Tag: Aix-en-Provence

  • Le Cercle de silence persévère à Aix

    Le Cercle de silence persévère à Aix

    « Nous avons pu compter sur la force de notre présence et de notre volonté de ne pas nous laisser intimider » affirme Philippe Sénégas, coprésident de la section du pays d’Aix de la Ligue des droits humains. Le rassemblement du Cercle de silence, en solidarité avec les migrants et les étrangers, s’est tenu sans perturbation de l’extrême droite ce samedi matin à l’entrée des Allées provençales.

    Une mobilisation pacifique et silencieuse pour rappeler « la solidarité avec les migrants à une époque où le système législatif français et européen se durcit », selon Philippe Sénégas. Même son de cloche pour le député (PS) Marc Pena, présent aux côtés d’élus du groupe d’opposition de gauche dont David Tessier (PCF). « Nous exprimons notre solidarité avec les personnes étrangères et rappelons que la fraternité, la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux ne sont pas négociables », écrit sur ses réseaux le député.

    Car l’extrême droite sévit

    L’initiative du 13 juin avait été perturbée par un groupuscule de jeunes hommes d’extrême droite, avec banderole « Lola, Philippine : face aux massacres, plus de silence », mégaphone en main pour scander « ne plus vouloir des assassins […] ceux que les gauchistes nous imposent » sous les caméras du média Frontières. Une scène à rapporter à un premier raid du collectif Nemesis en novembre, toutes deux condamnées et signalées au sous-préfet par le député Pena. « Ces gens dangereux nous poussent à continuer le cercle », affirme le responsable de la Ligue.

  • [Exposition] Achille Emperaire, l’éternel ami de Cézanne

    [Exposition] Achille Emperaire, l’éternel ami de Cézanne

    Né à Aix en 1829, de dix ans plus âgé que Cézanne, Emperaire poursuivit pendant toute sa vie le rêve d’accroître sa taille. 148 centimètres, il était bossu et minuscule. L’un de ses ateliers comportait un trapèze et des agrès : il effectuait quotidiennement des étirements. Il vécut à Paris, tenta d’imposer sa peinture. Cézanne, Gasquet et Zola l’estimaient. Le jury du Salon et les galeries refusèrent de l’exposer.

    Sa cinquantaine passée marqua son retour définitif à Aix-en-Provence. Dans une lettre, il écrivait que « Paris est un vaste tombeau, un simple et terrible mirage ». Pendant l’été 1870, il arriva qu’Emperaire s’offre un moment de baignade dans le bassin du Jas de Bouffan. Une robe de chambre, des babouches et un tabouret lui furent réservés pour qu’il prenne la pose. Cézanne avait choisi l’un de ses plus hauts formats (200 x 100 cm) pour saluer la mélancolie de son ami.

    Il avait à peine de quoi acheter des couleurs. Certaines de ses toiles sont peintes recto-verso. C’est le cas du tableau de l’affiche de l’exposition de Vincent Bercker où l’on découvre des peintures de petit format, des fusains et des sanguines, principalement des nus féminins.

    Entre Fragonard
    et Seurat

    Ce peintre, qui accompagna quelquefois Cézanne sur le motif du côté de Château Noir, relève à la fois du XVIIIe siècle et d’une grande modernité. Ses nus peuvent évoquer Fragonard. Les formes généreuses et géométriques qu’il agence anticipent Matisse, ses nocturnes font songer aux noirs et blancs de Seurat.

    Achille Emperaire mourut le 8 janvier 1898. Il avait 68 ans. Après la Seconde Guerre mondiale, un fonctionnaire de la mairie qui s’appelait Victor Nicolas, l’antiquaire Raphaël Chipota, Jean Leymarie, qui préfaça en 1953 une plaquette des Amis des Arts, proposèrent une exposition. En 2013, un catalogue rassembla son iconographie ainsi qu’un maximum de renseignements.

    Autrefois, dans une salle du musée Granet, grâce à Louis Malbos qui fut son conservateur, figuraient plusieurs travaux d’Emperaire. La rénovation du musée provoqua le transport vers Nice d’une partie de la collection. Des fuites d’eaux naufragèrent le grand format d’un « Duel » qui scénographiait deux mousquetaires. On aimerait savoir ce que sont devenus d’autres tableaux d’Emperaire : un grand Nu couché féminin, un paysage bleuté de la campagne d’Aix, ainsi que les ocres de Nature morte, pichet, palette et fruits.

    Exposition « Achille Emperaire » chez Vincent Bercker, 10 rue Matheron, Aix-en-Provence. Accès libre.
    À découvrir jusqu’au 31
     juillet.

  • Catherine Pégard visite le patrimoine culturel local

    Catherine Pégard visite le patrimoine culturel local

    Il est de coutume que les officiels passent par le Festival d’Art Lyrique. Pour la représentation du Requiem de Mozart de Raphaël Pichon, vendredi soir, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, comptait parmi les présents. Avant le rendez-vous nocturne, elle s’est d’abord rendue au Centre International des Arts et Mouvements (CIAM), lieu qui se veut « ouvert au plus grand nombre », introduisait Maïté Chanay, responsable des relations pour le CIAM. « Il n’y a aucun lieu comme celui-ci en France », appuyait de son côté Philippe Delcroix, directeur technique du Festival d’Art Lyrique et Président du CIAM.

    « Encourager » le dispositif

    La ministre, entourée de la maire d’Aix, Sophie Joissains et du sous-préfet, Mathieu Gatineau, a fait le tour du site, étendu sur cinq hectares, mais s’est surtout attablée pour écouter les bénéficiaires du dispositif Orféo Vacilla, projet artistique faisant passerelle entre l’opéra et le cirque et mêlant ces deux arts pour (re)donner vie au mythe d’Orphée. Les chœurs, ont été assurés par Ev’Amu, un ensemble vocal amateur de l’université d’Aix Marseille, fondé en 2019. La pièce a été présentée gratuitement pendant une semaine, au mois de juin, sur le site du CIAM, suivant la volonté du Festival : celle de rendre l’opéra accessible à tous, populaire, ont réexpliqué les équipes face à Catherine Pégard. « Le mélange des publics se fait rare », pointait Marie Molliens, artiste de cirque associée au CIAM et directrice artistique de la compagne Rasposo et en charge de la direction d’Orféo Vacilla. Le travail, a été félicité par la ministre, qui souligne une « approche tout à fait différente de l’opéra ». « On ne peut qu’encourager cela, c’est aussi rendre accessible à ceux qui en ont le moins l’habitude le fait de venir voir un spectacle », appuie la ministre. Mais en toile de fond de cette visite, les inquiétudes budgétaires qui planent autour du monde culturel. Un sujet qui n’a pas été abordé dans les échanges, mais sur lequel la ministre a tout de même été interrogée, entre deux visites. Consciente des « difficultés qui sont celles de tous les théâtres, tous les opéras », elle a estimé que ces difficultés « ne sont pas le sujet aujourd’hui. Le sujet aujourd’hui est de réfléchir à la manière de faire les choses le mieux possible, et de faire les choses dans l’ordre en discutant avec ceux qui les font, les artistes, les directeurs de théâtres et d’institutions. C’est mon travail, c’est ce que je suis en train de faire et pour l’instant on ne peut dire des choses définitives, puisque justement, on travaille à faire mieux que ce qui est dit dans les rumeurs. » Samedi dernier, la ministre a affirmé, auprès de l’AFP, « se battre » pour que tous les financements prévus pour le deuxième semestre en 2026 passent. Après le CIAM, Catherine Pégard a ensuite visité la Bastide du Jas de Bouffan, qui vient de rouvrir ses portes.

    « Faire mieux que ce qui
    est dit dans
    les rumeurs »

  • Au festival d’Aix, le chant fait homme

    Au festival d’Aix, le chant fait homme

    Le public du Grand Théâtre de Provence n’a pas boudé, mercredi soir, son plaisir ni mégoté son enthousiasme. L’objet de cette ovation debout ? Le ténor français Benjamin Bernheim invité pour un récital de mélodies dans le cadre du Festival d’Aix. La veille, ce même public saluait un autre français, le baryton Stéphane Degout. Alors, peut-on dire que le chant lyrique français se porte bien ? Assurément ! De ce côté-là, non plus, notre « équipe de France » n’a pas à rougir. Le ténor était accompagné de la pianiste chinoise Qiaochu Li, toute en délicatesse de toucher et de sensible lecture, immensément attentive. On a même entendu dans la salle lancer un « la pianiste est formidable ! ». Et, certes, cette ancienne pensionnaire de l’Académie Européenne de musique méritait bien qu’on commençât par elle. Elle fait part à deux dans L’Invitation au voyage d’Henri Duparc. « Là tout n’est qu’ordre et beauté… ». Et surtout, elle fait oublier l’absence de l’orchestre dans les sublimes Nuits d’été de Berlioz. Benjamin Bernheim c’est ce type de ténor, à l’élégance française, à la diction impeccable, héritier direct d’un Georges Thill, et frère de Julien Behr ou Sébastien Droy. Ajoutons des aigus d’argent, lancés sans un soupçon de vibrato et une âme profondément artiste. L’école de chant français se porte plutôt bien. Les Nuits d’été sont un enchantement. Les mélodies espagnoles, Monpou et Turina, ou argentine, Alberto Ginastera, sont de petits bijoux de délicatesse. Le ténor se fait plus ample avec des mélodies de Puccini. Puis le ton change avec des adaptations de classiques de la chanson française. Douce France de Trenet, Les feuilles mortes de Kosma et Prévert et un très beau Tant qu’on a que l’amour de Brel. Un hommage à Pierre Audi et José Van Dam précède des bis généreux ; Werther Pourquoi me réveiller et Roméo et Juliette Ah ! Lève-toi Soleil ! finissent de mettre le public sous le charme. Une grande leçon de chant !

  • Marc Pena en visite au centre pénitentiaire de Luynes

    Marc Pena en visite au centre pénitentiaire de Luynes

    Chaque matin, les remontées d’effectifs arrivent sur les bureaux de la direction. Ce matin-là, au centre pénitentiaire de Luynes, plus de 2 000 détenus sont recensés sur le vaste site, pour une capacité d’accueil de 1 420. Un état des lieux dressé devant Marc Pena, député (PS) de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, en visite inopinée, dans le cadre de son travail parlementaire, comme l’autorise la loi. Après avoir visité deux Centres de rétention administrative (CRA), le député se rend pour la première fois dans un centre pénitentiaire, où prévenus en attente de jugement et condamnés pour de courtes peines sont incarcérés. « On sait que la surpopulation est évidente, elle est même plus élevée que la moyenne nationale », estimait le député, juste après avoir annoncé sa venue au portique de sécurité. La période choisie pour cette visite ne tient pas du hasard, non plus. Alors que le département connaît une nouvelle vague de chaleur, les conditions de détention et de travail pour les personnels sont d’autant plus rudes.

    « Équilibre » à tenir

    Première étape de visite dans le bâtiment historique de la prison (Aix 1) pour le député, les bureaux minimalistes de la direction, où les plans de l’établissement, composé de deux bâtiments principaux, ont été expliqués par Jean-Pierre Charpentier-Tity, directeur de la prison, aux côtés d’une co-directrice de détention. « Est-ce que vous êtes capables de construire les possibilités d’une réinsertion ? » pose Marc Pena. Avec un schéma chronique « d’effectifs en moins », « en soi, tout est impacté pour une réinsertion optimale », résume Jean-Pierre Charpentier-Tity. Rapidement, les conditions ici, un sujet récurrent, sont établies. « On ne connaît pas nécessairement de baisse de budget », contextualise le directeur d’établissement. Mais plutôt une « multiplication des missions », pour lesquelles on « affecte du nouveau personnel ». À ses côtés, sa consœur détaille une organisation obligatoirement rodée. « La détention, c’est un équilibre qu’il faut tenir », résume cette dernière. Un surveillant gradé, présent au cours des échanges, estime que sur la région Paca, ce sont « 600 postes qui ne sont pas ouverts budgétairement ». Ce premier échange bouclé, direction le quartier des jeunes majeurs, où une activité est animée des personnels associatifs et éducateurs. « Il fait 40 degrés ici, regardez comme on transpire », lance l’un des jeunes détenus. Un peu plus loin, dans le quartier des mineurs, des ateliers cuisines sont en cours : on prépare la remise des diplômes, barreaux aux fenêtres. On ouvre les portes des cellules débordantes d’affaires à l’improviste. En détention ordinaire, certains sont deux dans une cellule d’un, ou trois dans un espace pour deux. « Si je fais le bilan général (…) on a le côté classique, des effectifs de détenus extrêmement importants, une surpopulation carcérale, des petits moyens pour faire des choses que l’on voudrait plus efficaces », résume le député. Ces constatations, explique le député, permettront de poursuivre un travail législatif, d’abord en vue du prochain budget. « Je vais faire des amendements pour avoir des arbitrages financiers, et faire d’autres propositions concernant les peines et la prison », propose le député. À terme, il voudrait voir « un aménagement différent des peines ». Sur Luynes, spécifiquement, une question écrite devrait être adressée au garde des Sceaux. Eva Bonnet-Gonnet

  • Pour la Ville d’Aix, l’œuvre de Camus est « définitivement » préservée

    Pour la Ville d’Aix, l’œuvre de Camus est « définitivement » préservée

    Le fonds Albert Camus vient de faire son entrée dans les collections nationales de la Bibliothèque nationale. Pour rappel, le fonds d’archives contient une majeure partie des manuscrits de l’auteur éponyme, dont celui de l’Étranger. Le maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, salue la nouvelle. « Son intégrité est définitivement préservée en évitant sa dispersion ou son acquisition par un acteur étranger. Il sera donc accessible au plus grand nombre est valorisé à la hauteur de cet immense écrivain », estime le premier magistrat de la ville. Sophie Joissains relie l’actualité à l’histoire locale, puisque la Ville « assurait la conservation, la communication et la valorisation d’une grande partie de ce fonds au titre d’un contrat de dépôt établi par Catherine et Jean Camus », pendant plus de 25 ans à la bibliothèque Méjanes. Si « l’ensemble des documents est actuellement regroupé à la BNF dans le cadre des opérations de récolement et d’estampillage consécutives à l’acquisition du fonds par l’État », indique la municipalité, « à l’issue de ce travail, une partie de ces documents sera de nouveau mise à la disposition de la Ville d’Aix, par la BNF, selon les modalités définies entre les deux institutions ». Une opération « totalement indépendante du chantier de transformation actuellement en cours à la bibliothèque Méjanes ». Le maire assure que, la Ville célébrera « l’œuvre de Camus à l’occasion du 70e anniversaire du Prix Nobel » et prépare un programme pour le 17 octobre, date d’attribution de ce prix et le 14 décembre, jour ou l’auteur intervenait pour la dernière fois à Aix, en 1959.

  • Les musiques du monde s’offrent à Aix-en-Provence

    Les musiques du monde s’offrent à Aix-en-Provence

    « Notre moteur, c’est d’offrir la culture à tout le monde et mélanger les publics avec des concerts de qualité. Des concerts gratuits, il n’y en a plus beaucoup. Quand vous voyez les prix des places de certains festivals, autour de 50-60 euros, une famille ne peut pas se les payer », souligne Jean-Michel Lasserre, fondateur du Zik Zac Festival. Dans ce monde onéreux, cet événement porté par l’association La Fonderie constitue une joyeuse anomalie dont la 29e édition, gratuite, démarre jeudi 9 juillet au Parc Gilbert Vilers, dans le Théâtre de verdure du Jas de Bouffan.

    Sons en fusions

    Parmi les têtes d’affiche de cette soirée inaugurale, le chanteur et guitariste de reggae Vanupié, le « punk afropop » du groupe congolais, Kin’Gongolo Kiniata, ou les mélodies RnB de la Franco-Malgache Issa Naïmo. « Groupe fusionnant rap multilingue, trip-hop et cumbia dans son album Mozaïk », indique l’organisation du Zik Zac, la Cafetera Roja sera de la partie le lendemain. Au menu aussi, le « funk énervé » de Vaudou Game, qualifie Jean-Michel Lasserre, mais aussi le trio marseillais Sidiaz, qui « réinvente l’héritage sahraoui au carrefour du blues touareg, des grooves sahéliens et d’un rock psychédélique exalté ». Clap de fin de cette 29e édition, samedi, avec Temenik Electric, quintet marseillais, fine fleur de la fusion entre le rock et les musiques du Maghreb, ou encore la rappeuse et chanteuse brésilienne Mariana Da Cruz.

  • La Ville d’Aix adopte le crowdfunding pour soutenir ses projets culturels

    La Ville d’Aix adopte le crowdfunding pour soutenir ses projets culturels

    Dans le cadre de sa stratégie de diversification des ressources, la Ville lance une campagne de financement participatif. Ce, par le biais de la plateforme Collecticity, opérée par la société Urbanis Finance, dédiée à recueillir des dons pour des projets portés dans les communes. Cette option se greffe à une démarche de mécénat auprès des entreprises, engagée par la municipalité depuis juin 2024. La délibération a cet effet a été débattue lors du dernier conseil municipal. « La ville veut développer le recours aux dons des particuliers qui a progressé de 3,6% en 2025 et représente 58% de la générosité en France contre 42% pour le mécénat d’entreprise, contextualise Patrick Ardizzoni, adjoint à l’économie. Les fonds recueillis contribueront au financement d’actions et projets conduits par les musées d’arts et d’histoire, le Musée Granet, les sites cézanniens. » Si aucune des oppositions ne s’est opposée au vote de la délibération, le sujet a suscité des interrogations. Après question du RN sur la « redevance » attribuée à la plateforme, la municipalité explique que l’organisme touche 5,5% de commission sur le montant de dons récoltés, limité à 12 500 par an.

    Le rôle de l’impôt ?

    Cyrille Blint, conseiller municipal d’opposition (DVD) estime « qu’une collectivité comme Aix ne devrait pas à avoir à aller chercher les fonds auprès des particuliers ou au niveau des entreprises (…) normalement, ça doit se faire à travers l’impôt ». Autre réflexion issue de ce groupe, l’impression que « quelque chose est pris d’un côté pour être enlevé de l’autre ». Cyril Blint justifie. « Quand un particulier va faire un don pour les sites cézanniens, 66% de ce don va arriver en moins dans les caisses de l’état (…) Je ne suis pas passé de l’autre côté du groupe de M. Pena [Aix Avenir, Ndlr.] mais il me semble qu’il y a quelque chose qui n’est pas vertueux et même si ça part d’un bon sentiment, c’est peut-être pas la solution idéale pour les deniers publics. » À gauche, on rejoint la réflexion sur une possible substitution à l’impôt. « Ça pose la question de l’intervention privée dans les choix culturels. Il va falloir être vigilants à ce que la programmation des musées, des spectacles, il n’y ait pas une contrepartie à ce financement participatif », s’inquiète Agnès Daures (DVG) qui, s’interroge aussi sur « la façon dont on l’intègre dans le budget ». « Ces montants sont un plus, ce n’est pas financer un projet, c’est donner un plus pour que le projet soit encore mieux », assure Sophie Joissains, tandis que Patrick Ardizzoni pointe une « période ou il y a un changement de modèle », ou « tout ne doit pas passer par l’impôt » et de rappeler que « les ressources de la Ville ne peuvent pas reposer que sur le mécénat bien entendu ».

  • Une médaille remise au général Arnaud Browaeys

    Une médaille remise au général Arnaud Browaeys

    « Il est des parcours qui imposent naturellement le respect, parce qu’ils témoignent de fidélité sans faille à une vocation », posait, en début de cérémonie Sophie Joissains, maire d’Aix-en-Provence. Le premier magistrat de la ville remet, ce mardi, la médaille de la Ville pour acte de bravoure au Général Arnaud Browaeys, gendarme célébré pour « une carrière exceptionnelle » et les « valeurs que vous incarnez depuis plus de 35 ans sous l’uniforme de la gendarmerie. » D’ici quelques jours, Arnaud Browaeys quittera le service actif pour rejoindre la deuxième section des officiers généraux, en région parisienne. Le maire, a longuement égrené le parcours du général. Après plusieurs postes de commandement sur le terrain, notamment à Bron, dans le Haut-Rhin, à Aubagne et en Moselle, il s’est imposé comme « un spécialiste de l’organisation et des ressources humaines » au sein de la gendarmerie et du ministère de la Défense. « Depuis février 2021, vous commandez la région de gendarmerie Paca, ainsi que la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité sud, poursuit Sophie Joissains. (Soit) près de 16 000 militaires actifs, des milliers de réservistes et de personnels civils, des enjeux de sécurité parmi lesquels les plus compliqués de notre pays (…) une pression opérationnelle constante. » Le gendarme rappelle avoir « occupé un certain nombre de postes dits satellites », dont trois ans d’ambassade. « Au quotidien, les gendarmes de la compagnie d’Aix, du groupement de la section de recherche ont travaillé au service de la population d’Aix en traquant les délinquants, la criminalité organisée, les différents trafics, a tenu à rappeler Arnaud Browaeys. On est là pour veiller à ce que les phénomènes que je viens de citer ne viennent gangrener les espaces aujourd’hui préservés ».

  • Le projet Iter veut ouvrir la voie aux filières régionales

    Le projet Iter veut ouvrir la voie aux filières régionales

    « Iter n’est pas seulement un projet essentiel pour le territoire, c’est un projet majeur pour l’avenir énergétique de la France et même, de la planète », déroule Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Aix-Marseille-Provence face à un amphithéâtre bondé d’acteurs régionaux de la filière industrielle.

    Rassemblés à l’Ensosp, École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers, ils sont près de 400 à s’être retrouvés autour de la seconde édition des Rencontres Iter, impulsées par le réseau CCI Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’agence Iter France. Dans le viseur, « transformer une ambition mondiale en opportunité locale », précise Jean-Luc Chauvin. L’événement, bénéficie du « haut patronage » du ministère de l’Économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. La première et plus récente des éditions avait été tenue en septembre 2023, à un moment où le projet Iter connaissait des ralentissements, en partie liés à des défaillances techniques. En 2026, « on est en avance sur le projet et l’on continue à avancer en marche forcée », soutenait de son côté Yves Belpomo, responsable du programme construction des bâtiments et du management du site pour Iter.

    Vers des partenaires

    « locaux »

    Au cours de cette journée, sept ateliers thématiques sont notamment prévus pour expliquer et décrypter le projet Iter, ses enjeux. Le rendez-vous, ébullition de petites et moyennes entreprises et industries investies dans l’ingénierie, la robotique, la cybersécurité, l’usinage et autres domaines, les encourage à aller à la rencontre de primo contractants en vue de favoriser une du projet Iter, eux-mêmes activement en recherche de « partenaires locaux », pour des contratsde sous-traitance, comme de cotraitance. Le format des Rencontres permet donc de « favoriser des collaborations, des coopérations, des partenariats, créer des conditions ou les entreprises peuvent se connecter, échanger, se présenter », précise-t-on du côté de l’agence Iter, qui précise que l’événement s’intercale avec les International Iter Business Forum. Pour Marie-Delphine Louveau, chargée de mission innovation pour Nuclear Valley et la Gifen (groupement des industriels français de l’énergie nucléaire), l’idée est, depuis sa position, « d’avoir une offre française, défendre l’Europe, Iter est peut-être le plus grand projet mondial qui existe encore international mais il y a les couleurs de la France, la souveraineté française et européenne » et d’ajouter : « nous avons les compétences, il faut les fédérer, se faire connaître et se rapprocher des primo contractants pour que l’on soit mieux identifiés d’Iter org, ou F4E. » Précisément les enjeux de la journée.