Tag: Etats-Unis

  • Le Portugal a bien réagi face à l’Ouzbékistan

    Le Portugal a bien réagi face à l’Ouzbékistan

    Avec un seul point d’encaissé lors du premier match la semaine passée face à la République démocratique du Congo, la Seleção devait absolument faire le plein contre l’Ouzbékistan, mardi, à Houston (aux états-Unis). Il n’aura fallu qu’attendre six petites minutes pour voir la star portugaise Cristiano Ronaldo ouvrir le score (1-0, 6’). Le latéral gauche parisien Nuno Mendes a doublé la mise quelques minutes avant la première pause fraîcheur de la partie (2-0, 17’). Puis, le quintuple lauréat du Ballon d’Or voulait absolument marquer le coup et a inscrit un doublé avant la mi-temps (3-0, 39’).

    Qualification presque assurée

    Un but contre-son-camp à l’heure de jeu (4-0, 60’) et une frappe imparable de Rafael Leão (5-0, 87’) en toute fin de match ont définitivement scellé le sort de l’Ouzbékistan. Grâce à ce premier succès au Mondial-2026, les hommes de Roberto Martinez reprennent provisoirement la tête du groupe K, avant le résultat de la Colombie, dans la nuit de mardi à mercredi, face à la République démocratique du Congo. De quoi quasiment assurer leur qualification pour les 16es de finale.

    1er : Portugal (4 points)

    2e : Colombie (3 points)

    3e : RD Congo (1 point)

    4e : Ouzbékistan (0 point)

  • Lionel Messi un peu plus dans l’histoire

    Lionel Messi un peu plus dans l’histoire

    Lionel Messi réalise un début de Coupe du monde digne de Lionel Messi. Le légendaire argentin n’avait besoin que d’un but face à l’Autriche pour dépasser Miroslav Klose et devenir le meilleur buteur de l’histoire de la compétition. Le joueur de l’Inter Miami ne s’est pas fait prier pour briser cette barre, malgré un accroc pour débuter. L’attaquant de 38 ans (39 mercredi) avait l’occasion d’effacer l’Allemand sur un penalty, mais a tiré à côté, piégé par le gardien Alexander Schlager.

    Une vingtaine de minutes plus tard, à la suite d’un centre du Marseillais Facundo Medina, l’octuple Ballon d’Or a placé son plat du pied le long du poteau autrichien. C’était fait, un 17e but pour faire valser un énième record dans une carrière déjà extrêmement remplie.

    La passe de deux pour un 18e but

    Les Argentins ont eu quelques occasions suite à ce but, mais le nombre de tirs a été assez maigre globalement (12 à 5 pour l’Argentine). Plusieurs opportunités de chaque côté, plus en faveur de Leo Messi et ses coéquipiers, car le bloc argentin était très structuré. Finalement, dans le temps additionnel, l’emblématique joueur du FC Barcelone a inscrit un nouveau but, au milieu d’une forêt de jambes. 2-0, score final, 5 buts argentins en deux matches, les 5 pour Lionel Messi. Les champions du monde en titre sont plus que lancés dans cette édition 2026.

  • Le Portugal souffre-t-il d’un problème Cristiano Ronaldo ?

    Le Portugal souffre-t-il d’un problème Cristiano Ronaldo ?

    La réponse est oui, de toute évidence, mais le problème ne date pas d’hier. Avant son match contre l’Ouzbékistan, ce mardi à 19h, le Portugal se trouve dans la tourmente. Le match nul face à la République démocratique du Congo (1-1) a mis le feu aux poudres, remettant en cause la présence de Cristiano Ronaldo dans le 11 de départ. La légende portugaise, aujourd’hui âgée de 41 ans, a difficilement traversé cette rencontre. Les reproches sont venus de toutes parts et notamment de la presse nationale et internationale. « Pitoyable », un joueur « écrasé par la pression » et le réputé quotidien Publico finit par écrire que la sélection « reste otage de sa foi en Ronaldo, mais la foi ne suffit pas – et encore moins en l’actuel Ronaldo ».

    Ces échos terribles pour le quintuple Ballon d’Or étaient déjà apparus lors de l’Euro 2024. La star semblait sur le déclin alors qu’il joue désormais sur les pelouses saoudiennes avec Al-Nassr. Surtout que le Portugal compte un effectif emballant, paraissant prêt à franchir le cap et enfin décrocher sa première étoile, le rêve de CR7 avec sa nation. Les critiques ne sont pas non plus totalement tournées vers Cristiano Ronaldo, même s’il est le symbole de cette première partie manquée.

    Tactiquement, le sélectionneur Roberto Martinez n’a rien proposé et a accumulé les non-sens, alors qu’une pelletée de grands noms (Bruno Fernandes, Joao Neves, Vitinha, etc.) étaient sur le terrain. Plusieurs situations ubuesques se sont déroulées contre les joueurs de Kinshasa. L’une était plus marquante, avec ce moment où aucun joueur portugais ne figurait dans l’axe sur une phase offensive.

    Joao Neves attaqué

    Même en dehors du terrain, la sélection portugaise a fait parler d’elle de manière négative. Suite à une phrase sortie de son contexte de Joao Neves – « Cristiano est un joueur comme les autres » -, le milieu du PSG et sa compagne Madalena Aragao (qui n’a pourtant rien à voir dans cette histoire) ont subi une vague de haine sur les réseaux sociaux. Quelque 100 000 messages recensés sous leurs publications, venant de fans du joueur formé au Sporting.

    Le capitaine-attaquant a voulu calmer le jeu avec un post qui se veut rassembleur, montrant son équipe unie à l’entraînement. Le Portugal en a bien besoin, éteindre l’incendie alors qu’il est encore en temps est la priorité. Envoyé au casse-pipe, en conférence de presse, Francisco Conceicao a défendu ses coéquipiers et s’est montré optimiste devant les journalistes. Le jeune ailier de la Juventus a accentué le « Cristiano est un joueur comme les autres » et a ajouté : « Nous ne ressentons pas le besoin de lui passer le ballon. Je fais la passe à celui qui, selon moi, est le mieux placé et démarqué. Cristiano est un exemple en raison de sa carrière et de la volonté dont il fait toujours preuve à 41 ans… Un exemple de leadership et par les buts qu’il marque », a poursuivi le fils du coach Sergio Conceicao.

    Face à des Ouzbeks novices en Coupe du monde, les Portugais ont l’occasion de redorer leur blason et se remettre la tête à l’endroit pour la suite de la compétition.

    ET AUSSI

    L’Uruguay bute encore

    Rien en va pour l’équipe menée par Marcelo Bielsa. Dans la nuit de dimanche à lundi, l’Uruguay a de nouveau partagé les points. Un match nul 2-2 face au Petit poucet cap-verdien, après le 1-1 face aux Saoudiens. Avant d’affronter l’Espagne, les Uruguayens sont donc au bord de l’élimination.

    L’Angleterre vers la qualification

    Epatante en ouverture contre la Croatie (4-2), l’équipe d’Angleterre peut d’ores et déjà valider sa qualification. Ce mardi soir à 22 heures, les hommes de Thomas Tuchel affrontent le Ghana et pourraient se retrouver à six points sur six.

    Lionel Scaloni s’oppose aux pauses fraîcheurs

    Le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a évoqué les pauses fraîcheurs systématiques lors des matches de cette Coupe du monde. Et il n’en est pas vraiment satisfait. « La phase de groupes a toujours été difficile. Ici il y a en plus la chaleur. Le fait qu’on arrête sans cesse les matches, cela aide l’équipe la plus faible car ça l’aide à récupérer. Cette histoire de quart-temps nous paraît un peu irréelle, à nous. » Il met aussi en avant le fait que le plan d’une équipe peut être modifié durant ces 3 minutes de pause et non plus à la mi-temps, comme avant.

    Clément Turpin de retour au sifflet

    L’arbitre français Clément Turpin dirigera son 2e match de la Coupe du monde. Après le spectaculaire Angleterre – Croatie (4-2), mercredi dernier, le Tricolore arbitrera le Paraguay et l’Australie. Ses assistants seront Nicolas Danos et Benjamin Pagès. La rencontre doit se disputer ce vendredi 26 juin à 4h du matin, heure française.

  • L’Espagne renaît face à l’Arabie Saoudite

    L’Espagne renaît face à l’Arabie Saoudite

    Ils se devaient d’afficher un tout autre visage que celui montré la semaine passée face au Cap-Vert (0-0). Décevants contre les Requins bleus, pourtant classés 65 places derrière eux au classement FIFA, les Espagnols ont rapidement redressé la barre dimanche soir à Atlanta en s’imposant sans difficulté face à l’Arabie saoudite (4-0). Remplaçant lors de la première journée, le prodige du FC Barcelone Lamine Yamal, doté d’une technique et d’une vitesse d’exécution hors normes, a retrouvé sa place dans le onze de départ. Il n’a eu besoin que de dix minutes pour faire la différence et ouvrir le score (1-0, 10e). Maîtres du ballon grâce à une possession largement en leur faveur, les hommes de Luis de la Fuente ont rapidement cherché à se mettre à l’abri. Transparent face au Cap-Vert, l’attaquant de la Real Sociedad Mikel Oyarzabal s’est parfaitement racheté en trouvant le chemin des filets à deux reprises en l’espace de trois minutes (21e et 24e), permettant à la Roja de faire le break puis de prendre le large (2-0 puis 3-0). Avec cette avance confortable, les Espagnols ont ensuite pu gérer sereinement la suite de la rencontre. Mais leur festival offensif ne s’est pas arrêté là. En seconde période, un but contre son camp du défenseur central saoudien Hassan Al-Tambakti est venu alourdir davantage le score (4-0, 49e). Grâce à ce premier succès dans ce Mondial 2026, l’Espagne a provisoirement repris la tête du groupe H. Ses deux autres adversaires, l’Uruguay et le Cap-Vert, se sont affrontés dans la nuit de dimanche à lundi. Quoi qu’il en soit, le large succès de la Roja et son excellent goal-average devraient lui permettre de conserver la première place de la poule.

  • [Entretien] Adel Bakawan : « C’est la capitulation de Donald Trump »

    [Entretien] Adel Bakawan : « C’est la capitulation de Donald Trump »

    La signature officielle du protocole d’accord entre la République islamique d’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre doit se tenir, dans la journée, dans un hôtel de luxe en Suisse. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a fait savoir qu’il ne viendrait pas. La venue du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et du vice-président américain JD Vance avaient été annoncées en début de semaine, mais aucune information n’a filtré depuis. Le président américain tente, lui, de défendre ce texte face au scepticisme dans son pays. Faut-il s’attendre à un nouveau revirement ?

    La Marseillaise : Quels sont les points à retenir dans cet accord ?

    Adel Bakawan : Tous les éléments qui sont considérés comme urgents et importants. L’urgence, c’est le détroit d’Ormuz, les avoirs iraniens gelés, les sanctions primaires et secondaires sur la République islamique d’Iran et, bien évidemment, la guerre qui doit s’arrêter immédiatement, pas seulement entre l’Iran et les États-Unis, mais aussi sur tous les fronts, notamment au Liban. Les points importants sont ceux qui concernent l’avenir du programme atomique iranien et des 440 kilos d’uranium enrichi. Des points sur lesquels nous n’avons aucune précision, aucun détail et dont les négociations sont reportées dans 60 jours. Cette période est prolongeable de manière illimitée. Ça pourrait donc aller jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump et il pourrait laisser ce dossier, après son départ, à celui ou celle qui arrive après lui.

    Sur ces seuls éléments, peut-on dire que l’Iran est vainqueur ?

    A.B. : Le 6 mars 2026, Donald Trump dit la chose suivante : « Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran autre qu’une capitulation sans conditions ! » Aujourd’hui, qu’est-ce qu’on a comme accord ? Est-ce que Donald Trump a récupéré le programme atomique iranien ? La réponse est non. Est-ce que les Iraniens lui ont livré les 440 kg d’uranium enrichi ? Non. Les Iraniens ont-ils fourni leur programme balistique à l’administration américaine ? Non. Est-ce qu’ils ont coupé leurs liens, soutiens financier et militaire aux proxys qui sèment la terreur au Moyen-Orient : le Hezbollah, les houthis, les milices irakiennes, le Hamas, le Jihad islamique etc. ? Non, ce n’est absolument pas abordé. En revanche, est-ce que les Iraniens ont obtenu la levée du blocus américain sur le détroit d’Ormuz ? Oui, bien sûr, immédiatement. Autrement dit, les Américains ont donné l’occasion aux gardiens de la Révolution islamique de récupérer, sans péage, sans frais de service, juste par la vente du pétrole et des produits pétrochimiques 100 milliards de dollars par an. Est-ce que les Iraniens vont avoir accès à la totalité de leurs avoirs gelés ? La réponse est oui. Verront-ils la suppression de toutes les sanctions non seulement américaines mais aussi des Nations unies ? Oui. C’est la capitulation de Donald Trump. Et oui, clairement, les Iraniens ont gagné.

    De qui proviendront ces 300 milliards de dollars du plan visant à reconstruire le pays ?

    A.B. : Les États-Unis disent que ça ne proviendra pas d’argent public mais privé. Au moins 100 milliards de dollars devraient provenir d’entreprises américaines, européennes et golfiennes qui seront sollicitées. On mettra des centaines de milliards de dollars à la disposition des gardiens de la Révolution, une organisation qu’on a considérée comme terroriste il y a quelques mois.

    Comment expliquer que tous les États du G7 aient salué ce texte ?

    A.B. : Tous les pays du G7 saluent cet accord parce que tout le monde souhaite la fin de cette guerre. Ce ne sont pas eux qui perdent contre l’Iran. Au contraire, ils ne sont absolument pas mécontents de cet accord, de cette capitulation de Donald Trump. Il a maltraité la totalité des chefs d’État du G7, des pays européens et arabes, puis désormais, le Premier ministre israélien. Tous les médias au monde vont monter en puissance pour aborder la capitulation de Donald Trump. Avec cet accord, on enterre ce Donald Trump historique qu’on a connu jusqu’à aujourd’hui. C’est la fin, plus personne n’a peur de lui. Tout le monde a compris que c’était un homme avec une grande gueule qui a la main qui tremble. Les États du Moyen-Orient qui avaient acheté avec des milliards de dollars le parapluie sécuritaire américain se voient dans l’obligation à la fois de négocier individuellement avec les Iraniens parce que Téhéran a parfaitement réussi à fracturer les pays du Golfe, et à chercher d’autres alternatives.

    En janvier, Trump avait appelé les Iraniens à poursuivre leur mobilisation. Puis, le peuple a subi les bombardements israélo-américains et le régime s’est renforcé. C’est le grand perdant ?

    A.B. : Avant la guerre, il y avait une marge de manœuvre pour manifester. Il y avait à la fois les ayatollahs qui modéraient l’action des Pasdaran et des modérés étaient arrivés au pouvoir comme le président Massoud Pezechkian. Désormais, les gardiens de la Révolution pensent que grâce à eux l’Iran a gagné la guerre et donc doivent avoir le dernier mot sur tout. Le régime s’est militarisé et va probablement se brutaliser davantage. La première victime sera le peuple iranien et tous les autres peuples de la région, les Arabes, les Israéliens, les Kurdes, les Turcs, qu’on a jetés dans les bras des gardiens de la Révolution.

  • Le fragile rêve de la sélection des États-Unis

    Le fragile rêve de la sélection des États-Unis

    Versés dans un groupe D abordable et portés par une génération dite « dorée » qui doit certes encore confirmer son potentiel, les États-Unis tentent de se convaincre qu’un long parcours est possible lors du Mondial 2026 disputé en grande partie à domicile.

    « Je suis ici parce que je pense que nous pouvons gagner. Pourquoi pas nous ? », a déclaré fin mars le sélectionneur du Team USA Mauricio Pochettino.

    Avec confiance en soi et optimisme, un trait culturel très américain adopté par le réputé technicien argentin, les États-Unis espèrent réaliser une performance historique, eux qui n’ont jamais dépassé les quarts de finale dans l’ère moderne (en 2002, éliminés par l’Allemagne), après une troisième place lors du tournoi inaugural en 1930.

    Superpuissance mondiale du sport, à l’intérêt historiquement faible pour le « soccer » masculin, les États-Unis s’appuient sur une génération talentueuse, qui avait atteint les huitièmes de finale au Qatar en 2022 avec le deuxième effectif le plus jeune du tournoi.

    Plusieurs membres du Team USA jouent désormais dans de solides clubs européens : Christian Pulisic à l’AC Milan, Weston McKennie à la Juventus Turin et le capitaine Tyler Adams à Bournemouth, épatant 6e de Premier League.

    Une emballante entrée

    en lice

    Après des succès convaincants en amical contre l’Australie, le Paraguay et l’Uruguay fin 2025, la bande à Pochettino reste sur deux défaites alarmantes en mars, contre la Belgique (5-2) et le Portugal (2-0), comme un rappel de l’écart qui subsiste avec les nations fortes du foot mondial.

    Les prestations du mois de juin contre le Sénégal (3-2) et l’Allemagne (1-2) ont déjà été plus convaincantes. Une tendance qui s’est confirmée dès l’entrée en lice américaine dans son Mondial. Leur victoire 4-1 face au Paraguay a été un feu d’artifice, face à une nation plus faible que celle rencontrée en matches amicaux. Le pressing insistant et les très nombreux sprints des hommes de Pocchetino ont fait que l’adversaire sud-américain a pris l’eau. Les Paraguayens ont montré de l’envie, mais aussi leurs qualités, assez limitées.

    Ce vendredi soir à 21h, la sélection états-unienne va sans doute devoir monter l’intensité d’un cran. Autre pays emballant lors de son match d’ouverture (contre la Turquie, victoire 2-0), l’Australie se dresse face à Sergino Dest et ses coéquipiers. L’impact physique sera d’un tout autre calibre, tant les Socceroos ont dominé une équipe turque à la peine dans ce domaine. Avec leurs trois défenseurs centraux culminant à plus d’1,90 m, les Australiens seront efficaces en plus d’être rugueux dans les duels.

    Comme écrit précédemment, Team USA voit loin au niveau de ses objectifs. Peut-être pas au point de gagner, comme l’espère Mauricio Pochettino, mais les hôtes de la Coupe du monde peuvent légitimement viser un Top 16 lors de leur tournoi. Ils y verront plus clairs, ce vendredi à 23h, à l’issue de leur deuxième match.

    ET AUSSI

    Elye Wahi finalement présent face à l’Allemagne

    L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille Elye Wahi ne devait pas être sur le terrain pour le 2e match de poule face à l’Allemagne. L’Ivoirien n’avait pas pu entrer au Canada pour des raisons administratives, mais le joueur a finalement reçu l’aval. Ces derniers jours, l’attaquant, actuellement à Nice, est sous pression après des accusations de corruption sportive.

    Konaté est Madrilène

    Le défenseur de l’équipe de France Ibrahima Konaté est un nouveau joueur du Real Madrid. En fin de contrat avec Liverpool ce mois de juin, le joueur formé à Sochaux s’est engagé libre avec la Maison Blanche.

    Une Coupe du monde prolifique

    Cette Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada part sur des bases élevées offensivement. Lors des 24 premières rencontres de la compétition, 75 buts ont été inscrits. La moyenne est donc de 3,1 réalisations par match. Un chiffre jamais vu depuis le Mondial 1958 en Suède. Avec cette Coupe du monde à 48 pays, le record total de buts jusqu’à la finale devrait être aisément battu. Un seul 0-0 est à déplorer, avec Espagne – Cap-Vert.

    Neymar retarde son retour

    Absent contre le Maroc, Neymar ne sera pas non plus du voyage, à Philadelphie, pour la deuxième rencontre du Brésil face à Haïti. La star brésilienne reste au camp de base « pour optimiser sa phase finale de récupération, en profitant des excellentes installations à l’hôtel et au centre d’entraînement », d’après un communiqué par la sélection brésilienne. L’ex-joueur du PSG pourrait bien être présent face à l’Écosse.

  • Le Maroc en quête de sa première victoire

    Le Maroc en quête de sa première victoire

    Une victoire et la qualification sera assurée à 99%. Le Maroc affronte l’Écosse, dans la nuit de vendredi à samedi (0h), pour le compte de la deuxième journée de la phase de poules. Les demi-finalistes de la dernière Coupe du monde ont partagé les points avec le Brésil (1-1) et doivent impérativement s’imposer pour ne pas avoir une pression monumentale pour le troisième match face à Haïti. En face, les Écossais ont eux battu les Haïtiens, novices à ce niveau. Mais leur prestation a été loin d’être parfaite face aux hommes du Français Sébastien Migné.

    John McGinn et ses coéquipiers ont été sur la corde raide et doivent être bien heureux d’avoir accroché une victoire d’entrée. Trois points précieux, ils vont croire à la qualification jusqu’au crépuscule de ce premier tour. Pour cela, conserver une différence de buts correcte sera la mission. Portée par leur Tartan Army, cette vague de fans venue de Glasgow, Edimbourg et ailleurs, l’Écosse aura fort à faire contre les Marocains et les Brésiliens.

    Un premier match prometteur

    Le Maroc est donc entré d’une belle manière dans son Mondial. Les joueurs du nouveau sélectionneur Mohamed Ouahbi ont bousculé une Seleçao peu inspirée en ouverture. Seul le talent de Vinicius Junior a permis au Brésil de marquer. Sur son côté gauche, l’ailier du Real Madrid a mis en avant ses dribbles et sa qualité de frappe pour égaliser avant la pause. Les Marocains se savent forts, même avec les forfaits pénalisants de Nayef Aguerd et Abde Ezzalzouli, et leur montée en puissance doit maintenant se poursuivre pour continuer de rêver grand.

  • Sur l’Iran et l’Ukraine, le G7 affiche une unité de façade

    Sur l’Iran et l’Ukraine, le G7 affiche une unité de façade

    « Ce G7 est objectivement un succès », « il a été un moment d’unité » après une longue période « marquée plutôt par de la fragmentation, des divisions ou des désaccords », s’est targué le président français, hôte trois jours durant de son homologue américain et des autres dirigeants de ce club de grandes puissances (Allemagne, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni) dans la ville thermale des Alpes. Sur l’Ukraine, il a évoqué une « remobilisation du G7 » jugée « extrêmement importante » pour accroître la pression sur Moscou : les pays membres, États-Unis inclus, ont « acté » selon lui qu’il n’y avait « pas de volonté sérieuse de la Russie » de négocier une fin du conflit.

    Pour Emmanuel Macron, « il y a eu un moment Evian à coup sûr, sur l’Ukraine », « un changement très profond de l’approche » de Donald Trump, plus à l’écoute du président ukrainien Volodymyr Zelensky après l’avoir humilié dans le bureau ovale. Habituellement réticent à soutenir Kiev, le président américain a estimé mardi que la Russie « devrait conclure un accord », et que Washington pourrait réimposer des sanctions levées. Les États-Unis et les pays européens du G7 vont en outre produire « sous licence » en Ukraine des missiles de longue portée et des systèmes de défense antiaérienne, des armements réclamés avec force par Volodymyr Zelensky.

    Déclarations conjointes

    Le chancelier allemand Friedrich Merz a quant à lui confirmé que les entreprises américaines pourront notamment accorder des licences à cette fin à des fabricants européens. Interrogé, l’imprévisible milliardaire républicain s’est dit prêt à l’envisager, sans s’y engager clairement. Dans une rare déclaration conjointe incluant Donald Trump, réticent à apposer sa signature sur des textes issus de ces grands-messes multinationales et qui avait même quitté prématurément le précédent sommet au Canada, le G7 « reconnaît l’intégrité territoriale ukrainienne », a même assuré Emmanuel Macron. La formulation du communiqué est un peu plus subtile, puisqu’elle affirme que les dirigeants du forum sont « unis » dans leur « soutien indéfectible à l’Ukraine alors qu’elle défend sa liberté, sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Emmanuel Macron, qui a assuré avoir « toujours eu confiance » en son homologue américain, a en tout cas réussi son pari de faire rester Donald Trump, avant un dîner au château de Versailles dans la soirée.

    Les dirigeants européens, canadien et japonais se sont répandus en félicitations pour l’accord conclu par les États-Unis avec l’Iran juste avant le sommet, qui permet de mettre fin à une guerre dont ils n’avaient pas voulu, que Trump a déclenché seul aux côtés de son allié israélien, et de rouvrir le détroit d’Ormuz, dont le blocus pesait sur toute l’économie mondiale. Ce protocole d’accord « offre une opportunité historique d’empêcher l’Iran d’acquérir toute arme nucléaire et de s’attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques », ont-ils salué dans une rare déclaration conjointe, publiée dans la nuit de mardi à mercredi. À l’avant-veille de la signature en Suisse du texte, Donald Trump a néanmoins encore menacé de recommencer à « balancer des bombes en plein dans [les] têtes » des dirigeants iraniens s’ils « ne se comportent pas bien ». Qui sait ce qu’il décidera demain.

  • Mbappé fier mais concentré sur les objectifs collectifs

    Mbappé fier mais concentré sur les objectifs collectifs

    Au MetLife Stadium, à l’ouest de New York, les Bleus, finalistes de la dernière édition, ont idéalement lancé leur quête d’une troisième étoile dans un match qui avait tout du piège, 24 ans après la défaite française contre les Lions de la Teranga en ouverture du Mondial-2002.

    Face aux Sénégalais, vainqueurs de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, mais dépossédés de leur titre sur tapis vert au profit du Maroc, l’équipe de Didier Deschamps a vécu une première période compliquée, à l’image d’un Mbappé maladroit et peu inspiré.

    Mais l’attaquant vedette a retrouvé toute son efficacité après la pause en s’offrant le record de buts en équipe de France d’Olivier Giroud, grâce à ses 57e et 58e réalisations. Chaque fois après un très bon travail préliminaire important du joueur du Bayern Munich, Michael Olise.

    « Je suis très content de pouvoir rentrer un peu plus dans l’histoire de mon pays, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire. Maintenant, je sais pourquoi je suis là, je suis là pour aider l’équipe. J’aurais le temps de penser à ce genre de choses, plus tard, quand j’aurais arrêté de jouer », a déclaré Mbappé après la rencontre.

    La Norvège a également tenu son rang

    Le buteur du Real Madrid pourrait entrer encore un peu plus dans les annales de son sport pendant cette Coupe du monde, une compétition qui a déjà forgé sa légende. Sacré à seulement 19 ans en 2018 en Russie et finaliste en 2022 au Qatar, il a désormais inscrit 14 buts en phase finale et n’est plus qu’à deux unités des deux détenteurs du record de l’épreuve, l’Allemand Miroslav Klose et Lionel Messi, depuis la nuit de mardi à mercredi [voir ci-contre].

    Bradley Barcola, qui avait remplacé un décevant Ousmane Dembélé, a également participé à la victoire inaugurale des Français, quelques minutes après son entrée en jeu (2-0 ; 82e).

    « Ça soulage, on a eu un peu d’appréhension, un peu de frustration au début aussi », a confié Deschamps.

    Seule petite ombre au tableau, Ibrahim MBaye a réussi à profiter des lacunes françaises en défense, notamment celle de Theo Hernandez côté gauche, pour tromper Mike Maignan en toute fin de rencontre, d’une frappe puissante que le portier milanais n’a pas réussi à dévier hors cadre.

    Dans l’autre rencontre du groupe I, la Norvège a facilement dominé un Irak vaillant mais limité (4-1). Dans le duel à distance que se livrent les grands artificiers du football, Erling Haaland a répondu au capitaine des Bleus en inscrivant lui aussi un doublé, et en manquant de peu le triplé en toute fin de match. Les deux nations doivent s’affronter lors de la 3e et dernière journée, un match qui pourrait décider du vainqueur de cette poule.

    Les stars du football mondial ont répondu présentes à l’occasion de leurs premières minutes dans cette Coupe du monde en Amérique du Nord.

    Prochain match des Bleus
    le lundi 22 mai contre l’Irak
    (23h, heure française)

    ET AUSSI

    Le record pour Lionel Messi

    Dans la nuit de mardi à mercredi, l’Argentine affrontait l’Algérie pour son entrée dans le Mondial. Si les coéquipiers de Julian Alvarez n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires (3-0), ils le doivent à un homme. Lionel Messi a inscrit les trois buts de la rencontre, son premier triplé dans la compétition. Il en a profité, lors de sa 200e sélection, pour égaler le nombre de buts marqués dans l’histoire de la Coupe du monde, 16 réalisations, comme l’Allemand Miroslav Klose.

    Mbaye plus jeune buteur africain

    Le joueur du PSG Ibrahim Mbaye a battu un record lors du match France-Sénégal. Buteur dans le temps additionnel, après avoir transpercé Mike Maignan, l’attaquant est devenu le plus jeune joueur africain à marquer lors d’un Mondial, à 18 ans et 143 jours. Le record global est détenu par Pelé, seul joueur de moins de 18 ans à avoir inscrit un but dans une phase finale.

    14 millions de téléspectateurs devant France-Sénégal

    Le lendemain du match France-Sénégal, M6 a dévoilé son audience de la soirée. En moyenne, 13,99 millions de téléspectateurs ont suivi la rencontre. Cela faisait deux ans que la télévision française n’avait pas connu pareille audience, avec la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris (17,1 millions).

    Partey privé de territoire canadien

    Le milieu de terrain du Ghana Thomas Partey n’a pas participé au premier match de son pays face au Panama. Pour cause, il sera jugé pour viols au Royaume-Uni l’an prochain et le Canada ne lui a donc pas délivré de visa. Le joueur de Villareal plaide non coupable de pas moins de huit chefs d’accusation.

  • La Suisse n’a déjà plus le droit à l’erreur

    La Suisse n’a déjà plus le droit à l’erreur

    La première journée de la phase de groupes s’est maintenant achevée et certaines nations ont eu plus de mal à se lancer que d’autres. C’est le cas de la Suisse. La Nati devait entamer son Mondial d’une façon légère en affrontant le Qatar, aucun point en Coupe du monde à ce jour. Le train helvète a fini par dérailler.

    Un nombre incalculable d’occasions manquées, un penalty transformé et une égalisation qatarie au crépuscule du temps additionnel (1-1). Une punition finalement juste, tant les coéquipiers de Granit Xhaka ont manqué de tranchant dans la surface adverse. Justement, le milieu de Sunderland était remonté après avoir égaré deux points d’entrée. « Je crois que nous devons d’abord redescendre sur terre et regarder la réalité en face. Nous ne sommes pas aussi prêts que ce que nous avons peut-être laissé entendre lorsque nous parlions de réaliser le meilleur tournoi de notre histoire », s’est énervé le Suisse.

    Danger face à la Bosnie-Herzégovine

    Ce jeudi soir (21h), les Suisses devront éviter un autre piège, celui tendu par la Bosnie-Herzégovine. Réaliste face au Canada, la plus grande équipe du Mondial (1,87 m de moyenne) peut également jouer un mauvais tour aux hommes de Murat Yakin. Toutes les équipes de ce groupe B ayant un point, la 2e journée sera cruciale. Cette dernière permettra de dessiner une hiérarchie et d’entrevoir les qualifiés de la poule. La Suisse doit s’imposer pour apercevoir les 16e de finale.