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  • [Entretien] Adel Bakawan : « C’est la capitulation de Donald Trump »

    [Entretien] Adel Bakawan : « C’est la capitulation de Donald Trump »

    La signature officielle du protocole d’accord entre la République islamique d’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre doit se tenir, dans la journée, dans un hôtel de luxe en Suisse. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a fait savoir qu’il ne viendrait pas. La venue du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et du vice-président américain JD Vance avaient été annoncées en début de semaine, mais aucune information n’a filtré depuis. Le président américain tente, lui, de défendre ce texte face au scepticisme dans son pays. Faut-il s’attendre à un nouveau revirement ?

    La Marseillaise : Quels sont les points à retenir dans cet accord ?

    Adel Bakawan : Tous les éléments qui sont considérés comme urgents et importants. L’urgence, c’est le détroit d’Ormuz, les avoirs iraniens gelés, les sanctions primaires et secondaires sur la République islamique d’Iran et, bien évidemment, la guerre qui doit s’arrêter immédiatement, pas seulement entre l’Iran et les États-Unis, mais aussi sur tous les fronts, notamment au Liban. Les points importants sont ceux qui concernent l’avenir du programme atomique iranien et des 440 kilos d’uranium enrichi. Des points sur lesquels nous n’avons aucune précision, aucun détail et dont les négociations sont reportées dans 60 jours. Cette période est prolongeable de manière illimitée. Ça pourrait donc aller jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump et il pourrait laisser ce dossier, après son départ, à celui ou celle qui arrive après lui.

    Sur ces seuls éléments, peut-on dire que l’Iran est vainqueur ?

    A.B. : Le 6 mars 2026, Donald Trump dit la chose suivante : « Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran autre qu’une capitulation sans conditions ! » Aujourd’hui, qu’est-ce qu’on a comme accord ? Est-ce que Donald Trump a récupéré le programme atomique iranien ? La réponse est non. Est-ce que les Iraniens lui ont livré les 440 kg d’uranium enrichi ? Non. Les Iraniens ont-ils fourni leur programme balistique à l’administration américaine ? Non. Est-ce qu’ils ont coupé leurs liens, soutiens financier et militaire aux proxys qui sèment la terreur au Moyen-Orient : le Hezbollah, les houthis, les milices irakiennes, le Hamas, le Jihad islamique etc. ? Non, ce n’est absolument pas abordé. En revanche, est-ce que les Iraniens ont obtenu la levée du blocus américain sur le détroit d’Ormuz ? Oui, bien sûr, immédiatement. Autrement dit, les Américains ont donné l’occasion aux gardiens de la Révolution islamique de récupérer, sans péage, sans frais de service, juste par la vente du pétrole et des produits pétrochimiques 100 milliards de dollars par an. Est-ce que les Iraniens vont avoir accès à la totalité de leurs avoirs gelés ? La réponse est oui. Verront-ils la suppression de toutes les sanctions non seulement américaines mais aussi des Nations unies ? Oui. C’est la capitulation de Donald Trump. Et oui, clairement, les Iraniens ont gagné.

    De qui proviendront ces 300 milliards de dollars du plan visant à reconstruire le pays ?

    A.B. : Les États-Unis disent que ça ne proviendra pas d’argent public mais privé. Au moins 100 milliards de dollars devraient provenir d’entreprises américaines, européennes et golfiennes qui seront sollicitées. On mettra des centaines de milliards de dollars à la disposition des gardiens de la Révolution, une organisation qu’on a considérée comme terroriste il y a quelques mois.

    Comment expliquer que tous les États du G7 aient salué ce texte ?

    A.B. : Tous les pays du G7 saluent cet accord parce que tout le monde souhaite la fin de cette guerre. Ce ne sont pas eux qui perdent contre l’Iran. Au contraire, ils ne sont absolument pas mécontents de cet accord, de cette capitulation de Donald Trump. Il a maltraité la totalité des chefs d’État du G7, des pays européens et arabes, puis désormais, le Premier ministre israélien. Tous les médias au monde vont monter en puissance pour aborder la capitulation de Donald Trump. Avec cet accord, on enterre ce Donald Trump historique qu’on a connu jusqu’à aujourd’hui. C’est la fin, plus personne n’a peur de lui. Tout le monde a compris que c’était un homme avec une grande gueule qui a la main qui tremble. Les États du Moyen-Orient qui avaient acheté avec des milliards de dollars le parapluie sécuritaire américain se voient dans l’obligation à la fois de négocier individuellement avec les Iraniens parce que Téhéran a parfaitement réussi à fracturer les pays du Golfe, et à chercher d’autres alternatives.

    En janvier, Trump avait appelé les Iraniens à poursuivre leur mobilisation. Puis, le peuple a subi les bombardements israélo-américains et le régime s’est renforcé. C’est le grand perdant ?

    A.B. : Avant la guerre, il y avait une marge de manœuvre pour manifester. Il y avait à la fois les ayatollahs qui modéraient l’action des Pasdaran et des modérés étaient arrivés au pouvoir comme le président Massoud Pezechkian. Désormais, les gardiens de la Révolution pensent que grâce à eux l’Iran a gagné la guerre et donc doivent avoir le dernier mot sur tout. Le régime s’est militarisé et va probablement se brutaliser davantage. La première victime sera le peuple iranien et tous les autres peuples de la région, les Arabes, les Israéliens, les Kurdes, les Turcs, qu’on a jetés dans les bras des gardiens de la Révolution.

  • Le fragile rêve de la sélection des États-Unis

    Le fragile rêve de la sélection des États-Unis

    Versés dans un groupe D abordable et portés par une génération dite « dorée » qui doit certes encore confirmer son potentiel, les États-Unis tentent de se convaincre qu’un long parcours est possible lors du Mondial 2026 disputé en grande partie à domicile.

    « Je suis ici parce que je pense que nous pouvons gagner. Pourquoi pas nous ? », a déclaré fin mars le sélectionneur du Team USA Mauricio Pochettino.

    Avec confiance en soi et optimisme, un trait culturel très américain adopté par le réputé technicien argentin, les États-Unis espèrent réaliser une performance historique, eux qui n’ont jamais dépassé les quarts de finale dans l’ère moderne (en 2002, éliminés par l’Allemagne), après une troisième place lors du tournoi inaugural en 1930.

    Superpuissance mondiale du sport, à l’intérêt historiquement faible pour le « soccer » masculin, les États-Unis s’appuient sur une génération talentueuse, qui avait atteint les huitièmes de finale au Qatar en 2022 avec le deuxième effectif le plus jeune du tournoi.

    Plusieurs membres du Team USA jouent désormais dans de solides clubs européens : Christian Pulisic à l’AC Milan, Weston McKennie à la Juventus Turin et le capitaine Tyler Adams à Bournemouth, épatant 6e de Premier League.

    Une emballante entrée

    en lice

    Après des succès convaincants en amical contre l’Australie, le Paraguay et l’Uruguay fin 2025, la bande à Pochettino reste sur deux défaites alarmantes en mars, contre la Belgique (5-2) et le Portugal (2-0), comme un rappel de l’écart qui subsiste avec les nations fortes du foot mondial.

    Les prestations du mois de juin contre le Sénégal (3-2) et l’Allemagne (1-2) ont déjà été plus convaincantes. Une tendance qui s’est confirmée dès l’entrée en lice américaine dans son Mondial. Leur victoire 4-1 face au Paraguay a été un feu d’artifice, face à une nation plus faible que celle rencontrée en matches amicaux. Le pressing insistant et les très nombreux sprints des hommes de Pocchetino ont fait que l’adversaire sud-américain a pris l’eau. Les Paraguayens ont montré de l’envie, mais aussi leurs qualités, assez limitées.

    Ce vendredi soir à 21h, la sélection états-unienne va sans doute devoir monter l’intensité d’un cran. Autre pays emballant lors de son match d’ouverture (contre la Turquie, victoire 2-0), l’Australie se dresse face à Sergino Dest et ses coéquipiers. L’impact physique sera d’un tout autre calibre, tant les Socceroos ont dominé une équipe turque à la peine dans ce domaine. Avec leurs trois défenseurs centraux culminant à plus d’1,90 m, les Australiens seront efficaces en plus d’être rugueux dans les duels.

    Comme écrit précédemment, Team USA voit loin au niveau de ses objectifs. Peut-être pas au point de gagner, comme l’espère Mauricio Pochettino, mais les hôtes de la Coupe du monde peuvent légitimement viser un Top 16 lors de leur tournoi. Ils y verront plus clairs, ce vendredi à 23h, à l’issue de leur deuxième match.

    ET AUSSI

    Elye Wahi finalement présent face à l’Allemagne

    L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille Elye Wahi ne devait pas être sur le terrain pour le 2e match de poule face à l’Allemagne. L’Ivoirien n’avait pas pu entrer au Canada pour des raisons administratives, mais le joueur a finalement reçu l’aval. Ces derniers jours, l’attaquant, actuellement à Nice, est sous pression après des accusations de corruption sportive.

    Konaté est Madrilène

    Le défenseur de l’équipe de France Ibrahima Konaté est un nouveau joueur du Real Madrid. En fin de contrat avec Liverpool ce mois de juin, le joueur formé à Sochaux s’est engagé libre avec la Maison Blanche.

    Une Coupe du monde prolifique

    Cette Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada part sur des bases élevées offensivement. Lors des 24 premières rencontres de la compétition, 75 buts ont été inscrits. La moyenne est donc de 3,1 réalisations par match. Un chiffre jamais vu depuis le Mondial 1958 en Suède. Avec cette Coupe du monde à 48 pays, le record total de buts jusqu’à la finale devrait être aisément battu. Un seul 0-0 est à déplorer, avec Espagne – Cap-Vert.

    Neymar retarde son retour

    Absent contre le Maroc, Neymar ne sera pas non plus du voyage, à Philadelphie, pour la deuxième rencontre du Brésil face à Haïti. La star brésilienne reste au camp de base « pour optimiser sa phase finale de récupération, en profitant des excellentes installations à l’hôtel et au centre d’entraînement », d’après un communiqué par la sélection brésilienne. L’ex-joueur du PSG pourrait bien être présent face à l’Écosse.

  • Le Maroc en quête de sa première victoire

    Le Maroc en quête de sa première victoire

    Une victoire et la qualification sera assurée à 99%. Le Maroc affronte l’Écosse, dans la nuit de vendredi à samedi (0h), pour le compte de la deuxième journée de la phase de poules. Les demi-finalistes de la dernière Coupe du monde ont partagé les points avec le Brésil (1-1) et doivent impérativement s’imposer pour ne pas avoir une pression monumentale pour le troisième match face à Haïti. En face, les Écossais ont eux battu les Haïtiens, novices à ce niveau. Mais leur prestation a été loin d’être parfaite face aux hommes du Français Sébastien Migné.

    John McGinn et ses coéquipiers ont été sur la corde raide et doivent être bien heureux d’avoir accroché une victoire d’entrée. Trois points précieux, ils vont croire à la qualification jusqu’au crépuscule de ce premier tour. Pour cela, conserver une différence de buts correcte sera la mission. Portée par leur Tartan Army, cette vague de fans venue de Glasgow, Edimbourg et ailleurs, l’Écosse aura fort à faire contre les Marocains et les Brésiliens.

    Un premier match prometteur

    Le Maroc est donc entré d’une belle manière dans son Mondial. Les joueurs du nouveau sélectionneur Mohamed Ouahbi ont bousculé une Seleçao peu inspirée en ouverture. Seul le talent de Vinicius Junior a permis au Brésil de marquer. Sur son côté gauche, l’ailier du Real Madrid a mis en avant ses dribbles et sa qualité de frappe pour égaliser avant la pause. Les Marocains se savent forts, même avec les forfaits pénalisants de Nayef Aguerd et Abde Ezzalzouli, et leur montée en puissance doit maintenant se poursuivre pour continuer de rêver grand.

  • Sur l’Iran et l’Ukraine, le G7 affiche une unité de façade

    Sur l’Iran et l’Ukraine, le G7 affiche une unité de façade

    « Ce G7 est objectivement un succès », « il a été un moment d’unité » après une longue période « marquée plutôt par de la fragmentation, des divisions ou des désaccords », s’est targué le président français, hôte trois jours durant de son homologue américain et des autres dirigeants de ce club de grandes puissances (Allemagne, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni) dans la ville thermale des Alpes. Sur l’Ukraine, il a évoqué une « remobilisation du G7 » jugée « extrêmement importante » pour accroître la pression sur Moscou : les pays membres, États-Unis inclus, ont « acté » selon lui qu’il n’y avait « pas de volonté sérieuse de la Russie » de négocier une fin du conflit.

    Pour Emmanuel Macron, « il y a eu un moment Evian à coup sûr, sur l’Ukraine », « un changement très profond de l’approche » de Donald Trump, plus à l’écoute du président ukrainien Volodymyr Zelensky après l’avoir humilié dans le bureau ovale. Habituellement réticent à soutenir Kiev, le président américain a estimé mardi que la Russie « devrait conclure un accord », et que Washington pourrait réimposer des sanctions levées. Les États-Unis et les pays européens du G7 vont en outre produire « sous licence » en Ukraine des missiles de longue portée et des systèmes de défense antiaérienne, des armements réclamés avec force par Volodymyr Zelensky.

    Déclarations conjointes

    Le chancelier allemand Friedrich Merz a quant à lui confirmé que les entreprises américaines pourront notamment accorder des licences à cette fin à des fabricants européens. Interrogé, l’imprévisible milliardaire républicain s’est dit prêt à l’envisager, sans s’y engager clairement. Dans une rare déclaration conjointe incluant Donald Trump, réticent à apposer sa signature sur des textes issus de ces grands-messes multinationales et qui avait même quitté prématurément le précédent sommet au Canada, le G7 « reconnaît l’intégrité territoriale ukrainienne », a même assuré Emmanuel Macron. La formulation du communiqué est un peu plus subtile, puisqu’elle affirme que les dirigeants du forum sont « unis » dans leur « soutien indéfectible à l’Ukraine alors qu’elle défend sa liberté, sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Emmanuel Macron, qui a assuré avoir « toujours eu confiance » en son homologue américain, a en tout cas réussi son pari de faire rester Donald Trump, avant un dîner au château de Versailles dans la soirée.

    Les dirigeants européens, canadien et japonais se sont répandus en félicitations pour l’accord conclu par les États-Unis avec l’Iran juste avant le sommet, qui permet de mettre fin à une guerre dont ils n’avaient pas voulu, que Trump a déclenché seul aux côtés de son allié israélien, et de rouvrir le détroit d’Ormuz, dont le blocus pesait sur toute l’économie mondiale. Ce protocole d’accord « offre une opportunité historique d’empêcher l’Iran d’acquérir toute arme nucléaire et de s’attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques », ont-ils salué dans une rare déclaration conjointe, publiée dans la nuit de mardi à mercredi. À l’avant-veille de la signature en Suisse du texte, Donald Trump a néanmoins encore menacé de recommencer à « balancer des bombes en plein dans [les] têtes » des dirigeants iraniens s’ils « ne se comportent pas bien ». Qui sait ce qu’il décidera demain.

  • Mbappé fier mais concentré sur les objectifs collectifs

    Mbappé fier mais concentré sur les objectifs collectifs

    Au MetLife Stadium, à l’ouest de New York, les Bleus, finalistes de la dernière édition, ont idéalement lancé leur quête d’une troisième étoile dans un match qui avait tout du piège, 24 ans après la défaite française contre les Lions de la Teranga en ouverture du Mondial-2002.

    Face aux Sénégalais, vainqueurs de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, mais dépossédés de leur titre sur tapis vert au profit du Maroc, l’équipe de Didier Deschamps a vécu une première période compliquée, à l’image d’un Mbappé maladroit et peu inspiré.

    Mais l’attaquant vedette a retrouvé toute son efficacité après la pause en s’offrant le record de buts en équipe de France d’Olivier Giroud, grâce à ses 57e et 58e réalisations. Chaque fois après un très bon travail préliminaire important du joueur du Bayern Munich, Michael Olise.

    « Je suis très content de pouvoir rentrer un peu plus dans l’histoire de mon pays, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire. Maintenant, je sais pourquoi je suis là, je suis là pour aider l’équipe. J’aurais le temps de penser à ce genre de choses, plus tard, quand j’aurais arrêté de jouer », a déclaré Mbappé après la rencontre.

    La Norvège a également tenu son rang

    Le buteur du Real Madrid pourrait entrer encore un peu plus dans les annales de son sport pendant cette Coupe du monde, une compétition qui a déjà forgé sa légende. Sacré à seulement 19 ans en 2018 en Russie et finaliste en 2022 au Qatar, il a désormais inscrit 14 buts en phase finale et n’est plus qu’à deux unités des deux détenteurs du record de l’épreuve, l’Allemand Miroslav Klose et Lionel Messi, depuis la nuit de mardi à mercredi [voir ci-contre].

    Bradley Barcola, qui avait remplacé un décevant Ousmane Dembélé, a également participé à la victoire inaugurale des Français, quelques minutes après son entrée en jeu (2-0 ; 82e).

    « Ça soulage, on a eu un peu d’appréhension, un peu de frustration au début aussi », a confié Deschamps.

    Seule petite ombre au tableau, Ibrahim MBaye a réussi à profiter des lacunes françaises en défense, notamment celle de Theo Hernandez côté gauche, pour tromper Mike Maignan en toute fin de rencontre, d’une frappe puissante que le portier milanais n’a pas réussi à dévier hors cadre.

    Dans l’autre rencontre du groupe I, la Norvège a facilement dominé un Irak vaillant mais limité (4-1). Dans le duel à distance que se livrent les grands artificiers du football, Erling Haaland a répondu au capitaine des Bleus en inscrivant lui aussi un doublé, et en manquant de peu le triplé en toute fin de match. Les deux nations doivent s’affronter lors de la 3e et dernière journée, un match qui pourrait décider du vainqueur de cette poule.

    Les stars du football mondial ont répondu présentes à l’occasion de leurs premières minutes dans cette Coupe du monde en Amérique du Nord.

    Prochain match des Bleus
    le lundi 22 mai contre l’Irak
    (23h, heure française)

    ET AUSSI

    Le record pour Lionel Messi

    Dans la nuit de mardi à mercredi, l’Argentine affrontait l’Algérie pour son entrée dans le Mondial. Si les coéquipiers de Julian Alvarez n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires (3-0), ils le doivent à un homme. Lionel Messi a inscrit les trois buts de la rencontre, son premier triplé dans la compétition. Il en a profité, lors de sa 200e sélection, pour égaler le nombre de buts marqués dans l’histoire de la Coupe du monde, 16 réalisations, comme l’Allemand Miroslav Klose.

    Mbaye plus jeune buteur africain

    Le joueur du PSG Ibrahim Mbaye a battu un record lors du match France-Sénégal. Buteur dans le temps additionnel, après avoir transpercé Mike Maignan, l’attaquant est devenu le plus jeune joueur africain à marquer lors d’un Mondial, à 18 ans et 143 jours. Le record global est détenu par Pelé, seul joueur de moins de 18 ans à avoir inscrit un but dans une phase finale.

    14 millions de téléspectateurs devant France-Sénégal

    Le lendemain du match France-Sénégal, M6 a dévoilé son audience de la soirée. En moyenne, 13,99 millions de téléspectateurs ont suivi la rencontre. Cela faisait deux ans que la télévision française n’avait pas connu pareille audience, avec la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris (17,1 millions).

    Partey privé de territoire canadien

    Le milieu de terrain du Ghana Thomas Partey n’a pas participé au premier match de son pays face au Panama. Pour cause, il sera jugé pour viols au Royaume-Uni l’an prochain et le Canada ne lui a donc pas délivré de visa. Le joueur de Villareal plaide non coupable de pas moins de huit chefs d’accusation.

  • La Suisse n’a déjà plus le droit à l’erreur

    La Suisse n’a déjà plus le droit à l’erreur

    La première journée de la phase de groupes s’est maintenant achevée et certaines nations ont eu plus de mal à se lancer que d’autres. C’est le cas de la Suisse. La Nati devait entamer son Mondial d’une façon légère en affrontant le Qatar, aucun point en Coupe du monde à ce jour. Le train helvète a fini par dérailler.

    Un nombre incalculable d’occasions manquées, un penalty transformé et une égalisation qatarie au crépuscule du temps additionnel (1-1). Une punition finalement juste, tant les coéquipiers de Granit Xhaka ont manqué de tranchant dans la surface adverse. Justement, le milieu de Sunderland était remonté après avoir égaré deux points d’entrée. « Je crois que nous devons d’abord redescendre sur terre et regarder la réalité en face. Nous ne sommes pas aussi prêts que ce que nous avons peut-être laissé entendre lorsque nous parlions de réaliser le meilleur tournoi de notre histoire », s’est énervé le Suisse.

    Danger face à la Bosnie-Herzégovine

    Ce jeudi soir (21h), les Suisses devront éviter un autre piège, celui tendu par la Bosnie-Herzégovine. Réaliste face au Canada, la plus grande équipe du Mondial (1,87 m de moyenne) peut également jouer un mauvais tour aux hommes de Murat Yakin. Toutes les équipes de ce groupe B ayant un point, la 2e journée sera cruciale. Cette dernière permettra de dessiner une hiérarchie et d’entrevoir les qualifiés de la poule. La Suisse doit s’imposer pour apercevoir les 16e de finale.

  • L’Angleterre face à un premier défi majeur

    L’Angleterre face à un premier défi majeur

    Un choc, un classique du football européen et le remake de la demi-finale de la Coupe du monde 2018. Anglais et Croates se retrouvent, ce mercredi (22h), pour ouvrir leur compétition, au Texas. Il y a 8 ans, dans le dernier carré, le Damier s’était imposé après prolongation (2-1), brisant les rêves des Three Lions.

    De cette rencontre intense, au cœur de l’été russe, il ne reste plus que Harry Kane, John Stones, Jordan Pickford et Jordan Henderson, côté anglais. Pour cause, de l’eau est passée sous le Tower Bridge et le sélectionneur Thomas Tuchel a bouleversé sa liste pour le rendez-vous nord-américain. Cole Palmer, Harry Maguire, Luke Shaw, Trent Alexander-Arnold et Phil Foden – pour ne citer qu’eux – ne sont pas du voyage.

    La Croatie avec un groupe très équilibré

    Un groupe anglais surprenant, avec moins de stars mais davantage d’homogénéité. La concurrence y est forte, mais l’incertitude demeure autour du niveau réel de cette sélection. D’autant que les noms prestigieux ne manquent pas dans le camp adverse. L’inoxydable entraîneur Zlatko Dalic a gardé son ossature expérimentée avec Luka Modric (199e sélection ce mercredi soir), Mateo Kovacic, Ivan Perisic et a appelé certains prodiges, qui sortent d’une saison pleine avec leurs clubs. Petar et Luka Sucic, l’excellent Martin Baturina, Luka Vuskovic et le désormais établi Josko Gvardiol, lui qui fut un maillon important du Manchester City de Pep Guardiola.

    Un match sous haute tension, indécis, qui s’annonce comme l’un des grands rendez-vous de cette fin de la première journée de la phase de groupes.

  • La France vient à bout du Sénégal pour son entrée en lice

    La France vient à bout du Sénégal pour son entrée en lice

    Les démons du match France-Sénégal 2002 sont bel et bien derrière eux. Le Mondial asiatique n’avait pas porté chance aux Bleus, le nord-américain débute de la manière idoine. Après une première période terne, Olise et ses coéquipiers ont réglé la mire pour battre les Lions de la Teranga (3-1), mardi soir.

    Il a fallu attendre la fin du premier quart d’heure de jeu pour voir l’action inaugurale de l’équipe de France. Finalement, ces premières minutes de jeu ont été à l’image du reste. De grosses approximations techniques, aussi bien sur les contrôles que les passes. Si le Sénégal n’a pas trouvé la faille lors de cette période, il a touché le montant par l’intermédiaire de Nicolas Jackson (25e). Le joueur prêté au Bayern Munich la saison dernière a vu sa frappe s’écraser sur le poteau avant d’heurter la jambe de Mike Maignan. Les balles perdues ont été le maître mot de ce premier acte pour les deux formations, au grand dam des nombreux spectateurs et téléspectateurs. 45 minutes ternes, sous le soleil de la banlieue new-yorkaise.

    Le match s’est progressivement emballé et les défenses se sont ouvertes. Michael Olise, dès la reprise, a offert la meilleure occasion à l’équipe de France. Le gardien sénégalais Edouard Mendy est monté rapidement pour boucher les angles, face au joueur formé à Chelsea.

    Kylian Mbappé a enfin trouvé la faille

    Les premières réelles vibrations autour de cette partie sont arrivées autour de l’heure de jeu. Peu inspiré depuis le coup d’envoi, Kylian Mbappé est monté en puissance et aurait pu obtenir un penalty. L’arbitre australien a décidé, avec l’aide de la vidéo, de ne pas l’accorder au capitaine tricolore.

    Mais il n’a pas fallu patienter plus longtemps pour le Bondynois. Idéalement lancé par le métronome Michael Olise, Mbappé a trompé Mendy pour inscrire un 57e but en Équipe de France. Cette réalisation lui permet alors d’égaler Olivier Giroud, meilleur buteur de l’histoire des Bleus, et de revenir à trois buts de Miroslav Klose, canonnier le plus prolifique en Coupe du monde. Et même à deux buts de l’Allemand et passer devant Giroud, avec un but au bout du temps additionnel (3-1, 97e), après la réalisation de Barcola (2-0, 82e) et celle de Mbaye (2-1, 96e) pour réduire la marque. Un doublé et une victoire : Mbappé et la France sont lancés.

    FRANCE 3 (0)

    SENEGAL 1 (0)

    1ère journée du groupe I de la Coupe du monde

    MetLife Stadium, New Jersey

    Arbitre : Alireza Faghani (AUS)

    Buts : Mbappé (66e, 90+7’), Barcola (82e) ; Mbaye (90+6’)

    FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Upamecano, Saliba, Koundé – Rabiot, Tchouameni – Doué, Dembele, Olise – Mbappé

    Entraîneur : Didier Deschamps

    SENEGAL : Mendy – Diouf, Niakhaté, Coulibaly, Diatta – P.Gueye, I.Gueye, Camara – Mané, Sarr, Jackson

    Entraîneur : Pape Thiaw

    ET AUSSI

    Les folles 24 heures de la Tunisie

    Un premier match catastrophique et un fort remue-ménage d’entrée pour les Tunisiens. Après la lourde défaite contre la Suède (5-1), la fédération tunisienne a décidé de remercier son sélectionneur, Sabri Lamouchi. Le Franco-Tunisien paie déjà ses choix, alors que sa nation est en pleine reconstruction. Pour continuer cette Coupe du monde, Hervé Renard a été appelé, en pompier de service, pour sauver ce qui reste à sauver.

    Quid de Neymar ?

    Attraction de la liste brésilienne concoctée par Carlo Ancelotti, Neymar est toujours inapte. L’ex-joueur du PSG n’a pas encore repris l’entraînement sur le terrain, alors que son pays doit affronter Haïti, dans la nuit de vendredi à samedi. Nul ne sait s’il participera à au moins un match dans cette Coupe du monde.

    Plus de visa pour un attaquant iranien

    L’attaquant iranien Mehdi Torabi a vu son visa pour entrer sur le sol américain expirer à la suite du match contre la Nouvelle-Zélande (2-2). Contrairement à ses coéquipiers, ils n’avaient droit qu’à une seule entrée aux États-Unis. La fédération a annoncé « entamer des démarches » pour régler cette situation au plus vite.

    Lionel Messi puissance 200

    Des paliers records, Lionel Messi en a franchi de très nombreux durant sa longue carrière. Un nouveau cap a été dépassé, la nuit dernière, lors du match Argentine-Algérie. La légende du Barça a atteint les 200 sélections. Seul un joueur fait mieux dans toute l’histoire du football : Cristiano Ronaldo. Le Portugais affiche actuellement à 228 sélections. Luka Modric talonne Messi d’une unité (199), pour ses derniers moments avec la Croatie.

  • Un trio magique pour lancer les Bleus

    Un trio magique pour lancer les Bleus

    Pour sa dernière campagne à la tête des Tricolores, Didier Deschamps va d’emblée entrer dans le vif du sujet avec cet affrontement corsé contre les Lions de la Teranga, champions d’Afrique sur le terrain, mais dépossédés de leur couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc, à l’issue d’une finale de la CAN-2025 chaotique.

    Pour des Français considérés comme de sérieux prétendants à la victoire, c’est un test d’envergure qui s’annonce au MetLife Stadium, ce mardi soir. Une enceinte où ils espèrent prendre leurs marques pour y revenir en finale, le 19 juillet, et ajouter une nouvelle étoile à leur maillot, histoire de clore en beauté et en apothéose l’incroyable parcours de leur sélectionneur.

    Certes, la configuration de cette compétition à 48 pays autorise des jokers et une contre-performance ne serait pas rédhibitoire pour la suite dans un groupe I où figurent l’Irak et la Norvège d’Erling Haaland. Mais un faux-pas dès la première rencontre ferait désordre pour une formation avec de si hautes ambitions et instillerait forcément le doute dans les esprits.

    D’autant que croiser le Sénégal rappelle cette défaite 1 à 0 des champions du monde en titre lors du match d’ouverture du Mondial-2002, prélude à un crash historique et à une humiliante élimination au premier tour. Sur le papier, les Bleus présentent toutefois de nombreuses garanties pour s’éviter un tel scénario. Portés par un secteur offensif envié de tous, ils font preuve d’une impressionnante permanence au plus haut niveau international, matérialisée par leur qualification pour quatre finales sur les sept dernières éditions de la Coupe du monde.

    Mbappé, le guide

    Leur atout numéro 1 se nomme bien évidemment Kylian Mbappé. Le capitaine sait mieux que quiconque comment aborder une épreuve qui a fait de lui une star planétaire et doit guider ses coéquipiers vers une troisième victoire. Champion du monde en 2018, finaliste quatre ans plus tard avec un triplé entré dans la légende contre l’Argentine de Lionel Messi (3-3 a.p., 4 t.a.b. à 2), l’attaquant sort d’une saison sans trophée et très mouvementée en coulisses avec le Real Madrid malgré un deuxième titre de meilleur buteur en Liga. Il aura donc soif de revanche pour faire taire les critiques aux États-Unis, lui le fan de culture et de sports américains.

    Mais Mbappé ne sera pas seul cette fois et Deschamps compte aussi énormément sur Ousmane Dembélé pour l’épauler. Le Ballon d’Or, auréolé d’un extraordinaire doublé en Ligue des champions avec le PSG, doit enfin prendre une autre envergure en bleu, à l’image de son rôle de leader en club, après plusieurs phases finales passées dans l’ombre.

    Le duo est désormais complété par Michael Olise, magnifique attaquant qui a éclaboussé de sa classe la Ligue des champions 2025/2026 avec le Bayern et vient d’inscrire le 8 juin un triplé de toute beauté face à l’Irlande du Nord (3-1) au cours de l’ultime match de préparation avant le décollage pour le camp de base de Boston.

    Mais il faudra que la défense française, qui a pris la fâcheuse habitude de prendre au moins un but lors de ses cinq dernières sorties, se montre solide pour empêcher une catastrophe dès ses premiers pas dans ce Mondial. Car le Sénégal a des arguments solides à faire valoir. En se hissant en finale de la Coupe d’Afrique en 2019, 2021 et 2025, l’équipe actuellement dirigée par Pape Thiaw est devenue une référence du continent.

    Avec des cadres comme le gardien Edouard Mendy, le défenseur et capitaine Kalidou Koulibaly, le milieu Idrissa Gueye et bien sûr l’immense vedette Sadio Mané, les Lions de la Teranga devront être pris très au sérieux.

  • Iliman Ndiaye a bien grandi depuis l’OM

    Iliman Ndiaye a bien grandi depuis l’OM

    Il est loin le temps où le petit Iliman Ndiaye faisait des jongles sur les marches de la gare Saint-Charles. Éblouissant depuis deux saisons sous le maillot d’Everton, en Premier League, l’ailier désormais âgé de 26 ans est devenu un joueur phare de la sélection sénégalaise. Avec les Lions de la Téranga, le jeune homme formé partiellement à l’Olympique de Marseille, avant de disputer une saison avec le groupe professionnel en 2023, s’apprête à affronter les Bleus pour le premier match du groupe I au Mondial 2026. Une équipe nationale qu’Iliman Ndiaye allait voir avec Rouen Sapins, le club de son enfance. « C’est un super souvenir mais l’équipe de France ne m’a jamais fait rêver, ce n’est pas mon histoire », lance celui qui a choisi de porter le maillot du Sénégal en amont de la Coupe du monde 2022. « En revanche, j’avais des étoiles dans les yeux en voyant leur niveau de jeu. Évidemment, je n’ai pas vu le Sénégal-France de 2002 en direct mais je l’ai vu mille fois ensuite. Beaucoup d’entre nous attendaient ce match, on voulait tous ce tirage », poursuit le vice-champion d’Afrique en titre, désireux de prouver devant le monde entier que le football africain est en train de franchir un cap. « Le Sénégal attend la Coupe du monde avec impatience car nous avons un objectif clair : devenir champions du monde. (…) On veut vraiment ramener la Coupe du Monde en Afrique », insiste Iliman Ndiaye avec détermination.