Tag: Etats-Unis

  • Aleida Guevara est venue semer les graines de la solidarité pour Cuba

    Aleida Guevara est venue semer les graines de la solidarité pour Cuba

    Almeida Guevara est dans la région depuis quelques jours dans le cadre du projet « Semblas de solidaridad », qui signifie en français « graines de solidarité », qu’elle vient justement semer au travers de ses interventions. Venue rappeler les difficultés cubaines face au blocus impérialiste américain, elle souligne la nécessité de donner une voix à la cause cubaine.

    Les militants de l’association France-Cuba dénoncent une guerre silencieuse, alors que l’étreinte économique, qui étouffe Cuba, s’est renforcée avec la réélection de Trump en 2024. « Le blocus sert à faire comprendre qu’une sanction éternelle s’abattra sur celui qui se dresse face à l’impérialisme américain », commente Aleida Guevara, au sujet du durcissement de l’embargo, qui constitue un danger fatal pour la santé des Cubains.

    Les nouvelles lois américaines sanctionnent toute importation de médicaments vers Cuba si au moins 10% sont produits aux États-Unis, alors que près de 80% des brevets du secteur médical sont déposés par des entreprises américaines. Cuba se retrouve donc privée d’un accès vital aux innovations médicales. « On passe par des intermédiaires pour obtenir des médicaments américains afin qu’ils ne sachent pas d’où vient la demande, mais la superposition de ces intermédiaires fait augmenter le tarif de manière conséquente. C’est comme ça dans tous les domaines de la vie quotidienne », se lamente Aleida Guevara.

    Les pénuries touchent aussi le secteur de l’énergie et pèsent lourd sur la situation sanitaire de l’île. Celle qui est elle-même médecin cubaine déplore « les longues coupures d’électricité, incompatibles avec le bon fonctionnement d’un hôpital et qui forcent les médecins à opérer à la lumière de leur portable ».

    Des ponts de solidarité

    Devant de nombreuses personnes venues l’écouter à La Marseillaise, Aleida Guevara appelle à la solidarité internationale : « Elle est importante pour celui qui la reçoit, mais aussi pour celui qui la pratique. Cela permet de grandir en tant qu’humain, c’est ce que je retiens de mon expérience en tant que médecin internationaliste. » Elle porte aussi un message d’espoir pour la population cubaine : « J’essaie de rendre par tous les moyens l’amour que j’ai reçu du peuple cubain. Nous endurons ce blocus depuis 65 ans, mais nous avons toujours su aller de l’avant. Le peuple cubain est toujours décidé à poursuivre dans la voie du socialisme. »

    Léo Purguette, président de notre journal, a salué sa venue en lançant : « Vive la Résistance ! Viva la Révolution »

    Ce vendredi, jour anniversaire de la mort de son père, Ernesto « Che » Guevara, sa fille rencontrera les organisations syndicalistes des Bouches-du-Rhône avant de tenir une nouvelle conférence (complète) aux rotatives de La Marseillaise.

  • Face à l’ONU, Trump déroule son argumentaire nationaliste

    Face à l’ONU, Trump déroule son argumentaire nationaliste

    Enlisé dans son conflit avec Téhéran, très impopulaire auprès des Américains, Donald Trump a certes menacé l’Iran, mais ajouté : « Je crois que nous passerons un accord juste après les élections » législatives prévues aux États-Unis en novembre.

    Sur une autre guerre qu’il avait promis de régler rapidement, le conflit entre la Russie et l’Ukraine, le président américain a – encore une fois – assuré qu’un accord serait trouvé « plus tôt qu’on ne le pense ». « Quand d’autres parlent de paix, je fais la paix. Quand d’autres ignorent les menaces, j’y fais face. (…) Quand d’autres ont promis la force, je l’ai utilisée pour faire de l’Amérique le plus puissant pays du monde », a assuré le républicain de 80 ans, en chute dans les sondages à cause d’un mécontentement général sur son bilan, notamment économique. Donald Trump, de manière inhabituelle, a suivi son prompteur. Pas de nouvelle édition des attaques virulentes déclenchées l’an dernier par une panne de ce dispositif, ou un problème d’escalator qui l’avait ulcéré.

    « Super intelligence »

    C’est sur un ton relativement mesuré que le chantre de l’« Amérique d’abord » a affirmé les ambitions géopolitiques américaines, en menaçant d’utiliser la « puissance militaire » pour défendre les intérêts de Washington en Amérique du Sud, en annonçant la construction prochaine de deux bases au Groenland, ou en prédisant que le gouvernement communiste de Cuba allait « tomber ». Donald Trump a aussi défendu sans hésitation le développement de l’intelligence artificielle, annonçant que les documents officiels américains allaient abandonner cette terminologie au profit de « super intelligence ». Il s’est aussi opposé à tout « projet mondialisé » de régulation de cette technologie, qui inquiète beaucoup ses concitoyens. Le président américain a repris ses critiques contre la gouvernance internationale, en appelant tous les États membres à se retirer de la Cour pénale internationale, et fustigeant entre autres l’Unesco.

    Donald Trump poursuivait son programme, mardi, avec une cérémonie de signature officielle de l’accord sur le Groenland, épilogue d’une saga diplomatique ayant viré par moments à la crise ouverte avec les Européens face aux revendications américaines sur ce vaste territoire arctique.

    Le président américain devait aussi avoir un tête-à-tête avec la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez, qui gouverne sous forte pression américaine depuis la capture de Nicolás Maduro par Washington en janvier. Le milliardaire devait aussi rencontrer dans la journée le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

    à la tribune de l’ONU, la journée s’était ouverte par le dernier discours, très sombre, du secrétaire général Antonio Guterres, dont le second mandat de cinq ans arrivera à échéance en décembre. Il a accusé les géants pétroliers d’avoir traité l’atmosphère comme « une décharge à ciel ouvert ».

    À la veille d’un Conseil de sécurité sur l’intelligence artificielle, il a aussi exhorté les États-Unis et la Chine à « coopérer », quelques jours après avoir plaidé pour une « coordination mondiale ». Le chef de l’ONU a aussi remis un coup de projecteur sur la situation des Palestiniens, évoquant « le spectre d’un nettoyage ethnique » en Cisjordanie occupée où les violences de colons extrémistes israéliens se sont intensifiées ces derniers mois. Citant la guerre en Ukraine et la situation au Moyen-Orient, le Portugais de 77 ans avait récemment fait le constat amer que « chaque jour, les choses empirent un peu ». « Il n’y a aucune amélioration nulle part », avait-il insisté, lâchant même qu’il n’avait « aucun pouvoir ».

    Emmanuel Macron, qui devait prendre la parole pour la dernière fois en tant que président, mardi soir, aura lui forcément à cœur de défendre l’engagement de la France en faveur du multilatéralisme. « Le temps n’est pas venu du bilan, ni en matière nationale, ni en matière internationale », a prévenu la présidence française.

  • Hockey sur glace : Noa Nsonsa Kitala découvre sa nouvelle vie américaine

    Hockey sur glace : Noa Nsonsa Kitala découvre sa nouvelle vie américaine

    À plus de 7 000 kilomètres du soleil marseillais, Noa Nsonsa-Kitala s’habitue peu à peu à sa nouvelle vie américaine. Sélectionné par les Black Hawks de Waterloo, club évoluant en USHL, le plus haut niveau du hockey sur glace junior aux États-Unis, l’attaquant franco-belge, passé par les Spartiates de Marseille ces deux dernières saisons, poursuit son apprentissage avec l’ambition de franchir un nouveau cap dans sa jeune carrière. « C’était un peu compliqué au départ, surtout à cause du décalage horaire, mais je me sens bien », confie le jeune homme de 19 ans.

    Il a également dû s’adapter à un nouvel environnement, au sein d’une famille d’accueil installée à Hudson, une petite ville de 2 500 habitants située au cœur de l’Iowa, un État notamment connu pour son agriculture. « Il y a beaucoup plus de champs qu’à Marseille », sourit Noa. L’attaquant, natif de Mons, en Belgique, n’a toutefois pas vraiment eu le temps de découvrir les environs depuis son arrivée, à la fin du mois d’août. Il a fait ses premiers pas avec ses nouveaux coéquipiers lors du camp d’entraînement, où il a effectué de nombreux tests et participé aux matches de pré-saison. « On m’a directement dit que j’avais une très bonne vitesse », souligne celui qui doit principalement améliorer son « jeu physique », selon ses entraîneurs.

    Un rêve de gosse

    Pour Noa, rejoindre les États-Unis pourrait, à terme, lui ouvrir les portes de la NHL, le championnat nord-américain considéré comme le plus prestigieux au monde. Depuis 2011, 28 anciens joueurs des Black Hawks ont ainsi fait leurs débuts dans la Ligue majeure. « J’essaie de me focaliser sur le présent, mais quand tu vois les noms de tous ces gars qui ont été à ma place et qui évoluent aujourd’hui au plus haut niveau, ça donne envie », confie le joueur formé aux Brûleurs de Loups de Grenoble, l’un des deux seuls Français à évoluer en USHL cette saison, avec Paulin Hostein, passé par les Jokers de Cergy-Pontoise. « Mais je vais d’abord devoir montrer ce dont je suis capable », ajoute l’international tricolore, qui vit, de l’autre côté du globe, un véritable rêve de gosse.

  • L’Amérique face au défi de la mémoire du 11-Septembre

    L’Amérique face au défi de la mémoire du 11-Septembre

    Donald Trump se recueillera au Pentagone plutôt qu’à New York, où l’attaque contre les tours jumelles du World Trade Center a fait le plus grand nombre de victimes parmi les 2 977 recensées ce jour-là. Selon le New York Times, le président a renoncé à se rendre sur le site de « Ground Zero », notamment parce qu’il lui était impossible d’y faire un discours, seules les familles des victimes étant autorisées à s’exprimer pendant cette cérémonie. Une histoire « inventée » par le journal, selon lui.

    Son vice-président JD Vance et ses quatre prédécesseurs encore en vie devraient tous se retrouver à New York : les démocrates Joe Biden, Barack Obama et Bill Clinton, ainsi que le républicain George W. Bush, qui présidait le pays au moment des attentats.

    Désormais, on dénombre environ « 100 millions d’Américains qui n’étaient pas encore nés ou trop jeunes pour avoir un souvenir » des événements, souligne Beth Hillman, présidente du Musée-Mémorial du 11-Septembre. Après avoir insisté sur le devoir de mémoire, son institution dirige désormais ses efforts sur la transmission et la pédagogie, avec des témoins formés à intervenir. « Même pour ceux qui n’étaient pas là, mais qui étaient en vie à l’époque, il est beaucoup plus facile de comprendre l’ampleur de ce qui s’est produit. Pour la génération suivante, c’est plus compliqué », témoigne auprès de l’AFP Logan Miller, 32 ans, qui a perdu un oncle et un grand-père des suites des attentats. Il fait partie des volontaires qui racontent leur expérience, que ce soit au musée (2,4 millions de visiteurs par an), ou à travers des modules vidéo. Les jeunes « sont plus curieux » et « posent davantage de questions » que leurs aînés, qui parfois n’osent pas le bousculer de peur de le heurter, constate-t-il.

    Comme chaque année, dès 8h40 (peu avant l’impact du premier avion sur l’une des tours), les familles des victimes liront ce vendredi depuis « Ground Zero » la liste des noms de leurs proches. D’autres cérémonies auront lieu à New York. Le soir, deux faisceaux lumineux seront projetés depuis le bas de Manhattan, reproduisant symboliquement les Twin Towers.

    Révélations sur la toxicité

    Le 11 septembre 2001, deux avions détournés par des pirates de l’air ont percuté les deux tours du World Trade Center, un troisième a éventré le Pentagone et un quatrième, qui semblait viser le Capitole ou la Maison Blanche, s’est écrasé dans une zone boisée de Shanksville, en Pennsylvanie, après une contre-attaque des passagers. L’actuel maire de New York Zohran Mamdani a annoncé, mardi, la publication de dizaines de milliers de documents révélant, selon lui, des dissimulations de la ville sur la toxicité de l’air après les attaques : « Ces documents montrent ce que la ville savait de la présence d’air toxique autour de “Ground Zero”, à quel moment elle en a eu connaissance et comment elle a agi pour limiter sa responsabilité juridique. » En plus des 2 977 personnes décédées aux États-Unis le jour des attaques, principalement à New York, plus de 9 400 autres sont mortes des suites de maladies liées à leur exposition aux attentats, selon le programme fédéral destiné à assurer le suivi médical.

    Par ailleurs, une pétition lancée par des familles de victimes réclame l’exclusion des cérémonies du nouveau maire. Cette pétition réclame l’absence du premier maire musulman de la ville au motif que ce dernier entretiendrait l’ambiguïté avec l’islamisme. Zohran Mamdani dit vouloir « se concentrer sur les familles ».

    Le procès du cerveau présumé de ces attaques, Khalid Cheikh Mohammed, l’un des principaux lieutenants du dirigeant d’Al-Qaïda Oussama ben Laden, a été récemment fixé au mois de juin 2028 à Guantanamo, où il est détenu depuis 20 ans.

    Des pompiers provençaux à New York

    Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône indiquent que les jeunes pompiers de Sénas participent aux cérémonies après avoir rencontré et échangé avec les pompiers du Fire Department City of New York. De son côté, la sapeur-pompier volontaire arlésienne Julie Janczewski rendra hommage aux victimes en réalisant le tour de Manhattan à la nage, tout en collectant des fonds pour l’Œuvre des Pupilles.

    S.D.

  • [Tennis] La sensation Arthur Gea épate son entourage

    [Tennis] La sensation Arthur Gea épate son entourage

    Comment ne pas être impressionné par le parcours d’Arthur Gea ? Repêché des qualifications comme « lucky loser », le Vauclusien de 21 ans est devenu le dernier Français encore en lice à l’US Open. Après avoir éliminé Juan Manuel Cerundolo, Zachary Svajda et Michael Zhang, le joueur du TC Marignanais affrontait cette nuit le Néerlandais Botic van de Zandschulp. La rencontre ayant débuté lundi à 22h30, nous ne pouvions en connaître l’issue au bouclage.

    Son coéquipier Antoine Escoffier résume parfaitement l’exploit : « S’il perd, il aura réalisé une sacrée aventure. Et s’il gagne, il continuera de nous étonner ». Un joueur qu’il décrit comme « un super gars, très sympathique, très simple, avec de vraies valeurs humaines », dont le potentiel était déjà perceptible.

    Rôle de modèle

    Gea avait d’ailleurs déjà battu Van de Zandschulp en novembre dernier, lors des Interclubs. Cette saison, le jeune Français s’est également offert deux anciens membres du Top 50, Damir Džumhur et Adrian Mannarino. « Il a tellement progressé en si peu de temps. Il y a deux ans, je n’aurais jamais imaginé qu’il puisse faire un tel parcours », reconnaît Frédéric Ros, capitaine de l’équipe marignanaise. Quoi qu’il arrive, l’US Open changera la trajectoire d’Arthur Gea.

    Son avenir s’écrira désormais à Clermont, vice-champion de France de Pro A, tandis que Velleron, sa ville d’origine, s’apprête à lui rendre hommage en donnant son nom aux courts de son premier club. « C’est incroyable de voir qu’il vit son rêve. Il inspire tous les jeunes de notre club », décrit Magali Richard, coprésidente du TC Velleronnais et amie proche de la famille Gea.

  • [Entretien] Olivier Marchetti : « La région a tout sur place, elle peut cocher toutes les cases »

    [Entretien] Olivier Marchetti : « La région a tout sur place, elle peut cocher toutes les cases »

    La Marseillaise : Ce Sommet Lumière interroge la souveraineté audiovisuelle française. Quel rôle joue, dans cet écosystème, une infrastructure régionale comme Provence studios ?

    Olivier Marchetti : C’est un des maillons de la chaîne et ils sont tous importants. Aujourd’hui, recevoir un film en décor naturel et en studio, avec des bureaux de préparation, c’est colossal. Et la région Sud a tout sur place, outils, techniciens, paysages, elle peut cocher toutes les cases pour répondre à toutes les offres sans qu’on dise : « Vous n’avez pas ça, je vais ailleurs. » Parce que, la concurrence est mondiale. On négocie des projets internationaux face à des États, des pays de l’Est, d’Afrique, d’Europe et les plateformes de production internationale ont un scoring qui analyse tout de A à Z : compétence des équipes, niveau de sécurisation, crédit d’impôt international…

    Et la France se situe comment ?

    O. M. : Cette année, la France a augmenté l’assiette pour redevenir compétitive face aux autres pays. C’est surtout ça je pense, même si je ne suis pas dans le secret des dieux, que la France veut présenter à ces majors. Par contre et c’est important de le dire, parce que les niches fiscales, ça peut donner des boutons à beaucoup et moi compris, que c’est le crédit d’impôt qui nous laisse en compétition. Une production américaine on lui rend un peu, mais elle dépense beaucoup. Et si elle ne le fait pas ici, elle le fera ailleurs. C’est une petite contrepartie au regard de tout l’écosystème que ça fait travailler dans tous les pans de l’économie. Les États-Unis, par exemple, se sont endormis sur leur compétitivité et, aujourd’hui, il n’y a plus de tournages à Los Angeles. Les productions américaines se portent bien, mais ça tourne ailleurs.

    Tout n’est qu’une question de coûts ? On donne souvent la lumière du Sud et ses paysages comme recette magique.

    O. M. : Bien sûr, mais la faisabilité du film est surtout financière. On peut avoir les meilleurs décors, acteurs et techniciens, le film ne se fera pas s’il n’est pas financé. Et on parle des films étrangers, mais par exemple, La Comtesse de Monte Cristo a été tournée… à Malte. Même nos productions françaises, de temps en temps, partent à l’étranger s’il y a de meilleurs coûts.

    L’intelligence artificielle (IA) est l’un des sujets du sommet. Vous avez un studio extrêmement technologique. Comment vous situez-vous ?

    O.M. : Très clairement, on utilise l’IA comme un outil pour améliorer nos process, faire des dépouillements de scénarios par exemple, mais pas l’IA générative. Nous la maîtrisons, l’IA pour nous n’est pas créative. Tant que les questions juridiques sur la gestion des droits ne seront pas tranchées, on n’utilisera pas l’IA pour créer des films de A à Z.

    Quand on pense IA, on pense moins d’activité humaine sur les plateaux…

    O. M. : Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Ça pourra arriver et ça arrive dans d’autres secteurs comme l’animation ou la post-production. Mais pour l’instant, l’IA, on la regarde tous, on la travaille, on s’y intéresse, mais même les plateformes refusent d’utiliser l’IA générative : un scénario à base d’IA n’est pas validé. C’est assez particulier de dire que Netflix, Amazon, n’utilisent pas l’IA, mais c’est pour des raisons de respect des droits. Ils ne veulent pas être pris à défaut, qu’on dise « c’est mon scénario, l’IA m’a volé ».

    Un autre aspect du sommet touche à la « décarbonation » de la filière

    O. M. : On a été élus par nos pairs, il y a quelques années, studio le plus écologique au monde. On a 28 000 m² de panneaux photovoltaïques, de l’économie circulaire, on travaille avec les ressourceries… Aujourd’hui, l’écologie entre dans les critères de choix des producteurs. Depuis peu de temps, un tournage écolo peut avoir une aide financière, donc c’est très motivant, même si certains y croient vraiment.

  • Marseille s’envole à New York sans escale européenne

    Marseille s’envole à New York sans escale européenne

    Un jour historique pour notre aéroport qui accueille pour la première fois une compagnie américaine sur notre territoire. Cette nouvelle ligne va générer d’importantes retombées économiques, avec une augmentation attendue du nombre de visiteurs américains en Provence, en provenance non seulement de New York mais aussi de tous les États-Unis », s’est félicité Julien Coffinier, président du directoire.

    Après Paris et Nice, puis Toulouse qui ouvre une ligne saisonnière à l’été prochain, Marseille deviendra la 4e ville française à bénéficier d’une connexion aérienne directe avec les États-Unis, avec une durée de vol estimée à 9h15. United Airlines opérera la liaison entre Marseille-Provence et Newark Liberty (EWR), l’un des grands hubs de la région new-yorkaise, en A321XLR « Born to Explore », « un avion de dernière génération de 150 sièges dont 20 suites avec siège-lit et porte privative », précise la compagnie américaine. Les billets sont en vente depuis ce mardi.

    Dans les deux sens

    Cette nouvelle ligne est une ouverture stratégique motivée par la progression de la fréquentation des touristes américains. En 2025, les États-Unis constituaient le troisième bassin émetteur international de la destination marseillaise. Ils sont près de 800 000 à séjourner chaque année en Provence pour une durée moyenne de 8,4 jours « générant près d’un milliard d’euros de retombées économiques directes pour le territoire » indique la direction de la Région Sud. « Plus de 500 000 nuitées américaines ont été enregistrées en 2025 et la tendance se poursuit en 2026 avec une hausse de 22% au premier trimestre », précise la collectivité qui y voit « une nouvelle preuve de notre attractivité internationale ».

    « C’est la preuve que Marseille attire et séduit toujours plus en s’imposant désormais comme une porte d’entrée incontournable en France et en Méditerranée » a aussi salué Arnaud Drouot, le président de l’Office du tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. La ligne est aussi une nouvelle porte d’entrée aux États-Unis pour les Marseillais. « Elle favorisera les échanges touristiques » a-t-il précisé, la Ville voulant « poursuivre son travail de fond pour porter et encourager un tourisme équilibré, durable et bénéfique aux Marseillais ».

    Si les Américains semblent « apprécier l’authenticité marseillaise », il reste à souhaiter que cette nouvelle porte d’entrée sur la Méditerranée ne s’ouvre pas sur celles des Airbnb. Sur fond de crise du logement, quand près d’un appartement sur dix en centre-ville est dédié à des meublés touristiques, la ville a dû réagir en adoptant une série de mesures durcissant les règles pour encadrer leur location.

  • Tennis : Gea et Chidekh à l’assaut des USA

    Tennis : Gea et Chidekh à l’assaut des USA

    Le tirage au sort est parfois malicieux. Ce lundi, les qualifications de l’US Open ont débuté à New York. 128 joueurs étaient sur la ligne de départ et seulement 32 entreront dans le grand tableau à l’issue des trois tours à franchir. Parmi tout ce beau monde, deux Provençaux. Natif de Carpentras, Arthur Gea est même la tête de série numéro 1 puisqu’il est l’un des rares membres du Top 100 mondial obligé de passer par les qualifications. L’Arlésien Clément Chidekh est lui aussi présent sur les courts de Flushing Meadows.

    Le hasard a fait que les deux hommes licenciés au TC Marignane pourraient se retrouver dès le 2e tour, dans la partie haute du tableau. Pour cela, il faudra déjà remporter leur premier match. Même s’ils sont favoris, ils feront face à deux anciens membres du Top 100. Gea affrontera l’Indien Sumit Nagal tandis que Chidekh devra battre l’Argentin Federico Coria.

    Le vainqueur face

    à Moïse Kouamé ?

    Leur 1er tour se dispute ce mardi avant un choc provençal possiblement mercredi. Si l’un d’entre eux se hisse jusqu’au dernier tour, une confrontation face à Moïse Kouamé est envisageable. En effet, le prodige français figure lui aussi dans cette partie de tableau. Après avoir gagné deux matches à Roland-Garros, il avait disparu une bonne partie de l’été. Ses prestations au Challenger de Cancún l’ont remis sur le devant de la scène et il sera redoutable à New York. Les affiches franco-françaises devraient être nombreuses.

  • [Le coin BD] Une histoire noire des luttes contre le racisme

    [Le coin BD] Une histoire noire des luttes contre le racisme

    S’opposer à la domination d’un Etat et d’une société essentiellement raciste classant les individus et leurs droits selon leur couleur de peau a un prix souvent cher payé. Partant du énième assassinat d’un afro-américain par la police, celui de Philando Castile abattu sans raison dans sa voiture sous les yeux de sa famille, l’auteur engagé contre l’oppression raciale Ben Passmore va retracer un siècle de résistances diverses et toujours réprimées des descendants d’esclaves. Alors que des émeutes suivent la mort de Castile, Ben, un métis, va suivre son père Ronnie dans un voyage dans le temps à la découverte d’un récit et de personnages qu’il ignorait : une histoire longue, faite de sang, de rage et de résistance, à réapprendre aujourd’hui à l’heure de l’Amérique raciste de Trump qui ne vient pas de nulle part. De Marcus Garvey à Malcom X en passant par Martin Luther King, Black Lives Matter ou les Black Panters, Ben Passmore raconte cette quête de libération toujours inachevée dans un album parfaitement maitrisé, fruit d’une recherche approfondie. Et ouvre une réflexion ainsi qu’une introspection sur la suite à donner à ses décennies de luttes, armées ou pacifiques, face à la violence étatique. Aux confluences des luttes sociales et raciales, cette BD rappelle à quel point le cas des USA issus de la ségrégation est spécifique avec des luttes difficilement transposables telles quelles dans une Europe héritière elle de la violence coloniale.

    ET AUSSI…

    La Fayette

    Encore un voyage aux États-Unis dans cette biographie de Thomas Marlier et Romane Faure sous-titrée « Le marquis et la Révolution américaine ». À l’occasion des 250 ans de l’indépendance des USA, les auteurs dressent le portait d’un jeune noble français et de son engagement pour la liberté sous les ordres de George Washington. Un combat qui conduira à la création du pays mais laissera en plan la question de l’esclavage dont la non-abolition, malgré l’engagement d’un homme comme Benjamin Franklin, pèse de tout son poids encore aujourd’hui.

    Chez Dunod Graphic, 22,90 euros

    In Waves

    À l’occasion de la sortie du film d’animation de Phuong Mai Nguyen tiré du livre, Casterman publie une édition augmentée du bouleversant roman graphique du californien Aj Dungo. Mêlant l’histoire du surf à sa tragique romance adolescente avec Kristen, atteinte par un cancer qui finira par l’emporter en pleine jeunesse, Dungo oscille entre poésie, tendresse et pudeur, émouvant aux larmes tout en évitant le pathos. Saluée par la critique lors de sortie, cette œuvre majeure vaut la (re)découverte avant d’aller se plonger dans ce drame en salle.

    Chez Casterman, 26 euros

    L’île des riches

    Ultime œuvre du maître du scénario disparu en 2024 Pierre Christin, assisté de Stella Lory avec au dessin Titwane, cette BD se situe dans une île privée réservée aux ultras-riches décidés à se couper du reste du monde pour y vivre dans un luxe démentiel.

    Mais la nature et ses catastrophes n’ont rien à faire de la fortune et c’est ce qu’apprendront à leurs dépens dans cette satire sociale ces insulaires, renvoyés à leur statut d’humain ballotté par les éléments. Une dernière réussite pour le créateur notamment de Valérian et des albums politiques d’Enki Bilal.

    Chez Dargaud, 22,95 euros

    Mussolini

    Titré « Avanti popolo », ce premier tome d’un diptyque signé Patrice Perna et Malo Kerfriden raconte les dernières heures du créateur du fascisme traqué dans le nord de l’Italie par les alliés et les partisans, pas forcément pour les mêmes raisons. Folco, jeune fils d’immigrés italiens en France, a rejoint la botte et la Résistance pour se venger du dictateur. Malgré la protection de ses alliés allemands et les médiations de l’Église, le Duce n’échappera pas à son destin : une exécution avant d’être pendu par les pieds à un croc de boucher sur la piazzale Loreto de Milan.

    Chez Glénat, 15,50 euros

    Attends-moi

    Quels sont les liens et que valent les promesses entre un humain et un animal ? C’est sur cette question que se penchent les Espagnols David Muñoz et Tirso Cons dans cette belle histoire où une veuve qui a recueilli le chien de son fils tout juste décédé doit l’abandonner pour évacuer après un accident dans la centrale nucléaire voisine.

    Avec une promesse : « Attends-moi ». Mais elle ne pourra pas revenir. Chacun devra aller vers sa survie et sa résilience alors que la cruauté des Hommes les emmènera à éliminer tous les animaux de la zone contaminée.

    Chez Le Lombard, 24,95 euros

    L’invisible

    Encore un auteur espagnol avec Rubén del Rincón qui plonge son lecteur au cœur de la révolution sandiniste au Nicaragua en 1978. L’histoire débute à Kiev en 2019 quand après une fusillade qui a fait de nombreux morts, on retrouve une Française de 60 ans qui a survécu. Personne ne la soupçonne, pourtant elle est à l’origine de tout. Mais comment en est-elle arrivée là ? Et quel est le lien avec ce qui s’est passé en Amérique centrale 40 ans auparavant ? La fusillade va en tout cas faire ressurgir une tornade de souvenirs profondément enfouis.

    Chez Ankama, 19,95 euros

  • Abolir la Bombe

    Abolir la Bombe

    Mettre fin à l’engrenage de la guerre. C’est l’urgence de ce début de XXIe siècle, 81 ans après la bascule dans l’ère de la bombe atomique avec les bombardements criminels des deux villes japonaises d’Hiroshima, le 6 août 1945, et de Nagasaki, trois jours plus tard, le 9 août.

    Aucun objectif militaire n’était visé. Le Japon avait perdu mais il fallait aux États-Unis une démonstration de force. Les leçons d’Hiroshima et de Nagasaki ne doivent cesser d’être tirées et enseignées. L’arsenal nucléaire est désormais massif et les guerres en cours, menées par des pays qui possèdent la « Bombe », font planer une menace réelle sur l’humanité. Aussi, la campagne lancée ce jeudi à Marseille par le Mouvement de la paix est d’intérêt public. Car l’économie de guerre, au prétexte de secourir notamment l’Ukraine lâchement agressée par la Russie de Poutine depuis 2022, est en train de prendre le pas sur le droit international et la diplomatie.

    Culture de paix

    Cette orientation belliciste des budgets publics nationaux et internationaux (celui de l’Otan notamment) partout dans le monde, et en particulier en Europe, est extrêmement inquiétante. Car elle se fait au détriment de la paix en minant les investissements publics nécessaires aux politiques sociales, aux services publics, à la culture, la santé, l’environnement.

    La culture de paix est un long apprentissage. Exiger l’abolition des armes nucléaires participe de cette culture qui fait le choix de la fraternité, de la coopération, de la vie. La paix est un enjeu démocratique qui doit être au cœur de la campagne présidentielle.