Tag: Etats-Unis

  • Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Si la France, qui jouait dans la nuit son quart de finale face au Maroc, épate avec son jeu offensif, l’Espagne, autre équipe citée parmi les principales favorites du tournoi, impressionne avec sa solidité, peu importe l’adversaire.

    La Roja, pas toujours brillante dans le dernier tiers, est la seule équipe présente en quarts à ne pas encore avoir encaissé de but. Le gardien de Bilbao, Unaï Simon, n’a subi que six tirs cadrés en cinq matches. « Défensivement, nous sommes très bien structurés, nous savons tous ce qu’il faut faire », a expliqué mercredi à l’AFP le portier remplaçant Joan Garcia.

    « Je pense que l’important pour un gardien, c’est d’éviter des frappes plutôt que d’arrêter, éviter qu’on arrive jusqu’à toi, que ce soit avec une couverture défensive, en sortant sur un ballon aérien, en interceptant un centre à ras de terre… Ce sont des choses qui ne figurent peut-être pas dans les statistiques, mais qui, pour un gardien et pour une équipe, sont importantes. Cela montre que le plan que nous suivons pendant les matches est bon », a-t-il ajouté.

    Peu mise en danger, une Roja prudente a attendu le temps additionnel pour frapper avec Mikel Merino au tour précédent face au Portugal (1-0). L’équipe semble avoir encore une marge offensive notamment avec Lamine Yamal, qui a attaqué le tournoi blessé, et n’a inscrit qu’un seul but pour l’instant, de quoi le laisser boudeur en 16e face à l’Autriche (3-0).

    Sacrée en 2010 en confisquant le ballon pour deux buts encaissés en sept rencontres, la Roja a repris ses bonnes habitudes, elle qui n’avait plus franchi les 8e de finale depuis.

    L’énigme belge

    Après deux nuls et un début de tournoi poussif, la Belgique a enchaîné trois succès, dont un miracle en 16e de finale face au Sénégal (3-2), avant un match référence face à l’organisateur Team USA (4-1).

    Alternant entre un jeu mollasson et des phases très inspirées, les Diables Rouges ont eu 18 titulaires différents, au gré des schémas du sélectionneur Rudi Garcia, qui n’hésite pas à attaquer les statuts des cadors, comme Kevin De Bruyne, même pas entré en jeu en huitièmes.

    Imprévisible, la Belgique, qui voit parfois ses joueurs s’invectiver en plein match (Iran, Sénégal), peut s’appuyer sur son roc Thibaut Courtois dans les buts.

    « La situation est un peu similaire au quart de finale en 2018 face au Brésil [victoire
    2-1, Ndlr.], ils étaient favoris, ils avaient plus de qualités individuelles, mais on était une grande équipe tous ensemble, comme maintenant », a commenté mercredi le portier du Real Madrid lors d’un point presse où il aura jonglé entre anglais, français, flamand et espagnol.

    Espagne – Belgique

    SoFi stadium, 21 heures.

    Arbitre : Michaël Oliver.

    ESPAGNE : Simon – Porro, Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri, Pedri – Yamal, Olmo, Baena – Oyarzabal.

    BELGIQUE : Courtois – Castagne, Mechele, Ngoy, de Cuyper – Raskin, Vanaken – Lukebakio (ou Doku), Tielemans, Trossard – de Ketelaere (ou Lukaku).

    Le vainqueur de ce match affrontera en demi-finale,
    celui de France – Maroc,
    mardi 14 juillet à Dallas..

    ET AUSSI

    La très longue attente suisse

    En battant la Colombie aux tirs au but (0-0, 4-3) dans la nuit de mardi à mercredi, la Suisse a mis fin à une très longue attente.

    La Nati n’avait plus atteint les quarts de finale d’une coupe du Monde depuis 1954. Après une longue attente de 72 ans, et trois échecs consécutifs en huitièmes de finale, les coéquipiers du Rennais Breel Embolo ont brisé le plafond de verre et espèrent ne pas s’arrêter là.

    Adieu au Canada

    Le huitième de finale Suisse – Colombie s’est joué à Vancouver. C’était le dernier match de ce mondial disputé au Canada.

    À présent, tout va se concentrer aux États-unis. Les quarts de finales répartis entre Boston, Los Angeles, Miami et Kansas City. Les demi-finales se joueront à Dallas et Atlanta, la petite finale à Miami et la finale à New York.

    La Norvège toujours là

    La Norvège s’avance vers son premier quart de finale de Coupe du monde, vendredi à Miami, en ayant déjà prouvé son statut d’outsider. Elle se prépare à défier des Anglais qui ont fait parler leur expérience pour sortir des pièges congolais et mexicains.

    Portés par Erling Haaland, déjà auteur de sept buts pour son premier Mondial, les Norvégiens ont déjà passé plusieurs tests en haute altitude face à de solides sélections.

    Après s’être imposés face au Sénégal en phase de groupes (3-2), ils ont successivement battu sur le même score (2-1) une chatoyante Côte d’Ivoire puis un Brésil moins reluisant.

    Seul accroc, une large défaite contre la France (4-1). Un résultat qu’il convient de pondérer, car le sélectionneur avait aligné une équipe bis, les Norvégiens ayant assuré leur place en seizième de finale.

  • Argentine, un sauveur nommé Messi

    Argentine, un sauveur nommé Messi

    Si dimanche, l’Argentine va encore remettre le couvert, cette fois face à la Suisse, elle doit sa présence en quart de finale à un homme : Leo Messi.

    Le numéro 10 et capitaine des champions du monde en titre avait débuté son tournoi par un vilain geste sur Aïssa Mandi face à l’Algérie qui aurait dû entraîner un carton rouge. Mais c’est finalement son triplé face aux Fennecs qui est passé à la postérité.

    Depuis l’ancien joueur du Barça et du PSG a montré qu’il n’était pas en préretraite, même s’il s’est exilé aux États-Unis. Il a littéralement porté l’Argentine jusqu’en quart de finale. En témoignent ses buts décisifs face au Cap Vert en seizièmes et l’Égypte en huitièmes.

    Là encore, ces deux matches auraient pu être synonymes de fin de règne pour des Argentins qui ont été bousculés comme jamais. Mais Leo Messi a débloqué la situation face au Cap Vert, même si son but initial aurait pu être refusé car il a frappé son coup franc alors sans attendre la fin des explications de l’arbitre. Au final, la qualification est arrivée en prolongation (3-2).

    Face à l’Égypte, alors que les Pharaons semblaient sereins et maîtres de leur destin, le capitaine a tout chamboulé en onze minutes. Lui qui avait manqué un penalty en début de match a remis les compteurs à zéros et démontré que le Mondial devrait encore compter sur lui.

    Les Suisses savent ce qu’ils doivent faire pour continuer de rêver.

  • Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le sommet de l’alliance transatlantique s’est clôturé hier à Ankara. Et, encore une fois, c’est Donald Trump qui a mené la danse, imposant son rythme aux 32 États membres. Dans la matinée, il lâche : « Je suis très en colère contre l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran. » Les États-Unis ont mené la veille une série de frappes sur la République islamique. « Le cessez-le-feu est terminé », proclame Trump, « nous allons frapper l’Iran ce soir », prévient-il, estimant qu’« il n’y a rien que les Iraniens puissent faire pour nous empêcher (…) ils méritent ce qui va leur arriver ». Et les Européens se couchent. Pour Emmanuel Macron, « les Iraniens ont eu tort de frapper ». Des tirs sont imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux.

    À ce manque de soutien dans sa guerre lancée avec Israël au Moyen-Orient, Trump expose une autre de ses frustrations : « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », estime-t-il au sujet du territoire autonome danois. Forçant la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen à réaffirmer que le Groenland « n’est pas à vendre ». Puis, le chef d’État étasunien s’en prend à l’un des rares gouvernements qui osent le défier : l’Espagne, qu’il qualifie de « cause perdue », assurant que Washington allait « cesser tout échange commercial » avec Madrid accusé de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Face à ces pressions, le Premier ministre Pedro Sanchez calme le jeu et loue des relations « très positives » avec les États-Unis.

    Les alliés ont tout donné pour amadouer le milliardaire républicain, le convaincre de rester et éviter tout accès de colère dont il est coutumier. Dès lors, après les dorures du château de Versailles à la fin du sommet du G7, l’Otan sort cette fois le chéquier. Son secrétaire général, Mark Rutte a évoqué des contrats d’armement à hauteur de 50 milliards de dollars, entre les États membres « et des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ». Les Européens veulent prouver aux États-Unis qu’ils investissent dans leur propre sécurité, craignant de voir Trump se retirer totalement du continent, ce qu’il a menacé de faire à moult reprises.

    À l’issue du sommet, les pays de l’Alliance atlantique ont confirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du traité.

    Déclaration commune autour de l’article 5

    « Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », est-il ainsi inscrit dans un texte commun, « notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».

    Les courbettes ont payé, le ton du président américain s’est apaisé. « C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », fait-il valoir. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son homologue américain juge que les frappes sur la Russie, pourraient « aider » à mettre fin à la guerre. Et annonce autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine. Une demande de longue date. S’il ne change pas d’avis d’ici là.

  • Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le sommet de l’alliance transatlantique s’est clôturé hier à Ankara. Et, encore une fois, c’est Donald Trump qui a mené la danse, imposant son rythme aux 32 États membres. Dans la matinée, il lâche : « Je suis très en colère contre l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran. » Les États-Unis ont mené la veille une série de frappes sur la République islamique. « Le cessez-le-feu est terminé », proclame Trump, « nous allons frapper l’Iran ce soir », prévient-il, estimant qu’« il n’y a rien que les Iraniens puissent faire pour nous empêcher (…) ils méritent ce qui va leur arriver ». Et les Européens se couchent. Pour Emmanuel Macron, « les Iraniens ont eu tort de frapper ». Des tirs sont imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux.

    À ce manque de soutien dans sa guerre lancée avec Israël au Moyen-Orient, Trump expose une autre de ses frustrations : « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », estime-t-il au sujet du territoire autonome danois. Forçant la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen à réaffirmer que le Groenland « n’est pas à vendre ». Puis, le chef d’État étasunien s’en prend à l’un des rares gouvernements qui osent le défier : l’Espagne, qu’il qualifie de « cause perdue », assurant que Washington allait « cesser tout échange commercial » avec Madrid accusé de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Face à ces pressions, le Premier ministre Pedro Sanchez calme le jeu et loue des relations « très positives » avec les États-Unis.

    Les alliés ont tout donné pour amadouer le milliardaire républicain, le convaincre de rester et éviter tout accès de colère dont il est coutumier. Dès lors, après les dorures du château de Versailles à la fin du sommet du G7, l’Otan sort cette fois le chéquier. Son secrétaire général, Mark Rutte a évoqué des contrats d’armement à hauteur de 50 milliards de dollars, entre les États membres « et des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ». Les Européens veulent prouver aux États-Unis qu’ils investissent dans leur propre sécurité, craignant de voir Trump se retirer totalement du continent, ce qu’il a menacé de faire à moult reprises.

    À l’issue du sommet, les pays de l’Alliance atlantique ont confirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du traité.

    Déclaration commune autour de l’article 5

    « Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », est-il ainsi inscrit dans un texte commun, « notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».

    Les courbettes ont payé, le ton du président américain s’est apaisé. « C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », fait-il valoir. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son homologue américain juge que les frappes sur la Russie, pourraient « aider » à mettre fin à la guerre. Et annonce autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine. Une demande de longue date. S’il ne change pas d’avis d’ici là.

  • France-Maroc : le quart du rendez-vous des copains

    France-Maroc : le quart du rendez-vous des copains

    Si sportivement, l’équipe de France a tourné la page paraguayenne pour se focaliser sur son quart de finale, le huitième de finale va entrer en prolongation, sur le plan judiciaire cette fois, après la violente attaque raciste d’une sénatrice paraguayenne dont la justice française s’est saisie.

    Heureusement, le vrai jeu va reprendre ses droits. Avec une affiche sportivement alléchante, où Français et Marocains vont devoir, le temps d’un duel, oublier leurs amitiés. Comme ce fut le cas au Qatar, lorsqu’il y a quatre ans, les deux sélections s’étaient affrontées en demi-finale.

    Entre des Marocains formés en France et passés par les sélections de jeunes tricolores qui ont changé de maillot en passant senior, de vrais amis dans la vie qui ont même été co-équipiers, il est clair qu’après les hymnes nationaux, la sono du stade de Foxborough pourrait y ajouter Les copains d’abord de Georges Brassens, tant les propos du poète Sétois semblent coller à ce choc d’ouverture des quarts de finale.

    Malheureusement, dans la nuit de Boston, il n’y aura qu’un seul qualifié pour le dernier carré.

    Quarts de finale

    France – Maroc 22h00

    Espagne – Belgique ven 21h00

    Norvège – Angleterre sam 23h00

    Argentine – Suisse dim 3h00

  • Le quart de finale de tous les dangers pour les Bleus

    Le quart de finale de tous les dangers pour les Bleus

    Du côté de Marrakech, les supporters marocains donnent le la.

    « Si nous battons la France, pour beaucoup, nous aurons gagné la Coupe », clame cet habitant du quartier de Geliz. Si la présence du Maroc en demi-finales au Qatar en 2022, une première pour une nation africaine, pouvait être considérée à l’époque comme une énorme surprise, le voir de nouveau dans le Top 8 est cette fois d’une logique implacable. Les Lions de l’Atlas ont confirmé leur nouveau statut.

    Sixièmes au classement Fifa, ils ont fait jeu égal dans le groupe C avec le Brésil au premier tour (1-1) avant de se débarrasser des Pays-Bas en 16e de finale (1-1 a.p., 3 t.a.b à 2) puis de balayer le Canada, l’un des trois pays hôtes (3-0). Le Maroc a assurément changé de dimension et a largement la capacité de briser net les rêves de troisième étoile de la France.

    Gare à la désillusion

    Il y a quatre ans, les Bleus s’en étaient sortis à l’expérience et avaient réussi à dompter les Lions de l’Atlas en demi-finales sans trop de dégâts (2-0). Cette année, il faudra s’attendre à souffrir et le secteur offensif tricolore, encensé mais plutôt éteint contre le Paraguay, a tout intérêt à se réveiller sous peine de connaître une énorme désillusion.

    Considérée comme la formation la plus séduisante de cette Coupe du monde, la France possède une carte maîtresse avec son trio magique Mbappé-Dembélé-Olise (dont la demande d’annulation du carton jaune reçu face au Paraguay a été refusée par la Fifa, malgré la jurisprudence Folarin Balogun). Totalement muselé par une défense paraguayenne qui a trop souvent flirté avec la ligne rouge, il devrait trouver un contexte plus favorable face à une équipe beaucoup plus joueuse et portée vers l’avant.

    Si le Maroc ne peut pas rivaliser en attaque avec la France, il s’appuie sur un milieu de terrain Bouaddi-El Aynaoui-Ounahi qui risque de monopoliser le ballon, bien aidé par deux latéraux qui font référence, Achraf Hakimi à droite et Noussair Mazraoui à gauche.

    « C’est une très belle équipe. Ils ont progressé depuis 2022, aiment avoir le ballon et les un contre un. Il va falloir être attentif, défensivement et offensivement », a averti mardi Dayot Upamécano, le roc de la défense tricolore.

    Dans l’optique de la sévère bataille du milieu qui s’esquisse, le forfait probable d’Aurélien Tchouaméni est un coup dur pour les Bleus. Touché à la cuisse vendredi dernier, le joueur du Real Madrid était déjà indisponible contre le Paraguay et n’avait pas encore repris l’entraînement collectif mardi. Il devrait donc être trop juste pour débuter, laissant vraisemblablement Manu Koné accompagner Adrien Rabiot dans l’entre-jeu.

    Didier Deschamps devrait donc reconduire le même onze qu’en 8e de finale avec Bradley Barcola sur le côté gauche de l’attaque pour exploiter les éventuels espaces laissés dans son dos par Hakimi.

    Maroc – France

    Stade de Foxborough, 22h00.

    Arbitre : Facundo Tell (ARG).

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba, Digne – Koné, Rabiot – Dembélé, Olise, Barcola – Mbappé.

    MAROC : Bounou – Hakimi, Diop, Riad, Mazraoui – Bouaddi, El Aynaoui – Diaz, Ounahi, El Khannouss – Rahimi

    ET AUSSI

    Gare au carton jaune

    Vingt joueurs pourraient être privés d’une potentielle demi-finale de Coupe du monde en cas de deuxième carton jaune reçu lors du tour précédent. C’est donc un paramètre à prendre en compte par les sélectionneurs, qui va influencer indirectement le déroulé des quarts de finale, et tout particulièrement celui entre la France et le Maroc, dans lequel huit joueurs sont sous la menace.

    Cinq Marocains (Achraf Hakimi, Azzedine Ounahi, Redouane Halhal, Bilal El Khannouss et Issa Diop) et trois tricolores (Bradley Barcola, Manu Koné et Michael Olise) sont concernés.

    Mais aussi cinq Anglais (Jude Bellingham, Declan Rice, Marc Guéhi, Nico O’Reilly, Jordan Henderson), trois Suisses (Granit Xhaka, Denis Zakaria, Miro Muheim) ainsi que le Norvégien Antonio Nusa, l’Espagnol Ferran Torres, le Belge Brandon Mechele et l’Argentin Gonzalo Montiel.

    Le FBI enquête sur l’Argentine

    La Fédération argentine de football (AFA) est dans le viseur du FBI. Les autorités américaines recueilleraient actuellement des témoignages autour des agissements financiers de l’instance aux États-Unis, selon le quotidien argentin La Nacion. Le FBI cherche en effet à déterminer si l’AFA a pu se rendre coupable de faits relevant du blanchiment d’argent ou de la fraude bancaire.

    Miramas dans le grand bain

    Dans le cadre des festivités des Soirées du Lac de Miramas, l’association N.A.F.S League, qui vient tout juste d’officialiser sa création en partenariat avec la Ville de Miramas, organise une soirée festive autour de la finale de Coupe du Monde. Dimanche 19 juillet, sur le site de Saint Sulpi, des animations et la retransmission de la finale seront proposées, dès 18 heures.

  • Trump fait annuler le carton rouge d’un joueur américain

    Trump fait annuler le carton rouge d’un joueur américain

    Les médias internationaux le qualifient déjà de « plus grand scandale de la coupe du monde ». Le président Américain, qui ne se cache pas de sa longue amitié avec le président de la Fifa (Fédération internationale de football association) depuis 2016, Gianni Infantino, l’a contacté afin de faire réexaminer la suspension prévue contre Folarin Balogun. Donald Trump a jugé la décision de l’arbitre de « très douteuse » et « injuste ».

    L’attaquant des États-Unis avait reçu un carton rouge mercredi 1er juillet lors du match contre la Bosnie-Herzégovine pour s’être réceptionné avec ses crampons sur la jambe de l’adversaire Bosnien Tarik Muharemovic après un saut.

    L’action avait été réexaminée longuement avec l’aide de la VAR (l’assistance vidéo à l’arbitrage) et l’arbitre avait conclu à « un geste constituant une faute grave mettant en danger l’intégrité physique de son adversaire. » Le joueur américain devait être exclu du match suivant comme le prévoit l’article 10.5 du code disciplinaire de la Fifa.

    Cependant, un autre article, le 27, vraisemblablement introduit par Gianni Infantino lui-même en 2019 selon le journal sportif l’Équipe, permet également d’atténuer, modifier ou lever une sanction. C’est celui qui a été utilisé afin d’annuler l’interdiction de jouer le prochain match pour Balogun permettant à l’attaquant de disputer la rencontre avec la Belgique en toute impunité mardi soir.

    « Une injustice »

    Alors que le président américain salue déjà la « réparation d’une grande injustice » sur son réseau social Truth, Mauricio Pochettino, le sélectionneur de l’équipe américaine, a félicité lui aussi Gianni Infantino pour avoir levé la sanction de son attaquant.

    En revanche, le président de l’UEFA (l’Union européenne des associations de football) ne cache cependant pas sa stupeur et parle de « ligne rouge » franchie par la Fifa : « Lorsque la certitude des règles n’est plus garantie par ses gardiens, c’est l’intégrité de la discipline qui est en jeu et la crédibilité d’une compétition qui est mise à mal.(…)Nous tenons à exprimer notre incrédulité face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable. »

    Le ministre Belge des affaires étrangères Maxime Prévot a jugé « incompréhensible » l’intervention de la Fifa et évoque un « bafouement des règles les plus élémentaires du sport et du football ».

    La ministre des sports de Wallonie Bruxelles Jacqueline Galant complète : « la vraie force c’est de gagner avec fair-play » et ajoute que « c’est ce que les Belges feront demain [ce lundi soir à 20h] », lors de leur match contre les États-Unis. Le sélectionneur des diables rouges, Rudi Garcia a, quant à lui, ironisé : « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la Fifa. »

    Une décision qui pourrait faire jurisprudence

    La crainte du monde du football aujourd’hui est que cet article ayant été utilisé pour une décision controversée, beaucoup le réclament désormais pour des cas jugés similaires.

    ET AUSSI

    Les Norvégiens ont refroidi le Brésil

    Après s’être imposée mardi dernier face à la Côte d’Ivoire, la Norvège a dominé les Brésiliens 2-1. Portée par le géant Haaland qui inscrit un doublé en deuxième mi-temps, cette victoire emmène les Vikings directement en quarts de finale, au cours desquels ils affronteront les Anglais ce samedi 11 juillet.

    Neymar raccroche les crampons

    Le n° 10 de la Seleção, Neymar Jr, a annoncé sa retraite à l’issue du match perdu 2-1 contre la Norvège. Sa carrière internationale s’est achevée dans le même stade où elle avait commencé 18 ans plus tôt, avec la sélection brésilienne, non sans amertume, en partant en huitièmes de finale de cette coupe du monde. « ça a commencé ici, ça s’achève ici », a-t-il commenté.

    Les Mexicains battus à domicile

    Dimanche soir les Anglais se sont imposés contre le Mexique chez eux au stade de Mexico City, la victoire 3-2 propulse les Three Lions en quarts de finale grâce notamment à un Jude Bellingham et un Harry Kane en pleine forme. Ils ont inscrit respectivement un doublé à deux minutes d’intervalle en première mi-temps et un but à la 60esur penalty.

    La Colombie de Luis Diaz face aux Suisses

    Le redoutable ailier Colombien Luis Diaz qui affrontera l’équipe suisse, mardi en 8es de finale, fait la fierté des siens. Après une saison exemplaire au Bayern Munich avec 26 buts et 23 passes décisives, son entraîneur le décrivait comme « bon dans le chaos ». Suite à un début de coupe du monde en trombe face aux Ouzbeks, le Colombien s’est tout de même fait plus discret en termes de buts inscrits, malgré un jeu très offensif. Et il lui faudra redoubler d’effort face à la tacticité Suisse.

  • États-Unis – Belgique pour clore les huitièmes

    États-Unis – Belgique pour clore les huitièmes

    Après les rencontres de la nuit, à savoir Brésil-Norvège et Mexique-Angleterre, deux places restent à prendre pour les quarts de finale.

    Le premier de ces duels sera un derby, puisqu’il va opposer l’Espagne au Portugal, ce lundi. Les deux sélections de la péninsule ibérique, qui organiseront le prochain Mondial en 2030, sont allées crescendo dans la compétition. Espagnols comme Portugais ont su trouver les bons réglages pour éviter les pièges. Ils restent des candidats sérieux, mais un seul pourra poursuivre l’aventure. Ce face-à-face pourrait avant tout signifier la fin de sa carrière internationale pour Cristiano Ronaldo. Coup d’envoi à 21h, à Arlington.

    Se rapprocher au plus près

    du dernier carré

    Plus tard dans la nuit, du côté de Seattle, la Belgique de Rudi Garcia va défier les États-Unis. Les « Diables rouges » ont su éviter les pièges pour se hisser en huitième de finale. Avec un sélectionneur qui n’a pas été épargné par les critiques.

    Côté États-uniens, les coéquipiers de Timothy Weah n’ont, pour le moment, manqué aucun de leurs rendez-vous. Mais celui-là sera capital, car il pourrait leur permettre de réussir le pari de se rapprocher au plus près du dernier carré.

    Le coup d’envoi sera donné à 2 heures du matin, heure française. À l’issue de cette rencontre, le tableau des quarts de finale sera complet.

  • Les Bleus évitent le piège paraguayen et attendent le Maroc

    Les Bleus évitent le piège paraguayen et attendent le Maroc

    Ouf ! C’est ce qu’a dit Didier Deschamps après le but de Kylian Mbappé.

    S’il n’est pas en or, comme celui de Laurent Blanc en 1998, le septième inscrit par le capitaine des Bleus dans la compétition a les mêmes conséquences que lors du dernier face-à-face France-Paraguay. Il ouvre la porte des quarts de finale du Mondial à une équipe de France qui a su se sortir du piège tendu par les Guaranis.

    S’ils s’attendaient à un duel compliqué, face à un adversaire qui n’avait visiblement pas l’intention de faire du jeu, les Français ne pensaient pas que le mur serait aussi dense. Et que l’arbitre allait plus facilement sortir les cartons jaunes contre les victimes des tacles assassins de Paraguayens qui ont profité de l’aubaine.

    Néanmoins, Ilgiz Tantashev ne pouvait pas fermer les yeux sur une faute commise sur Désiré Doué. L’arbitre signifiait le penalty, que Kylian Mbappé a transformé. Suffisant pour assurer la qualification. « On savait quel type de match on allait avoir… On a montré qu’on n’était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S’il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde. Nous aussi, nous savons faire dans le sale football. Et même à ce jeu-là, on a été meilleurs qu’eux », a réagi le capitaine des Bleus.

    Gardes du corps

    Didier Deschamps a déploré le traitement dont ont été victimes ses joueurs : « C’est nous qui nous faisons sanctionner et eux, ils ont fait des fautes sans l’être. » Il a souligné aussi le traitement réservé à Kylian Mbappé dans les derniers instants très électriques : « J’ai demandé aux deux plus costauds des joueurs sur le banc qu’ils aillent tout de suite le protéger à la fin, parce qu’on ne sait jamais. »

    Satisfait de « cette étape de passée », le sélectionneur a cinq jours pour préparer sereinement les retrouvailles avec l’ambitieux Maroc, que la France avait éliminé en demies au Qatar.

    Favoris à Houston, les Lions de l’Atlas ont, comme prévu, réussi leur décollage vers les quarts, laissant sur le carreau le Canada dans un match longtemps terne et fermé, avant un second acte plus animé, qui a viré à la correction.

    Ounahi réveille le Maroc

    C’est au retour des vestiaires qu’Azzedine Ounahi a inscrit le but de la délivrance, en réussissant une frappe placée, après une combinaison avec Hakimi sur un coup franc excentré (50e). Le milieu offensif marocain y est allé d’un doublé, au bout d’un contre rondement mené (82e) après une offrande de Brahim Diaz. Ce dernier a réussi une autre passe décisive dans le temps additionnel pour Soufiane Rahimi (90e+8).

    Entre-temps, les Canucks n’ont pas démérité, mais ils se sont trop peu approchés des cages de Yassine Bounou pour espérer meilleur sort. Premier des trois coorganisateurs éliminés dans cette édition, au bout d’un parcours qui l’aura enfin vu dépasser la phase de groupes en trois participations, le Canada peut sortir la tête haute.

    Après avoir éliminé les Pays-Bas aux tirs au but en 16e, le Maroc s’est donc évité un traquenard, mais la qualification a été ternie par la sortie sur blessure de l’attaquant Ismæl Saibari, révélation du tournoi.

    Racisme : l’alerte de la Fifpro

    La Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels (Fifpro) a tiré la sonnette d’alarme, avant le début des 8e de finale de la Coupe du monde. L’organisation a notamment interpellé les organisateurs de la compétition autour de la montée de comportements racistes visant des joueurs prenant part au tournoi.

    L’organisation a notamment appelé à « des actions collectives pour protéger les joueurs d’une tendance croissante aux abus, qui englobe une partie de la couverture médiatique, les après-matches et les éliminations d’équipes ».

    L’ancienne star du football paraguayen, José luis Chilavert, est le dernier en date à s’être signalé, avec sa phrase postée sur X : « En 98, nous avons affronté les Français, et maintenant, le Paraguay affrontera une sélection africaine. »

    ET AUSSI

    L’Argentine a eu très chaud

    Outre de la canicule, les champions du Monde en titre ont souffert pour décrocher leur billet en huitièmes de finale. Face aux surprenants joueurs du Cap-Vert, qui ont poussé les Argentins jusqu’à la prolongation, c’est un but contre son camp d’un défenseur cap-verdien qui leur évite le pire, dans la nuit de vendredi à samedi.

    Facundo Medina, le clap de fin ?

    Le défenseur de l’OM n’a pas terminé le match Argentine – Cap-Vert. Il a dû céder sa place à Nicolas Tagliafico avant la fin du temps réglementaire à cause d’une blessure qui compromet sa participation pour la suite de la compétition.

    Remise à zéro

    Après une première remise à zéro après la phase de groupes, le compteur des avertissements le sera une seconde fois, à l’issue des quarts de finale.

  • [Tribune] Mesdames et Messieurs les députés, ne faites pas de la Fédération française de foot une holding de spectacle…

    [Tribune] Mesdames et Messieurs les députés, ne faites pas de la Fédération française de foot une holding de spectacle…

    Alors que le Mondial de football bat son plein et que la voie royale semble s’ouvrir aux Bleus, une autre partie se joue loin des terrains. À la suite du Sénat, les députés s’apprêtent à se prononcer sur la réforme de la gouvernance du football professionnel (1). Leur décision dépasse une simple question d’organisation : elle engage l’avenir du modèle français foot et même du sport.

    Depuis plus d’un siècle, la Fédération française de football n’est pas une entreprise. Association investie par l’État d’une délégation de service public, elle exerce, en vertu de l’article L.131-14 du Code du sport, une mission d’intérêt général : éduquer la jeunesse, organiser les compétitions, développer la pratique, former les éducateurs et les arbitres, soutenir les clubs et garantir l’équité sportive.

    Cette délégation ne fait pas de la FFF la propriétaire du football français, seulement le dépositaire d’une mission confiée et contrôlée par l’État. Les ligues professionnelles, régies par les articles L.132-1 et suivants du Code du sport, constituent leur outil, des structures créées pour organiser les compétitions professionnelles dans le cadre de cette délégation.

    Le texte issu des travaux sénatoriaux entend répondre à la crise née de l’effondrement des droits audiovisuels. Il renforce la gouvernance, le contrôle financier exercé par la DNCG (2), le cadre des sociétés commerciales gravitant autour des ligues et la lutte contre le piratage. Chacune de ces mesures peut se justifier. Mais leur accumulation traduit une évolution périlleuse : le football tend à être appréhendé d’abord comme un secteur économique.

    La mutation est ancienne. Le budget prévisionnel 2025-2026 de la FFF avoisine 300 millions d’euros, financés à 58% par les partenariats commerciaux, les droits audiovisuels et les licences. Ce modèle permet de financer les missions fédérales et le football amateur, mais il accroît aussi la dépendance à des recettes de marché.

    Le partenariat conclu avec la société de jeux en ligne Betclic, évalué à 30 millions d’euros, illustre cette tension. La logique commerciale d’un opérateur de paris sportifs entre en porte-à-faux avec la mission de protection de la jeunesse notamment contre les risques d’addiction. Un grave problème constaté et dénoncé par Kylian Mbappé lui-même, le conduisant à refuser que son image soit associée à cette marque partenaire de la FFF.

    L’autre symbole de cette évolution demeure l’entrée de CVC Capital Partners au capital de LFP Media filiale de la LFP (3) qui dispose d’une délégation de la FFF. En apportant 1,5 milliard d’euros contre environ 13% du capital dans le cadre d’un accord conclu pour 99 ans, CVC a contribué à stabiliser le football professionnel. Mais cette opération introduit durablement une logique de rendement actuellement fixée à 13% de toutes les recettes. CVC peut ainsi être perçu comme le « cheval de Troie » d’une transformation où la valorisation des droits audiovisuels et des actifs devient un critère majeur de gouvernance.

    Le rapport sénatorial « Football-business : stop ou encore ? » met en garde contre cette financiarisation symbolisée aussi par l’entrée en jeu d’un mastodonte comme LVMH de Bernard Arnault devenu propriétaire du Paris FC. Il rappelle la nécessité de préserver les missions d’intérêt général du football. En l’état la loi proposée par les sénateurs y répond-elle ? Rien n’est moins sûr, les tendances persistent, les dangers demeurent. Au-delà du football, cette réforme pose une question de principe : jusqu’où une mission de service public peut-elle être gouvernée selon les critères de la rentabilité ?

    Le football professionnel crée de la richesse. Le football amateur crée du lien social. Le premier a besoin du second. L’inverse n’est pas vrai. Les députés remettre ce projet de loi sur le métier. Ils devraient réaffirmer la primauté de la mission de service public confiée à la FFF, renforcer les garanties accordées au football amateur et rappeler qu’une fédération délégataire n’a pas vocation à maximiser la valeur d’un portefeuille d’actifs mais à préserver un patrimoine sportif, éducatif et social.

    Une fédération n’est pas une holding. Son premier dividende ne devrait jamais être la valeur de ses contrats commerciaux. Il devrait rester celui que l’on ne cote sur aucune place financière : des millions de pratiquants, des milliers de bénévoles, des éducateurs engagés, des clubs vivants et une jeunesse qui trouve, sur tous les terrains de France, bien plus qu’un spectacle : une école de la République.

    1) Proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel.

    2) DNCG : Direction nationale de contrôle de gestion.

    3) LFP : Ligue de football professionnel créée par la FFF est son outil commercial.