Tag: Bouches-du-Rhône

  • L’école Longchamp rouvre lundi après le sinistre

    L’école Longchamp rouvre lundi après le sinistre

    « Nous sommes rassurés par la réouverture », témoigne Héloïse Delastre, l’une des représentantes de parents d’élèves de l’école Longchamp (4e). Les enfants pourront de nouveau courir dans la cour de l’école dès ce lundi 30 mars.

    Un incendie s’est déclaré au niveau de la charpente de la chapelle Buffon, dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mars. L’édifice, construit en 1837, était déjà frappé d’un arrêté de péril. Situé à proximité directe de l’école, les services de la Ville ont décidé de fermer l’accès à l’établissement par mesure de sécurité.

    « Nous avons appris avec surprise que l’école était totalement fermée au matin du lundi 23 mars. Pendant deux jours, nous n’avons pas eu d’informations sur les solutions de prise en charge pour la garde de nos enfants », raconte Héloïse Delastre. Dès jeudi, les élèves ont cependant pu être accueillis au Centre municipal d’animation Jeanne d’Arc (5e) « aux mêmes horaires et encadrés par leurs enseignants et les Atsem de l’école », précise la Ville de Marseille. Une réunion s’est également tenue jeudi soir, en présence des différents services de la municipalité, de l’équipe pédagogique de l’école et de parents d’élèves. Ces derniers affirment que « la réunion a permis de lever les doutes et les inquiétudes ».

    Des travaux pour sécuriser

    La Ville explique que les bâtiments seront rouverts partiellement dans un premier temps : « Une à deux classes seront réparties au sein des autres classes, jusqu’aux vacances de Pâques. » Elle annonce que « les vacances seront mises à profit pour permettre des interventions sur le site pour un retour à un fonctionnement normal dès la rentrée suivant les congés ». Les parents d’élèves attendent quant à eux « une réunion d’étape à la rentrée des vacances, qui permettra de faire le point sur l’avancée des travaux ».

  • L’État mise sur une « douane de combat »

    L’État mise sur une « douane de combat »

    Un scanner à basse intensité, un poids lourd qui déploie carrément un portique de contrôle, une fouille de conteneur plein d’abricots d’Ouzbékistan, dits « bio », en provenance de Turquie, avec Vertige, labrador d’un an et demi, à la traque aux stupéfiants… Pour la venue de David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, ce vendredi, la direction régionale de la douane déploie tout son savoir-faire.

    « Ce moyen nous a permis de vraiment diversifier nos méthodes de contrôle de fret. C’est un petit scanner qui tourne autour de ce qu’on souhaite contrôler, donc essentiellement des conteneurs comme aujourd’hui », explique Michael Lachaux, son directeur, à bonne distance d’un petit camion blanc. « Cette marchandise est projetée sur l’ordinateur qui se trouve à l’intérieur », le tout en deux minutes à peine poursuit-il. « Les collègues vont faire un comparatif entre ce qui nous est déclaré et ce qui est projeté à l’image, voir s’il y a des anomalies, des incohérences. L’image est en fait similaire à une radio d’un membre du corps. C’est très facile d’interprétation », ajoute Michael Lachaux. Tandis qu’un agent démonte des trappes qui cachent les moteurs du conteneur, il précise que c’est là, planqués dans les ventilateurs, que plus de 67 kg de cocaïne ont été trouvés en janvier.

    Une nouvelle ère technologique

    Un second camion, plus gros, dispose d’un portique pour faire passer les camions dessous et passer au crible leur chargement. Un « investissement, mais on voit en quelques années comment est-ce qu’on a pu gagner en productivité », estime Michael Lachaux. C’est justement sur le renforcement de la technologie que mise le ministre pour « entrer dans un nouvel âge de la douane ».

    Pour armer cette « douane de combat », il prévoit, dans le cadre d’un « plan douane massif demandé par le président de la République », d’installer un scanner fixe à Marseille à partir de l’année 2027, « qui permettra de scanner beaucoup plus de conteneurs ». Un investissement qui dépassera les dix millions d’euros, financés par l’État et par les collectivités locales. Il devrait être implanté sur le terminal conteneur du bassin ouest.

    L’objectif : doubler le volume d’images recueillies sur l’ensemble du territoire, quel que soit le type de marchandise contrôlée, et tripler le volume d’images scannées sur les conteneurs dans les ports.

    « La technologie doit changer de camp » ose-t-il, alors que « la mondialisation vole en éclats » au profit des narcotrafiquants mais aussi « des entreprises établies qui se jouent de nos règles et de nos normes ». « Certaines plateformes extra-européennes, en particulier venant de Chine, ont multiplié les petits colis avec, on l’a vu, un nombre considérable d’infractions » balance-t-il devant Christophe Castaner, un temps conseiller Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) chez Shein, aujourd’hui président du conseil de surveillance du port de Marseille-Fos.

    Interrogé sur un éventuel renfort d’effectifs, il assure qu’il faudra aussi en passer par là, conscient qu’il faut des agents derrière les machines, pour procéder au contrôle en cas de détection, réaliser la procédure, poursuivre les investigations avec les forces de police et de gendarmerie, et collecter en amont le renseignement nécessaire pour orienter les contrôles. Les « besoins » devraient être évalués lors de la préparation du budget 2027.

    Mireille Roubaud

  • Le nouveau conseil municipal s’installe à Aubagne

    Le nouveau conseil municipal s’installe à Aubagne

    Journée majeure pour Aubagne, dont le conseil municipal rebascule à gauche. La liste d’union de la gauche (hors LFI) Aubagne en commun, menée par Jean-Pierre Squillari (DVG), a emporté le second tour, avec 36,28% des voix. C’est dans la salle du Bras d’or que le premier conseil municipal a lieu ce samedi 28 mars matin.

    Le conseil, qui réunit tous les élus, sera introduit par un discours de Mohamed Lazli, doyen, faisant partie de la majorité. Suivra l’élection du maire par un vote à bulletin secret. Pour Jean-Pierre Squillari, peu de doute : « Après le dépouillement, le maire sera officiellement élu, et j’ose penser que cela sera moi ! »

    Des sièges redistribués

    Une fois l’écharpe tricolore remise au maire, au tour des adjoints. « On demande aux conseillers municipaux ce qu’ils désirent et si un demande un bulletin secret, on le fait de cette manière », explique Jean-Pierre Squillari. Enfin, les conseillers municipaux « recevront l’écharpe jaune et noire, pour conclure cet événement important », ajoute le futur maire.

    Cette année, les cartes sont rebattues, avec un basculement de la majorité à gauche. La liste qui a remporté l’élection occupera 30 sièges, dont huit sont destinés aux colistiers de Giovanni Schipani, sa liste ayant fusionné avec celle de Jean-Pierre Squillari. La gauche occupera donc 22 sièges, contre huit au dernier mandat. Mais le Rassemblement National connaît aussi une hausse. Si le parti demeure dans l’opposition, il passe de deux à sept sièges. Le conseil municipal connaît une véritable inversion des rapports de force, puisque l’ancienne majorité, menée par Gérard Gazay (LR), maire sortant, n’occupera que six sièges, devenant le groupe le moins représenté au conseil.

  • À Martigues, Gaby Charroux se lance dans un mandat exigeant

    À Martigues, Gaby Charroux se lance dans un mandat exigeant

    « C’est le stade Vélodrome là », plaisante une Martégale, les yeux écarquillés en entrant dans la Halle. Les gradins sont montés, des centaines de sièges rouges se remplissent. Ce vendredi soir, l’équipement public est spécialement aménagé pour le conseil municipal d’installation des 43 nouveaux élus, tous présents.

    La liste d’union de la gauche emmenée par le maire sortant Gaby Charroux (PCF), arrivée en tête avec 44,14% des suffrages, remporte 32 sièges, quatre de moins que lors de la dernière mandature. La liste RN, avec ses 35,05%, obtient 7 sièges, soit 5 de plus qu’en 2020. Jean-Luc di Maria (DVD), qui a récolté 20,81% au second tour, perd un siège avec 4 élus.

    Les nouveaux conseillers municipaux ont procédé à l’élection du maire. Étaient candidats Gaby Charroux et Emmanuel Fouquart (RN). Le conseiller municipal d’opposition (DVD) Jean-Luc di Maria a quant à lui prévenu : « Des milliers de Martégaux ont voté pour le changement. Cette voix ne disparaît pas. Nous ne serons ni silencieux ni complaisants. Notre rôle n’est pas de vous accompagner, mais de vous interpeller et de proposer une autre voix. Vous avez la majorité, nous avons la vigilance. » Son groupe a tout de même voté pour l’édile sortant, officiellement réélu par le conseil avec 36 des 43 voix.

    Réconcilier les électeurs avec la chose publique

    De nouveau élu, Gaby Charroux a remercié les électeurs pour « leur confiance renouvelée », mais aussi « les centaines de militants » qui ont su « prendre du temps personnel » pour défendre la singularité d’un « modèle martégal qui depuis tant d’années a fait la démonstration de sa pertinence et de sa modernité renouvelée ». Il a assuré ne pas oublier « l’ensemble des électrices et des électeurs qui ont pu faire un choix différent ». « Je veux leur dire que notre majorité agira comme elle l’a fait jusqu’ici pour toutes et pour tous et qu’elle s’efforcera de convaincre, d’être à l’écoute et de répondre aux nombreuses interrogations et nombreux doutes qui ont pu émerger. Il est désormais de notre responsabilité de rassembler chacune et chacun au-delà des divisions qui peuvent se manifester en période électorale. Cette responsabilité nous l’assumerons. Y compris envers celles et ceux qui se sont abstenus. (…) Cette abstention est le reflet d’une crise de confiance que nos concitoyens éprouvent envers la politique. (…) Il nous appartient de chercher et de trouver les moyens de réconcilier avec la chose publique celles et ceux qui ont pu s’en détourner. » Pour rappel, au second tour, l’abstention avait atteint 42,25%.

    Douze adjoints au maire

    Les élus ont également désigné les adjoints au maire, maintenus au nombre de 12, un nombre « suffisant pour aider le maire dans la gestion quotidienne des affaires d’une commune de 49 000 habitants, 4e ville du département et 3e de la métropole », explique Gaby Charroux, qui s’entourera par ailleurs de trois collaborateurs de cabinet.

    Avec 32 voix, sont nommés Henri Cambessedes (PCF) au poste de premier adjoint (sans changement par rapport à 2020) ; Éliane Isidore ; Florian Salazar-Martin (PCF), qui était précédemment adjoint à la culture ; Valérie Baqué ; l’ancien député communiste de la 13e circonscription Pierre Dharréville ; l’ancienne adjointe au tourisme Sophie Degioanni (PS) ; Gilles Picard (PCF) ; Saoussen Boussahel (PS) ; Jean-François Mauffrey (SE) ; Charlette Benard, adjointe aux seniors lors du dernier mandat ; Jean-Luc Cosme (EELV) ; Annie Kinas (PCF), ancienne adjointe à l’éducation.

    Pour les 14 quartiers de la commune, les quatre adjoints sont Odile Teyssier-Vaisse (SE), déjà représentante de Carro, Les Laurons, Saint-Julien et Saint-Pierre lors du dernier mandat, Jean-Marc Villanueva, représentant de Lavéra, Boudème et Jonquières en 2020, Roger Camoin (PS) et Marceline Zéphir (PCF).

    Les adjoints

    Les 12 adjoints au maire : Henri Cambessedes (PCF), Éliane Isidore (PCF), Florian Salazar-Martin (PCF), Valérie Baqué, Pierre Dharréville (PCF), Sophie Degioanni (PS), Gilles Picard (PCF), Saoussen Boussahel (PS), Jean-François Mauffrey (SE), Charlette Benard, Jean-Luc Cosme, Annie Kinas (PCF).

    Les 4 adjoints de quartiers : Odile Teyssier-Vaisse (SE), Jean-Marc Villanueva (PCF), Roger Camoin (PS) et Marceline Zéphir (PCF).

  • [Rue de la République] Tina Biard-Sansonetti : « J’installerai un conseil d’arrondissements citoyen dans les 13-14 »

    [Rue de la République] Tina Biard-Sansonetti : « J’installerai un conseil d’arrondissements citoyen dans les 13-14 »

    la victoire du Printemps marseillais

    Didier Gesualdi : Après la victoire
    face au RN, il va falloir tenir les promesses du Printemps marseillais…

    … Des engagements ! Ce sont des engagements que nous avons pris devant les Marseillaises et les Marseillais. Nous allons nous attacher à transformer la ville, à la rassembler et donc à tenir nos engagements. C’est une belle victoire qui démontre la volonté de Marseille d’être rassemblée et fraternelle. C’est aussi l’installation d’un RN à un niveau important. Il va falloir prouver pendant les sept prochaines années aux Marseillaises et aux Marseillais que la politique peut être belle et noble quand elle est bien faite. C’est ce que nous avons fait ces six dernières années et c’est que nous allons continuer de faire. Nous voulons changer concrètement la vie des gens, c’est la meilleure façon de lutter contre le RN.

    Didier Gesualdi : La campagne a été assez rude. On a peu parlé programme. Ça laisse des traces dans la population ?

    Nous nous sommes attachés à parler programme. Benoît Payan a dessiné un avenir pour Marseille tout au long de sa campagne comme moi j’ai pu le faire pour les 13e et 14e arrondissements. Je pense que ces propositions, cet avenir que l’on propose, ont aussi fait le résultat du Printemps marseillais.

    Léo Purguette : L’enjeu était très fort dans les 13-14, secteur le plus peuplé de la ville. Vous avez bénéficié d’un retrait du candidat insoumis Mohamed Bensaada, est-ce que cela a pesé ? Vous l’avez eu depuis ?

    Oui ça a pesé dans le résultat mais ce résultat est le fruit d’une mobilisation importante des habitants des 13e et 14e arrondissements puisqu’au-delà des reports de voix, c’est près de 5 000 personnes supplémentaires qui se sont déplacées entre le 1er et le 2nd tour. Concernant M. Bensaada, oui j’ai eu un échange à l’issue du 2nd tour où il m’a adressé ses félicitations.

    Didier Gesualdi : Pas d’élus insoumis au conseil municipal, il faudra tenir compte des aspirations de leurs électeurs même si les relations sont dures avec Benoît Payan ?

    Sans revenir sur cette campagne où la France insoumise a fait le choix de ne pas aller sur l’union de la gauche au premier tour et où, effectivement, ça a tapé fort sur la gauche, ce que l’on va défendre les sept prochaines années c’est notre programme. Dans les 13e et 14e arrondissements cela veut dire rassembler ce secteur, le réparer et le transformer. Nous voulons que le premier secteur de la ville retrouve la place qu’il mérite.

    LE RASSEMBLEMENT NATIONAL

    Léo Purguette : Le RN a réalisé un score très important. N’y a-t-il pas là un échec de la majorité sortante à contenir ce vote de colère ?

    Un échec non. Sur les 13e et 14e arrondissements, si nous avons gagné face au RN, c’est aussi parce qu’ils ont gouverné ce secteur et que les habitants ne voulaient plus subir ce qu’ils avaient subi précédemment. Cela nous oblige. Je mesure la responsabilité qui est la mienne. C’est d’abord la responsabilité de ne pas décevoir les électeurs qui m’ont fait confiance et qui se sont mobilisés. Mais aussi la responsabilité, effectivement, de faire baisser le Rassemblement national. Y parvenir, c’est prouver aux gens que la politique peut changer la vie, c’est tenir ses engagements, c’est améliorer le quotidien des personnes. C’est la meilleure façon de démontrer que la division, l’idée que le problème c’est l’autre, ce n’est pas la bonne solution. La solution, c’est d’être rassemblés et de porter collectivement une transformation.

    Didier Gesualdi : Il y a 4 électeurs sur 10 qui ne sont pas d’accord avec ce que vous dites.

    Mais je comprends la colère légitime des habitants des 13e et 14e arrondissements. Pendant des décennies, ils n’ont pas été considérés, pas respectés. On a construit n’importe comment dans ce secteur. On n’a pas fait les infrastructures qui allaient avec. On a dit aux habitants que la politique c’était des échanges individuels « tu me donnes, je te donne ». Or ce n’est pas ça la politique. Je comprends cette résignation, ce désespoir. J’habite le secteur et quand je sors de chez moi, il n’y a pas de trottoirs, les poubelles ne sont pas ramassées. Quand je vais dans un noyau villageois où les commerces ferment les uns après les autres, je peux comprendre cette colère. La solution à ces problématiques ce n’est pas le RN, c’est nous qui la portons.

    LA METROPOLE

    Léo Purguette : Vous parlez beaucoup des compétences de la Métropole. Avez-vous un candidat ou une candidate pour en prendre la présidence ?

    Avant de parler de candidat, il faut parler de projet. On l’a défendu pendant cette campagne : ce qu’on réclame c’est simplement l’égalité de traitement pour les Marseillaises et les Marseillais. Ce que l’on veut, c’est un même nombre de collectes de déchets, que nos places de villages soient nettoyées régulièrement comme elles le sont ailleurs dans la Métropole. On souhaite les mêmes budgets pour refaire notre voirie et l’entretenir. Et on souhaite un développement des transports à la hauteur de la deuxième ville de France. C’est cela que l’on va défendre au sein de la Métropole.

    Didier Gesualdi : Sur les transports, comment souhaitez-vous agir ?

    Nous voulons enclencher le tramway jusqu’à Saint-Jérôme. On met 10 ans à construire un tramway donc il faut démarrer tout de suite, réfléchir à la création de nouvelles lignes. Je pense à une ligne vers Saint-Joseph ou à une ligne qui travers les 13-14 pour aller vers le 12e, certains l’appellent le tramway des collines. Et je demande immédiatement l’augmentation de la fréquence des bus aux heures de pointe, c’est une vraie problématique.

    Léo Purguette : Quel président de la Métropole pour faire tout cela. Un Marseillais ? Une Aixoise ? Un Salonais ?

    Pour moi, le président de la Métropole doit avoir une seule qualité : la question de l’intérêt général de l’ensemble des communes et donc de traiter Marseille enfin à égalité. Une personne qui est en dehors des jeux politiques marseillais.

    SON PARCOURS

    Didier Gesualdi : Vous êtes un nouveau visage de la politique marseillaise. On dit que vous avez un profil techno, on a parlé d’apparatchik. Qu’est-ce que vous répondez à cela ?

    Il est vrai que je me suis engagée depuis longtemps, le 21 avril 2002 quand j’ai vu Jean-Marie Le Pen au 2nd tour de l’élection présidentielle. J’avais alors 14 ou 15 ans. J’ai toujours été une militante de l’égalité. Je n’ai jamais brigué de mandat auparavant. Je me définirais plus comme une personne de terrain que comme une apparatchik.

    Didier Gesualdi : Vous avez été au cabinet de Benoît Payan mais pas seulement.

    J’ai été directrice d’un centre social dans le 14e arrondissement, à Saint-Joseph. J’ai aussi été au cabinet du maire, notamment sur les sujets de politique de la ville. J’ai été plus souvent sur le terrain auprès des associations que dans mon bureau.

    LES 13-14

    Léo Purguette : En 2020, le retrait de la gauche pour battre l’extrême droite dans les 13-14 l’a privée d’élus. Vous êtes vous-même une nouvelle élue, à la tête d’une équipe renouvelée, êtes-vous prête ? Entourée ?

    J’ai plusieurs points d’appuis. D’abord mes colistiers, issus, pour la grande majorité de la société civile et qui ont travaillé sur ce territoire en étant engagés dans des CIQ, des associations, des clubs sportifs. Ils font aujourd’hui partie de la majorité municipale. J’ai aussi l’appui de l’ensemble des forces vives de ce secteur qui se sont mobilisées à l’occasion de cette élection. C’est de cette manière-là que je souhaite gouverner ce secteur, co-construire l’avenir des 13e et 14e arrondissements. C’est pour ça que j’installerai un conseil d’arrondissements citoyen.

    Léo Purguette : Comment sera-t-il composé ?

    Essentiellement par des représentants de ce que l’on appelle les corps intermédiaires, c’est-à-dire les personnes qui font vivre ce territoire au quotidien.

    Didier Gesualdi : Votre secteur est très hétérogène. Sa partie la plus défavorisée cumule beaucoup de difficultés. Pour les résoudre vous misez sur les services publics ?

    Tout à fait. Il y a besoin de services publics de très grande proximité. C’est la compétence de la mairie de secteur, je pense notamment aux maisons de quartiers. Par exemple, le RN avait rasé purement et simplement celle des Oliviers A lorsqu’il était aux affaires. Aujourd’hui, c’est l’un des quartiers qui concentre le plus de difficultés. Ce secteur a aussi besoin de grandes infrastructures publiques. On n’a très peu d’infrastructures culturelles par exemple à part une mini-bibliothèque dans le centre urbain du Merlan qui n’a pas de fenêtre. Il va falloir faire pousser aussi un second commissariat de police municipale. On a pris nos responsabilités sur la police municipale et on va continuer. J’attends beaucoup de l’État sur la sécurité, sur la multiplication des commissariats de police nationale. Sur mon territoire on en avait deux, on n’en a plus qu’un. Certes, il est grand et beau mais il n’y en a plus qu’un seul. J’attends aussi des moyens supplémentaires pour notre justice.

    Léo Purguette : Sur le narcotrafic qu’est-il possible de faire à votre niveau ?

    Les comptes n’y sont pas sur les effectifs de la police nationale et de la justice. Mais pour faire reculer le narcotrafic il y a aussi le besoin de faire revenir du service public, d’accompagner les familles de victimes, de miser sur la réussite éducative, l’aide aux devoirs, la prise en charge des jeunes en accueil du soir. Pour cela les mairies de secteur ont toute leur place.

    LA DROITE

    Léo Purguette : La droite républicaine est très affaiblie, elle disparaît quasiment dans votre secteur. N’est-ce pas une difficulté pour le fonctionnement du débat démocratique ?

    C’est toujours une difficulté dans l’organisation du débat démocratique, après, la démocratie c’est aussi l’expression des habitantes et des habitants. Ils se sont exprimés et ils ont sanctionné la droite locale. Elle a dirigé la Métropole et s’occupe d’énormément de problématiques du quotidien. Je pense que cette défaite est à la fois le fruit de celle et, le maire l’a dit dans la campagne, du fait que lorsque l’on court après le Rassemblement national, les gens préfèrent toujours l’original à la copie. Courir après le RN n’a jamais fonctionné, nulle part, et quand on ne fait pas son travail, on est sanctionné. C’est légitime et c’est normal.

    Didier Gesualdi : Si on vous suit, ça ne sera pas trop dur de passer après en tant que jeune élue ?

    Non, je pense que tout est question de travail et de volonté.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Denis :

    Bonjour Madame quelle sera votre première mesure de gauche pour le 13-14 ?

    Il y en aura beaucoup mais une qui me tient particulièrement à cœur, c’est l’installation, en mairie de secteur, des défenseurs des droits des locataires. L’objectif c’est d’accompagner et de défendre l’ensemble des locataires et notamment ceux du parc social, qui sont victimes aujourd’hui de non-défense dans leur logement.

    Les défenseurs des droits des locataires sera nommé, et ce sera une personne qui aura pour mission de faire de la médiation entre les locataires et les propriétaires qu’ils soient publics ou privés. Si cela est nécessaire, si la médiation ne donne pas satisfaction aux locataires, il pourra les accompagner en justice.

    La République c’est quoi ?

    Tina Biard-Sansonetti : « La République pour moi, c’est d’abord faire vivre les valeurs qui la définissent : la Liberté, l’Égalité, la Fraternité.

    Je pense que dans mon secteur, la question de l’égalité est particulièrement centrale. L’égalité entre l’ensemble des habitants de ce secteur, l’égalité entre ces secteurs et les autres secteurs de la ville. Je pense, bien sûr, à la jeunesse de ce secteur, de l’égalité de droits, c’est pour moi un sujet crucial et ce sera un élément majeur de mon mandat. »

  • À Marseille, la bataille idéologique contre l’extrême droite est lancée

    À Marseille, la bataille idéologique contre l’extrême droite est lancée

    Si la vague brune n’a pas submergé la mairie centrale, Marseille s’est réveillée le 22 mars avec deux secteurs passés sous contrôle du Rassemblement national. Plus de 250 000 habitants des 9e, 10e, 11e et 12e arrondissements vivent désormais sous l’autorité d’un maire de secteur d’extrême droite. Leur installation en conseil d’arrondissement est prévue le 5 avril.

    Un basculement qui rappelle 2014 et l’arrivée de Stéphane Ravier (RN) à la tête de la mairie de Saint-Joseph dans les 13e et 14e arrondissements. Le « dictateur nord phocéen » avait profité de la désunion de la gauche et s’était servi de cette élection comme marchepied vers le Sénat. Bilan : six années de mandat marquées par les crises et la conflictualité.

    « Le plus choquant, là où on a senti leur idéologie d’extrême droite, c’est dans l’attaque contre la programmation de l’espace culturel Busserine. Ils ont interdit aux professionnels de faire leur travail. C’est un domaine dans lequel l’ancienne municipalité ne s’était jamais immiscée », observe Stéphane Mari, alors conseiller d’arrondissement d’opposition dans les 13-14, et premier adjoint au maire (PS) Garo Hovsepian sous les mandats précédents.

    « Servir l’intérêt général »

    Douze ans plus tard, les chefs de file du Printemps marseillais battus le 22 mars misent sur une opposition présente, structurée, vigilante et offensive pour contrecarrer les plans de l’extrême droite. Dans les 11-12, où il a recueilli 36,9% des voix, Yannick Ohanessian (PS) promet une large mobilisation collective face à la majorité d’Olivier Rioult : « On est huit élus en mairie mais la résistance va au-delà. Des centaines de militants et sympathisants veulent s’inscrire dans la démarche et être présents sur le secteur, dans les noyaux villageois comme les quartiers populaires, afin de travailler avec ceux qui souhaitent que le changement initié par le Printemps marseillais se poursuive. Je serai la vigie des 17 500 femmes et hommes qui nous ont fait confiance.»

    Dans le secteur voisin, Pierre Huguet entend, lui aussi, mener la bataille « sur le terrain, en direction des habitants ». Avec 40,95% des voix, sa liste d’union de la gauche, des écologistes et des citoyens réalise l’un des meilleurs scores de gauche depuis des décennies. Même si cela n’a pas suffi pour barrer la route de la Maison Blanche à Éléonore Bez (RN), il insiste sur la nécessité d’une opposition « déterminée » pour protéger les habitants « des politiques d’extrême droite qui pourraient y être développées ». Dans son viseur, « les politiques discriminatoires qui consistent à trier les habitants ». Le « pass anti-racailles » pour les plages marseillaises par Franck Allisio (RN) résonne encore dans les têtes.

    Les équipements publics constituent l’un des lieux possibles de dérives : « S’ils voulaient le faire pour les plages, ils peuvent le faire pour des équipements de la mairie de secteur, on peut au moins le supposer. Donc on va être extrêmement vigilants. Les gymnases rattachés aux écoles, les maisons de quartier doivent servir l’intérêt général et être utiles aux habitants », prévient ce dernier.

    Les 13-14 ont, là aussi, servi de cas d’école, se rappelle Stéphane Mari, qui évoque une « casse du service public » organisée. « Une mairie de secteur gère peu d’équipements mais confronté à du vandalisme, l’ancien maire de secteur n’a jamais cédé : la théorie du carreau cassé ! On le remplace et on rouvre dès le lendemain », raconte-t-il. « Le RN a profité d’actes de vandalisme, certes réels mais comme il y en a dans toutes les villes, pour les fermer. Ici une piscine, là le centre d’animation des Oliviers… Ce n’était pas innocent : ils n’ont pas fermé dans les noyaux villageois mais dans les quartiers populaires. »

    « Ministère de la parole »

    Une stratégie que redoute évidemment Pierre Huguet, qui rappelle l’état de délabrement des équipements publics laissé par l’équipe RN en 2020 lorsque le Printemps marseillais a récupéré la mairie centrale : « On a trouvé des équipements de mairie de secteur dans un état catastrophique. Ils n’étaient plus entretenus et, à la fin, ils voulaient juste les fermer. »

    Pour lui comme pour Yannick Ohanessian, l’enjeu dépasse l’arène institutionnelle : il s’agit de maintenir une présence sur le terrain, auprès des associations, dans les écoles, les comités de quartier. « C’est important d’être le porte-parole des revendications des populations du secteur, pas seulement des quartiers populaires. Il faut suivre tous les dossiers, parce qu’il peut y avoir des choses à défendre partout », observe Samy Johsua.

    Une bataille de terrain autant que d’idées. Un combat qui, pour ce conseiller d’arrondissement Front de gauche des 13-14 de 2014 à 2020, n’a qu’une règle : ne pas céder un bout de terrain. « L’idée était de ne rien laisser passer sur les questions idéologiques, les services publics, le racisme ou les sujets de sécurité. Il faut batailler et le faire savoir, ça a son effet », explique-t-il. « Il faut mener la bataille idéologique partout, surtout si ceux qui arrivent se présentent davantage comme des gestionnaires. Il ne faut rien laisser passer parce que ça imprime. »

    « Leurs valeurs sont l’antithèse de celles que l’on défend », reprend Yannick Ohanessian. « Olivier Rioult assume d’être au Rassemblement national, il assume son histoire, son héritage, et en cela il est aux antipodes de ce que l’on porte. » « Je n’admets pas que l’on dise que l’extrême droite est policée. L’extrême droite reste l’extrême droite », insiste Pierre Huguet.

    « En 2014, le RN distribuait des tracts pour mettre en scène ses votes. Avec une mairie centrale de gauche, les tensions risquent d’être plus fortes, il faudra expliquer clairement les positions défendues », reprend Samy Joshua. « Ils ont fait campagne sur la sécurité, un domaine où ils n’ont pas de prise en mairie de secteur. Mais ils vont avoir, comme l’ont toujours les maires de secteur, le ministère de la parole : des communiqués, des grandes déclarations pour expliquer que la mairie centrale n’a pas donné suite, que l’État n’a pas envoyé assez de policiers nationaux pour répondre aux enjeux du secteur. Mais cela a ses limites », conclut Stéphane Mari.

  • Une plongée dans les coulisses des municipales à Marseille

    Une plongée dans les coulisses des municipales à Marseille

    Avec le documentaire La bataille de Marseille, Azzeddine Ahmed-Chaouch et Youssef Khemane proposent un autre regard sur les municipales de Marseille. « Je voulais observer au plus près les candidats, les laisser vivre, avec des microcravates. On a une autre approche, assez intime et sincère », développe le journaliste.

    Une ville aux enjeux forts

    Azzeddine Ahmed-Chaouch explique le choix de couvrir Marseille, une « ville aux enjeux municipaux majeurs », où se manifestent les préoccupations nationales. « Ici, il y a toutes les problématiques françaises : l’insécurité, le trafic de drogue, le logement, la paupérisation, la question de l’immigration », détaille-t-il. Une ville qui cristallise les enjeux du pays et qui synthétise aussi son paysage politique : « Même s’il y a des différences, il y a la montée du RN, l’affaiblissement de la droite, la division de la gauche. » Avant même le tournage, le journaliste affirme avoir « déjà vu pointer la grande répétition avant l’Élysée ». Il observe un Benoît Payan « fin tacticien », une Martine Vassal « fermée » ou un Sebastien Delogu « qui ouvre son appartement », laissant place à « des moments d’intimité intéressants ». Mais Azzeddine Ahmed-Chaouch n’oublie pas non plus « un RN qui réalise un score historique, et qui, avec un candidat un peu plus éloquent, continuera sur sa lancée ». Cette proximité avec les candidats permet aussi une nouvelle approche des politiques, une nécessité pour le journaliste, qui affirme « vouloir offrir ça aux Marseillais, parce que, de plus en plus, il y a une distance, qu’il faut absolument réduire ».

    La bataille de Marseille disponible sur France.tv

  • Un 3e tour sans suspense pour le Printemps marseillais

    Un 3e tour sans suspense pour le Printemps marseillais

    Le conseil municipal d’installation qui se tient ce samedi (9h15) à l’Hôtel de ville de Marseille s’annonce plus serein que cet interminable samedi 4 juillet 2020, lorsqu’il y a six ans, le Printemps marseillais avait repris la mairie à la droite après 25 années de gestion Gaudin. Michèle Rubirola sa cheffe de file ne disposait alors que de 42 sièges, loin de la majorité absolue dans un hémicycle comptant 101 élus.

    La candidature au 1er tour de Samia Ghali et le retrait à droite de celle de Lionel Royer-Perreaut, avaient semé le doute même si le départ fracassant de Stéphane Ravier et des neuf élus RN avait ramené la majorité à 47 voix. Au 1er tour de scrutin, Rubirola avait obtenu 42 soutiens, contre 41 pour Guy Teissier (LR), tandis que Samia Ghali recueillait huit voix. Après deux heures d’interruption et de tractations, Michèle Rubirola, finalement soutenue par les ghalistes, avait été élue maire avec 51 voix… Elle devenait la première femme à occuper cette fonction mais passera la main quelques mois plus tard à Benoît Payan.

    Composition de l’exécutif

    Aujourd’hui, réforme de la loi PLM oblige, l’hémicycle compte 111 conseillers municipaux et le Printemps marseillais peut s’appuyer sur une base solide de 73 sièges. À l’autre bout de l’hémicycle, le RN dispose de 34 élus. La droite républicaine n’a plus que quatre représentants. Ils ne seront d’ailleurs que deux samedi. Shabbat oblige, Fabienne Bendayan (3e sur la liste de Martine Vassal) ne sera pas présente. Stéphane Pichon (4e) ne sera pas là non plus. Le président de l’Ordre des Pharmaciens de la Région est en déplacement. Un voyage prévu depuis un an et demi.

    Comme le veut l’exercice, c’est le jeune écologiste Amine Kessaci, le benjamin (22 ans) de l’assemblée qui devrait procéder à l’appel. Benoît Payan, le maire sortant, cédera alors la présidence au doyen de l’hémicycle : la députée d’extrême droite, Gisèle Lelouis (RN), âgée de 74 ans. C’est elle qui déclarera la séance d’installation ouverte et la présidera jusqu’à l’élection du maire dont elle proclamera les résultats. Le vote, un scrutin uninominal, pouvant aller jusqu’à 3 tours, se fait à bulletin secret.

    Outre l’élection du maire qui ne souffrira d’aucun suspense, l’élection des adjoints sera l’autre gros morceau du jour. La loi autorise jusqu’à un tiers d’adjoints. Sur la dernière mandature, l’exécutif en comptait 30. Ils pourraient être jusqu’à 36 cette fois. Leur nombre sera voté en séance. Avec des interrogations : Michèle Rubriola restera-t-elle 1ere adjointe ? Samia Ghali conservera-t-elle le rang spécifique de maire-adjointe ? Les délégations, elles, seront attribuées plus tard par un arrêté signé du maire. « Ça viendra dans un second temps en fonction sans doute de l’évolution de l’exécutif métropolitain », glisse-t-on dans la majorité. Sa date n’est pas encore fixée mais le conseil métropolitain devrait se tenir après le long week-end pascal, les 7 ou 8 avril.

    Autre question en suspens : l’organisation de la majorité municipale au sein de l’hémicycle. Sera-t-elle formée d’un seul ou plusieurs groupes, comme c’est le cas dans l’opposition au conseil départemental ? Les choses devraient se décanter d’ici la prochaine séance.

    La droite, elle, a priori n’en aura pas. « À ce stade du règlement intérieur, il ne semble pas possible de composer un groupe. Nous venons de vivre une lourde défaite, nous sommes restés unis et soudés mais nous n’avons que quatre élus », note Romain Simmarano (Ren.). « C’est au maire de Marseille qui a été légitimé par cette élection, de déterminer comment il entend faire vivre la démocratie. Mais nous ferons entendre la voix de nos sensibilités à l’intérieur autant que ce sera possible comme à l’extérieur. »

  • États-Unis, Algérie… l’OM présent à l’international

    États-Unis, Algérie… l’OM présent à l’international

    Gerónimo Rulli

    Comme de nombreuses nations qualifiées pour la Coupe du monde, l’Argentine dispute deux matches amicaux lors de cette fenêtre internationale. L’Albiceleste de Gerónimo Rulli s’apprête à affronter pour la première fois la Mauritanie puis la Zambie. Les deux rencontres auront lieu à Buenos Aires.

    Le premier match, face aux Mauritaniens, se déroulera dans la nuit de vendredi à samedi (0h15, heure française). Les champions du monde en titre accueilleront ensuite la Zambie, dans la nuit de mardi à mercredi (1h15). Le gardien marseillais pourrait fêter sa 8e sélection s’il est titularisé par Lionel Scaloni.

    D’abord convoqué, le défenseur Leonardo Balerdi a finalement déclaré forfait en raison d’« une lésion au mollet droit », selon un communiqué médical de l’OM.

    Quinten Timber

    Comme son frère jumeau, Jurrien, joueur d’Arsenal, Quinten Timber est sélectionné pour les deux matches amicaux des Pays-Bas lors en cette fin de mois de mars. Deux rencontres sur le sol néerlandais pour les « Oranje ». Ce vendredi, ils reçoivent la Norvège d’Erling Haaland pour une affiche très attendue avant la grande échéance mondiale de l’été. Timber aura peut-être l’occasion de faire face à une autre nation montante de la planète football. Mardi 31 mars, l’Équateur des Pacho, Caicedo, Hincapié ou encore Ordonez débarque à Eindhoven, pour un autre match amical.

    Pierre-Emile Højbjerg

    Pierre-Emile Højbjerg est le seul Marseillais à participer aux barrages de la zone Europe. Le Danois jouait, ce jeudi, une demi-finale face à la Macédoine du Nord, à Copenhague. Une première étape qui doit mener le Danemark à la Coupe du monde.

    Le vainqueur de l’Euro 1992 a réussi à franchir ce cap (victoire 4-0, Højbjerg a joué tout le match) et affrontera l’Irlande ou la République Tchèque, mardi soir. En cas de qualification, les Danois seront placés dans le groupe A, très ouvert, en compagnie du Mexique, de la Corée du Sud et de l’Afrique du Sud.

    Timothy Weah

    Alors que l’équipe de France est actuellement aux États-Unis pour affronter le Brésil et la Colombie, les Américains se testent eux aussi sur leurs terres. à quelques mois de leur Coupe du monde, Timothy Weah et ses coéquipiers accueillent deux nations européennes, à Atlanta. Samedi à 20h30 heure française, la Belgique fera face aux Américains dans le très moderne Mercedes-Benz Stadium (71 000 places).

    Dans la nuit de mardi à mercredi, c’est cette fois le Portugal, sans Cristiano Ronaldo, blessé, qui se déplacera dans cette grande enceinte. Timothy Weah pourrait obtenir ses 48e et 49e sélections, s’il participe aux deux rencontres de son pays.

    Amine Gouiri

    Amine Gouiri retrouve les Fennecs pour la première fois depuis sa blessure à l’épaule. Le 14 octobre dernier, le buteur olympien était percuté de plein fouet par le gardien de l’Ouganda. Une sortie kamikaze qui avait envoyé à l’hôpital l’Algérien, formé à Lyon. Opéré de cette épaule droite, il avait manqué la Coupe d’Afrique des Nations et de nombreux matches avec l’OM. De retour en forme, l’attaquant jouera deux rencontres amicales en Italie, durant cette trêve internationale.

    Tout d’abord, l’Algérie affrontera le Guatemala pour la première fois de son histoire. Un face-à-face prévu ce vendredi à 20h45, au stade Luigi Ferraris de Gênes. Mardi soir, dans l’antre de la Juventus, les Algériens remettent le couvert, qui plus est face à une nation forte d’Amérique du Sud. L’Uruguay, menée par Marcelo Bielsa, affrontera donc les champions d’Afrique 2019, à Turin. Deux tests de calibres différents avant de faire face à l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie lors de la Coupe du monde.

  • COLOMIERS SC (mt)

    COLOMIERS SC (mt)

    Texte

    La rencontre n’a pas idéalement démarré pour les Provençaux. Cette première période s’est déroulée en deux temps, avec vingt premières minutes clairement à l’avantage des visiteurs. Durant ce laps de temps, Plateret, Timu et Dulon vont aplatir dans le même coin d’en-but pour gonfler directement le score. Aix-en-Provence a été glacé par ce vent qu’ils ont eu de face lors de ce premier acte (3-22). La réaction ne s’est pas faite attendre avec un essai dingue conclu par Arthur Coville. Une formidable action collective, lancée depuis leurs propres 22 mètres. Romain Latterrade viendra également marquer pour recoller un peu avant la pause (15-22). D’abord absents de la bataille, les Aixois ont correctement réagi pour ne pas être largués.

    Intertitre

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    24e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (8 000 spectateurs)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Essais : Coville (25e) et Latterrade (33e) pour Provence ; Plataret (7e), Timu (12e), Dulon (17e) pour Colomiers

    Carton jaune : XXX

    Provence : Portela – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Zinzen, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Hawkes, Latterrade, Nostadt

    Entraîneur : Philippe Saint-André

    Colomiers : Giral – Pinto, Dulon, Nuu, Tuitavuki – Delpy, Seguela – Timu, Bazin, Plataret – Adelaide, Thomas – Bellemand, Larrieu, Tartas

    Entraîneur : Florian Nicot