Tag: Bouches-du-Rhône

  • Les travaux route de Galice à Aix-en-Provence sont finalement reportés

    Les travaux route de Galice à Aix-en-Provence sont finalement reportés

    Initialement, la route de Galice devait entamer des travaux de réfection de voirie dès ce début de semaine. Finalement, le chantier, dont la fin était prévue pour la mi-février est reporté. La Ville évoque un « report technique » et la date de reprise n’est pas encore connue. Le chantier, qui devait se dérouler de nuit, entre 6h et 22h afin d’éviter les complications de circulation. Si l’intervention est repoussée, l’objectif reste inchangé.

    Sécuriser les voies

    L’intervention, s’inscrit dans le cadre du transfert de plusieurs axes routiers de la Métropole Aix-Marseille-Provence vers la Ville d’Aix-en-Provence, à la suite de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles de 2014 (loi Maptam). La route de Galice, ancienne RD 64, fait partie des voies intégrées au domaine public communal et a été identifiée comme prioritaire en raison de l’état dégradé de sa chaussée. Selon les zones sur la route, les travaux devraient comprendre « un rabotage de la chaussée, la pose d’une couche d’assise et/ou la réalisation d’une nouvelle couche de roulement », indiquait la Ville dans un communiqué de presse. Tout au long du chantier, une communication « régulière » devrait être établie avec les riverains et usagers de la route. Notamment en cas d’évolution du calendrier ou des conditions de circulation. Pour rappel, « le programme s’inscrit dans le cadre des missions techniques et réglementaires de gestion de la voirie et vise à garantir la qualité et la sécurité du réseau routier communal », rappelait la Ville en amont du lancement des travaux.

  • L’Espace santé baptisé en hommage à la résistante Madeleine Riffaud

    L’Espace santé baptisé en hommage à la résistante Madeleine Riffaud

    C’est un juste choix pour ce lieu qui incarne la lutte permanente pour la dignité » estime le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux, au moment d’officialiser le nom de Madeleine Riffaud pour l’Espace santé autonomie, mardi soir.

    Ce choix a été fait dans la droite lignée de la féminisation de l’espace public voulu par le maire et son équipe, et sur recommandation de la commission extra-municipale des égalités. « Trop longtemps les femmes ont été invisibilisées », avance le maire, pour qui cette démarche « n’est pas une réécriture de l’histoire » mais une façon de la « rendre plus fidèle » à l’action des femmes.

    Madeleine Riffaud est « une figure qui éclaire notre présent, une passeuse d’histoire, la voix de ceux qu’on n’entend pas assez », selon l’édile, une « défenseuse du service public et de la justice sociale », dont l’histoire « offre un modèle à nos jeunes générations ». Gaby Charroux rappelle son passé de « résistante de l’ombre au courage sans limite, qui transporte des armes, vole des tickets de rationnement et soustrait des étudiants au service du travail obligatoire (STO) » et choisit la plume comme arme par la suite comme journaliste, notamment lors des guerres d’Indochine et d’Algérie.

    « On veut arriver à l’égalité pour Martigues »

    Cette dénomination s’est faite dans le cadre de la féminisation de l’espace public proposée par la commission extra-municipale des égalités dont fait partie Claire Chefdeville, présente à la cérémonie.

    Prenant l’exemple de son quartier, la militante indique que dans les noms de rues, « il n’y a que des musiciens. On veut montrer aux jeunes femmes que les femmes musiciennes, ça existe », plaide-t-elle. « À Bonneuil-sur-Marne, ils ont réussi à obtenir l’égalité femmes-hommes dans les noms de rues et c’est ce qu’on veut pour Martigues », détaille-t-elle. Avec une nuance : « On ne peut peut-être pas tout débaptiser mais beaucoup de ronds-points, de ponts et de lieux ne sont pas encore nommés. »

    Marie-Madeleine Rajau, figure du collectif féministe du PCF local, va plus loin et inscrit cette démarche dans « la lutte contre le patriarcat », une domination systémique.

    « Les héroïnes existent, et ont toujours existé », disait Gaby Charroux à l’adresse de Madeleine Riffaud. Ces militantes, à leur échelle, contribuent à le démontrer.

  • Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    C’est une première, j’ai 20 ans de Crédit Agricole et cela ne s’est jamais fait. » Alexandre Ferretti, secrétaire général de Sud Crédit Agricole Alpes-Provence, relaie, avec le Sneca/CGC, le mouvement de grève national prévu ce jeudi 22 janvier sur les caisses de la région. Date à laquelle se tient un comité social et économique. Débrayage ou journée de mobilisation selon les agences, ce mécontentement fait suite « à l’échec des négociations salariales, dans un contexte pourtant marqué par des résultats économiques solides », indique une intersyndicale dans un communiqué CGT-Sneca-Sniam-Sud-Unsa. De « 16 à 17 euros bruts par mois » à mettre en regard de résultats nets au troisième trimestre de plus de 3 milliards d’euros, détaille Alexandre Ferretti. Pour lui, « on ne peut pas demander de l’excellence relationnelle, de l’engagement aux salariés et ne pas les augmenter dans une région où le coût de la vie est plus important qu’ailleurs ».

    Les syndicats dénoncent également une dégradation de leurs conditions de travail. « On se rend compte avec une intelligence artificielle de plus en plus présente, la concurrence des banques en ligne, la demande croissante de nos clients, on doit être encore plus réactifs qu’avant », explique Alexandre Ferretti.

    « Le sang vert »

    Si l’engagement et « l’appartenance à l’image » restent « très forts », « on a des éléments qui nous sont présentés dans les CSE, sur l’absentéisme notamment. Nous sommes inquiets de la santé de nos collègues », témoigne le représentant syndical. Par-dessus tout ça, les réformes organisationnelles menées par le Crédit Agricole ajoutent à l’angoisse. Le projet « Efficacité » prévoit de réduire « les coefficients d’exploitation ». « On commence à perdre certains services au niveau de certaines caisses », précise Alexandre Ferretti. Si chaque caisse régionale est indépendante avec des services dits « support », dédiés par exemple à l’assurance emprunteur, ces derniers sont regroupés. « L’objectif, c’est de faire des économies d’échelle dans le temps », poursuit le syndicaliste, inquiet pour les « emplois de demain ». Si aucune suppression d’emplois n’est prévue au sein du Crédit Agricole Alpes-Provence qui rassemble quelque 2 200 salariés, les non-remplacements commencent déjà dans d’autres caisses, assure-t-il.

    « Ce qui fait notre force c’est la proximité et pour que ça tienne, il faut que les gens soient heureux », martèle Alexandre Ferretti, « les salariés ont le sang vert mais il faut voir comment on va vers ce nouveau projet d’entreprise ». Raisons pour lesquelles des « points conviviaux » sont organisés dès 8h30 ce jeudi 22 janvier sur les sièges de Gap et Aix-en-Provence pour échanger avec les salariés.

    Contactée, la direction régionale n’a pas donné suite. Une prochaine réunion de négociation au niveau local est prévue début février.

  • 500 chéquiers jeunes à distribuer à La Ciotat

    500 chéquiers jeunes à distribuer à La Ciotat

    Dédié aux jeunes âgés de 11 à 25 ans, le chéquier jeunes est une proposition de la municipalité pour favoriser l’autonomie et la mobilité. Il se compose de neuf chèques d’une valeur unitaire de 5 euros, soit 45 euros, parmi lesquels trois chèques pour les activités culturelles (cinémas, librairies, spectacles, musées), trois pour les activités sportives et nautiques et trois pour les transports en commun et la mobilité douce.

    Les titulaires peuvent également bénéficier d’une inscription annuelle gratuite à la médiathèque pour les jeunes de 18 à 25 ans et de cinq entrées gratuites à la piscine municipale. Le chéquier permet aussi d’accéder à divers dispositifs d’aide comme la bourse aux projets, pour accompagner les initiatives d’intérêt général, la bourse au Bafa, pour les jeunes de 16 à 25 ans souhaitant se former aux métiers de l’animation, ainsi que la bourse au permis de conduire, destinée aux 17-25 ans. Ou le dispositif baby-sitting, incluant une formation aux premiers secours et risques domestiques dispensée par les pompiers, suivie d’une mise en relation avec les familles. Enfin, ce sésame permet de participer à « Immersion cinéma », initiative permettant d’assister aux tournages de films, séries ou publicités accueillis à La Ciotat, de découvrir les métiers de l’audiovisuel et d’échanger avec des professionnels.

    Pour en bénéficier, il faut être âgé de 11 ans (scolarisé en 6e) à 25 ans et se présenter avec une pièce d’identité, un justificatif d’hébergement ou certificat d’hébergement, un certificat de scolarité, un formulaire de demande 2026 et une autorisation parentale pour les mineurs.

    7, place Évariste-Gras

  • L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    Après le Real Madrid au mois de septembre, l’OM s’apprête à défier une autre grande institution du football européen. Le mythique club de Liverpool, champion d’Angleterre en titre, débarque au stade Vélodrome, ce mercredi soir à 21h, lors de la 7e et avant-dernière journée de la Ligue des champions.

    Une rencontre qui vaut son pesant d’or, puisqu’en cas de match nul seulement, les Phocéens se rapprocheraient très fortement d’une qualification pour les barrages de la compétition, a minima. « La préparation footballistique est plus difficile quand tu affrontes Liverpool, contrairement à la préparation mentale », estime Roberto De Zerbi, l’entraîneur olympien. « C’est la progression que l’on doit avoir de notre côté. On doit penser que tous les matches doivent être préparés de la même manière, car notre histoire prouve qu’on peut gagner contre tout le monde. Ce match peut changer la saison en Ligue des champions. Je ne pense pas qu’il faille penser à un résultat pour changer une saison. Le plus important est la façon dont on joue le match. Même une défaite, comme au Trophée des champions, peut nous booster », poursuit le technicien italien

    Ce dernier est encore traumatisé par la cruelle défaite face au PSG, au Koweït. « Dans le football, il y a deux équipes : une gagne et l’autre perd. Si tu arrives à mener juste avant la fin et que tu perds, pour moi, ce n’est pas vraiment une défaite. Contre le PSG au Trophée des champions, c’est une défaite qui va rester ancrée en moi, je ne vais pas l’oublier et vais y penser jusqu’à la fin de mes jours. Mais je ne me sens pas défait. On sait là où on pourrait mieux faire, mais on doit donner le maximum. On essaye de gagner des trophées », ajoute De Zerbi, présent aux côtés de Pierre-Emile Højbjerg, dont il reconnaît très volontiers et de manière répétée son importance au sein de l’effectif.

    « Il a le niveau élevé qui permet aux joueurs plus jeunes d’apprendre. Il a une forte personnalité et ce genre de joueurs est indispensable pour l’équipe. […] Si tu as un joueur comme Højbjerg, le niveau s’élève du point de vue du football et de la personnalité », souligne De Zerbi. Son milieu de terrain danois, parfois capitaine de la formation olympienne, va fêter ses retrouvailles avec les Reds, après avoir évolué durant neuf saisons en Premier League.

    « Quand tu les joues, tu sais qu’il faut être au plus haut niveau, avec la tête, les jambes et la bonne mentalité. On joue au Vélodrome et on va essayer de tout faire pour prendre les points », lance l’ancien cadre de Tottenham et de Southampton, club dans lequel il a côtoyé Virgil Van Djik, capitaine des Scousers, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de la planète. « Il a tout gagné et continue à être constamment un joueur de top niveau. C’est un leader dans son équipe et son pays. Beaucoup de jeunes veulent faire comme lui. Quand j’ai joué avec lui, cela se voyait que c’était un joueur de très très haut niveau », témoigne le milieu âgé de 30 ans, conscient de l’armada de « joueurs fantastiques » à la disposition d’Arne Slot, l’entraîneur de Liverpool. « Nous devrons jouer un bon match, mais on a de l’ambition. On travaille tous les jours pour ça. Ce sera un match très difficile », prévient le soldat Højbjerg, toujours sur ses gardes.

    Les Reds ne prennent pas le match à la légère

    Au bord du top 8, à la lisière d’être éligible pour les 8e de finale de la Ligue des Champions, les célèbres Reds de Liverpool débarquent dans la cité phocéenne en faisant de cette rencontre européenne « une priorité », comme l’a indiqué Milos Kerkez, l’arrière gauche hongrois. Mais aussi avec la ferme intention de mettre fin à une série de quatre matches sans victoire dans leur championnat. « Je comprends parfaitement la frustration des supporters. Ils ont le droit à la liberté d’expression, mais nous sommes nous aussi déçus. Nous devons rester unis dans les moments difficiles », souligne le défenseur de 22 ans, conscient que cette confrontation face aux Olympiens sera « difficile ». Une opinion partagée par son entraîneur, Arne Slot. « L’OM est un grand club actuellement », reconnaît le technicien néerlandais, qui voue une grande admiration pour Roberto De Zerbi. « Je le considère comme l’un des meilleurs au monde. […] Je ne suis pas responsable du recrutement des entraîneurs, mais si c’était le cas, De Zerbi figurerait parmi mes premiers choix », poursuit Slot. Il compte sur l’expérience de son capitaine Virgil Van Djik, qui s’apprête à disputer son 350e match avec Liverpool, pour canaliser les offensives marseillaises.

    C.K.

  • Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Le défi est loin d’être impossible à relever, mais il s’annonce particulièrement de taille. Les Spartiates de Marseille, cinquièmes de Ligue Magnus, s’apprêtent à défier les Ducs d’Angers, troisièmes du championnat, ce mercredi (à 19h), à l’occasion de la 34e journée. Invaincus sur leurs cinq dernières rencontres de Magnus, les Angevins ont connu leur dernière défaite dans cette compétition le 23 décembre, face aux Brûleurs de Loups de Grenoble. « C’est un bon match test avec les play-offs qui se dessinent devant nous », soutient Fabien Colotti, capitaine de la formation phocéenne, conscient que cette équipe angevine peut être un futur adversaire à la suite de la saison régulière. Cette saison, les Marseillais n’ont toujours pas réussi à s’imposer face à eux, malgré trois tentatives où le score s’est révélé serré à chaque fois, dont une confrontation qui s’est prolongé jusqu’aux tirs au but. « C’est justement une source de motivation à nos yeux », glisse l’attaquant international français âgé de 29 ans, persuadé que des « systèmes bien appliqués » et des « efforts collectivement soutenus » peuvent leur offrir leur 20e victoire de la saison. Les Spartiates, qui restent sur une défaite sur la glace des rapaces de Gap, affichent de très bons résultats à domicile. Ils ont notamment été victorieux à six reprises sur leurs neuf dernières journées dans leur Temple.

    Qualification pour les play-offs dans le viseur

    Entre temps, Luc Tardif, l’entraîneur marseillais, a vu trois de ses protégés faire leur valise : le Finlandais Kalle Myllymaa et les Canadiens Alexandre Lavoie et Brett Thompson, casque d’or du groupe phocéen. Avec son demi-frère Jonathan Zwikel, directeur général des Spartiates, ils se sont employés à palier ces départs, avec le recrutement des Finlandais Micke-Max Asten et Julius Valtonen. Avec ces nouveaux éléments, les Marseillais envisagent et visent la qualification pour les play-offs. Elle pourrait arriver plus vite que prévue.

    34e journée de Ligue Magnus

    À 19h, au Palais omnisports
    de Marseille.

  • L’éducation à la culture au cœur des vœux de la municipalité

    L’éducation à la culture au cœur des vœux de la municipalité

    C’est devant un parterre de professionnels de la culture, au Musée d’histoire de Marseille, ce mardi 20 janvier, que Jean-Marc Coppola (PCF), adjoint au maire en charge de la culture, a adressé ses vœux aux acteurs de la culture. L’élu a d’abord évoqué avec enthousiasme l’accueil du Festival interconnecté de la bande dessinée, qui débutera à la fin du mois de janvier dans l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière. Un rendez-vous proposé suite à l’annulation de l’édition 2026 du festival international d’Angoulême (lire notre édition du 2 janvier). « C’est une première pour la ville de Marseille », a souligné l’adjoint.

    « Une affaire de vie

    et de gens »

    Jean-Marc Coppola s’est aussi félicité de l’augmentation historique du nombre de visiteurs dans plusieurs institutions culturelles de la ville : « Je souligne la fréquentation record dans l’ensemble des musées municipaux de la ville et nous en sommes fiers. » En 2025, plus de 880 000 personnes ont en effet franchi les portes de ces musées, soit une augmentation de 30% par rapport à l’année précédente (lire notre édition du 2 janvier).

    Les acteurs culturels de la ville sont « indispensables », insiste Jean-Marc Coppola, qui poursuit : « Je vous remercie pour votre engagement envers la culture, la création, la transmission et le partage. » Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille et candidat aux élections municipales, a également pris la parole. « Nous entrons dans une période qui nous empêche de dire ce que nous aimerions dire, campe le candidat. La culture, c’est une affaire de vie et de gens. ». Benoît Payan a formulé un vœu « d’espoir pour cette nouvelle année ».

    Les politiques d’éducation artistique et culturelle (EAC), portées par la Ville, ont été évoquées lors de cette cérémonie. Ce dispositif a pour objectif affiché de placer la population au centre des dispositifs culturels. C’est dans cette perspective qu’en 2026, l’accent sera mis sur « le développement de la pratique artistique » ainsi que « l’éveil des sens des enfants, des crèches et des écoles », se réjouit Jean-Marc Coppola. Après le vote, en décembre, du conseil municipal actant l’acquisition par la Ville des locaux des Galeries Lafayette, cet espace devrait accueillir, dans les années à venir, « une philharmonie des enfants ».

    « Une plus grande maîtrise des outils »

    Jean-Marc Coppola a mis en avant une année de « reconquête culturelle » destinée à faire face « à la loi du plus fort qui piétine le droit (…), et aux prédateurs qui utilisent les réseaux pour bouleverser la société (…) ». L’élu a affirmé son souhait de développer l’éducation aux pratiques numériques : « Je pense qu’il faut une plus grande maîtrise de ces outils. Il faut développer l’éducation artistique et culturelle (EAC) dès le plus jeune âge, pour permettre aux enfants de maîtriser ces technologies. » La Plateforme, située dans l’ancien Dock des Suds et qui abrite actuellement l’école du numérique, a pour but de favoriser ce croisement entre technologies et propositions culturelles.

    Marseille, ville cosmopolite, « ne renoncera pas à une culture pour toutes et tous », martèle l’adjoint : « C’est l’accessibilité à tout le monde, à tous les âges, aux arts et à la culture. » Il ajoute : « C’est une invitation à la pratique artistique. Quand je parle de l’EAC, je souhaite les inviter [les spectateurs, Ndlr] à se confronter à l’autre, à la différence et à l’altérité dont on s’enrichit. »

  • Le port prévoit d’investir plus d’1 milliard d’ici 2029

    Le port prévoit d’investir plus d’1 milliard d’ici 2029

    Les résultats de l’année qui vient de s’écouler confirment que le Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) « s’appuie sur des fondements solides », comme le glisse le président de son conseil de surveillance Christophe Castaner. Alors que le « schéma de la mondialisation » devient « segmenté et instable », avec une « reconfiguration des alliances maritimes » et une « repolitisation du commerce international », les chiffres présentés lors des vœux montrent une croissance positive.

    Le trafic total atteint 74 millions de tonnes, soit une hausse de 5%, grâce à une dynamique insufflée par l’évolution des vracs solide et liquide. Le transport de passagers enregistre aussi une augmentation de 4%. Avec un chiffre d’affaires de 235,3 millions d’euros (+5%), les finances se portent bien. L’investissement a dépassé les objectifs annoncés de 10 millions d’euros, atteignant 105 millions d’euros.

    Des incertitudes

    Alors que le GPMM vient d’adopter son plan stratégique 2025-2029, qui prévoit d’1 à 1,3 milliard d’euros d’investissements, Christophe Castaner souligne « un effort massif particulièrement important : trois fois plus que le programme précédent 2020-2024 ». Avec deux objectifs : « Décarboner et reconstruire un avantage compétitif durable. »

    Car si le port tient le cap, il a certaines fragilités : le trafic de containers reste tout juste stable, avec 1,45 million d’équivalent vingt pieds qui y ont transité en 2025, « alors qu’on observe une croissance des volumes passés en Méditerranée », analyse le président du conseil de surveillance. En réponse, afin d’assurer une montée en capacité de ses terminaux, le GPMM déploie notamment le projet Fos 3XL.

    En 2026, certains grands projets verront le jour, à l’instar du démarrage de Phare (le projet architectural du futur siège social et la réhabilitation de la Halle J0) ou de la première connexion à quai des bateaux de croisières, le résultat de 200 millions d’euros investis dans l’électrification depuis 2017. « Marseille-Fos sera le premier port d’Europe capable de brancher simultanément trois navires », annonce fièrement Christophe Castaner. D’autres projets sont plus incertains, comme Deos, une plateforme de construction et d’assemblage d’éoliennes flottantes sur la zone industrialo-portuaire de Fos. « Le projet se heurte à deux difficultés : son financement et sa compatibilité avec les trajectoires aériennes militaires et civiles », admet Hervé Martel, président du directoire du port.

    Plus globalement, les bouleversements liés au contexte géopolitique apportent leur lot d’incertitudes quant aux 15 milliards d’euros d’investissements privés attendus à l’Ouest. Hervé Martel assure : « On travaille pour investir sur le môle central car les projets sont là, pas totalement engagés de façon ferme et définitive, mais on prend une partie de risque pour être au rendez-vous quoi qu’il arrive. 2026, c’est l’année d’un certain nombre de décisions finales d’investissement pour ces opérateurs. »

  • Les Kurdes appellent l’Europe à stopper les massacres en Syrie

    Les Kurdes appellent l’Europe à stopper les massacres en Syrie

    Pancarte « Defend Rojava » dans une main et smartphone dans l’autre, celle qui se fait appeler Suzanne scrolle sur WhatsApp et fait défiler les images partagées par ses proches. On y voit les visages ensanglantés, les corps inertes, de personnes présentées comme victimes des massacres perpétrés au Rojava (Kurdistan syrien). « C’est insupportable pour nous de voir ça. C’est pour défendre les Kurdes de Syrie qu’on est là aujourd’hui », martèle la jeune femme. Des centaines de membres de la communauté kurde se sont ainsi rassemblés ce mardi à 13 heures devant les grilles de la représentation de la commission européenne à Marseille, au sein du World Trade Center local. « Je parle avec mes cousins, mes oncles et tantes, ils ont peur. Je n’ai pas l’habitude de venir manifester mais je me sens obligée de le faire pour eux », insiste Suzanne.

    Au micro, Mehmet répète : « Partout résistance. Charaa terroriste, Europe complice, à bas le régime fasciste en Turquie. » Des drapeaux aux couleurs des YPG et YPJ, unités de protection du peuple et de la femme réunis au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS), flottent dans les airs. Des pancartes à l’effigie du président syrien intérimaire Ahmed al-Charaa sont brandies, le représentant d’un côté en uniforme militaire, turban sur la tête et de l’autre en costume cravate, barbe bien taillée et cheveux courts gominés. Avec ces mots écrits en rouge « stop terroriste ! ». « Nous sommes extrêmement préoccupés, inquiets par le silence de l’Union européenne qui n’a pas si longtemps que ça a décidé de lâcher au régime syrien près d’un milliard d’euros. C’est ce même régime qui, aujourd’hui, massacre la population kurde », tempête Salih Azad, responsable du Centre démocratique kurde de Marseille (CDK-M). « Al-Charaa est un ancien cadre d’Al Qaïda, il a été membre de Daesh, à ce titre il est coupable d’avoir ordonné l’assassinat de dizaines de milliers de civils kurdes », accuse-t-il, rappelant que le régime syrien actuel est notamment soutenu par la Turquie de Recep Tayyip Erdogan. « C’est un appel à la communauté internationale : arrêtez de vous rendre complice du régime de Daesh, ne restez pas silencieux ! », pousse Salih Azad.

    «Je viens du Rojava »

    Barine, qui prend part à la protestation, est directement concernée. « Je viens du Rojava, de la ville de Kobané, vous devez connaître », glisse-t-elle. La capitale de la résistance kurde face à l’État islamique est actuellement encerclée par des groupes armés islamistes, proches du pouvoir. « On n’a pas d’armée forte, les combattants kurdes tentent de résister eux-mêmes. On a peur des massacres », alerte l’étudiante en médecine. Elle en appelle, elle aussi, aux États-Unis et à l’Union européenne. « On veut juste la paix », jure-t-elle.

  • À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    Je suis candidat aux élections municipales. » Nicolas Isnard, actuel maire (LR) de Salon-de-Provence, était attendu pour cette déclaration de candidature ce mardi matin, à l’occasion d’une conférence de presse donnée dans la permanence électorale du
    48, cours Carnot.

    Le désormais candidat à sa succession souhaite « finaliser les chantiers » en cours, tels que le demi-échangeur de l’A7 ou le futur hôpital, mais aussi en réaliser de nouveaux qui seront détaillés le 10 février, lors de la présentation de la liste et du projet. Une liste renouvelée à moitié, « qui ressemble aux Salonnais », affirme le candidat, formée d’« un panel représentatif de la richesse de Salon ».

    Nicolas Isnard s’annonce résolument tourné vers le local, dans cette élection. Et ne manque pas de critiquer les trois autres listes déclarées. « Les partis politiques ont voulu nationaliser cette campagne (…) en représentant M. Mélenchon ou Mme Le Pen. C’est une élection locale, où il faut parler fiscalité, aménagement, enjeux locaux », tance le candidat, qui reste « LR de toujours » dans une équipe « à 90% sans carte ».

    « Je porterai l’apaisement de la Métropole »

    L’insistance sur les enjeux locaux de Nicolas Isnard cache-t-elle une ambition métropolitaine, comme pressenti en 2020 ? À cette question, l’actuel maire répond : « Ma seule mission et mon unique ambition est d’être maire de Salon avec mon équipe. » Mais la réflexion est quand même là. « Si je suis maire je porterai une voix : la Métropole doit s’apaiser sur la forme et sur le fond. Il faut voir la Métropole différemment, comme un outil au service des 92 communes qui la composent », affirme Nicolas Isnard.

    De la même manière que pour la Métropole, le maire-candidat le réitère, « je présente une liste d’intérêt local qui ne servira pas de tremplin pour des élections nationales futures ».
    « Je ne briguerais aucune responsabilité, ni aucun mandat qui ne me ferait quitter mon poste pour les six années à venir », assène le candidat. Même si rien n’empêche un maire d’être président de la Métropole.

    L’agenda de Nicolas Isnard prévoit l’inauguration de sa permanence samedi 24 janvier à 11h. S’en suit une matinée d’échanges au domaine de Roquerousse le samedi 31 janvier avant la présentation du programme et de la liste le 10 février à 18h, espace Charles-Trenet.