États-Unis : la Coupe du monde en zone de turbulences

La prochaine Coupe du Monde de football est programmée du 11 juin au 19 juillet dans trois pays, Canada, Mexique et États-Unis. Mais, à quatre mois du coup d’envoi, plusieurs incidents viennent perturber les derniers préparatifs d’une compétition déjà mise à mal par le durcissement des conditions d’entrée aux États-Unis décrétées par l’administration de Donald Trump.

Au Mexique, après la mort de Nemesio Oseguera, chef d’un puissant cartel, des émeutes ont semé le trouble dans la ville de Guadalajara, qui doit accueillir deux barrages et quatre matches de la Coupe du Monde. Néanmoins, selon la presse mexicaine, « des accords devraient être trouvés pour assurer le bon déroulé des rencontres » à Guadalajara, mais aussi à Mexico et Monterrey, autres villes hôtes.

L’ICE de la discorde

Si, du côté du Mexique, les autorités affichent une certaine confiance, au nord du Rio Grande, quatre sites, Miami, Kansas city, New Jersey et Foxborough, sont plus pessimistes. Les trois premiers, où sont prévues 21 rencontres, dont la finale de la Coupe du Monde, dénoncent le retard dans les aides à la sécurité promises par Donald Trump.

D’après le Guardian, les représentants de ces sites ont déclaré « qu’ils attendaient toujours que les fonds fédéraux soient versés. Ils ont exprimé leur inquiétude quant au fait que ce retard pourrait nuire à la planification et à la préparation de la Coupe du monde ».

Ces fonds, d’un montant de 625 millions de dollars, ont été promis en juillet dernier par le président des États-Unis. Ils sont destinés au financement de la sécurité des sites devant accueillir les rencontres et les fans zones. Mais, depuis une dizaine de jours, un shutdown provoqué par des dissensions entre Démocrates et Républicains, concernant les agences gouvernementales susceptibles d’assurer la sécurité, bloque tout. Notamment parce que la tristement célèbre ICE (agence anti-immigration) fait partie des structures susceptibles d’être mobilisées.

Kansas city, New Jersey et Miami ne remettent pas en cause leur capacité à organiser les rencontres. En revanche, les trois sites menacent de ne pas ouvrir les fans zones si l’argent ne leur est pas rapidement versé.

C’est du côté de Fowborough que la situation est plus tendue. La ville, située dans la banlieue de Boston, menace carrément de refuser d’accueillir les sept matches qui sont programmés dans l’antre des New England Patriots. D’après le quotidien L’équipe, les élus de la cité devaient recevoir 7,8 millions de dollars devant financer le coût de la sécurité dans et aux abords du stade. « Ce n’est pas la responsabilité de la ville », a déclaré Bill Yukna, président du conseil municipal de Foxborough, selon des propos relayés par Bloomberg. La ville ne compte que 18 000 habitants et a menacé, faute d’accord, de ne pas accorder à la FIFA la licence nécessaire pour la tenue d’un match de football professionnel.

Parmi les sept matches programmés dans l’enceinte du Stade Gilette, il y a celui de l’équipe de France contre le Norvège, le 26 juin. Les Bleus doivent également y disputer un match de préparation.

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