Tag: Bouches-du-Rhône

  • Thierry Zaveroni, soutien de Martine Vassal à Marseille

    Thierry Zaveroni, soutien de Martine Vassal à Marseille

    Son comité de soutien sera présenté jeudi, mais depuis lundi, Martine Vassal dévoile les personnalités l’ayant rejoint dans sa campagne. Après Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Provence, la candidate (DVD) aux municipales a annoncé, mardi, le ralliement de Thierry Zaveroni. Un ancien cadre du bataillon de marins-pompiers de Marseille, connu pour être le Grand maître de la Grande loge de France, une des principales obédiences maçonniques du pays.

    « Thierry est un homme d’expérience qui connaît parfaitement les rouages de l’administration municipale et veut apporter sa pierre à l’édifice », souligne Martine Vassal, qui souhaite structurer une équipe capable de « préparer un avenir » pour Marseille, sans préjuger du rôle que chacun jouera. « On est en train de fédérer, pas de distribuer des places », insiste-t-elle.

    Thierry Zaveroni revendique un attachement profond à Marseille. Né à Lille en 1961 de parents corses et basques, il y arrive à l’âge de 2 ans et grandit au Panier. Son parcours professionnel s’inscrit au sein du bataillon, où il sert durant quatre décennies « au contact et au service de la population ». Après cette carrière militaire, il s’engage de nouveau au service de la collectivité comme « logisticien » lors de la crise sanitaire du Covid. Il participe à la mise en place et la gestion des grands centres de vaccination « avec toujours cette attention aux autres ».

    Tenu à une réserve par son statut militaire, il voit dans cette campagne l’occasion de s’engager enfin publiquement, évoquant sa proximité avec les projets portés par Martine Vassal. Il salue sa capacité « à parler à tout le monde », à fédérer le monde économique, associatif, culturel et sportif, et une expérience politique décisive pour Marseille, selon lui.

    « Ces femmes et ces hommes de passage »

    Sur le fond, Thierry Zaveroni met en avant des valeurs républicaines et liées à son parcours militaire : honneur, patrie, valeur, discipline, liberté, égalité, fraternité et laïcité. « Je suis très attentif à tout ce qui sépare », affirme-t-il, parlant emploi, écoles, sécurité, transports, culture, écologie. Un discours centré sur le vivre ensemble et une attention particulière pour les quartiers populaires dénotent avec la campagne de droite.

    Interrogé sur son engagement maçonnique où ses prises de position pour une ouverture ont suscité le débat, lui récuse tout prosélytisme et affirme une démarche personnelle qui lui a permis de « se construire » avec « une fibre particulière pour l’humain, l’engagement et la réussite ». « Ce qu’il nous faut, c’est redonner ses lettres de noblesse d’antan à cette ville », conclut Thierry Zaveroni. « Il faut être respectueux de toutes celles et ceux qui, depuis 2 600 ans, lui ont permis d’être ce qu’elle est, ce port avec ces femmes et ces hommes de passage qui l’ont construit et lui ont donné une identité particulière.»

  • Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Djibril Cissé

    Après s’être révélé sous les couleurs d’Auxerre, l’Arlésien Djibril Cissé, dont la côte dépassait les frontières hexagonales, a fait le voyage jusqu’en outre-Manche pour rejoindre Liverpool. Au pays des Beatles, il n’a jamais vraiment réussi à s’imposer face à la forte concurrente au poste d’attaquant avec le Tchèque Milan Baros, l’Espagnol Morientes, l’Anglais Peter Crouch et le jeune tricolore Florent Sinama-Pongolle.

    Sa double fracture du tibia péroné l’a également éloigné des terrains pendant plusieurs mois, lors de la saison 2004-2005. Mais, mine de rien, Cissé apportera finalement sa pierre à l’édifice en inscrivant l’un des tirs au but lors de la finale victorieuse en Ligue des Champions 2005. De nouveau blessé en 2006, il choisit de rejoindre l’OM sous la forme d’un prêt avec option d’achat.

    Malgré une première saison compliquée, il se montrera de nouveau décisif en inscrivant un doublé en finale de la Coupe de France face à Sochaux. L’éclosion de Mamadou Niang, puis de Hatem Ben Arfa et Bakary Koné, lui feront à nouveau perdre sa place de titulaire. Comme à Liverpool, Djibril Cissé est resté trois saisons dans la cité phocéenne, avec un bilan de 37 buts en 80 matches.

    Mario Balotelli

    Après une première expérience mitigée en Angleterre sous les couleurs de Manchester City, Mario Balotelli débarque à Liverpool en août 2014. Il n’y jouera qu’une seule saison, où il affiche des statistiques très décevantes : 4 buts en 28 apparitions. L’international italien aura davantage marqué son passage chez les Reds par son tempérament nerveux, très critiqué en outre-Manche.

    Toute sa carrière, Balotelli cherchera un club où s’installer durablement. L’OGC Nice l’accueillera trois saisons, avant que « Super Mario » ne rejoigne l’Olympique de Marseille, lors du mercato hivernal de la saison 2018-2019, après avoir été écarté du groupe azuréen.

    Son intérim de six mois dans la cité phocéenne s’est avéré concluant : il a inscrit 8 buts en 15 rencontres, toutes compétitions confondues. Un passage réussi qui lui a permis de retourner en Italie, avant de continuer sa carrière en changeant de club chaque année depuis.

    Boudewijn Zenden

    « Bolo » Zenden arrive à l’Olympique de Marseille à l’été 2007, lorsque Rafael Benitez, entraîneur de Liverpool, n’a pas souhaité le conserver après deux saisons où il a peu porté le maillot emblématique des Reds.

    Joueur d’expérience, formé au PSV Eindhoven et passé de grandes écuries européennes comme le FC Barcelone et Chelsea, l’international néerlandais commençait à approcher de sa fin de carrière.

    Il a tout de même tenu un rôle important au sein de l’effectif, grâce à son apport sur l’aile gauche. Zenden a eu l’occasion d’affronter ses anciens coéquipiers Liverpuldiens lors des quatre rencontres de Ligue des Champions qui constituent les seuls passifs entre les Olympiens et les Reds (deux fois lors de la saison 2007-2008 et deux fois également en 2008-2009). Didier Deschamps, qui a succédé à Erik Gerets la saison suivante, lui a proposé de prolonger son aventure à l’OM, mais « Bolo » a préféré finir sa carrière à Sunderland.

    Timber dans la mire

    En parallèle du dossier Himad Abdelli, l’OM avance également sur la piste menant à Quinten Timber. Le milieu néerlandais, en fin de contrat dans six mois avec Feyenoord, dispose déjà d’un accord verbal avec l’OM. Les discussions se poursuivent désormais entre clubs, alors que la concurrence européenne existe. Pour faire de la place dans l’effectif, Angel Gomes et Darryl Bakola seraient sur le départ. Sécurité avant tout La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a dévoilé, lundi, des mesures pour encadrer les 3 300 supporters britanniques attendus mercredi pour le match de Ligue des Champions entre l’Olympique de Marseille et Liverpool. Entre périmètres d’interdiction et acheminement sécurisé, les autorités veulent éviter tout débordement.

    Les fans de Liverpool ont interdiction « de stationner ou de circuler sur la voie publique dans le centre-ville de Marseille » du mardi 20 janvier à midi jusqu’au jeudi 22 janvier à 5h.

  • Marseille écologie veut faire la différence

    Marseille écologie veut faire la différence

    Un « lanceur d’alerte » engagé depuis 30 ans sur les questions d’environnement avec notamment son réseau associatif Ecoforum. Ses priorités :la santé publique, la mobilité,le traitement des déchets… Avec une ligne rouge pour l’émigré chilien qui a connu la dictature : un refus de l’extrême droite. Pour le reste, « pas d’états d’âme » assume Jean-Marc Governatori, estimant avoir contribué à l’élection de Renaud Muselier en 2021 en lui apportant son soutien face au RN aux régionales. M.R. Photo M.R.

  • Les maires face à la baisse des dotations

    Les maires face à la baisse des dotations

    Danielle Milon, mlaire de Cassis. Bouches-du-Rhône(DVD)

    « Je n’ai plus de dotation de l’État si ce n’est pour la vidéosurveillance. Quand je suis arrivée, on avait 3,5 millions. Cela s’est amenuisé car l’État considère que Cassis est une ville riche par le prix du foncier. Pire, vous savez ce qu’ils m’ont fait cette année au titre du Dilico [dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités territoriales Ndlr] ? On a voté le budget de fonctionnement en mars et un mois plus tard on a reçu une lettre du Premier ministre qui me dit qu’on va nous ponctionner plus de 200 000 euros. C’est injuste. Je serre toutes les lignes de tous les services depuis des années, et je dois bien gérer ma ville puisque je dégage un autofinancement de 3 millions cette année. Alors oui, on a un casino mais on est passé de 38 à 28 millions de rentrées financières. Sans la Métropole je n’aurai pu faire aucuns travaux dans ma ville, le Département nous aide aussi mais ils vont devoir serrer les cordons de la bourse. Tout ça c’est très inquiétant, on est dans l’obligation de réagir et de regarder l’avenir avec optimisme. »

    M.R.

    Edouard Friedler, maire du Beausset. Var(sans étiquette)

    « Cette DGF n’est pas un cadeau de l’État mais un transfert des charges vers les collectivités. Le Beausset est une petite collectivité qui ne dispose pour ressources que de l’impôt et des dotations. Nous n’avons ni marina, ni casino, ni parking payant. La conséquence, c’est que dès qu’il y a un pourcent d’inflation, nous perdons environ 0.33% du budget communal. Chaque année, on fait une chasse au gaspillage. Entre 2023 et 2024, nous avons réduit nos dépenses de 10% et fait 140 000 euros d’économie sur l’énergie. Nous pouvons difficilement aller plus loin. Les besoins de la commune, ce sont les écoles, le sport, la défense anti incendie, la police municipale… Si cet amendement devait aller à son terme, ça entraînerait des réductions budgétaires sur des chapitres importants. Jusque dans les années 2010, la dotation suivait l’inflation. Depuis, le gouvernement l’a désindexée, il y a donc eu des baisses. Elle avait été réévaluée avec l’inflation en 2025, ce qui semble être le minimum. Pour moi, c’est d’autant plus incompréhensible que la candidate RN au Beausset, Madame Fiol est députée suppléante et attachée parlementaire. Je me demande si elle a une idée du fonctionnement du budget d’une commune. »

    Ad.B.

    André Molino, maire de Septèmes Bouches-du-Rhône(PCF)

    « Nous sommes très inquiets et ce n’est pas la première fois. Cela fait plusieurs années que nous sommes dans ce stress. Mais là c’est plus que d’habitude. On ne sait pas où on va, on travaille dans le vide. Pour le moment, on avance dans le cadre de nos projets, on a une maison de santé ou des parcs voltaïques à venir, mais en fonction des versements, il va falloir évidemment qu’on réfléchisse. Une fois de plus, ce sont les communes et les habitants qui vont avoir des problèmes. Alors on a beau jeu de dire que ce sont elles qui dépensent le plus mais si elles ne bouclent pas le budget, elles sont mises sous tutelle. Au-delà ce sont toutes les collectivités locales qui sont concernées. Cette baisse potentielle des dotations va se répercuter sur le Département. Et quand on voit aussi ce vote la semaine dernière inspiré d’une proposition du Rassemblement national… C’est bien beau de faire des déclarations à Marseille et faire tout le contraire à Paris. Selon comment ça se passe cela peut être des diminutions au niveau des services comme les crèches… »

    M.R

    .Robert Tchobdrenovitch, maire de Mirabeau.Vaucluse (sans étiquette)

    « On a des budgets de plus en plus restreints, que l’on ne tient plus que par la taxe foncière et les dotations de l’État [environ 75 000 euros sur 1,4 million d’euros de budget]. La suppression de la taxe d’habitation a été une catastrophe. Cette année, on n’augmentera pas la fiscalité mais nos capacités d’autofinancement diminuent chaque année. Je suis aussi président d’un EPCI [Cotelub] et le problème est similaire. Si c’est pour diminuer les dotations de l’État et derrière faire exploser les taxes foncières, je ne vois pas l’intérêt. On fait des économies mais on a des hausses considérables avec les produits alimentaires et les fluides. Cela se fait donc au détriment des investissements : on ne répare plus les routes, on ne construit plus rien ou alors il faut s’endetter et on se fait taper dessus pour ça. Il faut réfléchir à de nouveaux modes de financement, avec du public-privé, des SEM… Avant, on arrivait à 70-75% de subventions [croisées] pour financer des projets, aujourd’hui c’est plutôt 40 %. Pour rester crédible, il faut tenir nos engagements. Notre programme 2026-2032 sera plus modeste que le précédent. On est un poil maso mais on aime nos villages et on veut qu’ils prospèrent. »

    F.C.

  • À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux occupe le terrain

    À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux occupe le terrain

    À 17h30, un attroupement se crée devant le laboratoire du Grès, pourtant fermé. Dans le coffre de sa voiture, Abdrizak Nouar attrape les livrets qui résument le bilan du dernier mandat de Gaby Charroux (PCF), candidat à sa succession, et les dispatche dans les mains de la vingtaine de sympathisants qui ont répondu présent pour participer à la première opération de la campagne.

    Ce lundi soir, 520 logements attendent les soutiens du maire sortant, qui se séparent en petits groupes et se répandent comme une pieuvre dans le quartier populaire. Il y a les militants qui connaissent le coin comme leur poche, à l’image d’Abdrizak, qui a grandi et vit encore au Grès, et qui a donc le pass pour entrer dans tous les bâtiments. Il y a les habitués, comme Alain, qui a pris part à son premier tractage à 18 ans, en 1968. « C’est tout un art, il ne faut pas être trop intrusif sinon l’effet est inverse ! », glisse-t-il. Et puis il y a les nouveaux, qui observent un temps les plus rompus à la tâche avant de se jeter à l’eau, à l’instar de Florence Dantin. « Je suis née ici, mon fils est né ici, j’aime ma ville, explique-t-elle. Je veux qu’elle garde son identité, j’essaye de la protéger contre le RN et tous les autres à mon
    niveau.
     »

    Lutter contre l’abstention

    Après quelques portes, le discours est vite rodé : « Bonjour, c’est l’équipe de campagne de Gaby Charroux, on vient vous présenter son bilan. Il a tenu 95% de ses engagements. N’oubliez pas qu’il y a les élections le 15 et le 22 mars ! » Alain précise : « C’est bien de rappeler les dates car c’est parfois vague dans la tête des gens. Il ne faut pas oublier que c’est dans les quartiers populaires qu’il y a le plus d’abstention ! »

    Lors des élections législatives anticipées de juillet 2024, ce manque de participation a joué un rôle majeur dans la défaite de l’ex-député Pierre Dharréville (PCF) face au Rassemblement national. « À Tranchier, il fait environ 60% mais ça lui rapporte peu de voix, se remémore Alain. Dans d’autres quartiers où il y a des villas, Fouquart ne fait que 50% mais il récolte beaucoup de voix. L’abstention nous coûte beaucoup ! » Les opérations de porte à porte se poursuivent toute la semaine dans les quartiers prioritaires de la commune de 49 000 habitants. Deux zones résidentielles ont aussi été ciblées par l’équipe de campagne : Lavéra et Croix-Sainte, qui se sont récemment détournées de la gauche.

  • Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Elle avait été élue maire de Saint-Chamas par le conseil municipal le 5 juillet, suite à la démission de Didier Khelfa, en place depuis 2014. Une première, pour une femme, dans cette commune de moins de 9 000 habitants. C’est avec son soutien et celui de la majorité que Magali Ramos se présente aux municipales, à la tête de la liste « Naturellement Saint-Chamas », dans un esprit de « continuité responsable et d’ouverture vers de nouveaux projets ». Parmi ses priorités figurent le cadre de vie et l’accès aux services publics. « On s’est réapproprié le littoral, détaille-t-elle. On va rentrer dans la 4e phase avec la réhabilitation de la zone autour du port de Pertuis et la place de la Sente. Un autre projet structurant consiste à s’occuper des voiries, notamment des axes structurants de la commune avec une meilleure accessibilité et des voies vertes, ou encore le rapatriement des services publics, qui sont un peu dispersés à l’heure actuelle, et d’associations dans le nouveau pôle socio-culturel qui devrait bientôt être terminé. On pense aussi à créer une annexe pour faciliter la vie aux administrés et mieux les accompagner. »

    Pour le moment, Magali Ramos est la seule candidate à s’être déclarée. Elle mènera une liste à moitié renouvelée et sans étiquette. « Ce que je veux, c’est des personnes qui apportent des idées, affirme celle qui, en 2020, figurait sur la liste Vivre Saint-Chamas classée DVD. On ne parle pas de politique entre nous, on parle surtout de Saint-Chamas. »

  • La solidarité comme fil rouge du Printemps marseillais

    La solidarité comme fil rouge du Printemps marseillais

    La solidarité n’est pas une compétence obligatoire pour une municipalité mais elle traduit « le premier engagement du Printemps marseillais pour une ville plus juste » et constitue un « fil rouge » qui irriguera l’ensemble du programme. Lundi, Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille en charge des affaires sociales, inaugurait la séquence programmatique de la campagne de la majorité sortante, en présentant son premier volet consacré à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

    Un domaine dans lequel la municipalité s’est montrée en première ligne ces six années écoulées avec les signatures avec l’État du premier Plan pauvreté municipal et du contrat territorial d’accueil de France, la création de 525 places d’hébergement d’urgence, la hausse de 50% du budget dédié à la solidarité, la création de douches municipales, ou la mise sur orbite d’un Ehpad municipal.

    Plus étoffé qu’en 2020, l’axe solidarité du nouveau programme s’articule autour de vingt mesures ciblées pour lutter contre toutes les formes de précarité. « Avec une méthode, la concertation ; un outil, le service public ; et une constante, l’accès aux droits et aux besoins fondamentaux », explique Audrey Garino, accompagnée de Cécile Suffren, directrice générale d’Habitat alternatif social.

    Régie publique de l’eau

    En la matière, le printemps marseillais ambitionne d’étendre le dispositif Territoire zéro non-recours, déjà expérimenté, à l’ensemble de la ville, et de créer un baromètre local du non-recours aux droits, ainsi qu’un « Pass solidarité » pour ramasser l’offre municipale et faciliter l’accès aux équipements et services publics.

    Pour accompagner les seniors, la municipalité de gauche propose la création d’un service public local d’aide au maintien à domicile et une 5e résidence autonomie sur le site de l’Entraide au Roy d’Espagne. Face au sans-abrisme, elle entend créer 1 000 nouvelles places d’hébergement d’urgence, doubler les fontaines d’eau et toilettes publiques, et pousser la mise en place d’un plan national de résorption des squats et bidonvilles.

    Parmi les grands chantiers figure le retour en régie publique de la gestion de l’eau, dont la délégation de service public confiée à la Société des Eaux de Marseille arrive à échéance en 2029. Objectif ? Garantir la gratuité des premiers mètres cubes. Autre gros dossier, la création d’une Mutuelle municipale visant à lever les freins dans l’accès aux soins. Dans le viseur, les étudiants, retraités, chômeurs, travailleurs indépendants et précaires.

    Le pouvoir d’achat fait aussi l’objet de mesures fortes avec des tarifs sociaux renforcés et une cantine gratuite étendue à 15 000 enfants, la hausse du kit de rentrée scolaire à 150 euros et le doublement du nombre de repas gratuits pour les étudiants. Le programme prévoit aussi des actions spécifiques pour les jeunes mineurs non-accompagnés en recours, ainsi « qu’une solidarité inconditionnelle » envers les migrants et « un soutien renforcé à SOS Méditerranée » conclut, offensive, Audrey Garino.

  • Des « voix étouffées » soufflent à nouveau au Camp des Milles

    Des « voix étouffées » soufflent à nouveau au Camp des Milles

    Ils ont été persécutés, parfois ont péri. Mais l’œuvre de certains d’entre eux survit à leur propre sort ainsi qu’aux tourbillons de l’histoire. Entre 1939 et 1942, 10 000 réfugiés ont été internés au Camp des Milles et 2 000 juifs, déportés vers
    le camp d’extermination d’Auschwitz. Parmi eux, le pianiste Erich Ito Kahn ou encore l’homme de théâtre et musicien Max Schlesinger, dont les œuvres résonneront à nouveau en ces lieux, jeudi 22 janvier, plus de 85 ans après leur terrible expérience aixoise, là où ils les avaient composées.

    Joués par l’orchestre Métamorphoses et le Chœur de l’armée française, des airs ressurgis dans le cadre du « Forum des voix étouffées », qui a « pour mission de faire découvrir la musique de compositeurs bannis, interdits, opprimés et assassinés, pour certains d’entre eux, par les totalitarismes européens du XXe siècle. Et en particulier par le nazisme et ses complices vichystes », situe Odile Boyer. « Un hommage in situ à la totalité des artistes internés au Camp des Milles ayant résisté, par leurs créations, à la déshumanisation dont ils furent l’objet », précise la directrice adjointe du site-mémorial qui en porte le nom.

    « Pour tenir le coup »

    Autant d’œuvres « d’art, mais aussi de témoignages à travers lesquels on touche du doigt ce qu’ils ont pu ressentir du fait de l’internement », développe-t-elle : « Leurs peurs, angoisses et horreurs des persécutions. » Non sans une certaine ironie, cette « politesse du désespoir ».

    « Aux Milles, près d’Aix-en-Provence, nous vivons dans un camp. À l’appel de la France, nous disons présent », entonne L’hymne des Milles, composé par Max Schlesinger et le chef d’orchestre Adolphe Sibert, sur l’air du Blanche Neige de Walt Disney (1937). « Il a été joué pour la première fois en octobre 1939 et évoque leurs conditions de vie dans le camp », précise Odile Boyer à propos de ce chant qui chronique leurs conditions de vie inhumaines dans « le mistral » et « la saleté », conclu ainsi : « Tout cela ne fait rien. Les apatrides, les Autrichiens, vivent bien comme des chats et des chiens. Ça vous donne une idée, si quelqu’un tombe dans la latrine, on voit partout de joyeuses mines. Vive la fraternité ! » Des paroles aux rires jaunes « pour tenir le coup et rester debout. Un humour qui n’est pas propre aux Milles, mais qu’on retrouve dans beaucoup d’autres camps. Une manière de tenir le coup », rappelle la dirigeante du site-mémorial. Tout un répertoire qui « nous fait revivre ce qu’ils y ont vécu. Cela rend l’histoire utile », illustre-t-elle encore avec le Nenia judaeis qui hac aetate perierunt (« Thrène pour les juifs qui en ces temps périrent », 1941), « chef-d’œuvre pour violoncelle et piano et véritable prémonition de la solution finale qui sera mise en place quelques mois plus tard ».

    Jeudi 22 janvier à 20h30. www.campdesmilles.org

  • La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    Les bénévoles sont déjà à la sortie des commerces. Depuis le 17 janvier, l’opération Martigues solidaire se déploie dans les quatre coins de la ville, supermarchés, entreprises partenaires, services municipaux, centres sociaux, lycées, collèges, Maison des jeunes et de la culture… L’objectif : collecter un maximum de denrées alimentaires non périssables et de produits d’hygiène au bénéfice des associations Partage, le Secours populaire, la Croix rouge, le Secours catholique, les Équipes Saint-Vincent et les Restos du cœur. Chaque don est échangé contre un ticket solidaire permettant d’assister au concert de Chimène Badi, qui se déroulera le 6 février à la Halle de Martigues.

    Des synergies

    « Avec cet événement, il y a une double solidarité, affirme Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service de la vie associative. D’abord, la générosité des habitants, qui est toujours au rendez-vous. » « Une année, un gamin du collège avait oublié de ramener un don, se remémore Bernard Mercier, président de Partage. Il a mis son goûter dans le caddie à la place ! » L’agente de la Ville reprend : « Et puis, il y a la solidarité entre les associations, qui se partagent le trésor. »

    Mis en place il y a 9 ans, ce rendez-vous annuel est important pour ces structures. L’an dernier, 10 tonnes de dons avaient été collectées. Mais au-delà, cette manifestation orchestrée par la Ville de Martigues a permis aux associations de « créer de véritables liens d’amitié, de confiance, de vrais partenariats tout au long de l’année », glisse Valérie Fernandez-Campazzo. Une énergie commune et des synergies positives pour les bénéficiaires, qui ne s’en voient que mieux accompagnés.

  • Atypiques, les Rockets seront au départ du Grand Prix

    Atypiques, les Rockets seront au départ du Grand Prix

    Nom d’équipe : Unibet Rose Rockets, activité annexe : chaîne Youtube. Un ovni est sur le point d’atterrir à Marseille. Rien à voir avec un certain rappeur aux trois lettres, mais le cyclisme mondial a aussi son alien. La formation néerlandaise, sous licence française, est pour le moins atypique dans le peloton. Fondée par trois Youtubers fans de cyclisme il y a seulement trois ans, cette équipe gravit les échelons à vitesse grand V. Après une entrée remarquée en troisième division, les Rockets sont désormais au deuxième niveau et pourraient être invités sur le Tour de France.

    Une ascension express que l’on doit notamment à Bas Tietema. Cet ancien espoir de la bicyclette aux Pays-Bas est l’un des co-fondateurs de cette structure. Contre vents et marées, il s’est armé, il s’est entouré et la progression a été fulgurante. Son projet fou – l’invitation sur la Grande Boucle en 2026 – a été largement décrié par des spécialistes de la discipline, jugeant le timing bien trop court. Mais son objectif est en passe d’être validé.

    Lafay dans le moule

    La licence française ouvre une porte plus grande à propos d’une wild-card, puisqu’Unibet Rose Rockets est désormais aligné sur la Coupe de France, dont le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise est la première étape, le 1er février. Bas Tietema évoquait ceci avec nos confrères de Vélofuté : « Notre rêve est de participer au Tour de France, car nous avons commencé à filmer nos vidéos YouTube sur le Tour et nous avons maintenant une équipe performante. Il est essentiel d’être aussi prêts que possible. C’est déjà un grand compliment que l’on nous considère maintenant comme un candidat potentiel ».

    Unibet Rose Rockets est l’une des rares formations à montrer l’envers du décor, à travers sa chaîne Youtube, grâce à un groupe média très présent aux côtés des coureurs. Des jours de course aux présentations des recrues. Parmi elles, Victor Lafay, cycliste aussi atypique que sa nouvelle équipe. Le Haut-Savoyard avait pensé à arrêter le cyclisme, à 29 ans, pour se consacrer… à la vente de fromages au Japon. Vainqueur d’étape sur le Tour, il a modifié sa décision et repart pour au moins une année avec Tietema et les siens. Bas Tietema explique le projet vidéo autour de sa formation. « Les gens apprennent à beaucoup mieux connaître notre équipe en regardant ces vidéos, et pas seulement en regardant une course. Que ce soit Lukas Kubis, Victor Lafay et son transfert, ou Dylan, les gens sont tellement captivés par leur histoire. » Même sans Lafay et leur sprinteur star Dylan Groenewegen, les Violets et Roses vont arriver sur le Grand Prix cycliste avec l’ambition de jouer les premiers rôles.