Tag: Etats-Unis

  • Les Bleus quittent la scène mondiale sur une note amère

    Les Bleus quittent la scène mondiale sur une note amère

    La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Surtout lorsque le courant s’accélère à l’approche de l’arrivée, comme l’a appris à ses dépens l’équipe de France. Impériaux depuis le début de la compétition, les hommes de Didier Deschamps, qui disputait son dernier tournoi à la tête des Bleus, ont vu leur élan se briser en demi-finale face à l’Espagne. Dépassés par la maîtrise collective, la fluidité et l’efficacité de la Roja, les Tricolores ont logiquement cédé aux portes de la finale.

    Récompense personnelle

    Une immense désillusion pour une équipe qui rêvait de retrouver l’Argentine afin de prendre sa revanche, quatre ans après la cruelle défaite aux tirs au but face à l’Albiceleste. Déçus par leur élimination, les Bleus n’ont jamais vraiment caché leur manque d’enthousiasme à l’idée de disputer la petite finale face à l’Angleterre. Les Three Lions, eux non plus, n’abordaient pas ce rendez-vous avec un immense appétit, mais ils ont finalement su faire la différence au terme d’un match complètement fou, où après avoir pris quatre buts d’avance avant la pause, les Anglais ont vu les Français revenir dans la partie, notamment grâce à un doublé de Mbappé. Didier Deschamps a révélé qu’il avait choisi de quitter son poste de sélectionneur « pour le bien de l’équipe de France », à cause d’un « environnement » devenu « irrespirable » à son égard.

  • Une Coupe du monde avec son lot de polémiques

    Une Coupe du monde avec son lot de polémiques

    S’il y avait des doutes avant le début de la Coupe du monde sur l’ambiance et l’attractivité de la compétition, force est de constater qu’au niveau du jeu, le Mondial a été plutôt réussi. Les matches étaient plaisants, les stars ont répondu présentes comme rarement lors d’un Mondial et plusieurs équipes jugées plus faibles ont réussi de belles surprises. Éliminé en 16e de finale, le Cap-Vert est par exemple parvenu à marquer de son empreinte cette édition et pourra se targuer de n’avoir perdu aucun match à la fin du temps réglementaire.

    Alors que l’on attendait les frasques de Donald Trump (qui n’a tout de même pas pu s’empêcher d’intervenir pour annuler le carton rouge de Folarin Balogun, l’attaquant des États-Unis), le président américain est resté discret. L’édition a en réalité surtout été marquée par plusieurs sorties racistes.

    Tout a commencé avec l’ex-joueur yougoslave, Rade Bogdanovic. Pour expliquer l’erreur du défenseur belge Nathan Ngoy, l’ancien buteur de l’Atlético Madrid aujourd’hui consultant pour la télévision serbe, n’a regardé que la couleur de sa peau : « J’ai toujours dit que ces joueurs, et je ne suis pas raciste, mais que ces joueurs noirs n’ont pas la concentration pour tenir plus de soixante à quatre-vingt minutes. » L’ancienne star allemande Bastian Schweinsteiger, chouchou d’Angela Merkel à l’époque où la Mannschaft était championne du monde, n’a pas été plus heureux dans ses propos en parlant de la sélection ivoirienne comme d’une équipe « de football africain », « parfois peu orthodoxe, un peu sauvage, pas tout à fait tactique ».

    Malheureusement, ce Mondial, où l’Afrique a brillé puisque 9 des 10 équipes engagées ont passé le premier tour, s’est donc aussi accompagné des pires préjugés racistes.

    Mbappé, « Camerounais issu de la colonisation »

    Mais les propos les plus scandaleux sont arrivés du Paraguay. Suite à l’élimination de l’équipe nationale contre la France (1-0), la sénatrice Celeste Amarilla a violemment attaqué Kylian Mbappé. Sur X, elle écrit à propos du numéro 10 tricolore : « Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Un Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français. »

    Les propos de la parlementaire membre de l’opposition ont fait le tour de la planète. Mbappé a alors reçu le soutien de la FIFA, de l’UEFA, de la FFF, du gouvernement paraguayen qui a présenté ses excuses à la France, de l’ONU et de nombreux responsables politiques dont le chef de l’État français. Le parquet de Paris a même ouvert une enquête contre la sénatrice paraguayenne.

    La sénatrice a profité de cette réponse pour réaffirmer ses propos et insulter à nouveau le capitaine tricolore de « fils de p*** ». Ses déclarations rappellent les chants et insultes déjà entendus en Argentine après la victoire de l’Albiceleste lors du dernier championnat du monde. Mais ces propos sont aussi audibles en France. Sur les réseaux sociaux, l’équipe de France, pas assez « blanche » selon certains, est régulièrement qualifiée « d’équipe africaine » qui ne représenterait donc pas les Français. Les propos de Kylian Mbappé ou de Jules Koundé contre l’extrême droite ne sont pas non plus passés inaperçus de ce côté de l’échiquier politique.

  • [Coupe du Monde] Une mi-temps interminable

    [Coupe du Monde] Une mi-temps interminable

    C’est ainsi qu’au lieu de se disputer en deux mi-temps, les matches se sont joués en quatre quart-temps, afin de permettre la diffusion de plus de spots publicitaires.

    Pour la finale, les organisateurs ont ainsi imposé un concert, comme c’est la tradition à l’occasion du super bowl.

    Mais pour le mettre en pratique, il a fallu allonger le temps de repos. Habituellement de 11 minutes dans le vestiaire, plus les quatre minutes nécessaires pour quitter et revenir sur la pelouse, ce temps a finalement été d’une demi-heure, afin que Madonna et consort puissent faire leur show sur la pelouse du stade de New York.

  • Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Et une petite finale de Coupe du Monde qui fait 185.

    Après quatorze ans sur le banc de l’équipe de France, Didier Deschamps a dit au revoir à une sélection qui lui a permis de tout gagner et de tout vivre, y compris cette petite finale au scénario improbable. « Pour la première fois, je me suis dit : c’est la dernière fois que tu fais ça ». a-t-il confié, après le duel des frustrés contre l’Angleterre, perdu 6 –  4.

    En tant que joueur, capitaine puis sélectionneur, le Basque aura écrit les plus belles pages de l’histoire des Bleus. Sacré en 1998 en tant que capitaine, puis en 2018 en tant que sélectionneur, il a permis également au football français de retrouver des couleurs, après la période compliquée qui a suivi la finale mondiale perdue en 2006.

    Deux traversées du désert

    à chacun de ses passages, Didier Deschamps a redressé la barre. En tant que joueur, il était de la génération de la première étoile, puis du sacre néerlandais à l’Euro, à la sortie d’une première traversée du désert sportif, de 1986 à 1998.

    En tant que sélectionneur, il a pris le relais de Laurent Blanc, lessivé par un Euro 2012 raté, deux ans après l’humiliation de Knysna en Coupe du Monde. Didier Deschamps avait la recette pour faire gagner ses équipes.

    Il a conduit Monaco en finale de la Ligue des Champions. Permis à l’OM de regagner des trophées, six en trois ans, dont le onzième titre de champion de France en 2010. Il était logique qu’il soit appelé au chevet de l’équipe de France.

    Après un coup d’essai, lors du Mondial brésilien, en 2014, où l’aventure s’est achevée en quart de finale face à l’Allemagne, le rendement est allé crescendo. Une finale d’Euro 2016, perdue contre le cours du jeu face au Portugal (0 – 1) au Stade de France. Suivie d’une Coupe du Monde exceptionnelle, où vingt ans après, il a permis aux Bleus de broder leur seconde étoile dans la nuit russe en surclassant la Croatie (4 – 2). Dans la foulée, viendra une victoire en Ligue des Nations (2021).

    DD et les Bleus étaient alors au zénith. Malgré les reproches pour son jeu trop prudent, le groupe a tracé sa route. Flirtant même avec une troisième étoile que l’Argentine récoltera finalement.

    Ses dernières années à la tête de l’équipe de France rappelle ses derniers mois d’entraîneur à l’OM. Avec une lente rentrée dans le rang, marquée par deux Euros en demi-teinte, malgré une demi-finale, perdue, contre l’Espagne lors du tournoi en Allemagne (2024).

    Il espérait vivre une troisième finale mondiale consécutive. Il s’est contenté d’une quatrième place pour sa dernière.

    Reste maintenant à son successeur, Zinédine Zidane qui prendra ses fonctions le 1er septembre, à tourner la page et démarrer une autre histoire.

  • [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    Thomas Tuchel, le sélectionneur de l’équipe nationale d’Angleterre, s’est montré catégorique en ce qui concerne le match de la troisième place, samedi (à 23h) au Hard Rock Stadium, à Miami, face à l’équipe de France. « Aucun de nos joueurs ni aucun des joueurs français ne souhaite disputer ce match », a déclaré le coach anglais. « Ils veulent jouer la finale. Nous avons tout donné pour y parvenir. Tout le monde joue pour gagner la Coupe du monde, mais c’est ainsi. Nous avons un jour de récupération de moins que la France, mais nous le ferons avec professionnalisme », a-t-il ajouté. Championne du monde en 1966, l’Angleterre n’a depuis jamais retrouvé la finale de l’épreuve. Depuis 2018, elle se retrouve à chaque fois au minimum jusqu’au stade des quarts de finale. C’est d’ailleurs à ce tour fatidique que les Bleus leur avaient barré la route du dernier carré en 2022, où Olivier Giroud avait anéanti leurs espoirs de sacre.

    Mbappé vise un trophée individuel

    Si les hommes de Didier Deschamps peuvent encore repartir d’Amérique avec une médaille de bronze, Kylian Mbappé a, lui aussi, un objectif personnel. Le capitaine tricolore est en tête du classement des buteurs, à égalité avec le génie argentin Lionel Messi. Le Madrilène pourrait ainsi devenir le premier joueur, depuis le roi Pelé, à remporter deux éditions consécutives du Soulier d’or au Mondial.

  • [Coupe du Monde] Un épilogue du Mondial royal entre l’Espagne et l’Argentine

    [Coupe du Monde] Un épilogue du Mondial royal entre l’Espagne et l’Argentine

    Il faut remonter à 1966 pour retrouver un Espagne-Argentine dans une compétition officielle. Soixante ans plus tard, les deux géants du football latino se retrouvent pour un duel au sommet : la finale de la Coupe du monde 2026, dimanche (21h), au MetLife Stadium de New York.

    Les hommes de la Roja, impressionnants d’efficacité depuis leur deuxième match de groupe après une entrée en matière laborieuse face au Cap-Vert, ont été les premiers à décrocher leur billet pour la finale. Leur maîtrise collective et leur jeu de possession parfaitement huilé ont fait la différence tout au long de la phase à élimination directe. Ils ont d’abord écarté le Portugal de Cristiano Ronaldo, puis la Belgique de Kevin De Bruyne, au terme de deux succès arrachés dans les derniers instants.

    Mais c’est surtout leur démonstration face à la France, en demi-finale, qui a marqué les esprits : les Bleus ont été étouffés par l’intensité et la justesse du collectif espagnol. « C’est une équipe immense, avec des joueurs fantastiques et un style de jeu remarquable », saluait Lionel Messi après la victoire de l’Argentine contre l’Angleterre (2-1), en demi-finale. « C’est une équipe que je connais bien, avec une philosophie de jeu installée depuis de nombreuses années. Je connais aussi les joueurs, j’ai joué contre eux, je les suis. Plusieurs évoluent au Barça, un club que j’aime et que je soutiens. C’est un match spécial, une finale de Coupe du monde. J’imagine que ce sera un match très serré », a ajouté la « Pulga », toujours aussi inspirée techniquement.

    En foulant la pelouse du MetLife Stadium dimanche, Lionel Messi ajoutera une nouvelle ligne à son immense légende. À 39 ans, l’Argentin deviendra seulement le deuxième joueur de l’histoire à disputer trois finales de Coupe du monde (2014, 2022 et 2026), après le Brésilien Cafu.

    L’élève Scaloni dépassera son ancien maître ?

    Cette affiche entre l’Espagne et l’Argentine fêtera également les retrouvailles entre Luis de la Fuente et Lionel Scaloni. Le premier cité fut le professeur du second lors de son cursus d’entraîneur. « Le destin a voulu que l’on se retrouve en finale. Après le Qatar, j’ai eu une très belle conversation avec lui ; nous avons parlé de choses qui, je pense, lui ont été utiles et qu’il a ensuite appliquées à sa sélection », a révélé le sélectionneur argentin. « Tout le monde sait que je vis en Espagne, que ma famille est là-bas, mais dimanche, je suis désolé : nous allons tout faire pour gagner. J’espère que les Espagnols seront heureux de voir l’Argentine en finale, après tout ce que Messi leur a apporté. Ils l’aiment – pas tous, mais une grande partie l’adore », souligne-t-il, à 72h de disputer sa deuxième finale de Coupe du monde consécutive.

    Il devient le cinquième sélectionneur de l’histoire à réaliser cette prouesse. Avant lui, seuls Didier Deschamps (2018 et 2022 avec la France), Franz Beckenbauer (1986 et 1990 avec la RFA), Carlos Bilardo (1986 et 1990 avec l’Argentine) et Vittorio Pozzo (1934 et 1938 avec l’Italie) avaient réussi cela.

    ET AUSSI

    Banderole polémique, Londres réclame une enquête

    Après leur victoire contre l’Angleterre (2-1), mercredi, en demi-finale de la Coupe du monde 2026, les joueurs argentins ont célébré leur qualification en déployant une banderole sur laquelle était inscrit : « Les îles Malouines sont argentines. » Un message faisant référence au différend territorial qui avait dégénéré en conflit armé entre les deux pays en 1982. Portée par plusieurs joueurs après le coup de sifflet final, puis déposée sur la pelouse du stade d’Atlanta par Giovanni Lo Celso, cette banderole pourrait contrevenir au règlement de la FIFA, qui interdit toute manifestation à caractère politique dans les enceintes accueillant les compétitions qu’elle organise. Dans la soirée, le président argentin Javier Milei, sans faire explicitement référence au geste des joueurs, a appelé à ne pas « mélanger » le football et le différend autour des îles Malouines. « Ne mélangeons pas les choses. Les Malouines se récupèrent avec une diplomatie avisée, pas avec des gestes de patriotisme à bon marché », a-t-il déclaré sur Radio Mitre. « Nous réalisons des avancées diplomatiques considérables. Nous avons réussi à obtenir que l’ONU oblige le Royaume-Uni à s’asseoir à la table des négociations avec nous. Mais ne mélangeons pas tout : ce n’est qu’un match de football », a ajouté le président, tout en saluant dans cette victoire « une étape glorieuse » de l’Albiceleste. Le gouvernement britannique a appelé jeudi à une enquête de la Fifa au lendemain du déploiement par des joueurs argentins d’une banderole proclamant que « les [îles] Malouines sont argentines ».

    « La Coupe du monde n’est peut-être pas à nous, mais les îles Falklands [le nom britannique des Malouines, Ndlr.] le sont assurément », a réagi un porte-parole de Downing Street.

  • [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    L’heure est désormais à la digestion. Celle d’une élimination aux portes de la finale du Mondial, où la route vers le trophée tant convoité s’est arrêtée face à une équipe d’Espagne bien supérieure dans la maîtrise du jeu. Dominés dans les secteurs clés, incapables d’imposer leur rythme et trop imprécis dans les moments importants, les Bleus n’ont jamais véritablement donné le sentiment de pouvoir renverser le cours de cette demi-finale. Une prestation en deçà des attentes, qui contraste avec les performances affichées jusque-là dans la compétition et laisse un goût amer au sein du groupe tricolore.

    « Je pense qu’on n’a pas fait le match qu’on voulait faire. Que ce soit tactiquement ou techniquement, dans le niveau global qu’on a fourni. Et quand tu ne fais pas ce que tu es censé faire dans une demi-finale de Coupe du monde, tu ne gagnes pas », a déploré Kylian Mbappé après la rencontre. « L’Espagne a respecté son plan et ce à quoi elle est fidèle. C’est une équipe qui aime contrôler le ballon et le tempo. Notre objectif, c’était de venir les chercher haut pour ne pas les laisser installer ce faux rythme. Parce que dans le contrôle du jeu, ils sont meilleurs que nous. On n’a pas réussi à faire ça, et il y a eu trop d’approximations techniques. On n’a pas su leur faire mal quand on devait le faire. C’était à nous de changer ce rapport de force et c’est dans ça qu’on a échoué. Le reste, ce sont des conséquences de ce que j’ai évoqué avant. »

    Deschamps critique l’arbitrage

    Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps a également fait part de sa grande déception, affirmant que ses joueurs étaient « anéantis ». « La déception est là, les joueurs étaient anéantis dans le vestiaire, car c’est un groupe de compétiteurs. Mais il ne faut pas balayer tout ce qui a été bien fait. Je suis comme les joueurs, j’avais cette ambition et cette volonté. On en avait la possibilité. On a beaucoup de fierté dans ce qu’on a réalisé dans des conditions difficiles. Il faut accepter la défaite et la victoire de l’Espagne. C’est le très haut niveau », a déclaré le technicien en conférence de presse.

    « L’Espagne est très forte. Ils ont été très bons dans la lecture de notre jeu. On n’a pas trouvé les solutions. Si on n’a pas l’expression offensive et technique qu’on a eue jusqu’à maintenant, c’est de notre faute. Il y a aussi le mérite de l’adversaire. Il fallait être au maximum et l’équipe de France ne l’était pas ce soir », a-t-il ajouté. Le sélectionneur a souligné les « erreurs techniques » de ses joueurs, indiquant qu’ils avaient été « un ton en dessous », avant de tacler l’arbitrage. « Je ne veux pas passer pour une pleureuse. Mais je veux vous poser une question. Est-ce que l’arbitre de ce soir avait le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? Je vous laisse y répondre », a-t-il lancé sans vergogne.

    Deschamps, qui dirigera pour la dernière fois les Bleus samedi lors du match pour la 3e place après 14 ans passés à la tête de l’équipe nationale, s’est aussi dit « fier » de son parcours. « Il y a eu 2018 (le titre de champion du monde, ndlr), la finale en 2022, on a maintenu la sélection française à un niveau très haut. C’est ainsi. Ce n’est pas un moment de bonheur ce soir mais il faut accepter la décision du match », a-t-il expliqué avec fatalité.

    ET AUSSI

    Audience record de l’année 2026

    Quelque 20,2 millions de téléspectateurs en moyenne ont regardé mardi soir sur M6 l’élimination de la France par l’Espagne (0-2) en demi-finale de la Coupe du monde de football, selon les chiffres de Médiamétrie publiés mercredi. Toutes chaînes confondues, il s’agit d’un record depuis le début de l’année 2026. Le précédent remontait au quart de finale remporté par les Bleus le 9 juillet face au Maroc (2-0), suivi par plus de 16 millions de téléspectateurs en moyenne sur M6.

    Football pas si populaire…

    À quelques jours de la finale de la Coupe du monde, prévue dimanche à New York, les prix ont décidé de disputer leur propre compétition. Sur les plateformes de revente, la place la moins chère s’affiche désormais à 4 451 euros, tandis que certains billets grimpent jusqu’à 188 803 euros. « C’est scandaleux, c’est inadmissible », a dénoncé Rafael Louzán, le président de la Fédération espagnole, rappelant que les supporters doivent également payer les vols et des hôtels dépassant parfois les 800 euros.

    Migné quitte Haïti

    Sur le banc d’Haïti depuis mars 2024, Sébastien Migné quitte son poste de sélectionneur, comme annoncé mardi par la Fédération haïtienne de football. Il vient de prendre part à la deuxième Coupe du monde de l’histoire du 88e pays au classement FIFA.

    Show comme au SuperBowl

    Selon la BBC, The Times et The Athletic, le show prévu à la mi-temps de la finale de la Coupe du monde pourrait rallonger la durée de celle-ci. La pause pourrait ainsi durer 20 à 25 minutes, dont onze minutes d’un concert façon Super Bowl qui verra se produire Madonna, Shakira et BTS.

  • L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    Comme face au Cap-Vert et l’Égypte, ils ont eu recours à la prolongation pour poursuivre leur aventure. Dès potron-minet en Europe, c’est la Suisse qui, cette fois, en a fait les frais. Alors qu’Alexis MacAllister avait rapidement ouvert le score pour l’Argentine, Don Ndoye a égalisé peu après l’heure de jeu.

    Les Helvètes ont fait mieux que se défendre. Même réduits à dix après l’expulsion de Breel Embolo, ils ont continué à faire douter le champion du monde en titre. Qui a définitivement assuré sa place dans le dernier carré grâce à Lautaro Martinez (3-1).

    À Atlanta, jeudi, l’Argentine affrontera l’Angleterre. Des Anglais qui doivent à Jude Bellingham, auteur de deux buts, d’éviter la sortie de route. Face à une équipe de Norvège qui n’a rien lâché (2-1, après prolongation).

  • Les Bleus à portée d’étoile

    Les Bleus à portée d’étoile

    Ce n’est pas la lutte finale, mais cela va y ressembler mardi.

    Au pays des Ewing et des Barnes, l’équipe de France de Didier Deschamps a rendez-vous avec l’histoire. Avec son histoire. Avec l’histoire d’un sélectionneur qui, quoiqu’il advienne, va entrer au Panthéon des sélectionneurs mondiaux. Celui qui a été le capitaine du premier sacre en 1998 sera sur le banc d’une équipe de France avec laquelle il va disputer sa troisième demi-finale mondiale consécutive. Avec la perspective de vivre une troisième finale en douze ans.

    Sacré en 2018, finaliste malheureux en 2022, le Basque peut être celui qui permettra au coq du maillot tricolore d’accueillir sa troisième étoile. Mais, pour lancer la machine à tricoter, il reste encore deux étapes, et non des moindres. Avec à chaque fois des cols hors catégories à franchir.

    Le premier à se présenter sur le chemin vers New York est l’Espagne. Adversaire qui, depuis quelques années, prend un malin plaisir à gâcher les soirées décisives. Comme en 2024, lorsque la Roja a barré la route de la finale de l’Euro.

    À Munich, tout s’était joué dans la première demi-heure. Randal Kolo Muani ouvrant le score après neuf minutes de jeu. Avant qu’en quatre minutes, de la 21e à la 24e, Lamine Yamal et Dani Olmo ne renversent la situation en faveur de l’Espagne.

    Deux ans plus tard, Dallas va donc accueillir la revanche. Avec des onze de départ qui seront très proches de ceux de l’Euro. Et deux sélections qui, depuis le coup d’envoi du mondial nord américain, ont démontré leurs qualités, aussi bien offensives que défensives.

    Côté français, l’attaque et la défense se sont montrées intraitables depuis le début du tournoi. Avec vingt buts inscrits, dont huit pour Kylian Mbappé, la force de frappe tricolore a les moyens de venir à bout d’une défense espagnole qui a concédé son premier but en quart de finale, face à la Belgique. Mais la défense française, qui n’a cédé que deux fois, n’est pas mal non plus. Malgré une faiblesse relative dans son couloir gauche.

    « Nous sommes là où nous voulions être », a dit Didier Deschamps après la qualification aux dépens du Maroc
    (2-0). Néanmoins, celui qui compte désormais vingt victoires sur un banc en phase finale d’une Coupe du monde ne serait pas contre améliorer encore ce record.

    Ses Bleus, qui devraient être au complet pour lui permettre d’aligner son onze idéal mardi, ne sont pas contre cette idée. Ils vont tout faire pour cela.

    REPÈRES

    Un dernier carré à sept étoiles

    Le 19 juillet à New York, il y aura un nouveau champion du monde. Mais ce ne sera pas un novice. Les qualifiés pour les demi-finales comptent tous au moins une étoile à leur palmarès. Trois pour l’Argentine, deux pour la France, une pour l’Espagne et l’Angleterre.

    Duels de buteurs

    Quatre des cinq meilleurs buteurs du tournoi sont encore en lice. Leo Messi et Kylian Mbappé mènent la danse, avec huit réalisations chacun. Devant les Anglais Jude Bellingham, auteur d’un doublé face à la Norvège, et Harry Kane qui comptent six buts. Erling Haaland va rester à sept, car la sélection norvégienne a quitté la compétition. Le Français Ousmane Dembélé, avec cinq buts, et l’Espagnol Mikel Oyarzabal, quatre, peuvent grappiller des places.

  • Un Mondial qui réveille les pires instincts racistes

    Un Mondial qui réveille les pires instincts racistes

    S’il y avait des doutes avant le début de la Coupe du monde sur l’ambiance et l’attractivité de la compétition, force est de constater qu’au niveau du jeu, le Mondial est plutôt réussi. Les matchs sont plaisants, les stars répondent présentes comme rarement lors d’un Mondial et plusieurs équipes jugées plus faibles ont réussi de belles surprises. Éliminé en 16e de finale, le Cap-Vert est par exemple parvenu à marquer de son empreinte cette édition et pourra se targuer de n’avoir perdu aucun match à la fin du temps réglementaire.

    Alors que l’on attendait les frasques de Donald Trump (qui n’a tout de même pas pu s’empêcher d’intervenir pour annuler le carton rouge de Folarin Balogun, l’attaquant des États-Unis), le président américain est pour l’instant resté discret. L’édition a en réalité surtout été marquée par plusieurs sorties racistes.

    Tout a d’abord commencé avec l’ex-joueur yougoslave, Rade Bogdanovic. Pour expliquer l’erreur du défenseur belge Nathan Ngoy, l’ancien buteur de l’Atlético Madrid aujourd’hui consultant pour la télévision serbe, n’a regardé que la couleur de sa peau : « J’ai toujours dit que ces joueurs, et je ne suis pas raciste, mais que ces joueurs noirs n’ont pas la concentration pour tenir plus de soixante à quatre-vingt minutes ». L’ancienne star allemande Bastian Schweinsteiger, chouchou d’Angela Merkel à l’époque où la Mannschaft était championne du monde, n’a pas été plus heureux dans ses propos en parlant de la sélection ivoirienne comme d’une équipe « de football africain », « parfois peu orthodoxe, un peu sauvage, pas tout à fait tactique ».

    En conférence de presse, un journaliste n’a pas non plus hésité à demander au coach et à un joueur du Sénégal comment ils comptaient remédier « aux problèmes de concentration » des équipes africaines.

    Malheureusement, ce Mondial, où l’Afrique a brillé puisque 9 des 10 équipes engagées ont passé le premier tour, s’est donc aussi accompagné des pires préjugés racistes.

    Mbappé, un « Camerounais issu de la colonisation »

    Mais les propos les plus scandaleux sont arrivés du Paraguay. Suite à l’élimination de l’équipe nationale contre la France (1-0), la sénatrice Celeste Amarilla a violemment attaqué Kylian Mbappé. Sur X, elle écrit à propos du numéro 10 de l’équipe de France : « Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Un Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français. »

    Les propos de la parlementaire membre de l’opposition ont fait le tour de la planète. Mbappé a alors reçu le soutien de la Fifa, de l’UEFA, de la FFF, du gouvernement paraguayen qui a présenté ses excuses à la France, de l’ONU et de nombreux responsables politiques dont le chef de l’État français. Le parquet de Paris a même ouvert une enquête contre la sénatrice paraguayenne.

    Mbappé a tout de même tenu à lui répondre : « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction. Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition. Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisés durant cette Coupe du monde », a répondu l’attaquant du Real Madrid sur ses réseaux sociaux. La sénatrice a profité de cette réponse pour réaffirmer ses propos et insulter à nouveau le capitaine tricolore de « fils de p*** ». Ses déclarations rappellent les chants et insultes déjà entendus en Argentine après la victoire de l’Albiceleste lors du dernier championnat du monde.

    Mais ces propos sont aussi audibles en France. Sur les réseaux sociaux, l’équipe de France, pas assez « blanche » selon certains, est régulièrement qualifiée « d’équipe africaine » qui ne représenterait donc pas les Français. Les propos de Kylian Mbappé ou de Jules Koundé contre l’extrême droite ne sont pas non plus passés inaperçus de ce côté de l’échiquier politique.

    Le football, sport le plus populaire au monde, qui se veut porteur de valeurs d’inclusion et de fraternité a encore du travail pour changer les mentalités.