Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le « ras-le-bol général » des enseignants face aux suppressions de postes

    Le « ras-le-bol général » des enseignants face aux suppressions de postes

    « Le directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen) a mis sur la table, mercredi, 168 suppressions de postes pour seulement 94 ouvertures, dans les Bouches-du-Rhône pour le 1er degré », explique, mécontent, Franck Neff, professeur des écoles et membre de la FSU-SNUipp 13. Il poursuit : « On se mobilise aussi avec le second degré, il y a un ras-le-bol général et des classes surchargées. Ils vont nous imposer une carte scolaire, le 2 avril, mais nous n’en voulons pas. » La carte scolaire désigne à la fois l’affectation des élèves dans les établissements, selon leur lieu de résidence, et la répartition des moyens, comme les ouvertures ou fermetures de classes. Elle doit favoriser la mixité sociale en répartissant les élèves d’un même territoire.

    Moins de moyens pour les REP

    Une professeure d’anglais du lycée Victor-Hugo, membre de Solidaires, décrit une réalité bien différente : « Victor-Hugo est situé dans un quartier défavorisé où la mixité sociale est quasi inexistante. Les élèves viennent de collèges classés Réseau d’éducation prioritaire (REP). » Depuis la réforme de l’éducation prioritaire menée en 2014-2015 par Vincent Peillon, alors ministre de l’Éducation nationale, les lycées ont été exclus du dispositif REP et REP+. « Nous allons avoir des classes plus chargées et moins de moyens, alors que nous devrions être prioritaires pour accompagner nos élèves et leur offrir les mêmes chances que ceux des quartiers plus favorisés », déplore l’enseignante.

    Monia Haddaoui, membre de la CGT Éduc’action 13, dénonce les critères utilisés par l’administration : « La direction académique se base désormais davantage sur l’indice de positionnement social et délaisse les dispositifs REP et REP+. » La CGT Éduc’action revendique des classes limitées à 20 élèves, et à 15 dans les zones prioritaires. « On se retrouve avec des fermetures de postes essentiels, des classes dédoublées en REP+, tandis que des postes sont créés dans les services administratifs », conclut-elle.

  • À Marseille, du collège au lycée, grosse colère contre l’école au rabais

    À Marseille, du collège au lycée, grosse colère contre l’école au rabais

    Contre les suppressions d’heures, de classes et de postes, la contestation s’est étendue des lycéens aux collégiens, personnels enseignants, assistants d’éducation, accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et parents d’élèves. Ils étaient 900 selon la police, plus de 3 000 pour d’autres observateurs, à manifester, ce jeudi, des Réformés jusqu’à l’Inspection académique, pour exiger un budget digne de l’éducation nationale. Une mobilisation aux côtés des syndicats MNL, FSU-SNUipp, Snes-FSU, FO, CGT, SUD, CFDT, et de militants de LFI, de la JC ou de Révolution permanente.

    « Déjà, on n’arrive pas à remplacer un prof absent, déplore une maman derrière la banderole FCPE 13. Ces nouvelles suppressions sont inadmissibles, injustifiables. » C’est le cas au collège de l’Estaque, dans le 15e arrondissement, où quatre classes n’ont plus cours de français depuis janvier. « Nous, c’est une classe de 3e qu’on perd et on sera à 30 au lieu de 25 par classe », ajoute Noa, 13 ans, en 4e à Jean-Malrieu, interrompu par l’arrivée en fanfare des « lycées des quartiers nord ».

    Ce jeudi, les collégiens et les parents sont venus rejoindre le mouvement des lycéens, initié il y a près d’un mois. Ensemble, ils protestent contre la baisse des dotations aux établissements, la suppression de 3 256 postes d’enseignants dans le pays, dont 2 200 dans le premier degré, annoncée en janvier par l’éducation nationale pour la rentrée 2026-2027.

    « Ouvrez les écoles, vous fermerez des prisons », affiche une pancarte. « La logique gouvernementale est absente, comme mon père », dénonce une autre, tendue par Femida et Sacha. Élèves à Diderot, ils précisent : « On nous enlève tout ce qui était mis en place pour permettre plus d’égalité. » Les jeunes venus des lycées Montgrand, Monticelli ou Diderot réclament davantage d’heures de cours. « Ce ne sont pas juste des heures, c’est des possibilités d’enseignements différents, de l’aide aux devoirs, du travail en demi-groupe », insiste Nina, militante MNL. « C’est notre avenir, notre formation qui sont en jeu, on perd deux heures par spécialité et toutes nos options », complète Andréas, élève de terminale à Nelson-Mandela. Des chiffres couperet tombent, lâchés par un militant syndical de la FSU : « 147 heures pour le lycée Marie-Curie, 100 heures pour Montgrand, 72 heures pour Victor-Hugo, 64 heures pour Diderot… »

    Touchés, dès le 1er degré

    Venues des écoles élémentaires Grenier et Lauriers de Malpassé (13e arrondissement), des enseignantes s’alarment également. « Nos groupes scolaires sont aussi touchés par les restrictions budgétaires. On a eu une année de CP à 15 élèves, et puis gros retour en arrière. Maintenant, on nous annonce une classe en moins, avec des niveaux en insertion bien chargés, on saborde les conditions d’enseignement », dénoncent Alicia et Sarah, alors que le cortège s’engage sur le boulevard Charles-Nédelec en entonnant « la jeunesse emmerde le Front national ».

    Parmi les drapeaux secoués par le Mistral, celui de la Palestine et celui de Cuba rappellent que « le mouvement est parti contre la guerre, souligne Inès. On demande que ce budget ne soit pas utilisé pour des armes, mais pour l’éducation nationale, pour des conditions d’études décentes, des classes où l’eau ne coule pas du plafond comme à Marie-Curie, ou pour que les étudiants en photo aient accès à du matériel à Blaise-Pascal ». Des jeunes déterminés à construire un avenir fait de solidarités.

    Devant le bâtiment de l’éducation nationale bardé de CRS, les syndicats appellent à une nouvelle journée nationale de grève et mobilisation, le 31 mars. Un nouveau comité social d’administration (CSA) se tiendra le 2 avril, au cours duquel l’administration doit annoncer ses décisions avant validation en préfecture.

  • Une année encore riche pour la douane régionale

    Une année encore riche pour la douane régionale

    « L’année 2025 a été chargée, 2026 le sera tout autant », a promis, ce jeudi 26 mars, Michael Lachaux, directeur régional des douanes de Marseille, à l’occasion du bilan de ses services. Si ses 402 agents n’ont pas chômé, c’est d’abord parce que le département est un vaste hub économique, explique-t-il, avec une activité soutenue dans les Bouches-du-Rhône, 18 milliards d’euros d’exportations et 36 milliards d’importations. Pas moins de 979 312 déclarations ont été effectuées en 2025, soit -3,4% par rapport à 2024. Pas une baisse, mais une « régulation technique », précise Michael Lachaux.

    Tandis que les crises « s’additionnent », constate-t-il, entre guerre en Ukraine, conflit au Moyen-Orient et hausse des droits de douane américains quand les États-Unis sont la première destination hors-UE pour les entreprises locales, la douane « les accompagne pour utiliser au mieux la réglementation et en faire une arme », explique-t-il.

    Dédouaner en 5 mn chrono

    Faciliter et contrôler étant ses deux principales missions, le délai d’immobilisation des marchandises ne dépasse pas les 126 secondes et 96,6% d’entre elles sont dédouanées en moins de 5 minutes. Pour ceux qui ne jouent pas le jeu, 6 millions d’euros de droits et taxes ont été redressés en 2025, directement dans l’escarcelle de l’État.

    Autre mission, la protection du consommateur. Étalé ce jour-là dans les locaux du Port center, un aperçu des saisies : un mur de paquets de cigarettes, des jouets, des maillots de l’OM, de faux sacs et parfums, du viagra qui n’en a que le nom et autres miels aphrodisiaques.

    De la figue pleine de champignon cancérigène au four à pizza qui prend feu, en passant par les poussettes pour bébés qui tranchent les doigts, quelque 936 tonnes de produits alimentaires dangereux ont été refusés à l’import. Au total, 3 292 000 articles non conformes (+328%) ont été interceptés avant leur arrivée sur le marché européen et français.

    Côté stupéfiant, « on dépasse la tonne, c’est une année record, une augmentation de plus de 30% », se félicite Michael Lachaux. Dont 189 kg de cocaïne (+37% par rapport à 2024), 808 kg de cannabis (+194%) et 19 kg de drogue de synthèse. « C’est tous les ans plus », s’inquiète-t-il, pointant un « développement extrêmement rapide et inquiétant » de ces dernières, « notamment les amphétamines et l’ecstasy, que nous retrouvons de plus en plus dans les flux postaux ou dans les vecteurs routiers ».

    Sur le trafic de tabac, une des priorités des douanes, avec 10,5 tonnes saisies en 2025, « les Bouches-du-Rhône restent sur la même tendance haussière », ajoute le directeur régional. En coordination avec la préfecture de police, deux fois plus de contrôles d’épiceries, bars à chicha et autres ont été menés, aboutissant à 48 fermetures administratives.

    Un camion scan tout neuf

    « Nous sommes la première brigade de France à l’avoir. » Une cellule de 13 agents utilise au quotidien ce nouvel outil sur le port : un scanner embarqué à bord d’un petit camion, qui permet de lire à travers les parois des conteneurs que viendra admirer, ce vendredi, David Amiel, ministre des Comptes publics.

    L’équivalent d’une « radio chez le médecin » à rayons X, que les douaniers ont appris à décrypter, précise une agente, de quoi « fluidifier significativement les contrôles ».

  • Le nouveau conseil municipal de Martigues s’installe ce vendredi à 18h

    Le nouveau conseil municipal de Martigues s’installe ce vendredi à 18h

    La liste d’union de la gauche emmenée par Gaby Charroux (PCF), arrivée en tête avec 44,14% des suffrages, remporte 32 sièges sur 43. La liste RN, avec ses 35,05%, gagne 7 sièges, soit 5 de plus que lors de la dernière mandature. Jean-Luc Di Maria (DVD), qui a récolté 20,81% au second tour, a 4 sièges, soit un de moins qu’en 2020.

    À l’ordre du jour : élection des adjoints de quartier, fixation du nombre de collaborateurs de cabinet et élection du maire.

  • Femmes et progressistes : le double combat

    Femmes et progressistes : le double combat

    C’était la grande nouveauté de ce scrutin 2026 pour les communes de moins de 1 000 habitants : l’obligation de listes paritaires. Cette loi vise à améliorer la représentativité des femmes dans les conseils municipaux. Pourtant, cette année, elles ne seront par exemple que 38, dans les Alpes-de-Haute-Provence, à être maires, contre 50 en 2020. Dans le Vaucluse également, elles seront moins nombreuses, passant de 36 à 29, pour ce nouveau mandat. Les Bouches-du-Rhône voient toutefois leur nombre de femmes maires augmenter, passant de 17 à 20 (hors mairies d’arrondissement à Marseille).

    Au niveau national, le nombre d’édiles féminines a quelque peu augmenté par rapport aux élections de 2020, passant de 21,1% à 22,6%. Une hausse continue depuis la première loi imposant la parité en 2000, mais qui reste lente et tend même à s’essouffler. Au sein des conseils municipaux, on comptait 42% d’élues en 2020.

    Même si la parité est établie dans les listes engagées lors de ce scrutin 2026, dans la région, moins d’un quart d’entre elles étaient menées par des femmes. C’est donc dès le choix des têtes de liste que le plafond de verre se fait sentir pour elles.

    Selon Sandrine Raymond Lucarini, maire (SE) réélue à Saint-Pierre-de-Vassols, dans le Vaucluse, et initiatrice d’un groupe WhatsApp pour les maires vauclusiennes, le manque de femmes à la tête de municipalité s’explique avant tout par un manque de représentativité. « à chaque élection, on a le droit au portrait-robot d’un maire. Et souvent, c’est un homme de 60 ans. Il faut que nous, les femmes, nous nous inspirions entre nous, pour montrer que l’on peut être maire. Car beaucoup se disent que ce n’est pas un rôle pour elles. »

    Pour la membre du bureau de l’association des maires de France et des maires ruraux, l’autocensure est l’un des facteurs explicatifs de cette sous représentation, mais n’est pas le seul : « Il y a aussi un problème financier. Car les indemnités pour les maires ruraux sont très faibles, et les femmes étant plus souvent dans des situations de précarité, elles envisagent moins de s’investir dans ce rôle. »

    Sans étiquette

    L’édile vauclusienne évoque aussi la question de la parentalité : « Souvent, on vous fait des reproches, on vous demande comment vous pouvez vous occuper de vos enfants… Alors qu’on ne fait jamais ce genre de remarques aux hommes. […] Et puis, il y a plus de femmes monoparentales qui ne peuvent donc pas faire garder leurs enfants », explique la mère de famille.

    Des barrières qui semblent un peu moins présentes dans les Hautes-Alpes, où les petits villages sont surreprésentés. Le rôle de maire est légèrement plus féminisé dans ce département, avec 22,6% de femmes maires en 2026, soit autant qu’au niveau national, alors qu’elles représentent 19,59% dans l’ensemble de la zone regroupant Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence.

    Par ailleurs, l’absence d’affiliation à un parti politique semble leur être favorable. Alors qu’elles n’étaient qu’un peu plus de la moitié à mener des listes sans étiquette (SE), celles-ci représentent au final 84,5% des femmes maires, dans toute la zone des cinq départements. Au niveau national, les élus sans étiquette ne représentent pourtant qu’un peu plus de la moitié des maires français.

    à droite toute

    Et lorsqu’elles portent des couleurs politiques, elles sont très souvent bleues, voire brunes. Les deux plus grandes villes de la région Sud ayant installé des femmes dans le fauteuil du maire sont toutes deux situées à droite de l’échiquier politique : Sophie Joissains (UDI) à Aix-en-Provence et Josée Massi (DVD) à Toulon.

    Car ce que révèlent également ces élections, c’est la quasi-absence de femmes élues marquées à gauche. En effet, les femmes étaient moins présentes à la tête de listes de gauche ou d’extrême gauche (52) que sur des listes de droite ou extrême droite (63), dans la zone des cinq départements. Une féminisation de l’extrême droite qui a notamment pour but aussi de féminiser son électorat, autrefois majoritairement masculin. Il est donc urgent que le camp progressiste brise ce plafond de verre s’il souhaite porter plus haut et plus loin son ambition d’une société plus juste.

    En chiffres

    155

    femmes ont été élues maires, en 2026, dans les 791 communes des Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence. Soit 19,59% de l’ensemble des édiles.

    22,8%

    C’est le taux de femmes élues maire dans les Hautes-Alpes. Un meilleur chiffre que les Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence. Le Var affiche seulement 16,9%.

    52

    listes affiliées à la gauche ou l’extrême gauche ont été portées par des femmes dans les cinq départements, contre 31 pour l’extrême droite et 32 pour la droite.

    84,5%

    des femmes élues sont sans étiquette.

  • Berre capitale de la pétanque bucco-rhodanienne

    Berre capitale de la pétanque bucco-rhodanienne

    Pour le championnat seniors individuels, ils seront 442 dans les ronds, répartis sur 4 sites. Saint-Victoret, la Batarelle, Vitrolles et Berre. Les 8 plus performants sur chaque site se retrouveront dimanche matin à Berre pour disputer la phase finale qui conduira au titre départemental. Pour le champion et le vice-champion c’est à Bergerac les 25 et 26 juillet, qu’ils partiront chercher un titre national. Quant aux demi-finalistes et le meilleur des quarts de finalistes, ils seront qualifiés pour le championnat régional le lundi 25 mai au Pontet.

    À Berre, samedi à partir de 12h30, les féminines seront 286 à venir disputer le championnat départemental. Avec pour les championnes la perspective d’un déplacement aussi les 25 et 26 juillet à Bergerac pour le « France ». Quant aux finalistes et demi-finalistes, le rendez-vous pour le championnat régional est fixé aussi le lundi 25 mai au Pontet.

    143 doublettes seront donc en course. Laquelle succédera à Yasmine Manessour et Isabelle Rivière, les sociétaires de la Boule Verte de Biver, championnes en titre. Lesquelles, soit écrit en passant, sont prêtes à remettre le couvert, histoire de ne pas lâcher le Graal…

  • Jeu provençal : Chamberon, Lopez, Paolucci s’imposent

    Jeu provençal : Chamberon, Lopez, Paolucci s’imposent

    Ils étaient restés dans les starting-blocks depuis le début de saison. Les revoilà en haut de l’affiche après ce départ chaotique. Il n’en pouvait être autrement compte tenu du talent conjugué de Juan Lopez et Enzo Paolucci. Une complémentarité connue, affinée par le troisième larron Simon Chamberon qui fait un retour tonitruant, vainqueur la semaine dernière à Pierrefeu avec Christophe Martello et Anthony Kerfah.

    Un Kerfah, justement associé à Max Guidicelli et Martin Torres, battu d’entrée de jeu par l’étonnante triplette mixte des Calanques Sandrine Falsetti, Michel Steinmann et Guy Millet-Perrin

    Ce fut la grosse surprise de la matinée avec le jour de gloire pour Sandrine Falsetti, héroïne de la partie. Ils vont continuer leur périple jusqu’en 8e de finale. Bravo à eux.

    Dans les autres confrontations, quelques chocs prématurés sont attrayants comme celui entre la famille Lombardi et Kévin Dupuis, sorti vainqueur.

    Ce dernier doit s’incliner face à Jacques Onorrus qui atteindra le dernier carré en compagnie de Thierry Blanc et Gilles Canovas. Un carré complété par Michel Propos, Stéphane Girardet, souvent dans le sprint final dans les grosses compétitions, associés à Frédéric Poutet. « On a été battus lourdement par l’équipe Chamberon, avoue Michel Propos, mais le score ne reflète pas la physionomie de la partie. On a manqué de réussite. »

    Dans l’autre demi-finale, l’aigle marseillais Loïc Pellegrini, toujours aussi constant au tir, a pris le dessus sur la formation emmenée par Jacques Onorrus.

    La finale a confirmé le talent du double champion de France doublette Juan Lopez et ses colistiers (c’était d’actualité) Enzo Paolucci et Simon Chamberon. Un véritable rouleau compresseur qui n’a laissé aucune chance à l’adversaire. Un premier essai ensemble qui fut un coup de maître. Coup de chapeau aux finalistes avec un joueur peu habitué aux joutes du Jeu Provençal, Sébastien Batista. Mais à chaque sortie dans cet exercice, il démontre un vrai potentiel. Les aptitudes de Djafari et Pellegrini ont fait le reste

    Il est dommage que seulement 87 équipes se soient déplacées pour une épreuve de cette importance organisée de main de maître par le président Tassy et son équipe.

  • Water-polo : Marseille sort vainqueur du duel contre Nice

    Water-polo : Marseille sort vainqueur du duel contre Nice

    Les Marseillais poursuivent leur série positive en remportant ce choc méditerranéen sur le score de 16 à 11. Avec trois longueurs d’avance à mi-rencontre, le CNM a assuré le coup dans le dernier quart-temps (4-1) pour empocher un nouveau succès en Elite masculine. Alexandre Bouet et Efsthatios Kalogeropoulos sont les deux meilleurs marqueurs de la partie avec 4 réalisations chacun. Prochain match dans trois jours, à Sabadell, pour valider son billet pour les demi-finales de la LEN Euro Cup.

  • Handball féminin : le tour de force de Plan-de-Cuques, vainqueur de Toulon

    Handball féminin : le tour de force de Plan-de-Cuques, vainqueur de Toulon

    Un résultat précieux qu’il faut bien mettre en valeur. Mal en point depuis deux mois, Plan-de-Cuques vient faire chuter l’une des équipes en forme de Ligue Butagaz Energie, Toulon. Les Varoises se sont inclinées 32-23 au gymnase des Ambrosis. Les locales ont été les plus impactantes au cœur de la partie, là où leur avance n’a fait que gonfler. Une victoire symbolique, juste avant d’entamer une trêve de près d’un mois.

    Le HBPC s’est laissé quelques minutes pour réellement entrer dans sa partie. Il faut dire que les Toulonnaises ont gêné leurs adversaires par leur agressivité sur la porteuse de balle. Le TMVH a rapidement créé un écart (2-5), en utilisant la fébrilité des locales. La capitaine Marie Bergum s’est notamment retrouvée trop seule pour armer de loin et mettre du danger sur la cage gardée par Léa Schüpbach.

    Globalement, le rythme était très élevé, le jeu allant rapidement d’un côté à l’autre du rectangle. Il a fallu qu’un morceau de sol se décolle pour voir un premier temps faible. Dans le dernier tiers de cette période, les Toulonnaises ont baissé le pied. Plus hésitantes, elles ont connu une panne offensive, ne marquant qu’à une seule reprise jusqu’à la pause (14-10). L’ex-joueuse de Toulon, Lola Berrais, a sonné la révolte en inscrivant pas moins de six buts.

    Nouveau run d’entrée de seconde période

    La reprise était encore meilleure pour les joueuses d’Angélique Spincer. Toujours peu dangereux offensivement, Toulon a continué de subir face à un HBPC revigoré et sur de bons rails. La boussole de Plan-de-Cuques indiquait toujours plein nord, le cap était clair, décidé et le score est monté jusqu’à 21-12. Les Varoises ont tenté de jouer à 7 contre 6 (en sortant donc la gardienne en attaque), mais, là aussi, la réussite n’a pas été immense. En manque de solutions, elles n’ont jamais réussi à renverser une partie bien mal engagée. Même si les locales ont réduit l’intensité au crépuscule de cette rencontre.

    Une victoire qui permet à Helena Mathon et ses coéquipières d’immédiatement rebondir après un revers plus que frustrant sur le terrain de la Stella Saint-Maur. Angélique Spincer était globalement satisfaite de la prestation des Jaunes, ce mercredi soir : « Je n’ai pas été sereine du début à la fin, parce qu’on était capables de vite plonger. Je crois que là, c’est l’un de nos matches les plus aboutis. On avait dit qu’il fallait mettre de l’engagement, aujourd’hui, on a mis ces ingrédients pour l’emporter. »

    L’entraîneure en chef poursuit : « On savait que si on les laissait installer leur jeu, ça allait être compliqué. On a eu une période de 15 minutes pour se mettre dedans et ensuite, elles ont eu un sursaut psychologique. »

    Plan-de-Cuques va passer la fenêtre internationale confortablement installé dans la première partie de tableau, avec 37 points au compteur.

    hbpc 32 (14)

    TOULON 23 (10)

    19e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    Arbitres : Chastanet/Couret

    HBPC : Somodi, Schüpbach – Martel, Loquay, Berrais, Kromoska, Antonissen, Auriac, L.Dembélé, A.Dembélé, Naal, Perret, Mathon

    Entraîneur : Angélique Spincer

    Toulon : Samzun, Munanoa – Bergum, Giustiniani, Lachaize, Stankiewicz, Pellerin, Thevenet, Cavanié, Deen, Cayez, Folitou, Rival, Pastour

    Entraîneur : Rémi Faugères

  • Rugby : Provence-Colomiers, âpre bataille en vue

    Rugby : Provence-Colomiers, âpre bataille en vue

    Un vent de phases finales souffle (déjà) sur cette rencontre. Provence Rugby-Colomiers. Le 3e accueille le 2e. Autre preuve d’un fort intérêt autour de ce match, Philippe Saint-André et Arthur Coville ont été accueillis par huit journalistes lors de la conférence de presse, ce mercredi. Soit plus du double par rapport à la norme. « C’est la première fois qu’il y a autant de journalistes à la conférence de presse. Vous aussi vous savez l’importance de ce match », notait d’ailleurs PSA.

    Pour un retour suite à une longue trêve de trois semaines, c’est un défi de taille qui attend les Provençaux. Colomiers est un adversaire coriace et compétitif. Le classement ne ment pas. « C’est une équipe qui déploie beaucoup de jeu, qui a beaucoup d’initiatives, qui n’a pas peur de tenter. Notre pelouse synthétique, c’est une surface qu’ils affectionnent, d’ailleurs. Pour bloquer leur attaque et leur vitesse, il faut être bon dans les zones de contact, dans les zones d’affrontement, que ce soit en conquête ou dans les phases directes », détaillait Arthur Coville.

    Appui du public et vent violent

    Après la frustrante défaite à Biarritz (18-26), les joueurs aixois ont pu se reposer avant de repartir au charbon. Provence Rugby est passé par le Portugal pour un stage d’une semaine. Une phase de travail importante pour construire la fin de saison régulière. Philippe Saint-André détaille : « On a travaillé notre précision, l’intensité qu’on veut mettre, en gardant une maîtrise et une discipline individuelle et collective. On a beaucoup travaillé là-dessus. »

    Le manager provençal a aussi demandé l’aide du public du stade Maurice-David. Pour la 32e fois consécutivement, l’enceinte sera à guichets fermés. « Jeudi, on a besoin de notre public. On a besoin d’avoir un vrai 16e homme derrière nous, que nos supporters nous poussent de la première à la dernière minute. Il y en a qui arrivent au bout de 20-25 minutes. Ce serait bien que là, ils mangent leurs burgers avant et qu’ils soient là dès le coup d’envoi », dit-il avec un sourire en coin.

    Un autre facteur est à prendre en compte pour cette rencontre : le vent. Le mistral peut être gagnant ou perdant ce jeudi, les bourrasques devraient atteindre 80 km/h à partir de 21h. Une donnée majeure. « On sait qu’il arrive derrière une tribune, derrière les poteaux, donc il y a vraiment deux mi-temps complètement différentes stratégiquement. Quand on l’a dans le dos, il faut vraiment réussir à user du territoire pour être chez eux et les enfermer, parce qu’on sait que c’est très difficile de s’en sortir quand on a le vent dans le nez », faisait remarquer Arthur Coville, capitaine ce jeudi soir.

    Le match aller, en banlieue toulousaine, était déjà dantesque avec une victoire à l’arraché des Provençaux sur le score de 12 à 10. Une bataille de tous les instants et une défense de fer avaient permis aux visiteurs de s’imposer. Il faudra au moins la même chose pour vaincre le dauphin de Vannes, à Maurice-David.

    PROVENCE – COLOMIERS

    24e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    PROVENCE : Portela – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Zinzen, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Hawkes, Latterrade, Nostadt

    COLOMIERS : Giral – Pinto, Dulon, Nuu, Tuitavuki – Delpy, Seguela – Timu, Bazin, Plataret – Adelaide, Thomas – Bellemand, Larrieu, Tartas