Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le district de Provence mise sur l’intelligence artificielle

    Le district de Provence mise sur l’intelligence artificielle

    Un assistant basé sur l’intelligence artificielle qui fait office de support pour les clubs et les licenciés de la région. Depuis la semaine dernière, le district de Provence a mis en place le « Provence Football Assistant » afin d’aider plus rapidement ses adhérents à effectuer certaines démarches. « Le District de Provence franchit un cap numérique en devenant l’une des toutes premières instances départementales à intégrer l’intelligence artificielle générative au bénéfice de ses structures affiliées. Avec le lancement de ce chatbot interactif réglementaire, le District entend moderniser le soutien apporté à ses 170 clubs et près de 50 000 licenciés », indique l’entité dans un communiqué.

    L’utilisation paraît être un jeu d’enfant puisqu’il suffit de cliquer sur le lien, poser une question dans un espace dédié et l’assistant apporte une réponse dans un délai très court. Il est disponible sept jours sur sept et 24 heures sur 24, sur mobile, tablette et ordinateur. L’outil conserve toutefois une vocation essentiellement informative et ne dépasse pas vraiment ce cadre. « L’immense majorité du temps, les clubs ont des questions de règlement sportif, ou à la limite de statut, et ça permet d’y répondre. Il y en a aussi sur des obligations d’engagement des équipes, des questions de règlement sportif, sur les conditions de jeu selon les catégories », décrit Ludovic Girard, le président du district.

    En complément du chatbot, des fiches questions-réponses ont été rédigées, cette fois par des humains, afin de répondre aux interrogations les plus fréquentes des clubs. Elles abordent des sujets allant des obligations pour filmer un match de football à la manière de déposer une réserve, conformément au règlement fédéral.

    Lancé il y a seulement quelques jours, l’assistant IA n’a pas encore fait l’objet de véritables retours d’expérience. Ludovic Girard préfère attendre « encore un peu, parce qu’on est encore en phase de communication ». L’outil est amené à être amélioré au fil des retours recueillis dans les prochains mois. « L’avantage, c’est que c’est évolutif. Nous aussi, nous pouvons avoir un retour sur toutes les questions qui ont été posées, celles auxquelles il n’y a pas eu de réponse, pour travailler et adapter le dispositif pour qu’il s’améliore », poursuit le président, mettant également en avant la volonté de former les équipes du district afin qu’elles puissent, elles aussi, utiliser le Provence Football Assistant.

    Quasiment une première en France

    La mise en place d’un tel dispositif dans le football français n’est pas une nouveauté. Sur les quelque 80 districts présents dans l’Hexagone, deux autres disposent déjà d’un système similaire. Le district de Provence avait pris contact avec une start-up pour ce projet, pour avancer sur la faisabilité et réaliser de premiers essais. Ludovic Girard assure que les « clubs eux-mêmes, aujourd’hui, utilisent énormément ChatGPT, plus ou moins d’une façon efficace ».

    Président de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo était en visite à Aix-en-Provence, ce lundi. Il a pu livrer son regard sur l’intelligence artificielle : « Je pense que tout est souvent question d’équilibre. Moi, je suis très attaché à un football humain. Le football est un sport populaire dans tous les sens du terme, qui réunit toutes les classes de la société de manière large. Je pense que c’est ça qui fait notre force. Après, il y a des arrivées technologiques, je pense qu’aujourd’hui, c’est peut-être mieux de faire des licences comme ça, si on peut les faire plus rapidement. Ça c’est l’évolution naturelle de la société. »

    Eric Borghini, à la tête de la Ligue Méditerranée, se dit plutôt pour l’arrivée de l’intelligence artificielle : « Ça peut être utile pour tout ce qui est réglementaire. Les règlements des districts, c’est indigeste. On s’y perd. Alors, si l’IA peut permettre de s’y retrouver, de faire ressortir aussi les contradictions entre les différents règlements et donc faire progresser finalement, c’est une bonne chose ».

  • L’ambiance du Vélodrome résonne chez les Spartiates

    L’ambiance du Vélodrome résonne chez les Spartiates

    Des tambours percutants, des chants « pro-Marseillais » et un capo, mégaphone en main, pour orchestrer les encouragements.

    Les yeux fermés, on pourrait facilement se croire dans l’un des virages bouillonnants du stade Vélodrome. Pourtant, cette ferveur ne se limite pas à l’enceinte olympienne. Au Palais omnisports Marseille Grand-Est, près de 5 000 supporters donnent régulièrement de la voix pour les Spartiates. Parmi eux, l’« Unité Spartiate », un groupe d’une quarantaine d’adhérents à l’aube de sa quatrième saison en Ligue Magnus, qui soutient l’équipe corps et âme. « On reste des Marseillais avant tout, peu importe l’endroit où on se trouve », souligne son président, Sébastien Guyon.

    Recette marseillo-américaine

    Il a découvert les Spartiates dès leurs débuts, lors de la saison 2012-2013, alors que l’équipe s’appelait encore les « Gabians ». « On se rattache à tellement de valeurs. C’est très identitaire, avec de la puissance, du physique et de la rapidité dans le jeu. C’est vraiment ce qui correspond à l’ADN de Marseille et des Marseillais », explique-t-il. Une identité locale qui se mêle aux codes du hockey sur glace nord-américain, basée sur le sens du spectacle, de l’expérience technologique et sonore, et des animations entre les tiers-temps.

    Pour encourager les joueurs, l’Unité Spartiate reprend ainsi certains chants mythiques du Vélodrome, qu’ils adaptent « à la sauce hockey ». « On a enlevé tout le côté insultant. On n’a pas vraiment le droit, vis-à-vis de la Ligue, car cela peut entraîner des sanctions disciplinaires, financières ou sportives pour le club. Mais ça ne nous empêche pas de mettre une super ambiance », assure Sébastien, qui prépare déjà un déplacement à Grenoble avec son Unité Spartiate. Un Kop comme on les aime.

  • Pays de Martigues : une journée pour revendiquer et fêter la paix

    Pays de Martigues : une journée pour revendiquer et fêter la paix

    La paix à Martigues et Port-de-Bouc est autant un sujet politique que de festivités, particulièrement en ce mercredi 23 septembre.

    Tout l’après-midi de 13h30 à 17h au jardin de Ferrières de Martigues, la Ville organise la Fête de la paix avec ateliers créatifs, sportifs et ludiques pour tous publics avant le temps protocolaire et le concert de fin de journée. En même temps, l’exposition « des ailes pour la paix » réalisée par les enfants des écoles et des centres de loisirs de Martigues est proposée. Parmi les organisations à l’initiative, la Mouvement de la paix, l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), Martigues Sport Athlétisme, l’Appart, les Vélos des étangs, le Martigues rugby club, Wimoov, l’Ajes, le cinéma la Cascade et le collège Gérard-Philipe. À noter que la Ville est adhérente depuis 2010 de l’Association française des communes pour la paix et inscrit dans son projet « l’émergence d’une culture de paix » en son sein.

    Pas de solution militaire

    À Port-de-Bouc, un meeting pour la paix est organisé à 18h à la pyramide de la paix, au port Renaissance sur le site des sardinades. Le PCF, l’Union locale CGT, le Secours populaire et la Ligue des droits de l’Homme appellent en commun à « exiger un cessez-le-feu général et à cultiver la paix ». « Il n’existe aucune solution militaire pour répondre aux défis que nos modes de production et de vie ont provoqués », insistent les organisateurs. Les quatre centres sociaux de la Ville ont aussi réalisé une exposition de dessins sur le thème de la paix visible dès 14h.

  • Une saison estivale à rallonge problématique

    Une saison estivale à rallonge problématique

    « Les événements climatiques bousculent nos façons de faire », résume Gaby Charroux, en pleine séance de bilan de la cellule de veille estivale à la Maison de Carro, mardi matin. « Le démarrage anticipé de la saison s’est fait au mois de juin, déjà en canicule », rappelle l’adjoint Jean-Marc Villanueva. « En juin, la saison des pédalos a démarré 15 jours avant celle des postes de secours », illustre ce responsable du service des Sports de la Ville. Dans le même temps, le représentant de la Métropole indique que « cette année, la collecte des 34 bacs à déchets des plages est passée de deux récoltes par semaine à douze dès le 1er mai. Nous avions commencé au 16 juin l’année dernière », détaille-t-il.

    Une saison à rallonge

    Toujours sur les plages « certaines grandes familles troublent l’ordre public par leur comportement d’appropriation », illustre le directeur de la police municipale Naguib Mehadji. « On a dû dédier des équipages pour éviter des installations les premiers week-ends du mois », rapporte-t-il. En outre, plusieurs intervenants pointent la présence de personnes à la rue et parfois alcoolisées dans le centre-ville. Le service juridique travaille justement à deux arrêtés sur la vente d’alcool à emporter et la consommation sur l’espace public.

    « Des communes ferment leurs services et leur centre-ville à ces populations », pointe Guillaume Bioud, directeur du CIAS. « Martigues est un lieu d’accueil où il fait bon vivre, notre secteur travaille au quotidien pour l’accueil et l’accompagnement social, parfois en santé mentale de ces personnes. Ils y ont une douche et un lave-linge accessible 3 jours par semaine et bientôt au quotidien », détaille-t-il. « Nous sommes dans le plus grand respect, nous aurons bientôt un lieu unique d’accueil des grands précaires, mais il n’est pas possible que des hommes et leurs chiens restent affalés sur le cours », tranche le maire.

  • Les soignants de la clinique l’Angelus en grève pour une revalorisation des salaires

    Les soignants de la clinique l’Angelus en grève pour une revalorisation des salaires

    Une foule de blouses blanches au brassard rouge « en grève » a envahi, mardi matin, l’entrée de la clinique l’Angelus (7e). Les salariés de l’établissement de soins privé, logé à deux pas de la Bonne Mère, sont venus porter deux revendications claires : l’augmentation de leur salaire, pour la plupart inférieurs à ceux proposés dans le public, et le renforcement des équipes. « On demande juste les moyens de faire notre métier, s’indigne Christopher Adou, infirmier représentant du personnel. On est sous-payés. Lorsqu’on réclame plus à nos supérieurs, ils nous disent que ce n’est pas possible. Pourtant, l’établissement a réalisé un bénéfice de 1,2 million d’euros l’an passé, sachant que nous sommes censés être une association à but non lucratif. » Pascal Luong, aide-soignant, lui aussi représentant du personnel, dresse le même constat : « On ne se sent ni écoutés ni reconnus. On a des patients de plus en plus lourds, de plus en plus dépendants et nous manquons de moyens par rapport à d’autres structures ».

    Les médecins en soutien

    Sur les quelque 80 salariés de la clinique, tous, ou presque, étaient en grève ce mardi d’après Pascal Luong, y compris ceux réquisitionnés pour assurer un service minimal de soins. L’ambition : former un bloc solidaire pour obtenir des avancées collectives. « Tous les médecins sont en grève en soutien à leurs soignants, c’est assez exceptionnel, note Aude Simon, docteure à la clinique depuis de nombreuses années. Nous voulons que les soignants soient bien traités, nous tenons à nos équipes ». De son côté, la direction assure comprendre les difficultés rencontrées par ses salariés, notamment en cette période « compliquée pour le pouvoir d’achat ». Elle assure cependant ne pas pouvoir engager de « mesures salariales collectives », faute de moyens et au regard des « capacités d’investissement à préserver » dans le cadre du projet d’acquisition de nouveaux locaux. Interrogé sur l’écart entre le plus bas et le plus haut salaire, qui avoisinerait les 14 000 euros selon Pascal Luong, Sylvain Renouf, directeur des opérations, dit ne « pas souhaiter commenter ». Reçus en fin de matinée, les salariés ont refusé une première proposition de leur direction, envisageant de revaloriser uniquement 13 salariés. « Notre réponse est ferme : c’est non, car nous voulons une revalorisation générale ». Les soignants donnent à leurs patrons jusqu’au 10 octobre pour obtenir une réponse, faute de quoi ils entameront une nouvelle grève.

  • Il travaille « bénévolement » pour sécuriser Fibre Excellence

    Il travaille « bénévolement » pour sécuriser Fibre Excellence

    « Si l’usine redémarre avec un investissement, je remettrai avec une immense joie un pied à l’étrier, assure Nicolas, mais là je ne sais plus où je vais », regrette-t-il dans un sentiment mêlé de colère, d’injustice et de dépit dans ces jours d’incertitude. Dénonçant « l’incurie » des liquidateurs, l’État a déclaré reprendre le contrôle du site Seveso vendredi 18 septembre, mais lundi 21, la Selas Egide et associés serrait encore ses griffes sur l’usine.

    La liquidation, un choc

    Opérateur de régénération sur la chaîne d’évaporation, Nicolas fait partie des huit derniers salariés de Fibre Excellence Provence qui veillent « bénévolement et en conscience » à la sécurité du site depuis qu’ils ont décidé, avec le syndicat CGT, de le réinvestir jeudi 17 septembre, afin d’« éviter une catastrophe pour l’usine, la ville et le Rhône ». Sécurité et rigueur sont des maîtres-mots chez ce jeune quadra. Titulaire d’un BEP tourneur-fraiseur, après avoir enchaîné les boulots en intérim il s’est lancé dans un bac pro en chimie à 38 ans. Dans ce gigantesque labyrinthe de conduits et de machines, « il y a une méthodologie stricte. On se forme sur le long terme sur la chaîne de production et on est amené à toute la connaître ». Dans ce travail d’équipe en 5/8, Nicolas n’était encore affecté « qu’à un poste. Les plus anciens en gèrent plusieurs car on est amené à tourner. Et à évoluer, devenir coordinateur, chef d’orchestre d’une importante supervision ».

    « C’est un site où on se donne corps et âme pour que ça tourne, sachant que sur cette grande chaîne, il suffit d’une unité à l’arrêt pour que tout bloque », explique-t-il avec passion. Un travail d’alchimiste où il contrôle les résidus concentrés dans la chaudière qui alimente l’usine en vapeur, « car on est quasiment autonome en électricité », précise-t-il, fier de faire battre le cœur du site. Ce CDI, « c’était une super opportunité et ça m’a permis d’obtenir un prêt immobilier ». Il s’y est lancé avec toute son énergie, conscient des difficultés de l’usine car « ça fait 20 ans qu’on entend que ça va fermer, mais Fibre, c’est une survivante, l’emblème de Tarascon ». Alors quand la liquidation a été prononcée, « ça a été un choc. Pour tous. On a mis du temps à réaliser ».

    Une situation ubuesque

    Avec ses collègues, ils ont « tout surmonté, les hauts et les bas, les mois d’attente avec l’espoir d’un redémarrage pour les 270 salariés, et pour les 5 000 induits… ». Mais « l’insupportable, ça a été la condescendante affichée d’Alexis Brenac avec les salariés », un des co-mandataires judiciaires. « Son rire narquois devant les collègues inquiets, ses tentatives d’intimidations, ses menaces jusque sur nos familles, c’est ce qui m’a décidé à réinvestir l’usine jeudi ». Car ils vivent une situation « ubuesque, même l’État n’arrive pas à l’arrêter, c’est l’enfer. Avec Realtec venu pour dépecer, c’est le bras de fer chaque jour pour éviter les catastrophes, il y a eu les fuites de liqueurs noires, ils ont bousillé les enzymes de l’aérateur, dernière porte de sortie des effluents avant le Rhône, ils bloquent le droit au chômage… ». Vendredi, l’annonce du ministre délégué ressemblait à un souffle, « mais lundi, quand j’ai vu les liquidateurs sur le site, ça m’a fusillé », lâche-t-il, avouant être ce mardi, « incapable de se projeter ».

    L’Ademe, maître officiel à bord

    Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône, a publié ce 22 septembre deux arrêtés concernant le site de Fibre Excellence Provence. La mise en sécurité de l’usine est confiée à l’Agence de la transition écologique (Ademe) pour une durée de 24 mois qui réalisera les travaux d’office à compter du 22 septembre, aux frais de la société représentée par ses liquidateurs.

  • La distribution de la presse en quête de ruissellement

    La distribution de la presse en quête de ruissellement

    « Des aides, 22,5 millions d’euros tous les ans, sont prévues pour la distribution de la presse mais elles n’arrivent pas au distributeur de presse que nous sommes ! » Devant la direction régionale des Finances publiques à Marseille, ce mardi, Nicolas Guglielmacci, responsable transport de la CPMM dépeint une situation pour le moins ubuesque.

    Car depuis que les petites mains marseillaises de la distribution de la presse ont repris l’activité de l’entreprise Sad, ancienne filiale de la messagerie de presse Presstalis, via la coopérative CPMM, c’est une lutte quotidienne pour assurer le pluralisme dans la région. « Ça fait 5 ans, suite à la liquidation de Presstalis, que notre coopérative et ses salariés se relèvent les manches et distribuent de la presse dans les Bouches-du-Rhône, du Var et une partie du Vaucluse. Mais aujourd’hui, la situation de la filière ne permet plus à la coopérative de se projeter dans l’avenir », campe Jonathan di Ruocco, adjoint de direction à la CPMM.

    Une question de survie

    de la filière

    Cette fois, c’est par la case Trésor public que passent les travailleurs, avec la volonté de mettre l’État et ses services face à leurs responsabilités. « On ne demande pas de l’argent supplémentaire, on demande le bon fléchage des aides existantes. Les aides publiques à la distribution de la presse étaient de 18 millions en 2025, elles sont passées à 22,5 millions cette année mais on n’a toujours rien ! », dénonce Nicolas Guglielmacci. Avant que Jonathan di Ruocco abonde : « Elles sont censées aider les acteurs de la filière à supporter les surcoûts de la distribution, comme l’augmentation de l’essence et des coûts de l’énergie. »

    Problème : elles restent bloquées à l’étage du dessus dans la pyramide du ruissellement. « Elles sont données directement aux éditeurs de presse, qui contrôlent les messageries pour lesquelles nous sommes prestataires. Elles n’arrivent pas jusqu’à nous et ne servent pas l’outil de distribution », développe l’adjoint de direction.

    D’où le coup de pression à l’adresse des Finances publiques. Alors que le prochain budget de l’État arrive sous peu en débat au Parlement, il y a urgence pour les salariés de la CPMM. « Dans le nouveau budget, les aides à la presse doivent être fléchées clairement, il faut que les aides à la distribution arrivent bien jusqu’aux principaux concernés », martèle Nicolas Guglielmacci.

    Plus qu’une question de juste redistribution, c’est une question de survie économique pour la CPMM, maillon essentiel de la filière. « On ne peut pas répercuter l’augmentation des coûts : nos prix sont fixés par les éditeurs à travers les messageries. On a donc des coûts fixes mais on n’a aucune possibilité d’augmenter la rémunération », pointe Nicolas Gugliemacci.

    De là à mettre en danger toute une filière ? Rappelons que lors de la liquidation de la Sad, c’est toute une partie de la région qui avait été privée de distribution de presse pendant plusieurs mois. « Sans nous, il n’y a pas de système de distribution et les diffuseurs, comme les kiosques, ne seront pas distribués, ce qui est assez dangereux pour l’emploi mais aussi le pluralisme en année d’élection présidentielle », conclut le syndicaliste. À bon entendeur…

  • Une réduction d’effectifs du projet Iter fait des remous

    Une réduction d’effectifs du projet Iter fait des remous

    à Saint-Paul-lez-Durance, au nord d’Aix, Iter, projet international de recherche en fusion nucléaire prend forme. Mais le projet international vient de réduire ses effectifs. L’information a été dévoilée par La Provence. Ces départs font suite à une décision du Conseil Iter, tenu en juin, durant laquelle l’Organisation Iter (OI) « a mis en œuvre une réduction ciblée de ses effectifs dans le cadre de mesures plus larges de réduction des coûts », avant de préciser que « plusieurs mesures ont été prises en amont afin de limiter l’impact sur les membres du personnel directement employés. Des mesures de maîtrise des coûts ont également été appliquées aux prestataires externes ainsi qu’à d’autres formes de soutien externe. Le Comité du personnel d’Iter a été consulté et un dispositif de départ volontaire a été proposé (…) » Selon Iter, les « réductions d’effectif non-volontaires » concernent environ 3,5% de ses effectifs, sans compter les contrats non renouvelés. À noter que 1 100 personnes sont directement employées par l’organisation sur le site de St-Paul-lez-Durance. Celle-ci réaffirme également que ces « mesures récentes ont été prises dans le contexte de la situation financière et de trésorerie globale du projet » et que « tous les membres d’Iter ont réaffirmé leur soutien au projet. »

    « Préoccupations »

    Elle n’estime pas non plus que les licenciements ne modifient « le calendrier global de la Baseline 2024, notamment le démarrage des opérations de recherche prévu en 2034. » Sans avoir pu joindre de personnel concerné par ces licenciements, une longue note d’intention des membres du personnel de la Commission et de Fusion for Energy (F4E), organisation en charge de gérer la contribution de l’Union Européenne au projet Iter, adressée à Pietro Barabaschi, directeur général de l’OI et Jan Panek, chef de la délégation européenne auprès du Conseil Iter, ces derniers s’inquiètent. Et soulignent les « préoccupations » que ces mesures pourraient avoir sur le personnel et appellent à « ouvrir un dialogue avec les autorités compétentes ». Parmi les interrogations soulevées dans cette note, « la décision prise par le Conseil Iter en juin 2026 de ramener de neuf à trois mois le délai de notification applicable aux contrats concernés », jugée « particulièrement préoccupante », et « une dégradation de la protection de l’emploi au sein d’une organisation dans laquelle l’Union joue un rôle central ». Et de dénoncer « une référence répétée », dans un message adressé au personnel « à l’éventuelle ouverture de procédures disciplinaires » en cas de divulgation de « circonstances entourant leur licenciement ». Globalement, une procédure trop rapide, peu transparente. Qui interroge également la justification financière des licenciements.

  • Le drapeau confédéré déployé pour l’American day à Simiane-Collongue

    Le drapeau confédéré déployé pour l’American day à Simiane-Collongue

    Du cuir, des grosses cylindrées et des bannières étoilées. Les États-Unis étaient à l’honneur, ce samedi, sur le complexe sportif de Simiane-Collongue, à l’occasion de l’American day organisé par les associations Bikers 100 P et Hors Limites. Au menu de l’événement, run de motos caritatif sous les fumigènes, rassemblement de voitures américaines, défilés de pin-up, concerts. Et à l’entrée, devant les bolides garés, une immense bannière confédérée déployée.

    Le drapeau des sudistes pendant la guerre de Sécession états-unienne ne semble pas choquer : l’élue déléguée à la communication et aux commerces en partage les photos sur les réseaux sociaux au milieu des images de l’événement, qui a rassemblé plus de 700 personnes, selon les organisateurs. On y voit même le chef de la police municipale poser tout sourire devant, le véhicule sérigraphié garé auprès de la bannière rouge barrée de la croix bleue étoilée. Loin de la charge symbolique du drapeau.

    C’est que l’étendard du Sud esclavagiste puis ségrégationniste, encore brandi comme symbole d’indépendance face à Washington, est surtout une marque de ralliement des mouvements suprémacistes aux États-Unis aussi bien que dans le reste du monde. À tel point que l’État de Caroline du Sud l’a retiré de ses bâtiments en 2015 après la tuerie raciste de Charleston, le Mississippi en 2020 après les manifestations antiracistes qui ont suivi la mort de George Floyd, en même temps que l’armée états-unienne le bannissait de ses bases. « Cela peut choquer peut-être, reconnaît l’organisateur, Alain Courbet. Mais nous l’avons mis comme ça, nous n’avons pas fait le rapprochement ! Nous n’avons mis les drapeaux que pour décorer. » Et le motard de jurer : « Pour nous, il n’y avait aucune arrière-pensée, rien du tout ! »

    Le maire « pas choqué »

    Présent à l’événement, le maire (LR) de la commune, Philippe Ardhuin, relativise lui aussi le symbole. « Je l’ai aperçu, mais ça ne m’a pas du tout choqué, partage-t-il. Ce n’est ni du racisme, ni sécessionniste, cela fait partie de leur histoire. » Une identité partagée par les bikers, plus présents dans le Sud, qu’il réduit à une « décoration ». Et de tenter la comparaison : « C’est vieux d’un siècle et demi. Si vous avez une fleur de lys, cela ne veut pas forcément dire que vous êtes anti-républicains ou royaliste. »

    Motard revendiqué lui aussi, le président (Ren.) de Région et candidat aux sénatoriales, Renaud Muselier, était présent à l’événement. Mais promet qu’il n’a pas vu la bannière installée à l’entrée. « Ce symbole, associé à une histoire de racisme et de ségrégation, n’a évidemment pas sa place dans un tel événement, indique la collectivité. Il est à l’opposé des convictions de Renaud Muselier et des valeurs de fraternité, de liberté et de partage qui doivent prévaloir dans ce type de rassemblement. »

  • À La Ciotat, le tour de passe-passe permet aux transats d’échapper à l’astreinte

    À La Ciotat, le tour de passe-passe permet aux transats d’échapper à l’astreinte

    Pour la troisième fois depuis le début de l’été, les transats de La Ciotat se retrouvaient devant le tribunal administratif de Marseille, ce lundi. Un mois après la décision ordonnant aux restaurateurs de la Vague et KS13 de les retirer de la grande plage, dès le 27 août, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) réclamait de liquider une astreinte de 50 000 euros. Les agents de l’État avaient en effet constaté à cinq reprises la présence des matelas sur le sable.

    « La défenderesse dit ce qu’elle fait et fait ce qu’elle dit », ironisait le représentant de la préfecture. La restauratrice avait en effet annoncé publiquement un nouveau service de location de matelas, faute de pouvoir les installer directement elle-même sur la plage. En stockant désormais son matériel sur sa propre terrasse, comme le confirmait son conseil, Me Benoît Jorion. Un changement suffisant pour le juge, les autres baigneurs pouvant désormais étendre leur serviette sur la zone qui était illégalement privatisée. « L’ordonnance demandait la libération du domaine public, là, le domaine public est libéré », résumait ainsi le juge administratif. « On a un enjeu important dans cette décision, la facilité par laquelle on pourrait contourner par ce subterfuge les enjeux d’occupation du domaine public », s’inquiétait le représentant de la DDTM, alors que la préfecture avait confisqué, fin juin, plus de 300 transats avant de les restituer.

    En face, Me Benoît Jorion moque le constat des agents avec « un transat qui se bat en duel tout seul » et commence à parler d’acharnement de l’État. « On a des agents qui font leur travail », coupe le juge, qui promet une décision rapide.