directeur, sans s’appesantir sur son passif.

    « Je n’ai pas d’a priori, mes seuls intérêts, c’est l’avenir du service public hospitalier à Orange et les agents qui le servent au quotidien », martèle le responsable syndical, qui avait mené une grève en mode « jeudis noirs » en février 2024 pour s’opposer à plusieurs suppressions de poste. Trois plaignantes et douze parties civiles espèrent toutefois la tenue d’un procès à l’encontre de Guillaume Ducolomb. « On a l’impression d’avoir en face un directeur malveillant, on est très mal loti dans le Vaucluse », poursuit Cathy Larsson, allusion au cas de Pierre Pinzelli, directeur des hôpitaux d’Avignon, Cavaillon et – par intérim – de Carpentras, dont le management est aussi pointé par les agents et médecins.

  • La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    Deux tractopelles sont stationnées en contrebas de la D69, sur le chemin de la Renardière, à l’Ouest de Salon-de-Provence. Depuis quelques mois, un nouvel ouvrage en béton voit le jour : l’exutoire pluvial où seront envoyées les eaux du nouvel hôpital et de son village santé avant d’atterrir dans le grand fossé Bel Air, qui se jette dans la Touloubre. « Discrètement, les travaux commencent, se réjouit le maire (LR) Nicolas Isnard. Bien sûr, ce n’est pas le gros chantier sur site, mais même si on le fait modestement il fallait marquer le coup. »

    C’est à 1,7 kilomètre de là que 9,5 hectares de terrain seront artificialisés pour accueillir le complexe flambant neuf. « La deuxième étape débutera d’ici un an ou plus, lorsque les entreprises qui vont intervenir pour réaliser le village de santé seront désignées, détaille l’édile. C’est ce à quoi se consacre l’hôpital, qui établit le cahier des charges pour préparer l’appel d’offres. On lancera le marché dans le premier semestre de l’année 2026. Le début des vrais travaux est prévu pour fin 2026, début 2027 pour les premières fondations, avec une mise en service en 2029/2030. »

    À l’arrivée, 245 lits et 42 places en ambulatoire seront créés sur 35 760 m² de surface. À proximité de cet hôpital implanté sur 6,5 hectares, un village santé de 3 hectares avec l’installation d’une douzaine de partenaires comme un centre de dialyses, un laboratoire d’analyses médicales, une clinique ou un hôtel hospitalier. « 80 lits resteront en centre-ville, puisque les soins palliatifs et la gériatrie ne bougent pas », précise Nicolas Isnard.

    La coopération

    « C’est le seul hôpital déménagé depuis trente ans dans la région Paca », se targue le premier adjoint au maire Michel Roux (DVD). Une victoire rendue possible par la volonté et la coopération des acteurs du territoire. C’est en juillet 2019 que vingt villes du bassin salonais s’associent dans un Syndicat intercommunal à vocation unique pour acheter, ensemble, un terrain, afin d’inciter l’État à agir et de lui faciliter la tâche. « Chaque commune a investi 10 euros par habitant pour acheter ces 9,5 hectares », précise Nicolas Isnard.

    Les agents de l’hôpital aussi ont consenti à des efforts pour voir le projet sortir de terre. « Ça a donné lieu à de gros sacrifices en interne en termes de budget, raconte la représentante FO Magali Brotons. Il a fallu revenir sur des accords locaux, voter et accepter des requalifications en instance… »

    Ces économies, réalisées de sorte à aider l’hôpital à trouver 27 des 172 millions d’euros fléchés pour le nouvel hôpital sur ses fonds propres, étaient une nécessité. « On a huit pavillons. Le plus ancien date de 1903. En hiver il fait très froid, en été il fait 40 degrés. Il devient de plus en plus difficile de prendre en charge les patients. Par exemple, les couloirs et les portes sont trop petits, les lits n’y passent plus, il faut démonter les barrières, ce qui est épuisant. » Au-delà des conditions de travail, c’est surtout pour les malades que le personnel est soulagé. « C’est important de pouvoir les accompagner dans un bel environnement, c’est notre vocation », affirme Magali Brotons.

    À Martigues, la CGT lutte pour qu’une somme de la même ampleur soit investie dans l’hôpital, exsangue. Le syndicat revendique également la création de 90 emplois statutaires immédiats. L’établissement saura-t-il suivre la même voie que celui de Salon ?

  • Au Vigan, la psychiatrie de jour rouvre enfin ses portes

    Au Vigan, la psychiatrie de jour rouvre enfin ses portes

    Fermé en septembre 2023 faute de médecins, le service de psychiatrie de jour du Vigan ne fonctionnait plus qu’en mode dégradé, absorbant uniquement les situations les plus critiques. Jeudi 6 novembre, il a enfin retrouvé une activité complète, au sein de l’hôpital local. Une respiration pour tout un territoire confronté à une dégradation alarmante de la santé mentale des plus jeunes. « On ne prenait en charge que les situations les plus graves, pour ne pas laisser les parents dans la détresse », rappelle Jean-Luc Sauvaire, directeur du Mas Cavaillac, qui a porté le dossier. Grâce à une « belle rencontre » avec Christian Cataldo, directeur de l’hôpital d’Alès, puis au feu vert de l’ARS, la réouverture a pu être lancée. L’Agence a confirmé un financement « à 99,9% ».

    Le CMPEA accueillera désormais des enfants et adolescents jusqu’à 18 ans, souffrant de troubles du comportement ou de pathologies psychiatriques. Une nouvelle équipe a été réunie : un psychiatre à temps plein sur le Vigan, un médecin rattaché à Alès, deux infirmières en pratique avancée, des infirmières et une psychologue du développement. Jusqu’ici, environ 500 jeunes étaient suivis. « La réouverture va être un tsunami : on pourrait atteindre 800 à 900 jeunes. Ça va être délicat », prévient Jean-Luc Sauvaire.

    Un territoire à la demande « exponentielle »

    Les deux partenaires ont établi une répartition géographique : l’AEMC couvrira le bassin Ganges–Le Vigan, tandis que l’hôpital d’Alès renforcera Saint-Hippolyte-du-Fort, Sauve et Quissac. « La solution va renforcer les deux zones », assure Christian Cataldo.

    Les prises en charge seront limitées à douze séances, avec un axe fort : accompagner les parents et orienter vers les professionnels adaptés. Dans un territoire où les besoins sont « exponentiels », cette réouverture apparaît comme un soulagement attendu.

  • Marseille : un don de 30 000 euros pour lutter contre le cancer

    Marseille : un don de 30 000 euros pour lutter contre le cancer

    Initié en 2004, le programme LEA est coordonné à l’AP-HM et a pour objectif général d’étudier les facteurs de risque (médicaux, génétiques, socio-économiques, comportementaux et environnementaux) de l’état de santé à long terme de patients
    ayant été traités pour une leucémie ou un lymphome dans l’enfance ou l’adolescence. Les formes de cancer les plus fréquentes chez les jeunes.

  • L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    Avec près de 30 prélèvements par an, la Coordination hospitalière des dons d’organes et de tissus du Centre hospitalier intercommunal de Toulon -La Seyne-sur-Mer (Chits), aux côtés des équipes médicales, chirurgicales et soignantes, joue un rôle crucial dans l’organisation des activités de prélèvement d’organes et de tissus en vue de greffes. « La coordination du don d’organes du Chits a été créée en 2000 pour recenser tous les donneurs potentiels d’organes et de tissus, d’accueillir et accompagner les proches, d’organiser les prélèvements, de former les professionnels de santé, d’informer le grand public. Et également, d’être dans un réseau avec d’autres lieux de soins, l’hôpital d’Hyères, l’hôpital Sainte-Anne, l’hôpital de Brignoles et les cliniques », détaille Yann Le Bras, directeur du Chits.

    Une coordination qui a permis, en 2024, 102 prélèvements d’organes et 182 prélèvements de tissus au Chits, qui s’est récemment doté d’une nouvelle salle de prélèvements. « Derrière cela, il y a bien sûr des réalités humaines, mais ces chiffres montrent l’activité et un élément très fort d’engagement des équipes », salue Yann Le Bras. C’est pourquoi le Chits a formalisé son engagement, vendredi, en signant, aux côtés du « Collectif Greffes+ », une charte faisant de l’hôpital un ambassadeur du don d’organes, afin d’intensifier la sensibilisation de l’ensemble de son personnel, des patients et des visiteurs.

    « Devenir ambassadeur du don d’organes est pour nous un élément majeur. C’est participer à un mouvement solidaire national permettant de sauver des milliers de vies chaque année », se félicite Yann Le Bras. Un pas de plus pour un hôpital déjà engagé dans cette démarche depuis 25 ans : « Cela marque l’intensification de l’effort de notre établissement pour sensibiliser l’ensemble de la communauté hospitalière, ainsi que les patients et visiteurs. » « Quelle plus belle chose que de donner la vie, mais quelle plus belle chose aussi que de redonner la vie à des personnes qui sont en attente d’un organe et qui souvent décèdent avant », appuie Dominique Andreotti, pneumologue et adjointe à l’action sociale à la mairie de Toulon.

    2 à 3 décès chaque jour

    en France faute de dons

    Il faut tout de même rappeler que nous sommes tous, de fait, présumés donneurs d’organes par la loi, sauf opposition de notre vivant. Cependant, celle-ci prévoit aussi que les proches des défunts soient systématiquement consultés. Mais bien que plus de 80% des Français y soient favorables, moins d’une personne sur deux en a parlé, si bien que leur volonté ne peut être respectée. Dans un tiers des cas, les proches, dans le doute, s’y opposent, et le prélèvement ne peut avoir lieu. « Peu importe ce qu’on en pense, il faut que chacun interroge autour de soi et se pose la question, petit et grand, car il n’y a pas de minimum d’âge pour le prélèvement d’organes, et on peut prélever jusqu’à 90 ans. Il faut aussi se sentir concerné par la solidarité humaine, avoir envie de donner ce qui ne nous a servi et ne nous servira plus », martèle Odile Desrue médecin coordinateur du don d’organes et de tissus, qui rappelle qu’il y a « 20 000 demandeurs chaque année en France, et ce nombre tend à augmenter petit à petit, car on greffe moins de gens qu’il y en a sur liste d’attente. Chaque jour, deux à trois personnes meurent en attente d’organe. »

    Cependant, la situation s’est légèrement améliorée ces dernières années, même si le chemin reste encore long, passant par l’éducation, mais aussi, certainement, par des décisions législatives : « Le Covid a fait beaucoup de mal à la greffe et au don, mais on remonte petit à petit les chiffres, et on a passé la barre des 6 000 greffes en 2024. On espère continuer à progresser, mais ça ne va pas aussi vite que la demande. 80% des Français sont pour mais le taux de refus est de 36%. En Espagne, où le don a été inscrit dans la citoyenneté, il y a 20% de refus », souligne le docteur Desrue.