Tag: Bouches-du-Rhône

  • Fusion chez Free, la justice tranche en faveur des syndicats

    Fusion chez Free, la justice tranche en faveur des syndicats

    Une petite victoire pour les salariés… Dans son délibéré en date du jeudi 30 avril, le tribunal judiciaire de Marseille a fait pencher la balance en faveur des demandeurs… La CGT Telecoms, suivie par la fédération SUD Telecoms et la CFDT S3C Provence Alpes, avait attaqué en référé Certicall, un des trois centres d’appels de Free basé à Marseille, avec Centrapel à Paris et Equaline à Bordeaux. Les élus du comité social et économique (CSE) dénonçaient l’absence de concertation sur la fusion des trois entités au sein d’une seule, le centre de management MCRA, au 4 mai, pour ensuite être absorbée par une filiale, Protelco, baptisée « Free assistance ». Et, au-delà, une atteinte à la représentation des salariés, le nombre d’élus se restreignant singulièrement.

    Le tribunal a finalement décidé de leur donner raison sur la première partie de leur demande. Et a enjoint Certicall de « consulter valablement le comité social et économique sur le projet de fusion (…) dans les quinze jours » suivant le délibéré. Jugement assorti d’une astreinte provisoire de 1 500 euros par jour de retard.

    De multiples chevaux

    de bataille

    Il retient l’argument des syndicats selon lequel « les quatre entreprises qui seraient amenées à fusionner n’ont pas les mêmes accords collectifs » et que cela aurait des « conséquences sur les conditions d’emploi et de travail ». Et qu’il y a bien urgence, « en ce que ce projet de fusion est imminent ».

    Lors de l’audience reportée au 21 avril, leur avocate, Mathilde Fruton-Létard, avait d’ailleurs dénoncé l’attitude de l’entreprise qui selon elle jouait la montre, arc-boutée sur son projet. Elle avait également rappelé que l’impact de la décision de l’entreprise serait aussi local et que si une concertation avait eu lieu, la direction de Protelco reconnaissait elle-même dans un compte rendu qu’elle ne traçait que « les grandes lignes » et que chaque établissement devait adapter ce projet.

    De leur côté, les avocats des entreprises estimaient que la caducité des mandats des représentants du personnel relevait « d’un effet juridique automatique » et que bloquer la fusion constituait carrément « une atteinte à la liberté d’entreprendre des sociétés ».

    Un premier pas pour les syndicats qui alertaient aussi sur les conditions de travail au sein des « Free proxi », une alerte pour danger grave et imminent ayant été déclenchée assure-t-il et un questionnaire sur les risques psychosociaux étant en cours.

    La direction nous a pour sa part indiqué qu’elle ne commentait pas les décisions de justice et que cela ne remet pas en cause son projet.

  • [1er-Mai] À Marseille, une unité syndicale contre le travail élargi

    [1er-Mai] À Marseille, une unité syndicale contre le travail élargi

    Le 1er-Mai nous appartient. De l’argent pour nos salaires, pas pour la guerre. » Sur le Vieux-Port de Marseille, la banderole intersyndicale donne le ton de la manifestation de ce vendredi. Le soleil et l’air estival ambiant n’enlèvent en rien au côté revendicatif de la mobilisation : les fumigènes sont de sortie dès le départ du cortège et le traditionnel camion de la CGT du Port, qui ouvre le convoi, pousse les watts à fond.

    « S’attaquer au 1er-Mai, c’est une façon de voler l’histoire ouvrière, enlever les repères qui nous rassemblent », tonne Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille. Car si la journée est placée sous le signe des festivités propres au 1er-Mai, les manifestants ont toujours en travers de la gorge l’idée du gouvernement d’élargir les dérogations permettant de travailler pour ce jour férié et chômé.
    « C’est comme le travail le dimanche : au début ils disaient que ce n’était que pour faire vivre les petits commerces. Mais aujourd’hui, c’est l’ensemble des travailleurs du commerce qui travaillent ce jour-là. Si on laisse faire, à terme, le 1er-Mai ça sera la même chose », dénonce le syndicaliste énergéticien aux côtés de ses camarades de la CGT Cheminot. Pour lui comme moult manifestants, cette attaque n’a rien d’anodin : « Le 1er-Mai est le symbole de tous les conquis des travailleurs : il rappelle que les congés payés, la réduction du temps de travail, toutes les mesures positives viennent de la lutte. »

    Paix à l’internationale

    Preuve de l’unanimité syndicale sur le sujet, Guillaume Pascal, secrétaire général de la CFDT 13 reprend le même refrain : « Le gouvernement dit que c’est juste pour les fleuristes, puis juste pour les boulangers, puis juste pour ceux qui veulent et au final ça finit par juste pour tout le monde. » Et dénonce un paradoxe : « Dans la rue du local de la CFDT, le dimanche, les fleuristes sont fermés mais les grands centres commerciaux sont ouverts… Ce genre de propositions ne profite pas aux petits artisans comme on veut nous faire croire, mais bien aux grands groupes. » Pour l’occasion, son organisation a sorti une banderole maison avec un message qui parle aux supporters de l’Olympique de Marseille : « À jamais le 1er-Mai. » Et juste avant cette dernière, on retrouve l’immense ballon-montgolfière sur le camion de la FSU, encadré de manifestants avec des pancartes allant dans le même sens : « Manu, pas touche au 1er-Mai. »

    Plus loin, il y a aussi le cortège de la communauté kurde de Marseille, non loin de celui du PCF avec des militants qui agitent des drapeaux cubains, ou encore celui des organisations syndicales des jeunes et lycéens, drapeaux palestiniens à la main. De quoi mettre en avant l’autre versant revendicatif de cette journée : la paix à l’international. « Avec tous les conflits dans le monde, les travailleurs paient toujours un lourd tribut pour la guerre. On se doit d’être solidaire », explique Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13. Ce dernier fait le lien entre montée des tensions dans le monde et l’attaque gouvernementale contre le 1er-Mai : « C’est dans le cadre de l’économie de guerre. Tout est lié : s’attaquer au 1er-Mai va dans le sens d’une casse de la solidarité. »

    Et alors que le cortège termine dans le calme au niveau de la Porte d’Aix, après avoir remonté le boulevard des Dames, Marc Pietrosino tonne : « Le
    1er-Mai a été acquis dans la sueur et le sang de la classe ouvrière. On n’acceptera aucune exception pour cette date, aucune concession. »

    « On défendra le 1er-Mai bec et ongles. C’est aussi un symbole de ce qu’il reste à conquérir »

    « L’attaque sur le 1er-Mai est symbolique d’un mépris des syndicats »

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : la lutte pour les salaires

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : la lutte pour les salaires

    Les ouvriers avec de petits moyens avaient manifesté leur enthousiasme et fait tout leur possible pour la reprise économique de notre région, ce qui n’était pas le cas, au départ, de la Chambre de commerce et du patronat. Je me souviens que les établissements Rocca Tassy de Roux, qui avaient réalisé un bénéfice de 145 millions de francs, avaient un stand de 20 m de palissade et quelques affiches, ce qui montrait le désintérêt absolu des employeurs pour la renaissance de la France. Quant au PS, il s’opposa à notre mot d’ordre de « la renaissance de la France » et montra qui, à la tête de ce parti américain, méritait bien la caractéristique « d’aide agissante » que je dénonçais.

    Négociations sous la pression des travailleurs

    En même temps que le redressement de l’économie nationale, nous avions aussi le souci des salaires, avec notre campagne pour les 25%, pour que les travailleurs obtiennent une part plus juste des richesses créées par eux. Nous avons multiplié les interventions auprès des syndicats patronaux et des pouvoirs publics en vue d’obtenir de ceux-ci les nouvelles mesures tenant compte des avantages acquis. De fait, l’augmentation ne s’appliquait pas, aux termes des textes précités, à tous les salaires. La hiérarchie des salaires en vigueur au 1er juillet se trouvait écrasée. L’écart entre le salaire minimum et le salaire moyen était en diminution. Les syndicats patronaux s’en tenaient à l’application stricte de l’arrêté du 29 juillet. L’Union départementale multiplia ses efforts et demanda aux syndicats de manifester pour obtenir des accords maintenant les avantages acquis.

    Des négociations s’engagèrent sous la pression des travailleurs dans la métallurgie, la meunerie, l’alimentation syndicales. Le 26 août 1946, à ma demande, l’inspecteur divisionnaire organisa une réunion de tous les syndicats patronaux de l’alimentation marseillaise et des représentants de l’UD en vue d’un aménagement des salaires qui tienne compte de l’arrêté du 29 juillet.

    Devant les arguments anti-ouvriers développés par les syndicats patronaux, nous exigions l’application de l’arrêté du 29 juillet. L’inspecteur divisionnaire du travail approuvait nos demandes à un tel point que le président de la défense, qui présidait la délégation patronale, reprocha à l’inspecteur de sortir de ses attributions d’inspecteur divisionnaire et informait le président du CNPF, Monsieur Villiers, afin qu’il intervienne auprès du ministre du Travail, Ambroise Croizat. En réalité, le CNPF refusait les demandes que nous formulions, mais c’était mal connaître la combativité des travailleurs qui, par leur action en septembre, obtenaient satisfaction.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Lamanon : grande opération de nettoyage des routes départementales

    Lamanon : grande opération de nettoyage des routes départementales

    Plus de 200 agents ont été mobilisés. Chaque année, 2 000 tonnes de déchets sont collectées. « Chacun doit adopter un comportement responsable », appelle Marie-Pierre Callet, vice-présidente du Département déléguée aux routes.

  • À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    « Ce projet doit nous interroger sur nos modes de vie et la production des déchets. » Une conclusion presque philosophique apportée par ce militant d’Alternatiba à la réunion publique sur le projet d’incinérateur de Suez de mercredi soir, bondée.

    En question, un projet de brûlage à 1 200 degrés de déchets type encombrants des déchetteries sur le site de l’actuel centre de tri de Suez au Tubé Nord, pour traiter 270 000 tonnes de déchets de toute la région Paca et les revaloriser sous forme d’électricité, de méthane et de digestat à utilisation agricole. La tension a éclaté. Pollutions, trafic routier supplémentaire, acceptabilité du projet par les habitants du territoire. Huées et applaudissements ont ponctué la séance. « Ce territoire a été traumatisé par les déchets, ce projet est peut-être très bien mais il se fera ailleurs », a résumé le maire (LR) Robin Prétot.

    Un dossier très technique

    Mais le dialogue a été maintenu, sinon amplifié à l’initiative de Suez face aux très nombreuses questions et objections soulevées. « Je suis ouvert à faire plusieurs groupes de travail sur nos installations, y compris d’aller plus loin sur les normes », a promis le directeur du développement de Suez Olivier Dufaux. « Nous proposons en toute transparence des réunions thématiques avec la Ville », abonde Caroline Verdier pour Suez.

    Le commissaire enquêteur Philippe Magnus, qui a prolongé l’enquête publique jusqu’au 2 juin, reconnaît « la technicité du dossier » qu’il « n’estime pas être parfait ». Sur la possibilité d’une autre réunion publique, le commissaire n’y voit « aucune opposition ». « Cet exercice démocratique démontre que l’opinion publique a besoin de temps, cela permettra à la Ville de poser toutes les questions qui n’ont pas pu être posées ce soir », conclut le maire Robin Prétot.

  • Un brin de muguet communiste pour amplifier la lutte

    Un brin de muguet communiste pour amplifier la lutte

    Le premier jour du mois de mai sera placé sous le signe de la défense des intérêts du monde du travail pour le PCF. En effet, la quarantaine de sections présentes dans les communes des Bouches-du-Rhône s’activent depuis quelques jours pour organiser la traditionnelle vente du muguet. Une initiative financière qui permet aussi aux communistes de dialoguer avec la population, comme l’indique Dylan Zeitoun, responsable à l’organisation du PCF 13 : « On veut faire passer avec cette vente de muguets un message de paix, de respect du droit des travailleurs, de dénoncer la hausse des carburants et de poursuivre la lutte ! Il y a deux modalités de vente, soit par le réseau de sympathisants des camarades communistes, soit sur l’espace public en essayant d’en faire un temps de discussion politique », précise-t-il.

    Des messages politiques

    Parmi ces sections, une se fait remarquer, celle du Rove. Depuis plus de 50 ans, les Rovenains sont sur la première marche du podium des meilleurs vendeurs militants. Cette année, ce sont plus de 1 700 pots de muguets qui ont été pré-vendus partout dans la commune. « On a 28 équipes de deux personnes qui traversent tout le village en faisant du porte-à-porte, en donnant des messages explicatifs puis on commence les tournées », décrit Viviane Rosso, responsable et organisatrice au sein de la section PCF du Rove.

    Dans cette vente, les communistes sont clairs, leur volonté est d’expliquer les risques que la suppression des jours fériés pourrait engendrer pour les habitants : « C’est clairement un message politique qu’on veut faire passer avec cette tentative de suppression du 1er-Mai, ce serait un recul permanent qu’on essaye de nous imposer », expose Michel Bartoli, secrétaire de la section du Rove. Viviane Rosso sait que la section PCF du village peut compter sur ses habitants qui seront à l’écoute de leur message : « On a eu 77% de votes pour nous lors des municipales, donc on a de quoi discuter avec les gens et ils parlent volontiers avec nous. Il y a eu un changement de maire certes, mais Paul Sabatino s’inscrit dans la continuité de ce que mon mari [Georges Rosso] proposait. » Les militants seront une nouvelle fois sur le pont en ce 1er-Mai.

  • Faurel signe le match de sa vie contre Goffin

    Faurel signe le match de sa vie contre Goffin

    Même si son adversaire n’est plus au sommet de sa carrière, il savoure un succès qui pourrait marquer un tournant. Issu des qualifications, le Français Thomas Faurel (20 ans, 417e mondial) s’est offert un client de choix, mercredi sur le court central aixois, en la personne de David Goffin, ancien n°7 mondial (en novembre 2017). « C’est le meilleur match de ma carrière », confie le natif de New-York, qui a rejoint seul l’Hexagone à l’âge de 13 ans pour se consacrer à la petite balle jaune. « C’était vraiment pas simple d’affronter un tel joueur. Il y a plein d’émotions qu’il faut gérer avant le match et pendant le match, mais je m’en suis sorti. J’aime jouer ce genre de match », poursuit le pensionnaire d’Elite Tennis Center, la grande fabrique à champions cannoise. Il est persuadé que son niveau de jeu actuel est « très bon » et qu’il ne reflète pas son classement.

    Buse sur sa route

    Fort de ce succès, Thomas Faurel pourrait grimper de 42 rangs au classement ATP et pointerait virtuellement à la 375e place mondiale, lundi prochain, en attendant les résultats des autres tournois de la semaine. Ce qui lui permettrait d’atteindre son meilleur classement en carrière. Il peut encore gagner davantage de places en cas de victoire au prochain tour, mais son huitième-de-finale ne sera pas une partie de plaisir : il sera confronté au Péruvien Ignacio Buse (22 ans, 58e), tête de série n°5 du tournoi et demi-finaliste surprise de la dernière édition. « C’est une superbe expérience pour continuer de progresser », souligne le prodige formé par Jean-René Lisnard et coaché pour l’occasion par Xavier Pujo, ancien joueur de tennis professionnel dans la décennie 2000. « Je vais pouvoir constater ce que je vaux face à un joueur du top 60 mondial et, par ailleurs, particulièrement efficace sur cette surface », ajoute le quart-de-finaliste à Quimper, au mois de janvier.

    Goffin, la fin d’un chapitre

    Âgé de 35 ans, le Belge, surnommé « le mur » en raison de son excellente couverture de terrain et sa faculté à faire jouer un coup de plus à son adversaire, a nettement reculé au classement ATP, pointant désormais au 236e rang. À tel point qu’il a dû profiter de l’absence d’un joueur prévu sur la liste principale pour être directement intégré dans le tableau final de ce Challenger 175. Une dégringolade qui pourrait contraindre ses chances de participer au 14e et dernier Roland-Garros de sa carrière, lui qui a annoncé au début du mois d’avril la fin de sa carrière au terme de la saison. Trop juste au classement pour intégrer les qualifications, il doit désormais compter sur une wild-card (invitation) du tournoi ou de la Fédération pour faire ses adieux à la Porte d’Auteuil.

    EN BREF

    Résultats du mercredi

    En 16e de finale en simple : P-H. Herbert (FRA, LL) bat. D. Lajovic (SER, ALT) 7-6, 6-3.R. Hijikata (AUS) bat. C. Chidekh (FRA, ALT) 6-3, 6-3.V. Royer (FRA, 6) bat. P. Martinez (ESP) 6-2, 6-3.R. Bautista Agut (ESP) bat. S. Gueymard-Wayenburg(FRA, Q) 7-5, 6-2.K. Coppejans (BEL, Q) bat. R. Bertola (SUI, ALT) 6-4, 7-5P. Martin Tiffon (ESP, Q) bat.G. Dimitrov (BUL, WC) 6-3, 6-4.I. Buse (PER, 5) bat. F. Comesana (ARG) 7-6, 6-3T. Faurel (FRA, Q) bat. D. Goffin (BEL, ALT) 6-1, 6-4.En 8e de finale en double :M. Vocel (CZE) et J. Paul (SUI) batttent. F. Martin (FRA) etA. Müller (FRA)M. Willis (GBE) et P. Trhac(USA) battent. A. Weber(FRA) et P. Saraiva Dos Santos (BRE)V. Kirkov (USA) et B. Stevens(NLD) battent. L. Sanchez(FRA) et A. Reymond (FRA)R. Galloway (USA) et J. Peers(AUS) battent. V. Royer(FRA) et C. Chidekh (FRA)

    Programme de jeudi

    En 8e de finale en simple : R. Hijikata (AUS) vs S. Ofner(AUT, 8) à 11hZ. Bergs (BEL, 3) vs P-H. Herbert (FRA) à 11hA. Shevchenko (KAZ, 7) vs Y. Wibing (CHI) pas avant 12h10M. Landaluce (ESP) vs E .Quinn (USA, 4) pas avant12h10K. Coppejans (BEL) vs V. Royer (FRA, 6) pas avant12h10I. Buse (PER, 5) vs T. Faurel(FRA, Q) pas avant 13h20A. Michelsen (USA, 1) vs P. Martin Tiffon (ESP) pas avant13h20 et R. Bautista Agut (ESP) vs A. Tabilo (CHI, 2)

  • L’entrée dans l’avocature, une précarité méconnue

    L’entrée dans l’avocature, une précarité méconnue

    Dans l’ombre des prétoires, les jeunes avocats naviguent en eaux troubles : ils cumulent précarité financière et insécurité sociale.

    Après avoir prêté serment, le jeune avocat, appelé « collaborateur » – sous un statut libéral ou salarié – intègre un cabinet avec un lien de subordination limité aux conditions de travail, percevant un salaire et 5 semaines de congés payés. Le Syndicat des Avocats de France (SAF) a récemment adressé au Conseil National des Barreaux (l’institution nationale représentative de la profession) des propositions pour moderniser le statut des collaborateurs libéraux, un contrat clé pour les jeunes avocats intégrant un cabinet en préservant leur statut. Travail difficile, le SAF souhaite rendre ce statut digne de la profession d’avocat, en traitant des maux chroniques de ce métier.

    Débuter en tant qu’avocat en évitant le burn-out : jonglant entre audiences interminables et vie familiale, les nouvelles générations souhaitent des horaires raisonnables et un droit à la déconnexion, pour éviter un burn-out vite arrivé. 60,2% des collaborateurs travaillent plus de 46 heures par semaine et 36,9% indiquent ne pas avoir le temps de développer leur clientèle personnelle, une liberté pourtant théoriquement inhérente au statut libéral, leur permettant d’assurer une indépendance future. Pour remédier à cet épuisement professionnel, le syndicat proposait l’instauration d’une sixième semaine de congés payés. Malheureusement, le Conseil National des Barreaux a voté contre le 10 avril dernier.

    Une sécurité financière difficile à trouver malgré un métier prestigieux : au-delà d’un équilibre vie pro/vie perso raisonnable, le syndicat plaide pour des rémunérations minimales garanties aux jeunes avocats, ainsi qu’une couverture sociale renforcée – un antidote à la précarité qui suit souvent le statut de collaborateur. Selon une enquête du CNB sur la précarité économique des jeunes avocats : 6,5% des collaborateurs perçoivent une rétrocession égale ou inférieure à 2 000 euros HT mensuels. Après déduction des charges et cotisations sociales, le revenu net disponible peut tomber sous le seuil de 1 400 euros par mois. Près de 21% des collaborateurs ne peuvent se permettre une mutuelle. Face à ce constat, le syndicat demande l’instauration d’une rétrocession minimale obligatoire dans chaque barreau. Ce plancher de rémunération, calculé en fonction du coût de la vie locale et des charges professionnelles, garantirait un niveau de vie digne pour les jeunes avocats.

    Vers une modernisation nécessaire : pour conclure, le SAF souhaite attirer les jeunes générations vers la profession d’avocat en transformant la collaboration libérale pour qu’elle ne soit plus un statut précaire, mais bien une étape structurante dans leur carrière.

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  • À Marseille, le préfet accueille les maires, en plein marasme budgétaire

    À Marseille, le préfet accueille les maires, en plein marasme budgétaire

    Pas de déclaration officielle mais la promesse d’une discussion sur les finances publiques… Lors de la réception des maires des Bouches-du-Rhône élus ou réélus ce mercredi 29 avril, le préfet Jacques Witkowski a effleuré la question alors que la Métropole Aix Marseille Provence s’est placée sous la tutelle de l’État la veille. La majorité des élus refusant de voter son budget, pointant le désengagement de l’État avec la baisse des dotations. Quelque 123 millions d’euros manquent à l’appel. Lors de sa visite à Marseille le 24 avril, le Premier ministre Sébastien Lecornu, reconnaissait une copie « dure pour les intercommunalités », sans faire de propositions.

    « Une opération vérité »

    « On a un travail à faire qui va durer un mois, un mois et demi. Une fois qu’on l’aura achevé, j’aurai des choses à dire » nous répond Jacques Witkowski, précisant que la Chambre régionale des comptes allait être saisie en début de semaine prochaine. Il rappelle au passage les hypothèses sur la table : voter un budget à l’équilibre, un budget en déséquilibre, un budget partiellement ou pas du tout, et «  c’est une autre procédure qui s’ouvre ».

    Interrogé, Nicolas Isnard (LR), président de la Métropole, le martèle : il ne s’agit pas pour lui d’un bras de fer, mais d’une « opération vérité ». « La solution viendra d’en haut, nous plaçons l’État face à ses responsabilités », estime l’élu. Réforme des financements de l’État, hausse de l’impôt, du versement mobilité par les entreprises… « Il faut que l’État décide », assène-t-il.

  • Coupe de France : le point sur le 1er tour départemental

    Coupe de France : le point sur le 1er tour départemental

    Certains clubs ont programmé leur rencontre : 9 mai 15h : B. La Pauline – Boulègue Miramas et 10 mai 9h : B.Puyricardenne – AB Maillane Percy.

    Focus sur la rencontre A.B. Jules Lenoir – Amis de Saint-Julien

    Sous l’impulsion

    des frères Journoud

    Disputée au pays des frères Lumière, cette ville où le jeu de boules fut porté sur les fonts baptismaux. Les locaux vont avoir la meilleure entame, portant à leur actif 4 parties en individuel. Ils vont en effet s’imposer avec leur féminine Valérie Tortorici par Johan Valero, Laurent Fernandez et Bruno Ripert. Lesquels vont prendre le meilleur respectivement sur Mireille Pellissier, Enzo Brunello, Frédéric Campanello et Louis Blanco.

    Pour les visiteurs Nicolas et Thomas Journoud en disposant de Florent Fabry et Patrice Cascales parviennent à limiter la casse. Dans l’épreuve 2, celle des binômes, la formation du capitaine Didier Pellissier se montre à son avantage.

    En effet, Muriel Ben Hocine et son fils Thomas Journoud, puis Campanello et Nicolas Journoud et enfin Blanco et Brunello vont prendre le meilleur sur leur vis-à-vis à savoir Tortorici -Valéro,, Claude Morati – Bruno Ripert et Antoine Michaël et Laurent Fernandez.

    Dès lors et avant d’aborder la 3e phase, la donne est simple pour les joueurs de Jules Lenoir deux victoires sont impératives, à la poursuite de la coupe de France, alors que pour les Marseillais un seul succès suffira à leur bonheur.

    Il sera l’œuvre des frères Journoud qui associés à Muriel leur Maman vont s’imposer 13 à 7 face à Valérie accompagnée de Valéro et Fernandez.

    Vainqueurs sur tous les fronts, Nicolas et Thomas Journoud auront bien été les éléments déterminants de cette qualification.