Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le conseil municipal de Port-Saint-Louis-du-Rhône donne son feu vert au projet Mistral

    Le conseil municipal de Port-Saint-Louis-du-Rhône donne son feu vert au projet Mistral

    La route qui mène à Port-Saint-Louis-du-Rhône passe irrémédiablement devant l’aciérie. Ce lundi 21 septembre, lors du conseil municipal, les élus ont voté un avis favorable au projet « Mistral » de Marcegaglia, qui fait l’objet d’une demande de permis de construire déposée sur la commune de Fos-sur-Mer et qui est actuellement soumis à évaluation environnementale.

    Le groupe italien, repreneur d’Ascometal en 2024, investit 1,2 milliard d’euros pour bâtir une usine qui doit produire plus de 2 millions de tonnes d’acier bas carbone à partir de 2029, et moderniser l’outil existant. Ces nouvelles installations permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% par rapport à une production en cycle complet et de créer 700 emplois directs.

    Si les conseillers municipaux sont enthousiastes, ils prescrivent à la société de « favoriser les transports ferroviaires, maritimes et fluviaux afin de minimiser son impact sur le trafic routier », et d’inciter ses salariés à utiliser « les transports en commun ou le covoiturage ». Ils demandent également à ce que les infrastructures routières soient « mises à niveau par les autorités compétentes afin d’accueillir les nouvelles activités de la zone industrialo-portuaire ». Sur ce point, le grand port maritime prévoit d’aménager une nouvelle desserte avec un accès au site en parallèle de la voie existante connectée à la RD268. La réindustrialisation devrait donc bientôt se concrétiser à proximité de Port-Saint-Louis-du-Rhône, mais aussi à l’intérieur de la commune.

    Le foncier valorisé

    Les conseillers municipaux ont voté la vente de deux parcelles d’une superficie totale de 4 304 m², situées Route de la Plage Napoléon, à Harmony Living Hospitality pour 400 000 euros en raison de « leur potentiel de valorisation », bien que leur valeur vénale ait été estimée à 89 800 euros. « Ce n’est pas regrettable de voir la valeur de notre foncier s’améliorer », souligne le maire (DVD) Martial Alvarez. La société prévoit d’y bâtir 30 logements individuels.

    Au-delà des touristes, ce sont les nouveaux travailleurs de la zone qui sont visés par ce projet. Martial Alvarez développe : « On sait déjà au niveau métropolitain que ça va être un défi d’accueillir des gens pour construire, puis des salariés. C’est la première fois qu’un prospect privé investit pour créer de l’hébergement dans un premier temps temporaire quand il y aura les chantiers de construction, puis à destination des cadres ou des collaborateurs des entreprises du coin qui ne resteront pas tout le temps sur site, ou en attendant qu’ils trouvent un logement pérenne ».

  • Les ouvriers de la presse devant les impôts à Marseille

    Les ouvriers de la presse devant les impôts à Marseille

    Nouvelle mobilisation pour les ouvriers de la distribution de la presse. Les salariés de la CPMM, coopérative ouvrière chargée de la distribution de la presse dans une partie de la région, se donnent rendez-vous ce mardi à 11h devant la Direction générale des finances publiques (DGFIP 13) à Marseille. « On demande à l’État le fléchage des aides à la presse, on ne réclame pas d’avoir plus d’aides mais qu’elles soient bien allouées aux concernés », explique Nicolas Guglielmacci, responsable transport de la CPMM et syndicaliste CGT. En clair, cette mobilisation s’inscrit dans le combat de longue haleine pour consolider le modèle économique de l’entreprise qui « assure des missions de service public et le pluralisme de la presse ». Et après de précédentes interpellations, notamment en direction du ministère de la Culture. « Le ministère nous a expliqué que c’était normal que les aides à la distribution n’arrivent pas jusqu’aux distributeurs… Ce sont donc des éditeurs de presse milliardaires qui captent les aides », rappelle Nicolas Gugliemacci.

    « L’emploi est menacé »

    Une justification qui ne passe pas. « Forcément, cette explication ne nous convient pas : l’outil de distribution, c’est nous, et nous ne touchons rien des 23 millions d’euros d’aides », dénonce Nicolas Guglielmacci. Face à cette absence de réponse sur le fond de la part du ministère de tutelle, la CPMM va donc s’adresser au Trésor public avec cette mobilisation. « Ce sont eux qui ont la prérogative de l’économie des entreprises. On va donc leur dire que le tissu économique, et l’emploi, est menacé parce que les aides de l’État ne vont pas où elles doivent aller », développe le syndicaliste.

    Et autant dire qu’entre l’inflation et la question du prix de l’essence, la CPMM fait face à une conjoncture plus que tendue. « Les aides ont été rallongées à cause de l’augmentation des coûts mais nous n’avons toujours rien », conclut Nicolas Gugliemacci. Raison de plus d’aller toquer à la porte des impôts.

  • Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Palestine, Ukraine, Iran, Liban, Soudan… Selon l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), 65 conflits ont été recensés dans 35 pays en 2025, soit le nombre le plus élevé depuis 1946. Un contexte qui ne peut que renforcer l’importance de la marche qui s’est tenue ce lundi sur la Canebière, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, instaurée par l’ONU en 1981.

    « Si nous occupons la rue aujourd’hui, ce n’est pas pour une simple condamnation morale. C’est pour exiger la rupture définitive avec ce monde de barbares, s’est indigné Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix, en ouverture des discours. Nous devons arracher l’humanité à l’ère de la force, de l’exploitation et de la domination pour la faire entrer dans celle de la parole, de la coopération, de la solidarité et de la justice. »

    Au-delà d’un appel à un « cessez-le-feu général » et au respect systématique du droit international, c’est autour des piliers de la culture de la paix que se sont ensuite structurées les prises de parole, à commencer par l’éducation. « La culture de la paix (…) c’est aussi s’opposer aux discours de celles et ceux qui pensent que la guerre est inéluctable et que nous devons préparer nos enfants à aller sur le front, a rappelé en ce sens Nicolas, représentant de la SNUipp-FSU. C’est aussi promouvoir dans nos classes des pratiques pédagogiques coopératives (…), des espaces démocratiques qui permettent aux élèves de développer les compétences psychosociales nécessaires au comportement non violent. » L’égalité homme-femme, 5e des 8 piliers de la culture de paix, a elle aussi été abordée, le Collectif 13 Droits des femmes prenant soin de rappeler que « les femmes sont en première ligne de toutes les guerres ».

    Le budget de l’État français, qui prévoit pour l’heure une importante augmentation du montant alloué à la défense, a également été dénoncé. « Le projet de loi de finances pour 2027 du gouvernement prévoit une cure d’austérité d’une violence historique, s’est indigné la Fédération du Parti communiste des Bouches-du-Rhône. Mais l’argent public ne manque pas pour tout le monde. L’augmentation du budget des armées est maintenue ».

    Reste l’extrême droite, qui contribue à « l’escalade d’une violence toujours plus mortifère », et contre laquelle les participants appellent à se lever.

    ET AUSSI

    À Aubagne, défilé pour la paix

    Habitants, acteurs associatifs et élus se sont rassemblés dimanche matin à Aubagne pour défendre la paix, à la veille de la journée internationale lui étant dédiée. « Dans un contexte mondial complexe, ce rassemblement citoyen rappelle que la paix se bâtit chaque jour, au plus près du terrain, par le dialogue et la cohésion sociale », a noté la Ville. Un moment « fort d’échange et de mobilisation », s’est-elle félicitée.

    Aix-en-Provence, des rameaux pour la paix

    À l’entrée des Allées Provençales, la section locale du Parti Communiste s’est attelée à distribuer des rameaux d’olivier, symbole de paix et un tract rappelant sa solidarité avec le peuple palestinien, pour lequel il demande un cessez-le-feu « immédiat et durable ». Le parti a également rappelé sa solidarité avec Cuba. De façon plus globale, « la justice sociale », selon Sophie Rothon, secrétaire de la section locale.

    Le Rove et Septèmes Mairies pavoisées

    Le drapeau de la paix flotte sur le parvis de la mairie du Rove, « symbole de notre attachement à ces valeurs universelles » souligne le maire PCF Paul Sabatino. Ainsi que sur le fronton de la mairie de Septèmes.

    LES RENDEZ-VOUS

    Port-de-Bouc

    Rassemblement le mercredi 23 septembre à la pyramide de la paix, à 14h pour une exposition de dessins d’enfants, puis à 18h pour un meeting.

    Martigues

    Journée de clôture de nombreuses festivités dédiées au sujet en début de semaine le mercredi 23 septembre au jardin de Ferrières de 13h30 à 18h.

  • Les liquidateurs de Fibre Excellence ont gardé les clés de l’usine

    Les liquidateurs de Fibre Excellence ont gardé les clés de l’usine

    « On s’attendait ce matin à voir Realtec et les mandataires judiciaires quitter le terrain pour laisser place à l’Ademe [Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie, ndlr], pour que soit enfin procédé à la mise en sécurité des installations », s’étonne Jean-Michel Bulinge. Le délégué syndical du site et trois autres ex-salariés restent en veille et s’inquiètent « de la lenteur de frappe du gouvernement alors qu’il y a urgence à agir et que des décisions ont été prises », par le ministre de la Transition écologique et le préfet des Bouches-du-Rhône.

    Depuis que la station d’épuration et les pompes qui alimentent le système incendie ont été remises en fonctionnement, le 17 septembre dernier par les anciens salariés, ils sont une poignée à se relayer « pour gérer le lessivage des eaux polluées », détaille Julien, technicien de maintenance. Dans l’usine, lundi matin, les salariés de Realtec, société « spécialisée dans la fermeture de site » missionnée par les administrateurs judiciaires, géraient toujours, quant à eux, les entrées et les sorties sur le site Seveso.

    Deux entreprises prestataires de Fibre Excellence s’y sont cassé le nez. La première, Chimirec, spécialisée dans le tri et traitement des produits chimiques, entendait récupérer ses conteneurs « toujours stockés dans l’usine et remplis », indiquait la salariée, un peu « inquiète d’être restée sans réponse des mandataires ». Le second prestataire, Soprovise échafaudages, venu récupérer son matériel dans le local où il l’entrepose s’est également vu refuser l’entrée. Jeudi, lors d’une visite du site, les ex-salariés, en présence de journalistes, avaient constaté que la grille du local de cette entreprise avait été forcée. « La situation est des plus préoccupantes, confirme l’UD CGT 13, les salariés présents assistent impuissants à des méthodes qui s’apparentent à du pillage de matériels, d’outillages et d’éléments divers dans l’usine. »

    Renaud Muselier « attentif »

    En fin de matinée, les agents de l’Ademe et de la Dreal Paca (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) sont entrés accompagnés d’un huissier et ont procédé à un tour du site. « On subit une vraie pression de la part des liquidateurs, témoigne Julien, alors qu’on s’évertue à éviter les catastrophes étant donné qu’ils ont tout stoppé n’importe comment ». Une nouvelle fuite serait survenue « depuis le retour de Realtec sur le site », précise l’UD CGT 13 qui demande « l’intervention de la préfecture, de la Dreal et des services compétents pour constater l’origine et l’étendue de la fuite, le prélèvement et l’analyse du réseau pluvial dans le Rhône, un inventaire des matériels présents » et « la suspension de tout démantèlement ».

    Car la CGT est convaincue qu’il y a un avenir pour la production de pâte à papier sur le site de Tarascon comme à Saint-Gaudens où la présidente (PS) de la Région Occitanie s’est engagée à la recherche d’un industriel et financièrement. Interpellé par le syndicat sur son niveau d’engagement en faveur de Fibre Excellence Provence dont 270 emplois directs et toute une filière dépendent, le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, « a bien reçu la demande d’audience de l’UD CGT 13 et le projet présenté par le syndicat fait actuellement l’objet d’une étude attentive ». Mais il y a urgence à agir.

    Licenciés et dans l’impasse

    Tous les contrats de travail ont été stoppé au 29 Août, selon le délégué syndical, « mais certains ont continué jusqu’au 1er septembre, voire jusqu’au 17 , et on a déjà un licencié dans ce cas que France Travail a prévenu que ce qui lui a été versé après le 29 août pourrait être un trop perçu car le mandataire est sensé le payer ». Un autre, qui a refusé le CSP et a créé son entreprise, est bloqué « parce qu’il n’obtient pas les documents administratifs nécessaires à son inscription à France Travail et il est en train de perdre ses futurs clients ».

  • [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    La Marseillaise : Vous êtes à Aix-en-Provence pour lancer une nouvelle tournée interrégionale. Quel est l’objectif de cette démarche ?

    Philippe Diallo : Afin de symboliser l’ouverture de la Fédération vers ses territoires. La Fédération a parfois été perçue comme très parisienne, éloignée du terrain, comme une forme de tour d’ivoire. J’ai donc voulu changer cette image en faisant venir les collaborateurs de la Fédération dans les territoires, à la rencontre de ceux qui font vivre le football au quotidien : les clubs, les Districts et les Ligues. Ces échanges permettent à la fois d’expliquer les politiques fédérales, mais surtout d’écouter les acteurs de terrain et de mieux comprendre leurs réalités et leurs besoins.

    Quel regard portez-vous sur la Ligue Méditerranée ?

    P.Di. : C’est une ligue évidemment importante, parce que d’abord il y a des clubs de l’élite ici qui sont là. Il y en a même plusieurs. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans toutes les régions. En Nouvelle-Aquitaine, il n’y a plus qu’un seul club pro de Poitiers à Hendaye. Ici, il y a une plus grande richesse du football professionnel. Il y a aussi un nombre de licenciés significatifs, notamment au district de la Provence qui est vraiment un cœur important aussi dans la région.

    Le District de Provence a d’ailleurs initié plusieurs innovations technologiques, dont l’apparition des détections numériques et d’un chatbot avec l’intelligence artificielle…

    P.Di. : Je veux saluer ces initiatives, car une grande Fédération doit rester à la pointe de l’innovation. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons créé l’an dernier un centre de recherche et d’innovation consacré notamment à l’intelligence artificielle et aux données. Ces outils nous permettent de mieux comprendre les réalités du terrain et de prendre des décisions plus précises. Les besoins ne sont pas les mêmes selon les territoires, entre une zone rurale et une grande métropole par exemple. Il est donc essentiel de disposer de données objectives pour mieux évaluer nos politiques, adapter nos actions et accompagner au mieux les territoires. Je suis très attaché à un football humain, populaire, qui rassemble toutes les catégories de la société et crée du lien. C’est notre ADN et il faut le préserver. En parallèle, la technologie fait naturellement évoluer notre sport, que ce soit pour simplifier les démarches ou améliorer l’arbitrage. Il faut accompagner ces évolutions et retenir ce qui peut être bénéfique au football, sans jamais le dénaturer.

    Vous ne craignez pas d’aller trop vite dans l’utilisation de l’IA, alors que certaines innovations, comme le « Football Video Support » à Aubagne, montrent encore leurs limites ?

    P.Di. : La Ligue 3 répond à une demande ancienne des clubs de National 1 qui souhaitaient accéder au statut professionnel. Nous avons voulu en faire un championnat différent des divisions supérieures, avec des règles et des innovations spécifiques. Le football vidéo support en est un exemple : tout n’est pas encore parfait, mais nous travaillons avec les clubs et la direction de l’arbitrage pour l’améliorer. Je souhaite surtout faire de la Ligue 3 un laboratoire d’innovation et un championnat tourné vers les territoires, la formation et la proximité, en favorisant notamment les joueurs formés localement.

    Un mot sur Zinédine Zidane, qui va disputer son premier match vendredi à la tête des Bleus ?

    P.Di. : Zinédine attendait cette opportunité depuis longtemps. Lorsqu’il a été question de lui, j’ai immédiatement souhaité qu’il devienne notre sélectionneur. C’est une figure iconique du football français, mais aussi un entraîneur qui a démontré sa compétence au plus haut niveau. Après un moment d’émotion lié à son histoire avec les Bleus, il est désormais pleinement dans sa mission. Il veut apporter sa vision et insuffler une véritable rupture, avec des choix forts sur la gestion du groupe et l’effectif. Son objectif est clair : gagner, pour redonner à l’équipe de France ce qu’elle lui a apporté et procurer du plaisir et de la fierté à tous.

  • Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Au cœur d’un début de saison particulièrement corsé, marqué par un calendrier peu clément et un enchaînement d’affrontements face à des cadors de la Ligue 1, l’OM n’a pas encore trouvé les ressources nécessaires pour sortir la tête de l’eau. Défaits dimanche soir au Vélodrome lors du célèbre « Classique », les Olympiens sont tout de même parvenus à tenir tête au Paris Saint-Germain, double champion d’Europe en titre, qui a, lui aussi, affiché une certaine maladresse depuis le début du championnat.

    Mais une défaite reste une défaite aux yeux de Bruno Genesio, frustré de voir les mêmes scénarios se répéter semaine après semaine. « À Marseille, on ne peut pas se satisfaire d’une défaite honorable. Ce n’est pas une défaite honorable qui va me satisfaire. On perd souvent sur les mêmes erreurs. Ce groupe-là a donné le maximum ce (dimanche) soir et a même fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas me satisfaire de ça. Je ne fais pas ce métier pour me satisfaire de perdre 2-1 parce que c’est la meilleure équipe d’Europe en face. Ce n’est pas pour ça que je fais ce métier », a lancé le technicien marseillais.

    Ce dernier reproche notamment à ses joueurs un manque de maturité et de concentration, deux défauts criants sur le second but parisien, intervenu seulement trois minutes après l’égalisation phocéenne. Cette quatrième défaite en seulement cinq journées a ainsi précipité l’OM à la dix-septième et avant-dernière place du championnat, à l’aube de la première trêve internationale.

    Genesio ne lâche pas

    Sur le terrain, la blessure d’Igor Paixão, touché à la cheville à la demi-heure de jeu, n’a pas encore livré son verdict. En cas d’absence prolongée, malgré les trois semaines de pause qui se profilent, l’attaque marseillaise se retrouverait notamment entre les mains d’un Amine Gouiri inspiré, entouré de jeunes encore inexpérimentés et de briscards en manque de temps de jeu. Parmi ces derniers, Neal Maupay est passé à côté de son match dimanche soir, en manquant notamment deux grosses occasions devant la cage de Safonov.

    « Je suis un attaquant, je veux marquer des buts et ça aurait récompensé la plutôt bonne performance de l’équipe. J’aurais aimé marquer, j’aurais dû marquer. C’est compliqué pour moi, parce que quand on est attaquant et quand on se retrouve dans ces positions, on doit mettre les occasions au fond. J’aimerais bien être comme Harry Kane ou Erling Haaland et marquer cinquante buts par saison, mais ce n’est pas comme ça », souligne le Francilien de 30 ans, remplacé en fin de match par Faris Moumbagna.

    Emporté dans cette spirale négative, l’entraîneur olympien a également assuré à l’issue du match qu’il n’avait « pas l’idée de démissionner ». « Je ferai un point avec la direction, avec mon staff, avec les joueurs, parce que pour l’instant, ce qui m’importe, c’est de faire progresser l’équipe », ajoute l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, du Stade Rennais et du Losc, entre autres.

    Après la trêve, durant laquelle un match amical est prévu le 3 octobre au stade Francis-Turcan à Martigues face à Montpellier, l’OM sera confronté à des adversaires jugés « plus abordables » sur le papier, à l’image de Troyes, Angers et du Havre. « J’entends que ça va aller mieux après. On sait que tous les matches en Ligue 1 sont difficiles. Sur les derniers matches, on n’est pas payés, mais on n’a pas fait suffisamment pour mériter mieux, également », estime Bruno Genesio.

  • [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    Après la correction reçue de Besiktas en Ligue Europa, Bruno Genesio devait trouver les ingrédients pour en éviter une autre, cette fois au Vélodrome.

    Il a donc repositionné Igor Paixão et Amine Harit sur leur aile habituelle. Rappelé Amine Gouiri, mais aussi sacrifié Angel Gomes pour tenter l’association de l’Algérien avec Neal Maupay en voltigeur. Une configuration qui permettait à l’OM d’exister sur quelques coups d’accélérateur. Néanmoins, le danger était plus souvent sur le but de Jeffrey de Lange.

    La perte d’Igor Paixão n’altérait pas une organisation marseillaise bien en place. Avec des joueurs qui s’appliquaient dans leurs transmissions et veillaient au grain pour éviter de laisser des espaces aux attaquants du PSG.

    À la pause, tous les espoirs étaient encore permis. Mais dès l’entrée de Ferran Torres, le champion du Monde mystifiait la défense marseillaise permettant au PSG de prendre le contrôle, alors que l’OM, jusque-là, n’avait pas démérité. Mais encore une fois, la dernière demi-heure aura été fatale à leurs espoirs face au réalisme parisien.

  • La place des femmes en débat au centre Velten

    La place des femmes en débat au centre Velten

    Le collectif Forum Femmes Méditerranée, né en 1993 suite à la première Rencontre internationale des femmes de la Méditerranée, œuvre au quotidien pour le droit des femmes et lutte contre toutes les formes de violences.

    « Nous menons ce combat à l’échelle internationale, nationale, mais aussi par du concret, sur le terrain », lance Esther Fouchier, présidente de l’association, lors du débat organisé vendredi.

    Hommage à Yvette Roudy

    Pendant cette discussion, il a été question du rapport produit en 2025 par l’association, intitulé Femmes de Méditerranée : Entre résistances et stratégies de pouvoirs. La présidente, ainsi que Martine Levy et Françoise Morvan, membres du conseil d’administration, ont pu présenter un résumé de ce qui se veut être un bilan de l’évolution de la condition des femmes méditerranéennes, trente ans après la conférence euroméditerranéenne de Barcelone de 1995.

    Toutes les trois constatent encore des inégalités importantes et persistantes, notamment au sujet de la propriété, de l’héritage et des droits sexuels et reproductifs. « Dans le Pacte pour la Méditerranée, un seul mot cite les femmes au détour d’une énumération. Et quand on ne nomme pas, on invisibilise », rappelle Esther Fouchier.

    La présidente a conclu cette discussion avec un hommage à Yvette Roudy, première femme ministre du Droit des femmes. « Elle a fait passer le féminisme du militantisme à la politique publique », scande Martine Levy, en rappelant les importantes conquêtes sociales de l’ancienne ministre.

    Une autre journée d’animations est prévue le 26 septembre au centre social Romain-Rolland de 13h30 à 19h.

  • Ligne THT : le territoire arlésien affiche son unité contre la méthode du gestionnaire

    Ligne THT : le territoire arlésien affiche son unité contre la méthode du gestionnaire

    C’est une véritable démonstration de force qu’ont livrée les opposants à la ligne aérienne 400 000 volts samedi soir. Près de 2 500 personnes se sont réunies dans le Théâtre antique d’Arles -la jauge maximale- à l’appel du Collectif THT 13/30, représentant lui-même 36 associations.

    Dans les gradins : des représentants de l’agriculture, du monde culturel, touristique, des défenseurs de l’environnement, des riverains et une centaine d’élus de tous bords venus dénoncer la méthode employée par le gestionnaire RTE pour « passer en force ». Car si l’État veut implanter 145 pylônes entre Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer le plus rapidement possible, à l’échelle locale, le territoire arlésien fait bloc. En témoigne la présence d’une vingtaine de maires, quatre députés, cinq sénateurs, deux parlementaires européens, trois anciennes ministres, d’élus locaux… *

    L’objectif affiché : « S’adresser de manière unie, dans une cohésion inédite, à l’État pour montrer notre attachement à nos patrimoines environnementaux, agricoles, culturels, sociaux », détaille Jean-Laurent Lucchesi, porte-parole du Collectif THT 13/30.

    Pour une approche globale

    Le projet aérien suscite de nombreuses inquiétudes. « Le premier impact est paysager, dans un territoire qui base sa valeur sur la notion d’horizon », poursuit Jean-Laurent Lucchesi, qui note : « 35% du PIB du Pays d’Arles provient du tourisme. » Le monde agricole craint de « perdre ses sept labels qui font sa fierté », alerte Anne Collard, vigneronne, alors que « 80 à 90% des pylônes doivent être plantés sur des exploitations ». Côté biodiversité, les associations pointent le risque de collision des oiseaux, la ligne étant placée « au carrefour de l’une des plus grandes voies migratoires d’Europe », souligne Jean Jalbert, directeur de la Tour du Valat.

    Depuis trois ans, les opposants travaillent à une solution alternative basée sur les technologies « maîtrisées par RTE » qui consisterait à construire une ligne souterraine de 2GW de courant continu entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos, complétée par la suite par une ligne sous-marine de 2GW en provenance de Port-la-Nouvelle (projet Midi-Provence). Les élus ont signé un serment en faveur de celle-ci. « La décarbonation de Fos et la préservation de la Camargue, de la Crau et de la Terre d’Argence (…) doivent être pensés ensemble, dans une approche globale », déclarent-ils, affirmant leur « attachement au dialogue » et appelant à l’examen sans a priori des « différents scenarii ».

    * Notamment le maire d’Arles, Patrick de Carolis (Horizons)
    et le conseiller municipal d’opposition (PCF)
    Nicolas Koukas.

  • [Entretien] Pascal Galéoté : « C’est un projet d’intérêt national vital »

    [Entretien] Pascal Galéoté : « C’est un projet d’intérêt national vital »

    La Marseillaise : Comment comprenez-vous l’opposition
    à la ligne THT ?

    Pascal Galéoté : On peut comprendre qu’il y ait des oppositions à son tracé. Ceci étant dit, on est dans une situation énergétique et environnementale compliquée, et on ne peut pas porter à la fois la nécessité d’une transition écologique et s’opposer à des projets permettant de développer de l’industrie et des activités plus respectueuses de l’environnement. Sans être à la place de celles et ceux qui s’y opposent, c’est un projet d’intérêt national vital. Ça a été dit par les responsables d’Enedis : l’alimentation électrique de tout le Sud-Est est concernée, si on veut éviter une situation de black-out dramatique, pour des secteurs d’activité comme la santé, sans parler d’industrie.

    Il y a aussi un enjeu sur l’emploi ?

    P. G. : 30 000 à 40 00 emplois directs et induits sont concernés. Le territoire n’a jamais connu d’enjeux aussi forts depuis les années 70 et l’ère de la construction des industries, des raffineries et des aciéries. On est dans cette croisée des chemins : à la fois à faire survivre et adapter l’industrie existante et nous portons des projets alternatifs, et la nécessité de maintenir et avoir une production respectueuse et adaptée. Il faut corréler tout ça. La totalité du territoire est suspendue à la mise en œuvre de ce projet. Il y a une vraie opportunité et le projet de ligne à 400 000 volts doit voir le jour et accélérer parce que des doutes peuvent exister chez les industriels et cela pourrait retarder des projets ou en remettre en cause certains. La CGT est donc favorable à une accélération même s’il peut y avoir des alternatives à sa réalisation. Mais il ne faut que ce soit des solutions utopiques.

    C’est-à-dire ?

    P. G. : L’enfouissement de la ligne, techniquement, c’est une tranchée de 25 mètres de profondeur sur 100 de large : l’impact environnemental est peut-être encore plus important qu’une ligne aérienne. Puis, il y a les questions de submersion et de marées… On n’est pas là pour qualifier ou pas le tracé ou les options mais il faut que ce projet se fasse. Ça peut monter en puissance mais il faut engager des travaux et la mise en œuvre pour une livraison d’ici 24 mois. Les travailleurs sont mobilisés sur ça. On va continuer à participer au débat public, contribuer et faire que ça aille dans le bon sens.