Tag: Hérault

  • Hors-sol, Oziol et Altrad relégués dans l’opposition montpelliéraine

    Hors-sol, Oziol et Altrad relégués dans l’opposition montpelliéraine

    Avec l’assise des 40,73% de J-L. Mélenchon à la dernière Présidentielle, Nathalie Oziol apercevait une porte entrouverte vers la mairie de Montpellier. Fort de sa notoriété et de sa réussite insolente dans les affaires, Mohed Altrad s’imaginait déjà régner sur le Clapas, tel un Georges Frêche de droite. Mais les municipales et les scrutins nationaux répondent à des logiques différentes et on ne gère pas la 7e ville de France comme une multinationale.

    Telle est la leçon que les électeurs ont donnée à Nathalie Oziol (25,06%) et Mohed Altrad (24,81%), sèchement battus dimanche 22 mars dans la triangulaire qui les opposait au maire socialiste sortant, Michaël Delafosse (50,13%).

    Peut-être que les réseaux socialistes tissés par Georges Frêche et que Mohed Altrad rêvait de court-circuiter sont toujours solides à Montpellier. Peut-être qu’en dépit de certains couacs, le bilan de M. Delafosse était suffisamment convaincant pour rendre impossible un scénario dégagiste dont avait été victime Philippe Saurel en 2020. Il n’en demeure pas moins que Nathalie Oziol et Mohed Altrad ont, chacun à leur façon, loupé leur campagne.

    La députée Insoumise a mis du temps a asseoir sa légitimité dans son propre camp, au départ coupé en trois, avant de faire front. Ensuite, l’angle très agressif, parfois caricatural choisi par N. Oziol contre le maire n’a pas permis d’élargir son potentiel électoral ni de réveiller les quartiers populaires. D’aucuns ont eu le sentiment qu’elle menait une campagne nationale anti-PS pour préparer le terrain à Mélenchon. Côté Altrad, la crédibilité a clairement fait défaut après 6 ans à déserter les bancs de l’opposition puis à esquiver les débats publics. Sa liste agglomérat des déçus de P. Saurel ou du macronisme avait tout d’un règlement de comptes personnel dans le conflit qui oppose le milliardaire à M. Delafosse pour son refus de vente du stade de rugby. Le signe qu’en politique l’argent ne suffit pas.

    Avec 7 de leurs colistiers, N. Oziol et M. Altrad siégeront donc sur les bancs de l’opposition. Enfin, pour M. Altrad, rien n’est moins sûr. R.C

  • Agde : la « perle noire » emportée par une vague brune

    Agde : la « perle noire » emportée par une vague brune

    Perceptible dès le soir du 1er tour où Aurélien Lopez-Liguori était arrivé largement en tête (38,44%), la catastrophe a bien eu lieu, dimanche 22 mars en Agde. Le sage retrait du maire sortant Sébastien Frey (3e avec 20,74%) n’y a rien fait. La « perle noire de la Méditerranée » s’est fait emporter par une vague brune. Dans son duel qui l’opposait au médecin agathois divers droite Thierry Nadal (45,13%), Aurélien Lopez-Liguori (54,87%) l’a emporté avec 1 652 voix d’avance et une participation correcte (64,75%) qui ne laisse aucune place au doute.

    Quatrième ville la plus peuplée du département, Agde est donc la première ville héraultaise à basculer aux mains du RN. Terrible pour les habitants de ce territoire sinistré qui compte l’un des taux de chômage les plus élevés de France (17,6%). Mais est-ce bien étonnant ? Dès 2007, Agde avait massivement plébiscité N. Sarkozy (62,47% au 2e tour). Aux deux dernières Présidentielles de 2017 et 2022, M. Le Pen est chaque fois arrivée en tête contre E. Macron (54,37% puis 60,14%).

    Si bien qu’aux législatives 2022, l’élection du député RN Aurélien Lopez-Liguori (59,19%) au 2e tour contre le communiste Gabriel Blasco n’avait surpris personne. Pas plus que sa large réélection aux législatives anticipées de 2024. Ce qu’on n’aurait pas imaginé en revanche, c’est que le député RN soit reconduit dès le 1er tour (51,66%).

    A. Rivière (PS) contre le RN ?

    Nul besoin de se remémorer le score famélique de la gauche au 1er tour de ces municipales (Arthur Labatut 6,52%) pour savoir que depuis longtemps Agde penche très à droite. Mais jusqu’ici, Les Républicains gardaient la main localement. La folie des grandeurs de l’ancien maire démissionnaire (31 mai 2024) Gilles d’Ettore, mis en examen dans l’affaire de la voyante Sophia Martinez, a provoqué la bascule. Comptable aux yeux des électeurs de cette politique favorable aux promoteurs, son successeur depuis près de 2 ans, Sébastien Frey, n’a pas réussi à incarner le renouveau à droite. Du pain béni pour Lopez-Liguori qui laisse son siège de député à son suppléant, Bernard Chaumeil.

    Reste à savoir si l’ombre de l’extrême droite peut s’étendre jusqu’à l’Agglo Hérault Méditerranée. Brillamment réélu au 1er tour à Pézenas et en réflexion, Armand Rivière pourrait avoir des ambitions. Mais le socialiste n’a que 5 sièges à l’Agglo plus les 3 de son homologue PS Vincent Gaudy reconduit à Florensac contre 13 acquis au RN avec Agde. D’autant que le maire DVD de Bessan (4 sièges), Stéphane Pépin-Bonet, a de bonnes relations avec Lopez-Liguori. Sachant qu’il faut 30 sièges pour prendre l’Agglo, le choix des maires de Portiragnes, Lézignan ou Saint-Thibéry (…) sera prochainement décisif.

  • M. Delafosse : « L’envie de poursuivre la transformation de Montpellier »

    M. Delafosse : « L’envie de poursuivre la transformation de Montpellier »

    La Marseillaise : Quel est votre état d’esprit après votre réélection ?

    Michaël Delafosse : Je veux d’abord exprimer ma satisfaction et ma reconnaissance en direction des Montpelliérains qui nous ont accordé leur confiance et les remercier. Durant cette campagne, ils nous ont fait part de leur grande fierté d’avoir tenu nos promesses, rendu les transports gratuits, s’attaquer à la rénovation des quartiers populaires. Une campagne qui s’adresse à l’intelligence des gens, où nous avons porté un projet global pour la ville, dans chaque quartier, avec une envie de poursuivre la transformation de Montpellier. Ils nous ont également beaucoup salué dans une campagne qu’ils ont pour beaucoup trouvé très violente, comme si notre vie démocratique était en train de se trumpiser. Si ça ne s’était vu qu’à Montpellier, ce ne serait pas grave. Mais dans plein d’endroits dans notre pays, la violence s’est déchaînée dans le débat démocratique.

    Plus de la moitié des inscrits ne sont pas allés voter au second tour, comment les mobiliser ?

    M. D. : La crise démocratique ou l’abstention se passe partout en France, d’élections en élections. Je ne vais pas m’en réjouir, c’est un phénomène qui est préoccupant. À Montpellier, sans doute beaucoup de gens ont dit « l’élection est jouée » et s’en sont peut-être un peu détournés. Mais je ne veux pas tirer d’analyse hâtive sur la cause de cette abstention. Cela montre que la défiance à l’endroit de la politique est forte, comme la capacité de la politique à changer les choses. Nous nous efforçons d’y répondre. Quand on promet la gratuité des transports, on donne la date, le jour et l’heure de sa mise en œuvre. Oui, la politique peut changer les choses. Et donc, ça ce sont des éléments. Beaucoup de nos concitoyens sentent qu’aujourd’hui il y a des leaders politiques qui déclament, mais qu’à la fin les réalités sont inexistantes. Et de ce point de vue, l’action du Président Macron est assez révélatrice. Moi j’ai souvent cette phrase, la France des procédures obère la France des projets.

    Et donc la question de la perception du choix apparaît très souvent difficile et je pense que ça joue aussi dans cette abstention. Après, ça dit aussi qu’il y a des gens qui ont des problèmes et tout ça leur apparaît parfois très loin, notamment dans les quartiers populaires. Alors je le dis, je suis élu par une majorité mais je serai évidemment respectueux de tous et de toutes.

    LFI a été votre principal adversaire à Montpellier mais on a vu à l’œuvre des alliances entre insoumis et socialistes. Comment va se passer la cohabitation ?

    M. D. : C’est à eux de le dire. Ce que je constate, c’est que LFI, depuis le premier jour en conseil municipal [en 2020], combat l’action d’une des villes qui a mené l’une des politiques les plus à gauche et les plus écologistes de France. J’ai toujours dit qui était mon adversaire et mon ennemi : l’extrême droite. Et d’ailleurs je n’ai pas fait des tracts contre les autres, j’ai fait des tracts pour Montpellier et pour les gens. Moi j’ai été caricaturé, attaqué par une composante qui se réclame de la gauche. Le respect de la parole, ça compte. Quand on prend une position nationale de clarté, il faut s’y tenir. On peut prendre une position autre, mais dans ce cas-là, on s’y tient. Je constate, dans des villes où l’alliance a eu lieu, alors qu’elles apparaissaient imperdables pour la gauche, une partie des électeurs se sont détournés. À Brest, à Clermont-Ferrand, etc.

    Nous sommes très différents du style : l’outrance contre la pondération, la constance des convictions face à parfois des cheminements douteux quand on vote contre la gratuité des transports. D’ailleurs, les élus LFI au conseil municipal auront un premier test puisque c’est dans le budget que figurera la gratuité des transports. Et donc s’ils ne le votent pas, ils seront cohérents avec leur position passée, mais qu’ils ne viennent pas ensuite nous faire la leçon.

    Quels sont les premiers projets que vous allez lancer ?

    M. D. : N’espérez pas de pause dans l’action. Il y a plusieurs choses. Mais évidemment, l’installation de l’antenne du CHU à la Mosson est un sujet prioritaire pour moi. Nous allons commencer à travailler sur le plan infrastructures sportives 2035 et nous présenterons le premier gymnase qui va être rénové pour répondre à la pratique amateure. Nous allons travailler sur le musée Fabre en lançant les travaux pour son bicentenaire d’extension, ça va être le symbole de l’engagement de la ville en faveur de la culture. Nous allons travailler sur les enjeux des projets qu’on va mettre en concertation : la mise en œuvre du plan trottoir, sur le sujet des bus tram. Et d’ailleurs il y aura beaucoup de temps de participation.

  • Michaël Delafosse réélu à la mairie de Montpellier

    Michaël Delafosse réélu à la mairie de Montpellier

    Michaël Delafosse a lui-même annoncé sur les réseaux sociaux la victoire de sa liste « Demain Montpellier ».

    « Nous sommes très largement en tête, avec près de 51% des suffrages selon les premières tendances. N. Oziol (LFI) 25% et M. Altrad 24%, la victoire est acquise, elle est celle de la cohérence, de la clarté et du sérieux », a déclaré le maire sortant, réélu ce dimanche soir. Le résultat définitif le crédite en fait de 53,61% soit 20 points de plus qu’au premier tour. « Merci à toutes et tous de votre confiance, nous allons continuer à affirmer Montpellier comme une ville plus solidaire, plus écologique, plus innovante et plus fraternelle. Une ville qui porte avec résolution et sans concession les valeurs de la République. Ce soir, cette victoire de la gauche et de l’écologie est une belle nouvelle pour une gauche en grande difficulté dans le pays. Le laboratoire montpelliérain doit inspirer l’indispensable remise en mouvement des forces progressistes face à la vague conservatrice et réactionnaire », a développé Michaël Delafosse.

    Ses deux concurrents en lice pour cette triangulaire ont amélioré leur score du premier tour. Nathalie Oziol pour la France insoumise a obtenu 23,6%. La députée de l’Hérault avait réalisé 15,35% au premier tour et le milliardaire Mohed Altrad avait recueilli 11,31% et a obtenu 22,79% au second tour.

    Agde bascule au RN

    Dans l’Hérault, le taux de participation s’établissait à 17h à 54, 93%. Si la ville de Montpellier reste ancrée bien à gauche, l’extrême droite déloge la droite en perdition à Agde, sa première commune dans l’Hérault avec l’élection de Aurélien Lopez Liguori (54,87%) face au divers droite Thierry Nadal (45,13%).

  • [DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales

    [DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales

    Veuillez patienter quelques secondes… Le direct va s’afficher !

  • La société civile appelle aussi au barrage de l’extrême droite dans le Gard

    La société civile appelle aussi au barrage de l’extrême droite dans le Gard

    Face à la percée de l’extrême droite dans l’Hérault et encore plus dans le Gard, plusieurs acteurs de la société civile sont sortis du silence cette semaine. Ils souhaitaient à la fois alerter sur les risques de l’extrême droite mais aussi appeler à la mobilisation le 22 mars pour tenter de contenir la vague brune.

    C’est par exemple le cas de l’Union départementale CGT du Gard qui a tenu un point presse le 18 mars. « Ce dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales a confirmé une menace sans précédent : dans de nombreuses grandes villes et communes de France comme Nice, Toulon, Marseille, mais aussi dans notre département, la droite radicalisée et l’extrême droite sont en passe de s’emparer du pouvoir au second tour. À Beaucaire et Vauvert, le Rassemblement National est déjà aux commandes. Bagnols-sur-Cèze, Nîmes et Alès pourraient basculer à leur tour. Cette situation est d’une gravité extrême », a prévenu le syndicat qui appelle à une « réaction immédiate et massive de toutes celles et ceux qui refusent de voir les ennemis de la démocratie, les adversaires des droits sociaux et des libertés syndicales, diriger nos communes ».

    La culture en danger

    La Ligue des droits
    de l’Homme Languedoc-Roussillon appelle aussi à voter « pour la démocratie, pour l’État de droit et contre l’extrême droite ». « Dans les communes qu’elle dirige, l’extrême droite nous montre son vrai visage : une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, une forte présence policière mais sans tranquillité publique, un délitement de notre État de droit, avec une violation réitérée des décisions de justice. Les victoires municipales servent de vitrine et de tremplin à l’extrême droite : elles banalisent ses discours, installent durablement ses réseaux et préparent ses conquêtes nationales », écrit la LDH qui appelle à des sursauts citoyens à Nîmes, Agde, Narbonne et Carcassonne notamment.

    Patrick Malavieille, vice-président du Département du Gard, délégué à la culture et à l’éducation artistique a aussi convié plusieurs acteurs de la culture gardois mercredi 18 mars pour aussi alerter sur l’impact des politiques d’extrême droite sur le monde de la création. « Après Beaucaire et Vauvert, la perspective de voir le RN prendre les mairies de Nîmes, d’Alès et de Bagnols et leurs intercommunalités, fait peser de très graves menaces sur la culture. Le schéma départemental de la culture, coconstruit avec les acteurs culturels et les collectivités partenaires, ne pourrait supporter le désengagement de ces trois grandes villes. Aujourd’hui, c’est notre devoir que d’alerter les Gardoises et les Gardois sur le devenir de la culture, de l’éducation artistique et de la place des artistes. Les élus RN au conseil départemental comme au conseil régional votent systématiquement contre les budgets culturels », explique l’ancien député.

    Autour de lui, Sylviane Manuel, directrice du Pôle national cirque Occitanie, Olivier Lataste, directeur du Cratère, Scène nationale à Alès et Clément Amouroux directeur du festival Itinérances et coordinateur de l’École Au Cinéma, ont répondu à l’appel. À distance, Émilie Peluchon, directrice de La Maison Danse d’Uzès et Antonin Beaury directeur du Périscope, ont également rejoint l’appel et confirmé les craintes du communiste. Ce point presse faisait aussi suite à l’appel de l’intersyndicale du spectacle vivant public mardi 17 mars à « empêcher l’arrivée au pouvoir des forces d’extrême droite et de droite radicalisées ».

  • En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    René Revol, le seul maire LFI de l’Hérault, peut-il conserver sa mairie de Grabels, dimanche 22 mars ? Au vu des résultats du 1er tour où il est arrivé en seconde position (34,65%) derrière son opposant historique Pascal Heymes qui a frôlé le hold-up au premier tour (49,4%), René Revol semble en ballottage défavorable.

    Mais le maire qui mène une liste d’union de la gauche et citoyenne croit dur comme fer en une « remontada ». « Depuis lundi, il se passe quelque chose d’extraordinaire : des gens m’appellent, les jeunes se bougent, même les enfants m’écrivent ! », raconte René Revol qui dit avoir recensé un millier d’abstentionnistes qui le soutiennent. « Ce n’est pas gagné mais c’est jouable. La remontada est en cours ! », positive-t-il sans penser que le retrait du centriste Régis Morvan, troisième avec 15,95% lui sera défavorable au 2nd tour, le 22 mars.

    Au-delà d’un électorat démobilisé au 1er tour (41,14% d’abstention contre 31,58% en 2014), le maire a connu diverses embûches. En raison d’une infection qui l’a conduit à 3 semaines de convalescence, il n’a pu mener campagne comme il aurait souhaité. D’autre part, il déplore la propagande anti-LFI menée par Pascal Heymes, l’ancien mandataire de François Fillon en 2017, qui a refusé jeudi 19 mars un ultime débat public que Midi Libre voulait organiser.

    Les opposants ont aussi joué sur la confusion et les amalgames avec le Hamas qui ont suivi le déploiement sur le fronton de la mairie de Grabels du drapeau de la Palestine en solidarité au peuple gazaoui massacré.

  • Le Secours populaire héraultais recrute des familles d’accueil

    Le Secours populaire héraultais recrute des familles d’accueil

    Offrir un peu de vacances à des enfants cet été, c’est le projet du Secours populaire français (SPF) de l’Hérault. Cette année encore, l’organisation appelle à se mobiliser ceux ou celles qui souhaiteraient aider des enfants de 6 à 10 ans en situation précaire à partir en vacances du 13 au 27 juillet et du 27 juillet au 10 août. L’année dernière, 18 familles du département avaient adhéré au dispositif. Une « bonne nouvelle », pour Anne-Marie Petit, coordinatrice des projets vacances de la fédération du SPF 34, qui espère bien cette année refaire encore mieux.

    Initié dans les années 1960, le projet « Familles de vacances » est un des piliers fondateurs de l’association. « Le programme d’aide aux enfants à partir en vacances est le plus vieux du Secours populaire », explique Anne-Marie Petit. Un projet d’aide remis en place par le Secours populaire de l’Hérault il y a une « quinzaine d’années ».

    « On cherche à offrir parfois ne serait-ce qu’une journée de pause à des enfants en difficulté. Pour la plupart, ils viennent de milieux précaires et de grandes zones urbaines. Dans l’Hérault, nous accueillons des enfants de divers horizons, on est en contact avec les fédérations de région parisienne, des Yvelines et de Strasbourg », témoigne la responsable. Une parenthèse souvent déterminante pour ces jeunes, pour lesquels les vacances restent un luxe inaccessible alors « qu’un enfant sur trois n’a pas la possibilité de partir », selon les chiffres du SPF.

    Devenir famille d’accueil

    Cette démarche d’accueil d’enfants en situation de précarité est assez facile, assure Anne-Marie Petit. « Pour devenir famille d’accueil, le principe est simple : correspondre à nos valeurs : accueil, partage et entraide. » Un modèle bien rodé pour les enfants et les familles, qui sont accompagnées dans cette action. « Nous suivons les familles qui s’engagent dans ce projet, on les rencontre, on s’assure que tout se passe bien pour les enfants et pour elles, c’est un projet conjoint », explique la représentante du SPF 34. Sorties, activités, moments en famille ou simples instants de repos loin de leur environnement habituel, la coordinatrice le certifie : « Cela change vraiment les choses pour ces enfants de 6 à 10 ans, changer d’air ça aide. »

    Cette année, 10 des 18 familles qui ont participé l’été dernier sont à nouveau au rendez-vous. Pour cette édition, le Secours populaire de l’Hérault espère bien inciter davantage de personnes à rejoindre « Familles de vacances ». « On aimerait avoir 7 familles de plus que l’an dernier, pour atteindre 25 familles », confie Anne-Marie Petit.

    * Si vous êtes intéressé vous pouvez contacter
    l’association à cette adresse
     : famillesdevacances@spf34.org ou ce numéro : 07.77.31.44.14.

  • À Lodève, pas de fusion mais une gauche rassemblée

    À Lodève, pas de fusion mais une gauche rassemblée

    Si les deux listes de gauche n’ont pas réussi à fusionner, les discussions ont néanmoins abouti au retrait de Sébastien Rome, qui voit certaines de ces propositions reprises par Fadilha Benammar-Koly. En ligne point de mire, la menace d’une victoire de la droite. En effet, au lendemain du premier tour, Claude Laateb (DVD) récolte 39,20% des suffrages, loin devant la représentante socialiste Fadilha Benammar-Koly (28,82%) et l’insoumis Sébastien Rome (21,48%). « Ce premier tour a montré que la gauche est bien implantée à Lodève. Nos deux listes ont une courte avance mais nous sommes devant », soutient Fadilha Benammar-Koly. Une courte avance certes, mais qui implique une union des suffrages si à gauche veut conserver la mairie. D’autant que Jean-Michel Salvador (divers) arrivé quatrième avec 10,49%, s’est retiré donnant des voix potentielles à Claude Laateb.

    « Nous avons beaucoup de points communs »

    Les discussions ont donc commencé le 16 mars. Mais celles-ci semblaient patiner. Si bien que Le 17 mars, socialistes et insoumis semblaient partir chacun de leur côté. Mais la raison l’a finalement emporté. « Les 21,48% des votes pour Sébastien Rome représentent une partie importante de la population, on ne pouvait faire comme si elle n’existait pas. De plus, nous avons beaucoup de points communs dans notre programme, ce qui est une bonne nouvelle », poursuit la candidate. Les négociations se sont poursuivies jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé. « L’ensemble des conditions techniques pour l’union étaient présentes. Toutefois, le temps nécessaire pour organiser un réel travail commun n’ont pas été réunies. C’est pourquoi, en responsabilité face à la menace d’une droite trumpiste, nous avons décidé nous retirer du deuxième tour », écrit l’équipe de Sébastien Rome dans un communiqué. La socialiste s’est engagée à reprendre plusieurs mesures du programme du leader LFI l’insoumis, notamment la gratuité des fournitures scolaires, la création d’une foncière municipale et une politique environnementale plus ambitieuse. « Ce qui est important, ce n’est pas les étiquettes des partis mais l’amélioration du quotidien des Lodévois, défendre les services publics », souligne Fadilha Benammar-Koly. Aux Lodévois de trancher.

  • Agde en passe d’être submergée par la marée noire

    Agde en passe d’être submergée par la marée noire

    Douze ans après Béziers, la quatrième ville de l’Hérault va-t-elle basculer à l’extrême droite ? Le scénario n’a plus rien d’une science-fiction. Longtemps endigué par la droite aux municipales, le vote RN est désormais décomplexé en Agde, où Aurélien Lopez-Liguori s’était offert un spectaculaire bain de foule aux côtés de Jordan Bardella début février.

    L’image avait choqué les progressistes et ne s’est pas démentie dans les urnes. Depuis dimanche 15 mars, c’est bien le député RN qui caracole en tête avec 38,44% et 6 381 voix. Soit 2 840 de plus que son premier et seul challenger Thierry Nadal. En obtenant 21,33% des suffrages, le candidat divers droite réalise un moindre pourcentage qu’en 2020 (28,39%) mais cumule 286 bulletins de plus grâce à une meilleure participation (62,61%).

    S. Frey paye les pots cassés de l’ancien maire G. d’Ettore

    Surtout, il devance le maire sortant Sébastien Frey, dont le score catastrophique (20,74% pour 3 442 voix) l’a conduit à se retirer du jeu mardi 17 mars. Ce n’est pas que cet édile LR était plus mauvais qu’un autre bétonneur, mais d’une part il a pâti de la déconfiture de son camp siphonné au plan national par le RN. D’autre part et surtout, il paye très cher les casseroles de son prédécesseur Gilles d’Ettore (LR). Pris dans les filets de la voyante ventriloque Sophia Martinez,
    G. d’Ettore, qui avait été contraint à la démission le 31 mai 2024, est mis en examen pour « prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et corruption ».

    Dimanche 22 mars, il ne restera donc que deux listes pour en découdre, puisque les deux candidats divers droite Jean-Marc Bentajou (5,52%) et Didier Irailles (0,78%) ne sont en capacité de se maintenir. Pas plus que le jeune Arthur Labatut (PRG) dont la liste divers gauche (qui avait refusé de rejoindre l’écologiste Bertrand de Pontual) est éliminé avec 6,52% (1 082 voix). Dans une ville où l’abstention n’a pas été énorme (37,39%) et où A. Lopez-Liguori pourrait récupérer quelques voix de la dissidente d’extrême droite Fabienne Varesano (6,67%), c’est dire si le sursaut des progressistes agathois relève désormais de l’exploit.