Tag: CGT

  • Rassemblement de la CGT devant l’usine Eurenco de Sorgues

    Rassemblement de la CGT devant l’usine Eurenco de Sorgues

    Rassemblement de la CGT devant l’usine Eurenco de Sorgues ce mercredi 20 mai, en amont d’un CSE de l’entreprise de poudre d’explosifs. Une réunion qui intervient quelques jours après la sanction disciplinaire de trois salariés membres du syndicat, dont un licenciement (notre édition du jour). « C’est de la discrimination syndicale. On va être très brefs. On va faire une déclaration et repartir », explique Jérémy Caillé, secrétaire CGT du site. Aucun camion n’est entré depuis le début, à cause de pneus et de palettes disposés devant l’entrée

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et
    chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président
    et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans
    les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • Emplois, salaires : la CGT Orange voit rouge

    Emplois, salaires : la CGT Orange voit rouge

    Beaucoup de signaux négatifs et peu d’avancées sociales positives pour les salariés du premier opérateur télécom français.

    Ce mardi, plusieurs dizaines de travailleurs d’Orange se réunissaient sur la place de la Joliette, à Marseille. « En parallèle d’une assemblée générale des actionnaires à Paris, on a décidé de faire un mouvement de grève et d’actions avec des rassemblements partout sur le territoire », campe Olivier Néri, secrétaire général de la CGT FAPT Télécoms 13. L’objectif de la mobilisation est limpide : « On veut mettre la pression sur la direction et les actionnaires sur plusieurs sujets. »

    Guillaume Lamourette, secrétaire départemental de l’organisation, précise : « On veut demander des comptes : encore une fois, on a une année record de bénéfices et des NAO (négociations annuelles obligatoires) qui ne sont pas à la hauteur. On nous a baissé l’intéressement et la participation, par contre, ils augmentent les dividendes aux actionnaires ! » Les syndicalistes ont un exemple parlant : « On est la seule entreprise des télécoms à ne pas avoir de 13e mois alors que ça fait 20 ans qu’on réalise plusieurs milliards de bénéfices chaque année ! » Forcément, ça ne passe pas vraiment quand l’entreprise engrange plus de 3 milliards en 2025 : « Mettre en place un 13e mois couterait 300 millions d’euros pour l’ensemble des salariés du groupe ! »

    D’autant que cette colère sur les salaires s’accompagne d’inquiétudes de plus en plus grandissantes sur la question de l’emploi. Surtout lorsque la vente de SFR, l’un des quatre acteurs des télécoms en France, se profile. « Orange, Free et Bouygues vont mettre plus de 20 milliards sur la table pour racheter SFR. Ils veulent se partager le gâteau : le réseau, les clients, les infrastructures… », explique Guillaume Lamourette. Avant de tonner : « Mais aucun des opérateurs ne parle des salariés de SFR. On revendique que les personnels fassent partie de la reprise par le consortium : il ne faut pas les laisser à la rue ! »

    Un datacenter à Saint-Mauront ?

    Et le deal à venir, ou pas, pour SFR, n’est que la partie émergée de l’iceberg. « Solution 30, une entreprise qui faisait le déploiement de fibre comme sous-traitant, est en redressement judiciaire. On revendique aussi l’intégration de leurs personnels », poursuit Guillaume Lamourette. Il pointe également certaines orientations d’Orange jugées préoccupantes. « Orange, via le nouveau dispositif “Orange Drone Guardian”, se positionne sur les drones de surveillance pour sécuriser des sites ou même des territoires. La cyberdéfense prend une place de plus en plus importante dans l’entreprise. » Et Olivier Neri s’inquiète aussi de la présence accrue de l’intelligence artificielle (IA) dans leur quotidien : « Ils mettent en place une IA pour organiser le planning des techniciens et une autre pour remplacer les téléconseillers des plateformes téléphoniques. » De quoi questionner alors qu’un vaste projet de réorganisation de l’entreprise, nommé « regain », est en cours d’élaboration du côté de leur direction depuis plusieurs mois.

    Une fois que la CGT met tous les éléments bout à bout, le constat est sans appel : « Notre directrice générale [Christel Heydemann, Ndlr.] a dit en commission parlementaire que l’objectif est de passer à 35 000 salariés d’ici 2030, alors qu’on est 68 000 aujourd’hui », assure Guillaume Lamourette.

    Localement, la CGT tient à alerter particulièrement sur la situation du site de Saint-Mauront, dans le 3e arrondissement. « On aimerait avoir la vérité sur ce que veut faire l’entreprise du site de Saint-Mauront », martèle Guillaume Lamourette. Quand Olivier Neri s’inquiète de l’avenir concret du site : « Le directeur, la semaine dernière, nous annonçait que le site est bien toujours à nous et qu’ils vont y faire un datacenter. » Si le conditionnel est de mise, pas de quoi satisfaire le syndicat, qui réclame un retour des salariés sur place et s’oppose à sa fermeture en tant que site majeur d’Orange dans la région.

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • La CGT en grève pour l’AG du groupe Orange

    La CGT en grève pour l’AG du groupe Orange

    Dans un contexte de tensions persistantes autour des conditions de travail et de l’organisation du secteur, la CGT Télécoms 13 appelle à la grève. Le syndicat entend profiter de l’AG d’Orange, le 19 mai, pour porter plusieurs revendications.

    Au cœur du mouvement, la question de la géolocalisation des techniciens cristallise les inquiétudes. La CGT y voit une atteinte aux libertés individuelles et un outil de surveillance renforcée. L’organisation dénonce également le développement de l’intelligence artificielle, perçue comme « destructrice d’emplois » dans un secteur déjà marqué par de nombreuses restructurations.

    À l’échelle locale, la situation du site de Saint-Mauront à Marseille (3e) constitue un autre point de crispation. Le syndicat s’oppose à sa fermeture, symbole selon lui d’un désengagement industriel et d’un affaiblissement du maillage territorial. Plus largement, la CGT réclame une hausse des salaires, une amélioration des conditions de travail et la réinternalisation d’activités sous-traitée, avec embauche des salariés concernés. L’organisation met aussi en avant l’exigence d’une égalité salariale entre les femmes et les hommes, rappelant que ce sujet demeure un enjeu structurant.

  • Cnil et Défenseur des droits saisis pour le ciblage des lycéens

    Cnil et Défenseur des droits saisis pour le ciblage des lycéens

    La mobilisation dans les lycées marseillais engagés depuis cet hiver pour dénoncer le manque de moyens et la baisse des dotations horaires dans les établissements scolaires du second degré, prend une étrange tournure depuis la mobilisation le 26 mars d’élèves, enseignants et personnels devant les locaux de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN).

    Intimidations

    Après un appel à la grève et aux rassemblements le 30 avril, porté par plusieurs organisations syndicales et lycéennes, pour dénoncer à la fois les conditions d’enseignement et des pratiques d’identification jugées inquiétantes, la CGT Educ’action a annoncé vendredi avoir officiellement saisi la Commission nationale de l’informatique et des libertés et le Défenseur des droits.

    Une double saisine pour collecte, traitement et transmission de données personnelles d’un côté, et atteintes aux libertés fondamentales et aux droits des élèves, de l’autre.

    Au cœur de l’affaire, des courriers adressés à certaines familles et indiquant que leur enfant avait été « reconnu » lors de la mobilisation du 26 mars, sans aucune précision sur les méthodes utilisées. Ces lettres, que La Marseillaise (30 avril) avait pu consulter, invitaient notamment les familles à rappeler à leurs enfants « leurs obligations scolaires » et à veiller à leur assiduité.

    « Ce courrier constitue une tentative d’intimidation injustifiée avec pour objectif de réprimer le mouvement de contestation organisé par de nombreux lycéen·nes et organisations lycéennes. La méthode employée est scandaleuse », déplorait alors Marion, cosecrétaire académique du Snes-FSU.

    Le 24 avril, nos confrères de La Provence avaient révélé que des lycéens qui manifestaient devant la DSDEN avaient été photographiés par un inspecteur puis identifiés par leurs établissements, à la demande du directeur académique. Pour les organisations, dont des syndicats enseignants et des associations de parents, ces pratiques s’apparentent à « une forme de surveillance et de fichage de mineurs » fondée sur leur engagement dans un mouvement social.

    Face à ces éléments, la CGT Educ’action 13, y voit un possible traitement illégal de données personnelles de mineurs, des pratiques assimilables à du fichage et des atteintes aux libertés d’expression et de manifestation. Le syndicat pointe aussi des pressions exercées sur les familles et un risque pour le droit à l’éducation.

    « Nous le disons clairement : on ne peut pas, d’un côté, prétendre former des citoyen·nes éclairé·es et engagé·es, et de l’autre surveiller, identifier et intimider des lycéen·nes qui exercent leurs droits. L’Éducation nationale n’a pas vocation à ficher les élèves, ni à réprimer leur engagement », précise la CGT Educ’action.

    La double saisine vise désormais à faire la lumière sur les conditions de collecte et d’utilisation des données, et d’éventuelles atteintes aux libertés fondamentales. La CGT réclame « toute la transparence » et appelle élèves, parents et personnels à signaler toute situation comparable.

  • La CGT cheminots redoute des suppressions de postes à Gap

    La CGT cheminots redoute des suppressions de postes à Gap

    Dans le programme d’optimisation des coûts de Sudazur, il est prévu la suppression de postes d’escales à Gap. » D’après Magali Sanchez, secrétaire générale du syndicat CGT de Veynes et conductrice de train, les effectifs des agents SNCF dans le département pourraient faire les frais du changement d’exploitant à partir de 2029. Avec l’ouverture à la concurrence du rail en région Paca, c’est une filiale de la SNCF, Sudazur, qui gérera la ligne des Alpes. Ce changement suscite de fortes inquiétudes pour les syndicats, qui estiment ne pas avoir toutes les garanties de maintien des effectifs, des rémunérations et des conditions de travail. Au contraire, selon eux, des suppressions sont prévues, dont six agents d’escales en gare de Gap. Une gare où le retrait du personnel d’assistance avait déjà été décrié par l’association France Handicap, pour qui le remplacement de la présence en gare par un système de taxis et d’ascenseurs, ne résout pas les problèmes d’accessibilité.

    « On sait qu’il va se passer des choses, qui nous ont été annoncées par la filiale, mais on ne sait pas comment ça va être mis en place », explique Magali Sanchez.

    La crainte de conditions de travail dégradées

    Des inquiétudes que le personnel syndiqué a d’ailleurs fait entendre au directeur de l’entreprise, Jean Castex, durant sa venue à Briançon le 5 mai. Malgré la promesse de maintien de rémunérations et de postes, plusieurs points restent à éclaircir, selon la CGT.

    La prise en compte de la rémunération de référence à conserver pour le passage en filiale est un sujet d’incertitude majeur. « L’année actuellement prise en compte va de décembre 2028 à décembre 2029. Une année où, avec les travaux, une grande partie des trains ne circuleront pas. Or on a une base de rémunération fixe mais il y a une grosse variable liée au nombre de kilomètres qu’on fait, de découchés aussi, en tant que conducteurs, on dort une journée sur deux à l’extérieur. C’est environ un tiers de notre rémunération, estime Magali Sanchez. Même pour les salariés sédentaires, il y a une grosse part de variable. Mais à l’heure actuelle, on ne sait pas du tout comment tout ça va être pris en compte. » Le syndicat aimerait que ce soit l’année 2027 qui soit conservée comme référence. Plus globalement, le syndicat craint que le passage en filiale n’aboutisse à ce que certains avantages soient rognés. Autre inquiétude, la pérennité des recrutements promis pour les JO au-delà de l’événement. Sollicitée, la SNCF n’a pas encore répondu à ces interrogations.

  • L’expertise « risques psychosociaux » reprend pour les salariés de Pamar

    L’expertise « risques psychosociaux » reprend pour les salariés de Pamar

    Plus de deux ans de lutte, et de piquets de grèves, des victoires, et un combat qui continue pour les Pamar. Depuis le début du mois, une expertise risques psychosociaux réclamée par l’inspection du travail a été lancée dans l’entreprise. Une réponse à la « dégradation continue de leurs conditions de travail », dénoncée par les salariés de la blanchisserie qui appartenait jusqu’en février au groupe Sainte-Marguerite.

    Ce vendredi, ces derniers vont être auditionnés par une psychologue sur site. Un moment clé de ce conflit social pour la section CGT de l’entreprise.

    Le combat a démarré en décembre 2023 après que des salariés aient reçu des menaces de morts de leur cheffe d’équipe, pour avoir alerté l’inspection du travail sur des manquements en termes d’hygiène et de sécurité. Faisant valoir leur droit de retrait, ils ont été licenciés en mai 2024. Mais une partie a tenu bon. La décision a été annulée aux prud’hommes, puis en cour d’appel en décembre 2025, et leur réintégration imposée.

    « Nous entendre, c’est très bien parce qu’il n’y a jamais eu d’écoute de la direction, nous n’avions pas notre mot à dire », glisse Kalathoumi Ibouroi, l’ex-responsable CGT Pamar, rappelant qu’une première expertise n’était pas allée à terme. Il aura fallu une mise en demeure, un signalement au procureur et une obligation sous astreinte pour que le processus reparte de zéro.

    La reprise de la blanchisserie par le groupe Almaviva en février, n’y est pas étrangère. Mais le « dialogue » et la « bienveillance » affichés ne se traduisent pas « en actes ». L’inquiétude demeure avec cette sensation que « la nouvelle direction, comme l’ancienne, protège cette personne qui nous a menacés de mort », reprend Kalathoumi Ibouroi, pas convaincue par la mise en place d’un vigile et d’une caméra.

    « Nous avons été attaqués devant le portail par la famille de la cheffe d’équipe qui est venue à sa demande. Elle est à l’origine des menaces de mort, c’est à cause d’elle s’il y a eu ces licenciements, ces abandons de travail », reprend celle qui a passé le flambeau à Sonia Ouessou. « Almaviva nous dit que pour trouver une solution, il faut que chaque partie fasse un pas. On ne devrait pas nous le demander mais on le fait. Nous sommes prêts à aller travailler avec une responsable méprisante et agressive qui a été complice de cet acte. C’est plus qu’un pas, c’est une marche ! Mais pas avec la cheffe. Nos vies valent plus qu’un salaire.»

  • Les dockers en grève contre la concurrence déloyale

    Les dockers en grève contre la concurrence déloyale

    Le port de Fos, avec l’ensemble des ports français, sera à l’arrêt le vendredi 29 mai prochain pendant une journée entière, annonce ce mardi par communiqué le syndicat général CGT des ouvriers dockers et des personnels de la manutention portuaire du golfe de Fos. L’organisation, qui avait déjà appelé à quatre heures de grève le 28 avril, dénonce une concurrence déloyale orchestrée par la Région Occitanie à Port-la-Nouvelle. « Le port de Port-la-Nouvelle, où la Région a investi plus de 650 millions d’euros d’argent public pour créer un hub hydrogène et la construction d’éoliennes, vient prendre des trafics rouliers vracs aux ports voisins », déplore le communiqué. Le 23 mars, le syndicat avait donc écrit à la présidente (PS) de la collectivité, Carole Delga, pour demander une rencontre, sans succès. Finalement, le 24 avril une réunion a pu être organisée avec le vice-président de la Région Occitanie et la fédération CGT des Ports et docks, lors de laquelle l’organisation d’une table ronde avec l’ensemble des acteurs a été demandée. « Là aussi, toujours pas de réponse ni de date », déplore le syndicat qui regrette le « mépris de l’ensemble de ces acteurs ».

    Alors l’organisation syndicale annonce que désormais elle s’oppose au projet Deos, qui devait s’implanter sur les bassins ouest du Grand Port maritime de Marseille-Fos. 550 millions d’euros devaient y être investis, dont 82 millions de l’État annonçait mi-avril le ministre des Transports Philippe Tabarot, pour implanter un site de fabrication de flotteurs d’éoliennes en mer… à destination de Port-la-Nouvelle. « La Semop avec Europort et la Région Occitanie de Mme Delga ne peuvent pas venir concurrencer les autres ports français dont Fos, et espérer la complémentarité sur l’éolien », tacle la CGT qui demande à l’État des éclaircissements sur sa stratégie portuaire.

  • Le centre de maintenance des TER à l’étude à Béziers

    Le centre de maintenance des TER à l’étude à Béziers

    On a gagné la première manche », se félicite Nicolas Midague, de la CGT Cheminots à Béziers. Cela fait en effet 33 ans que la fermeture du dépôt de Béziers plane et les cheminots attendaient désespérément une bonne nouvelle. Car si le dépôt n’est toujours pas fermé, grâce à une mobilisation tenace, les effectifs sont passés de 400 à 40 salariés et le site doit bien s’arrêter de fonctionner dans un an et demi. Alors l’implantation d’un centre de maintenance sur le site de l’ancienne gare de triage du fret à Capiscole pourrait permettre de sauver ces emplois et même de recruter, puisque le nouveau site pourrait compter entre 50 et 80 salariés selon l’option retenue.

    Ce centre de maintenance régional (CMR) pourrait en effet avoir trois fonctions si elles sont toutes retenues par la Région et la SNCF : « Il y aurait déjà un centre d’entretien du matériel au quotidien, comme le fait Nîmes », explique le conseiller régional communiste Jean-Marc Biau. « Ensuite, il y a la question de l’implantation d’un tour en fosse qui permet de reprendre les essieux des engins moteurs. Il n’en existe qu’un dans le sud de la France, à Avignon. C’est un dossier ancien puisque la SNCF s’était engagée à en faire un à Béziers en 2016. Enfin, il pourrait y avoir un entretien pour les rames accidentées parce qu’aujourd’hui les trois régions, Paca, Aquitaine et Languedoc-Roussillon dépendent d’un centre à Varennes-Vauzelles dans le sud de la France avec des délais d’immobilisation qui sont parfois de plus d’un an. »

    Soutenue par les syndicats, la création de ce centre dépend désormais d’une étude de faisabilité qui sera lancée dans les tout prochains jours. En effet, il n’existe que deux centres (Nîmes et Toulouse) dans la région et le passage à de nouvelles rames nécessite la création d’une nouvelle structure dans les mois à venir. Elle devait initialement voir le jour à Narbonne, mais les élus locaux l’ont refusée et un nouveau site doit rapidement être désigné.

    Accélération

    du calendrier

    Deux sites ont ainsi été retenus : soit Béziers, donc, soit un deuxième site à Nîmes, dont l’étude de faisabilité vient d’être terminée. « Béziers a une position centrale. C’était à l’époque pour cette raison que Narbonne avait été retenue. Les deux sites ont des contraintes mais je pense que Béziers, c’est la solution la plus avantageuse pour tout le monde parce que si on concentre tous les moyens à Nîmes et qu’il y a des incidents sur la ligne, tout sera bloqué là-bas », explique l’élu régional qui sait tout de même que la direction de la SNCF pencherait plutôt pour une implantation dans la capitale du Gard.

    Désormais tout va s’accélérer. Le bureau d’études a en effet trois mois pour rendre ses conclusions et la décision de la Région, en concertation avec la SNCF, sera connue durant l’été, promet Jean-Marc Biau.