Tag: Bouches-du-Rhône

  • Un plan pour relancer Fibre Excellence

    Un plan pour relancer Fibre Excellence

    « Il y a un projet viable avec un investissement à hauteur de 30 millions d’euros pour le redémarrage car aujourd’hui l’outil est fonctionnel », défend François Batista, secrétaire général de l’UD CGT 13, sur le parking devant l’usine où une vingtaine de salariés et leurs syndicats CGT et FO étaient réunis en assemblée générale. « Mais il y a urgence à agir », insistent les salariés de plus en plus inquiets de voir chaque jour les employés de la société Realtec vider leur usine de toute sorte de matériels et convaincus que les liquidateurs « veulent rendre le site inutilisable ».

    Dans un 8e arrêté depuis début septembre, pris le 22 septembre, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski précisait bien que les mandataires devaient avoir quitté le terrain pour laisser l’Ademe prendre le relais sur la mise en sécurité du site au 1er octobre. En attendant, ces derniers accélèrent la cadence. Ce mercredi 23 septembre, c’est le piquet de grève des salariés qui a été dégagé, les réfrigérateurs jetés dans l’herbe à l’entrée du site, alors que des ex-salariés de Fibre Excellence continuent gracieusement à veiller au bon fonctionnement de l’outil industriel pour éviter tout accident. « Les câblages en cuivre, l’outillage, on assiste chaque jour à un nouveau pillage, alors que leur mission c’était d’enlever les produits dangereux et les 18 000 tonnes de bois », dénonce le secrétaire général de l’UD CGT 13, qui ne se privera pas de déposer une plainte pour le vol du matériel du CSE, a priori sans danger ni pour l’environnement, ni pour la population.

    Déterminés à défendre leur projet pour la viabilité du site et de toute la filière bois et papeterie, les deux syndicats CGT et FO faisaient le point avec une poignée d’ouvriers. « Là où les autres projets ont pataugé, c’est qu’ils étaient suspendus au prix du kwh, alors qu’on n’en a pas besoin », plaide le syndicaliste. « Le nouveau projet s’appuie sur la réduction des coûts des matières premières et la qualité de la pâte, détaille Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT Fibre Excellence, moins de matière première et plus de tonnage car on travaille sur la valorisation des déchets. » Adrian Arcangeli, délégué syndical FO Fibre Excellence, précise : « Nous nous nous intégrons dans la filière du recyclage et comme la loi impose aux marchands de barquettes de changer de produits, nous proposons du made in France. »

    Un silence institutionnel

    Les salariés sont abasourdis par le « silence institutionnel » autour de l’avenir de Fibre Excellence à Tarascon. A contrario de la présidente socialiste de la Région Occitanie, Carole Delga, qui s’est engagée financièrement et dans la recherche de repreneurs pour le site de Saint-Gaudens, le président (Ren.) Renaud Muselier de la région Sud montre peu d’empressement à se porter au secours de l’usine de Tarascon, certes située aux confins de Paca. Interpellé par les salariés sur son niveau d’engagement, « il ne nous a pas encore fixé de rendez-vous, mais la Région aurait un projet sur le site, qui ne serait pas de la production de pâte à papier. Et on sait que la position stratégique de l’usine intéresse les groupes logistiques », craint Jean-Michel Bulinge.

    Leur tendre l’oreille serait pourtant intéressant. Alors que le nombre d’usines de production de papier en Europe est passé de 296 unités de production en 1991 à 129 aujourd’hui, un seuil critique est atteint. De quoi aggraver la dépendance aux importations. Un abandon du site de Tarascon menacerait une capacité stratégique dans la filière bois-papeterie, soit la mise en danger de près de 5 000 salariés induits. La filière du recyclage bois représente également un gisement de valorisation des déchets qui alimente 71% de l’industrie papetière. Et à Tarascon, les 180 millions d’euros d’investissements auraient juste été un coup d’épée dans l’eau ?

  • Une bataille pour l’avenir de l’industrie

    Une bataille pour l’avenir de l’industrie

    Le combat des travailleurs et de leurs syndicats pour l’avenir industriel du site Fibre Excellence de Tarascon, liquidé brutalement le 30 juillet, est exemplaire.

    Profondément attachés à leur outil de travail, leur savoir-faire et à ce métier de fabrication de pâte à papier, ces femmes et ces hommes, jetés comme des malpropres au nom de l’inique loi du profit, sont en train de sauver l’essentiel. À savoir un possible (et souhaitable) avenir pour l’activité industrielle dans un département, les Bouches-du-Rhône, blessé par des décennies de désindustrialisation.

    Des usines ici c’est préserver l’environnement

    Leur lutte n’est pas strictement locale. Comme l’a souligné dans nos colonnes la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, l’usine de Tarascon « produit 40% de la pâte à papier française. L’arrêter, c’est se mettre en situation de dépendance et augmenter encore nos importations ».

    Contrairement à l’idée fausse qui oppose « fin de mois » et « fin du monde », le maintien et le développement de l’emploi industriel, ici, permet de préserver l’environnement à condition de respecter les travailleurs, les habitants, et d’assurer pour cela toutes les mesures de sécurité. Cela oblige à un bras de fer permanent.

    Autre donnée importante de l’équation sur l’avenir de l’unique producteur français de pâte à papier, l’autre usine Fibre Excellence. Implantée en Haute-Garonne sur la commune de Saint-Gaudens, elle est en passe d’être maintenue et développée grâce à un projet de reprise. Dans ce dossier, les outils de la Région Occitanie, collectivité gérée par la gauche, sont moteurs pour fédérer les industriels et mettre le gouvernement devant ses responsabilités. Cela s’appelle avoir le sens de l’intérêt général.

  • Quand le Crédit Mutuel de La Ciotat fait peau neuve

    Quand le Crédit Mutuel de La Ciotat fait peau neuve

    Pas de double sas à l’entrée, juste une porte, un peu lourde pour pénétrer dans l’agence bancaire située, rue Bouronne. Puis un premier espace doté d’automates donnant sur le bureau de réception, savamment éclairée, et des « salons », pour les rendez-vous avec les clients. « Les conseillers n’ont plus de bureau attitré », indique d’emblée Emmanuelle Ragoni, la directrice de l’agence à l’occasion de cette semaine « portes ouvertes » mise en place pour présenter les nouveaux locaux aux clients et sociétaires. Forcément, « on avait de l’appréhension lors des travaux », confie Christelle Auvré, l’une des conseillères de l’agence.

    Des aménagements « cosy »

    Le personnel travaille désormais dans un vaste « espace collaboratif ». « Plus de photos de famille sur le bureau, on le rend le soir comme on l’a trouvé le matin ! », décrit sa collègue, Caroline Chauvel. Après quelques mois de pratique, le bilan semble positif : « on ne se retrouve plus seul, cela permet d’échanger, de partager des pratiques, de voir ce que font les autres, comment ils travaillent », décrivent les deux conseillères. Les rencontres avec les clients se déroulent dans lesdits salons de différents formats, selon. Une petite révolution dans le monde feutré de la banque qui a été globalement « très bien accueillie » par l’équipe, et témoigne « de métiers en pleine évolution », souligne la directrice de l’établissement.

    Le Crédit Mutuel Méditerranée regroupe les agences de La Ciotat et de Saint-Cyr et une quinzaine de collaborateurs pour plus de 9 500 clients sur l’ensemble de la zone dont près de 8 000 particuliers, 1 200 professionnels et quelque 500 associations. L’agence de La Ciotat est un site « pilote », dans le Sud, concernant ces aménagements et ces nouvelles pratiques professionnelles.

  • À Aix-en-Provence, Rocher Mistral condamné à des amendes et des travaux

    À Aix-en-Provence, Rocher Mistral condamné à des amendes et des travaux

    Le feuilleton judiciaire se poursuit depuis 2021, année du lancement du parc d’attractions Rocher Mistral. Propriétaire du château de La Barben, Vianney d’Alançon y développe, avec sa société (SAS) Rocher Mistral, un projet qui suscite de nombreuses polémiques et mobilise autant ses défenseurs que ses opposants.

    Ce millefeuille judiciaire avait connu un premier jugement en novembre 2023. À l’issue de cette décision, le tribunal avait ordonné à la société et à Vianney d’Alançon de remettre en état plusieurs aménagements du parc, dont certains avaient été réalisés avant l’obtention des autorisations nécessaires.

    La SAS Rocher Mistral et Vianney d’Alançon avaient par ailleurs été condamnés à des amendes avec sursis de 70 000 et 20 000 euros, mais relaxés concernant les atteintes à l’habitat d’une colonie de murins à oreilles échancrées, un volet du dossier défendu par France Nature Environnement (FNE 13).

    En février dernier, l’affaire revenait devant la cour d’appel. Après sept heures d’audience, l’avocat général avait reconnu l’atteinte portée aux murins, mais aussi un début de remise en l’état du site, effectuée entre 2024 et 2026. Pas de quoi, pour autant, effacer l’infraction de départ aux yeux de l’avocat général, qui demandait d’entrer « en voie de condamnation » au sujet des constructions illégales. Initialement attendu le 8 avril, le délibéré n’a finalement été rendu que ce mercredi. Résultat : des amendes revues à la baisse, mais cette fois sans sursis.

    Un an pour tout corriger

    La SAS Rocher Mistral et le propriétaire sont respectivement condamnés à 50 000 et 5 000 euros d’amende ferme. Dans son arrêt, la cour explique vouloir « préserver un avenir possible au Rocher Mistral, mais repensé dans le strict respect des lois applicables » et rétablir l’autorité « des services de l’état, sérieusement bafoués dans ce dossier ». L’entrepreneur et sa société disposent également de douze mois pour remettre en état plusieurs secteurs du parc d’attractions, notamment les galeries, l’espace d’accueil et la guinguette. Chaque jour de retard entraînera une astreinte de 150 euros.

    La cour d’appel reconnaît aussi le fait « d’avoir détruit l’habitat du murin à oreilles échancrées », selon le conseil de la FNE13, Me Mathieu Victoria. Il regrette néanmoins « l’absence d’obligation de remise en l’état » de leur espace d’habitation et l’absence d’un préjudice écologique. L’avocat souligne tout de même la condamnation d’une entreprise « coupable d’avoir détruit une espèce protégée pour son activité économique ».

    « En résumé, sous réserve d’une lecture attentive de l’arrêt, on peut considérer qu’il y a contradiction à dire qu’on veut préserver l’avenir de Rocher Mistral, en lui laissant des parkings, mais pour des visiteurs qui viendront voir quoi ? », réagit Me Bruno Rebstock, avocat de Rocher Mistral. Il ajoute : « C’est une déception. Nous avons longuement plaidé à juste titre et de manière légitime qu’il y a deux manières de voir le patrimoine. Soit on laisse les pierres rouler les unes sur les autres doucement au fil des années, la mousse pousser (…), soit, parce que l’état et les collectivités locales – faute de moyens – se désengagent de l’entretien de ce patrimoine, et c’est donc le domaine privé qui a la charge de le faire vivre ». S’il estime qu’une « analyse plus fine » de l’arrêt reste nécessaire, Me Rebstock considère que « de toute évidence, cela met en péril l’équilibre économique de ce projet ».

    Chacune des parties se réserve la possibilité de saisir la Cour de cassation.

  • [Exclusif] Benoît Payan va rencontrer le pape Léon XIV vendredi

    [Exclusif] Benoît Payan va rencontrer le pape Léon XIV vendredi

    Trois ans après la visite du pape François à Marseille, c’est à Paris que Benoît Payan rencontrera son successeur, à l’occasion du déplacement du pape Léon XIV en France. Convié par la présidence de la République avec le maire (PS) de Paris Emmanuel Grégoire, il participera à la rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique organisée à l’Élysée, vendredi matin.

    « Nous connaissons les liens forts qui ont été créés entre Marseille et le pape lors de la venue de son prédécesseur en 2023 », explique-t-on dans l’entourage du maire, en se disant « très honorés » de l’invitation. Et de rappeler le rôle important joué par le cardinal Jean-Marc Aveline.

    «Je le connais un peu, il a été mon patron pendant deux ans, témoignait ce mercredi matin, sur France Inter, l’archevêque de Marseille, à l’origine de cette visite en France. Quand je lui ai proposé, c’était oui, mais il fallait trouver la date, c’était plus compliqué ». C’est alors qu’il se rendait à l’aéroport pour revenir à Marseille qu’il a appris que le pape acceptait, après l’annulation d’un voyage. « Ce jour-là, je m’en souviens, j’avais gardé 24 heures de silence total pour prendre la mesure intérieure de cette nouvelle et de tout ce qu’elle permettrait », partageait le cardinal.

  • Un policier accusé d’aviser un rooftop d’une descente

    Un policier accusé d’aviser un rooftop d’une descente

    Un policier de la BAC Sud de Marseille comparaissait mardi pour violation du secret professionnel, détournement de fichier à des fins privées et une poursuite rarement utilisée de prise de mesure suivie d’effet pour faire échec à la loi. Le parquet a requis 15 mois de prison avec sursis, 5 ans d’interdiction d’exercer toute fonction dans la police.

    Alexis C., 47 ans, brigadier-chef à la BAC Sud de Marseille, nie avoir informé son ami Loïc D., 45 ans, responsable de la sécurité du rooftop le Limone à La Ciotat, de l’arrivée le 26 juillet 2025 d’inspecteurs de l’Urssaf et de policiers pour contrôler les contrats de travail des employés de l’établissement de nuit ouvert sur le toit terrasse du cinéma CGR.

    Ce n’était pas le premier contrôle de l’Urssaf ainsi planté. En juin, des opérations avaient été mises en échec à Marseille par des fuites. Le Pop Club à Vaufrèges où travaille aussi Loïc D. avait fermé 30 minutes avant l’arrivée de la patrouille. L’enquête de l’IGPN a révélé des échanges nourris entre les deux prévenus, très amis. Tatoués sur les doigts et jusque sur le crâne, ils fréquentent le même club de motards.

    Sur les téléphones saisis, les messages s’enchaînent : 22h23, le policier qui est en repos envoie un texto « répond urgent » car Loïc n’a pas décroché à l’appel WhatsApp. 22h24, les deux amis se parlent 20 secondes. 22h25, le chef de la sécurité envoie deux textos à ses patrons : « Urssaf part de Marseille pour contrôle Limone » – « Tu es sûr ? » – « Mon pote m’a appelé pour m’avertir » – « Il faut mettre les agents de sécu à l’abri. Que ceux qui n’ont pas de contrats se mettent à couvert » ordonne le patron. Loïc contacte aussi des potes militaires « ils vous ont pas grillé en videurs ? »

    « Je ne suis pas avisé de ce contrôle et je ne vois pas par quel moyen je peux l’être. Je suis ciblé particulièrement car je suis l’ami de Loïc, mais cette année, plusieurs policiers ont été contrôlés travaillant dans des établissements de nuit », réfute le policier muté en police secours. Pour lui, la concomitance du contrôle et des SMS, « c’est un concours de malchance ».

    « C’est une fille sur le parking qui m’a prévenu » assure Loïc D., très défavorablement connu avec 7 mentions au casier et contre lequel 9 mois ferme sous bracelet sont requis. L’ambulancier ultra-tatoué était sorti d’un an de prison en août 2024 pour des violences conjugales en récidive. Il admet avoir « beaucoup de contacts policiers dans [s]on téléphone ». Pour l’ambiance, c’est l’ex-leader de Blood and Honour Hexagone (BHH), un groupuscule néonazi dissout par Emmanuel Macron en juillet 2019.

    « Tous les deux, vous échangez régulièrement sur un contrôle de police pouvant avoir lieu. Le 14 février 2025, il y a ce SMS d’Alexis qui vous écrit “fais gaffe ce week-end je ne bosse pas” » note la juge. Le policier avance une autre explication, protectrice : « Avec les règlements de compte au Miami [4 morts en mai et août 2023, à la Valentine], j’ai des raisons de l’avertir. J’assure la sécurité de tout le monde, des boîtes, des commerces de nuit, des prostituées aussi. Je sais, ça peut faire un peu Batman d’avertir un ami que je ne travaille pas ».

    Pour le procureur Mathieu Vernaudon, « la chronologie est imparable sur l’origine de la fuite même si on n’a pas identifié d’où le policier tenait l’info. Cette téléphonie indiscutable est corroborée par une source anonyme du commissaire divisionnaire de La Ciotat ».

    « C’est un bon policier qui a toujours été exemplaire. Il a quelques fois fait passer son amitié en premier. Les fuites pourraient venir d’autres policiers pouvant faire des gâches dans ce genre d’établissement » a plaidé Me Pierre Gassend. Sur le fouinage dans un fichier d’État, « il y a pléthore de policiers qui abusent. Ne soyons pas hypocrites c’est une pratique courante ». Délibéré le 16 octobre.

  • À La Ciotat, le voilier toujours tanqué

    À La Ciotat, le voilier toujours tanqué

    Quant à l’enlèvement du voilier qui gît aujourd’hui sur le flanc, le « dossier » est entre les mains des services de l’État et notamment de la DDTM
    « avec lesquels la ville est en lien régulier concernant la procédure engagée », précise la Mairie. Patience et longueur de temps…

  • Des pompiers satisfaits de l’échange avec le préfet

    Des pompiers satisfaits de l’échange avec le préfet

    Après près de deux heures d’échanges intenses avec le représentant de l’État, quelques sapeurs-pompiers sont ressortis rassurés. Un mouvement de grève a été lancé le 8 septembre par l’ensemble des organisations syndicales de la profession. Pour le syndicat autonome des employés (SAE 13) du service départemental d’incendie et de secours (Sdis), il était essentiel de faire remonter plusieurs difficultés, notamment le manque d’effectifs et la forte sollicitation des sapeurs-pompiers volontaires.

    Cyril Bardo, vice-président du syndicat autonome des employés du 10-13 et pompier, déplore l’état global de la profession : « On observe que le financement des services d’incendie n’est pas suffisant. Il y a un fort manque de personnel, en quelque sorte la protection civile et les services d’incendies sont les parents pauvres de l’état. Il faut que le préfet prenne en considération la problématique et qu’il le fasse remonter au plus haut niveau étatique. » Une rencontre qui aura permis de faire remonter différents problèmes.

    « Étonné de beaucoup

    de choses »

    Présent à l’entrevue, Pierre Davisseau, président du SAE 13, se dit confiant pour la suite : « Il a entendu toutes les recommandations qu’on avait au niveau national et départemental. D’ailleurs, en rédigeant la synthèse qui sera envoyée au cabinet du ministre dans les prochains jours, il a été étonné de beaucoup de choses. Nous sommes satisfaits de l’échange, il a compris qu’on n’était pas là pour soutirer des sous, on veut pérenniser ce qu’on peut et faire les emplois statuaires pour compléter les gardes ».

  • La fraternité comme terreau de la fête des retraités de la CGT à Fabrégoules

    La fraternité comme terreau de la fête des retraités de la CGT à Fabrégoules

    Dans un contexte politique et économique qui soulève de nombreuses préoccupations, la fête a été conçue comme un compromis pertinent entre convivialité et réflexion militante. On retrouve au programme de la journée des débats, des expositions autour de la CGT et du Front Populaire mais aussi un repas prévu avec tous les militants ainsi que diverses animations dans une ambiance solidaire.

    L’évènement sera aussi l’occasion d’exprimer des revendications politiques. « C’est un moment de lutte sociale autant qu’un moment festif », explique Josette Biancheri, secrétaire générale adjointe de l’USR-CGT 13. Le thème de cette 20e Fête des retraités CGT est en effet « pas de Paix sans Progrès Social, pas de Progrès Social sans la Paix ». « Dans un contexte de conflit, aucun progrès social n’est possible, de l’argent pour le progrès social, pas pour la guerre », développe-t-elle.

    Un évènement militant dans un lieu d’exception

    Fabrégoules, lieu emblématique de la Fête depuis sa première édition, a en effet été choisi pour le symbole de lutte syndicale qu’il représente. Il y a 100 ans, les syndicalistes traminots de la CGT obtiennent le versement par leur employeur d’un supplément de prime dans le but de créer une maison de repos, qui servira finalement à financer l’acquisition de Fabrégoules.

    Etienne Devillard Lacordaire

  • Face à une baisse de moyens, l’Atelier de la langue française appelle aux dons

    Face à une baisse de moyens, l’Atelier de la langue française appelle aux dons

    Parmi les structures impactées par le non-vote du budget de la Métropole, l’Atelier de la langue française. Sur le territoire, l’association, montée il y a treize ans par une équipe de six étudiants, est notamment connue pour l’organisation du prestigieux Festival de l’éloquence, tenu aux alentours du mois de mai. L’annonce, pour elle, est abrupte : plus aucune subvention de la part de la Métropole cette année 2026, soit une coupe de 110 000 euros, au total, pour l’Atelier. Précisément, moins 80 000 euros versés par la Métropole et, par « rebond », moins 30 000 euros normalement versés par la Ville. Les équipes de l’Atelier s’attendent aussi à ce qu’aucune subvention ne leur soit versée pour l’année 2027. « Pour assumer une telle baisse alors qu’on est en fin d’année, c’est très compliqué. On freine tout. On va passer une partie des équipes en chômage partiel, on se débrouille comme on peut pour que ça ne coule pas mais on n’est pas magiciens », se désole Gislain Prades, secrétaire général de l’Atelier de la langue française. L’association est aussi contrainte de déménager, dans les mois à venir et de réduire ses déplacements. Pour poursuivre leurs diverses missions sociales, qui s’étendent au-delà du festival, l’Atelier de la langue française lance également un appel aux dons. Pour ce faire, un lien est accessible via le site de l’Atelier.