Devant les locaux aixois de SFR, la grogne monte aussi. Ils sont plusieurs dizaines de salariés, répondant à l’appel national de l’Unsa, la CFDT et la CFTC, à être rassemblés au pied du bâtiment. Quatre mois après l’annonce de la vente de SFR (détenue par Altice France) et partagée entre ses trois repreneurs : le consortium Bouygues Telecom, Free (Iliad) et Orange. Et signant la fin de la marque SFR. Les mesures proposent de passer, à ce stade, 2 500 salariés, au total, chez les trois acheteurs : dont environ 2 300 vers Bouygues Telecom. Dans le cadre de cette refonte, plusieurs salariés SFR intégreront la SA SFR, créée pour faciliter la migration. « Soit tous les employés qui ne vont pas être récupérés immédiatement, environ 5 000 personnes », explique Jonathan Fulpin, pour la CFTC. Problème, « ils estiment à 5 ans de durée de vie cette boîte temporaire. Là où le problème se pose pour nous, les syndicats et les collaborateurs, c’est qu’on passe d’un CDI à un contrat d’intérim », indique René Cuffaro, pour la CFDT. Globalement, si le personnel reconnaît ne pas pouvoir revenir en arrière sur cette refonte, il considère le volet social comme « totalement délaissé (…) pour une opération qui va coûter 20 milliards d’euros, la partie sociale est totalement exclue. Il y aura une casse sociale importante si on garde les conditions actuelles négociées », poursuit René Cuffaro. « À noter que chez SFR, on est une population qui commence à vieillir, on est à 70% de personnes de plus de 50 ans. 65% au moment du closing. Il y a zéro plan senior », se désole Laure Saunier, de l’Unsa. Dans un communiqué transmis à l’AFP, le consortium assurait pourtant que ce projet « apportait une solution d’emploi à chacun des 8 000 salariés du périmètre repris ».
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La CGT sonne la riposte contre le plan social de Sodexo
Le groupe français de restauration collective et de services Sodexo a annoncé, le 26 août, prévoir la suppression de près de 1 100 postes en France pour rester compétitif, un nouveau plan social vécu comme un « tremblement de terre » par les syndicats. C’est le deuxième plan de sauvegarde de l’emploi annoncé par ce groupe, après un premier en 2020 dans le contexte de crise sanitaire du Covid-19. À l’époque, plus de 2 000 postes avaient été supprimés. En France, Sodexo emploie 25 000 personnes et exploite 4 000 sites.
C’est dans ce contexte que plusieurs centaines de personnes en grève se sont rassemblées devant le siège de l’entreprise Sodexo, mardi à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), pour dénoncer le plan de licenciement financier orchestré par la direction de l’entreprise. Une action organisée à l’appel de la Fédération CGT commerce et services.
Sophie Binet offensive« On a vécu un premier PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) après le Covid, qu’on pouvait accepter parce qu’il y avait eu la pandémie, mais là, on est pas du tout sur le même schéma, c’est un licenciement boursier », déplore auprès de l’AFP Gilles Sevilla, délégué syndical CGT du groupe. Sodexo prévoit la suppression de 963 postes en France, soit 4% des effectifs, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi précédé d’une phase de départs volontaires. En plus de ces 963 postes, 134 salariés du siège du groupe sont concernés par le plan social. Une partie de ces postes administratifs devraient partir au Portugal, où les charges sont moindres, précise Gilles Sevilla.
« La bataille ne fait que commencer. En matière d’annulation de plan de licenciement, la CGT a de l’expérience : c’est Auchan, quasiment 3 000 licenciements annulés en justice avec une victoire retentissante », a rappelé de son côté Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT venue soutenir la manifestation. « Aujourd’hui, le message est clair : annuler un plan de licenciements on sait faire, on va s’y attaquer et c’est pour ça qu’on conseille à la direction de Sodexo d’y renoncer », a-t-elle poursuivi.
Plusieurs personnalités politiques sont venues soutenir la manifestation, à l’instar du secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle Fabien Roussel, de la députée PCF Elsa Faucillon, la candidate Lutte ouvrière à la présidentielle Nathalie Artaud, ou encore Aurélie Trouvé, députée LFI de Seine-Saint-Denis.
« Licenciement boursier » pour Fabien Roussel« Je fais le lien entre le combat que nous menons tous ensemble contre ces hausses des prix de l’énergie et de l’essence, et celui que vous menez ici, a souligné Fabien Roussel au micro. Il y a cette guerre de l’énergie qui se joue et que les Français paient cher aujourd’hui. Mais il y a aussi ces licenciements dont on ne parle pas. (…) Chez Sodexo, 1 000 suppressions d’emplois présentées comme un PSE. Il n’y a rien de social lorsqu’un licenciement concerne 1 000 personnes. Vous avez raison de vous mobiliser pour dénoncer ce licenciement boursier de la part d’un groupe qui a cumulé des milliards de bénéfices ces dernières années et qui fait le choix d’une réorganisation en en faisant supporter le coût aux salariés. Ce groupe fait le choix de maintenir des marges élevées pour ses actionnaires. Je demande que, dans les conseils d’administration, les salariés soient représentés autant que les actionnaires. »
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Pays de Martigues : une journée pour revendiquer et fêter la paix
La paix à Martigues et Port-de-Bouc est autant un sujet politique que de festivités, particulièrement en ce mercredi 23 septembre.
Tout l’après-midi de 13h30 à 17h au jardin de Ferrières de Martigues, la Ville organise la Fête de la paix avec ateliers créatifs, sportifs et ludiques pour tous publics avant le temps protocolaire et le concert de fin de journée. En même temps, l’exposition « des ailes pour la paix » réalisée par les enfants des écoles et des centres de loisirs de Martigues est proposée. Parmi les organisations à l’initiative, la Mouvement de la paix, l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), Martigues Sport Athlétisme, l’Appart, les Vélos des étangs, le Martigues rugby club, Wimoov, l’Ajes, le cinéma la Cascade et le collège Gérard-Philipe. À noter que la Ville est adhérente depuis 2010 de l’Association française des communes pour la paix et inscrit dans son projet « l’émergence d’une culture de paix » en son sein.
Pas de solution militaireÀ Port-de-Bouc, un meeting pour la paix est organisé à 18h à la pyramide de la paix, au port Renaissance sur le site des sardinades. Le PCF, l’Union locale CGT, le Secours populaire et la Ligue des droits de l’Homme appellent en commun à « exiger un cessez-le-feu général et à cultiver la paix ». « Il n’existe aucune solution militaire pour répondre aux défis que nos modes de production et de vie ont provoqués », insistent les organisateurs. Les quatre centres sociaux de la Ville ont aussi réalisé une exposition de dessins sur le thème de la paix visible dès 14h.







