Tag: Cinéma

  • [Cinéma] Montpellier, temple de l’Odyssée de Nolan

    [Cinéma] Montpellier, temple de l’Odyssée de Nolan

    Si vous habitez à Montpellier ou dans les environs, ce serait dommage de passer à côté de cette expérience unique de cinéma. Depuis le 15 juillet, le Pathé Multiplexe Odysseum est l’unique cinéma de l’Hexagone à diffuser L’Odyssée, le dernier film de Christopher Nolan, dans son format d’origine : l’Imax 70 mm.

    Une exclusivité possible grâce à la présence d’un écran Imax gigantesque (22,39 mètres de large sur 16,76 mètres de haut, soit 432 m2) mais surtout grâce à l’acquisition d’un des rares projecteurs qui permet de diffuser le film avec sa bobine argentique de 110 à 140 kg et de 6 km à 18 km de long !
    Pour ce faire, le Multiplexe a même dû former 7 techniciens à cette technologie vintage que le numérique a remplacée.

    Pour le plaisir des cinéphiles, il en résulte une sensation de gigantisme sur les scènes d’extérieur notamment (pas de bandes noires qui coupent l’image), une résolution d’image inégalable (18k !), un grain si particulier à l’écran et un son assourdissant (un peu trop d’ailleurs). Un spectacle total puisque L’Odyssée est le premier film de l’histoire du 7e art dont toutes les scènes ont été tournées à l’aide de caméras Imax.

    Supplément de 12 euros

    Deux bémols toutefois à signaler. D’abord cette spécificité vous coûtera un billet en plus : un supplément non négligeable de 12 euros est facturé, y compris pour les abonnés au pass’ illimité. Ensuite mieux vaut programmer sa séance bien en amont. Le succès est tel que la salle Imax est prise d’assaut, des curieux débarquant à Montpellier des quatre coins du pays et même de l’étranger, l’autre salle la plus proche étant située à Londres. Certaines séances* en Imax 70 mm sont donc complètes plusieurs jours ou semaines en avance et il est essentiel de dégoter un fauteuil bien centré et en hauteur pour profiter au mieux du spectacle.

    Fresque colossale de près de trois heures, le film adapte le poème antique d’Homère. Porté par Matt Damon dans le rôle d’Ulysse, entouré de Tom Holland (Télémaque) et Anne Hathaway (Pénélope), le récit retrace son périlleux retour vers Ithaque après la guerre de Troie. Des face-à-face dantesques avec le Cyclope Polyphème aux chants envoûtants des Sirènes, Nolan livre un voyage introspectif et sensoriel. L’œuvre explore des thèmes profonds comme le nostos (le voyage de retour), la xenia (l’hospitalité sacrée), la culpabilité d’un soldat brisé par la guerre, ainsi que la place centrale et résiliente des femmes dans son destin.

    Après Inception (2010), Interstellar (2014) ou Oppenheimer (2023), le réalisateur britannique s’impose définitivement comme le gardien de l’expérience collective en salle.

    * Séances supplémentaires dispos du 23 au 29 septembre.

  • Des toiles pour prolonger l’été sous le ciel cévenol

    Des toiles pour prolonger l’été sous le ciel cévenol

    Alors que la rentrée se profile doucement, le territoire grand-alésien s’offre un petit rabe de plaisir estival sous les feux des projecteurs, avec un rendez-vous devenu incontournable sur le territoire : le festival Ciné été.

    Initiée il y a 13 ans par Alès Agglomération et organisée par l’association Itinérances en partenariat avec Cineplanet, la manifestation propose des séances en plein air dans différentes communes de l’agglo, prolongées, les deux derniers jours, par la projection de films en avant-première au Cineplanet, le multiplexe art-et-essai d’Alès.

    « Chaque année, les villages qui souhaitent nous recevoir s’inscrivent et on voyage partout dans l’agglomération pour proposer des séances de projection en plein air, gratuites et familiales », explique Julie Plantier, chargée de la communication d’Itinérances, qui organise également, chaque printemps, le festival de cinéma d’Alès. Objectif : offrir une culture vivante et partagée au plus près des habitants, au cœur du milieu rural. « L’idée est d’aller vers des communes qui n’ont pas forcément d’accès aux grandes salles de cinéma. »

    Pour les premières soirées de cette 13e édition, du 24 au 29 août, le festival investira les places publiques de quatre communes du territoire où seront projetés, à 21h, « des films coups de cœur » adaptés à un public familial : Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, de Ken Scott (24 août, Martignargues), Vingt Dieux, de Louise Courvoisier (25 août, Branoux-les-Taillades), Partir un jour, d’Amélie Bonnin (25 août, Lézan) et Sur un fil, de Reda Kateb (26 août, Mons). Chaque projection, gratuite, est enrichie d’animations artistiques, musicales et précédée d’un court-métrage d’animation.

    En marge de cette itinérance territoriale, un préambule exceptionnel sera proposé dès le vendredi 21 août à la Bambouseraie en Cévennes, à Générargues. Dans le cadre du 170e anniversaire du jardin botanique, le public pourra assister à la projection en plein air du film Touchées, réalisé par la Gardoise Alexandra Lamy, en présence de la comédienne et réalisatrice. Ce long-métrage, en partie tourné à Anduze et dans les environs, raconte le parcours de trois femmes qui se reconstruisent à travers un atelier de thérapie par l’escrime après avoir été victimes de violences (séance gratuite, sur réservation).

    Le dernier temps fort se déroulera au Cineplanet d’Alès les 28 et 29 août, avec la projection, en avant-première, de cinq films* remarqués lors du dernier festival de Cannes : Quelques mots d’amour (28 août, 18h), « une comédie dramatique juste, tendre et lumineuse sur la pudeur des sentiments familiaux » ; L’Espèce explosive (28 août, 21h), « un thriller rural halluciné entre polar et burlesque » ; Le Corset (29 août, 14h, à partir de 7 ans), « une chronique rurale bouleversante et épurée » ; Garance (29 août, 18h), « le portrait foudroyant, humain et réparateur d’une jeune actrice trentenaire en prise avec ses démons et la dépendance » ; et La Bola Negra (29 août, 21h), « le choc esthétique et queer de la rentrée », récompensé par le prix de la mise en scène (ex æquo). Les plus jeunes ne seront pas oubliés, avec deux séances familiales programmées le 25 août autour d’un programme de courts-métrages Le Rat scélérat (10h, à partir de 3 ans) et du film d’animation Les Bad Guys (14h, à partir de 6 ans).

    * 7 euros. Moins de 14 ans : 6 euros.

  • [C’est l’été] Lecture : « Visitez la Grèce avec… »

    [C’est l’été] Lecture : « Visitez la Grèce avec… »

    Alors, à l’heure où la littérature et le cinéma rendent hommage à Homère et à son Odyssée, n’hésitez pas, et, comme vous l’aurait dit ce cher Balzac : embarquez-vous sur leurs mots, et accomplissez ce délicieux voyage !

    La Table Ronde,
    26
     euros

  • [C’est l’été] Carte poch’tale

    [C’est l’été] Carte poch’tale

    Pour cet atelier, vous aurez simplement besoin d’un pochoir et d’un peu de peinture pour fabriquer votre carte postale de vacances !

    À partir de 14h.

    Dès 6 ans. Gratuit

  • [C’est l’été] À Apt, le César est un Monument historique

    [C’est l’été] À Apt, le César est un Monument historique

    Rénové il y a 7 ans, ce cinéma du centre-ville est le seul de la sous-préfecture vauclusienne. Si certains n’y trouvent pas leur compte, il faut compter 1h30 de route et 70 km aller-retour pour se rendre à Cavaillon… Mais l’offre du César, qui accueille chaque année un festival des cinémas d’Afrique, est aussi historique. Avant de diffuser des films, le site était un bâtiment religieux : la chapelle des Pénitents blancs, inscrite aux Monuments historiques depuis 1996. De l’extérieur, on distingue les restes d’une façade rappelant la chapelle. L’écran d’une des trois salles cache également les restes de l’ancien autel.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le cinéma itinérant en ruralité baisse le rideau

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le cinéma itinérant en ruralité baisse le rideau

    Problèmes de gouvernance, baisse des subventions, crise post-Covid… Après 30 ans d’exercice, l’association Cinéma de Pays a décidé de mettre fin à son activité à la rentrée.

    Les premières craintes concernant la pérennité, l’avenir et la capacité à perdurer de la structure sont nées au sortir du Covid, explique Stéphane Paillet, président du Cinéma de Pays.

    Un déséquilibre financier

    « C’est compliqué parce qu’on est vraiment en milieu rural, avec des villages éloignés, en montagne, et on avait des jauges, des fréquentations qui étaient bien trop en deçà de ce qu’il fallait faire pour être à l’équilibre financier », explique le président. Le cinéma itinérant touche des subventions, mais « elles ne couvrent pas le déficit de fréquentations, l’inflation sur l’énergie, les tarifs qui ont explosé », déplore Stéphane Paillet.

    Le départ du nouveau directeur de la structure a par ailleurs « précipité » sa fin. L’association a eu beaucoup de mal à trouver un directeur sur le long terme, et en a changé régulièrement.

    « On ne peut plus se permettre de faire du cinéma comme on le faisait il y a trente ans. Il y avait un certain nombre de réformes à lancer au sein de la structure, et on n’a pas réussi à les mettre en œuvre », regrette le président.

    « Il y a eu une baisse de subventions, mais on était en train de dépasser ce problème financier. Par contre, le problème de gouvernance, il n’y avait pas moyen de le résoudre. S’il n’y a pas de volonté d’aller dans la même direction tous ensemble, cela ne fonctionne tout simplement pas. S’il n’y a pas un projet commun partagé, c’est très compliqué. Il se trouve que ce projet, on n’a pas réussi à le mettre en musique », déplore Stéphane Paillet.

  • Le cinéma à ciel ouvert à Montpellier

    Le cinéma à ciel ouvert à Montpellier

    Sur une image tremblotante en noir et blanc, une femme fait apparaître des enfants dans des choux. Vous l’avez peut-être reconnu : La Fée aux choux, d’Alice Guy, est le premier court-métrage réalisé par une femme en 1896. Il sera diffusé avant chaque projection de cette 26e édition du festival Cinéma sous les étoiles, organisée par le Domaine d’O, à Montpellier, du 7 au 20 août.

    Cette année, le festival met à l’honneur les femmes réalisatrices à travers son thème biennal « Regards féminins ». Une quinzaine de films seront projetés en plein air dans 12 communes de la métropole de Montpellier. Chaque soirée s’ouvrira avec des représentations de spectacles vivants, portées tour à tour par Clara Aumann, le Collectif Le Baril et la Compagnie Aller-Retour. Les projections débuteront à 21h30, à l’exception de la soirée jeune public à Fabrègues, le 19 août, où le film d’animation Les aventures du prince Ahmed, de Lotte Reiniger, sera projeté à 21h. Nouveauté de cette édition : une soirée « Femgore » se tiendra le 9 août, avec la projection de The Substance (2024) de Coralie Fargeat.

    www.domainedo.fr

  • [C’est l’été] De la musique de chambre dépoussiérée à Salon

    [C’est l’été] De la musique de chambre dépoussiérée à Salon

    Destinée à l’origine à de petits ensembles musicaux, la musique de chambre charme les amateurs de musique classique depuis la période baroque, au XVIIe siècle. Un genre encore cultivé par de nombreuses formations comme l’illustre la 34e édition du Festival international de musique de chambre de Salon-de-Provence dont les trois coups sonnent samedi 1er août à midi à l’Abbaye de Sainte Croix par une performance de Frank Braley. Ce pianiste y présentera un programme conçu façon « cabinet de curiosités ». Un voyage surfant sur les touches noires et blanches si chères à son cœur, des Préludes de Debussy (1913) jusqu’au Ghost Rags de William Bolcom, en passant par des standards jazz de Gershwin, époque comédie musicales de Broadway, comme The Man I Love. La journée d’ouverture de cette manifestation, 34e du nom, fera aussi escale à 21h au Château de l’Empéri. Au menu, un plateau de musiciens chevronnés montrant les multiples facettes de la musique de chambre. Leur répertoire piochera aussi bien du côté de compositeurs tels que Nino Rota ou Aram Khatchatourian, qui rappellent à quel point le style « peut être théâtral et cinématographique », situent les organisateurs, que dans L’art de la fugue de Bach, dont « les lignes, rigoureuses et implacables » voient leur rythme « respirer autrement » sous la maestria du trio Belli (trombone), Fischer (percussions) Rimmer (piano). « Trois siècles plus tard, la mécanique du contrepoint continue d’avancer avec une étrange énergie », indique le programme du festival qui va jusqu’à comparer : « Presque du groove. »

    Corée du Sud à l’honneur

    « La musique de chambre est si vaste qu’elle va de la musique baroque qu’on jouait dans une église au sein d’une petite formation jusqu’à la musique contemporaine avec de l’électronique. La musique de chambre, c’est tout ce qu’il y a entre l’orchestre et le soliste », aime à rappeler Eric Le Sage, parmi les fondateurs du festival salonais. Jalonnant le programme de son doigté contagieux, ce pianiste chevronné sera d’ailleurs, entre autres, à l’affiche du 2 août, pour un programme autour de Leonard Bernstein et des Symphonic Dances de West Side Story, « condensé orchestral de la comédie musicale ».

    Signe de l’ouverture d’une musique victime de procès en désuétude, le festival international de musique de chambre de Salon invitera aussi le 5 août au Château de l’Empéri Lambert Wilson. Acteur reconnu, le voilà transformé en baryton « espiègle » piochant du côté de Poulenc comme de Stravinsky. La clarinettiste Yebin Seo et la violoncelliste Danbin Lee seront également de la partie, tous deux « membres de l’Arko Ensemble, placé sous la direction artistique de Jae-Yeon Won. Le fruit d’un investissement remarquable de la Corée du Sud dans la formation de ses musiciens classiques depuis 20 ans. Les Coréens considèrent Salon comme le foyer de l’École française de musique de chambre ».

    www.festival-salon.fr

  • À Forcalquier, pour voir le film, il faut d’abord pédaler

    À Forcalquier, pour voir le film, il faut d’abord pédaler

    Sensibiliser à l’utilisation du vélo et donner accès à la culture en zone rurale : tels étaient les objectifs de la projection organisée mercredi soir en centre-ville de Forcalquier par les associations Cinécyclo et Mobiclou.

    Les spectateurs y sont invités à pédaler pour produire l’énergie nécessaire à la projection, ce qui permet d’ouvrir une réflexion sur la mobilité en zone rurale. L’idée est de promouvoir « le vélo comme moyen de locomotion au quotidien » malgré les difficultés intrinsèques au territoire et le manque d’aménagements sur les routes, explique Frédéric Hafner, bénévole chez Mobiclou. « Le vélo électrique a changé la donne » et a rendu la pratique du vélo plus accessible et réaliste dans les Alpes-de-Haute-Provence, où le terrain est souvent très pentu, explique le bénévole. « On peut par exemple faire la moitié du trajet pour aller au travail en voiture ou en train, et l’autre à vélo », avance Pierre Adnot, membre de la collégiale de Mobiclou.

    Le film projeté mercredi raconte « la transition de la voiture au vélo », explique Tom Morel, le responsable de l’antenne marseillaise de Cynécyclo. Il est en tournée et sera en projection ce soir à Revest-des-Brousses. Son association est la seule à organiser des projections à l’aide de l’énergie du pédalage, selon lui. Il espère organiser bientôt « une tournée sur la montagne de Lure ».

    L’association forcalquiérenne Mobiclou fournit également des vélos adaptés aux différents handicaps, et initie à l’auto-réparation. Elle s’adresse aussi aux personnes qui n’ont pas les moyens d’avoir une voiture.

  • [C’est l’été] Atelier ciné à Bras

    [C’est l’été] Atelier ciné à Bras

    L’occasion d’apprendre à créer des mini films de A à Z ! Ils seront ensuite projetés au cinéma de Bras le samedi 29 août.

    Jeudi 30 juillet de 14h à 17h.

    Gratuit.

    Inscription
    au 09.75.23.56.41.