Tag: Bouches-du-Rhône

  • La mairie des 15-16 solidaire de la flottille pour Gaza

    La mairie des 15-16 solidaire de la flottille pour Gaza

    Alors que s’ouvre la Saison méditerranéenne avec, dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille, le vernissage ce samedi à Jeanne-Barret de l’exposition Déplacer le silence en soutien aux artistes de Gaza, la mairie du 8e secteur dirigée par le communiste Jean-Marc Coppola, a tenu, à travers un communiqué publié ce mercredi, apporter son soutien aux équipages des flottilles humanitaires qui tentent de briser le blocus de Gaza. Après l’arraisonnement dans la nuit du 29 au 30 avril de navires civils par la marine israélienne dans les eaux internationales, la mairie d’arrondissements condamne ainsi « des violations graves du droit international ».

    « La mairie des 15ᵉ et 16ᵉ arrondissements réaffirme son attachement aux principes de paix, de justice et de solidarité internationale et adresse son soutien aux civils engagés dans ces missions humanitaires », appuie le communiqué. Qui rappelle aussi que « Marseille, ville portuaire ouverte sur la Méditerranée, historiquement attachée aux valeurs de fraternité entre les peuples avait accueilli, préparé et soutenu depuis le port de l’Estaque une de ces flottilles parties vers Gaza le 4 avril dernier ».

    Alors face à la situation humanitaire et sanitaire dans la bande de Gaza sur laquelle alertent les organisations internationales, « ces actions de solidarité destinées à acheminer une aide humanitaire vers Gaza doivent pouvoir être menées dans des conditions de sécurité et de respect du droit », insiste la mairie de secteur qui demande à l’État de « garantir le droit de la Palestine à accepter souverainement l’aide humanitaire dans ses ports, sans interférences d’État étrangers ».

  • Les conditions de travail des skippers restent dans le vague

    Les conditions de travail des skippers restent dans le vague

    Les violentes vagues agitent les bateaux du Vieux-Port, et le mistral se déchaîne contre les quelques voiliers. Les pontons des entreprises nautiques sont déserts. Aujourd’hui, personne en mer. Une question de « sécurité », pour Yannick Long, formateur de skippers et gérant de localanque, qui rappelle : « Lorsque le temps est capricieux, il peut être très dangereux pour un navigateur de piloter un bateau. Malheureusement, il arrive malgré tout que certains acceptent par contrainte. Et cela risque d’arriver de plus en plus si les offres avec skipper se multiplient. »

    Contraintes et précarité

    « Sur Click&Boat, il est parfois compliqué de différencier accompagnateur et skipper », reproche Carine, utilisatrice de la plateforme. Pour éviter toute confusion, Uber a décidé de proposer seulement les offres avec skipper. Une mesure qui poussera les particuliers à signer davantage avec ces navigateurs, mais qui « intensifiera certains débordements que l’on constate déjà », déplore Martin, skipper à son compte. Le trentenaire est titulaire d’un Brevet d’aptitude à la conduite des petits navires (BACPN), adapté à ceux de moins de 12 mètres. Des restrictions qui n’ont pas empêché certains particuliers de lui proposer la conduite de « gros bateaux », confie le skipper, « pour ne pas avoir à payer un marin bien plus cher », explique-t-il. Martin n’est pas le seul à subir de telles incitations. Lucas, jeune skipper à son compte en témoigne : « Nous savons pertinemment que certains bateaux ne sont pas correctement armés, et que des moteurs ne sont pas en état de prendre la mer. Mais si nous refusons un, deux, trois contrats, les propriétaires finissent par ne plus nous appeler. Pour la plupart, nous avons besoin de gagner notre vie », lance-t-il.

    Des règles maritimes
    souvent contournées

    « Un skippeur BACPN qui s’embarque sur un bateau de plaisance doit détenir un statut d’entreprise en transport maritime et déclarer son embarquement. Mais comment le déclarer si le départ n’est pas autorisé par la Métropole ? », interpelle Yannick Long. Sur Click&Boat, on relève plusieurs annonces avec des bateaux sans permis d’armement, qui partent de ports métropolitains… Ce qui est théoriquement interdit. Alors qui assure qui ? Certains particuliers parlent de « flous juridiques déstabilisants ». D’autres professionnels utilisent des doubles contrats, qui remettent les responsabilités sur une assurance civile allemande à seulement 225 euros par an.
    « Mais comment un skipper peut-il être couvert sans bulletin de salaire rattaché à ses activités commerciales », interroge le formateur.

  • Une expo-photo retrace le Vieux-Port de la Belle Époque

    Une expo-photo retrace le Vieux-Port de la Belle Époque

    Avez-vous déjà vu le pont Transbordeur, reliant le fort Saint-Nicolas au Fort Saint-Jean ? Et saviez-vous qu’il existait jusque dans les années 50 plus de 80 lignes de tramways dans Marseille, dont une sur le Vieux-Port ? Autant d’anecdotes à découvrir ou redécouvrir durant deux semaines aux Docks.

    À l’origine de ce projet d’exposition, un collectionneur passionné : Thierry Masson. En 2012, le chercheur en physique-mathématiques découvre une série de clichés du photographe Camille Brion, datant de 1869. Il décide de reconstituer l’ensemble, une vue panoramique du Fort Saint-Jean et du Vieux-Port. « C’est comme ça que je suis tombé dedans ! », explique en riant le collectionneur aux plus de 17 000 clichés.

    Un projet collectif

    Il y a quelques mois, Thierry Masson crée son association, « Il était autrefois Marseille », pour valoriser sa collection. Le passionné s’est fait connaître grâce à l’historienne Judith Aziza, conférencière médiatique. « Je lui ai donné accès à mes photos et de son côté, elle parle de mon travail », explique Thierry Masson. Il s’est entouré de Margaux Bidat, architecte-urbaniste, et de David Haccoun, conférencier passionné par l’histoire de Marseille. « C’était une chance de rencontrer un collectionneur comme Thierry ! », se réjouit David Haccoun. Originaire de la banlieue parisienne, ce dernier fait la connaissance du collectionneur en tant que vendeur de clichés anciens. Margaux Bidat, quant à elle, est animée par l’évolution des bâtiments de Marseille, notamment après la Seconde Guerre mondiale. « Trouver des photos est devenu presque addictif », avoue-t-elle en souriant. « Nous voulons transmettre cette passion aux spectateurs. Pour cette exposition, notre parti pris n’est pas de faire un cours d’histoire, mais de voyager dans le temps », continue l’architecte.

    Le déroulé de l’exposition, qui compte 66 reproductions de clichés anciens, suit le tracé du Vieux-Port. « En rentrant, on est plongé sur la rive du quai Saint-Jean. Les clichés suivent un ordre géographique, jusqu’au Quai de la Rive-Neuve », explique Thierry Masson. Une immersion dans le Marseille des années 1870 à 1910, avec des clichés de commerçants, de véhicules d’époque, de bâtiments aujourd’hui disparus. Les visiteurs pourront profiter des connaissances des curateurs passionnés, ainsi que d’une équipe de bénévoles ravis de transmettre un peu de leur temps pour expliquer les clichés. « Cette exposition est la première, j’espère, d’une longue série », se réjouit Thierry Masson. L’exposition reste visible sept jours sur sept durant deux semaines, accessible à tous les âges. De quoi en apprendre un peu plus sur le passé de cette ville chargée d’histoire et d’anecdotes.

    Les Docks Village – Marseille

    10 place de la Joliette

    Tous les jours du 18 au 31 mai 2026, de 10h à 19h.

    Entrée libre.

  • La nature invite à sa fête annuelle

    La nature invite à sa fête annuelle

    Visites guidées de parcs, ateliers jardinage, balades naturalistes, événements festifs… Du 20 au 25 mai, les rendez-vous sont nombreux et gratuits dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes. Mer ou montagne, en famille ou en solo, il y en a pour tous les goûts, le site internet dédié permet de se localiser les activités et de pouvoir s’inscrire si besoin.

    Vaucluse

    La communauté d’agglomération Les Sorgues du Comtat décide de prendre un peu d’avance et dès ce samedi 16 mai organise sa 1ère fête de la nature ouverte à tous et gratuite à Althen-des-Paluds de 9h à 17h. Autour du Ventoux, là encore, on décide de prendre un peu d’avance en proposant du 16 au 17 mai, des bivouacs pour Sault et Bédoin sur les traces du loup. Peut-être, aura-t-il un œil sur vous ! Pierre Peyret le guide propose de pister la bête à petits pas en forêt du Ventouret. Ecouter, observer, espérer un indice, l’animal est peut-être là…

    Alpes

    Dans les Alpes-de-haute-provence, à Digne-les-Bains du 20 au 23 mai, ballades, peintures végétales, découvertes du castor ou encore ballade naturaliste pour découvrir les oiseaux. Du côté des Hautes-Alpes, dès le mercredi 20 mai, une balade découverte de la biodiversité de la Durance avec des agents de l’Office français de la biodiversité est proposée à Rochebrune. Le vendredi 22 mai, c’est à Crévoux qu’a lieu l’inauguration de la Mare de Champ Olivier.

    Var

    De La Seyne-sur-Mer jusqu’à Ramatuelle, les propositions ne manquent pas. La ville de Toulon propose une ballade immersive au Mont-Faron le 22 mai dès 9h45, soit un parcours de moins de 2 km, au cœur d’une pinède et d’essences méditerranéennes variées. Du 23 au 24 mai, les Salins à Hyères et le conservatoire du Littoral sont un incontournable pour un dépaysement total entouré de flamants roses.

    Bouches-du-Rhône

    À moins que l’appel du Verdon ne vous entraine dans une balade naturaliste. Vauvenargues, la Sainte Victoire, Arles, Aix-en-Provence ou bien Marseille et les Calanques ? Vous êtes bien dans les Bouches-du-Rhône. Les propositions sont très variées, et il est conseillé de consulter le site de la fête de la nature pour choisir au mieux. Et pour ne rien oublier, la ville de Marseille participe cette année encore au City Nature Challenge. Aux côtés de centaines d’autres villes du monde entier, Marseille va relever le défi lancé par l’Académie des sciences de Californie et le Muséum d’histoire naturelle du Comté de Los Angeles pour valoriser et préserver la biodiversité en collectant le plus d’observations possibles d’espèces végétales et animales avec iNaturalist. Du Frioul au Parc urbain des Papillons, en passant par la ferme du Collet des Comtes de nombreuses sorties encadrées sont proposées. En participant, chacun peut découvrir et faire savoir l’incroyable richesse naturelle du territoire communal, à terre, sur le littoral et en mer. Tout est possible, le territoire vous ouvre grand les bras !

    Fetedelanature.com ressence ville par ville toutes les initiatives labelisées.

  • Laurent Godin, galeriste dans Arles depuis l’été 2025

    Laurent Godin, galeriste dans Arles depuis l’été 2025

    Un souvenir qui ne s’oublie pas, raconté par Gérard Traquandi. Années 1990, cours Julien, le soir venu. Élégance et discrétion, trois silhouettes grandes et longilignes, un couple qui s’éloigne. En bout de laisse devant eux, un lévrier. Laurent Godin vient d’achever ses études aux Beaux-Arts de Lyon, il a 25 ans. La jeune femme qui l’accompagne est mannequin à Paris chez Yves Saint-Laurent. Elle s’appelle Violeta Sanchez. Les meilleurs photographes -entre autres, Helmut Newton, lors d’une image-culte du Moma- l’ont portraiturée. La seconde image-souvenir est moins intimidante. Château de Servières, boulevard Boisson, plusieurs participations au Salon Pareidolie, le stand de Laurent Godin : le savoir-vivre, les qualités d’un galeriste, principalement tenace, courtois et réservé, sont évidentes. L’an dernier, c’était la surprise d’un peintre-dessinateur issu de l’École de Photo d’Arles, Matt Frenot. Auparavant en 2019 ou 2024, on découvrait des binômes ou des accrochages collectifs, des noms à la fois branchés et confirmés de l’art d’aujourd’hui, Alain Séchas, Marc Couturier et Claude Clossky.

    Depuis ses apprentissages chez Roger Pailhas dont il fut l’assistant-régisseur à Marseille et Paris, Laurent Godin a gravi des échelons de première importance. Entre 2000 et 2005, place Bellecour à Lyon, pendant les mandats de Raymond Barre et Gérard Collomb, il dirige un centre d’art contemporain, « le Rectangle ». Parmi les moments fastes de cette institution,

    Marseille se souvient fortement d’une exposition majeure de Gérard Traquandi en janvier 2002. Les textes du catalogue étaient signés par Didier Semin et Frédéric Valabrègue, Laurent avait rédigé la préface.

    Deux alliés, Traquandi et Frédéric Pajak

    Après cette expérience menée dans le service public dont il aurait pu devenir un protagoniste confirmé, Laurent Godin fonde sa propre galerie. Une aventure longue à raconter, beaucoup plus risquée, à la fois heureuse et anxiogène, d’abord menée dans le Marais dans un espace autrefois occupé par Yvon Lambert, débute en 2005. Ensuite de 2015 à 2024, avec le handicap d’un grand éloignement par rapport au centre de Paris, ce natif de Bourg-en-Bresse dont le père issu de la CFDT fut député et maire, ouvre dans le XIIIe arrondissement un espace de 400 mètres carrés qui accueille des grands noms internationaux comme Wang Du, Ham Steinbach, Peter Buggenhout et Eugène Leroy. Cette entrée dans le marché de l’art de haut niveau aura conduit la galerie à la Fiac et chez Art- Basel, dans de grandes foires implantées à New York, Bruxelles, Genève, Monte-Carlo, Pékin et Miami.

    Voici deux étés, puisque ses résultats financiers ou bien symboliques se trouvaient confrontés avec toutes sortes de crises, Laurent Godin a transformé radicalement ses formats et ses modes d’intervention. La décroissance a de fortes vertus, son cube blanc du XIIIe arrondissement est définitivement fermé, la base de repliement qu’il partage avec son épouse Violeta se situe dans une bastide de la campagne d’Arles, ses participations à de grandes foires internationales se sont interrompues. Proche du pont de Trinquetaille, sa galerie permanente occupe à présent une superficie beaucoup plus modeste. Pour autant ses activités et son impact sont conséquents.

    En 2025 et 2026, le Festival du Dessin d’Arles accueillait des artistes souvent exposés dans sa galerie, Alain Vega et Gérard Traquandi. Mentionné plus haut chez Pareidolie, un artiste émergent, Matt Frérot vient de bénéficier d’une Résidence et du Prix de la Fondation des Oseraies, animée par Sylvie et Didier Grumbach. Laurent Godin le constate tous les jours, grâce au travail mené par des institutions anciennes ou bien récentes (le musée Réattu, les Rencontres de Photographies, l’Espace Méjan d’Actes-Sud, la Fondation Van Gogh, la Tour Luma de Maja Hoffman) Arles offre une densité de propositions rigoureusement unique : c’est à présent le meilleur endroit de nos provinces pour approfondir l’art d’aujourd’hui, les collectionneurs du monde entier qui surviennent prennent le temps de regarder et ne sont pas pressés de repartir.

    Pendant les prochaines semaines avant l’exposition d’été qui permettra de découvrir des récentes sculptures de Peter Buggenhout, une double présentation des aquarelles et dessins de Gérard Traquandi est programmée. Place de l’Hôtel de Ville, palais de l’Archevêché, Frédéric Pajak a sélectionné des moments d’affleurement, des arbres et des paysages. Près du pont de Trinquetaille, le choix s’élargit du côté de travaux et de sensations qui peuvent évoquer Cimabue et Giotto.

    Arles, Festival du Dessin jusqu’au 17 mai. Chez Laurent Godin, exposition Traquandi jusqu’au 26 juin.

  • Deuxième réunion publique à Istres sur l’incinérateur

    Deuxième réunion publique à Istres sur l’incinérateur

    La première réunion avait été un succès. Pas moins de 700 personnes s’étaient rendues l’auditorium André-Noël de la mairie le 29 avril pour en savoir plus sur le projet d’incinérateur, obligeant les services à ouvrir la salle des mariages. Devant cette affluence, la Ville organise un deuxième rendez-vous d’information ce lundi 18 mai, à 18h, au même endroit.

    2 680 contributions

    À Istres, le dossier fait réagir. Installé à la Grande Goupède (Tubé Nord) depuis près de 15 ans, Suez envisage de transformer son centre de tri en chaufferie, en y ajoutant une unité de méthanisation pour traiter 35 000 tonnes de matières organiques chaque année et produire du biométhane et du digestat à destination d’exploitations agricoles du territoire ; mais aussi une unité de valorisation énergétique d’une capacité de 236 000 tonnes de combustibles solides de récupération par an, faits à partir de déchets non recyclables, qui seraient donc traités par incinération.

    « Les deux posent problème », affirme le président de FNE 13 Richard Hardouin, qui avait envoyé un courrier au préfet pour lui demander de prolonger l’enquête publique de deux semaines, jusqu’au 2 juin. Chose faite. Le registre numérique dénombre pas moins de 2 680 contributions. La municipalité est elle-même montée au créneau, affichant une banderole « Non à l’incinérateur » sur l’hôtel de ville.

    « Dans les combats, ce qui est important, c’est la mobilisation, affirme Richard Hardouin. La mobilisation est certaine, et elle est forte. Cela étant Suez est propriétaire du terrain, est déjà en activité, il a le soutien de l’État. (…) Disons que le projet a du plomb dans l’aile, même si le porteur a le droit pour lui. » Pour les opposants à cet incinérateur, tout reste donc à faire.

  • La protection des espaces protégés, enjeu de la surfréquentation

    La protection des espaces protégés, enjeu de la surfréquentation

    Ce partenariat soulève évidemment des questions de gestion et de respect des règles du parc. Durant les dernières saisons, nous avons malheureusement constaté l’arrivée de bateaux non conformes, avec parfois des skippers non agréés » , déplore Gaëlle Berthaud, directrice du parc national des calanques. En tout, on compte « près de 600 bateaux autorisés » à naviguer dans le parc, précise-t-elle. « Dans le lot, une dizaine de bateaux sont 100% électriques, et les autres sont thermiques. » Une gestion du flux incitative qui permet aux sociétés de location d’investir dans des équipements nautiques éco responsables, « sans risquer une concurrence déloyale de la part de ceux qui favorisent le matériel moins cher mais polluant », approuve Amine Gharbi, président de Loca boat 13, loueur professionnel basé au Vieux-Port.

    Contrôler le trafic

    Pour reconnaître ces navires autorisés à pénétrer dans le périmètre du parc national, des drapeaux et des vignettes permettent de les identifier. Pour ce qui est des skippers, une liste est fournie sur le site du parc. « Nos skippers agréés ont suivi des formations de gestes éco-responsables en mer », appuie le président. « Et nos moteurs sont réfléchis pour produire moins de CO2 », ajoute-t-il. Des mesures qu’Amine Gharbi estime « essentielles », pour conserver « notre patrimoine maritime ». À ce titre, il s’inquiète du partenariat entre la plateforme américaine et Click&boat : « Uber fera sortir les bateaux du port et intensifiera le commerce sur le Vieux Port. Mais nous, ce que nous voulons, ce n’est pas du volume, mais de la qualité. Qui contrôlera le respect des réglementations ? » La directrice du parc national des Calanques se veut malgré tout rassurante : « Comme chaque été, nous serons attentifs au trafic sur le parc et multiplierons les contrôles en mer avec les services de l’État. »

  • Lucien Molino. Debouts face aux fascistes

    Lucien Molino. Debouts face aux fascistes

    Dans notre département, nous avions après la Libération 52 municipalités communistes et apparentées. Aux élections d’octobre, nous n‘en avions plus que 30 alors que la SFIO, liée au MRP et parfois au RPE, gagnait 30 mairies. C’était le résultat de modifications d’alliances que l’on peut considérer honteuses. À Marseille, le 27 octobre au premier tour, Cristofol obtenait 24 voix, Defferre : 9 voix, Chazaux MRP : 5 voix, Carlini RPF : 25 voix. Au deuxième tour, nous demandions à Defferre de reporter ses voix sur Cristofol pour battre la droite. Il refusa, maintenant sa candidature. C’est ainsi qu’au 3e tour Cristofol maintenait ses 24 voix, Defferre avec les voix du MRP obtenait 14 voix et Carlini 25 voix. Defferre avait livré Marseille à la réaction et aux ennemis de la République. Nouveau maire RPF, Carlini, avait été en 1938 et 1939 l’avocat de Gaillard Bourageas, directeur du Petit Marseillais, condamné par contumace à la Libération pour trahison et collaboration avec le fascisme.

    Nous n’avons pas réagi assez vigoureusement à cette trahison et la CGT apparaissait en définitive comme le seul rempart de la classe ouvrière. Cela était faux car le Parti communiste appelait tous les républicains à s’unir pour barrer la route au fascisme et l’Union départementale, par ma voix, rappelait les sacrifices consentis par le Parti et la CGT dans la résistance et le relèvement du pays.

    La non-épuration à Marseille et dans le pays permit l’émergence de ce que nous appelions le rassemblement de la pourriture fasciste (RPF) qui avait fait connaître ses objectifs, en particulier la « dissolution de l’Assemblée nationale » et la création d’un état fort pour réviser la constitution républicaine. Devant la menace, nous avons incité tous les travailleurs à réagir pour sauver la démocratie et nous les avons convoqués à la Bourse du travail, le lundi 3 novembre à 9 heures du matin. Nous avions aussi convoqué, à partir de 16 heures, une assemblée de cadres syndicaux de tout le département.

    J’avais invité aussi les secrétaires des unions départementales de la région et la salle Jaurès était comble.

    Ce fut l’occasion pour nous d’appeler à la réaction contre le RPF en rappelant les revendications de la CGT : la remise en ordre des salaires, le minimum vital hiérarchie des salaires, la baisse des prix, des acomptes provisionnels immédiats aux travailleurs, le sauvetage de notre économie par l’indépendance nationale menacée chaque jour, enfin et surtout la défense des libertés syndicales et politiques, la défense de la République…

    Je dénonçai la politique anti-ouvrière, anti-nationale du gouvernement Ramadier que j’accusai d’être aux ordres des Américains : « Il se cassera les dents sur sa volonté de dominer la classe ouvrière ce qu’Hitler n’avait pas réussi et nous nous défendrons encore pour nos libertés et notre droit à la vie. »

    à suivre la semaine prochaine…

  • L’Estaque inspire une exposition collective

    L’Estaque inspire une exposition collective

    Le littoral en trois façons. Depuis mercredi 14 mai, les artistes Benjamin Bloch, Aurélie Jourdain et Romus exposent des œuvres inspirées par l’Estaque et ses environs. En alliant peinture, installations et bas reliefs, l’exposition célèbre la mer, d’abord, avec la série de dessins « Vue mer », réalisés au graphite par Aurélie Jourdain. Une série qui invite à la contemplation, comme autant de fenêtres sur un monde en mouvement. L’artiste expose également une série d’œuvres réalisée à partir d’algues récupérées sur les côtes, tout en finesse.

    L’artiste Romus, originaire du Var, cherche, grâce à ses paysages côtiers et urbains à l’acrylique, à créer de l’interaction avec les spectateurs. « Je n’ai volontairement pas mis de cartels sous mes peintures. J’aime que les spectateurs cherchent à reconnaître les endroits que j’ai peints, je vois que ça les touche » raconte le peintre.

    Protéger le littoral

    L’exposition, sur deux étages, retrace la vie de la côte, au travers des tableaux réalisés in situ par Romus. « Ma pratique en extérieur est concentrée sur l’interaction entre la matière et ce qui m’entoure » explique-t-il. Une œuvre composite de sa série « Recyclage de paysage » en est le symbole. Il raconte : « Pour ce travail, j’ai récupéré des déchets sur la plage du Jonquet, à la Seyne-Sur-Mer. Puis je les ai assemblés pour reproduire le paysage devant mes yeux. » Une série qui, à l’image de l’exposition, sensibilise à la protection du littoral. Le travail de l’artiste Benjamin Bloch nous plonge dans les terres calcaires de l’Estaque, sensibles aux aléas climatiques. À la fois dessinateur et maçon spécialisé dans la terre crue, ses œuvres décodent le paysage minéral, grâce à des cartographies, des schémas, des empreintes. Son œuvre « Chemins de terre », bas relief réalisé en terre crue, fait partie de son travail de recherche. « Ma pratique de la maçonnerie est étroitement liée à ma pratique artistique. Mes œuvres sont comme des tests pour de nouvelles techniques de construction écologique » continue Benjamin Bloch. Une exposition entre matières minérales, végétales et plastique, retraçant sensiblement un environnement fragile, invitant à le préserver collectivement.

    Exposition « Territoire littoral », du 14 au 25 mai au Pôle des Arts Visuels de l’Estaque. Entrée libre, 10h-12h, 13h-18h, fermé le mercredi.

  • Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Gâcher la fête d’anniversaire de Valence-Romans, tel était l’objectif de Provence Rugby, ce vendredi soir. La mission est accomplie pour les joueurs de Philippe Saint-André avec un match plein pour cette dernière journée de championnat. Pour ses 10 ans, le VRDR s’est fait croquer tout cru par des Provençaux affamés et plein d’énergie. 34-21 est le score final, mais le top 2 n’est pas validé. Pour cela, Colomiers devait s’incliner à Grenoble mais les Isérois n’ont pas fait le poids. 3e de Pro D2, Provence Rugby jouera les quarts de finale de la phase finale face à Brive. Ce sera samedi prochain à 18h45, au stade Maurice-David.

    Asphyxiés. Les locaux ont grandement souffert lors du premier quart d’heure de cette partie. Les Provençaux ont mis une certaine pression dès le coup d’envoi et se sont mis à camper dans le camp du VRDR. Cette domination ne s’est pas reflétée au tableau d’affichage avec seulement 3 points inscrits par Manuel Vareiro. Les fautes de main se sont multipliées lors de cette première période. Un grand nombre de mêlées se sont tenues à cause d’erreurs des uns et des autres.

    Les coéquipiers d’Andres Zafra ont sérieusement accéléré après un carton jaune reçu par Valence-Romans. Latterrade puis Jalagonia sont allés à l’essai pour agrandir l’écart. Trois minutes après la sirène, Léo Drouet a, lui aussi, marqué pour rentrer aux vestiaires avec 17 points d’avance (24-7). Les avants ont réalisé un gros travail pour faire reculer la défense des Damiers dans ces derniers instants. La distribution rapide d’Arthur Coville a également permis de jouer les coups au maximum.

    Provence continue de mettre la pression

    Les Drômois étaient toujours autant bousculés après la pause. Toujours des actions loin d’être abouties, toujours des fautes de main, l’asphyxie s’est finalement poursuivie. Les 9 500 spectateurs du stade Georges-Pompidou se sont tus assez rapidement lorsque Romain Latterrade s’est offert un doublé. Les visiteurs se sont donnés presque quatre essais de marge avant même l’heure de jeu. L’impact, la vivacité et la justesse du jeu des hommes de Saint-André ont complètement fait déjouer le VRDR.

    La production réalisée par les Rhône-Alpins s’est légèrement améliorée avec plusieurs incursions tranchantes dans le camp adverse. Ce n’est pas pour autant que le score s’est resserré et les Aixois ont foncé vers la victoire. Une cinquième de suite en Pro D2 et 100% de confiance avant d’aborder de nouvelles phases finales pour le club. Les matches couperets arrivent désormais.

    30e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (9 500 spectateurs)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Essais : Pontanier (37e), Idoumi (61e), Marsan (80e) pour Valence ; Latterrade (28e, 48e), Jalagonia (32e), Drouet (40e) pour Provence

    Carton jaune : McCauley (27e) pour Valence

    VALENCE : Moura – Marsan, Idrissi, Marrou, Roziere – Meret, Rodor – Vachon, Bholi, Suaud – Fabregue, McCauley – Goze, Marco Pena, Pontanier

    Entraîneur : Fabien Fortassin

    PROVENCE : Vareiro – Bouhedjeur, Bituniyata, Finau, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Harrison – Youyoutte, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt

    Entraîneur : Philippe Saint-André