Tag: Cinéma

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • Un film pour témoigner de la mise en concurrence du rail à Miramas

    Un film pour témoigner de la mise en concurrence du rail à Miramas

    « C’est un témoignage de gens qui ne parlent pas à un syndicaliste ou une direction, mais à un cinéaste et avec leur cœur », résume Damien constant, responsable CGT du Comité d’activités sociales inter-entreprises (Casi) des cheminots de Miramas.

    Vendredi soir à 18h30 au cinéma Le Comoédia, le Casi organise la diffusion du film documentaire « #Touscheminots, concurrence, entre défiance et méfiance, entretiens et témoignages en région Paca », réalisé par Balkan Tekelioglu sur une idée originale de l’organisation.

    « Le film raconte l’ouverture à la concurrence du rail au travers des témoignages de cheminots qui ont été transférés dans SNCF sud azur », détaille Damien Constant.

    « Un outil de lutte »

    Il y a une originalité dans la façon de faire. « La réalisation a fait ce qu’elle voulait à partir de notre projet, nous n’avons pas donné de consignes indique Damien Constant. Ce sont des gens qui racontent leur vie, leur entrée à la SNCF, comment leur transfert leur a été annoncé et comment ils l’ont vécu ».

    « Ce film est un outil, une arme pour sensibiliser, transmettre les émotions, et dire qu’on ne veut pas que ça se reproduise. Car vivre la privatisation c’est vivre un drame », appuie le syndicaliste CGT. En d’autres termes, « c’est une autre manière de militer, notre but est que sa diffusion ne s’arrête pas au casi. Il y a pour projet de le promouvoir auprès du grand public », développe Damien Constant, la demande de visa d’exploitation étant en cours et sa diffusion envisagée lors de festivals.

    La séance de vendredi 18h30 au Comoédia est gratuite pour les cheminots, le tarif est de 4 euros€pour le public. Un débat et un apéritif sont proposés à l’issue de la projection.

  • 18 ans de cinéma suisse à Montpellier

    18 ans de cinéma suisse à Montpellier

    Les Journées du cinéma suisse reposent leurs valises à Montpellier pour une 18e édition. Au programme : neuf films qui incarnent « un cinéma engagé, qui ose dénoncer, et qui a aussi beaucoup d’humour », selon Christine Bolliger, fondatrice de l’événement.

    Depuis 2008, ces journées accueillent des films qui interrogent et donnent à voir le réel, les parcours humains et les mutations de la société dans la tradition du cinéma suisse, souvent plus intimiste et réflexif que spectaculaire. Cette année, les neuf films sélectionnés, documentaires et fictions, aborderont des sujets forts tels que l’avenir des montagnes, avec le documentaire Bergfhart (La danse des cimes) de Dominique Margot (5 février), la succession avec le film Nos chastè (Notre château et son histoire fabuleuse), de Suzanna Fanzun ou encore la résilience avec la fiction de Léa Pool : Hôtel Silence (7 février). Chaque projection sera suivie d’un échange avec le public et les invités présents. Une fois de plus, les cinéphiles pourront voyager à travers les différentes régions culturelles et linguistiques de la Suisse et pas seulement.

    Ouverture internationale

    L’événement montpelliérain franchit une étape cette année en accueillant pour la première fois des coproductions internationales. Dans Quir (4 février), Nicola Bellucci capte un lieu de résistance queer au cœur d’une Sicile patriarcale, à travers la boutique de Gino et Massimo. Un élargissement naturel, selon Christine Bolliger : « La plupart des documentaires suisses sont aujourd’hui produits avec nos voisins italiens ou français. On travaille souvent avec la maison de Heidelberg. Je suis persuadée qu’on a plus de visibilité et de facilité si on travaille tous ensemble. »

    Parmi les temps forts de cette édition, une journée consacrée à la famille abordera des thèmes sensibles et universels : la paternité, la maternité, le corps médical, la filiation. Un choix qui résonne aujourd’hui de manière très politique, même si ce n’était pas l’intention première. Si ces questions sont aujourd’hui politisées, c’est presque dramatique, estime-t-elle : elles devraient pouvoir être abordées de manière totalement naturelle. Ici, le cinéma devient alors un espace de dialogue, où l’on regarde le réel en face, sans posture, et où la discussion reprend ses droits après la projection.

  • Bo Widerberg, anti-Bergman à Aix-en-Provence

    Bo Widerberg, anti-Bergman à Aix-en-Provence

    Qui dit cinéma suédois fait forcément surgir la figure tutélaire d’Ingmar Bergman, cinéaste ayant collectionné tout au long du XXe siècle des prix à Cannes, Berlin et Venise. Un totem dont Bo Widerberg (1930-1997), qui fait l’objet d’un cycle du 5 février au 1er mars à l’École supérieure d’art d’Aix, s’est pourtant démarqué dès ses débuts, lui qui estimait que le public ne peut pas « se reconnaître dans les personnages de Bergman. Ils ne sont que des figures dans un théâtre mental ».

    « Cinéaste, romancier, scénariste et critique de cinéma », Bo Widerberg fait davantage dans le charnel et le sensible. « Considéré comme le chef de file d’une nouvelle vague suédoise. Il a ouvert la voie à un cinéma libre et hédoniste, teinté des couleurs de l’impressionnisme », plante le programme de l’Institut de l’image d’Aix, à l’initiative de ce cycle.

    « Le quartier du corbeau »

    Le premier film réalisé par Bo Widerberg, qui lorgnait plutôt du côté de la Nouvelle vague française, coïncide ainsi avec Le péché suédois (1963). Un drame autour de l’histoire de « Britt, ouvrière en usine et Björn, bourgeois cultivé, qui disparaît », tandis qu’elle « tombe enceinte de Robban, guitariste canaille ». Il faut dire que ce cinéaste, dont l’œuvre a été éclipsée par celle de Bergman, a le goût pour des films « empreints d’humanisme et de préoccupations politiques et sociales », comme pourront également l’illustrer les projections du Quartier du corbeau, dans les pas d’« Anders, qui vit avec un père alcoolique et une mère bourreau de travail. Pour dénoncer l’injustice sociale, il veut devenir écrivain », résume-t-on du côté de l’Institut de l’image qui proposera au total huit de ses films.

    www.institut-image.org

  • Le cinéma s’invite à l’école élémentaire au Rove

    Le cinéma s’invite à l’école élémentaire au Rove

    Grâce à un projet initié par leurs enseignantes en partenariat avec l’association ACA et le soutien de la municipalité dans le cadre des sorties financées par la municipalité, les élèves découvrent l’univers du 7e art.

    L’objectif de ce projet est double : faire découvrir l’histoire du cinéma tout en sensibilisant les élèves aux nombreux métiers liés à un tournage. Cette semaine, les élèves ont vécu un temps fort du projet avec une semaine de tournage. Tour à tour acteurs, réalisateurs ou cameramen, ils ont réalisé un film d’environ 15 minutes… Un visionnage est prévu en fin d’année scolaire en présence des parents et de la municipalité,

    Autre moment marquant : la visite, début janvier, de Malek Hamzaoui, directeur de production et comédien du réalisateur Robert Guédiguian. Il était accompagné de Romain Silvi, membre de son équipe, et accueilli en présence de Chantal Giraud, adjointe aux écoles.

  • Le septième art corse tisse sa toile à Marseille

    Le septième art corse tisse sa toile à Marseille

    « Pour échanger loin des clichés », fait part l’organisation d’Arte Mare, Festivale di e u filmu mediterraneu di Bastia, ce « doyen des festivals corses », créé il y a près de 45 ans, élit à nouveau domicile au cinéma l’Alhambra samedi 31 janvier. Et ce, pour une escale « destinée aux Corses de la diaspora, aux amoureux de l’île de beauté et aux amateurs du 7e art ». Marseille, cette ville qui compterait autour de 150 000 âmes d’origine corse, accueille dans la belle salle obscure du quartier Saint-Henri deux séances d’avant-premières mettant en lumière les « femmes devant et derrière la caméra ».

    « La fabrique du nous »

    La première d’entre elles abordera les violences faites aux femmes avec La confrontation, court-métrage de fiction de Marie Abbenanti et Sandy Pujol-Latour dans le sillage d’une jeune adolescente « qui doit affronter sa plus grande peur » dans un commissariat : « se confronter à son parrain qui l’a violée étant enfant ». Puis, celles du documentaire de Julie Perreard, Tu n’es pas seule, autour de six colleuses féministes en Corse. Autant de projections accompagnées par la présence de leurs réalisatrices, tout comme pour Camera obscura, la fabrique du nous. Un documentaire de Yolaine Lacolonge qui se focalise sur trois réalisateurs corses, Thierry de Peretti, Julien Colonna et Frédéric Farrucci, mettant chacun en scène leur île d’aujourd’hui « avec des héroïnes féminines dans leur scénario ».

  • Du cinéma pour débattre du harcèlement scolaire à Aix

    Du cinéma pour débattre du harcèlement scolaire à Aix

    Les chiffres 2025 du baromètre E-enfance sur le harcèlement et le cyberharcèlement chez les jeunes sont affichés sur l’écran du cinéma Renoir. C’est sur ce thème, justement, que s’est ouverte la 9e édition du Festival du film judiciaire aixois, ce mercredi 28 janvier, dans les salles noires, jusqu’au mercredi 4 février.

    L’événement à destination des lycéens, conjointement organisé par la Ville d’Aix, le tribunal judiciaire, le conseil départemental de l’accès au droit, le rectorat, et les Cinémas Aixois, programme cette année le film TKT (Solange Cicurel, 2025). « Un film, qui montre la dynamique du harcèlement, la posture de chacun, la responsabilité de chacun dans ce type de situation », estime Christine Roux, responsable académique de la cellule Non au harcèlement pour le rectorat d’Aix-Marseille, qui le rappelle : « On a au moins quatre élèves sur dix qui sont concernés par ce phénomène de violence. »

    Pour cette première journée de festival, près de 200 lycéens ont inondé le cinéma pour assister à la projection mais, surtout, échanger en fin de séquence avec des personnalités du monde judiciaire, policier, scolaire…

    Dialoguer, responsabiliser

    « L’objectif est de favoriser la réflexion et le dialogue autour de thématiques importantes », rappelle Solène Trévidic, déléguée du Conseil local de sécurité et prévention de la délinquance (CLSPD). Parmi les intervenants présents pour démêler les interrogations, le commandant de police Grégory Omnes, ou Marie Kerbart, vice-présidente en charge des fonctions de juge des enfants. « Il y aura chaque jour un magistrat du tribunal judiciaire qui viendra répondre aux questions et réagir, rappelle la magistrate. On traite beaucoup la question du harcèlement côté victimes. Parmi les problématiques des enfants en danger, la situation du harcèlement revient régulièrement et peut être signalée par les établissements scolaires. »

    Pour Hélène Judes, présidente du tribunal judiciaire d’Aix, il faut « responsabiliser », les acteurs de ces situations de harcèlement, même jeunes : « Les harceleurs peuvent être condamnés et avoir, alors qu’ils sont mineurs, un casier judiciaire (…). C’est un début dans la vie qui est compliqué, explique-t-elle. Alors il y a cet aspect pénal, mais le message que je veux surtout faire passer, c’est qu’on sait que les harceleurs sont parfois eux-mêmes des victimes. Ce qu’il faut faire passer, comme message sociétal, c’est celui de briser la loi du silence (…) L’idée est de faire entendre qu’on peut les aider d’un côté comme de l’autre. Avant que ça n’aille trop loin. C’est avant qu’il faut agir. Cette responsabilité, leur appartient. Parce qu’ils savent. Nous les parents, on ne sait pas, eux savent. »

    Les projections pourraient donc avoir un impact hors salles de cinéma. « On espère que ces jeunes lycéens auront des petits frères et sœurs à qui parler [de ce sujet], espère Rémi Peyron, directeur des Cinémas Aixois. Et qui sait, cela suscitera peut-être des vocations. »

  • L’équipe de Gaby Charroux défend le bilan à Martigues

    L’équipe de Gaby Charroux défend le bilan à Martigues

    « Bonjour Madame, voilà le bilan de ce qui a été fait par l’équipe municipale sortante de Gaby Charroux ! » Ce mardi soir, à Paradis-Saint-Roch, ils sont une vingtaine, comme Marianne Bocca, à se répartir dans tout ce quartier de Martigues pour distribuer le bilan de la majorité du maire (PCF) Gaby Charroux et de son équipe.

    Les militants sont souriants, motivés. Sportifs même, parfois. Notre militante communiste fraîchement retraitée monte les escaliers d’un immeuble et sonne à deux portes. « Et si ça répond aux deux, eh bien, je discute avec les deux à la fois » répond-elle candidement. L’accueil des habitants est positif : « Les gens ouvrent, prennent le bilan, sont polis… Je suis même tombé sur des employés municipaux qui m’ont reconnu », confie Béatrice, une militante et ancienne agente.

    Thomas, doctorant trentenaire, est porté sur la discussion. Une habitante qui ouvre sa porte, Angèle Vellan, l’interpelle non pas sur le bilan qu’elle vient de recevoir, mais sur l’avenir. « Je trouve qu’on n’aide pas beaucoup les jeunes », estime-t-elle.

    « Le sport est gratuit avec les Centres d’initiation sportive, le conservatoire est gratuit, sinon parmi les moins chers selon l’âge », défend le militant. « Oui, j’y emmène ma petite-fille, reprend la septuagénaire, mais je parle surtout pour l’après-bac, ça peut angoisser d’aller à Aix ou Marseille pour les études », fait-elle remarquer.

    « Une ville universitaire »

    Le doctorant originaire de Carro est bien placé pour en parler. « Je suis d’accord avec vous, il y a besoin de faire revenir des études supérieures à Martigues, que nos jeunes ne partent pas tous à Aix ou Marseille. Et ça commence avec la licence pro industrielle que va ouvrir l’université d’Aix-Marseille bientôt », détaille Thomas. « Il y a aussi les formation aux métiers du cinéma », abonde-t-il. « C’est très bien » reconnaît Angèle Vellan sur ce point.

    Le militant, non encarté, estime en aparté qu’« il y a une dynamique, la mairie actuelle a pris en compte cette attente des gens d’avoir des études sur place, c’est un enjeu », estime-t-il. Lui qui a effectué ses études à Marseille considère que « la nouvelle licence entre dans ce cadre ». Et ce, aux côtés de l’Institut de soins infirmiers, entre autres.

  • Des stages cinéma dans la Halle Lumière de La Ciotat

    Des stages cinéma dans la Halle Lumière de La Ciotat

    « On nous a demandé de rebondir », amorce Delphine Camolli. Elle est déléguée générale de l’Arts, association créée en 2002 à Marseille et qui regroupe, aujourd’hui, plus de 1 000 techniciennes et techniciens dans les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes. Alors qu’une partie de la série Tout pour la lumière était justement tournée dans la Halle Lumière, place Evariste-Gras, « la Ville, à laquelle la Halle appartient, nous a sollicités pour récupérer une partie des décors. Et créer un plateau pédagogique avec un décor, des lumières, des glaces maquillage, des possibilités de prise de son », explique-t-elle.

    1ère session en février

    L’objectif, « c’est de poursuivre la belle dynamique enclenchée en 2025 avec la mission cinéma de la Ville et les jeunes. » Proposés pendant les vacances scolaires, l’an dernier, ces stages « ont permis à des jeunes de décrocher d’autres stages sur des tournages », souligne Delphine Camolli. La Ville a donc décidé de les poursuivre, pendant ces vacances de février, et à Pâques (du 20 au 24 avril). Du lundi 16 au vendredi 20 février*, cinq jours de stage sont proposés à dix jeunes de 15 à 25 ans selon la formule : « Un jour un métier ». À la fois au conservatoire et à la Halle Lumière. Le lundi 16 abordera « les métiers de la déco » avec Benjamin Moro, accessoiriste de plateau, le mardi 17 « l’écriture, acting » avec Bania Medjbar, réalisatrice, directrice de casting et coach, le mercredi 18, « le son » avec Maxime Gavaudan, chef-opérateur du son, jeudi 19, « la mise en scène » avec Véronique Laveissière, assistante réalisation et réalisatrice, et vendredi 20, « la lumière et l’image », avec Cedric Puchades, chef electro.

    * Infos : 04.42.83.85.57.
    Tarif
     : 50,50 euros.

  • Occitanie : deux docus pour célébrer l’amitié franco-allemande

    Occitanie : deux docus pour célébrer l’amitié franco-allemande

    Pour la troisième année consécutive, Doc Cévennes, réseau de diffusion de cinéma documentaire sur 4 départements (Gard, Hérault, Aveyron et Lozère) participe à la journée de l’amitié franco-allemande, en référence à la signature, le 22 janvier 1963 par le président Charles de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer, du traité de l’Élysée scellant la réconciliation franco-allemande après des décennies de conflits. Le projet vise à « créer un dialogue culturel entre la France et l’Allemagne » à travers une circulation de films documentaires.

    2 films, 2 invitées, 6 projections

    Durant 5 jours, du 19 au 24 janvier, Doc Cévennes va donc diffuser, dans 4 départements occitans (le Gard, l’Hérault, l’Aveyron et la Haute-Garonne) deux films documentaires contemporains et indépendants sélectionnés en partenariat avec le Festival DOK Leipzig, « un des plus anciens et des plus prestigieux festivals allemands de documentaires », souligne Marion Blanchaud, co-présidente de l’association Champ Contrechamp et responsable du réseau DOC-Cévennes.

    Dans le premier film, Lichter der strasse (littéralement Les lumières de la rue), la réalisatrice Anna Friedrich suit quatre femmes nomades et s’interroge sur la façon dont la société perçoit leur mode de vie. Dans le second, Sedimente, la Laura Coppens nous plonge, à travers les conversations qu’elle entretient avec son grand-père, dans différentes époques de l’Histoire allemande. Un film sur la mémoire et la responsabilité individuelle en temps de dictature.

    Chaque documentaire fera l’objet de trois projections*, à l’issue desquelles interviendront, pour l’un, la réalisatrice Anna Friedrich et pour l’autre, la programmatrice du festival DOK Leipzig Jana Kraft.

    * Lichter der Strasse sera diffusé lundi 19 à 18h15 au Sémaphore de Nîmes (30) ; mardi 20 à 19h au Goethe Institut de Toulouse (31) ; et mercredi 21 janvier à 19h à Trèves (30), petit village sur le Causse.

    Sedimente quant à lui sera projeté jeudi 22 janvier à 19h à la salle Pelloutier à Montpellier (34), précédé d’un cocktail ; vendredi 23 janvier à 19h à Valleraugue (30) ; et samedi 24 janvier à 18h à Nant (12).