Tag: Bouches-du-Rhône

  • La Ville d’Aix adopte le crowdfunding pour soutenir ses projets culturels

    La Ville d’Aix adopte le crowdfunding pour soutenir ses projets culturels

    Dans le cadre de sa stratégie de diversification des ressources, la Ville lance une campagne de financement participatif. Ce, par le biais de la plateforme Collecticity, opérée par la société Urbanis Finance, dédiée à recueillir des dons pour des projets portés dans les communes. Cette option se greffe à une démarche de mécénat auprès des entreprises, engagée par la municipalité depuis juin 2024. La délibération a cet effet a été débattue lors du dernier conseil municipal. « La ville veut développer le recours aux dons des particuliers qui a progressé de 3,6% en 2025 et représente 58% de la générosité en France contre 42% pour le mécénat d’entreprise, contextualise Patrick Ardizzoni, adjoint à l’économie. Les fonds recueillis contribueront au financement d’actions et projets conduits par les musées d’arts et d’histoire, le Musée Granet, les sites cézanniens. » Si aucune des oppositions ne s’est opposée au vote de la délibération, le sujet a suscité des interrogations. Après question du RN sur la « redevance » attribuée à la plateforme, la municipalité explique que l’organisme touche 5,5% de commission sur le montant de dons récoltés, limité à 12 500 par an.

    Le rôle de l’impôt ?

    Cyrille Blint, conseiller municipal d’opposition (DVD) estime « qu’une collectivité comme Aix ne devrait pas à avoir à aller chercher les fonds auprès des particuliers ou au niveau des entreprises (…) normalement, ça doit se faire à travers l’impôt ». Autre réflexion issue de ce groupe, l’impression que « quelque chose est pris d’un côté pour être enlevé de l’autre ». Cyril Blint justifie. « Quand un particulier va faire un don pour les sites cézanniens, 66% de ce don va arriver en moins dans les caisses de l’état (…) Je ne suis pas passé de l’autre côté du groupe de M. Pena [Aix Avenir, Ndlr.] mais il me semble qu’il y a quelque chose qui n’est pas vertueux et même si ça part d’un bon sentiment, c’est peut-être pas la solution idéale pour les deniers publics. » À gauche, on rejoint la réflexion sur une possible substitution à l’impôt. « Ça pose la question de l’intervention privée dans les choix culturels. Il va falloir être vigilants à ce que la programmation des musées, des spectacles, il n’y ait pas une contrepartie à ce financement participatif », s’inquiète Agnès Daures (DVG) qui, s’interroge aussi sur « la façon dont on l’intègre dans le budget ». « Ces montants sont un plus, ce n’est pas financer un projet, c’est donner un plus pour que le projet soit encore mieux », assure Sophie Joissains, tandis que Patrick Ardizzoni pointe une « période ou il y a un changement de modèle », ou « tout ne doit pas passer par l’impôt » et de rappeler que « les ressources de la Ville ne peuvent pas reposer que sur le mécénat bien entendu ».

  • Un cabinet médical ouvre aux Oliviers

    Un cabinet médical ouvre aux Oliviers

    « Le but est d’être au plus proche des habitants qui ont du mal à se déplacer jusqu’aux médecins. De proposer un parcours de soins cohérent et adapté », explique Timothée Souletie, docteur généraliste et porteur du projet de cabinet médical en pied d’immeuble de la cité les Oliviers A (13e), inauguré ce mercredi 8 juillet. Le projet, réalisé par l’architecte Fouad Boudinar, accueillera à terme 2 médecins généralistes, une sage-femme, une psychologue, une psychomotricienne et une orthophoniste.

    Selon Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille et présidente de Provence Métropole Logement, le bailleur social, il s’agit « d’un projet de requalification qui illustre notre volonté d’améliorer la qualité de vie de nos locataires ». En effet, dans ce quartier prioritaire, le centre répond à deux enjeux : « la désertification médicale et la désertification des services publics », commente Tina Biard-Sansonetti, maire (PM) des 13e et 14e arrondissements de Marseille. Un désert contre lequel il est essentiel de lutter car « quand les services reculent, il y a un sentiment d’abandon des habitants », constate Anne-Sophie Sidani (PS), déléguée municipale à la politique de la ville, qui a financé à hauteur de 80% l’opération.

    Tina Biard-Sansonetti présente cette inauguration comme un symbole fort : « on prend le prétexte du réseau de stupéfiants pour ne pas implanter de services publics, les réhabilitations des Oliviers A prouvent le contraire ». Et « c’est un modèle que je souhaite dupliquer », conclut-elle.

  • L’équipe Messonnier fait la Loy en finale de La Marseillaise

    L’équipe Messonnier fait la Loy en finale de La Marseillaise

    1ère mène

    L’équipe Messonnier prend les devants

    C’est parti pour cette grande finale !

    Bouchon à 9m20 avec une approche approximative de Patrick Messonnier. Patrick Laur a repris le point sans être brillant pour autant. Par contre, la deuxième approche de Messonnier vient sur le but.

    Ce qui oblige Sony Even à tirer avec succès. Avec maestria, Yohan Cousin vient à son tour sur le bouchon. Even frappe une nouvelle fois. Son deuxième appoint reste trop court. Michel Loy reprend l’avantage par le boulevard extérieur.

    La deuxième de Laur passe la troupe en revue, mais sans conséquence pour le point. Sébastien Rousseau, d’une frappe limpide, redonne aux siens l’avantage de la mène. Avant que Loy ne reprenne la meilleure place. Le tir de Rousseau est, cette fois-ci, sans résultat.

    MESSONNIER 1 -0 Laur
    2e mène

    Cousin sauve les siens

    Bouchon à 8m40. Beau point de Patrick Messonnier, mais Patrick Laur se rapproche davantage. Michel Loy manque par deux fois au tir. Yohan Cousin continue d’attaquer.

    Il sauve son équipe en expédiant le bouchon hors de limites réglementaires. Mène annulée.

    MESSONNIER 1 -0 Laur
    3e mène

    Égalisation inespérée
    de Laur

    Bouchon à 6m01. La boule de Patrick Messonnier termine à 1m15 du bouchon. Patrick Laur le gagne sans grande conviction. Messonnier reprend brillamment l’avantage. Ce qui envoie Sony Even au rond. Celui-ci manque sa première tentative, mais réussi sa deuxième. Avec une boule d’avance, Yohan Cousin taquine le bouchon dès son premier appoint. Sébastien Rousseau écarte provisoirement le danger, avant que Cousin n’ait pas de peine à reprendre le point de nouveau. Approche moyenne de Laur, puis frappe de Rousseau. Avec deux boules en main pour faire la différence, Michel Loy manque sa première tentative au tir. Déjà la troisième ratée dans cette partie. Devant cet échec, Loy décide de pointer sa dernière boule, mais n’a pas pu inverser la tendance.

    MESSONNIER 1 -1 Laur
    4e mène

    Mini break de l’équipe Messonnier

    Bouchon à 9m56. Patrick Laur pointe sans mettre ses adversaires en difficulté. Patrick Messonnier vient une nouvelle fois sur le but. Laur fait mieux que Messonnier avec un point à 44 centimètres du bouchon. Messonnier reprend de nouveau l’avantage. Sony Even ne semble pas dans son assiette. Rousseau se retrouve gêné, percute la deuxième approche du pointeur en blanc et lui rend la tâche plus agréable. Il fuse à sa deuxième boule qui vient frôler les balustrades. Dernière boule en main pour son équipe, Even vendange. Les blancs ont une belle occasion de réaliser un premier break. Après une première trop courte, Yohan Cousin part à l’attaque et réussi son coup. Michel Loy manque sa première tentative, avant de connaître plus de succès sur la deuxième.

    MESSONNIER 4 -1 Laur
    5e mène

    Loy passe la vitesse supérieure

    Bouchon à 8m10. Patrick Messonnier est une nouvelle fois implanté à côté du but. À l’inverse, Patrick Laur ne brille pas : une première à 1m50 derrière et une deuxième légèrement sur le côté. Sony Even loupe son premier tir. Cela semble être la Bérézina chez les bleus. Ils décident de tourner pour inverser la tendance. Mais Even n’est guère plus brillant à l’appoint. Une frappe de Sébastien Rousseau redonne un peu d’espoir sur la tournure que peut prendre la mène, mais les blancs ont toujours cinq boules en main. Michel Loy semble progressivement retrouver de sa superbe. Cette fois, c’est Messonnier qui déballe quelque peu. Mais Loy semble avoir enclenché en réalisant un carreau. Avec deux points au sol et deux boules en main, sans compter que Rousseau ne change pas la situation avec sa dernière boule, Yohan Cousin réalise deux approches impeccables. Le break est fait et les bleus ont franchi la mi-partie.

    MESSONNIER 8 -1 Laur
    6e mène

    Petite faute, grandes conséquences

    Bouchon à 8m90. Patrick Messonnier réalise une approche moyenne. Patrick Laur continue sa descente aux enfers à l’appoint. Ce qui condamne Sébastien Rousseau à partir à l’attaque. Il touche dès sa première tentative. Impassible, imperturbable, Messonnier a repris du poil de la bête. Chiquette de Rousseau, mais qui permet à son équipe de prendre le meilleur. Du grand Yohan Cousin oblige Sony Even à entrer en action avec bonheur. Les blancs réalisent une légère de faute en envoyant Cousin au point alors qu’ils avaient trois boules en main contre deux pour les bleus. Michel Loy se manque par deux fois à l’appoint et gâche une belle occasion de grimper davantage au score. Laur glisse un deuxième point en levant le poing en l’air, puis Even termine la mène avec un troisième point.

    MESSONNIER 8 -4 Laur
    7e mène

    Le douanier Rousseau redresse le navire

    Bouchon à 6m30. La boule de Patrick Laur passe le but de 80 centimètres. Patrick Messonnier reste trop court et ne reprend pas le point. Sa deuxième tentative est légèrement meilleure et gagne le point. Sébastien Rousseau se lance au tir et fait courir la boule adverse. Yohan Cousin gagne le point par l’extérieur. Laur passe au travers et Even s’efforce de faire tirer ses adversaires. Michel Loy s’exécute et frappe. Even continue le duel avec Loy, mais ce dernier n’a pas le dernier mot. Cousin ne gagne pas le point, mais positionne sa boule juste à la sautée de celle qui détient le point. Ce qui n’a toutefois pas empêché Rousseau de tirer avec efficacité.

    MESSONNIER 8 -5 Laur
    8e mène

    Cousin envoie son équipe
    vers les sommets !

    Bouchon à 6m20. Patrick Laur place une boule d’argent. Gaucher, Patrick Messonnier passe par l’extérieur, mais donne trop d’effet à sa boule et passe derrière le bouchon. Il se rectifie dès sa deuxième tentative. Laur pointe et coupe à peine la deuxième boule de Messonnier. Sébastien Rousseau ne connaît guère plus de réussite en se rendant sur le pas de tir : un trou d’abord, avant de faire une casquette qui permet aux blancs de garder le point. Sony Even se lance au bouchon pour éviter la grosse mène, voire la défaite, mais ses deux tirs sont manqués. Yohan Cousin cadre et permet à Michel Loy de glisser le treizième point. Patrick Messonnier, Yohan Cousin et Michel Loy remportent le Mondial La Marseillaise à pétanque ! C’est une première victoire dans la cité phocéenne pour les champions de France doublette, Michel Loy et Yohan Cousin, et surtout une troisième pour Messonnier, qui rejoint Jean-Michel Puccinelli, Philippe Pécoul, Raymond Authieu, François Mélis, Noël Bengler et Eugène Lubrano.

    MESSONNIER 13 -5 Laur
  • De passage à Marseille, Tondelier prône des « vacances pour tous »

    De passage à Marseille, Tondelier prône des « vacances pour tous »

    « Je suis honoré de la venue de Marine Tondelier à Marseille car les vacances pour tous c’est un axe important dans sa campagne présidentielle », affirme le sourire aux lèvres, Amine Kessaci, 4e adjoint à la mairie de Marseille en charge de la jeunesse. Il était ce mercredi sur le Vieux-Port avec la candidate à la présidentielle pour Europe Écologie les Verts. Au centre des discussions, le « droit aux vacances pour tous » avec une rencontre des enfants qui partent 3 jours sur l’archipel du Frioul grâce aux partenariats entre les centres sociaux et la mairie.

    Les centres sociaux mobilisés

    La candidate l’assure : « Aujourd’hui 4 Français sur 10 ne partent jamais en vacances ». L’adjoint au maire aux centres sociaux, Hassan Guenfici, lui explique que cet été, à Marseille, 43 centres sociaux sont mobilisés pour proposer 56 séjours pour les jeunes et les familles. Au total, 700 personnes partiront sur les deux mois d’été. « On veut nationaliser ce dispositif pour les enfants, les seniors, les aidants et les familles monoparentales », précise la candidate.

    « T’es déjà allé au Frioul ? », demande Marine Tondelier à un jeune. « C’est la première fois que j’y vais, j’habite dans le 15e arrondissement », répond un adolescent de 14 ans. « On a besoin de ces dispositifs pour éviter que les jeunes restent au pied de leur immeuble tout l’été. Leur permettre de partir en vacances, c’est les respecter », affirme Amine Kessaci.

    « C’est un montant certain, mais c’est un investissement qu’on fait avec plaisir », déclare Hassan Guenfici. Au niveau national, Marine Tondelier affirme que les financements seront détaillés dans le programme Europe Écologie les Verts qui paraîtra le 13 juillet.

    Un Marseillais interpelle Marine Tondelier : « Vous allez sur l’archipel vous ? » ; « Non j’ai le mal de mer malheureusement. », répond-elle en faisant la moue. À défaut de se rendre au Frioul, elle continuera sa campagne en Savoie, pour causer « réchauffement climatique ».

    Gabrielle Cartellier

  • Renée Marcos, rescapée et passeuse de mémoire

    Renée Marcos, rescapée et passeuse de mémoire

    Depuis l’annonce de son décès mardi, les hommages se multiplient pour saluer le courage de cette femme qui a consacré une grande partie de sa vie à témoigner auprès des jeunes générations. En janvier dernier, la Ville de Marseille lui avait d’ailleurs remis sa médaille pour son « courage et son engagement exceptionnel dans la transmission de la mémoire ».

    Née à Marseille le 14 janvier 1926 dans une famille juive originaire de Salonique, installée dans la cité phocéenne depuis 1915, Louise Renée Guelidi grandit au sein d’une fratrie de cinq enfants. Au printemps 1944, dénoncée par des voisins, elle est arrêtée à son domicile. Pour protéger ses frères et sœurs, elle affirme être fille unique, mensonge qui leur sauvera la vie. Après les Baumettes puis Drancy, âgée de 18 ans, elle est déportée par le convoi n°74 à Auschwitz, où sa tante et sa cousine sont gazées dès leur arrivée.

    Tatouée du matricule A-5503 au bras (et non sur le soutien-gorge comme indiqué dans notre édition de ce mercredi), elle survit au travail forcé, à la marche de la mort puis au camp de Theresienstadt. À la Libération, atteinte du typhus, elle ne pèse plus que 35 kg. Couturière de métier, épouse d’Isidore Marcos, elle consacrera ensuite sa vie à transmettre son histoire dans les collèges et lycées. Avec sa disparition, c’est une voix majeure de la mémoire de la Shoah qui s’éteint, laissant derrière elle un héritage de courage, de résilience et de vigilance face à toutes les formes de haine.

    « Rempart »

    Bruno Benjamin, président du Crif Marseille-Provence, a longuement réagi sur Facebook : « C’est une voix de la mémoire qui s’éteint. Une femme qui, par son témoignage, incarnait la vérité face au mensonge, la dignité face à la barbarie et la transmission face à l’oubli. Les survivants de la Shoah étaient les témoins vivants de l’Histoire. Leur seule présence constituait un rempart contre le négationnisme. » Bruno Benjamin ajoute : « Aujourd’hui, alors qu’ils disparaissent les uns après les autres, notre responsabilité est plus grande que jamais : porter leur parole, transmettre leur mémoire et combattre sans relâche ceux qui cherchent à nier ou à déformer la vérité. Demain, certains prétendront que la Shoah n’a pas existé. C’est […] pour empêcher cette falsification de l’Histoire que nous devons continuer à raconter ce qu’ils ont vécu […]. »

    Le maire de Marseille (DVG), Benoît Payan, a partagé ces mots : « Hommage à Renée Marcos, survivante d’Auschwitz, dont le témoignage et l’engagement inlassable pour transmettre la mémoire de la Shoah ont marqué des générations de Marseillaises et de Marseillais. » Martine Vassal, présidente (DVD) du Département des Bouches-du-Rhône, se dit « profondément émue par la disparition de la Marseillaise Renée Marcos, rescapée d’Auschwitz. Par son courage et son témoignage, elle a transmis inlassablement la mémoire de la Shoah et rappelé notre devoir de ne jamais oublier ».

  • À Marseille, la veille sociale crée des liens entre jeunes et personnes âgées

    À Marseille, la veille sociale crée des liens entre jeunes et personnes âgées

    « Allô bonjour ! », salue au téléphone Méline, 18 ans, opératrice de veille sociale estivale au Centre communal d’action sociale de Marseille. Cet été, vingt jeunes, dix en juillet et dix en août, passeront des milliers d’appels téléphoniques auprès des seniors marseillais pour les protéger des fortes chaleurs et de la canicule, dans le cadre du renforcement de la veille sociale du Centre. « Quand on appelle la personne, on essaye de créer un lien avec elle. On lui demande si tout se passe bien chez elle, si elle pense bien à s’hydrater », explique l’un d’entre eux. Sans oublier de leur rappeler aussi les bons gestes à adopter en cas de fortes chaleurs. « Ils ont conscience que la canicule dure de plus en plus longtemps et qu’elle est plus fréquente. Ils nous disent souvent qu’ils en souffrent », confie Méline, étudiante en prépa commerciale. Mais les appels ne s’arrêtent pas aux conseils pour faire face à la chaleur. Les opérateurs veillent aussi à ce que les personnes âgées ne soient pas isolées. « Vous avez de la famille qui vient vous rendre visite ? », demande, en ligne, l’un des jeunes à une personne âgée. « Oui, mes enfants et petits-enfants n’habitent pas loin. Je suis bien accompagnée. Pour l’instant, je touche du bois, tout va très bien », se réjouit cette senior.

    Des visites de convivialité

    Dans le cas où une personne âgée est isolée, une visite de convivialité est organisée à son domicile. Les opérateurs se rendent en binôme chez elle. L’occasion de lui donner un kit pour lutter contre la chaleur et, c’est la nouveauté cette année, de la sensibiliser aux écogestes. Mais aussi de lui tenir compagnie le temps d’une heure ou deux. « On essaye de partager un bon moment avec elle, de lui faire plaisir, pour qu’elle ne se sente pas seule », explique l’un des opérateurs. La visite est rythmée de discussions et d’anecdotes. « Ils racontent souvent leur enfance. Ce sont des personnes qui ont eu des vies remplies et extrêmement différentes. Pour les plus joueurs, on leur propose de faire un jeu de cartes », s’enthousiasme Méline. Et parfois, ce sont les personnes âgées elles-mêmes qui proposent une partie de Scrabble. « Derrière chaque appel, derrière chaque visite, il y a une attention portée à une personne. Un échange, un sourire, une présence. Souvent même une intervention qui permet d’éviter que les situations ne se dégradent. C’est cela l’esprit de la veille sociale, être présent avant qu’il ne soit trop tard. Être à l’écoute, aller vers celles et ceux qui en ont le plus besoin. Au CCAS de Marseille, nous sommes convaincus qu’une politique sociale efficace est avant tout une politique de proximité. Une politique qui protège, une politique qui innove, une politique qui ne laisse personne de côté », exprime Karim Touche, président du Centre communal d’action sociale et adjoint au maire de Marseille. À ce jour, 8 000 personnes sont inscrites dans le registre du Centre. Il est aussi possible d’inscrire quelqu’un d’autre que soit. Une initiative qui ne laisse pas indifférents les opérateurs. « Ça fait du bien. On tire des leçons de ces échanges. C’est constructif, pour les personnes âgées, mais aussi pour nous », constate Rafaël, 20 ans, opérateur et étudiant en troisième année en BUT réseau et télécommunication à Luminy. Un sentiment partagé par Méline. « J’aime le côté intergénérationnel. Je l’ai déjà fait l’été dernier. J’ai noué des liens avec certaines personnes. Revenir me permet de reprendre des nouvelles. »

  • Les victimes de l’incendie de l’Estaque déterminées

    Les victimes de l’incendie de l’Estaque déterminées

    « Un an déjà que l’incendie du 8 juillet 2025 a ravagé nos vies, nos foyers, notre quartier et nos repères. Un an que des dizaines de familles se battent. » Les habitants des hauts de l’Estaque sont venus en nombre assister ce mercredi 8 juillet au point presse organisé par l’association des victimes de l’incendie. Avec émotion et colère, sa présidente, Mathilde Favier, dénonce « le manque de suivi et de prise au sérieux de la détresse des sinistrés par les autorités compétentes. » Une situation « intenable, humainement, psychologiquement, financièrement. »

    Et de revenir sur « ce qui s’est passé ce jour-là. » Pour avoir des réponses, l’association a demandé à la préfecture, par le biais de son avocate dès le 7 septembre, de lui remettre l’ensemble des documents concernant les opérations de secours. Sans succès, malgré l’« avis favorable de la Commission d’accès aux documents administratifs en février 2026 » rappelle Mathilde Favier. Le tribunal administratif a été saisi.

    La Ville en soutien

    Une centaine de plaintes ont été déposées, « on ne sait pas ce qu’elles sont devenues », affirme-t-elle. L’association réclame la mise en place d’un comité local d’aide aux victimes (CLAV) et dit avoir rencontré la Ville.

    Autre point noir, l’attitude des assurances. Un « système opaque » selon la présidente de l’association, au point que des expertises doivent encore avoir lieu pour certains en août. Elle demande la prolongation des relogements quand plus des trois quarts des sinistrés n’ont pu entamer de reconstruction de leurs maisons, assure-t-elle.

    Contactée, la préfecture n’a pu nous répondre. De son côté, la Ville, « aux côtés des sinistrés », confirme la tenue d’une réunion le 30 juin, avec Samia Ghali, maire adjointe (DVG) et Jean-Marc Coppola, maire PCF des 15-16, qui « a permis de faire le point sur les dossiers encore en souffrance. » Sur le CLAV, les deux élus ont rappelé qu’ils avaient écrit, comme le maire, au préfet pour qu’il le mette en place. Pour la Ville, « cette instance est la plus adaptée » mais si « l’État n’exerce pas pleinement et rapidement ses responsabilités, le maire de Marseille convoquera, en septembre, une réunion à l’Hôtel de Ville » avec l’ensemble des acteurs.

  • La ligne à très haute tension est loin d’être enterrée

    La ligne à très haute tension est loin d’être enterrée

    Sur le bord de la route de Gageron, petit hameau au sud-est d’Arles, champs et rizières s’offrent à la vue des rares passants. À l’exception des pylônes de la ligne électrique à 63 000 volts reliant Arles à Jonquières-Saint-Vincent, dans le Gard. Le projet de ligne Très haute tension (THT) à 400 000 volts, devant relier le poste gardois à Fos-sur-Mer, pour alimenter les projets industriels décarbonés, emprunterait un chemin similaire. Mardi matin, le transporteur d’électricité RTE, porteur du projet, a embarqué la presse pour un tour d’horizon des paysages traversés de Jonquières à Gageron, hameau d’Arles.

    La route empruntée suit une bande de 100 mètres élaborée dans le cadre de la demande de Déclaration d’utilité publique (DUP) formulée par RTE. Celle-ci s’étend sur 65 kilomètres, passant à l’est de Bellegarde, descendant près du Parc naturel régional de Camargue, bifurquant à hauteur de Gageron pour traverser le Rhône et rattraper l’emprise de la nationale 568 vers Fos. Au total, 145 pylônes de 40 à 60m de haut sont envisagés pour cette ligne aérienne sujette à controverse.

    Car au moment du départ pour la visite de presse, plusieurs banderoles sont déployées devant les journalistes présents au départ d’Avignon TGV mardi matin. « Cette ligne c’est la mort du tourisme et de nos activités économiques », lance une des opposantes, « c’est un passage en force qui n’a pas sa place dans une démocratie » lance un membre des Jeunes agriculteurs, « RTE va vous vendre du vent, cette ligne ne se fera pas avec l’opposition unanime », lâche un autre opposant, « ça fait deux ans et demi qu’on souhaite discuter avec RTE », conclut la première.

    La conférence de presse donnée par RTE n’a pas fait l’impasse sur le sujet. « Nous avons vu des gens avec qui on n’est pas d’accord, même si on discute », affirme Gilles Odone, délégué Méditerranée de RTE. « Nous ne vendons rien, nous rendons un service public dans le contexte de ré-électrification du pays. La nouvelle demande est de 6 000 mégawatts alors qu’on en consomme 8 000 en région Paca aujourd’hui. Les services de l’État ont donc estimé qu’il fallait apporter 4000 mw sur place », recontextualise le dirigeant. Cet apport représente un peu plus de 26 centrales de Gardanne (biomasse) ou de 4 centrales de Martigues (gaz).

    Le directeur du projet d’électrification Fos-Berre, Christophe Berassen, rappelle qu’après le dévoilement du fuseau de moindre impact en 2024, le débat public Fos-Berre avait été « une opportunité de dialogue avec le territoire », et indique que la Déclaration d’utilité publique fera l’objet d’une enquête publique à l’automne 2026, pour début des travaux en 2028 et livraison en 2030. « La DUP est travaillée avec le territoire et le tracé final se décidera en concertation avec tout le monde », annonce le chef de projet, notamment par « un travail fin avec les exploitants pour insérer au mieux les pylônes et protéger les haies ».

    Une âpre négociation

    Cette volonté affichée se heurte à une réalité. Aux ronds-points des entrées de Jonquières-Saint-Vincent, de Beaucaire, de Fourques et d’Arles, des banderoles arborent le même message : « Non à la ligne aérienne à Très haute tension. » Alors, le jeu de la négociation s’opère. « Nous proposons l’enfouissement des lignes existantes de 63 000 volts », explique Christophe Berassen lors de la conférence de presse, comme pour la ligne Jonquières-Arles présente à proximité du tracé de la future THT. Le directeur affirme que « d’ici 2035, un pylône installé vaudra trois pylônes supprimés », dans les deux départements. « Au départ, on était à un pour un », confie l’un des dirigeants au cours de la visite. « On connaît les opposants. On les rencontre, on propose de supprimer des pylônes à côté de chez eux pour en mettre un autre plus loin… Ça prend du temps », complète-t-il.

    Mais quid de l’alternative ? Selon les opposants, l’enfouissement total du projet THT est faisable. Mais selon RTE, qui indique avoir étudié 14 solutions différentes, c’est une question de coûts, d’emprise foncière… Et surtout de temps. « Nous avons besoin de cette électricité à échéance 2030-2031 car les industriels prennent actuellement leurs décisions finales d’investissement », rappelle Gilles Odone. Industriels et syndicats vont dans ce sens.

  • Yohan Cousin : « J’ai toujours été bien accueilli à La Marseillaise »

    Yohan Cousin : « J’ai toujours été bien accueilli à La Marseillaise »

    La Marseillaise : Après un 8e
    de finale en 2024, puis un 32
    e
    de finale en 2025, comment se passe votre troisième campagne au Mondial en compagnie
    de Messonnier et Loy?

    Yohan Cousin : Ça se passe très bien, même si c’est éprouvant. On avance petit à petit avec mes partenaires et on produit un très bon jeu. Il y a une vraie cohésion d’équipe. Pour l’instant, tout roule : tant que l’on continue à gagner, l’aventure se poursuit et on garde le sourire. Avec l’espoir d’aller au bout.

    Quel est votre rapport avec La Marseillaise ?

    Y.C. : En fait, ce qui est bizarre à La Marseillaise, c’est qu’on fait trois ou quatre parties par jour, mais on est épuisé. On a l’impression d’avoir fait les Nationaux comme on fait nous toute l’année. On est beaucoup plus épuisé à La Marseillaise, alors que c’est sur plusieurs jours étalés, que nous, quand on fait un week-end complet à un National, où on va au bout. C’est ce qui fait la magie aussi de ce concours. On rencontre vraiment tout type de personnes. Des gens qui ne sont pas licenciés, qu’on a rencontrés hier en quarts de finale. Le pointeur qui n’avait pas de licence avant. C’est vraiment une belle aventure pour lui. Après, c’est ce qui fait la beauté de La Marseillaise. Moi, j’ai toujours été bien accueilli ici. Je passe toujours de super beaux moments.

    Votre collaboration avec Michel Loy porte à nouveau ses fruits. Comment cette osmose est née
    au sein du tandem ?

    Y.C. : Au départ, je devais jouer avec Ligan [Doerr] et Michel à Nice. Le matin même, on apprend que Christophe [Sarrio] remplace finalement Ligan. On dispute le National ensemble et, très vite, le courant passe avec Michel. À la fin, il me glisse : « Si tu cherches un troisième l’année prochaine, je suis disponible. » J’ai d’abord cru à une blague. Mon club est modeste, il n’y a ni gros moyens ni contrat. Quand un triple champion du monde te dit ça, tu te demandes ce qu’il vient faire chez toi. Quelques jours plus tard, il m’envoie un message pour me demander si on joue ensemble la saison suivante. C’était un immense plaisir. L’année d’après, on est champions de France en doublette. Parfois, certaines rencontres sont simplement faites pour arriver. Depuis, on fonctionne très bien ensemble. On est complémentaires et, quel que soit notre troisième, on arrive toujours à bien jouer.

    Vous avez récemment porté les couleurs de l’équipe de France aux championnats d’Europe. Comment avez-vous vécu
    cette expérience
     ?

    Y.C. : Je l’ai vécu assez difficilement. Dès mon arrivée, je suis tombé malade. Je n’ai pas pu évoluer à mon meilleur niveau avec Mickaël en doublette, et ça m’a frustré parce que je n’aime pas pénaliser mes partenaires. En revanche, je me sentais beaucoup mieux pour la finale et je pense avoir réalisé une belle prestation. On a même eu deux boules de gagne, mais c’est le sport. Il faut savoir rebondir. On travaille pour être performants et offrir du beau jeu à tous ceux qui nous suivent. Il y a des encouragements, mais aussi des critiques : c’est le lot du sport de haut niveau. L’essentiel est de garder le cap, rester dans sa bulle et continuer à prendre du plaisir sur le terrain.

    En dehors de vos parties,
    vous passez beaucoup de temps
    à regarder celles des autres. Comment est née votre passion pour la pétanque
     ?

    Y.C. : J’ai traversé une période compliquée avec la perte d’un proche de mes parents. Puis, à 19 ans et demi, on m’a diagnostiqué un diabète. Pendant six mois, j’ai complètement décroché : j’ai arrêté le sport et mis beaucoup de choses entre parenthèses. C’est alors que mon oncle, Jacques Lefebvre, président de club, m’a lancé : « Pourquoi tu ne te mettrais pas à la pétanque ? » J’ai décidé de tenter l’aventure. J’ai d’abord pris une licence en FSGT, puis en FFPJP, près de Brest. Les résultats sont arrivés très vite : dès ma première saison, je me qualifie pour le championnat de France. C’était le début d’une belle aventure.

  • Les acteurs du Mondial récompensés

    Les acteurs du Mondial récompensés

    Le dernier déjeuner de l’espace VIP du Mondial a été l’occasion de remercier quelques figures phares de l’événements, décorées pour leur engagement. Et c’est à Gérard Schneider, président de la Fédération Internationale de Pétanque et de Jeu Provençal, qu’est revenue la première plaquette d’honneur. Absent ce mercredi, c’est à Michel Le Bot, président de la Fédération française, qu’a été confiée la récompense.

    Clélia et Lola Delannoy, petites-filles de Guy Delannoy, bénévole historique du bureau des jeux, sont ensuite montées sur scène, pour recevoir la médaille du mérite pour leur investissement en tant que bénévoles. « Elles ont commencé en venant respirer l’air vivifiant du Mondial la Marseillaise à Pétanque, toutes jeunes, puis, peu à peu, elles ont commencé à préparer les sacs pour la dotation des joueurs, qu’elles continuent à faire aujourd’hui », s’est ému leur grand-père.

    La rédaction à l’honneur

    Véronique Meynier et Émilie Parente, secrétaires de rédaction à La Marseillaise, ont, elles aussi, reçu leur médaille du mérite. « Je suis vraiment très contente d’avoir eu cette récompense avec Véronique, ma coéquipière au quotidien, s’est enthousiasmée Émilie. Mais je veux rappeler qu’il s’agit d’un travail collectif : tous les maillons de la chaîne sont importants ». Christophe Casanova, coordinateur du Mondial et journaliste à La Marseillaise, s’est quant lui vu attribuer une plaquette d’honneur.