Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le projet Mistral sur les rails pour produire un « acier vert » à Fos-sur-Mer

    Le projet Mistral sur les rails pour produire un « acier vert » à Fos-sur-Mer

    « Notre credo est d’arriver à produire un acier vert au sens de l’environnement, du climat et de notre intégration dans l’écosystème social » expose Jacques-Yves Floch, PDG de Marcegaglia Fos-sur-Mer, lors de la présentation du projet Mistral à la Maison de la mer jeudi dernier. Plus d’un milliard d’euros sont mobilisés par le groupe familial, repreneur de l’ex-Ascométal en 2024 pour remodeler l’usine d’acier de récupération autour d’un four à arc électrique d’une capacité de production annuelle de 2 millions de tonnes d’acier.

    Ces outils s’insèrent dans les premiers niveaux de la chaîne de production du groupe Marcegaglia. « Nous développons notre propre capacité primaire », reprend Jacques-Yves Floch. « Nous sommes portés par les marchés défense, et nous nous orientons vers les produits dédiés à l’énergie, notamment avec le programme EPR2 » détaille le PDG, en référence au projet européen de réacteur nucléaire nouvelle génération. À terme, l’usine Fosséenne sera le fournisseur interne de trois usines du groupe, basées en Italie, où seront finalisés les produits d’aciers. « Notre ambition est d’être capables de livrer des aciers très purs à l’avenir », conclut le porteur de projet.

    Le rôle de l’État

    Si le projet est globalement salué par les associations environnementales, le rôle de l’État est encore source d’inquiétudes. « Nous sommes pour ce projet industrialo-portuaire », indique Christophe Claret, secrétaire général du syndical CGT des dockers et portuaires du Golfe. Mais, « où sont les infrastructures ? Les mairies ont de moins en moins d’argent, où est le rôle de l’État planificateur ? Comment on va faire s’il faut faire 2h de route pour aller travailler ? » assène-t-il.

    Une initiative privée y répond en partie. « Nous allons réaliser un restaurant interentreprises », annonce Jacques-Yves Floch, au sein du restaurant existant sur le môle central. « Pouvoir manger pas loin du lieu de travail est un moyen d’éviter les mobilités et nous l’avons fortement dimensionné pour ça », complète-t-il. Cela s’inscrit dans l’accord conclu en février avec les voisins Néocarb et GravitHy de mutualisation de services, comme la lutte incendie, la sécurité ou le contrôle d’accès. Et pour les 700 salariés en plus que compte embaucher le groupe, le PDG propose « un hub de parkings hors des usines avec des navettes » et des horaires modulés.

    Même logique sur la logistique. « Dès le début du projet, nous avons mutualisé notre desserte ferroviaire », indique Michel Nègre, responsable process et logistique de l’usine. L’objectif est d’approvisionner l’usine par trains venus de HES Fos, ancien terminal minéralier du port, approvisionné par la mer. « SNCF et son réseau national ne correspondent pas à nos échéances ni à celles de GravitHy et Néocarb », détaille le responsable, « On va saturer la voie existante au démarrage en 2029, nous travaillons avec le Grand port maritime de Marseille (GPMM) à créer une nouvelle voie de HES à Marcegaglia, qui fera l’objet d’un nouveau dossier ».

    Reste à confirmer la décision finale d’investissement, attendue pour fin 2026, en même temps que le permis de construire.

  • Des avions français aux quatre coins du monde

    Des avions français aux quatre coins du monde

    Sur le tarmac brûlant de la base aérienne (BA) 125 d’Istres, huit avions multirôles Rafale patientent sagement, prêts au décollage. Ce mardi, quatre d’entre eux participeront à la mission Pégase 2026, accompagnés de quatre Airbus A330 MRTT, deux A400M Atlas et 300 aviateurs. Cette 7e itération de la mission vise à parcourir 40 000 kilomètres autour du globe en 40 jours, de la BA 125 jusqu’en Égypte en passant par le Groenland, le Canada, l’Alaska, le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie, l’Inde, le Qatar et la Réunion. L’opération est pilotée depuis le centre Air de planification et de conduite des opérations (Capcoda), à la base aérienne 942 de Lyon-Mont-Verdun.

    Aux militaires présents lors du briefing de masse, la ministre déléguée aux Anciens combattants Alice Rufo indique qu’il s’agit d’un « moment d’une génération que d’ouvrir une nouvelle route vers l’indo-pacifique, l’Inde et l’Indonésie ». Cette opération de projection de puissance aérienne de longue portée, dont la BA 125 est l’outil dédié, est garante selon la ministre de « la signature française de crédibilité » dans la capacité de la France à « être là où elle veut dans le monde pour défendre ses intérêts ».

    Une dimension partenariale

    De passage et d’escale dans une multitude de pays différents, cette mission s’effectue dans « une dimension internationale et partenariale » d’après la ministre déléguée. Que ce soit avec le Danemark, le Canada et les États-Unis, où le matériel sera testé et éprouvé dans des conditions particulières, confortant la « stratégie Arctique » de la France soulevée par Alice Rufo. « On peut compter sur la France jusqu’au Moyen-Orient, percuté de déstabilisations », assure la ministre, entre les escales de valorisation de la BA 181 de La Réunion et celles visant à renforcer les partenariats stratégiques avec les pays d’Asie traversés, au travers notamment de l’exercice multinational Tarang Shakti piloté par l’Inde.

    Sur le fond, la ministre déléguée affirme que la mission Pégase 2026 constitue surtout « un acte géopolitique important », dans la consécration de « la liberté de circulation » aérienne comme maritime et dans « la valeur du droit international », parlant de construire « un monde fondé sur le droit respect des souverainetés et alliances entre nations ».

    Plus tard, en marge du briefing lors d’un point presse, Alice Rufo insiste sur le fait que la BA 125 d’Istres est « le poumon opérationnel de la mission », « tout part d’ici et tout y reviendra ». « Les deux lois de programmation militaire ont renforcé cette base d’importance cruciale », rappelle la ministre, relevant « la base industrielle et technologique » en arrière-plan.

    La France est « une puissance de paix » qui « renforce l’autonomie stratégique européenne » selon Alice Rufo, insistant sur le « développement de l’interopérabilité avec les armées partenaires : on vole, se pose et travaille ensemble ». « Si on est amenés à agir face à une menace on doit être prêts » ajoute-t-elle, précisant que cette posture n’est « pas en réaction ». À l’heure du choc des impérialismes, le vœu est pieux.

  • Le Street Food Festival revient à Marseille

    Le Street Food Festival revient à Marseille

    « Pour cette 1re collab avec une ville étrangère, nous avons créé la saison de la Canebière avec la brasserie de la Mule à Bruxelles, une bière blonde avec une levure spéciale. Elle est un peu corsée, typiquement Belge », explique Jérôme Talin, cofondateur de la brasserie Zoumaï, établissement hybride au 7, Cours Gouffé (6e) qui combine une microbrasserie et un bar.

    Pas moins de 38 restaurateurs, producteurs, artisans, brasseurs et vignerons sont réunis pour le retour de cet événement à Marseille impulsé par le Département des Bouches-du-Rhône et initié par Marseille Provence Gastronomie. Un village dédié avec cinq stands propose le meilleur de la cuisine populaire belge. Des frites et de la bière mais pas que… des animations autour du chocolat ou encore un atelier de customisation du Manneken-Pis pour les plus jeunes.

    « C’est la première fois qu’on invite un autre pays. Nous nous sommes rendus au Street food festival de Lille, une référence, et c’est là que nous avons tissé des liens avec Bruxelles. Ils nous ont recontactés ensuite », détaille Isabelle Brémond la directrice de Provence Tourisme. Et de poursuivre : « c’est une excellente initiative car on sait que le panier des étrangers est toujours plus important ».

    Kermesse des sens

    Jeudi 10 septembre de 19h30 à 22h30, Marseille Provence propose une expérience inclusive et sensorielle unique, la kermesse des sens. En partenariat avec Surdi 13 et le Musée Granet d’Aix-en-Provence, le public devra deviner des goûts, des odeurs et des matières les yeux bandés ou encore ressentir la musique grâce à des gilets vibrants. Après Aix, en attendant Arles, « 40 000 personnes sont attendues à Marseille mais on fera plus ! », conclut joyeusement Danielle Milon, maire de Cassis et présidente de Provence Tourisme.

    Du 10 au 12 septembre, Esplanade Jean-Paul II, Marseille 2e. infos sur mpgastronomie.fr

  • À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    Après un passage par les collèges André-Chénier (12e) le 1er septembre et Vitagliano (4e) le 3, c’est dans le collège Jean-Claude Izzo, du nom de l’écrivain et ancien journaliste de La Marseillaise, que Martine Vassal, présidente (DVD) du département, a poursuivi, lundi, sa tournée de rentrée. Au programme, notamment : la visite du nouveau « bloc sanitaire » de l’établissement, fraîchement rénové, mais aussi de l’équipement sportif, qui fait cette année sa deuxième rentrée. Des opérations réalisées grâce à un investissement de plus d’1 million d’euros du Département, dont 950 000 consacrés au terrain de sport et 120 000 aux toilettes. « Le Département investit chaque année environ 35 millions d’euros pour les travaux dans les collèges, répartis sur les 132 établissements des Bouches-du-Rhône, précise le directeur général adjoint de l’équipement du territoire. Ce collège [Jean-Claude Izzo] a été livré en 2006, il y a 20 ans, et a déjà connu un agrandissement ». La cour accueille en effet depuis septembre 2023 un nouvel espace réservé aux élèves de la Section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), que la présidente a pris le temps de visiter. « Le collège est adapté aux enfants qui, des fois, ont grandi un petit peu plus vite dans le corps que dans la tête, décrit-elle. C’est important que nous puissions permettre à ces enfants de réussir, eux aussi, leur scolarité ». Dans la même promotion depuis la 6e, les actuels élèves de 3e ont participé à deux reprises aux concours « Toute la lumière sur les Segpa », notamment avec leur court-métrage « Les Aventuriers », qui a obtenu le prix du meilleur scénario.

    Du local dans l’assiette

    Autre thème au menu de la visite départementale ce lundi : le temps cantine. « C’est important pour les instances départementales de permettre [aux jeunes] d’avoir au moins un repas équilibré par jour, (…) tout en conservant une facture allégée pour les parents, insiste la présidente. Depuis 2015, le prix de la cantine est à 3 euros, et à 1, 20 euro pour les boursiers, soit, ici, 80% des enfants. » Et l’ambition est aussi de proposer de la « qualité » avec l’achat de produits locaux, notamment pour les fruits et légumes. « Nous avons des chefs qui font à manger tous les jours dans des systèmes de self, et on privilégie tout ce qui est local, poursuit-elle. Souvent, dans les grandes villes comme Marseille, on ne sait pas que le département est le premier producteur de fruits et de légumes en France, on veut donc le mettre en avant. »

  • Amine Gouiri, détonateur offensif des Marseillais

    Amine Gouiri, détonateur offensif des Marseillais

    Mine déconfite, voix basse, Amine Gouiri s’est présenté devant la presse moins de 30 minutes après le coup de sifflet final de Clément Turpin, dimanche soir. Ses deux buts auraient pu être une raison de sourire, mais inscrire un doublé n’a pas été suffisant pour vaincre le Paris FC (2-3). Pendant une poignée de minutes, l’attaquant international algérien a parlé au nom de son équipe, refusant de placer son rendement individuel au-dessus. « Je pense qu’on s’est battus, mais il nous a manqué beaucoup de choses pour remporter ce match. Certains n’avaient pas joué depuis longtemps et tout le monde n’est pas au même point physiquement, mais on va continuer à travailler. Je pense qu’il y a de belles choses avec le ballon et sans le ballon. »

    En effet, les mouvements avec ballon ont pu être satisfaisants par moments. Certes, pas suffisant face à un milieu parisien dense, très actif et de toute évidence plus créatif que le trio Højbjerg-Gomes-Abdelli. Amine Gouiri est un buteur appréciant décrocher pour toucher plus de ballons et libérer potentiellement des espaces. Là aussi une amélioration devra arriver, car le joueur formé à Lyon redescend parfois et personne ne prend sa position. « C’est à nous d’être intelligents sur le terrain. Si je décroche, forcément, quelqu’un doit prendre ma place. C’est quelque chose que l’on travaille aussi à l’entraînement. Quel que soit le joueur qui se retrouve dans une position, on doit réussir à occuper tous les espaces. »

    Bruno Genesio ne voyait pas forcément les choses de la même manière, avec des courses dangereuses mettant à mal l’équilibre du PFC. « Je trouve au contraire que dans notre animation offensive, on a posé des problèmes à cette équipe grâce à des permutations, grâce à des dédoublements. Le rôle d’Amine est important parce qu’il participe beaucoup à notre jeu, ce qui ne l’empêche pas d’être à la conclusion de nos actions », justifiait Genesio.

    Des liens renforcés

    avec Amine Harit

    En avant-match, le coach olympien évoquait déjà les axes de progression de son attaquant et ce qu’il a déjà pu réaliser pour s’améliorer. Un développement en cours, qui se travaille chaque jour à l’entraînement. « C’est un buteur, capable de marquer et de faire marquer. Je trouve qu’il a déjà progressé dans la continuité de ses matchs ou de ses séries de matchs. L’objectif que je lui ai fixé est justement d’être plus constant sur l’ensemble d’une saison. »

    L’un des rares motifs d’espérance dans cet OM trop juste à tous les niveaux vient également de la connexion entre les deux Amine, Gouiri et Harit. Encore dimanche, ils se sont trouvés avec fluidité, les actions de l’un étant bénéfiques pour l’autre. Leur jeu en première intention a permis de déstabiliser l’arrière-garde parisienne, là aussi un lien bossé longuement à l’entraînement. « On parle beaucoup de football et c’est aussi le coach qui nous demande de créer ce genre de connexions dans les 30 derniers mètres, dans ces espaces, de faire des une-deux, de mettre le feu. » Un feu dont les Phocéens auront bien besoin afin de terminer au mieux ce premier bloc de compétition.

    Jusqu’à la trêve, un calendrier sans pitié

    Déjà mal en point en Ligue 1 avec une victoire pour deux défaites, l’OM a droit à un calendrier costaud jusqu’à la première trêve internationale.

    Vendredi, ils seront à Rennes, là où tout avait mal débuté, il y a un an.

    Ensuite, ils entreront dans le bain européen, avec un bouillant déplacement à Besiktas (jeudi 17, à 21h), tombeur de Fenerbahçe, ce week-end, en championnat (2-1).

    Pour terminer, le Classique revient au Vélodrome. Également un an après leur victoire 1-0, les Olympiens accueilleront le PSG, le dimanche 20. Alors que Paris a encore plus mal débuté la saison que les Marseillais.

    P.G.

  • L’appropriation du RPR par l’extrême droite sanctionnée

    L’appropriation du RPR par l’extrême droite sanctionnée

    À travers une décision rendue ce mercredi 2 septembre, l’Institut national de la propriété intellectuelle a déclaré comme nul le dépôt par le député RN Franck Allisio, le 15 février 2024, de la marque RPR avec son logo assorti de la Croix de Lorraine. « La mauvaise foi des titulaires de la marque contestée est caractérisée », conclut la décision consultée par La Marseillaise, qui étrille « des intentions d’exploitation parasitaire de la notoriété résiduelle d’une marque », celle du parti gaulliste fondé en 1976 par Jacques Chirac. Une victoire, pour le président (Ren.) de Région Renaud Muselier, à l’origine de la contestation. Dans un communiqué de presse ce vendredi, il « salue la fin d’une usurpation ». Et rappelle que la captation de la Croix de Lorraine – proposée à la France Libre par son grand-père l’amiral Émile Muselier – par le RN « dont la famille politique combattait la France Libre, relève de l’indécence ». Et d’appuyer : « Ceux qui prétendent aujourd’hui s’en habiller n’en ont ni la filiation, ni la légitimité, ni la moindre parcelle du courage ».

    Le 23 juin 2023, c’est au côté du maire d’extrême droite de Marignane Éric Le Dissès que le député Franck Allisio avait annoncé ressusciter le RPR, dont la marque n’était plus protégée à l’INPI, pour en faire une antichambre du RN à destination des élus débauchés à droite. Pendant la campagne des municipales, le candidat à Marseille avait ainsi fait fort d’afficher côte à côte le nom du parti chiraquien avec la Croix de Lorraine et celui du RN avec sa flamme lepéniste. En février 2024, Renaud Muselier avait tenté une première fois de bloquer l’utilisation du logo du RPR en déposant à son tour avec son parti Cap sur l’avenir la marque « Rassemblement pour la République ». Mais l’INPI avait alors retoqué sa démarche.

    Le RN persiste

    Cette fois, il obtient gain de cause. « Les titulaires de la marque contestée, qui indiquent eux-mêmes militer au sein d’un parti politique, ne pouvaient ignorer, au jour du dépôt de cette marque, l’usage antérieur du signe figuratif Le Rassemblement pour la République », pointe la décision qui rappelle que le sigle « reprend strictement à l’identique, les éléments figuratifs, la présentation et l’ensemble verbal » du RPR historique encore bien présent dans les mémoires, avec « un but manifeste de se placer dans le sillage de la marque antérieure ». En bref, une « exploitation parasitaire » de l’héritage chiraquien qui conduit à déclarer comme nul le dépôt de la marque et ordonner aux dépositaires de rembourser les frais à hauteur de 1 200 euros.

    Pas de quoi convaincre le RN. « Tant que la cour d’appel compétente ne se sera pas prononcée sur le bien-fondé de ces décisions administratives, celles-ci ne sont pas définitives », répond Franck Allisio par un communiqué de son avocat. En assurant pouvoir toujours utiliser sa dénomination sociale de Rassemblement pour la République, « qui n’est contestée par personne ». Peu importe l’antithèse politique et historique.

  • Fermeture définitive pour le Marché du Soleil

    Fermeture définitive pour le Marché du Soleil

    Le tribunal correctionnel de Marseille a peut-être mis fin à un monument du commerce de la cité phocéenne. La juridiction a rendu sa décision, ce lundi, concernant l’avenir du fameux Marché du Soleil, situé rue Fauchier, dans le 2e arrondissement de la ville. Et autant dire qu’il n’est pas radieux : sa fermeture ainsi qu’une lourde condamnation à l’égard de son propriétaire, George Dahan, ont été prononcées. Ce dernier écope de quatre ans de prison avec sursis, la confiscation des murs et une cascade de sanctions pécuniaires notamment pour des faits de « détention, production, vente de marchandise contrefaisante » et « blanchiment ». Il n’était pas présent lors du rendu de la décision. Trois de ses frères ont également été condamnés à de la prison avec sursis. De même que Leïla Hireche, considérée comme son bras droit, a écopé de trois ans avec sursis.

    Un jugement « particulièrement sévère »

    De quoi sonner le glas de ce grand bazar de 3 600 m2 créé il y a quarante ans et qui s’est progressivement mué en référence de la vente de copies de produits de marque ? Si le Marché du Soleil avait été fermé en février dernier suite à un arrêté préfectoral, reste que l’avocat de George Dahan, Me Stéphane Ceccaldi, entend faire appel. Le jugement du tribunal, « particulièrement sévère », sonne comme « une exécution sommaire » du lieu, a dénoncé l’homme de loi. « C’est l’État qui devient propriétaire », a-t-il ajouté, s’interrogeant sur une éventuelle « opération immobilière » en projet après cette décision. En effet, si la fermeture est confirmée en appel, la question se posera du devenir d’un site central et historique de la ville.

    D’autant que depuis que ses portes sont closes, l’activité est au ralenti dans tout le quartier longtemps fréquenté par les clients en quête de bonnes affaires, se plaignent les commerçants. Rappelons qu’après le Covid, le Marché du Soleil avait connu un essor considérable des copies de marques jusqu’à représenter 70% des ventes, devenant « un monstre nourricier et lucratif », avait estimé la procureure. Parfums, baskets, sacs, vêtements venant de Chine ou de Turquie parfois floqués dans des ateliers sur place avec de fausses marques se monnayaient pour quelques dizaines d’euros au vu et au su du plus grand nombre.

    Le développement massif de la contrefaçon s’est traduit par l’envolée du chiffre d’affaires d’AMG Promotion, la société familiale présidée par George Dahan. De 700 000 euros en 2020, il avait bondi à 1,7 million en 2023, selon la justice. En novembre 2025, le montant des encaissements en espèces avait atteint 216 000 euros, un record mensuel dont se vantait un gardien collecteur des loyers. Durant le procès, le patriarche Georges Dahan, se déplaçant avec difficulté, a tenté de se présenter en commerçant dépassé par le développement de la contrefaçon dans l’entreprise familiale fondée avec son père en 1987.

    Des ripoux dans le lot

    Parmi la douzaine de prévenus condamnés lundi figurent également trois policiers municipaux « ripoux » qui écopent de peines de prison de 18 à 24 mois avec sursis et une interdiction d’exercer. Ils s’étaient mis au service de la gérante du marché, lui transmettant notamment des informations sur des contrôles des autorités en échange de paires de baskets. Une employée préfectorale qui avait reçu de l’argent pour tenter d’empêcher une fermeture préfectorale du lieu a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis. Reste à connaître la décision en appel.

  • Choix de société

    Choix de société

    De très nombreuses mobilisations ont eu lieu hier dans notre région et partout en France pour exiger une loi « intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants ».

    L’affaire Lyhanna a fait l’effet d’un catalyseur dans une France secouée par la révolution #MeeToo et la révélation de plusieurs affaires dont les victimes étaient des mineurs.

    Face au fatalisme abject qui veut que les violences sexuelles
    « ont toujours existé » et seraient d’une certaine manière inévitables,
    le mouvement qui s’est emparé des parvis de tribunaux est salvateur.

    Oui, il faut une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Avec les moyens qui
    vont avec.

    L’Espagne a démontré qu’en investissant massivement sur cette question, il était possible de faire reculer le nombre de féminicides.

    L’austérité est un poison

    Oui, les féministes de notre région et de France ont raison d’exiger les trois milliards d’euros nécessaires à protéger les femmes et les enfants de la violence patriarcale.

    Comme en tout domaine, le renoncement est un poison.

    Dans une France qui s’apprête à choisir son destin en 2027, le gouvernement Lecornu semble déterminé à reproduire les recettes qui ont échoué depuis 40 ans.

    L’austérité comme seul horizon est un recul de société et peut être même un recul de civilisation.

    Elle est incompatible avec la résolution des questions posées par
    les femmes et les enfants victimes de violences sexuelles.

    Un autre chemin est possible. C’est un choix de société. Une exigence d’humanité.

  • Décès d’un jeune à l’Établissement pénitentiaire pour mineur de la Valentine

    Décès d’un jeune à l’Établissement pénitentiaire pour mineur de la Valentine

    Drame à l’EPM de la Valentine, ce dimanche. Un jeune de 17 ans se serait suicidé dans l’Établissement pénitentiaire pour mineurs du 11e arrondissement de Marseille. Si les circonstances exactes de sa mort ne sont pas encore connues, l’EPM confirme le décès et renvoie vers le parquet. Contacté, ce dernier explique avoir ouvert « une enquête pour recherche des causes de la mort confiée au SLPJ-Division Sud [Service local de police judiciaire ndlr] ». Il a été retrouvé pendu avec les draps de son lit, selon une source proche de l’enquête.

  • Benjamin Biolay en clôture des soirées ICI Live à La Ciotat

    Benjamin Biolay en clôture des soirées ICI Live à La Ciotat

    Après les performances scéniques de Soprano et Jenifer, au tour d’abord de la lauréate 2025 de la Star Ac’, Marine, de dévoiler quelques-unes de ses pépites et notamment son dernier titre « Tricheur », sorti cette semaine et joué pour la première fois en live. Puis Benjamin Biolay a pris la suite, pour un set électrique, tour à tour intimiste, entraînant et plein d’énergie. L’artiste sétois a enchaîné les tubes, en débutant en ouverture par « Los Angeles », issu de son premier album concept Rose Kennedy, jusqu’au bien nommé « Écran total » sorti en mai dernier. Une masterclass. Rendez-vous l’année prochaine !