Tag: hôpital

  • Décès de Christine Ruiz Picasso à Viens

    Décès de Christine Ruiz Picasso à Viens

    Elle était la femme du fils aîné du peintre. Elle a participé à des initiatives culturelles de la mairie du village. Elle venait durant un temps faire ses courses à Apt, et, notamment à la boucherie chevaline Roux (fermée depuis quelques années). Les propriétaires nous avaient confié qu’ils avaient des relations amicales avec elle et confirmé sa discrétion. La Marseillaise avait eu la chance de la rencontrer à une exposition à la chapelle Saint-Ferréol située au bas de la route de Viens. Elle s’était impliquée dans sa restauration. Nous saluons sa famille, ses amis, et les gens du village qui la connaissaient. Voilà une figure emblématique qui disparaît et qui laissera un souvenir indélébile dans la mémoire locale.

    José Vincentelli

  • Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    C’est un service de l’hôpital d’Avignon invisible du grand public et qui tourne pourtant à plein tube : le laboratoire d’analyses, qui traite quelque 2,45 millions de tests par an. Il fonctionne H24 et 7 jours sur 7, grâce à une équipe de 6 secrétaires, 8 agents de service hospitalier, 12 biologistes et 59 techniciens. Du personnel qui bénéficie depuis peu d’un nouvel outil, une chaîne d’automates de dernière génération, visant à moderniser les analyses en bio-chimie et immuno-analyse.

    Un équipement inauguré ce jeudi, qui permet « d’augmenter la cadence d’analyse afin de répondre à l’augmentation d’activité, de réduire le délai de rendu de résultats aux prescripteurs, d’optimiser les temps de maintenances et de réaliser un panel plus important de tests avec une sous-traitance réduite », synthétise l’hôpital. Ces nouveaux automates concernent la principale spécialité de biologie du laboratoire, à savoir la biochimie (1,7 million d’analyses par an, soit 2 200 tubes par jour en moyenne). La microbiologie (245 000 analyses) et l’hématologie (400 000 analyses) y sont aussi réalisées. Cette modernisation a été conjointe avec l’hôpital de Cavaillon et « a suivi celle réalisée précédemment sur celui d’Orange en 2023 », visant « à l’harmonisation de l’analyse sur l’ensemble des établissements de Vaucluse ».

  • Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Après un an et demi de fermeture due à un incendie ravageur survenu en mai 2024, la clinique de l’Espérance, successeure de l’hôpital privé Sainte-Marguerite d’Hyères, a rouvert ses portes en janvier. Même structure, mais changement de nom et de direction : après sa mise en liquidation judiciaire en mars, l’établissement a été repris par le groupe Almaviva Santé en mai 2025, qui a investi environ 15 millions. 110 des 255 emplois que recensait l’hôpital ont pu être sauvegardés.

    La clinique a ainsi été inaugurée, jeudi soir, en présence de Véronique Bernardini, maire d’Hyères, Jean-Louis Masson, président (LR) du Département du Var, et Yann Coléou, PDG du groupe Almaviva.

    Malgré des effectifs moindres, la clinique assure un certain nombre de services, seulement pour les patients adultes : hémodialyse, médecine et chirurgie (maxillo-faciale, stomatologie et chirurgie orale ; vasculaire et endovasculaire ; viscérale et digestive ; gynécologie-obstétrique à l’exception des accouchements ; ophtalmologie, urologie ; orthopédique et traumatologique ; plastique et reconstructrice…). Avec un bloc opératoire et un service stérilisation totalement rénovés.

    L’établissement est aujourd’hui doté de 86 lits (contre 150 avant) : 17 en service de médecine, 26 en chirurgie (hospitalisation complète), 28 en chirurgie ambulatoire et 15 en unité de soins continus. 25 places supplémentaires s’ajouteront avec le centre de dialyse, pour le moment délocalisé à Toulon.

  • [Rue de la République] Nicolas Isnard : « Je veux qu’on pointe la Métropole pour ses réussites, pas ses dysfonctionnements »

    [Rue de la République] Nicolas Isnard : « Je veux qu’on pointe la Métropole pour ses réussites, pas ses dysfonctionnements »

    Ce week-end, Nicolas Isnard (LR), maire de Salon-de-Provence et candidat à la présidence de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

    Sa Candidature

    Didier Gesualdi : Avant le vote de mardi pour choisir le futur président de la Métropole, vous avez construit votre candidature depuis longtemps. Pourquoi souhaitez-vous que ça change ?

    Avant d’être candidat, il faut savoir si la candidature que l’on veut porter a du sens. Je voulais être, j’espère être, je veux être, le candidat des 92 maires de cette Métropole. L’idée était de savoir ce qu’ils voulaient, s’ils avaient la même vision de ce qu’ils espèrent pour la Métropole. Donc, oui, j’ai essayé de voir le maximum de mes collègues sur ces dernières semaines, ces derniers mois, et j’ai même envie de dire, ces dernières années. J’ai pu échanger, j’ai senti qu’il y avait l’espérance d’une autre Métropole. C’est cette candidature que je veux porter, celle d’une Métropole des maires.

    Didier Gesualdi : La Métropole ça a l’air compliqué mais c’est le quotidien des habitants.

    Aujourd’hui, la Métropole est souvent pointée pour ses dysfonctionnements, j’espère qu’un jour elle sera pointée pour ses réussites. La Métropole s’occupe de beaucoup de choses qui font notre qualité de vie au quotidien, le meilleur exemple étant la propreté de nos rues, mais il y a aussi la voirie, l’environnement, les transports… C’est pour ça qu’il faut améliorer le service qu’elle rend. Pourquoi ça doit être la Métropole des maires ? Parce que lorsque vous êtes maire vous voulez que vos concitoyens vivent bien, qu’ils vous disent que la ville est propre, entretenue, qu’on circule bien… On veut le meilleur pour nos habitants.

    Léo Purguette : Si on vous entend bien, vous êtes porteur d’une rupture. Martine Vassal était pourtant de votre famille politique. Vous en avez parlé avec elle ?

    Oui, on a parlé de cela avec Martine à plusieurs reprises et avec Jean-Claude Gaudin avant elle. Il faut remettre en perspective ce qu’ils ont eu à faire : installer la Métropole que personne ne voulait, moi le premier. Fusionner de force les six intercommunalités, nous n’en voulions pas. Nous avions un fonctionnement en bassins de vie qui était optimal. On nous a imposé un changement. Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal ont eu à gérer cette installation, ils ont fait ce qu’ils ont pu dans les conditions que je viens d’énoncer. On ne va pas refaire l’histoire mais ils ont eu le mérite d’installer cette Métropole. Maintenant qu’elle est là et que nous allons la garder, il faut la transformer pour qu’elle soit plus efficace, à notre service.

    la Métropole « des maires »

    Léo Purguette : Vous défendez un fonctionnement réellement intercommunal, qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

    La Métropole, avec le temps, est passée au-dessus des maires, imposant sa vision technocratique. On va la remettre en dessous des maires. La Métropole, demain, sera un outil. C’est-à-dire, par exemple, que lorsqu’un camion-poubelle va passer dans une rue, il va passer à la demande d’un maire, à l’horaire que souhaite le maire…

    Léo Purguette : C’est possible sans évolution de la loi ?

    Bien sûr. Prenons la propreté. Les décharges, le traitement des déchets, les incinérateurs, ça restera une compétence métropolitaine, et nous devrons le décider ensemble mais le passage des cantonniers dans nos rues, certaines villes comme la mienne ont la chance de l’avoir en gestion directe, d’autres ne l’ont pas. Demain, les villes qui voudront récupérer la gestion de ces hommes et de ces femmes méritants, qui nettoient nos rues au quotidien, auront la possibilité de le faire. En gestion directe, ils pourront décider des jours et des heures où passeront les cantonniers. Il n’y a pas besoin de révolution législative pour cela.

    Didier Gesualdi : Vous avez vu les maires de Marseille ? Aix ? Martigues ?

    J’ai vu tous les gros, tous les grands mais aussi le maire de La Barben, d’Aurons, de Saint-Paul-lès-Durance. J’ai vu ceux qui sont là depuis 30 ans et ceux qui viennent d’arriver. J’ai vu tous ceux que je pouvais, mille excuses à ceux que je n’ai pas encore rencontrés. Dans une Métropole des maires, tout le monde sera considéré. Il n’y a pas les uns contre les autres. Les ruraux contre les urbains, l’ouest contre l’est, Marseille contre le département… Tout ça, c’est fini. On est 92 ensemble, condamnés à réussir et à avancer dans un pack, un front commun.

    Didier Gesualdi : Les gens ont voté et élu des majorités différentes selon les communes. Il faudra quand même faire des choix, ce n’est pas pareil quand on est de droite ou de gauche ?

    Je ne suis pas du tout d’accord. Il y a des sujets sur lesquels la droite et la gauche, ça compte. Par exemple, l’âge de départ à la retraite, on a des visions différentes. Mais pardon, quand il s’agit de circuler, tout le monde veut la même chose : qu’on aille le plus vite, le plus sereinement, le plus respectueusement possible d’un point à un autre. Qui dit aujourd’hui qu’il trouve très bien de mettre 2h30 en partant de Salon pour aller voir un match de foot au stade Vélodrome ? Et à l’intérieur des villes, les maires élus décideront comment on circule dans leur commune. Ce sont des sujets ni de droite ni de gauche.

    Léo Purguette : Quid de la gratuité en Pays d’Aubagne ? C’est un débat droite-gauche.

    C’est un débat à 92 maires. La gratuité, sur le papier c’est bien mais derrière il y a quelqu’un qui paye, donc il faut voir les avantages et les inconvénients. Je n’ai surtout pas à dire « ça va être comme ça », la Métropole des maires, c’est 92 qui décident œcuméniquement, dans l’intérêt général.

    le RN

    Didier Gesualdi : Que ferez-vous avec le RN qui pèse dans l’assemblée métropolitaine comme il a pesé dans ces élections ?

    Le RN et ceux qui le représentent dans cet hémicycle seront respectés. Pour qu’il n’y ait pas de malentendu : moi président de la Métropole, on ne va pas arrêter de ramasser les poubelles à Rognac ou d’y faire passer des bus. Les Rognacais seront traités comme les autres. Pour autant, la participation du RN dans l’exécutif n’est pas possible. Tout le monde en convient. D’ailleurs ils ne l’ont pas demandé. Le RN a choisi lors des dernières élections de faire le maximum de listes dans le maximum d’endroits pour s’opposer au maximum à ceux qui sont maires aujourd’hui. On ne peut pas essayer de changer les maires en place et puis leur dire ensuite « on vient travailler avec vous ». Il faut être dans la cohérence, ils ne peuvent bien évidemment pas participer à l’exécutif.

    le Logement

    Léo Purguette : Le logement était attribué à David Ytier, un Salonnais, à qui reviendra-t-il ? Pour mener quelle politique ?

    Comme dans tous les autres domaines, c’est un expert qui s’en occupera. Je suis président de l’établissement public foncier, dans cette région il faudra construire 30 000 logements par an pour satisfaire les demandes locales, on n’en produit que 18 000. Nous n’avons même plus de quoi loger nos enfants, il faut produire du logement, c’est mon avis. Pas n’importe comment. Des logements, oui. Dans le respect des maires, oui.

    Léo Purguette : On vous accuse d’avoir freiné la rénovation des copropriétés dégradées.

    L’établissement public foncier marche très bien, c’est une de mes fiertés personnelles. Cela fait 10 ans que j’en suis aux commandes. On travaillait avec 150 villes, c’est maintenant 300. On avait 1,4 milliard de budget, c’est 2,5 aujourd’hui. C’est un outil utile mais on l’a chargé. Au début on lui a dit de faire du logement social, puis du logement tout court, puis du développement économique et maintenant les copropriétés dégradées. Attention à ne pas charger la mule. On a trouvé un compromis avec l’État pour éviter de tirer vers le bas cet établissement avec une mission trop lourde pour lui.

    Salon-de-Provence

    Didier Gesualdi : Ce vendredi vous avez annoncé l’arrivée d’une grande enseigne à Salon, qu’est-ce que cela dit de votre ville ?

    C’est extraordinaire. C’est le reflet d’une ville qui avance et qui réussit. Decathlon qui ouvre un magasin en cœur de ville, c’est une reconnaissance pour le dynamisme de Salon. Nous avions déjà eu des locomotives remarquables comme la Fnac, Nature & Découvertes, et désormais parmi les 600 commerces de cœur de ville, nous compterons Decathlon, qui figure parmi les deux enseignes préférées des Français. Avoir un tel aspirateur à clients, ça va être énorme. Pour moi, le commerce de proximité est un bien sacré. Salon ne sera pas ce qu’elle est sans lui, c’est un art de vivre, un vivre ensemble. J’en suis très fier.

    le rapport à Marseille

    Didier Gesualdi : Benoît Payan s’estimait maltraité par la Métropole. Vous en pensez quoi ?

    Chacun interprétera ce mot comme il l’entend. Effectivement, on peut se demander s’il est bien légitime qu’un maire – quel qu’il soit – n’ait pas la possibilité de décider de la surface des terrasses dans sa ville. Dans la mienne, je les gère et j’entends bien continuer à le faire. Il n’est peut être pas normal que dans sa ville, le maire ne puisse pas décider des heures auxquelles passent le métro ou le tramway… On va remettre l’église au centre du village. Ce sont désormais les maires qui décideront chez eux ce qui est bon pour leur commune, parce qu’ils sont légitimes. Derrière les maires, il y a les habitants qui les ont choisi. Ceux qui portent la voix du peuple seront respectés, nous suivrons leur desiderata, avec le plus d’efficacité et de loyauté possibles.

    Léo Purguette : Il faut tout de même construire un exécutif métropolitain. Y aura-t-il des Marseillais ?

    Oui, il y aura des Marseillais parce que Marseille, c’est une grande ville et qu’elle mérite d’être respectée. L’idée c’est qu’il y ait des représentants de tous les territoires à l’origine de la création de la Métropole. Il y aura des petits, des gros, des gens de l’ouest, de l’est, des sans étiquette, des sensibilités différentes mais il y aura surtout, ce sera le maître-mot, des compétences. Personne ne peut avoir la prétention de maîtriser tous les domaines, mais les élus qui vont s’occuper de chaque domaine auront toutes les compétences pour le faire. Ce qui m’a fait plaisir, c’est que personne n’a dit « je veux X place » mais que tout le monde se demande qui est la meilleure candidature dans chaque domaine. Il y a beaucoup de talents vous verrez.

    Léo Purguette : Souhaitez-vous que le maire de Marseille lui-même participe à l’exécutif ?

    C’est à lui que revient la réponse à cette question mais pour que les choses soient clairement dites, oui je le souhaite. Pour autant, il a beaucoup de responsabilités, la deuxième ville de France à gérer. S’il est avec moi, comme le maire d’Aix et les grands maires du territoire, je crois que ce serait un joli signal. Après je comprends que les responsabilités quotidiennes ne sont pas les mêmes à Marseille ou Aix qu’à Lamanon, sans faire offense à quiconque.

    Didier Gesualdi : La présidence de la RTM reviendra-t-elle à un Marseillais ?

    C’est réglé. La question ne se pose même pas. Il y aura dans le conseil d’administration des représentants d’autres communes mais la RTM sert essentiellement à déplacer des Marseillais, c’est normal que ce soit un Marseillais qui pilote cette maison. Elle s’est posée par le passé, elle ne se posera plus parce que ces outils seront aux mains des maires qui en ont besoin. Idem pour le centre de formation des apprentis d’Aix. Idem pour les conseils de surveillance de chaque hôpital. Trouveriez-vous normal qu’à celui de Salon, les deux représentants de la Métropole soient le maire de Cadolive et celui de Peynier ? Moi je ne me mêlerai pas de la gestion de l’hôpital d’Aubagne ou de Martigues. C’est du bon sens. On va remettre tout ça en ordre.

    Didier Gesualdi : Toucherez-vous aux « attributions de compensation », utiles aux maires mais parfois au détriment de l’intérêt métropolitain ?

    On ne touchera jamais un euro des attributions de compensation. C’est l’intérêt d’avoir un maire qui soit président de la Métropole. Nous avons bâti nos budgets sur cette recette, si on nous l’enlève, ce sont des services publics en moins. Ce n’est pas possible.

    Léo Purguette : Et l’État ?

    Même s’il les a regretté, je pense qu’il a profité des fameuses chicayas dénoncées par le président de la République pour dire « on versera de l’argent quand vous vous serez mis d’accord ». Ça tombe bien : nous sommes d’accord. L’État va venir nous aider, aider ce territoire. Le nerf de la guerre c’est la mobilité, l’habitat, l’environnement, le développement économique. Nous avons deux millions d’habitants c’est autant que la Slovénie, c’est un pays ici !

    la question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Diane :

    Bonjour, Monsieur Isnard, si vous êtes élu à la présidence de la Métropole, qui vous remplacera à votre fonction de Maire de Salon-de-Provence ?

    Personne, parce que c’est le plus beau mandat que je puisse avoir, être maire de sa ville c’est vraiment le mandat suprême que l’on puisse espérer. D’ailleurs, si je suis intéressé pour piloter la Métropole c’est parce que ce mandat est compatible avec la continuité de mon mandat de maire.

    Je pense d’ailleurs qu’il est essentiel que ce soit un maire, qui vit le quotidien de la Métropole, qui puisse la piloter. Je pense que c’est particulièrement complémentaire. Je resterai maire de Salon-de-Provence, cette ville à qui je dois tout, qui m’a fait. J’essaye au quotidien de lui rendre ce qu’elle m’a donné. Je pense qu’en étant président de la Métropole, je pourrai faire bénéficier cette institution de la vie quotidienne d’un maire pour en améliorer le fonctionnement au jour le jour.

  • La réorganisation au sein de l’hôpital de Digne-les-Bains alarme la CGT

    La réorganisation au sein de l’hôpital de Digne-les-Bains alarme la CGT

    « La CGT du centre hospitalier de Digne dénonce la mise en danger des patients et la dégradation des conditions de travail des salariés. » À quelques jours d’une potentielle décision de la direction de supprimer douze postes, de fermer le service de pneumologie et de réorganiser le pôle de médecine, la CGT alerte sur les risques psychosociaux que cela pourrait engendrer. « Les diminutions de personnel dans les services peuvent réduire les dépenses, mais ils n’améliorent certainement pas la qualité et la sécurité des soins », écrit le syndicat dans un communiqué.

    « Alors que les personnels sont déjà à bout de souffle, que la tension est palpable partout et que nous ne cessons d’interpeller la direction sur les troubles psychosociaux prégnants au sein de l’établissement, ce passage en force de mesures drastiques et peu compréhensibles sans prise en compte de la qualité des soins apportée aux usagers, ne fait que renforcer le mal-être et la perte de sens au travail », alerte la CGT de l’hôpital de Digne.

    De son côté, la direction de l’hôpital souligne que cette réorganisation se fait dans un contexte « contraint », « de pénurie médicale », obligeant à adapter les services. Une proposition de réorganisation sera présentée « par un directoire, convoqué les 27 mars et 3 avril prochains », précise-t-elle. Afin d’accompagner les agents « des pistes de réaffectation leur seront proposées (…) au sein de l’établissement (…) en parallèle, l’hypothèse de fin de contrat est à ce stade à l’étude », mentionne la direction. Et d’exprimer ses « regrets », de devoir mettre en place une telle réorganisation.

  • Le CHU de Montpellier va implanter une antenne à la Mosson

    Le CHU de Montpellier va implanter une antenne à la Mosson

    « Si je suis réélu, ce projet fera l’objet de l’une de nos premières délibérations », promet Michaël Delafosse. Ce dernier a inscrit dans son programme de campagne l’implantation, en lieu et place de l’ancienne tour d’Assas, récemment détruite, d’une annexe du CHU de Montpellier. Un symbole fort dans un quartier populaire, La Mosson, en pleine mutation.

    « L’accès à la santé est un enjeu majeur », insiste le maire de Montpellier, notamment pour « une population dont on sait qu’elle est plus vulnérable », mais aussi dans une perspective plus globale de rééquilibrage de l’offre de soins à l’ouest de Montpellier, « pour Juvignac, pour Saint-Georges. Demain, avec le contournement ouest et le Lien, cette partie de la ville va être très accessible », poursuit-il.

    Initialement, c’est la clinique Clémentville qui était pressentie pour être transférée sur ce vaste terrain appartenant à la Ville. « Mais ils nous ont fait faux bond », résume Michaël Delafosse, qui a alors sollicité le CHU de Montpellier. Lequel a tout de suite adhéré à ce projet d’une antenne délocalisée à La Mosson. « C’est mettre du service public au cœur d’une entreprise de rénovation urbaine, comme on va continuer à le faire avec la piscine Neptune ou la rénovation du stade », insiste l’édile.

    « Co-construire avec les habitants »

    Du côté du CHU, on planche donc désormais sur le détail du projet. « On a là un territoire montpelliérain en pleine reconfiguration. Ça nous a semblé être un endroit opportun pour faire du aller-vers sur des thématiques et un projet médical qu’on est en train de construire avec les professionnels du CHU, mais qu’on souhaite également co-construire avec les habitants, pour coller au mieux à leurs besoins », explique Anne Ferrer, directrice du CHU de Montpellier. « On sait par exemple que des demandes ont été formalisées en termes de prévention des consommations addictives ou d’aide au sevrage, en matière de santé mentale aussi. On va donc solliciter des représentants d’associations ou des habitants qui ont envie de s’exprimer sur leur quartier », poursuit-elle.

    « L’idée est de proposer une offre de soins in situ et ce faisant, de pouvoir réinsérer dans un process de soins certains profils de patients. Je suis une militante de la santé publique, je trouve que c’est un bien précieux qu’il faut défendre et savoir adapter aux publics qui peuvent en être soit éloignés, soit écartés. Comme pour la Maison des femmes, je pense qu’on va répondre à un vrai besoin », considère Anne Ferrer.

    S’il faudra un certain temps, encore, pour que ce projet d’hôpital hors les murs soit entièrement ficelé, on en connaît déjà les bases. « On sera sur un plateau technique imagerie – biologie, on va faire des consultations, de l’hôpital de jour et de la prévention. L’idée serait de pouvoir offrir un accès à toutes les disciplines du CHU sur des plages où on prendrait rendez-vous, avec également des créneaux de soins non programmés pour ceux qui en auront besoin », livre la directrice.

  • La fermeture nocturne des urgences inquiète dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La fermeture nocturne des urgences inquiète dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Les urgences sont un service vital pour la population, en particulier dans nos zones rurales où l’accès aux soins est déjà difficile. » Une pétition, relayée sur les réseaux sociaux, rassemble plus de 7 000 signatures contre la fermeture ou la réduction des horaires d’ouverture des services d’urgence du département. Cela « met en danger la vie des habitants, allonge les temps de prise en charge et crée une inégalité flagrante d’accès aux soins », avancent les auteurs de la pétition.

    à Manosque, Digne-les-Bains et Sisteron, les urgences sont régulièrement fermées la nuit, à partir de 18h30, et les patients doivent alors passer par le 15, qui régule les appels. « Le recours au 15 est vécu par beaucoup comme une entrave voire un tri pour l’accès aux soins. Cela permet également d’accompagner des mesures d’économies, sans mettre en place de véritables solutions de fond. »

    « Beaucoup renoncent

    aux soins »

    Les 7 000 signataires demandent une ouverture des trois services d’urgences du département 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi qu’un renforcement des effectifs et la fin de la « discrimination géographique ». « Notre santé ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire », clament aussi les auteurs de la pétition. Les hôpitaux du département manquent souvent de médecins urgentistes.

    « La fermeture des urgences est une grosse problématique dans le département depuis des années », explique Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04. « Il est déjà arrivé que les trois services d’urgences du département soient fermés la nuit », déplore-t-il. Il ajoute : « La population ne comprend plus rien, on ne sait pas quand c’est ouvert ou fermé, beaucoup de gens renoncent aux soins et prennent leur mal en patience. »

    « Le 15 envoie parfois les patients vers d’autres départements, à Aix ou à Pertuis, qui sont souvent saturés. Il est arrivé que des patients aillent à Aix, qui n’avait plus de place et les renvoyait vers Marseille ou Toulon », regrette Cédric Volait, qui travaille à l’hôpital de Manosque. « Depuis avril 2023, les urgences sont fermées quasiment toutes les nuits à Manosque, faute de médecins urgentistes », précise-t-il. Le syndicat demande que tous les médecins fassent des gardes, , actuellement basées sur le volontariat.

  • [Entretien] Hélène Donnadieu : Face à la cocaïne, développer « une démarche innovante »

    [Entretien] Hélène Donnadieu : Face à la cocaïne, développer « une démarche innovante »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous rappeler dans quel cadre s’inscrit cette expertise ?

    Hélène Donnadieu : Il s’agissait d’une commande de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) et du ministère de la Santé, face à un constat global de signaux évoquant une évolution de la consommation de cocaïne et des dommages liés. Le système de santé étant confronté à une augmentation, il y avait un contexte d’urgence. Donc nous nous sommes réunis à Paris une fois par mois pendant 18 mois, pour auditionner différents acteurs.

    Vos conclusions semblent alarmantes. La consommation est passée de 1,8% à 9,4% en 23 ans. Comment l’expliquez-vous ?

    H. D. : Sur le plan sociologique, ce phénomène est lié à une société de plus en plus addictogène. Mais il est aussi lié à une augmentation de l’offre. Via internet, par livraison pour les populations cachées, en petites quantités, par tranches de 10 ou 20 euros plutôt qu’au gramme… Les mécanismes de distribution se sont multipliés, ce qui a permis une plus large diffusion.

    La littérature montre aussi que ce phénomène est étroitement lié aux problématiques de santé mentale…

    H. D. : Avoir une problématique en santé mentale augmente le risque de consommation de substances psychoactives en général. On estime que 30 à 40% des gens qui ont une addiction ont aussi un problème de santé mentale : c’est ce qu’on appelle une pathologie duelle. Et puis en parallèle, nous constatons aussi que la cocaïne est pourvoyeuse d’aggravation de trouble, ou de création de trouble induit. Il peut s’agir d’un trouble dépressif, d’idéation suicidaire, de symptôme psychotique ou de trouble du comportement.

    Il y a aussi une augmentation du nombre de consommateurs de cocaïne basée (aussi nommée crack). Quel est l’impact de cette substance ?

    H. D. : Le pouvoir d’accroche de la cocaïne basée est beaucoup plus fort. Le risque de développer un trouble de l’usage, c’est-à-dire une addiction, est beaucoup plus important. Tout comme l’ensemble des complications associées, en terme de santé mentale, cardiovasculaire, neurologique, pulmonaire ou rénale… On s’en est aperçu dans les demandes de soin…

    Les études montrent que le crack n’est plus réservé aux plus précaires. Quel est le profil des consommateurs de cocaïne en général ?

    H. D. : Actuellement, dans les consultations des personnes concernées par un usage de cocaïne, il y a une diversité majeure. Il y a des personnes socialement insérées, qui travaillent, qui peuvent avoir une utilisation à visée de dopage ou récréative. Certains évoquent aussi le poids du stress… Mais nous avons également des personnes dans une situation de grande précarité, et ça vient soulager quelque chose. Tout le monde a une bonne raison de consommer.

    Mais en parcourant toute la littérature, nous avons aussi fait le constat du manque de données robustes en terme de typologie. Il faudrait se pencher sur la façon dont les jeunes sont amenés à cette consommation excessive, et travailler sur la notion de genre… Il faudrait des données épidémiologiques plus précises pour apporter une réponse sanitaire et médico-sociale appropriée.

    Pour conclure, quelles sont vos recommandations principales ?

    H. D. : Nous estimons qu’il faut favoriser la prévention, l’acquisition des compétences psychosociales, et aussi l’accès aux soins dans une démarche globale et coordonnée, à la fois médicale, psychologique et sociale. Nous avançons aussi l’idée d’accompagnements innovants, comme avec les travailleurs pairs, ou le « housing first  » pour favoriser une situation un peu plus digne aux sans-abri et leur permettre d’accéder aux soins.

    Toutes ces pistes d’amélioration pourraient permettre de prendre un individu dans sa globalité et de l’accompagner à son rythme.

  • Le RN veut restreindre l’accès des visiteurs aux urgences à Marseille

    Le RN veut restreindre l’accès des visiteurs aux urgences à Marseille

    Après avoir voulu restreindre l’accès à certaines plages et parcs, qu’il veut réserver aux seules familles et personnes âgées à travers un « pass anti-racailles », Franck Allisio s’attaque à l’hôpital. à l’occasion d’une conférence de presse ce lundi matin, le candidat du RN à Marseille a en effet annoncé qu’il souhaitait « investir dans des sas de sécurité aux urgences avec filtration et une doctrine simple : un patient aux urgences, un seul accompagnant ». « L’objectif est simple, améliorer les conditions d’accueil des patients, mais aussi éviter que les médecins s’inquiètent de leur sécurité », explique-t-il en lisant ses notes. Une mesure qui s’accompagne de l’installation de bureaux de police municipale ouverts 24h/24 dans les hôpitaux volontaires, d’aides à l’installation de vidéosurveillance ou de boutons d’alerte pour les cabinets médicaux, de subventions pour lutter contre les déserts médicaux urbains…

    Mais, interrogé sur les modalités concrètes de mise en œuvre de cette limitation du nombre d’accompagnants aux urgences, le député de Marignane reste évasif. « Une règle sera fixée, on la fera respecter au besoin par la police municipale », répond-il. Et pour cause. « La police des visites est un pouvoir du directeur », explique Me Caroline Lantero dans un entretien pour la revue juridique Dalloz. Un pouvoir encadré par une jurisprudence qu’oublie le parlementaire.

  • À l’hôpital des Rayettes, un plan d’efficience alarme les syndicats

    À l’hôpital des Rayettes, un plan d’efficience alarme les syndicats

    Les syndicats de l’hôpital sont inquiets. Un plan d’efficience leur a été présenté par la direction lors du Comité social et économique de décembre. La CGT affirme que « plus de 90 suppressions de postes sont envisagées d’ici 2030 ». Dans un courrier envoyé à la ministre de la Santé Stéphanie Rist le 27 janvier, la CFDT parle de « politique de réduction d’effectifs déguisée » par le biais d’un « mécanisme de départs à la retraite non remplacés ».

    Jointe, la direction répond avoir « fait une évaluation globale » des moyens « à optimiser ou ne pas remplacer » sans avoir précisément identifié de secteur à ce jour. « Une évaluation externe est en cours de réalisation par l’Agence nationale d’appui à la performance, qui aidera l’établissement à déterminer les projets à engager, apprend-elle. Il est tout à fait envisageable que le nombre initial soit modifié au regard des conclusions. »

    La CGT dénonce un double discours. Alors qu’un plan d’investissement de 100 millions d’euros vient d’être annoncé, principalement pour financer un nouveau bâtiment qui abritera un bloc opératoire, des urgences et une unité de soins critiques d’ici 2032 (60 millions d’euros), « une transformation profonde de l’hôpital public se prépare : externalisations, mutualisations et remise en cause de services essentiels », s’agace-t-elle.

    Des besoins en hausse

    Une élue de la CFDT pointe « l’absence de logique » : « Ils augmentent le capacitaire, les locaux, ils veulent plus d’activité mais ne renouvellent pas le personnel qui part. » D’autant que les besoins du territoire risquent d’évoluer à la hausse avec l’arrivée de nouvelles usines dans la zone industrialo-portuaire qui devraient créer près de 10 000 emplois directs d’ici quelques années. Dans sa lettre au gouvernement, le syndicat pointe : « Un établissement de santé ne se réforme pas uniquement avec du béton, ce sont les professionnels qui font fonctionner le service public hospitalier. »

    La direction confirme que des externalisations et des mutualisations sont étudiées, mais elles ne concernent « pas les activités de soins, pour lesquelles l’objectif premier est de les conforter sur le territoire », tente-t-elle de rassurer.

    Une réponse qui ne satisfait ni la CGT, qui demande un plan d’investissement public porté à 170 millions d’euros et la création immédiate de 90 postes statutaires à temps plein ; ni la CFDT, qui milite pour un plan pluriannuel de remplacement systématique des départs à la retraite avec la résorption des emplois précaires et une réorientation des politiques ARS vers les ressources humaines et non exclusivement l’immobilier.