Tag: Bouches-du-Rhône

  • La section PCF de Port-de-Bouc combative face au libéralisme et au RN

    La section PCF de Port-de-Bouc combative face au libéralisme et au RN

    Une élection en chasse une autre. Après les municipales, remportées dès le premier tour par Laurent Belsola (PCF) avec 70,48% des voix, la section communiste de Port-de-Bouc entend poursuivre « l’extraordinaire mobilisation » lors de cette année cruciale de présidentielle.

    Pour la secrétaire Marie-France Nunez, cette victoire de mars dernier est celle de la « population qui a choisi les valeurs humanistes et de progrès social contre celles de la haine et de la division », de l’engagement quotidien face « aux attaques d’un libéralisme débridé soutenu par une extrême droite décomplexée ».

    Cette année, un cheval de bataille de la section sera clairement de dénoncer les mensonges du Rassemblement national. « Nous les voyons sur les plateaux télévisés se présenter comme les opposants à Macron, mais loin des micros et des éclairages, ils votent 80% des projets de loi du gouvernement et contre toutes les propositions de loi qui proposent des avancées pour les Françaises et les Français », pointe Marie-France Nunez.

    Le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola confie : « Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les discours que l’on entend en Italie, aux États-Unis ou en Argentine, qui reprennent les thèses de 1933. Ce sont des idéologies qui reviennent très violemment. On a intérêt à faire attention au vivre-ensemble ».

    Alors que plus de 250 initiatives de mobilisation ont été recensées sur l’ensemble du territoire le 15 septembre, le PCF « sera aux côtés de toutes les batailles pour vivre mieux, dans la rue comme dans toutes les institutions où ses élus sont présents ». Avec un objectif : « Être utile au peuple et défendre son aspiration à vivre dignement ».

  • Le PCF fait sa rentrée sous le signe du Front populaire à Vitrolles

    Le PCF fait sa rentrée sous le signe du Front populaire à Vitrolles

    Cette rentrée a une résonance particulière : le Front populaire et les grandes conquêtes sociales de 1936 célèbrent leurs 90 ans. Ce samedi 19 septembre, la section PCF Vitrolles-Marignane-Saint-Victoret organise donc un débat pour revenir sur cette séquence historique en l’ancrant dans le territoire local. Animée par Jean Doménichino, historien et docteur de l’Université de Provence, Gérard Leidet, historien du mouvement ouvrier provençal et président de Promemo, et Jean-Louis Lombardi, professeur d’histoire et écrivain, la table ronde aura lieu à 10h30 à la ferme de Croze, à Vitrolles.

    Si le Front populaire reste indissociable du puissant mouvement social du printemps 1936, ses dynamiques se sont aussi jouées localement, à Marseille, Aix, Vitrolles, Marignane ou Gardanne.

    Gérard Leidet explique : « En Provence, le Front populaire a obéi aux trois dimensions qui en ont fait un moment particulier : un grand mouvement politique d’union des gauches ; un mouvement social d’ampleur avec des occupations d’usines et des grèves qui ont irrigué tout le tissu industriel marseillais ; et un mouvement d’émancipation culturelle, avec le développement des auberges de jeunesse, d’abord à Allauch puis à la Palette à Aix, la corniche etc… Et la Maison de la culture de Marseille inaugurée par Jean Giono. » L’historien l’affirme : en 1936, « le désir d’unité était présent dans tout le pays, mais s’est concrétisé plus tôt en Provence ». La réunification syndicale entre la CGT et la CGTU s’est officiellement produite les 4 et 5 janvier 1936 à Marseille, devançant de deux mois le congrès national de Toulouse. Le pacte départemental d’unité d’action est signé en juin 1934 par les socialistes et les communistes, soit un mois avant l’accord national. À jamais la première.

  • Le marché solidaire de Port-de-Bouc devient un filet de sécurité alimentaire

    Le marché solidaire de Port-de-Bouc devient un filet de sécurité alimentaire

    À 10 heures, le petit marché est déjà vide. « Les adhérents sont venus tôt pour être sûrs de repartir avec des légumes », explique Nadia, facilitatrice de lien social au sein du centre social Nelson Mandela. Il faut dire que l’offre est imbattable : disposés sur l’unique étal, des produits issus de l’agriculture biologique attendent les habitants, pour un prix bradé à – 50%.

    Graine de soleil anime cette distribution mensuelle dans le quartier de Tassy. Chaque 1er jeudi du mois, l’association s’installe également aux Amarantes. Hector Lepage, qui a récemment rejoint les rangs de la structure, détaille : « On a une exploitation de 4 hectares à Châteauneuf-les-Martigues. On y accueille 30 à 35 personnes en insertion professionnelle, avec des contrats allant de 6 mois à deux ans, pour les aider à retrouver un emploi par le biais du maraîchage. (…) À côté de ça, on est agrémenté “structure d’aide alimentaire“, donc on peut vendre nos fruits et légumes à un prix solidaire pour permettre une meilleure accessibilité alimentaire aux habitants des quartiers défavorisés ».

    La qualité à un prix accessible

    Le sujet est loin d’être anecdotique. Face à la hausse persistante du coût de la vie, l’alimentation s’impose comme la première variable d’ajustement budgétaire des ménages modestes. La 2e édition du baromètre national réalisé par Ipsos bva pour l’Association nationale des épiceries solidaires (Andès) révèle que 54% des travailleurs pauvres restreignent leur quantité de nourriture. 70% déclarent s’alimenter essentiellement de féculents, tandis que 68% disent ne pas manger pas suffisamment de fruits et légumes frais.

    À Tassy, fléché quartier prioritaire de la politique de la Ville, les travailleurs sociaux voient la précarité grimper en flèche. « Avec l’augmentation de l’essence, du prix de l’énergie, l’inflation… la situation s’empire, affirme Nadia. Nos adhérents ont de petits revenus, on a beaucoup de familles nombreuses, de mamans solos. » Pour tenter d’enrayer cette spirale, Graine de soleil multiplie les marchés solidaires. « On en anime plus de 90 par an, notre production a explosé de 30% en deux ans pour être capable de suivre », témoigne Hector Lepage. « Les habitants demandent à avoir des produits de qualité à un prix accessible. Ils peuvent trouver des légumes moins chers à Lidl mais ils préfèrent avoir du bio et du local. »

    En fin de matinée, un retraité sort de son immeuble et traverse le City stade pour remplir son panier. « Il y a des marchés à Port-de-Bouc, mais ils proposent très peu de bio, confie-t-il. Puis il faut descendre en centre-ville. » D’où l’importance, pour Nadia, de faire de l’ultra proximité.

  • Malgré les incertitudes, l’aéronautique garde le cap

    Malgré les incertitudes, l’aéronautique garde le cap

    Véritable « petit Bourget » du Sud, le Salon Aérosud promettait, pour sa quatrième édition, de réunir 850 participants et une quarantaine d’exposants autour des secteurs de l’aéronautique et de la défense.

    Cette année, l’événement a pris place sur l’aérodrome des Milles avec un objectif affiché : « Faire rayonner les forces du territoire sur les filières aéronautiques, sécurité, défense à une échelle nationale », mais aussi faire « connaître les différentes technologies, les innovations et en créer de nouvelles », explique-t-on du côté du pôle Safe (aéronautique, spatial, sécurité, défense), organisateur de l’événement.

    Dans un contexte où plusieurs facteurs pèsent sur le secteur, ces enjeux ont été détaillés dès les premières interventions de la journée. « Aujourd’hui, les questions qui se posent pour l’accompagnement des pôles de compétitivité sont, pour les années à venir, le désengagement de l’état, a priori déjà acté, déroulait Bernard Kleynhoff, président de la commission développement économique, digital et industrie de la Région Sud, elle-même partenaire du pôle de compétitivité Safe. C’est (aussi) l’accompagnement financier de la Région avec des budgets extrêmement contraints et qui se réduisent. »

    Au cœur des premiers débats, consacrés aux « enjeux industriels et projets structurants pour les filières aéronautiques et défense », Pascal Kuhn, directeur du site Airbus Helicopters de Marignane-Vitrolles, rappelait que « l’ambition sur le territoire est à la fois de transformer les entreprises qui existent déjà », tandis que « d’autres vont se créer ». Le tout en « s’adaptant au changement climatique », en naviguant dans un « cycle électoral chargé », et avec des entrepreneurs parfois frileux à l’idée d’investir dans l’industriel, notamment en raison des conflits au Moyen-Orient. Lui propose « d’investir différemment » et de « nouer des partenariats avec l’écosystème ». Sur le terrain, malgré les incertitudes, certaines perspectives restent prometteuses sur le territoire, notamment pour les entreprises et leurs chaînes d’approvisionnement (Supply Chain).

    Plusieurs projets en vue

    La région compte plus de 250 petites et moyennes entreprises. Une convention a d’ailleurs été signée entre le pôle Safe et Airbus Helicopters. Parmi les mesures, « celle en faveur du développement de la “Supply Chain” pour la rendre plus robuste et plus agile », indiquait Pascal Kuhn. Parmi les exposants, Antoine Cascone, fondateur et dirigeant du groupe B.E.C, développeur d’outils industriels pour l’aéronautique, estime que le secteur « se porte très bien. Regardez autour de vous ! Il y a eu un coup d’arrêt au moment du Covid, mais depuis, les commandes sont reparties et ça n’arrête pas, notamment avec Airbus Helicopters. »

    Du côté de MX Engineering, bureau d’études spécialisé dans la structure, dont le champ d’intervention reste « transversal », pour l’aéronautique, « on voit beaucoup de petites boîtes pousser, qui font des levées de fonds et ont des programmes de développement », observe Yacine, l’un des cofondateurs. Parmi lesquels Ascendance, Aura Aéro, mais aussi Hynaéro, qui porte le projet du Fregate F-100, bombardier d’eau destiné à renforcer la lutte contre les incendies.

  • Menace sur la Poste à la Rouvière

    Menace sur la Poste à la Rouvière

    Tandis que les facteurs se mobilisent, ce vendredi matin, devant le centre financier de la Poste contre la réorganisation des tournées sur le site des Docks, l’annonce d’une possible fermeture du bureau de la Rouvière (9e) suscite à son tour une levée de boucliers. Ce mardi 15 septembre, une pétition a été lancée pour protester contre cette décision, s’alarmant de voir disparaître « un service public de proximité, un lieu d’accueil, d’information, de lien social ». D’ores et déjà, le syndicat Sud PTT appelle à un rassemblement devant le bureau de Poste, le 26 septembre à 10h face à une fermeture qu’ils craignent avant la fin de l’année.

    « C’est une décision que nous ne comprenons pas, répète Paul-Maurice Aldebert, délégué chez Sud PTT. C’est quand même un bureau où l’on n’a pas réduit l’offre, un bureau de plein exercice, qui tourne ! » La décision, annoncée aux organisations syndicales en comité social et économique fin août, surprend d’autant plus que le bureau, implanté dans la plus grande copropriété d’Europe et dans un centre commercial dynamique, reçoit plus de 150 personnes par jour, selon le syndicat. Surtout, elle intervient après les fermetures successives des bureaux de Luminy, du Cabot, de Mazargues. « Les bureaux de Sainte-Marguerite et du Rouet n’ont pas la même capacité d’accueil », s’inquiète-t-il.

    « Aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade », déclare la Poste de son côté, en indiquant que « des échanges avec les élus et les parties prenantes locales doivent encore se poursuivre afin d’étudier les solutions les plus adaptées ».

    Pétition en ligne sur change.org

  • À Marseille, le Couvent Levat doit s’ouvrir sur le quartier

    À Marseille, le Couvent Levat doit s’ouvrir sur le quartier

    Avant même la publication de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI), le renouvellement de la gestion du Couvent Levat, à la Belle de Mai (3e), a fait couler beaucoup d’encre au fil de l’été. Le 6 août, l’association Juxtapoz, qui gère aujourd’hui les lieux, annonçait ainsi qu’elle ne candidaterait pas pour y rester, après que sa directrice a expliqué à nos confrères de Marsactu qu’elle n’allait pas « s’excuser d’être des blancs » face aux critiques du collectif L.E.V.A.T., qui réclame un lieu « davantage tourné vers les besoins du quartier » (notre édition du 08/08).

    Un mois plus tard, le lundi 7 septembre, la municipalité marseillaise a finalement ouvert officiellement l’appel à manifestation d’intérêt, qui court jusqu’au 19 octobre, pour un bail de trois ans renouvelable deux fois. Fondés en 1843 et occupé jusqu’en 2016 par les sœurs Victimes du Sacré-Cœur de Jésus, les lieux sont dédiés, depuis le départ des religieuses et le rachat par la municipalité, à la création artistique, la gestion des 1,7 hectare de jardins étant dédiés depuis 2023 aux paysagistes de l’association l’Hydre.

    Désormais, la municipalité et la mairie de secteur veulent en faire « un lieu consacré à la nature en ville, au développement de projets citoyens et aux enjeux liés à l’environnement, au soutien à la création artistique, ancré sur son territoire », décrit le document. Dès le 1er janvier prochain pourraient ainsi être proposées « des animations pédagogiques en faveur de la sensibilisation écologique », tandis que des études de sols seront menées pour implanter des jardins partagés. La « cité d’artistes » doit être aussi pérennisée.

    Mais surtout, la municipalité insiste sur l’ouverture au quartier et réclame « une programmation socioculturelle spécifiquement à destination des ménages du quartier, notamment des plus fragiles ». Les locaux du rez-de-chaussée, que la Ville va rénover pour les rendre accessibles aux publics, pourront ainsi accueillir les associations du quartier. Quant aux jardins, ils vont être repris en régie pour devenir un parc public, avec des espaces de détente, de balade et de jeux.

  • Mobilisation nationale contre le « permis de tuer »

    Mobilisation nationale contre le « permis de tuer »

    « Marche ou crève ». C’est le slogan des manifestations qui doivent s’organiser ce week-end dans toute la France pour protester contre la proposition de loi (PPL) sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, avec, pour Marseille, un départ prévu dimanche à 14h du Vieux-Port (2e). C’est aussi le slogan que porte sur son tee-shirt Issam El Khalfaoui, père de Souheil
    – 
    jeune homme tué par la police lors d’un contrôle routier à la Belle de Mai (3e) en 2021 – jeudi, au pied de la préfecture des Bouches-du-Rhône, à l’occasion d’une conférence de presse pour annoncer les marches prévues en fin de semaine. Il est le cofondateur de Stop aux violences d’État (Save), association à l’origine de l’appel national à la mobilisation. « À peu près 100 marches sont prévues ce week-end en France contre le Permis de tuer XXL, rappelle-t-il. C’est une version de la loi qui dit qu’à chaque fois que les policiers feront usage de leurs armes, ils seront considérés comme étant dans leur bon droit. Il n’y aura donc pas d’enquête automatique, pas de garde à vue. (…) Ce week-end des 19-20 est le début d’un mouvement qui a décidé d’en finir avec ces lois qui nous stigmatisent tous ». Et d’ajouter : « Je demande aussi, à Marseille comme ailleurs, aux premiers concernés par cette loi, les jeunes racisés et des quartiers populaires, de rejoindre cette marche », avant d’interpeller Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, pour qu’il prenne position. Un temps d’échange sur la loi est prévu dès 12h sur le Vieux-Port, avant le départ de la marche.

    Une loi approuvée

    par l’Assemblée

    Inspirée par une proposition de Jean-Marie Le Pen pour la présidentielle de 2007, la PPL, portée par un député LR des Alpes-Maritimes, a été approuvée à l’Assemblée nationale le 7 juillet, avec le soutien du gouvernement et grâce aux votes de la droite et du centre. Concrètement, elle stipule que les agents qui font usage de leur arme sont « présumés avoir agi » dans un cadre légal. Cette présomption peut théoriquement être « renversée », si une preuve contraire est apportée. La PPL doit désormais être examinée par le Sénat.

    ET AUSSI

    Aix-en-Provence

    Rassemblement prévu dimanche à 11h à la place des Prêcheurs.

    Avignon

    Manifestation dimanche à 17h au départ du 14 boulevard Saint-Roch.

    Digne

    Manifestation samedi à 10h30, au départ du rond-point du 11-novembre.

    Toulon

    Manifestation dimanche à 10h30 au départ de la place Louis-Blanc.

    Gap

    Manifestation samedi à 10h au départ de l’esplanade de la Paix.

  • La Bourse du travail d’Arles « zone à défendre »

    La Bourse du travail d’Arles « zone à défendre »

    « Ici, c’est notre zone à défendre », lance Sophie Binet au début de la conférence de presse donnée à la Bourse du travail d’Arles, jeudi après midi. La formule n’a rien d’étonnant à l’heure où le maire (Horizons), Patrick de Carolis, a refusé « deux médiations que nous lui avons proposées », rappelle la secrétaire générale de la CGT, dans le conflit qui oppose l’Union locale à l’édile arlésien depuis trois ans.

    Sophie Binet rappelle qu’« en général, les maires qui veulent nous expulser sont d’extrême droite, comme à Carcassonne, Bagnols-sur-Cèze, Tarascon ou Liévin ». D’où son appel à Patrick de Carolis : « Soyez républicain et respectez les libertés syndicales fondamentales, car on ne déloge pas une organisation syndicale en raison de désaccords. » Elle pointe une contradiction : « Nous avons signé des courriers ensemble pour Fibre Excellence. Il ne peut pas nier le rôle d’intérêt général de la CGT, grâce à elle, les ouvriers sont en train de reprendre la main et stopper une pollution du Rhône. »

    Quant au moratoire sur les autres procédures d’expulsion en cours en France, la secrétaire générale de la CGT indique que le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, « va contacter directement Patrick de Carolis car il n’est pas acceptable, m’a-t-il dit, qu’un maire expulse les syndicats sans relogement à la hauteur. Il n’a pas visité la Bourse du travail d’Arles, mais il sait que 400 m² contre deux fois 14 m² est un problème majeur », conclut la responsable.

    Convergence des luttes

    L’Union locale d’Aix a apporté 1 500 euros à l’UL d’Arles ce jeudi, soit un mois d’astreinte administrative, en solidarité. Solidarité exprimée aussi aux Unions locales CGT de Tarascon et Bagnols-sur-Cèze, à proximité. Occupée en permanence, la Bourse du travail d’Arles accueillera samedi à 17h une conférence consacrée à son histoire. Le communiste Nicolas Koukas, qui était présent au titre des élus de l’Union pour Arles, animera cette conférence en qualité d’historien.

  • Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Il est l’un des nouveaux visages de Provence Rugby et le stade Maurice-David va devoir apprendre à le connaître. Andrea Pontanier a débarqué à Aix, au cœur de l’été, et s’affirme déjà comme un maillon important de la rotation provençale. Transfuge de Valence Romans Drôme Rugby (VRDR), le pilier gauche retrouve déjà son ancien club à l’occasion de la 4e journée de Pro D2. Des retrouvailles express et des émotions à gérer au moment de revenir dans la Drôme.

    « Excité. Excité de montrer qu’aujourd’hui, j’appartiens à Provence, excité de rejouer, puisque c’est toujours sympa de retourner là-bas. C’est un club qui a beaucoup compté pour moi. Mais j’essaie de faire un peu abstraction de tout ça, il faut rester lucide, rester concentré sur son job », confie le joueur de 24 ans.

    Lui-même se méfie de son ancienne équipe, qui avait terminé à une surprenante 5e place, la saison dernière. Une formation bien structurée, qui semble sur le bon chemin. « J’ai essayé de donner quelques infos que je connais par rapport à cette équipe. Après ils ne sont pas bêtes, ils ont dû se douter de ça, donc ils ont dû s’adapter, changer quelques tactiques on va dire. C‘est un club qui est ambitieux, qui travaille bien, qui se structure bien, avec des présidents qui mettent tout en œuvre. »

    « Un vrai professionnel »

    Andrea Pontanier est connu pour être un bourreau de travail et poursuit sa progression pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Formé dans le Gard, aux Angles, le néo-Aixois ne se pose pas vraiment de limites et apprécie la forte concurrence sur son poste. « C’est ce que je recherchais, j’ai un peu quitté Valence, parce que, moi, mon rêve est de jouer en Top 14, donc pour moi, Provence était le projet le plus structuré, le meilleur projet pour atteindre cet objectif et monter avec eux, explique Pontanier. Je me demande même si, en Top 14, certains clubs sont aussi bien structurés que Provence. »

    Rémy Ladauge a appris à connaître son pilier gauche depuis son arrivée il y a deux mois. L’entraîneur de la défense évoque « un garçon plein d’énergie, un taiseux, qui ne parle pas pour rien dire ». Jamais dans la demi-mesure, l’ex-joueur du VRDR est donc quelqu’un sur qui on peut compter dans une équipe, avec un projet ambitieux. Sa place paraît toute trouvée à Provence Rugby. « C’est un vrai professionnel. Il bosse dur, on est content de l’avoir, de pouvoir compter sur lui et sur son énergie », poursuit Rémy Ladauge. Ce vendredi, face à une vieille connaissance, Andrea Pontanier ne compte pas faire de sentiments.

    VALENCE – PROVENCE

    4e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (19h30)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    VALENCE : Roziere – Marsan, Dupont, Guillomot, Randle – Meret, Rodor – Real, Spanderashvili, Bruchet – Fabregue, Suaud – Milasinovich, Marco-Pena, Trauth

    PROVENCE : Vareiro – Tui, Bituniyata, Finau, Drouet – Trouilloud, Coville – Jalagonia, Gambini, Youyoutte – Rodda, Zafra – Cotet, Giudicelli, Pontanier

  • Des aides financières dans les filets des pêcheurs

    Des aides financières dans les filets des pêcheurs

    Le port de Fos-sur-Mer mardi, les ports de Nice et de Frontignan ce jeudi, et une nouvelle menace qui se profilait ce vendredi sur celui de Marseille. Les pêcheurs du littoral méditerranéen avaient décidé de passer à l’action pour faire entendre leur voix – et leur détresse – à l’heure où les prix des carburants s’envolent. Étranglant, de fait, leurs très faibles marges.

    Les pêcheurs « se sont engagés à débloquer les barrages », a annoncé jeudi la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, à l’issue d’une rencontre de plus de six heures au ministère. Des aides indexées, la ministre a promis que lesdites aides « suivr(aient) la variation des cours des carburants ». Elle a aussi évoqué « la possibilité d’ouvrir, pour ceux qui ont des problématiques de trésorerie, un prêt à taux zéro ». « Bien évidemment, c’est surtout pour permettre de faire la transition d’ici le versement des aides », a-t-elle souligné.

    « On peut pas dire que nous avons tout eu. Des négociations sont encore en cours sur certains points mais la monnaie d’échange, c’est qu’on lève les barrages », a réagi auprès de l’AFP Vincent Scotto, pêcheur à Sète (Hérault), à la sortie de la réunion. Catherine Chabaud a également évoqué les aides promises mais non encore reçues par les pêcheurs pour les mois précédents : « Nous avons mis du temps à mettre en place le dispositif d’enregistrement des dossiers, mais aussi de paiement. Et à l’heure qu’il est, on a quasiment, pour les mois d’avril et mai, versé toutes les aides en carburant à tout le monde, on est à 90%. »

    Actions dans les ports

    « Il y avait du retard, et on a regardé avec le service de paiement des aides comment accélérer la procédure. Comme on a cumulé les deux premiers mois, plus les trois mois derrière, les pêcheurs ont rencontré des difficultés de trésorerie », a-t-elle expliqué. « Les pêcheurs sont très dépendants du prix du carburant. C’est, pour certains d’entre eux, jusqu’à 50% de leur chiffre d’affaires », a noté la ministre.

    Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé mercredi soir le relèvement de 25 à 35 centimes par litre du montant de l’aide accordée aux pêcheurs français. Ce montant retrouvait ainsi le niveau maximal autorisé par l’Union européenne, et qui fluctue selon le cours du pétrole.

    Les pêcheurs mobilisés ont levé jeudi à la mi-journée les blocages organisés au port de Nice et à un dépôt pétrolier de Frontignan, dans l’attente de l’issue du rendez-vous entre leurs représentants et la ministre de la Pêche.

    Après un blocage mis en place avant l’aube à Frontignan (Hérault), les quelques dizaines de pêcheurs qui empêchaient l’accès des camions-citernes à un dépôt pétrolier se sont repliées sur la capitainerie de Sète, à l’ouest de Montpellier.

    De même, le port de Nice a été rouvert en début d’après-midi, a indiqué sa direction, après un blocage de plusieurs heures mené par une dizaine de bateaux déployés en mer à l’entrée du port. Les protestataires avaient laissé passer quelques bateaux, notamment un navire de recherches océanographiques, mais un ferry en provenance de Corse a été dérouté vers Savone en Italie, selon une source portuaire.

    Au Grau-du-Roi, des manifestants ont pendu deux mannequins représentant des pêcheurs en ciré jaune du haut d’un phare, avec ces banderoles : « la pêche se meurt », « l’Europe tue ». La mise en scène macabre était aussi déployée sur des bateaux à quai, avec des messages similaires et d’autres faux cadavres.