Tag: CGT

  • La CGT des portuaires suspend son action à Fos-sur-Mer

    La CGT des portuaires suspend son action à Fos-sur-Mer

    Nous tenons à vous alerter que la fédération sera très attentive en attente de réponses claires lors de la réunion du 10 juin. » C’est de cette manière que la Fédération nationale des ports et docks CGT a indiqué la suspension de son action d’arrêt du travail initialement prévue vendredi.

    Dans son courrier adressé à l’Union des ports de France (UPF) et l’Union nationale des industries de la manutention (Unim) mercredi, la fédération CGT indique avoir « pris en compte la confirmation d’une table ronde qui se tiendra le 10 juin » avec les acteurs « divers et variés » en lien avec le sujet.

    Le sujet, c’est celui de « la problématique de Port-la-Nouvelle », dans l’Aude en région Occitanie, soulevée par la fédération. « Nous dénonçons l’évolution de ce nouveau port qui, dès sa création, suscite bien des interrogations », selon la fédération syndicale.

    Une « concurrence déloyale » selon la CGT

    Les interrogations sont notamment liées aux « nombreux trafics portuaires sont menacés ici ou là », d’après l’organisation, citant Sète, Bayonne, La Rochelle, Fos-sur-Mer et Le Havre. La fédération « n’acceptera pas qu’un nouveau port au modèle atypique remette en cause les équilibres actuels », se disant « consciente d’une concurrence dans les ports qui a toujours existé, mais pas une concurrence déloyale » qui selon l’organisation « remet en cause l’esprit et les engagements des réformes portuaires successives ».

    Ce conflit s’opère dans un contexte de mutation de la stratégie portuaire française. Comme pour d’autres modes de transports, la gestion irrite la CGT. « La Région Occitanie a investi plus de 650 millions d’euros d’argent public pour créer un hub hydrogène et la construction d’éoliennes à Port-la-Nouvelle, qui vient prendre des trafics rouliers vracs aux ports voisins », déplorait la fédération CGT fin avril.

    De même, l’organisation s’oppose au projet Deos de fabrication de flotteurs d’éoliennes en mer à Fos-sur-Mer, à destination de Port-la-Nouvelle. La Région Occitanie et la société d’économie mixte du Port « ne peuvent pas venir concurrencer les autres ports français dont Fos, et espérer la complémentarité sur l’éolien », assenaient les syndicalistes portuaires.

  • 70% des salaires minimum de branche en dessous du Smic

    70% des salaires minimum de branche en dessous du Smic

    Sur les 179 branches professionnelles suivies par le ministère, 126 auront au 1er juin un minimum inférieur au Smic, contre 30 d’entre elles avant cette revalorisation, a indiqué le ministère dans un communiqué, à l’issue d’une réunion du comité de suivi de la négociation salariale avec organisations syndicales et patronales.

    Selon son propre décompte (incluant des branches supplémentaires notamment dans l’agriculture, le bâtiment et le secteur maritime), la CGT dénombre, elle, près de 80% de 230 branches professionnelles avec des minima sous le Smic à partir de lundi. « Une proportion scandaleuse », a dénoncé auprès de l’AFP Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT.

    Seul salaire indexé sur l’inflation, qui a dépassé les 2% en avril sous l’effet de la hausse des coûts de l’énergie, le Smic augmentera lundi de 2,41%, soit d’un peu moins de 35 euros net par mois.

    Il est interdit en France de payer un salarié en dessous du Smic, mais dans les branches dans lesquelles un ou plusieurs échelons de la grille salariale passent en dessous de son montant, les salariés peuvent voir leur rémunération stagner des années au salaire minimum, malgré leur avancée en ancienneté ou qualification.

    « Revalorisation automatique »

    Les branches concernées par des grilles salariales débutant sous le nouveau minimum légal sont censées lancer des négociations avec les partenaires sociaux dans les 45 jours pour se mettre en conformité. Dans les faits, si le ministère note « une nette amélioration ces derniers mois », dix branches étaient en non-conformité depuis plus d’un an avant même la revalorisation à venir lundi.

    Au Medef, on considère que ces renégociations ne sont pas un sujet de débat : « Les branches doivent le faire, puisque c’est la loi », indique-t-on dans la première organisation patronale.

    Selon le ministère du Travail, le gouvernement veut présenter « prochainement » un projet de décret pour mettre en application une mesure de la dernière loi de financement de la Sécurité sociale, selon laquelle les entreprises des branches en non-conformité pourraient être pénalisées dans le calcul des allègements de cotisations sur les bas salaires dont elles bénéficient.

    « On a l’impression que la situation s’aggrave d’année en année et qu’on a globalement une smicardisation accélérée », a estimé auprès de l’AFP le secrétaire national de la CFDT Luc Mathieu, présent à la réunion mercredi.

    La première centrale syndicale française, tout comme la CGT, demande que les branches concernées soient obligées de se mettre en conformité rapidement et que des négociations salariales par branche soient rouvertes.

    « Quand les prix augmentent, les salaires doivent augmenter aussi. C’est le cas du salaire minimum interprofessionnel. Ça doit être le cas de tous les salaires », a estimé Thomas Vacheron, demandant également une indexation sur l’inflation de tous les salaires. Dans le détail, la centrale syndicale milite pour « l’augmentation automatique de l’ensemble des salaires minima de branche, dès lors que le Smic est revalorisé » et « l’ouverture immédiate des négociations salariales dans l’ensemble des branches professionnelles pour éviter les situations de décalage de plusieurs mois et pour créer une dynamique salariale », indique-t-elle dans une note juridique. La CGT précise également que « sur les 10 conventions collectives, six présentent au moins un niveau de salaire minimum inférieur au Smic au 1er juin : remontées mécaniques, taxis, assainissement, transports aériens, désinfection (3D) et transports routiers (notamment les transports de fonds, sanitaire, déménagement…) ».

    Crise des carburants

    Ce débat en téléscope directement un autre, celui sur le pouvoir d’achat des salariés et professionnels et des difficultés rencontrées par les petites entreprises et artisans à l’heure de l’explosion des prix des carburants. Le gouvernement a fait ses dernières semaines une série d’annonces qui n’ont pas convaincu, concernant : une revalorisation des indemnités kilométriques pour certains secteurs professionnels, l’élargissement des aides aux « grands rouleurs » modestes, et des « aides sectorielles pour les agriculteurs, les transports, la pêche ou le BTP, qui vont être prolongées jusqu’à l’été ». Celui-ci a également « invité » les entreprises à verser une prime carburant, exonérée de cotisations sociales, augmentée à leurs salariés. Autant dire que le principe d’une revalorisation automatique n’a que plus de sens.

  • L’accès aux soins d’urgences réclamé à Lodève

    L’accès aux soins d’urgences réclamé à Lodève

    « Des urgences, c’est vital », tente de faire entendre l’association « Pour de véritables urgences au centre hospitalier de Lodève ».

    Face aux besoins de santé croissants d’une population qui augmente, l’association et l’UL CGT Lodève Clermont ont appelé à se réunir pour signer une pétition en vue de transformer le centre d’accueil et de permanence des soins (Caps) de Lodève en un véritable service d’urgence. À l’heure actuelle, 30 minutes séparent la population du premier service d’urgences hospitalières.

    Inégalités en milieu rural

    Bien que la population soit vieillissante sur ce territoire, les inégalités d’accès aux soins d’urgences perdurent. « Un axe routier important et accidentogène dans la zone de l’Escalette et du Bosc, des événements climatiques à risques avec des épisodes cévenols de plus en plus fréquents », plusieurs points sont énumérés par l’association qui tente depuis de nombreuses années d’endiguer ce problème.

    Ces inégalités ont fait surgir de nombreux besoins sur le territoire, comme le précise l’association « Pour de véritables urgences au centre hospitalier de Lodève » : « Les besoins de santé sur le territoire appellent à la création d’un centre de périnatalité public dans l’attente de l’autorisation d’une maternité, à la mise en place d’un centre de pédopsychiatrie sur Lodève ainsi qu’à la mise en place de lits de dialyse sur le Centre Hospitalier. » Pour rappel, le 25 novembre dernier, l’ARS Occitanie a validé la transformation du Centre d’accueil et de permanence des soins en antenne de médecine d’urgence, encore en attente.

  • La CGT comme rempart aux guerres et à l’extrême droite

    La CGT comme rempart aux guerres et à l’extrême droite

    « Face au capitalisme qui se nourrit des guerres et des idéaux de haine, la question que nous devons nous poser aujourd’hui, c’est que doivent faire les organisations syndicales, associatives, politiques ? » C’est par ces mots que Julien Bouillé, co-secrétaire de la CGT 05 a ouvert le débat de ce mercredi dans la Salle des Arcades de Veynes. Le syndicat y a convié des représentants du Mouvement de la Paix, de la Cimade, de VISA (association intersyndicale antifasciste) et des cheminots de la région Paca. La discussion a commencé au sujet de la montée des guerres et des armements, et la façon dont celles-ci servent les intérêts capitalistes dans le monde et la division des peuples.

    « Il y a les utopistes, ceux qui pensent qu’on fait la paix en préparant la guerre, une ânerie dite il y a 2 000 ans qui n’a jamais été démontrée, et ceux qui pensent qu’il faut agir sur les causes de la guerre. Or, s’il y a des guerres, c’est qu’il y a des inégalités, et qu’il y a des gens qui ont des intérêts à cela », a argumenté Pierre Villard, du Mouvement de la Paix, qui a par ailleurs relevé avec humour que la table ronde, réunissant six hommes, était peu représentative de la société française. Or, face à ces guerres et ces inégalités qui produisent des migrations, la réponse des autorités nourrit la division, selon Patrick Marsauche, représentant de la Cimade : « Le plus intolérable, c’est la façon dont ces personnes sont reçues. Depuis décembre 2015, la France a de nouveau fermé la frontière dans les Alpes, et refoulé des demandeurs d’asiles, alors qu’elle a déjà été condamnée pour cela, c’est illégal ! », s’est-il indigné. Pour les débattants, le syndicalisme doit être au cœur de la riposte collective. « Les syndicats ont pour responsabilité de faire obstacle à l’extrême droite, il en est l’ennemi comme on l’a vu à Carcassonne où le maire RN veut interdire à la CGT l’accès à la Bourse du travail », a alerté Jean-Albert Guidou du pôle CGT sans-papiers.

    Proposer une alternative collective

    Comme exemple d’action collective, il a rappelé que les travailleurs sans-papiers sont régulièrement à l’initiative de luttes victorieuses sur le terrain, citant plusieurs mobilisations récentes réussies. Après avoir discuté de la façon de lutter pour briser les isolements et faire naître la solidarité, Julien Bouillé a ainsi conclu le débat : « Rien ne changera si on reste dans son coin et qu’on accepte d’être mis en concurrence, opposés entre travailleurs, entre précaires, entre français et étrangers. Ce qui change, c’est quand on s’organise, qu’on lutte ensemble, qu’on construit un rapport de force. »

  • [Entretien] Romain Baciak (CGT) : « Encore 1 500 suppressions d’emplois chez Michelin »

    [Entretien] Romain Baciak (CGT) : « Encore 1 500 suppressions d’emplois chez Michelin »

    C’est un nouveau coup de massue qui frappe l’industrie en France.
    Le groupe français Michelin, leader mondial des pneus, a annoncé ce jeudi matin un dispositif de départs volontaires en France portant sur 1
     500 emplois, soit près de 10% de sa masse salariale. Le groupe avait déjà supprimé 1 246 emplois en France en 2024 dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), en fermant deux sites industriels dans l’ouest du pays, à Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan). Et ce, alors que le groupe a perçu quelque 10 millions d’euros d’aides publiques aux entreprises en 2023…

    La Marseillaise : Michelin a annoncé ce jeudi matin un dispositif de « départs volontaires » en France concernant sur « jusqu’à 1 500 postes sur trois ans ». Êtes-vous surpris ?

    Romain Baciak : On n’est pas surpris, il y avait des bruits de couloirs qui circulaient. Nous avions été alertés par la préfecture. Ça fait encore 1 500 suppressions d’emplois chez Michelin sur les 14 000 qui reste – si on ne compte que MFPM (Manufacture française des pneumatiques Michelin), soit près de 10% de la masse salariale. On sait que derrière, ça induit 4 à 5 emplois supprimés en plus. Ça signifie donc 6 000 à 7 500 emplois en France qui vont disparaître grâce à Michelin. Il y a deux ans ça concernait les sites de Vannes et Cholet. Un peu avant c’était la Roche-sur-Yon. Moi, je suis aux Carmes à Clermont-Ferrand et nous avons été impactés par ces précédents plans. C’est à se demander si un jour il restera des Michelin en France ou pas.

    Comment la direction de Michelin justifie-t-elle cette annonce ?

    R.B. : Elle va encore le justifier, je pense, par les coûts, en disant que la vie est trop chère, etc. Mais Michelin est celui qui vend les pneus les plus chers. Si lui n’y arrive pas, comment font les autres groupes pour s’en sortir ?

    Comment comptez-vous au sein de la CGT Michelin vous opposer
    à ce nouveau plan social
     ?

    R.B. : Pour l’instant, ça vient de tomber donc on ne sait pas quels seront les salariés concernés. On ne parle que de départs volontaires mais on sait ce que ça veut dire chez Michelin : on supprime ton poste, il faut que tu partes. On va attaquer les négociations en connaissant déjà la position de la CGT. On ne signera pas un plan comme ça. La CGT est le seul syndicat qui est pour la réindustrialisation du pays.

    Aujourd’hui, quand on est syndicaliste, on ne peut pas être pour des suppressions de postes. Si on valide des suppressions de postes, derrière, il faut aussi penser aux générations futures. C’est-à-dire que 1 500 postes en moins sur Michelin, ça fait 1 500 postes en moins pour nos enfants et nos petits-enfants. Je sais que tous les syndicats ne sont pas d’accord avec nous. Moi, je ne conçois pas qu’on soit là pour valider des suppressions de postes. Reste à savoir ce que feront les autres organisations syndicales.

    La commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques aux entreprises avait mis en cause Michelin qui avait révélé avoir perçu plus de 10,6 millions d’euros d’aides en 2023. Est-ce toujours le cas ?

    R.B. : Tous les ans, Michelin touche des aides publiques. Le groupe en a touché pour son usine de La Roche-sur-Yon et a été contraint de rendre 4,3 millions d’euros [le site a fermé en 2020, Ndlr.]. Mais il avait touché beaucoup plus. Cet argent a été restitué parce que Michelin a été forcé par le sénateur Fabien Gay [PCF], qui a mis le sujet en avant. Si ça n’avait pas été le cas Michelin aurait toujours ces 4,3 millions d’euros dans sa poche.

    Quelle est la demande que vous formulez à l’État ?

    R.B. : À l’État, tout ce qu’on demande, c’est d’arrêter de donner des subventions publiques à des entreprises qui font des milliards de bénéfices et qui reversent des milliards d’euros aux actionnaires. Cette année, Michelin a quand même pioché dans ses réserves 200 millions d’euros pour les donner aux actionnaires. Quand on est capable de piocher des millions d’euros pour les donner à ses copains les actionnaires, on peut sauver des emplois ! On doit être le seul syndicat à être contre ça et à agir pour la réindustrialisation du pays. Les autres votent pour les PSE…

    Quel message souhaitez-vous faire passer ?

    R.B. : Le message, il est clair : aucune suppression de postes chez Michelin. Et puis, que l’État arrête de les valider ! Quand une entreprise fait des milliards de bénéfices, qu’on n’ait pas le droit, même si c’est des départs volontaires, par des ruptures conventionnelles collectives (RCC), par des accords de gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP), ou autre, de supprimer des postes.

  • À Aix-en-Provence, la CGT sur le pont pour sauver la distribution de la presse

    À Aix-en-Provence, la CGT sur le pont pour sauver la distribution de la presse

    Rendez-vous est donné au pied d’un lieu symbolique, celui du kiosque à journaux, place de l’Hôtel de Ville. Une dizaine de salariés de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM), badge CGT collé sur le torse, se sont munis de pétitions et de tracts avant de se déployer sur différents marchés de la ville. Ils ont ensuite été reçus à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), en fin de matinée. Depuis plusieurs semaines, la CPMM revendique l’obtention des aides à la distribution de la presse, captées intégralement par les éditeurs.

    « Aujourd’hui, la filière de la distribution de la presse est en grande difficulté, rappelle Hélène Honde, salariée CPMM et représentante CGT. Preuve en est, même le législateur décide de mettre des moyens publics énormes sur la presse, notamment sur la distribution de la presse.» Soit 4 millions débloqués en plus dans le budget 2026. « Ces aides sont affectées aux éditeurs, il devrait y avoir un ruissellement… Mais nous, dernier kilomètre, dernier maillon de la chaîne, nous ne percevons aucune aide publique. Aujourd’hui elles est versées aux éditeurs, et s’arrêtent là », déplore-elle.

    « Oreilles attentives »

    Alors, pour sauver son modèle économique – et la soixantaine d’emplois – les salariés portent plusieurs propositions. Par exemple, le déblocage et le ruissellement des aides publiques dédiées, une « autre rémunération pour la distribution de la presse, par les messageries et par les éditeurs » ainsi qu’une mutualisation « de l’ensemble des filières réglementées telles que les produits de pharmacie, vétérinaires,tabac, librairie… » qui pourraient être réunies dans des tournées de livraisons uniques.

    Sur le marché, les oreilles sont plus ou moins tendues. La liste des signataires de la pétition, qui en compte déjà plus d’un millier selon la CGT, s’allonge un peu. Parmi les badauds interpellés, Philippe Klein, représentant local Horizons et conseiller municipal d’opposition, promet au moins d’y jeter un coup d’œil. « Globalement, on a des oreilles attentives, expliquait Maxime Picard, président de la CPMM. Mercredi soir, une délégation était reçue en préfecture, on devrait rencontrer le cabinet de la ministre de la Culture ce week-end à l’occasion du congrès mondial des médias à Marseille, ce jeudi la Drac… les mobilisations vont continuer pour trouver des moyens pérennes pour la presse. On va se donner les moyens pour ouvrir une perspective à l’ensemble des salariés de la CPMM, des sous-traitants et de l’ensemble des marchands de journaux pour permettre un avenir de la totalité de la filière presse. » François Canu, secrétaire de l’UL CGT d’Aix, qui a accompagné la mobilisation ce jour, indique qu’un rendez-vous a été demandé auprès de Sophie Joissains, maire d’Aix, et se dit confiant sur un « retour très prochainement ».

  • La CGT alerte sur le dialogue social à Transfix

    La CGT alerte sur le dialogue social à Transfix

    Les prochaines semaines s’annoncent animées chez Transfix. Soumise à un mouvement social après la suppression de plus de 50 postes en 2021, la société spécialisée dans les matériels et équipements électriques, qui emploie quelque 250 personnes sur son site de La Garde, suscite le mécontentement de ses salariés.

    Il y a quelques jours, la Fédération CGT de la Métallurgie, les sections CGT locales et les élus CGT de Transfix ont fait parvenir au PDG de l’entreprise, Grégoire Libert, une lettre pour manifester leurs inquiétudes concernant « un climat social dégradé, des difficultés persistantes dans le dialogue social, des sujets majeurs concernant les orientations stratégiques de l’entreprise, la politique sociale, l’emploi, les conditions de travail et les négociations salariales ».

    Une pétition en cours

    Eu égard aux consultations engagées au sein du CSE et du début prochain des négociations annuelles obligatoires, la CGT reste « particulièrement attentive aux décisions, aux orientations et à la méthode de dialogue retenues par la direction », alors que les dernières NAO n’avaient débouché sur aucune augmentation de salaire. « Le Smic augmente de 2,41% au 1er juin : c’est le minimum concevable comme base de négociation », prévient le syndicat, espérant « de véritables négociations, loyales et sérieuses, avec des mesures salariales à la hauteur des efforts fournis par les salariés ». À ce titre, une pétition a déjà recueilli la signature de 140 salariés.

  • Le collectif du lycée Nelson Mandela reçu en mairie

    Le collectif du lycée Nelson Mandela reçu en mairie

    « On demande au maire de Marseille de faire en sorte que ça ne soit pas une saignée pour les lycées de la ville. » Ce mercredi, devant la mairie de Marseille, les représentants du collectif qui rassemble une myriade d’organisations syndicales d’enseignants (CGT, FO, Sud et Snes-FSU) et d’associations de parents d’élèves (FCPE, PEEP et PER) du lycée Nelson Mandela sortent satisfaits de l’Hôtel de ville.

    Et pour cause, ils ont été reçus par un conseiller de l’adjointe en charge de l’éducation, Pascaline Lecorché (Place Publique), dans le cadre de leur combat au long cours contre la baisse d’heures à venir pour leur établissement. « On s’est adressés à la mairie de Marseille car ce sont les lycées marseillais qui sont ciblés. Dans le cadre des suppressions de moyens décidées au niveau national, l’académie perd 900 heures et sur celles-ci, 740 sont perdues dans les lycées marseillais », explique Alexis Avril, professeur de philosophie au lycée Nelson Mandela, qui s’exprime en tant que militant de Sud Éducation.

    Concrètement, dans le cadre d’une baisse des dotations horaires qui touchent les lycées pour la prochaine rentrée scolaire, leur établissement perdrait « 80 heures ». « 80 heures en moins, ça peut paraître abstrait mais concrètement c’est la fin des cours en demi-groupes pour les cours de français en 1ère, de philosophie en terminale et pour l’anglais en 1ère et terminale… Ce sont des années où il y a le bac, où ces heures comptent pour ce dernier. Ça veut dire faire des cours d’anglais à 30 cette année-là », poursuit Alexis Avril. Sébastien, professeur de philosophie et syndiqué au Snes-FSU abonde : « On a besoin de ces heures, c’est un moment de travail approfondi : elles servent à faire de la méthodologie, à aider les élèves en difficulté… »

    Un soutien de la mairie

    D’où la demande de soutien auprès de la mairie : « On les a sentis impliqués, à l’écoute. Et normalement, un courrier de la mairie devrait être envoyé en ce sens-là au rectorat », relate Nassima Cuvillier, pour la FCPE 13. Et justement, ils espèrent « que ça bouge » du côté du rectorat : « On devrait recevoir, début juin, une visite de personnels du rectorat pour une rencontre sur nos revendications. » Selon le collectif, la « décision définitive » à propos de la réduction d’heures serait prise le 19 juin prochain. Il reste donc du temps, et de l’espoir, pour faire infléchir la décision. « On a même écrit à Brigitte Macron qui nous a répondu ! », se félicite Vanessa Dorival, pour la PEEP (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public). Avant d’exhiber la réponse imprimée du directeur de cabinet de l’épouse d’Emmanuel Macron. De quoi faire revenir le rectorat à la raison ?

  • L’inclusion doit passer par l’ouverture d’une classe Ulis

    L’inclusion doit passer par l’ouverture d’une classe Ulis

    « C’était mieux cette année, je préfère l’Ulis. » Tasnim, 10 ans et en CM2, a pu bénéficier d’une Ulis en dernière année de primaire. Mais ses espoirs comme ceux de sa mère de continuer au collège risquent fort d’être déçus. C’est la raison pour laquelle les syndicats CGT, FSU et Sud ont organisé un rassemblement devant le collège Frédéric-Mistral mardi soir pour exiger l’ouverture d’une Unité locale pour l’inclusion scolaire (Ulis) au collège sur la ville.

    « On nous a dit qu’il n’y avait pas d’Ulis collège à Port-de-Bouc, qu’il faut aller à Fos ou Martigues », précise Nour Boukabbout, mère de la jeune Tasnim, « mais je ne suis pas véhiculée, mon mari travaille de 8h à 17h, et il n’y a rien de prévu pour les transports », énumère-t-elle. Les mêmes inquiétudes habitent les parents présents. « Ce sont des enfants en difficulté, avec parfois des pathologies. Mais on nous dit qu’on peut rien faire. »

    La revendication ne date pourtant pas d’hier. « Ça fait six ans qu’on demande une Ulis collège avec notre syndicat, l’intersyndicale, nos élus et les parents d’élèves car chaque année des enfants sortent primaire et restent sur le carreau », déplore Laurence Cassandri, de la CGT Éduc’Action. Résultat : « Plein de gamins sont déscolarisés avant 16 ans » d’après la syndicaliste. La demande est « légitime » aux yeux de Valérie Zikka Dussol, de la FSU : « On vient d’apprendre que le directeur académique veut augmenter les effectifs d’Ulis par dérogation. Avec cette augmentation on pourrait ouvrir l’Ulis ici », affirme-t-elle.

    « C’est du validisme »

    Face à cette « rupture d’égalité appelée validisme » pointée par la syndicaliste Sud présente, les élus se tournent vers le Département. « Nous rencontrons le directeur académique la semaine prochaine et ce sera pour gagner », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. En parallèle, le maire et la conseillère départementale (PCF) Magali Giorgetti ont rencontré la présidente (LR) du Département Martine Vassal pour porter la demande d’ouverture d’Ulis auprès de l’Éducation nationale.

    La question est presque morale. « On met des millions d’euros pour la guerre mais on entasse nos petits à 35 en classe », assène le secrétaire de l’UL CGT Maixent Bitan, en même temps que se dégradent « les conditions de travail des enseignants » et personnels éducatifs.

    C’est politique.

  • [Entretien] Julien Bouillé (CGT) : « Le capitalisme se sert des guerres pour diviser »

    [Entretien] Julien Bouillé (CGT) : « Le capitalisme se sert des guerres pour diviser »

    Dans le cadre de ce 33e congrès de la CGT des Hautes-Alpes, son co-secrétaire, Julien Bouillé, fixe les grands enjeux et principaux thèmes des débats à venir pour ces trois prochains jours.

    La Marseillaise : Quels sont les principaux enjeux de ce congrès ?

    Julien Bouillé : Refaire, réaffirmer les bases, nos valeurs, si la maison n’a pas de bonnes fondations elle ne tiendra jamais. Le retour au B.A-BA : quelles sont les valeurs de la CGT ? Qu’est-ce qu’une union départementale ? Qu’est-ce qu’un syndicat ? On se rend compte que pendant quelque temps ce qu’on appelle la formation initiale, le front commun, a été moins suivi que le reste de nos formations plus techniques. Il y a une forme d’oubli de ce qu’est la CGT, pourquoi elle a été créée… On a un peu perdu le lien, on a des camarades en responsabilité dont on s’aperçoit qu’ils n’ont pas fait les formations initiales. Le congrès permettra de fixer cette orientation.

    Comment va-t-il se dérouler ?

    J.B. : Dans un premier temps un rapport d’activité est dressé et voté par l’ensemble des congressistes. Ensuite, le congrès est découpé en trois parties. La première, c’est « redonner du sens à nos actions ». Après, on se réunit au Buffet de la gare de Veynes, lieu historique qui propose des produits locaux en circuit court. Le lendemain, on abordera le deuxième thème : « la protection sociale, notre bien à défendre ». Un focus sur les luttes menées autour de la protection sociale, en lien avec l’action sur la réforme des retraites, avec l’IHS 05, l’Institut d’Histoire sociale de la CGT, la branche départementale. Le dernier thème c’est « une organisation démocratique construite par et pour chacun et chacune ». Ces thématiques seront débattues, et de là seront établies des orientations pour les trois années à venir. À l’issue de ces débats, on mettra également au vote la future équipe de direction de l’Union départementale, composée d’une trentaine de personnes parmi lesquelles sera désigné un bureau et le ou la secrétaire générale de l’Union départementale.

    Il y aura un débat sur la montée des guerres et de l’extrême droite, les deux sont liées ?

    J.B. : On a pour habitude d’associer un moment culturel à notre soirée fraternelle et on a choisi de dédier un débat sur le thème « Guerre/Migration, qui profite des guerres, qui subit ? » Nous avons choisi ce thème qui est d’actualité, de par les guerres qui se multiplient et de l’extrême droite qui monte partout. Pour nous, la CGT, le lien entre les deux est évident, c’est le capitalisme. Il se sert des guerres, des extrêmes droites pour diviser, grignoter tout ce qu’il peut et produire de l’argent. La CGT, en combattant les idées d’extrême droite sur le lieu de travail, peut entraver la progression de ses idées en France. C’est pour cela qu’on fait intervenir la Cimade, Visa [Vigilance et initiatives syndicales antifascistes] et le Mouvement de la paix, pour montrer que le syndicat et le mouvement social, s’ils sont seuls de leur côté, ne peuvent rien. Si on n’est pas capables de s’unir, on n’y arrivera pas.