Tag: hôpital

  • Un mois sans tabac à l’hôpital d’Aix-Pertuis pour les patients, les habitants et le personnel

    Un mois sans tabac à l’hôpital d’Aix-Pertuis pour les patients, les habitants et le personnel

    Au tour de l’hôpital Aix-Pertuis (Chiap) de lancer ses initiatives pour la dixième année du Mois sans tabac. Ce mardi si les stands de prévention, tenus par les blouses blanches occupent le hall principal, une seconde action marque cet après-midi de sensibilisation aux risques du tabac. L’établissement affiche ce jour une plaquette sur laquelle est inscrite « Lieu de santé sans tabac ». « L’établissement se met dans une démarche active pour sensibiliser les gens à l’arrêt du tabac par un parcours du soin aux patients mais aussi aux personnels, explique le docteur Youssef Trigui, pneumologue formé à la tabacologie. On doit montrer l’exemple. On travaille sur des événements (…) et surtout, on propose rapidement à ceux qui le veulent une consultation. » Selon le médecin, l’arrêt du tabac est pourtant en bonne voie.

    S’il est difficile de chiffrer le ralentissement des fumeurs « de plus en plus de personnes veulent arrêter de fumer » pour deux raisons. La première, une prise de conscience sur les conséquences de la fumée sur la santé. La deuxième, le prix. « L’entourage joue un rôle (dans l’arrêt du tabac). Il faut que l’entourage professionnel accompagne ce chemin, explique Francis Saint-Hubert, directeur de l’hôpital. Je réfléchis avec les équipes à des solutions pour qu’elles s’engagent ensemble dans l’arrêt du tabac (…) L’idée est de démultiplier les actions de prévention et d’amener les gens vers du sport ou d’autres activités, en interne. » L’initiative s’inscrit dans un travail « plus large d’accès à la prévention » indique Francis Saint-Hubert, qui souhaite travailler en parallèle sur la gestion de diverses autres addictions en interne.

  • [Entretien] Laure Privat (CGT) : « Un État providence qui finance les hôpitaux »

    [Entretien] Laure Privat (CGT) : « Un État providence qui finance les hôpitaux »

    La Marseillaise : Le rapport pointe la vétusté des bâtiments de l’hôpital. Quel est le quotidien des personnels qui y travaillent ?

    Laure Privat : Ça fait des dizaines d’années qu’on alerte la direction sur l’état immobilier de l’hôpital. Elle n’a jamais pris ses responsabilités pour faire les travaux en temps et en heure. Ils ont laissé l’établissement à la dérive. Ce sont des murs qui tombent, des locaux qui sentent mauvais, des inondations et des infiltrations dans les Rayettes, à chaque fois qu’il pleut. Les agents, au lieu de s’occuper des patients, épongent. Régulièrement, les ascenseurs à brancards ne fonctionnent pas. L’été, quand il y a la canicule, il n’y pas d’air conditionné. Il n’y a même pas de rideau aux fenêtres, dans les chambres, il fait 38 degrés. Non seulement ça joue sur nos conditions de travail, mais en plus, ça pénalise les patients. On a énormément d’arrêts maladie qu’on peine à remplacer.

    La direction prévoit un plan d’efficience de 14 millions d’euros. Que pensez-vous de cette politique ?

    L.P. : Ça fait des années qu’ils font des restrictions. Lors du conseil de surveillance, le directeur a annoncé qu’il nous enlèverait des acquis pour faire des économies. Ils veulent nous enlever le peu qu’on a, comme les jours de congés au titre des médailles du travail et du départ en retraite, par exemple. Ce sont des miettes, ça ne suffira pas à combler le déficit. Ce qu’il faut, c’est que l’État mette la main à la pâte.

    Quelles sont les revendications
    de la CGT
     ?

    L.P. : On demande 170 millions d’euros et 90 emplois statutaires à temps plein, et ça, c’est seulement pour pallier les manques actuels, pour avoir un hôpital en état de fonctionner. On a réalisé un audit avant d’avoir connaissance de l’agrandissement de la zone industrialo-portuaire de Fos, qui va amener de nouveaux habitants. Il faut qu’on revienne à un État providence qui finance les hôpitaux plutôt que les entreprises ou l’armée. Nos impôts doivent servir à notre santé.

  • Les députés s’emparent d’un budget de la Sécu explosif

    Les députés s’emparent d’un budget de la Sécu explosif

    Les députés ont commencé à étudier le texte lundi, en commission des Affaires sociales, avec quelque 1 500 amendements au menu à ce stade jusqu’à vendredi soir.

    Les oppositions ont notamment supprimé les mentions des objectifs de dépenses et recettes du gouvernement, ou encore les prévisions de dépenses de santé pour cette année, les estimant tantôt « insincères », tantôt insuffisantes face aux besoins, notamment à l’hôpital.

    Un tour de chauffe qui permet surtout d’observer les positions de chaque force politique, car les députés repartiront quoi qu’il arrive du texte initial dans l’hémicycle le 4 novembre pour un vote prévu le 12. Et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) est sous le feu des critiques des oppositions, en raison des économies massives pour réduire le déficit à 17,5 milliards en 2026 (23 milliards en 2025).

    « Le débat est ouvert » et la version finale « sera bien différente », ont répété les différents ministres en charge du texte, tout en affirmant la nécessité de maîtriser les dépenses, et « responsabiliser » tous les acteurs.

    La mesure phare restera quoi qu’il arrive la suspension de la réforme des retraites, promise aux socialistes en échange de leur non-censure. Le projet suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser pour partir à taux plein.

    La droite contre

    une suspension

    Au cours de l’examen, Les Républicains proposeront de supprimer cette suspension, tandis que les socialistes chercheront à y intégrer les carrières longues.

    Si l’Assemblée vote la suspension, le Sénat, contrôlé par la droite et les centristes, rétablira la réforme, a prévenu samedi le président de la chambre haute, Gérard Larcher (LR).

    Le coût de la suspension est estimé à 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard d’euros en 2027.

    Pour la financer, les options retenues – une mise à contribution des complémentaires santé et des retraités – font controverse. D’autant que le projet de budget est d’une exceptionnelle rigueur financière.

    L’exécutif y limite la hausse des dépenses d’Assurance maladie à 1,6%, alors qu’elles progressent naturellement chaque année d’environ 4%, poussées notamment par le vieillissement de la population. Et il table sur sept milliards d’économies en santé, pour beaucoup douloureuses.

    Plusieurs mesures ciblent les malades : nouvelle hausse des franchises (reste à charge des patients sur les consultations et médicaments), moindre remboursement chez le dentiste, limitation de la durée d’un premier arrêt maladie… Ce projet est « profondément injuste et inefficace », a jugé France Assos Santé, principale fédération d’associations de patients. C’est « la pire cure d’économies depuis les années 2010 », selon les fédérations hospitalières.

    Examen incertain

    Autres propositions décriées : une taxation supplémentaire des complémentaires santé – qui fait débat jusque dans le camp gouvernemental – une taxation des cotisations patronales sur les tickets restaurant et œuvres du CSE, ou encore une surcotisation sur les dépassements d’honoraires des médecins. Le gel des pensions et de l’ensemble des prestations sociales (RSA, allocations familiales, APL…) en 2026, pour dégager 3,6 milliards d’euros d’économies, provoquera aussi de vifs débats.

    Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas utiliser l’arme constitutionnelle du 49.3 pour faire adopter ce texte, qui pèse pour près de 680 milliards d’euros de dépenses, soit plus que le projet de budget de l’état, examiné en parallèle dans l’hémicycle.

    Or, les profonds désaccords entre forces politiques, et le temps imparti limité, rendent l’examen des budgets très incertains à l’Assemblée avant leur transmission au Sénat.

    « Inacceptable » selon la FSU

    « Le financement de la « suspension » de la réforme des retraites : une provocation », affirme la FSU dans un communiqué, publié lundi. Parce que cette suspension n’est qu’un simple décalage et non l’abrogation qu’exigent le syndicat, mais aussi parce que « le gouvernement propose d’en faire porter le coût sur les pensions des retraités et sur les organismes complémentaires d’assurance-maladie ».

    « Inacceptable » pour la FSU, qui estime que cela « dévoile les leurres du gouvernement et renforce l’injustice du projet de budget ». Elle interpelle donc les parlementaires pour que les débats budgétaires débouchent sur des lois qui « répondent à l’exigence de justice sociale ».

  • Un nouveau service oncologie a ouvert ses portes à l’hôpital d’Hyères

    Un nouveau service oncologie a ouvert ses portes à l’hôpital d’Hyères

    Les patients en oncologie hyérois et des communes alentours n’auront plus besoin de faire la route jusqu’à Toulon. Face aux demandes malheureusement croissantes et une capacité de prise en charge qui s’essouffle, un nouveau service a ouvert ses portes au centre hospitalier (CH) de Hyères, en vertu d’un projet commun de coopération territoriale avec le centre hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer, à destination des patients de l’est de la métropole.

    Un lancement réalisé en deux temps puisque les premiers patients – en hospitalisation – ont pu bénéficier de ses services cet été, alors que l’accueil de jour a été mis en place début septembre, occasionnant l’ouverture officielle du service, marquant une étape importante dans l’élargissement de l’offre de soins sur le territoire.

    Doté d’une capacité de dix lits en hospitalisation et de dix lits en hôpital de jour (soit vingt patients quotidiens), il permet d’accueillir jusqu’à trente personnes à la journée. Il réunit trois médecins, ainsi qu’une équipe pluridisciplinaire (infirmiers, aide-soignants, assistante médico-administrative, pharmaciens, psychologue, assistante sociale et diététicienne) sous l’égide du Docteur Philippe Bernard, et est rattaché au pôle Médecine et spécialités Hépato-gastro piloté par le Docteur Amandine Chollet.

    Trois unités de soin

    Avec l’ouverture de ce nouveau service d’oncologie, conformément aux recommandations du Plan national cancer, le patient du CH d’Hyères bénéficie d’une prise en charge personnalisée et proche de son domicile. Le traitement administré est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Il est ensuite administré par du personnel formé aux soins oncologiques en unité spécifique et encadré par des soins de support (prise en charge de la douleur, nutritionnelle, psychologique, sociale).

    Le service d’oncologie s’articule autour d’une offre de soins qui se décompose en trois parties. D’abord, les consultations externes réalisées par les deux médecins oncologues. Lors de la consultation initiale, le traitement est explicité au patient, complété par un temps infirmier. Le patient est régulièrement suivi tout au long de son parcours de soins et accompagné en fin de traitement. Ensuite, l’hôpital de jour, situé au rez-de-chaussée, qui s’inscrit dans le prolongement des consultations externes. Il est ouvert du lundi au vendredi de 8h à 18h. Il accueille les patients en ambulatoire pour leurs traitements (chimiothérapies, immunothérapies, thérapies ciblées…). Enfin, l’unité d’hospitalisation, installée depuis l’été au deuxième étage, dédiée à la prise en charge en hospitalisation complète des patients les plus fragiles, notamment en situation de soins palliatifs.

  • [Entretien] Fanny Alvarez : « On commence ensemble, on finit ensemble »

    [Entretien] Fanny Alvarez : « On commence ensemble, on finit ensemble »

    La Marseillaise : Pourquoi votre projet autour de Marseille-Cassis ne se limite qu’aux jeunes adultes en rémission de cancer ?

    Fanny Alvarez : Quand on parle d’« AJA » (adolescents et jeunes adultes), on parle des 15-24 ans qui sont pris en charge pour un cancer. Il y a une prise en charge spécifique, parce que c’est une population en pleine construction physique, psychique, émotionnelle, scolaire ou professionnelle. Mais aussi en pleine indépendance au niveau familiale, amicale ou amoureuse. Donc forcément, la pathologie du cancer arrive à un moment complexe de leur construction. C’est pour ça qu’il y a une prise en charge spécifique pendant les traitements, mais aussi en fin de traitement. On propose différents événements pour les mettre en lien, entre pairs, et pour les accompagner dans leur reconstruction.

    Quels sont les bienfaits de la participation de ces jeunes adultes en rémission de cancer au Marseille-Cassis ?

    F.A. : Le premier objectif dans ce projet sportif est de se fixer un objectif et de le tenir. Ce n’est pas toujours évident à cet âge-là. Mais ça fait dix mois qu’ils se préparent avec des entraînements réguliers. L’activité physique et ce magnifique projet vont leur redonner confiance en eux, et en leur corps. Leur montrer qu’ils sont capables, qu’ils ont les capacités physiques, et mentales pour atteindre leur objectif, et finir cette course mythique.

    On peut se dire qu’une course comme Marseille-Cassis est une montagne trop haute à gravir…

    F.A. : On s’est beaucoup posé la question quand on a eu cette idée. On en a beaucoup discuté avec l’équipe d’activité physique de l’Institut Paoli-Calmettes et les psychologues. C’est vrai que c’est une course très compliquée, mais ils s’entraînent toute l’année pour. L’objectif, ce n’est pas de faire un temps, c’est vraiment de la terminer. De la commencer ensemble et de la terminer ensemble. Mais l’objectif, c’est vraiment ça. Je pense qu’ils vont marcher, courir, et parfois même alterner les deux. Il y a toujours une idée de reconstruction, de reprise de confiance en eux, de reprise d’estime d’eux-mêmes, de reconstruction au niveau corporel et au niveau de l’image de soi aussi. Mais le message principal qu’il y a derrière notre volonté de faire ce Marseille-Cassis, c’est que l’on commence ensemble, on finit ensemble, malgré toutes les difficultés.

  • Hôpital d’Apt : l’espoir vit pour le maintien du bloc

    Hôpital d’Apt : l’espoir vit pour le maintien du bloc

    « Que ce soit les élus, les usagers ou les syndicats, on ne lâche pas tant que cette fermeture n’est pas annulée », lance Marie-Élodie Pongy, secrétaire générale de la CGT de l’hôpital d’Apt, en fin de manifestation à l’appel du syndicat contre la fermeture du service de chirurgie, qui a rassemblé plus de 400 personnes, ce jeudi 9 octobre.

    Et parmi les manifestants, malgré l’obstination de l’ARS et de l’État à déménager ce service au centre hospitalier de Cavaillon, c’est bien l’optimisme qui accompagnait un sentiment de colère dans les rues de la capitale du Luberon. « Je suis très optimiste sur le maintien de la chirurgie à Apt », confirme ainsi Dominique Thévenieau, président du comité des usagers de l’hôpital d’Apt. Et ce, notamment, car trois référés suspensifs ont ou vont être déposés par la mairie, la CGT et donc le comité des usagers. « C’est très fort, car on pense que les ARS ne veulent rien entendre et, malgré que l’on fasse du bruit, ils ne bougent pas », poursuit celui qui s’occupait auparavant du service de maternité de l’établissement de santé. Une décision des tribunaux est attendue pour la mi-novembre.

    Tous ensemble

    « Cela a aussi permis de ranimer la vie militante à Apt, ce dont on avait grandement besoin. Mais surtout, on voit une vraie unité sur le sujet entre politiques, syndicats, associations et les communes aux alentours. Donc on y croit », confie Thomas Viens, Aptésien présent dans la manifestation. « Le combat sera forcément rude, mais on y croit. Il faut absolument défendre le service public ici, et la mobilisation donne chaud au cœur », lui embraye Jean-Claude Houseaux, également habitant aptésien. « On est passés de la stupéfaction à l’action », analyse de son côté Céline Celce, conseillère municipale d’opposition (Génération·s) à Apt. « On sent que personne ne lâchera. C’est aussi dû à l’histoire de cet hôpital pour lequel on s’est battus à plusieurs reprises. Car tout le monde a conscience qu’après la chirurgie, c’est le reste de l’hôpital qui va être démantelé au fur et à mesure », pousse-t-elle.

    Une conférence-débat sur le sujet est prévue le 24 octobre à la MJC d’Apt à 18h30. Tandis que la prochaine manifestation est prévue le 6 novembre à 15h30 devant l’ARS de Vaucluse à Avignon.

  • montperrin

    montperrin

    Tôt ce vendredi matin, la CGT de l’hôpital de Montperrin tracte. L’action était initialement prévue en parallèle de la cérémonie d’inscription aux Monuments historiques du lieu, à 9h30 en présence notamment du maire et du préfet. La CGT souhaitait, pointer une « indécence » à investir dans cette cérémonie dans un hôpital en « tension ». « On est en restriction de partout mais on s’autorise du champagne et des petits fours à plein temps et des travaux de rénovations exorbitantes sur les logements de fonction », pointe Aurélie Zanutto (CGT). Si la cérémonie a finalement été reportée, l’action du syndicat a, elle, été maintenue, pointant les « choix financiers » de la direction en général. « On a une pénurie de médecins, un personnel épuisé, une souffrance au travail et à côté de ça on a une direction en décalage de la réalité du quotidien des agents, ajoute Nicolas Courbebaisse (CGT). Si les dépenses étaient éthiques, ils ne seraient pas embarrassés qu’on communique à ce sujet. Alors pourquoi avoir annulé la cérémonie ? » De son côté, la direction assure que la cérémonie a été annulée non pas en raison d’une action locale, mais à cause du mouvement de grève national. « On a souhaité le rendre visible et festif parce qu’il répond aussi à un objectif auquel on tient : la déstigmatisation des soins en hôpital psy », ajoute la direction. Quant aux dépenses, elle assure que « l’ensemble des crédits d’investissement sont prioritairement et majoritairement dédiés à la rénovation d’entretien des équipements et services dont bénéficient les patients ».

  • Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat à Avignon

    Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat à Avignon

    Parmi les différentes actions menées ce mercredi lors de la journée « Bloquons-tout », celle tenue à l’hôpital avait un caractère hautement symbolique : rendre à nouveau gratuit l’accès au parking du centre hospitalier. Jusqu’à 18h, plusieurs dizaines de personnes se sont relayées pour laisser la barrière ouverte.

    « Il est absolument scandaleux de devoir payer une place de parking à un opérateur privé lorsqu’on va à l’hôpital public », tonne le mouvement Indignons-nous Vaucluse, à l’origine de l’opération. Dans un communiqué post-action, il « dénonce la privatisation rampante d’un nombre toujours plus grand de lieux et de services publics ». Depuis presque trois ans, la direction de l’hôpital a délégué à Indigo la gestion des 450 places, dont 45 minutes restent gratuites. Une délégation du mouvement a été reçue par le directeur de l’hôpital, Pierre Pinzelli, qui, lui, insiste sur des tarifs abordables « à 2,54 euros le ticket moyen ».

    Le 28 août, ce dernier avait également reçu le député PS de Meurthe-et-Moselle, Stéphane Hablot. Le parlementaire s’est lancé dans un tour de France des hôpitaux afin de déposer une proposition de loi interdisant le stationnement payant. Un projet qui rejoint celui déjà déposé, le 11 juillet, par les députés insoumis « visant à garantir la gratuité des parkings des établissements publics de santé ». Une démarche soutenue par les syndicats CGT et FO qui, au printemps, avaient rencontré le député local Raphaël Arnault (LFI) – présent mercredi sur l’opération – « pour aider à la rédaction d’un projet de loi qui mette fin à ce racket des patients de notre hôpital public », indiquent les deux syndicats dans un communiqué commun.

  • Les soignants à l’ARS pour défendre leurs conditions

    Les soignants à l’ARS pour défendre leurs conditions

    La mobilisation se poursuit pour le personnel hospitalier du Centre Hospitalier (CH) d’Aix-en-Provence, au lendemain de la première journée du mouvement « Bloquons-tout » organisée ce mercredi. Les syndicats FO et Cfdt ont décidé de se rendre dans les bureaux de l’Agence régionale de santé (ARS), à Marseille, pour dénoncer, de nouveau, des « conditions de travail intenables » et « un manque criant » de moyens. Jeudi matin, une dizaine de délégués syndicaux FO se sont rassemblés dans le hall Jacques de la Roque, avant de prendre la route. De son côté, la CFDT s’est rendue directement sur place.

    « Nous n’avons pas pris rendez-vous avec l’ARS, nous y allons pour demander à être reçus et exiger l’annulation du déficit, construit selon nous par l’ARS et le ministère. Ce déficit a des conséquences graves sur les effectifs dans tous les services », explique René Sale, secrétaire FO du CH Aix-en-Provence.

    Le syndicat estime que le déficit cumulé de l’hôpital d’Aix s’élève à 76 millions d’euros, et à 5 milliards d’euros au niveau national pour l’année 2024.

    « Mais on va aussi dénoncer les conditions de travail, on est en sous-effectif et on le dénonce depuis des années et des années, ajoute René Sale. Sur l’hôpital, on a fait un compte rendu exhaustif, en faisant le tour de l’ensemble des services. Près de 200 postes manquent à l’heure où on se parle. » À cela s’ajoutent les retenues de 10% sur les salaires et le jour de carence, décidés au niveau national. La direction de l’hôpital n’a pas souhaité commenter les déclarations du syndicat.

    FO et la section syndicale Cfdt ont finalement été reçus par les représentants de l’ARS. « Je ne dirais pas que nous avons obtenu des réponses, mais je pense qu’ils ont bien écouté et compris nos revendications. Nous attendons un retour, sans trop d’illusions. Mais la colère a été entendue », conclut René Sale.

  • Montée de fièvre autour du futur hôpital

    Montée de fièvre autour du futur hôpital

    « Il y a besoin d’associer la population », s’agace Denis Grandjean, conseiller municipal d’opposition (écologistes) à Aubagne, ce jeudi soir, à l’Espace des Libertés. « Il y a des citoyens très engagés sur ce territoire pour leur hôpital, il y avait moyen de leur donner des infos. Même nous, au conseil municipal, nous n’avons jamais eu d’informations sur le terrain choisi. Ce n’est pas normal qu’au XXIe siècle, on agisse comme ça. Il faut qu’on avance là-dessus », insiste-t-il.

    Même colère du côté de Jean-Pierre Squillari, tête de liste d’Aubagne en commun (liste de gauche, citoyenne et écologiste) pour les prochaines municipales : « Il y a un problème de sémantique, vous parlez de concertation, je parlerais plutôt de présentation. »

    Ce qui est en débat ce jeudi 11 septembre, a précisé quelques instants plus tôt Stéphanie Luquet, « c’est la déclaration d’utilité publique (DUP). Le dossier a été déposé en préfecture le 9 juillet, la phase de concertation a débuté fin juillet et s’achèvera le 26 septembre. » À ce jour, seules 25 contributions ont été enregistrées dans le cadre de cette concertation, a confirmé Didier Michel, ingénieur en charge du projet. du nouvel hôpital.

    200 lits et places

    Autre critique, cette fois de Daniel Fontaine, ancien maire PCF d’Aubagne : « On constate qu’il n’y a aucune ambition nouvelle. On maintient ce que l’on fait. On conserve des activités peu rentables et on sollicite l’Agence régionale de santé pour boucher les trous. » La directrice de l’hôpital réplique : « Entendre que ce projet n’a pas d’ambition, c’est dur à entendre. On va permettre une meilleure prise en charge des patients. »

    Dans la première partie de cette réunion publique, Stéphanie Luquet présente les grandes lignes du projet de nouvel hôpital, conçu pour un territoire de 19 communes.

    Comme déjà annoncé, le site des Gargues a été préféré à celui du Camp de Sarlier. Sur un terrain de 32 hectares au total, l’emprise de l’hôpital, du parking et des voiries sera de 5,3 hectares. « C’est au bout de la DUP, lancée le 9 juillet, qu’on saura si ce terrain est disponible pour l’hôpital d’Aubagne », précise Stéphanie Luquet. Le terrain sera acquis par la Ville d’Aubagne pour l’hôpital.

    Le futur équipement, qui pourrait voir le jour à l’horizon 2030 si le projet suit son cours, occupera « 28 000m² sur cinq niveaux, sera modulable et évolutif. Il y a une possibilité d’extension au sol et sur les étages supérieurs, avec une adaptabilité du bâtiment face à une épidémie. L’hôpital disposera de 200 lits et places », indique la directrice. Quant au financement des 140 millions nécessaires, 102 sont accordés par l’ARS, 10 par la Métropole Aix-Marseille, 6 par le Département des Bouches-du-Rhône, 3 par la Région Sud. « Il manque encore des sous, reconnaît Stéphanie Luquet. 19 millions d’euros, montant à emprunter pour financer le projet global. C’est cet aspect qui est actuellement instruit au niveau national : est-ce que le scénario est réaliste ? Plus on réduira l’emprunt, plus on garantira la sécurité financière de l’hôpital », a-t-elle conclu.