Tag: CGT

  • À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    Comme dans tout ou partie des 124 magasins de l’enseigne, les employés de Brico Dépôt Toulon ont fait part de leur colère vendredi. « Nous sommes tous en grève, le magasin tourne avec des intérimaires », indique Christophe Laurent, vendeur et secrétaire CSE. En cause, des salaires qui ne suivent pas l’inflation et l’augmentation du SMIC de 2,41 % réalisée en juin. « Le SMIC a rattrapé les salaires les plus bas. Il n’y a plus de différence entre un nouvel arrivant et certains qui ont cinq à dix ans d’expérience et qui sont encore sur de bas coefficients bas », dénonce-t-il.

    Négociations nationales en cours

    Les conditions de travail sont aussi pointées du doigt, avec de nouveaux plannings « très aléatoires, gérés par un logiciel, qui suivent la fréquentation. Avant, on avait des équipes du matin et de fermeture, là on peut faire un matin, une journée, une fermeture dans la même semaine. Même les congés sont gérés par un logiciel, ça nuit à la liaison vie privée-vie professionnelle », souligne Nicolas Thibault, responsable CGT Brico Dépôt.

    Mis en cause également le manque de personnel, les démissions se succédant, et la charge de travail augmentant inexorablement, faute de remplacement. « Ça commence à faire beaucoup dans la même année. C’est pour ça que ça mobilise quasiment tout le monde », appuie Nicolas Thibault.

    En conséquence, plusieurs demandes ont été faites au niveau national par les syndicats : une revalorisation de 5%, une prime d’intéressement annuelle de 1 000 euros, une prime carburant et des embauches immédiates. Si les négociations, qui doivent être finalisées d’ici la semaine prochaine, n’aboutissaient pas, le mouvement pourrait être reconduit.

  • Le personnel du lycée Ampère de Marseille devant le rectorat

    Le personnel du lycée Ampère de Marseille devant le rectorat

    Jeudi, le personnel du lycée, à l’appel de la CGT éduc13, s’est mobilisé devant le rectorat, estimant, malgré les préconisations de l’instance, qu’« il appartient au recteur de décider des mesures à prendre ». Pour la CGT, en lutte depuis 2 ans, « seul un départ de l’ensemble de l’équipe de direction permettra d’apaiser les tensions avec les personnels ».

  • Le sort de la Bourse du travail d’Arles dans les mains de la justice

    Le sort de la Bourse du travail d’Arles dans les mains de la justice

    L’Union locale CGT et la Ville d’Arles étaient entendues au tribunal administratif de Marseille jeudi matin, dans le cadre de la procédure judiciaire opposant la collectivité et le syndicat pour l’occupation de la Bourse du travail par cette dernière.

    Depuis 126 ans, l’Union locale CGT d’Arles est installée dans ce bâtiment. Mais en septembre 2023, le maire Horizons Patrick de Carolis a fait savoir au syndicat que la convention d’occupation datée de 1995 et courant jusqu’en 2024 ne serait pas reconduite. En outre était annoncé le projet contesté de migration de l’Office du tourisme, à quelques dizaines de mètres seulement, dans les murs de la Bourse du travail.

    Délocalisation « inacceptable »

    En échange, deux bureaux sans fenêtres sont proposés à l’Union locale, « inacceptable » pour la secrétaire confédérale de la CGT Sophie Binet, venue en soutien en mars 2025. « Le syndicat est un occupant illicite, sans droit ni titre » affirmait le maire la même année, au moment de lancer la procédure au tribunal administratif. La CGT, à tous les niveaux, a maintes fois rappelé qu’elle ne céderait pas.

    Contactée, la Ville d’Arles n’a pas répondu à nos sollicitations. La décision de justice pourrait vraisemblablement être rendue sous quinzaine.

  • Les salariés d’Adil Logistique inquiets d’un projet de reprise

    Les salariés d’Adil Logistique inquiets d’un projet de reprise

    La mobilisation a porté ses fruits. Ce jeudi 25 juin, 80% des quelque 110 salariés des entrepôts Adil Logistique, situés dans la zone d’activités Clesud à Miramas (qui stockent notamment les marchandises des magasins Gifi), étaient en grève. « La direction nous a convoqués hier lors d’un Comité social et économique extraordinaire pour nous annoncer une possible reprise par Katoen Natie », affirme le délégué syndical CGT Jean-Baptiste Guimard. La multinationale belge a récemment racheté Bils-Deroo, qui gérait déjà la logistique de Gifi dans le Nord.

    « D’ici le mois de juin 2027 maximum, les quatre dépôts pourraient être fermés et on serait obligés de partir dans ceux de Saint-Martin-de-Crau, à 30 minutes d’ici », poursuit le représentant CSE Mohammedi Hakli.

    Des négociations sur

    les transferts de contrats

    La CGT a immédiatement posé un préavis pour exiger l’ouverture de négociations autour des indemnités de départ et des transferts de contrats de travail. « Des avancées ont été obtenues sur le taux horaire, s’ils sont repris, rien ne garantit que ces acquis suivent, plaide Jérémy Zucchelli, secrétaire général de l’UL CGT de Miramas. Il faut que les salariés qui viennent de loin puissent avoir le choix de ne pas être envoyés à Saint-Martin-de-Crau. Une de nos revendications c’est par exemple une indemnité de trois mois de salaire par année d’ancienneté

    Les représentants des salariés ont été reçus par la direction dans la matinée. Elle devrait leur transmettre un calendrier de négociations incessamment. La grève n’est donc pas reconduite. De son côté, Adil Logistique assure que rien n’est signé. « C’est un projet de cession, rien ne change aujourd’hui. »

  • Le plan Horizon 2035 alarme les hospitaliers aixois

    Le plan Horizon 2035 alarme les hospitaliers aixois

    Alors que se tenait le conseil de surveillance du Centre hospitalier d’Aix-en-Provence-Pertuis (Chapp), où siègent notamment son directeur, Francis Saint-Hubert, et la maire, Sophie Joissains, une cinquantaine de personnels hospitaliers se sont engouffrés dans la séance pour exprimer leur inquiétude.

    Le 16 juin, lors du comité social et économique (CSE), le plan « Horizon 2035 » a été présenté aux organisations syndicales. Son contenu a immédiatement conduit les syndicats FO et CGT à coorganiser une action coup de poing. Ce jeudi, en début d’après-midi, représentants syndicaux et personnels étaient rassemblés sur le parvis des locaux administratifs – où élus et officiels se réunissaient – pour crier leur opposition à ce projet.

    Porté par la direction de l’hôpital, Horizon 2035 propose une « transition technologique, environnementale, sociétale et performative » de l’établissement, selon le Chapp, soit un plan qui « construit l’hôpital des dix prochaines années ».

    Pour les syndicats et les membres du personnel présents ce jour-là, cette stratégie n’est pas recevable. « Le directeur est arrivé il y a deux ans : il a ouvert les vannes (financières), on s’est demandé ce qu’il s’est passé parce que les directives gouvernementales ne changeaient pas (…). Au bout d’un an, il a dit : “on ferme les vannes”. Maintenant, on nous présente un projet qui nous demande de faire mieux, avec moins », dénonce Pascale Michaelis, pour la CGT. Elle poursuit : « Depuis des années, il manque du matériel, des médicaments, on n’arrive pas à faire des soins dans l’état où on est. Comment on va faire ? »

    « Pas de suppression

    de poste »

    Toujours au sein du syndicat CGT, on estime « qu’on ne peut pas programmer un projet d’établissement sur une boule de cristal. Les gouvernements se succèdent avec, comme objectif, de mettre à mal les hôpitaux publics. » De façon unanime, le syndicat FO et le syndicat CGT demandent que ce projet Horizon 2035 soit abandonné. « Mais aussi l’ouverture de négociations, la mise en place d’un véritable calendrier de mise en stage des personnels contractuels, le recrutement des personnels nécessaires… Il y en a ras le bol qu’on soit précarisés, qu’on tire toujours sur la corde ! », s’indigne René Salle, pour FO, qui a longuement témoigné des conditions de travail des hospitaliers, devant les élus. Les deux syndicats veulent aussi l’assurance d’un « maintien de tous les postes », possible conséquence, selon eux, de ce plan Horizon 2035.

    De son côté Francis Saint-Hubert assure que « oui, nous devons être mieux organisés. Non, nous n’allons pas supprimer de postes pour construire quoi que ce soit, parce qu’il ne s’agit pas de construire des murs et ne pas avoir de personnel dedans. » Le directeur de l’hôpital, en amont du conseil de surveillance, a d’ailleurs réexpliqué les fondements du plan Horizon 2035 qu’il porte. « Dans ce projet, il y a plusieurs volets. Un volet stratégique, un volet qualité, un volet sécurité, déroule Francis Saint-Hubert. Le cœur de ce projet, c’est le projet médico-soignant. Qu’allons-nous offrir comme service en médecine, chirurgie, obstétrique ? Comment développer l’ambulatoire ? (….) Ça nécessite qu’on réorganise nos services, qu’on travaille différemment, ça nécessite des investissements, de nouveaux équipements, qu’on revoit l’articulation de nos bâtiments, les flux, les organisations des entrées et des sorties (…). »

    Concernant le manque de visibilité financière dénoncé par les syndicats, il précise : « Régulièrement, le gouvernement accorde des crédits pour financer les investissements des hôpitaux. Si nous n’avons pas de projet, que nous ne sommes pas prêts, nous ne pouvons pas émarger sur ces crédits-là. »

    Avant les prises de paroles des syndicats devant le conseil de surveillance, le maire a assuré aux soignants qu’au « regard de ce qu’il se passe en France en ce moment, nous comprenons votre inquiétude. Nous croyons en notre projet d’établissement. Mais pour ma part, je n’accepterais jamais de suppression de poste. »

  • Les syndicats s’opposent à la fermeture de structures psychiatriques

    Les syndicats s’opposent à la fermeture de structures psychiatriques

    « Nous sommes là face aux menaces de fermeture de structures psychiatriques dans les 15e et 16e arrondissements, aux Pennes-Mirabeau et à Septèmes-les-Vallons », explique Yann Gaillard, secrétaire adjoint du syndicat Force ouvrière. Devant l’ARS Paca, les syndicats CGT et FO se sont réunis, ce jeudi 25 juin, pour dénoncer ces fermetures qui concernent à la fois des structures hospitalières et extra-hospitalières. « Nous demandons aussi un renfort d’aides-soignants afin que les pavillons d’accueil ne soient pas saturés pendant l’été », complète Pierre-Édouard Thiebaud, secrétaire général de la CGT à l’hôpital Édouard-Toulouse, lui-même aide-soignant. Pour lui, cette situation alimente un cercle vicieux : « Il n’y a pas les moyens humains nécessaires pour prendre correctement en charge les patients. Cela peut entraîner des épisodes violents qui auraient pu être évités. »

    Les deux syndicats devaient initialement être reçus ce jeudi par l’ARS Paca, mais le rendez-vous a finalement été reporté au 1er juillet. Contactée par La Marseillaise, l’ARS Paca a confirmé la tenue d’une rencontre à cette date, sans plus de commentaire.

    Un manque de moyens

    Sabine, cadre de santé à l’hôpital Édouard-Toulouse, déplore une dégradation continue des conditions de travail : « Ça fait 38 ans que je travaille et qu’on nous dit que nous sommes en déficit, qu’il faut fermer des lits. Nous n’avons plus les moyens d’offrir aux patients des soins de qualité. »

    Présent sur place pour soutenir la mobilisation, Jean-Marc Coppola, maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements, a insisté sur les enjeux de la situation. « Il faut défendre le service public hospitalier de manière générale, mais il existe aussi de véritables enjeux autour de la psychiatrie à l’échelle nationale. Dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille, des populations fragilisées par la précarité ont besoin d’un accès à des soins de qualité. » L’élu rappelle qu’il y a une urgence à la fois pour les patients mais aussi pour les soignants, confrontés à des conditions de travail de plus en plus difficiles. Le constat est le même pour le député (L’Après) Henrik Davi : « Il faut absolument prendre en charge les personnes en souffrance. Nous avons besoin de moyens supplémentaires pour la psychiatrie, y compris hospitalière. »

    Alors que la santé mentale avait été déclarée Grande cause nationale en 2025 par le gouvernement Barnier, Yann Gaillard peine à voir des avancées. « Nous n’avons vu aucun effet de cette annonce du Premier ministre, si ce n’est des fermetures », conclut-il amèrement.

  • Les gaziers de GRDF en lutte exigent des indemnités « vie chère »

    Les gaziers de GRDF en lutte exigent des indemnités « vie chère »

    « Engie/GRDF, un monde où l’argent coule à flots…loin des agents. » Avec une action symbolique jeudi devant le site du transporteur de gaz, NaTran, dans le 16e arrondissement de Marseille où une cinquantaine d’agents venus de tout Paca a afflué, la CGT énergie exige une ouverture des négociations pour une indemnité vie chère.

    Le message s’adresse à la direction Sud-Est de GRDF. Et il est aussi clair que chiffré. Le syndicat estime à 1 million d’euros, le montant des indemnités « vie chère » si elles étaient versées aux 590 gaziers de Paca. Comparativement, « les bénéfices GRDF réalisés grâce à notre travail, c’est 716 millions. Et les dividendes versés à Engie, toujours grâce à notre travail, c’est 730 millions », résume Renaud Henry, secrétaire général du syndicat CGT énergie de Marseille. C’est donc un léger effort consenti que demandent les agents, en somme, que d’aligner les salaires sur l’augmentation du coût de la vie.

    Car ce travail, ils ne le font pas à moitié : « Nous sommes très réactifs, rappelle un agent aixois présent dans la mobilisation du matin. Nous avons le sens des responsabilités, c’est nous qui montons au front sur les interventions sensibles, qui prenons des risques. » C’est de Meyreuil, que la colère s’est déjà exprimée il y a près de deux mois pour des négociations au point mort.

    Les seuls sans indemnités

    « On nous martèle qu’il n’y a pas d’argent, c’est faux. Sans cesse des économies sont faites sur le dos des agents, dont certains n’arrivent plus à se loger correctement, et sur celui des usagers, qui renoncent à se chauffer, effrayés par leurs factures », poursuit une gazière. L’action du jour se situe dans la ligne des Robins des bois, tracée depuis quelques années par le syndicat. « C’est une opération avertissement sur l’outil de travail », précise Clément Martinez, secrétaire CGT énergie Grand Avignon. La colère est d’autant plus légitime que cette mesure qu’ils demandent, GRDF est « la seule entreprise du groupe Engie à la refuser, souligne-t-il, Elengy et même Enedis ont accordé une indemnité de près de 200 euros bruts par mois à leurs salariés ». Par ailleurs, pas d’arrêt prévu sur l’inflation et « l’augmentation des prix s’expliquerait par une hausse des prix de l’énergie, tirés par ceux du gaz », indique l’Insee. En Paca, les agents font monter le rapport de force avec des taux de grévistes « atteignant 100% sur certains sites, à Marseille, Avignon, Nice où Aix », précise le syndicat. Ils demandent d’ici « septembre, l’ouverture de négociations, a minima régionales », précise le responsable CGT du Vaucluse. Ce dernier a déjà contacté par ses pairs dans d’autres régions de France. Ils se disent « prêts » à embrayer sur cette lutte qui commence à faire beaucoup d’étincelles en Paca. Contactée la direction n’a pas donné suite. Un embrasement national reste à craindre.

  • La CGT hausse le ton pour les emplois

    La CGT hausse le ton pour les emplois

    « Ici plus qu’ailleurs les luttes syndicales ont façonné l’histoire sociale de notre territoire. » Devant une marée rouge de militants CGT, Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du grand port maritime de Marseille (GPMM), donne le ton de la mobilisation du jour. Derrière lui, on retrouve l’une des entrées emblématiques du port de Marseille, la porte 2C, habituée aux piquets de grève massifs. Mais ce jeudi « ce rassemblement revêt un double caractère, à la fois symbolique et historique », campe-t-il. Et pour cause : les militants sont réunis pour un « grand meeting pour l’emploi et contre la criminalisation de l’action syndicale » dans le cadre d’une journée de grève interprofessionnelle. « C’est une étape dans le processus de lutte pour sauver l’emploi dans le département où le péril est grand », abonde Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13, à l’origine de la mobilisation du jour. Avant d’énumérer : « Péril sur notre sidérurgie avec Arcelor, péril sur notre filière chimique avec Kem One, péril sur le pluralisme de la presse avec la CPMM, péril sur notre dernière usine de pâte à papier avec Fibre Excellence, péril sur nos services publics avec la Métropole Aix-Marseille… »

    « Décarboner,

    c’est investir ici »

    D’où la présence de militants venant des 4 coins du département et aux professions variées : cheminots, agents hospitaliers, dockers, postiers, travailleurs de la métallurgie… L’organisation estime à plus de 30 000 emplois menacés à court terme dans le département, conséquence directe des politiques austéritaires et du manque d’investissements dans les outils de travail. « Pendant que le patronat compte les profits, nous comptons les licenciements. Derrière chaque plan de suppression d’emplois, il y a des familles qui basculent et des vies brisées », rappelle Stéphane Martins de Araujo, secrétaire général de la CGT ArcelorMittal de Fos-sur-Mer.

    Son site illustre parfaitement l’équation à laquelle font face les militants du monde du travail : « Il est stratégique mais c’est le flou total : flou sur la décarbonation, les investissements… » D’où son constat, qui s’applique pour bien d’autres filières essentielles à l’économie du pays : « Ils organisent la casse industrielle. On nous promet un avenir vert mais on nous prépare un avenir vide. » Car en fond, c’est bien la question de la décarbonation du pourtour de l’Étang de Berre et du bassin de Fos, dont le coût est estimé à plusieurs dizaines de milliards d’euros, qui est posée. « Décarboner ce n’est pas délocaliser, c’est investir ici et produire propre ici », assure Stéphane Martins de Araujo. Problème : comment décarboner des industries qui fermeraient sans la pugnacité de leurs salariés ? « Ici, la CGT porte une vision ambitieuse des activités portuaires, une vision fondée sur la défense du service public et de la souveraineté industrielle », abonde Baptiste Talbot, membre du bureau confédéral de la CGT et ancien secrétaire général de la fédération des services publics, venu spécialement pour l’occasion.

    Pascal Galéoté renchérit : « Pendant qu’une minorité accumule les profits, on demande aux salariés de se serrer la ceinture, aux retraités de faire des sacrifices et aux services publics de fonctionner avec toujours moins de moyens ! » Le syndicaliste, qui a fait appel de sa condamnation dans l’affaire de la gestion des comptes du comité d’entreprise du GPMM, fait le lien avec une autre problématique : celle de la répression syndicale. « Depuis plus de 7 ans, nous subissons un véritable acharnement judiciaire : contrôle, enquête, convocations… Ces attaques s’inscrivent dans une campagne de dénigrement visant à discréditer notre organisation et affaiblir son action », martèle-t-il. Avant de conclure : « Cette journée marque le début d’une nouvelle étape de mobilisation. »

  • Ça chauffe aussi sur le terrain social

    Ça chauffe aussi sur le terrain social

    Tandis que les caméras sont braquées sur le thermomètre qui ne cesse de monter, la température sociale s’élève, elle aussi, dans notre région.

    À l’appel de la CGT, des travailleuses et travailleurs ont convergé sur le Port de Marseille pour sonner l’alarme. Selon l’organisation syndicale 30 000 emplois sont menacés dans les Bouches-du-Rhône dans divers secteurs d’activité qui subissent l’austérité de l’État et les logiques de profit immédiat du patronat.

    Les dossiers chauds ne manquent pas : Fibre excellence, Arcelor, CPMM, Kem One, les inquiétudes sont là aussi dans les services publics, à la Métropole Aix-Marseille-Provence, à La Poste, à la SNCF, dans les hôpitaux ou encore dans le monde associatif…

    Intérêts du monde du travail

    À cela s’ajoute la criminalisation croissante de l’action syndicale. L’occasion pour la CGT de réaffirmer sa solidarité avec Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du grand port maritime qui a fait appel de sa condamnation en première instance sur la gestion du CSE qu’il dénonce comme « politique ».

    Les participants à ce grand rassemblement ne se sont pas contentés de protester, ils ont aussi développé leur vision de la décarbonation de l’industrie, des relocalisations, des investissements nécessaires dans les services publics.

    Leur voix mérite d’être entendue. C’est celle du monde du travail conscient de ses intérêts.

    Les pouvoirs publics mais aussi les responsables patronaux, s’ils n’entendent pas ces propositions, doivent au moins produire des actes pour répondre à l’alerte sur l’emploi. À défaut, le climat social risque de gravement s’échauffer.

  • Les agents de l’hôpital d’Alès réclament des moyens

    Les agents de l’hôpital d’Alès réclament des moyens

    « L’hôpital est en grande difficulté, que ce soit en psychiatrie, dans les maisons de retraite ou à l’hôpital général, à cause du manque de financement permanent qu’on subit depuis des décennies. Sauf qu’aujourd’hui, on est à la corde », alerte Romain Sabran.

    Le secrétaire général de la CGT du centre hospitalier Alès-Cévennes a ainsi rappelé que le gouvernement n’avait apporté aucune réponse aux difficultés des agents de l’hôpital public : « La ministre de la Santé n’annonce rien. Rien sur les salaires. Rien sur l’absence des personnels et leur remplacement. Rien sur les sous-effectifs et leur travail en mode dégradé. Rien sur l’épuisement qui touche maintenant tous les professionnels et rien sur le sous-financement chronique de nos Ehpad et de nos hôpitaux, qui est la cause principale de nos maux ».

    Une centaine de personnes se sont ainsi rassemblées sur le parvis de l’hôpital en début d’après-midi ce 23 juin malgré une chaleur caniculaire, parmi lesquelles la secrétaire de l’union départementale CGT du Gard Marie Dufresne ou la nouvelle secrétaire du PCF alésien, Cécile Alphon-Layre. Christian Cataldo, le directeur de l’hôpital d’Alès, est également venu saluer les agents, avec lesquels les relations sont bonnes « même si tout n’est pas parfait », précise Romain Sabran. « On sait qu’ils sont coincés entre les injonctions ministérielles et le manque de financement. On demande que l’on supprime la taxe sur les salaires, qui représente à Alès 10% de la masse salariale. C’est 6 millions d’euros par an alors qu’on a 10 millions de dette ».

    Le collectif de défense de l’hôpital était également présent et a rappelé que « des dizaines d’établissements sont en lutte sans faire la une des journaux télé » et qu’il fallait « continuer de se battre pour avoir un service de santé de qualité ». Tous ont aussi salué la mobilisation des agents du service chirurgical ambulatoire, qui étaient en grève ce 23 juin.

    La canicule n’arrange rien

    La succession des vagues de chaleur inquiète le personnel hospitalier. Tant pour la population âgée du bassin alésien que pour les personnels, dont les conditions de travail sont plus difficiles. « La ministre nous a dit qu’il fallait qu’on boive… Mais qu’elle commence par ouvrir le robinet ! Avec ces vagues de chaleur, ce sont nos anciens qui vont y rester. On pourrait avoir une vague de chaleur pire qu’en 2003 et on est très inquiet pour les urgences, qui vont connaître un afflux de patients très important », prédit Romain Sabran.

    Une inquiétude partagée par Martine Sagit, de l’UL CGT d’Alès, qui rappelle que dans les années 1970, il y avait deux hôpitaux publics et trois cliniques privées à Alès alors que la population était moins nombreuse : « Aujourd’hui c’est la journée des services publics. Il faut les défendre et les développer. Il y a des moyens pour la guerre, donc on doit trouver des moyens pour la santé, pour l’école, les collectivités locales et pour la justice parce qu’il y aurait moins de souffrance si on remettait de l’argent dans les services publics ».