Tag: Bouches-du-Rhône

  • Au gré d’une balade insolite et photographique à Martigues

    Au gré d’une balade insolite et photographique à Martigues

    Captez l’âme de l’Île », tel est l’intitulé de cette balade photographique proposée par l’office de tourisme de la ville ce samedi à partir de 9h30 dans le quartier de l’Île.

    Aux côtés d’un professionnel et passionné de la photographie, membre du Photo club de Martigues, embarquez pour une découverte de deux heures. « Cette année, le thème des Journées européennes du patrimoine c’est le patrimoine photographique. C’est pour cela que nous avons mis en place cette balade, afin d’inviter les participants à poser un regard nouveau sur le patrimoine martégal », explique Mélissa Eliet, responsable au sein de l’office de tourisme.

    Apprendre à voir ce
    que l’on ne regarde plus

    L’occasion de se laisser guider dans les ruelles secrètes du quartier à la recherche de détails patrimoniaux qui pourraient se révéler sous votre objectif. Vous apprendrez à regarder de nouveau ce que l’on ne voit plus, une façade léchée par le sel et le temps, un volet bleu craquelé par l’été, le reflet d’un canal qui tremble dans la lumière dorée…

    « Les participants auront un itinéraire défini et ils partiront à la chasse aux détails sur les façades ou les monuments par exemple », continue-t-elle. « Et pour participer, nul besoin d’être un photographe aguerri ou d’avoir un appareil photo dernier cri parce qu’on peut faire de très beaux clichés avec un téléphone aussi ! »

    Au-delà des belles découvertes ou redécouvertes qui vous attendent lors de cette visite guidée insolite, le professionnel accompagnateur vous donnera aussi quelques conseils et astuces pour avoir des photographies de meilleure qualité et mieux révéler la poésie et l’histoire qui se cache derrière chaque pierre. « Le cadrage, la lumière, la profondeur photographique ou encore la composition et les détails sont autant de conseils précieux que délivrera le photographe au cours de la balade afin de joindre l’utile à l’agréable », souligne Mélissa Eliet.

    12 euros par participant. Rendez-vous devant l’office
    de tourisme.

    La réservation est conseillée.

  • [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Avec l’austérité, quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France »

    [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Avec l’austérité, quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France »

    Sénatoriales

    Didier Gesualdi : La gauche n’est pas majoritaire au Sénat. Pourquoi est-ce que les grands électeurs devraient voter pour vous ?

    Pour plusieurs raisons. La première est le bilan des sénateurs de gauche sortants… Je rappelle que Marie-Arlette Carlotti, Guy Benarroche et moi-même avons été élus pour la première fois en 2020. Un bilan notamment sur la riposte que nous avons menée aux différents gouvernements sur les coûts budgétaires aux collectivités, mais aussi un bilan de proximité sur l’ensemble des communes et départements où nous avons travaillé, notamment pour la défense des services publics. Je pense aux bureaux de poste, contre les fermetures de classes, quelle que soit, d’ailleurs, l’étiquette politique des mairies en question, parce que quand on œuvre dans l’intérêt général, on le fait dans l’intérêt des populations, sans se soucier d’ailleurs de l’étiquette politique des maires.

    Dans la période qui s’ouvre, le Sénat risque de jouer un rôle majeur. En fonction de ce qui sortira des urnes, j’espère pas le pire, en 2027, le Sénat sera une chambre de contre-pouvoir et je crois que l’expression de la gauche républicaine, dans cet hémicycle, doit être encore plus forte que ce qu’elle a été ces six dernières années.

    Léo Purguette : Vous cherchez donc à mordre, y compris sur un électorat qui n’est pas vraiment acquis ?

    La priorité des priorités, c’est de sécuriser le socle de gauche, écologiste, citoyen. Je rappelle aussi que nous avons une liste qui ressemble à notre territoire, avec plusieurs maires, Éric Garcin maire de Jouques, Loïc Gachon maire de Vitrolles, Hélène Gaillard maire de Gréasque, Jean-Pierre Squillari maire d’Aubagne, que l’ensemble des territoires du département sont représentés. Alors oui, effectivement, nous avons la vocation de s’adresser à tout le monde. D’autant que, en 2026 peut-être encore plus que sur les élections précédentes, on peut avoir une municipalité où le maire est étiqueté divers droite, sans étiquette ou de droite, et dans le conseil municipal, il
    y a 6, 7, 8, 9 personnes qui sont plutôt de sensibilité de gauche. Parce que quand vous créez une liste dans une commune, dans un village, parfois, vous faites appel aux bonnes volontés.

    Division à gauche

    Didier Gesualdi : La gauche arrive quand même avec un front divisé, comme la majeure partie des représentations politiques. Comment allez-vous réussir à faire la synthèse de tout ça ?

    Mon objectif est clair : nous avions fait 987 voix lors de l’élection sénatoriale de 2020, il faut que nous progressions en nombre de voix aujourd’hui, parce que nous avons cette capacité-là. Ensuite, on verra, et je le souhaite bien évidemment, si cette progression en nombre de voix est suffisante à l’obtention d’un quatrième siège. Mais il dépend de tellement de facteurs et notamment du résultat des autres listes… En tout cas, c’est l’objectif que l’on peut s’assigner.

    Léo Purguette: Dans nos colonnes vendredi, Benoît Payan pointe les divisions à gauche et indique que ces listes pourraient faire élire un sénateur d’extrême droite supplémentaire. Qu’avez-vous à dire à ceux des grands électeurs qui hésitent ?

    Effectivement, le mode de scrutin a plutôt tendance à favoriser les listes qui font le plus grand nombre de voix, parce que le mode de calcul est à la plus forte moyenne. En portant les suffrages sur la liste que j’ai l’honneur de conduire, on prend à la fois moins de risques avec l’élection d’un ou d’une sénatrice supplémentaire, soit d’extrême droite, soit éventuellement de droite aussi, ce n’est pas à exclure, et donc on a plutôt intérêt à jouer serré aujourd’hui.

    Extrême droite

    Didier Gesualdi : Le Rassemblement national est entré en force dans les collectivités territoriales et va désormais peser beaucoup plus, probablement, au Sénat, comme sur les futures les échéances nationales.

    De quelle façon le combattez-vous ?

    D’abord, en dénonçant la supercherie du Rassemblement national, notamment sur les collectivités. Le Sénat, c’est la chambre des collectivités. On ne peut pas dire que le RN ait été l’ami des collectivités, et encore moins des communes, au cours des dernières années, notamment sur la casse du service public, notamment sur la baisse des dotations en collectivités.

    Je rappelle les votes, notamment de Franck Allisio à l’Assemblée nationale, sur l’austérité à l’égard des collectivités. En réalité, tous ces gens-là, une fois qu’ils sont à Paris, prônent l’austérité, la casse des services publics, etc. Et lorsqu’ils sont ici, sur le territoire, ils vont faire des photos avec les maires ou des conférences de presse pour dire à quel point ils aiment les maires et que les maires n’ont pas assez d’argent pour boucler le budget. C’est un scandale, une schizophrénie assez insupportable. Mais j’observe quand même que sur le terrain, les maires ne sont pas dupes.

    Austérité

    Léo Purguette : Vous refusez l’austérité, mais quelles sont vos propositions concrètes pour redonner de l’air aux communes, aux maires ?

    Tout d’abord, il faut permettre que les baisses de dotation cessent, qu’il y ait une politique de rattrapage, qu’il ne puisse plus y avoir de transfert de charges ou de compétences de l’État sans compensation à l’euro près pour les communes.

    On se rend bien compte, dans une période de crise – sociale, sanitaire, environnementale… – que les communes sont un amortisseur essentiel pour des millions de Françaises et de Français. Je dirais même plus, un acteur économique essentiel, parce que les trois quarts de la commande publique émanent des collectivités locales et pas nécessairement de l’État. Quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France dans son ensemble. Donc, il faut redonner aux communes les moyens d’agir et les moyens financiers d’agir.

    Rentrée sociale

    Didier Gesualdi : 2027 s’annonce compliquée au niveau politique, la CGT appelle à une énorme manifestation le 29 septembre pour répondre au projet de rigueur du budget de Sébastien Lecornu, des Gilets jaunes redescendent dans la rue… Quelle est votre analyse ?

    Je me réjouis que les travailleuses, les travailleurs, les jeunes, les retraités soient en capacité de s’organiser et de riposter face à l’ensemble de ces mauvais coups. En tant que communiste, on fera en sorte évidemment d’y participer, mais de réussir ces journées d’action. En parallèle, sur le travail budgétaire au Sénat et à l’Assemblée nationale, avec nos parlementaires, nous croiserons le fer pour donner à voir qu’il y a d’autres logiques que les logiques d’austérité voulues par Sébastien Lecornu.

    Didier Gesualdi : Vous ne croyez pas que cette situation compliquée ouvre une voie royale pour Marine Le Pen en 2027 ?

    Je ne sais pas si elle y arrivera ou elle n’y arrivera pas. Ce que je sais en revanche, c’est que nous avons, nous, la capacité d’enrayer un scénario prédit à l’avance par un certain nombre d’observateurs politiques. Nous y travaillons, bien évidemment. Et je crois que les mobilisations sociales des jours et semaines à venir sont une manière, aussi, de recentrer le débat sur les préoccupations premières des Françaises et des Français, le pouvoir d’achat, les salaires, le mieux vivre, le prix de l’énergie et des problématiques qui sont, pour le coup, portées par l’ensemble des forces de gauche et par le Parti communiste français, évidemment.

    Léo Purguette : Et pourtant, la gauche est encore très faible dans les intentions de vote.

    Vos arguments pour convaincre ces Français qui se sont détournés de la gauche et qui sont pourtant confrontés à l’urgence sociale ?

    Les guerres intestines de la gauche ont rabougri le rassemblement. Aujourd’hui, il faut que l’ensemble des composantes historiques de la gauche – la social-démocratie, on verra par qui elle est incarnée, une gauche réformiste radicale incarnée par Jean-Luc Mélenchon, on verra le score qu’il réalisera, une gauche révolutionnaire incarnée par le Parti communiste français et Fabien Roussel – fassent le plein des voix de leur périmètre. C’est ça qui redonnera demain à la gauche dans son ensemble la capacité à être majoritaire et à gouverner dans le pays.

    Fibre excellence

    Léo Purguette : Sur le dossier emblématique de Fibre Excellence, quelle alternative êtes-vous en mesure de porter ?

    Je suis intervenu au printemps dernier, notamment auprès du ministère, on avait des garanties de la part du ministre de rachat notamment du kilowattheure augmenté de 20% etc. Ils ont refusé l’offre de Matthieu Pigasse, je n’ai pas eu l’offre dans les détails, mais c’est quand même assez surprenant vu le contexte actuel industriel.

    Je crois, et Sophie Binet en parle très bien dans les colonnes de La Marseillaise, qu’il existe un nouveau projet. Il faut qu’on pousse là-dessus, les travailleuses et les travailleurs de l’usine connaissent mieux la situation que quiconque. Il faut que les pouvoirs publics, que l’État s’empare du dossier et accompagne, parce que nous avons besoin d’une filière de pâte à papier en France, c’est aussi une question de souveraineté nationale, et évidemment comme je le fais depuis plusieurs mois, je me tiendrai à leurs côtés.

    Métropole

    Didier Gesualdi : Sur la Métropole, comment sortir de l’impasse budgétaire ?

    Il y a deux sujets. Un sujet de gouvernance qui est à travailler sur le plus long terme et un sujet financier. Je prône l’augmentation du versement mobilité parce que c’est sur la partie transport que le bât blesse en matière budgétaire. Ce n’est pas mon premier choix, mais la piste d’un établissement public spécifiquement dédié aux transports ne me choque pas.

    Léo Purguette : En 2027, il semblerait que les difficultés de la Métropole vont s’accroître.

    Ne risque-t-elle pas l’explosion ?

    Soit on arrive à créer les conditions de sa réussite par un rapport de force. Soit il faudra réfléchir à une autre forme de métropole, à d’autres formes de coopération intercommunale.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Julie :

    Vous avez indiqué à la télé que vous avez contribué à l’écriture du programme de Fabien Roussel pour 2027. Quelles mesures aimeriez-vous personnellement voir figurer dans ce programme ? Votre expérience de sénateur vous aidera-t-elle ?

    Il faut être modeste. Je suis en charge de l’animation de la rédaction du programme de Fabien Roussel en 2027. Nous avons un certain nombre de commissions dans le parti, d’experts, qui vont nous accompagner à la rédaction.

    Sur l’ensemble des mesures que j’aimerais voir personnellement dans le programme, on le voit bien aujourd’hui, il faut des mesures de rupture avec ce que nous vivons, notamment sur la question du pouvoir d’achat. Une autre mesure que j’aimerais voir portée et que nous allons porter, je ne m’avance pas trop en disant ça, c’est la réduction du temps de travail qui peut s’articuler sur deux aspects : soit une réduction hebdomadaire du temps de travail, soit sur la durée de cotisation. Nous sommes pour le retour de la retraite à 60 ans et à taux plein. Et ça, c’est une mesure qui figurera dans le programme de Fabien Roussel, à laquelle je tiens évidemment beaucoup, parce qu’on est dans une situation où on a besoin de mieux répartir le travail pour permettre à notre jeunesse, qui est très lourdement touchée par le chômage, de pouvoir rentrer sur le marché de l’emploi et de pouvoir aussi contribuer activement à la vie de notre société.

  • À Port-de-Bouc, l’urbanisme de demain se pense aujourd’hui

    À Port-de-Bouc, l’urbanisme de demain se pense aujourd’hui

    Les bâtiments qui vont tomber vont permettre de redéfinir deux îlots d’habitation à gauche et à droite de la route qui va relier les deux côtés de la mer », explique Séverine Mignot, architecte de Port-de-Bouc, au pied des immeubles des Aigues Douces. Vendredi matin, les membres de l’association Architecture et maîtres d’ouvrage (AMO) ont été invités à un tour d’horizon du renouvellement urbain de la ville.

    C’est entre terre et mer, à l’image de Port-de-Bouc, que les enjeux des années à venir se concentrent. De l’ancienne halle aux poissons devenue Maison des projets au bord de mer de la presqu’île, le parcours révèle plusieurs exemples. Devant la barre et la tour de la Lèque, la cheffe de projet, Fabienne Sanchez, indique qu’« ici, une fois la barre démolie et la tour rénovée, la Métropole refera les espaces publics en concertation avec les habitants », comme aux Aigues Douces. Séverine Mignot développe : « L’enjeu est de faire continuer le centre-ville jusqu’à la jetée » du Port. La démolition interviendrait début janvier, selon l’architecte, avant une dépollution à un million d’euros, financée par l’Agence nationale de renouvellement urbain, et promotion immobilière.

    Plus loin, place Lazzarino, Fabienne Sanchez parle de « désimperméabilisation » et de « doubler la plantation d’arbres » en plus de sécuriser la place face aux véhicules.

    « Créer des routes permet de redéfinir une ville »

    Idem aux Aigues Douces, où tout le quartier est voué à changer, comme il n’a cessé d’évoluer depuis sa construction : « L’État avait proposé huit tours pour protéger la ville du Mistral. Puis l’architecte Fuksas a arasé les tours et fait les trouées pour laisser passer le vent » dans les années 1990, détaille Séverine Mignot, « la création des parkings et des routes ont permis de redéfinir une ville » dans le quartier. Y compris pour les vélos. La nouvelle piste cyclable de la côte est expérimentale car « faite de matériaux réutilisés et de béton poreux », comme l’explique Fabienne Sanchez.

    « Toutes nos réflexions partent avec l’humain au centre », affirme l’adjoint aux finances Akrem M’Hamdi (PCF), face aux architectes, lors d’un échange pré-visite. À la veille d’enfin voir se réaliser le contournement autoroutier de Port-de-Bouc, l’adjoint évoque de « vraies opportunités à saisir » dans la requalification de la future ex-RN168, qu’il va falloir « réimaginer ». Son collègue délégué à l’urbanisme, Houssine Rehabi, complète : « Le PLUi en discussion depuis 2025 prévoit la création de 1 200 logements minimum à Port-de-Bouc. Nous aurons la possibilité de transformer la RN168 en boulevard urbain et de créer du logement autour, tout comme à la place du collège Éluard, qui va déménager au nord de la ville. »

    Après la visite, le vice-président d’AMO Gilles Féraud fait part d’un « grand intérêt », « les élus et leurs techniciens sont en train de contrôler un effort de reconstruction en travaillant l’art de vivre et la mixité sociale dans une très belle synergie », observe-t-il. « Port-de-Bouc a toutes les possibilités d’être une ville durable et nous, acteurs privés, devrons concentrer nos savoir-faire pour nous insérer dans cette idéologie urbaine généreuse », conclut-il. L’urbanisme de demain se pense donc aujourd’hui.

  • Des fans plus indifférents avant le grand soir

    Des fans plus indifférents avant le grand soir

    Le Classico a souvent déchaîné les passions. Marseille contre Paris, Paris contre Marseille, les deux plus grandes villes de France face à face lors d’affrontements romancés dans la presse. Pendant longtemps, une vraie rivalité sur le terrain avec des matches épiques, un rendez-vous immanquable pour n’importe quel fan de football finalement.

    Depuis 15 ans et le rachat du club parisien par le Qatar, le fossé s’est élargi peu à peu entre les deux entités. De toute évidence, aujourd’hui, un canyon sépare le PSG et l’OM. Le double champion d’Europe face à une formation sans recrue, étranglée financièrement, difficile de créer de l’engouement autour d’une telle rencontre. Les fans bucco-rhodaniens sont eux-mêmes blasés avant le Classico.

    Aurélien, abonné en Ganay, ne souhaite plus mettre sur le même plan son équipe à celle de la capitale. « Il n’y a pas besoin de se comparer. Aujourd’hui, il n’y a pas d’intérêt à se mettre en concurrence parce qu’ils ne sont pas au même niveau que nous. ça ne date pas de 2026. C’est mieux de se concentrer sur nous-mêmes, surtout en ce moment », conclut-il.

    Même son de cloche du côté de Léo, détenteur d’un abonnement en virage sud. « Je suis dans ma famille ce week-end et ça ne me fait ni chaud, ni froid, de ne pas pouvoir aller au stade. Notre saison ne va pas se jouer dimanche », dit-il, fataliste. Tous les deux soulignent un manque de saveur à propos de ce choc, qui ressemble de plus en plus à un match comme les autres.

  • OM – PSG, ou le match de toutes les peurs

    OM – PSG, ou le match de toutes les peurs

    Trois jours après avoir été corrigé par Besiktas, l’OM enchaîne avec la réception du PSG.

    Le calendrier rappelle un peu celui de l’an dernier, où, au lendemain d’une défaite imméritée à Santiago Bernabeu face au Real Madrid, les Olympiens, avec Roberto De Zerbi sur le banc, avaient battu les Parisiens. Un succès 1-0 sur un but contre son camp de Marquinhos en début de match.

    Les 66 190 personnes présentes ce soir-là au Vélodrome avaient vécu un moment de pur bonheur, qu’il semble compliqué de revivre dimanche, tant l’écart entre les deux équipes semble s’être un peu plus creusé, depuis cet exploit phocéen.

    Côté PSG, les propriétaires du club ont sorti 153 millions d’euros pour faire venir Ferran Torres, Maghnes Akliouche et Mika Godts. Alors que côté OM, c’est une version atypique de la Grande évasion qui a été proposée. Toutefois, les deux protagonistes de cette clôture de la cinquième journée ont connu une entame compliquée. Chacune n’a gagné qu’un match. Néanmoins, la dynamique parisienne a suivi le sens inverse de celle des Olympiens. Paris reste sur un succès à Brest (1-0), alors que les Marseillais sont sur une série inquiétante de trois défaites en L1.

    Série qui s’est prolongée en Ligue Europa, jeudi soir dans l’antre de Besiktas (4-1), alors que le PSG a réussi une entrée fracassante aux dépens du Slovan Bratislava (6-1), en Ligue des Champions.

    À l’heure des retrouvailles, tout semble indiquer que le champion sortant ne fera qu’une bouchée d’un OM qui a touché le fond à Istanbul. Ce qui n’empêche pas la prudence chez Luis Enrique. « C’est un match tellement différent qu’il n’y aura aucun joueur relâché », a-t-il confié.

    Côté phocéen, Bruno Genesio a accusé le coup après la correction de Besiktas. « Il y a une remise en question de ma part, je ne peux pas occulter que, depuis le premier match, je n’ai pas réussi à corriger les erreurs. »

    Alors que son équipe risque une cinquième défaite de rang et de glisser dans les profondeurs du classement, va-t-il renverser la table tactiquement ? « Ce sont des questions que nous nous posons avec le staff. Changer de système, je ne suis pas sûr que ce soit la solution idéale. » Ne pas perdre face au PSG serait déjà encourageant.

    « Changer de système ? Je ne suis pas sûr que ce soit l’idéal »

  • L’hôpital de Montperrin inscrit aux Monuments historiques

    L’hôpital de Montperrin inscrit aux Monuments historiques

    Cette journée est importante pour notre ville, qui compte désormais un bâtiment classé Monument historique de plus. Il s’ajoute aux 160 monuments historiques de votre ville qui sont déjà protégés », lance Marie-Pierre Sicard-Desnuelles à l’attention de Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix. Présidente du conseil de surveillance de l’hôpital de Montperrin, elle fait partie du florilège d’autorités locales et figures de santé réunies pour marquer, enfin, l’inscription de ce lieu patrimonial aux Monuments historiques.

    La démarche avait été engagée sous la direction de Pascal Rio, ancien directeur d’établissement. Installé en plein centre-ville, derrière son entrée principale historique, l’établissement raconte l’histoire et l’évolution du regard porté sur les différentes pathologies mentales et la prise en charge des patients au fil des décennies. « Les murs, les façades, la conception des pièces ne sont pas que des éléments matériels. Ce sont les témoins d’une histoire de la psychiatrie, de l’asile d’aliénés – sa dénomination d’origine – à l’établissement public de santé mentale d’aujourd’hui, déroule Gaëlle Dufour, directrice de l’établissement. Jusqu’au XIXe siècle, les personnes atteintes de troubles mentaux étaient généralement enfermées dans des conditions indignes, dans des lieux conçus avant tout pour les éloigner de leurs contemporains. »

    Un lieu qui « diffère »

    Ces considérations résident d’ailleurs encore dans les murs de l’hôpital. Le 3 bis F, par exemple, devenu, à la fin des années 1970, centre d’art contemporain installé au cœur même du site, garde encore les traces du pavillon d’enfermement pour femmes dites « agitées ». En 1838, une loi inspirée notamment par les travaux du médecin Philippe Pinel favorise une approche davantage tournée vers le soin des malades psychiatriques que vers leur mise à l’écart. Chaque département est alors tenu de se doter d’un « asile d’aliénés », selon la terminologie de l’époque. « Nommé médecin directeur en 1859, Eugène Pontier partage cette vision plus humaine et s’indigne des conditions d’accueil jusque-là réservées aux malades mentaux. En 1864, la propriété du Montperrin est acquise et, en 1867, débute la construction du nouvel asile », poursuit Gaëlle Dufour.

    Avant cette réorganisation, les prémices de la prise en charge de la maladie mentale se trouvent dans l’ancien « hospice général des insensés », fondé en 1698, dans le quartier de Saint-Eutrope. Aujourd’hui, « c’est tout un urbanisme, l’hôpital de Montperrin. Ce sont des allées, des jardins, une conception qui diffère totalement des hôpitaux d’aujourd’hui, où l’on peut voir des dizaines d’étages s’empiler. Ici, il y a des chemins, des lieux de rencontre, mais aussi les 3 bis F (…), décrit Sophie Joissains. On espère que malgré les vicissitudes métropolitaines, l’aspect spectacle vivant pourra se poursuivre l’année prochaine, dans deux ans, dans trois ans… ».

    La maire se félicite aussi d’une inscription qui barre la route aux possibles « appétits immobiliers ».

  • Le car des Bleues en escale au stade Maurice-David

    Le car des Bleues en escale au stade Maurice-David

    Le rugby international revient au stade Maurice-David avec un sacré duel opposant les Bleues à leurs homologues australiennes (lire en page 25).

    Outre du beau jeu, entre deux nations fortes de l’Ovalie féminine, les spectateurs pourront admirer, en amont du match, le car qui transporte les Bleues.

    « Il y aura pour amener les joueuses un des deux cars officiels aux couleurs de l’équipe de France, que la RATP met à disposition depuis 2005 », explique Michaël Rabbia. Il est l’un des quatre conducteurs (trois hommes et une femme) attachée à la conduite du véhicule.

    « Nous sommes à la disposition des joueuses et du staff 24 heures sur 24. Nous les accompagnons dans chaque déplacement et dormons dans les mêmes hôtels précise-t-il. Tout en restant le plus discret possible, car il est capital que la bulle de tranquillité reste la plus hermétique possible. »

    Les bus sont partagés par les XV de France hommes et femmes. « Le véhicule est configuré en fonction des besoins de chaque sélection, pour répondre à la morphologie des joueurs et joueuses. Leur garantir un véritable havre de paix », insiste-t-il.

    Cette bulle de sérénité fait partie intégrante d’un match. « Joueuses et staff y sont dans un cocon, car le voyage, de la gare à l’hôtel puis de l’hôtel au stade, sont des étapes importantes dans la préparation d’une rencontre », poursuit-il.

    Michaël Rabbia est au volant depuis quatre ans. Son souvenir le plus marquant ? « La première fois que je suis arrivé à Twickenham est une expérience unique où le car devait fendre une foule compacte ». À Aix-en-Provence, il y aura moins de stress. Mais tout autant d’émotions et de discrétion.

  • Le jardin du Mail à Marseille débarrassé des déchets et seringues

    Le jardin du Mail à Marseille débarrassé des déchets et seringues

    Le parc mitoyen du collège Édouard-Manet est redevenu un jardin praticable dans le 14e arrondissement. Dans notre édition du 16 septembre, des riverains avaient alerté sur son insalubrité, notamment en raison de présence d’un nombre impressionnant de seringues qui jonchaient toutes ses pelouses.

    « Dès le lendemain, à 6h du matin, nos équipes et les agents d’une société spécialisée dans le ramassage de produits liés aux stupéfiants sont intervenus pour débarrasser les déchets divers entassés dans ce jardin », a immédiatement réagi Hedi Ramdane, adjoint au maire délégué à la propreté de la ville, qui s’est donné pour « priorité d’être présent partout où c’est nécessaire ». L’élu reconnaît volontiers que la tâche était ardue au regard du nombre de déchets. « Les agents y ont passé la journée entière, mais les habitants doivent retrouver un cadre de vie décent », considère Hedi Ramdane.

    Si la réaction a été immédiate, il regrette cependant qu’il n’y ait pas eu de signalement au préalable. « Parfois, les gens ne nous alertent pas. C’est le cas sur ce jardin. Trop longtemps, les Marseillais ont trop souffert de ce type de situation sans que rien ne se passe car entre Métropole, Ville ou mairie de secteur, chacun se renvoyait la balle sur la question des responsabilités. » C’est pourquoi l’élu, également conseiller métropolitain, s’est engagé lorsqu’il a pris sa délégation « à trouver une solution à chaque problème, où qu’il se situe, conformément à la volonté du maire ».

    Déplorant également « un manque de moyens de contrôle en raison d’un budget contraint », une adresse mail dédiée a été mise en place pour plus d’efficacité : propreté@marseille.fr.

  • Incendies : le débroussaillement dans la ligne de mire de l’État

    Incendies : le débroussaillement dans la ligne de mire de l’État

    Après un été hors-norme, lors duquel près de 100 000 ha d’espaces naturels et de forêts sont partis en fumée, le gouvernement veut mettre l’accent sur la prévention face aux incendies. Ce vendredi 18 septembre, le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a arpenté le plateau pédagogique dédié à la sensibilisation des publics aux Obligations légales de débroussaillement (OLD), dont le sentier ponctué de panneaux explicatifs et d’ateliers slalome dans la forêt de pins située au-dessus du centre de formation départemental des pompiers 13.

    « Neuf habitations sur dix qui ont été détruites cet été l’ont été parce qu’elles n’étaient pas ou peu débroussaillées », affirme-t-il. Ces manquements sont surtout « l’une des causes de propagation des feux ». Le responsable du service DFCI des Bouches-du-Rhône de l’Office national des forêts (ONF), Laurent Vélasco, est sans appel : « L’effort à faire sur les OLD est devant nous. Le respect de cette mesure de prévention est déjà insuffisant pour le risque actuel, donc d’autant plus pour les risques à venir. »

    De la cohérence

    et du cas par cas

    Les OLD, dont les conditions précises sont fixées par arrêté préfectoral, visent à limiter la masse combustible des incendies en créant une ceinture de sécurité aux abords des constructions, chantiers et installations de toute nature. Elles sont à réaliser par les propriétaires de terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts sur une profondeur minimale de 50 mètres à partir de l’habitation, et peuvent donc s’étendre à une parcelle voisine.

    Mathieu Lefèvre reconnaît la technicité des obligations, avec des « arrêtés parfois difficiles à lire » et des « freins » qui peuvent être d’ordre financier ou « psychologique ». « C’est à tous ces enjeux que la mission parlementaire doit être capable de répondre », poursuit-il. Lancée le 12 août par le Premier ministre Sébastien Lecornu, ses conclusions doivent être rendues le 21 septembre. Les sept parlementaires « commencent à formuler des propositions, le contrôleur général a été reçu », précise le ministre. « On est là sur une politique publique qu’on doit regarder dans le détail, qui ne doit pas se faire de façon planifiée verticale depuis Paris, mais massif par massif, forêt par forêt. »

    Le directeur du Sdis 13, Jean-Luc Beccari, prévient : « On pense qu’on a un dispositif assez complet et cohérent, mais il faut continuer à l’animer, à le financer. Il y a des enjeux forts en matière d’OLD, de DFCI, d’aménagement du territoire ». Et d’appeler à plus de cohérence entre les enjeux environnementaux, de biodiversité et de prévention incendie. « On sent qu’il y a un travail interministériel un peu plus poussé à mener. »

  • Ils s’élèvent contre l’offensive anti-LGBT+ en Turquie

    Ils s’élèvent contre l’offensive anti-LGBT+ en Turquie

    Maazallah, célèbre chanson de l’artiste turque transgenre Bülent Ersoy, a porté un message de résistance, vendredi, au pied du consulat général de Turquie (8e). Derrière l’enceinte stéréo qui diffusait sa musique, orientée vers les policiers venus protéger l’institution, se tenaient une centaine de personnes, rassemblées pour dire toute leur solidarité avec la communauté LGBT+ turque, depuis dimanche dernier sous le coup d’une violente répression de la part du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

    « Ce sont des attaques contre les droits. Elles piétinent les libertés et détruisent l’autonomie, s’est indigné un représentant du Centre LGBT+ Marseille. Les termes utilisés par le gouvernement turc sont vagues et empreints d’une morale étroite. Ils reflètent une idéologie que nous refusons. » En effet, si depuis plus d’une décennie, la parole publique turque prend pour cible les personnes LGBT+, son président les qualifiant de « pervers » responsables du déclin de la natalité, l’État a franchi, dimanche, une nouvelle étape dans sa politique répressive. Tôt le matin, des unités des forces de l’ordre ont procédé à de nombreuses perquisitions et arrestations dans les bars et domiciles des personnes défendant les droits LGBT+, à Ankara, Istanbul et dans une dizaine de provinces du pays. Des dizaines de personnes ont alors été arrêtées pour « obscénité », « aide à la prostitution » ou « liens financiers avec l’étranger ».

    L’opération, intitulée non sans ironie « Ma famille en sécurité », est présentée comme relevant de la « décennie de la population et de la famille 2026-2035 », lancée par le président en mai dernier. Elle s’est poursuivie mardi, avec l’interpellation de 91 personnes lors d’une manifestation.

    « Nous avons porté avec fierté [la nationalité turque], nous [avons été] fiers d’un pays à majorité musulmane où nous pouvions voir la démocratie, la liberté et la diversité avancer (…). Aujourd’hui, cette même nationalité est devenue une source de honte et de peur, s’est ému l’un des participants, reprenant les mots d’une lettre écrite par un ami turc. (…) C’est une honte de voir notre propre pays se détruire et de ne plus pouvoir parler avec fierté des avancées que la Turquie avait connues. » Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas le problème. La haine est le problème. »

    Pour l’heure, l’homosexualité n’est pas réprimée pénalement en Turquie. Selon l’Observatoire des inégalités, elle l’est dans 64 pays. Elle est passible de peine de mort dans 12 d’entre eux.