Tag: Hérault

  • Pétanque : l’odyssée des Nations à Montpellier

    Pétanque : l’odyssée des Nations à Montpellier

    Marcel Laborde, maître d’œuvre de l’événement héraultais a frappé un grand coup. Ia lancé un nouveau concept, une nouvelle formule sur invitation. Un pari fou l’image du personnage qui bouscule les habitudes

    Un pari en passe d’être réussi avec 4 continents représentés, 26 pays, 64 équipes hommes, 32 équipes femmes.

    Ce sera les 12 et 13 août à l’Aréna sud de France à Montpellier. Un événement international unique.

    Avec les Malgaches la référence de la pétanque mondiale aujourd’hui mais également la Tunisie, le Sénégal, Le Bénin, le Maroc, l’Algérie pour l’Afrique. Le Cambodge, Vietnam, Malaisie, Thaïlande (avec les championnes du monde), Laos, Japon pour l’Asie. Les États-Unis, le Canada, le Pérou, le Mexique, le Chili compléteront le tableau en ajoutant les pays européens.

    Pratiquement tous les meilleurs joueurs et joueuses Français seront présents avec comme parrain et marraine de l’épreuve Marine et Mickaël Bonetto.

    Au-delà de cet événement international Montpellier va vivre au rythme de la pétanque du 10 au 14 août.

    On commencera le 10 août avec le National jeune sur deux jours (en système Suisse) minimes, Cadets, juniors avec la présence des tout nouveaux champions du monde de tir de précision Dawson Herlemann et Kimberlay Bousch (126 équipes).

    Les 11 et 12 août honneur aux Dames avec le National Féminin (entr’elles). Début Des hostilités à 10h00 (système Suisse). Limité à 128 équipes.

    Les jeudi 13 et vendredi 14 août, place aux Vétérans pour l’hommage Bernard Gassier. Limité à 128 équipes. Début des hostilités à 10h00.

    Voilà Marcel Laborde et son équipe de bénévoles lancés dans la dernière ligne droite pour ce peut être considéré comme un des plus grands événement boulistique de l’année, de par la qualité des protagonistes mais aussi par la diversité des compétitions qui donne à ces événements le statut de grande fête de la pétanque. Très fier de pouvoir acter la formule après des mois de préparation Marcel Laborde est dithyrambique sur l’investissement de la Municipalité de Montpellier.

    « Je tiens à remercier chaleureusement Michaël Delafosse Maire de Montpellier et toute son équipe, notamment Hervé Martin, de la Métropole, et Christophe Bourdin, de la Ville de Montpellier. Christian Assaf a également été un soutien majeur, tout comme Olivier Nicollin, qui nous a toujours soutenus. Je tiens à rendre hommage également à Jean Louis Gasset (hélas décédé) qui fut précurseur de cette idée de l’odyssée des nations à mes côtés. »

  • Lunel va faire jazzer le cœur de l’été !

    Lunel va faire jazzer le cœur de l’été !

    Voilà plus de 20 ans que la Ville de Lunel a décidé d’offrir un grand rendez-vous culturel gratuit au cœur de l’été, à une période où peu d’animations venaient prolonger les festivités de La Pescalune. D’un seul concert au départ, le Lunel jazz festival a peu à peu étoffé sa programmation, porté par le succès. Les grands noms du jazz ne s’y sont pas trompés : Manu Dibango, Rhoda Scott, Scott Hamilton, Marcel Azzola, David Reinhardt, Maurice Vander, Maxime Saury, Daniel Sidney Bechet, Dany Doriz, Éric Lutter, Al Colpey ou encore Sandy Patton sont venus se produire à Lunel. Aujourd’hui, la manifestation est devenue un rendez-vous attendu qui rassemble un public fidèle, composé à la fois d’habitants, d’amateurs de jazz et de touristes venus partager trois soirées de musique dans un cadre exceptionnel.

    Pour cette 23e édition, qui se déroulera du 6 au 8 août, six concerts gratuits seront proposés (deux par jour), répartis entre le « off » sur la place des Caladons (dès 19h) et le « in » au parc Jean-Hugo (à partir de 21h30).

    « Le jazz est une musique qui a plus de 100 ans d’histoire. J’ai donc voulu, sur les 3 jours, retracer un peu cette histoire. Nous partons sur une esthétique qui naît à la Nouvelle-Orléans et qui évolue dans le temps », explique Eric Serra, du Labory Jazz Club. Directeur artistique du festival depuis deux ans, il a fait le choix « de n’inviter que des artistes locaux du grand sud ».

    Les festivités s’ouvriront donc jeudi 6 août à 19h place des Caladons sur des airs de fanfare funk, avec le Royal Brass Band, un groupe de Montpellier. Ce sera le prélude au concert du pianiste marseillais Julien Brunetaud (21h30 parc Jean Hugo), « qui a vécu à la Nouvelle Orléans et a accompagné énormément d’artistes connus dans ce milieu ». Vendredi 7 août, en première partie de soirée, place aux Dixie Froggies, jazzmen venus d’Avignon qui feront revivre au public les premières heures du swing, avant un concert de Renaud Gensane, originaire de Perpignan, qui fut le dernier trompettiste de Johnny Hallyday et accompagne également Véronique Sanson, Christophe Mae, Ben l’oncle Soul ou Ibrahim Maalouf. Samedi 8, enfin, pour la soirée de clôture, les Hot jazz brothers de Nîmes replongeront dès 19h les visiteurs dans l’ambiance de la Nouvelle Orléans avant de laisser les Macadam Farmers, « 5 musiciens totalement déjantés qui cuisinent les plus grands tubes intemporels avec une saveur folk rock et swing », clore le festival en beauté !

  • Les syndicats prônent un accès gratuit à la Justice

    Les syndicats prônent un accès gratuit à la Justice

    « Alors que les travailleurs et travailleuses doivent déjà faire face à un affaiblissement constant de leurs droits, cette mesure s’inscrit dans une logique préoccupante : assumer une politique de dissuasion des recours des salariés plutôt que faire respecter leurs droits », dénoncent collectivement les organisations syndicales de Montpellier (CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC, Solidaires et FSU). Tous s’inquiètent que cette mesure, appliquée depuis le 1er mars 2026 et couplée à des délais de jugement parfois très longs, ne vienne à terme dissuader les salariés d’engager une procédure judiciaire. « Cette contribution financière, même présentée comme modeste, pèse lourdement sur celles et ceux qui sont déjà fragilisés : salariés licenciés, précaires, victimes de harcèlement ou de non-paiement de salaires », rappellent les organisations.

    Le manque de moyens également décrié

    À ces inquiétudes s’ajoute une constatation : les délais jugés extrêmement longs sont une conséquence directe du « manque de moyens humains et financiers alloués à la justice du travail par les gouvernements successifs ». À titre d’exemple, l’intersyndicale cite le cas du conseil des Prud’hommes de Montpellier, où « l’insuffisance de personnel de greffe a généré dernièrement, au mois de mars, le renvoi total d’une audience et des prorogés quasiment systématiques concernant les notifications de décisions ».

    Les organisations syndicales prônent donc l’abrogation de cette contribution, comme cela a déjà été le cas en 2014 après la mise en place d’un timbre fiscal de 35 euros en 2011, jugé comme un obstacle à la défense des droits des salariés.

    Les organisations syndicales demandent donc au gouvernement de revoir en profondeur le fonctionnement de la justice prud’homale, afin d’en garantir l’accès, la rapidité et l’efficacité.

  • À Béziers, Le Barnabu condamné ?

    À Béziers, Le Barnabu condamné ?

    Le Barnabu vit peut-être ses dernières semaines. Après douze années d’existence, le café associatif géré par le collectif Nabuchodonosor pourrait définitivement disparaître du paysage biterrois. Fermé administrativement depuis le début du mois de juin à la suite d’un arrêté de police générale, l’établissement a vu son équipe se mobiliser pour tenter de trouver une issue à cette situation. Un recours gracieux a ainsi été déposé auprès de la préfecture. Une démarche que l’équipe entreprend toutefois sans grande conviction, convaincue que les conditions nécessaires à une réouverture ne pourront pas être réunies.

    « On n’y croit pas, le local n’est pas aux normes de toute façon. On ne pourra pas garder le lieu », détaille un des membres du collectif avant de préciser certains des reproches faits à l’établissement : « on avait une pièce au fond pour éviter que les gens ne restent dehors et épargner les nuisances auprès des riverains, mais on nous a dit que nous n’avions plus le droit de l’utiliser ».

    Une dernière tentative avant de tourner la page

    Pour le collectif, les difficultés liées au local et aux exigences administratives semblent aujourd’hui rendre une reprise de l’activité particulièrement compliquée. Le recours gracieux représente donc une dernière possibilité de contester la décision de fermeture, mais l’équipe se prépare déjà à l’éventualité d’un échec. « Pour ce recours gracieux nous avons deux mois d’attente de réponse. On n’y croit plus ». Au-delà du recours, les membres du collectif souhaitent désormais réfléchir à la suite de leur aventure associative. « On va essayer de faire d’autres choses, autrement. En itinérance peut-être ». Une nouvelle manière d’envisager les activités pourrait donc voir le jour dans les prochains mois. Après douze ans d’ancrage place Saint-Cyr, le Barnabu semble hélas se diriger vers une fermeture définitive.

  • Le contournement routier ouest de Montpellier peut-il encore tomber à l’eau ?

    Le contournement routier ouest de Montpellier peut-il encore tomber à l’eau ?

    Ce n’est pas la première fois que le projet de Contournement ouest de Montpellier (COM) rencontre une difficulté. Longtemps les défenseurs (État, Région, Métropole de Montpellier…) de cette liaison de 6,3 km entre l’A750 et l’A709 ont buté sur la question du montage financier. En 2021, le Premier ministre Jean Castex pensait avoir trouvé la recette magique en faisant financer le futur tronçon autoroutier grâce à une hausse des tarifs de l’ensemble du réseau Vinci et sa filiale ASF. Une procédure « d’adossement » jugée illégale par le conseil d’État en 2023 qui a conduit à ce que seuls les usagers de l’A9 payent 10 centimes de plus aux barrières de péage Baillargues et Saint-Jean-de Védas pour financer les travaux estimés en 2021 à 270 millions d’euros.

    Cette fois, c’est la Déclaration d’utilité publique (DUP) qui pose problème. Dans son arrêt du 21 juillet, la cour administrative d’appel de Toulouse saisie d’un recours en annulation, a prononcé un sursis à statuer de 6 mois. Un laps de temps durant lequel elle exige de l’État qu’il corrige les insuffisances majeures relevées. Celles-ci concernent l’étude d’impact environnemental, en particulier les mesures de compensation des risques inondation.

    Repenser un projet

    « plus raisonnable »

    Il faut dire que le tracé du COM passe dans une zone du Plan de prévention des risques inondation (PPRI) classée rouge et que le projet consommerait 80 000m3 de zones d’expansion des crues, entraînant une surélévation de 5 à 20 centimètres du niveau de cours d’eaux (Mosson, la Fosse) adjacents.

    Pas de quoi décourager le directeur opérationnel de Vinci Autoroutes en charge du COM pour qui le projet n’est en rien remis en cause. « On n’a pas été surpris. Les intentions de conclusion de la cour avaient été communiquées », indique Salvador Nuñez qui dédramatise. « L’État va faire une enquête complémentaire par voie électronique (d’environ 21 jours) afin de ré-exposer les mesures que nous avions déjà présentées dans l’enquête environnementale mais qui étaient absentes de l’enquête publique de l’époque ». Selon lui « rien de nouveau ne sera annoncé » et le chantier peut suivre son cours. « Nous n’avons aucune consigne d’arrêter nos travaux préparatoires [débroussaillage, abattage d’arbres, dévoiement des réseaux]. »

    Pour les opposants au projet au contraire, les insuffisances relevées par la Justice sont telles qu’ils demandent à l’État de faire cesser les travaux en vertu du principe de précaution. Celui-ci étant juge et partie, Céline Scornavacca, porte-parole du collectif Autre-COM, ne s’attend pas à du zèle. « On va voir avec notre avocate ce qu’on peut faire. » Blocage ou pas, l’arrêt du 21 juillet prouve selon elle qu’en plus d’être « néfaste pour l’environnement et la santé des riverains », ce projet est mal ficelé. « Les jugements sur les DUP souvent ça passe crème, l’État est suivi. Là, la Justice lui reproche d’avoir changé le projet sans avoir réévalué les effets sur l’eau. Elle rappelle qu’il y a des règles sur les ouvrages d’art qu’il faut respecter. »

    Aux yeux de l’écologiste Lise Florès, cette absence de prise en compte de l’impact climatique est l’occasion de repenser le projet pour en faire une sorte de « boulevard urbain » en deux fois deux voies limité à 70 km/h. « Ne peut-on pas faire autrement que ce plan destiné à permettre aux camions de traverser la France ? Un projet raisonnable en développant les modes de déplacements alternatifs à la voiture, avec une étoile ferroviaire, des liaisons bus et un travail en profondeur sur les équilibres territoriaux afin de limiter les déplacements ? »

    Si dans son arrêt la justice administrative n’a pas retenu l’argument de la non prise en compte du « trafic induit » dans le projet, Céline Scornavacca reste persuadée qu’il s’agit bien d’une autre limite au dossier que l’Autorité environnementale avait soulevé dès 2019 (et ensuite le rapport des Shifters). Par ailleurs, un autre recours contre l’autorisation environnementale accordée fin 2025 par le préfet François-Xavier Lauch doit encore être jugé au Tribunal administratif de Montpellier. « À chaque décision de l’État, il y aura un recours, on s’y attend », soupire Salvador Nuñez. Toutefois, il ne « voit pas de raison objective » de déjà reculer le calendrier du COM. À savoir une livraison du chantier contesté fin 2030 début 2031.

  • Déremboursements, franchises : l’amère pilule

    Déremboursements, franchises : l’amère pilule

    Sans avoir pris connaissance des détails du décret, le président du comité héraultais de la Ligue contre le cancer ne veut pas y croire. « Je ne pense pas que les malades du cancer seront touchés. C’est un effet d’annonce pour faire passer la pilule. Il y aura forcément des dérogations pour les affections de longue durée*. Sans quoi, cela signifie que nous sommes en banqueroute. Ce serait une remise en cause totale de notre système de protection sociale selon lequel la solidarité aide ceux qui en ont le plus besoin », estime le professeur Jean-Bernard Dubois.

    Et pourtant, en l’état actuel des annonces de Stéphanie Rist, il y a de quoi s’alarmer. Le 23 juillet, la ministre de la Santé a annoncé que le plafond des franchises médicales sera relevé de 100 à 200 euros annuels (toujours 1 euro par boîte de médicament et par acte paramédical, 2 euros par consultation médicale, examen radiologique ou analyse, 4 euros par transport sanitaire). Le lendemain, elle enfonçait le clou pour l’Assurance maladie en promettant une baisse des remboursements dentaires, des transports sanitaires et autres médicaments jugés « moins efficaces ». Le tout dans une logique comptable d’économies de bouts de chandelle (1,5 à 1,7 milliard d’euros pour les déremboursements) afin soi-disant de « lutter contre les abus ».

    Inflation des tarifs des complémentaires santé ?

    Une logique inacceptable selon les associations car elle revient à faire payer davantage les malades. « Les patients ne peuvent plus être l’éternelle et unique variable d’ajustement des comptes de l’Assurance-maladie », a tout de suite dénoncé France assos santé. « Il vaudrait mieux lutter contre les fraudeurs plutôt que punir tout le monde », regrette Gilles Loison.

    Si on sait déjà que 18 millions de Français ne seront pas concernés (mineurs, bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), femmes enceintes), le secrétaire héraultais du Secours populaire s’inquiète des répercussions chez les plus fragiles. « Nous recevons des publics qui ne sont pas en capacité de se payer une mutuelle et qui parfois, faute de moyens, renoncent à des soins dentaires ou sur des lunettes alors qu’ils sont la porte d’entrée de la santé. »

    De son côté, Que choisir Ensemble craint que les complémentaires santé qui ont déjà augmenté leurs tarifs de 25% en 3 ans (selon une étude de cette association de consommateurs), ne répercutent encore la mesure sur ses tarifs. « Ce sera pour elles un prétexte », prévient Claude Gaubert. Selon le responsable communication montpelliérain de l’asso qui fêtera ses 50 ans en septembre, aucun patient n’a à gagner à s’enfermer dans une logique où le privé prend une part de plus en plus importante des soins. « Quand vous donnez 100 euros à la Sécu, il vous en revient 95. Et seulement 80 quand c’est une complémentaire santé qui doit rémunérer ses actionnaires. » Une logique aussi fustigée par Gilles Loison au Secours populaire. « On va vers des soins à deux vitesses avec une sorte de système à l’américaine. Ils veulent la mort du système de Sécu d’après guerre. »

    * Cancers, diabétiques, AVC, maladies psychiatriques, neurodégénératives, insuffisances cardiaques, rénales…

  • Classique, jazz et rock à « Song d’une nuit d’été »

    Classique, jazz et rock à « Song d’une nuit d’été »

    Créé par l’association éponyme, le festival Song d’une nuit d’été a pour objectif de proposer des concerts de qualité, dans une région plutôt difficile d’accès : les Hauts Cantons de l’Hérault. « Depuis sa première édition en 2024, la manifestation se veut intergénérationnelle, explique Bérangère Casanova, présidente de l’association. Cette année encore, il y aura donc trois soirées sur cinq dédiées à des genres musicaux spécifiques. » Le vendredi 7 août mettra ainsi la pop et le rock à l’honneur, avec un concert du groupe Macadam Farmer à 21h, sur la scène de l’abbaye. La soirée jazz se déroulera le 8 août avec la chanteuse Sandra Mounam, qui reprendra le répertoire envoûtant de Nina Simone. Enfin, le dimanche 9 août, la soirée sera dédiée à la musique classique avec le Trio Borsalino, qui se produira toujours à 21h, sur la scène de l’abbaye.

    Le festival propose également une soirée « gastronomie et musique », sur réservation. Cette année, celle-ci aura lieu mercredi 5 août, autour du thème « Un soir en Argentine  ». Le chef du gîte de l’abbaye de Villemagne préparera donc un menu inspiré des saveurs du Nord-ouest argentin, qui sera commenté et accompagné en musique par le trio Tikismikis.

    Par ailleurs, des concerts gratuits auront lieu tous les jours à 18h30. « Le jeudi 6 août, nous assisterons par exemple à une déambulation des Mandadors : deux artistes échassiers, mi-hommes, mi-arbres, qui jouent de l’accordéon et du violon de manière très poétique », se réjouit Bérangère Casanova.

    Du 4 au 9 août, l’Hôtel des Monnaies de Villemagne-l’Argentière accueillera par ailleurs une exposition d’instruments anciens. « C’est une grande chance d’accueillir cette exposition qui tourne partout en France. Elle est recommandée pour les familles, puisque les visites ne sont pas guidées, mais jouées », précise l’organisatrice. Avant de conclure : « Ce festival est une belle aventure humaine, mais ce n’est pas toujours facile dans une économie culturelle aussi défavorable. Si nous continuons, c’est parce que nous bénéficions d’une grande solidarité, d’une grande volonté de nos bénévoles, ainsi que du soutien de nos prestataires techniques.  »

  • Les syndicats dénoncent des défaillances structurelles

    Les syndicats dénoncent des défaillances structurelles

    En avril 2024, le ministère de l’Intérieur, alors dirigé par Gérald Darmanin, lançait le Beauvau de la sécurité civile, une large concertation nationale censée faire évoluer le modèle français « pour mieux l’adapter aux enjeux climatiques, technologiques et sociétaux ». Deux ans et quatre changements de gouvernement plus tard, ce modèle semble plus que jamais à bout de souffle.

    « Nous sommes au bout de ce système, que ce soit en termes de moyens humains ou matériels », affirme Mathieu Manetti, secrétaire départemental du syndicat Sud du Service départemental d’incendie et de secours du Gard (Sdis 30). Il rappelle qu’en France, ce sont les conseils départementaux et les communes qui financent en majorité les Sdis. « Nos conditions de travail sont donc différentes selon les territoires, puisqu’elles dépendent de la richesse des Départements, explique-t-il. Le Gard est un département pauvre, mais nous avons de la chance d’avoir une bonne volonté politique. » Il ajoute que le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter, avec une hausse de 10% cette année dans le Gard. « Les interventions augmentent mais le financement ne suit pas, dans un contexte où le budget des collectivités ne cesse de diminuer. » Par ailleurs, certains sapeurs-pompiers professionnels ne sont pas payés durant l’intégralité de leurs heures de garde. « Dans le Gard, nous sommes rémunérés en heure pour heure dans presque toutes les casernes. En revanche, dans les Bouches-du-Rhône par exemple, beaucoup sont en 24h comptées 16 ou 17 heures », déplore le syndicaliste.

    Toujours dans le Gard, Sébastien Perrier, président départemental du Syndicat autonome SPP-PATS, attire l’attention sur une autre difficulté. « Avec l’actualité, nos confrères ont besoin de renfort en Gironde. Seulement, dans beaucoup de départements, les pompiers professionnels doivent obligatoirement avoir un contrat de volontaire pour partir en renfort. Cela revient à ce que certains d’entre eux posent des congés pour travailler, c’est absurde. » Une actualité qui pose aussi la question des risques pour la santé. « Depuis peu, l’état reconnaît deux types de maladies professionnelles pour les pompiers, explique Mathieu Manetti. Cependant, certains pays du Nord en reconnaissent une vingtaine. »

    La crise des pompiers volontaires

    En France, les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) représentent environ 80% des effectifs de la sécurité civile. Selon Eric Bonijoly, secrétaire du syndicat Sud Sdis 34, « l’utilisation du volontariat à outrance est commune à tous les départements. Cependant, les SPV cumulent généralement une deuxième activité. Cela peut donc se ressentir dans la fatigue des agents et représenter, parfois, un danger pour eux et leurs collègues. »

    De son côté, Bernard Pedrotti est référent départemental du Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France (SSPVF) dans l’Hérault. Il explique : « Il faut différencier deux sortes de SPV. Il y a des volontaires fixes, en caserne, qui sont en quelque sorte “professionnalisés“ et qui effectuent des gardes de 24 heures. Et puis il y a le maillage des volontaires dans les villages, qui sont payés uniquement à l’heure d’intervention quand on les bipe. Ce sont eux qui sont la véritable puissance de la protection civile. Or, les SPV n’ont pas de dispositif de retraite sérieux. Ils bénéficient seulement de la Prestation de fidélisation et de reconnaissance, au bout de vingt ans de service. S’il y a moins de vocations, c’est parce qu’il faut donner beaucoup de sa personne contre trop peu de reconnaissance. »

    Selon Sébastien Perrier, l’accumulation de ces problèmes structurels se traduit dans l’actualité mais n’est pas nouvelle. « On va laisser passer la saison avant de donner rendez-vous aux pompiers dans la rue. Les troupes sont exaspérées, donc la rentrée sociale s’annonce bouillante », prévient-il.

  • [Incendies] Comment est calculée la « valeur du sauvé » dans l’Hérault ?

    [Incendies] Comment est calculée la « valeur du sauvé » dans l’Hérault ?

    La « valeur du sauvé » est un outil permettant de chiffrer les pertes matérielles qu’aurait engendrées un feu sans l’intervention des pompiers. Depuis quelques années, elle est calculée par la sécurité civile dans plusieurs départements, notamment dans l’Hérault. « Cela permet de valoriser l’activité du Sdis par rapport à son coût financier pour les collectivités », affirme le commandant Sébastien Nicelli, du Sdis 34.

    Le professionnel explique que le logiciel du Sdis recoupe de nombreuses données telles que les conditions météo, le sens du vent ou encore les reliefs concernés par un incendie avec le niveau de sévérité du risque d’incendie au moment d’un départ de feu. Cela permet alors de simuler une enveloppe de feu correspondant à la surface qui aurait été touchée par l’incendie en propagation libre. Le service d’information géographique compare ensuite cette enveloppe avec le véritable parcours de l’incendie. « Et c’est dans ce différentiel qu’on regarde en détail ce qui se trouve comme végétation ou comme constructions, explique le commandant Nicelli. Pour chiffrer la valeur d’une zone, on se sert par exemple des sites des notaires, pour connaître le prix du mètre carré dans les communes concernées. »

    Un modèle perfectible

    Dans leur rapport, Damien Maudet et Sophie Pantel (voir article ci-dessus) prennent l’exemple d’un calcul de la « valeur du sauvé » effectué par le Sdis 34 en juillet 2025 sur un feu ayant parcouru 271,97 hectares à proximité de la commune de Fabrègues. L’action des sapeurs-pompiers aurait alors permis de sauver 17 048 305 euros de biens matériels.

    « Bien sûr, le modèle a des limites et il n’est pas encore d’une précision chirurgicale, continue Sébastien Nicelli. Si une exploitation agricole brûle, on peut chiffrer le coût de la perte d’un tracteur, mais on ne peut pas encore chiffrer celui de la perte d’activité économique, l’impact sur les sous-traitants ou le chômage technique par exemple. » Par ailleurs, le professionnel précise que désormais, le Sdis 34 évalue également l’impact environnemental évité par une intervention, en calculant notamment la quantité de carbone qui aurait été dégagée dans l’air sans l’intervention des secours. « Au fil des années on affine nos sources d’information, assure le commandant. Ces données sont ensuite remontées à mes supérieurs, qui peuvent y trouver une utilité auprès de nos élus. » Nina Bailly

  • Le PCF sétois célèbre les 90 ans du Front populaire

    Le PCF sétois célèbre les 90 ans du Front populaire

    « Un anniversaire qui résonne avec les combats sociaux et démocratiques d’hier comme d’aujourd’hui », soulignent les organisateurs de cette fête annuelle de la section sétoise du PCF.

    Le débat politique ouvrira la soirée autour de l’héritage du Front populaire et de son actualité. Parmi les invités figurent Vincent Bouget, maire PCF de Nîmes, et Raphaëlle Primet, coprésidente du groupe communiste au Conseil de Paris, qui témoignera notamment de sa participation à la Flottille pour Gaza.

    Pour Vincent Bouget, cet anniversaire intervient dans un contexte qui appelle à regarder l’Histoire sans céder aux raccourcis. « Il faut faire attention avec les comparaisons entre les moments de l’Histoire, parce que forcément tout change. On n’est jamais sur les mêmes choses. Pour autant, effectivement, on peut se dire que les années 30, par un certain nombre d’aspects, notamment les crises qui peuvent exister, les impérialismes à l’échelle de la planète et la montée de courants d’extrême droite qui prônent la recherche d’une identité renfermée sur elle-même, les divisions, une forme d’autoritarisme, qui tournent le dos à l’esprit des Lumières, tout ça fait écho à la situation qu’on a actuellement. Et sans doute que l’anniversaire du Front populaire, les 90 ans, vient rappeler le danger, mais aussi les opportunités, et ce que le Front populaire a marqué dans la mémoire collective. »

    Au-delà de son contexte historique, Vincent Bouget souligne l’héritage social laissé par le gouvernement de 1936, des avancées qui, près d’un siècle plus tard, demeurent des références dans les combats sociaux. « Le fait même de poser la reconnaissance des droits syndicaux, la réduction du temps de travail, je pense aussi à la possibilité pour tous d’avoir un temps hors du travail pour vivre, ça, ce sont évidemment des acquis fondamentaux qui marquent une rupture avec ce qui se faisait avant. » Des conquêtes qui, selon lui, continuent de structurer notre modèle social.

    Une fête fidèle

    à l’esprit populaire

    La soirée entend aussi renouer avec l’esprit des fêtes populaires qui jalonnent l’histoire du mouvement communiste. « Je pense que c’est peut-être l’esprit du Parti communiste, où il y a à la fois des repas partagés, du débat politique et de la culture. Oui, c’est généralement ce qu’on aime bien mélanger. C’est le modèle de la Fête de l’Humanité d’ailleurs, évidemment toutes proportions gardées. »

    Une dimension historique qui, selon Vincent Bouget, dépasse les seules mesures sociales adoptées en 1936. « C’est aussi la considération qui a été donnée à tous, et notamment aux ouvriers, à ceux qui ne l’avaient pas et qui étaient considérés comme des gens avec moins de droits, moins de considération », estime-t-il. Une mémoire qui reste, selon lui, particulièrement actuelle alors que les débats sur le travail, les droits sociaux et la place de chacun dans la société demeurent au cœur des préoccupations.

    À Sète, cette célébration prendra donc la forme d’un rendez-vous à la fois politique et festif, dans la continuité d’une tradition qui dure depuis 57 ans. Des rassemblements qui permettent de faire vivre une certaine conception de la politique, où la réflexion collective côtoie la convivialité et la culture. Une manière également de rappeler, à travers l’histoire du Front populaire, que les conquêtes sociales sont le fruit de mobilisations collectives.

    Après le débat, les participants pourront partager un apéro-tapas, une sardinade et une brasucade avant de se retrouver autour d’un bal populaire. La section sétoise du PCF invite les habitants à venir partager « une soirée festive, populaire et engagée, fidèle à l’esprit de fraternité qui anime cette fête depuis cinquante-sept ans ».