Tag: Bouches-du-Rhône

  • Pigment convoqué par le parquet pour son rooftop

    Pigment convoqué par le parquet pour son rooftop

    Benjamin Honorat a été reçu par un délégué du procureur « en vue d’un classement sous conditions, en l’espèce la régularisation des infractions constatées ». Le parquet précise : « L’objet de cette convocation concernait uniquement l’infraction d’exécution par personne morale de travaux non autorisés par déclaration préalable, en l’espèce diverses modifications de façade, et non la problématique du rooftop. L’intéressé s’est engagé à régulariser dans un délai de 3 mois. Une décision sera prise à l’issue. » Sur le plan civil, un juge des référés a ordonné vendredi la fermeture du toit-terrasse abusivement exploité à des fins commerciales pour « trouble manifestement illicite » et ce, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

  • [C’est l’été] Soirée jeux au stade de La Martine à Marseille

    [C’est l’été] Soirée jeux au stade de La Martine à Marseille

    C’est une soirée ludique, familiale, conviviale et gratuite qui attend les familles ce mercredi à partir de 17h au stade de La Martine, à Marseille (15e). Organisé par la Ville dans le cadre de sa programmation estivale, l’événement est consacré aux jeux de société quels qu’ils soient.

    Un rendez-vous intergénérationnel

    à travers le jeu, c’est tout un univers de découverte qui s’ouvre aux curieux, tandis que les joueurs confirmés pourront s’en donner à cœur joie et profiter des nombreux jeux mis à disposition du public.

    Au programme, jeux de société, jeux d’adresse et activités ludiques variées dans une ambiance festive, participative et intergénérationnelle s’offre à vous. Le tout en partenariat avec les centres sociaux de la Savine, Kalliste, Bourrely, Solidarité et La Martine, cette soirée est pensée comme un véritable moment de rencontre et de partage.

    De 17h à 22h. Gratuit.

  • [C’est l’été] Les escales du Cargo à Arles

    [C’est l’été] Les escales du Cargo à Arles

    Depuis plus de 20 ans, Les Escales du Cargo résonnent chaque été au sein du monument historique classé
    au patrimoine mondial de l’Unesco, le Théâtre Antique d’Arles, pour vous faire vivre des moments uniques et hors du temps. Pour la première soirée de cet événement prévu sur deux jours, c’est Selah Sue et Patrick Watson qui vous feront voyager dans leur univers. Le lendemain, place au mythique collectif britannique Archive.

    Ouverture des portes à 20h. 42 euros la place.

  • [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    Pour la première fois de son histoire, le centre social de La Martine (15e) ne fermera pas au mois d’août, cette année, comme 42 autres structures réparties dans tous les arrondissements de Marseille grâce au déblocage d’une enveloppe de 551 000 euros, répartis entre la préfecture des Bouches-du-Rhône, la CAF, le Département et la Ville de Marseille.

    Kader Allem, coordinateur jeunesse au sein du centre, ne cache pas sa satisfaction. Arrivé au center social voilà deux ans, « je trouvais ça un petit peu incohérent de ne pas ouvrir à cette période, sans connaître encore le quartier, on a une mission de service public », nous confie-t-il, entouré de sa directrice et de Noëlle Smith, coordinatrice technique et pédagogique des équipements sociaux à la Ville de Marseille. Il explique que le mois d’août reste « un moment très charnière pour les publics qu’on reçoit, que ce soit les enfants, les ados ou les familles, parce qu’il se joue beaucoup de choses à ce moment-là et beaucoup d’équipements sociaux sont fermés ».

    Bien que la Ville « prévoit pas mal de choses et d’animations dans les quartiers prioritaires, on va être clair, ils se retrouvent dans la galère la plus totale et on est aussi sur des familles qui restent à la maison », poursuit-il. Des familles dont les conditions de vie restent compliquées. « Ils n’ont pas de balcon, ils n’ont pas de terrasses, pas des 80 000m2, hein », ironise Kader. L’été creuse les inégalités. D’autant qu’en août, les travailleurs sociaux restaient de toute façon à disposition des familles, joignables par téléphone, pour poursuivre l’accompagnement alors que tout est fermé. « Il y a des jeunes, par exemple, qui n’ont pas trouvé de collèges ou de lycées pour la rentrée », illustre l’éducateur.

    « Recréer du lien social »

    « Il y a quelques années, on entendait parler d’acheter la paix sociale dans les quartiers, de façon générale, quand il y avait une ouverture au mois d’août », se souvient-il, mais « aujourd’hui, on n’est plus dans ça. On est vraiment dans une nécessité, du côté des habitants, mais aussi les partenaires, les politiques qui ont compris tout l’intérêt d’ouvrir à cette période-là », estime Kader.

    Le programme de ce mois particulier sera un peu différend. « On prévoit des animations familiales, intergénérationnelles, même si, bien entendu, il y aura des choses pour les ados, parce que c’est un public spécifique. Mais l’idée est de recréer aussi du lien social entre les enfants et leurs parents », précise Kader. Mais « peu importe le contenu, ce qui compte, c’est surtout la forme, on va être en horaire décalé. Faire beaucoup de choses à partir du début, milieu d’après-midi, jusqu’au début, milieu de soirée, pour permettre aux familles qui travaillent aussi de profiter de ces moments-là avec leurs enfants », détaille-t-il. Dans la même idée d’impliquer tout le monde, « on va travailler avec deux associations du quartier, la Martinoise et aussi le club de boules avec qui on va organiser un tournoi de pétanque, on ne se voit pas faire sans eux », ajoute-t-il. À la Martine, seront aussi accueillis les habitants de Kalliste ou de la Savine. Pour la suite, après un bilan et une enquête de satisfaction, l’expérience pourra être reconduite.

  • Vague de déprogrammations au Delta Festival

    Vague de déprogrammations au Delta Festival

    Acid Arab, Trinix, le DJ Mosimann… des dizaines d’artistes de la scène électronique et associations annulent leur venue au Delta Festival deux jours avant le début de l’événement. En cause, une enquête de Marsactu, publiée vendredi, dévoilant que le président et cofondateur du Delta Festival, Olivier Ledot, est accusé de violences sexuelles par des salariées, bénévoles ou stagiaires qui travaillent, ou qui ont travaillé pour le festival. Aucune plainte n’a cependant encore été enregistrée par le Parquet de Marseille.

    Le collectif marseillais de musique house Say Less a été le premier à se retirer du festival en annonçant leur déprogrammation dans une story Instagram : « Cette décision fait suite à des informations portées à notre connaissance, auxquelles nous ne pouvons pas nous associer. »

    De son côté, Olivier Ledot s’est retiré de la direction de l’événement. Présumé innocent, il nie les faits qui lui sont reprochés. « Je mesure la gravité de ces sujets et je respecte le droit de chacun à être entendu. Je conteste toutefois formellement avoir exercé une quelconque violence sexuelle, une contrainte ou adopté un comportement non consenti », s’est exprimé le président du festival, dans un droit de réponse publié par ICI Provence. Sur son compte Instagram, le festival déclare avoir lancé « une enquête interne indépendante ».

    Le Delta Festival a annoncé, dans un communiqué publié mardi après-midi, se maintenir. Avant la crise, 150 000 personnes étaient attendues pendant trois jours, avec six scènes et quelque 200 artistes invités.

  • Un « sommelier de poche » développé grâce à une IA

    Un « sommelier de poche » développé grâce à une IA

    Laurent Vagharchak, créateur de cette intelligence artificielle (IA), est parti d’un constat simple : « La plupart des gens ne sont pas experts, ni même initiés en vin, mais aiment en boire. Malheureusement, souvent, le commun des mortels se heurte à la centaine voir le millier de références disponibles, et repart les mains vides ou avec un vin choisi au hasard. »

    Selon lui, 73% des clients se disent « perdus » face au rayon vins. Pour résoudre ce problème, cet ancien restaurateur a eu une idée : proposer une application aux grandes surfaces, magasins spécialisés ou restaurants. « Dans l’exemple d’une grande surface, vous avez de petites languettes dans les rayons, il suffit soit de scanner un QR code, soit de faire un contact avec votre téléphone, comme pour payer. Ensuite, une page web arrive directement sur le téléphone du client, et, à partir de là, un parcours est mis en place. En une quinzaine de secondes, il permet de suggérer le bon vin selon les préférences, un accord avec un plat, ou une occasion. »

    Nommé Leboncru.app, cet outil s’appuie sur plus de 265 000 références. Cette base œnologique comprend cépages, régions, profils aromatiques et accords mets-vins. Le tout est croisé en temps réel avec l’assortiment effectif du point de vente et ses prix réels. Chaque recommandation est proposée sur trois paliers de prix, avec un argumentaire rédigé, comme le ferait un sommelier. « Une fois le choix du client fait, l’IA peut même le guider dans le rayon via un plan 2D ou 3D pour mettre la main sur la référence », ajoute l’Aubagnais.

    À partir de la semaine prochaine, la borne devrait même proposer des idées de recettes à accorder avec les vins, ou à composer autour d’un ingrédient.

  • Les syndicats se préparent à la concertation à l’hôpital de Martigues

    Les syndicats se préparent à la concertation à l’hôpital de Martigues

    C’est un petit soulagement. Après l’action de jeudi dernier, les agents de l’hôpital de Martigues ont obtenu deux engagements de la part de la direction : « L’assurance que les mesures ne seront pas mises en place dès maintenant et qu’il y aura un dialogue social », détaille Laure Privat, déléguée syndicale CGT.

    Plusieurs sujets cristallisent les inquiétudes : la révision envisagée du temps de pause méridienne, du mode de rémunération des astreintes, des heures supplémentaires des agents à temps partiel, ainsi que du dispositif de garde des infirmiers anesthésistes.

    Ces dispositifs, « en vigueur au sein du centre hospitalier depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000 », ne sont pas conformes à la réglementation selon « les travaux engagés à la suite des observations de la Chambre régionale des comptes en 2025 et des analyses conduites avec l’Agence nationale d’appui à la performance en 2026 », affirme le directeur de l’établissement, Loïc Mondoloni. « Si certaines recommandations (…) ont des conséquences financières, ce n’est pas ce qui conduit à l’engagement de la démarche », assure-t-il.

    Un discours auquel la CGT ne croit pas. Le syndicat y voit une recherche « d’économies » et dit travailler de concert avec la CFDT, une avocate et un cabinet d’expertise « sur de possibles dérogations » pour pouvoir maintenir ses conquis sociaux.

    Une injonction de retour à la légalité

    Au bloc opératoire, une grève est toujours en cours, selon le syndicat. Jeudi dernier, Manon, qui y est infirmière, témoignait : « On tourne avec deux trois intérimaires par jour, personne ne veut venir chez nous parce qu’on perd en qualité au niveau de nos conditions de travail. On n’est pas assez attractifs et aujourd’hui, on veut nous retirer en plus un acquis au niveau des astreintes. »

    Alice, infirmière anesthésiste, s’inquiétait quant à elle d’une mise en place d’une ligne en 12h à la place des gardes de 24h. « Le personnel n’y est pas et ça va nous enlever énormément de jours de repos de compensation. Sans compter que les patients pourraient pâtir du manque d’effectifs et de la fatigue qui va s’accumuler. »

    Laure Privat assène : « Notre mot d’ordre, c’est de ne pas céder de terrain. Aucune régression de nos droits. » Si « aucune modification de cycle ou d’organisation ne serait mise en œuvre avant l’aboutissement des concertations », la direction prévient : celles-ci devront « aboutir, dans la mesure où nous avons une décision de justice qui l’exige ». L’établissement a reçu, en octobre 2025, une injonction de retour à la légalité du procureur général auprès de la Cour des comptes concernant la pause méridienne.

    Sur ce point, l’établissement souhaite prendre en compte « les exceptions liées aux situations où les agents demeurent mobilisables pendant leur pause, ainsi que le traitement de certaines organisations spécifiques ». Les syndicats craignent des conséquences pour certaines catégories, à l’instar des administratifs. « Il va falloir qu’on trouve des failles », glisse Laure Privat.

  • Les soutiens d’El Mahdi Lyoubi appellent à sa libération

    Les soutiens d’El Mahdi Lyoubi appellent à sa libération

    Dès 19h50 mardi, une foule s’agglutine autour d’une table sur le Vieux-Port. L’étal présente toute une collection de tee-shirts tous floqués du même slogan : « Free Koulchi, Free El Mahdi ». Autour, les militants s’affairent, peignent des affiches, distribuent des pancartes, diffusent des tracts. À quelques mètres, une grande enceinte diffuse Chavez, l’un des titres de Mehdi Black Wind, de son vrai nom El Mahdi Lyoubi, artiste marocain incarcéré, depuis plus d’une semaine, dans la prison d’Oukacha, à Casablanca. C’est pour réclamer sa libération et à l’appel du Comité de soutien Free El Mahdi que plus d’une centaine de personnes, selon la préfecture, se sont rassemblées au pied de la Canebière.

    Installé à Marseille depuis plusieurs années, le rappeur et cinéaste a été arrêté par les autorités marocaines le 13 juillet, à l’occasion d’une visite dans son pays natal. À la veille de sa première audience, prévue ce mercredi à 10h30 à Casablanca, ses soutiens ont jugé indispensable de rappeler leur solidarité totale avec l’artiste, qu’ils estiment incarcéré en raison de ses prises de position en faveur du mouvement de contestation Gen Z 212 (en référence à l’indicatif téléphonique du Maroc + 212), né fin septembre. Dans la rue, les jeunes marocains s’étaient mobilisés en masse pour dénoncer la situation politique et économique du pays avant d’affronter une sévère répression.

    « Liberté, dignité, justice sociale », ont scandé, mardi, les manifestants en arabe, en hommage à ce slogan repris lors des mobilisations de la Gen Z. « Aujourd’hui, Mehdi est visé par la répression du pouvoir marocain parce qu’il fait un portrait réaliste des injustices qui l’entourent, (…) parce qu’il défend sa liberté d’expression et celle des autres, parce qu’il a soutenu tous les mouvements pour la justice au Maroc et en dernière date, le mouvement Gen Z 212 », s’est émue la représentante du comité de soutien. El Mahdi Lyoubi est le quatrième rappeur soutien du mouvement populaire à être arrêté par le pouvoir marocain, après Souhaib Qabli, Jawad Asradi et Hamza Raid.

    Dénoncée dans une tribune publiée aujourd’hui sur le site de Libération, la situation d’El Mahdi Lyoubi alerte aussi la société civile internationale : Montréal, Berne, Genève, Douarnenez, Bruxelles et Paris ont déjà accueilli des rassemblements de soutien. Mercredi, à 10h30, heure théorique du début d’audience de l’artiste, une nouvelle mobilisation doit se tenir devant le tribunal Aïn Sebaa, à Casablanca.

  • Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Treize nouveaux dépôts prioritaires de scories, sur les vingt en tout de l’opération globale de dépollution, entreront en chantier à la rentrée, annonce la préfecture. Cette dernière phase débute le 1er septembre 2026 pour s’achever fin mars 2027.

    Le bilan de la première étape de dépollution des dépôts historiques de résidus industriels des calanques est jugé « satisfaisant » en dépit d’un retard conséquent (notre édition du 5 mai 2026). Quatre sites ont été intégralement traités. Trois autres seront achevés lors de la deuxième phase compte tenu de leur complexité technique : il s’agit des sites de Saména, de l’Escalette et de la Calanque des Trous.

    Circulation alternée

    Lors de la réunion publique du 3 juillet au centre municipal à la Madrague de Montredon, la préfecture a rappelé avec les élus « les caractéristiques exceptionnelles de ce chantier et la très grande qualité de la maîtrise d’ouvrage assurée par l’Ademe ». Cette phase 1 démontre, à leurs yeux, « la maîtrise des émissions de poussières tout au long du chantier », « aucun dépassement des normes dû aux travaux » n’ayant été constaté.

    La seconde phase qui débute à la rentrée s’attaque « au plus conséquent des spots à traiter, celui de Callelongue » et perturbera circulation et stationnement. Une circulation alternée sera mise en place entre les Goudes et le village de Callelongue pendant sept mois, y compris le week-end. « Les visiteurs sont encouragés à privilégier les transports en commun ou les mobilités douces pour accéder au secteur », préviennent les autorités. Un demi-giratoire sera provisoirement aménagé à l’entrée du parking Napoléon, où la barrière de filtrage de Callelongue sera de ce fait remontée. Pour faciliter la circulation les week-ends, les alternats de circulation nécessaires au chantier de Calanque des Trous et de l’entrée des Goudes seront levés à partir du vendredi 17h et réinstallés le lundi matin suivant.

    Le belvédère de Callelongue est très complexe à traiter. Ce site accidenté présente un intérêt patrimonial et paysager remarquable avec la dalle du bathyscaphe et la végétation rase typique des Calanques. C’est l’un des dépôts les plus importants, les plus sensibles et les plus coûteux à traiter (plus de 2 millions d’euros) avec des concentrations en plomb à 17 300mg/kg en contrebas du belvédère dans des remblais sur 4 mètres d’épaisseur et sur 300 mètres de longueur. Dans un souci d’insertion paysagère, il est prévu, selon les spots, d’engager un dispositif d’étanchéité et de recouvrement par de la roche calcaire concassée, de poser du béton projeté sculpté ou d’aspirer les scories sur les zones les plus basses de ce « bout du monde » marseillais.

    * site dédié de l’Ademe : calanques-de-marseille.ademe.fr

  • Loïs Grasshoff, un minot marseillais devenu grand

    Loïs Grasshoff, un minot marseillais devenu grand

    Dans la famille Grasshoff, on demande l’aîné. À 21 ans, Loïs confirme, saison après saison, les promesses entrevues depuis ses débuts au Smuc Basket. Formé dès l’âge de 6 ans au sein du club phare de la cité phocéenne, l’arrière provençal s’est rapidement fait remarquer par Le Mans, l’une des références du basket français, où évolue également son petit frère Bastien, de trois ans son cadet.

    Prêté la saison dernière à Aix-Maurienne, le Marseillais y a vécu une expérience « enrichissante », marquée par la confiance accordée par son entraîneur, Julien Cros. Malgré une blessure à l’ischio survenue en mars, qui l’a privé de la fin de saison, Loïs Grasshoff poursuit sa progression. Il découvrira, lors du prochain exercice, un nouveau défi sous les couleurs de l’ADA Blois, toujours en Élite 2 (Pro B), où il est prêté pour poursuivre son développement. « C’est un club qui m’intéressait », confie-t-il.

    Un choix mûrement réfléchi, alors que plusieurs formations françaises s’étaient positionnées, tout comme certaines universités américaines évoluant en NCAA. « Ce n’est pas forcément quelque chose qui me faisait vraiment triper, je n’ai jamais eu le rêve américain », révèle le lauréat de la Coupe du Monde U18 de basket 3×3 avec l’équipe de France, en 2022.

    Chez les Abeilles, un club qui a évolué en Betclic Élite entre 2022 et 2024, Loïs Grasshoff retrouvera son ancien coéquipier d’Aix-Maurienne, Lucas Demahis-Ballou, avec qui il dit partager une « alchimie rare ».

    Sous les ordres de David Morabito, le Marseillais espère s’inscrire dans la continuité de son passage en Savoie, où il bénéficiait d’un rôle important avec près de 20 minutes de jeu par rencontre, un temps de jeu conséquent pour un jeune basketteur de son âge évoluant à ce niveau. Pour autant, il garde les pieds sur terre : « Quoi qu’il arrive, je dois gagner ma place sur le terrain », glisse l’ancien smuciste, conscient qu’il doit posséder « un shoot plus fiable », progresser sur « la lecture du jeu », apprendre à « casser le rythme » et avoir « plus d’aisance avec la balle ».

    Un retour à Marseille ?

    Marseillais de cœur, Loïs Grasshoff profite de chacun de ses retours dans la cité phocéenne pour retrouver sa famille et ses proches. Malgré la distance, il suit également avec attention le développement de Marseille Basketball, le projet porté par Charles Assailly et Alexandre Fassy. « Je leur souhaite le meilleur, car notre ville a besoin d’un grand club de basket », confie celui qui, comme de nombreux jeunes talents marseillais, a dû quitter très tôt sa ville pour poursuivre son rêve de devenir professionnel.

    Si le projet atteint son objectif, rejoindre la Betclic Élite d’ici à 2031, le jeune Grasshoff n’aura alors que 26 ans. Un âge qui pourrait, pourquoi pas, lui offrir l’occasion de défendre un jour les couleurs de sa ville natale. L’histoire reste à écrire.

    Les premières pierres du projet Marseille Basketball

    À l’aube de sa première saison sous l’identité « Marseille Basketball », le club phocéen, engagé en Nationale 2, a déjà posé les premières pierres de son projet sportif. Ces dernières semaines, quatre recrues ont ainsi été officialisées : le jeune intérieur Tidjiane Mammone (21 ans), l’ancien ailier de Betclic Élite Jordan Aboudou (35 ans), l’arrière Kévin Minar (22 ans), récemment passé par Fos Provence Basket, ainsi que le meneur international malgache Kiady Razanamahenina (29 ans). Dirigée par Miroslav Dobrican, entraîneur serbe réputé pour son exigence et sa rigueur tactique, la formation marseillaise dispose d’arguments solides pour viser les premières places de Nationale 2 et décrocher la montée en N1.