Tag: Aix-en-Provence

  • Sébastien Lecornu expose sa vision pour remettre la France en mouvement

    Sébastien Lecornu expose sa vision pour remettre la France en mouvement

    Session « spéciale » des Rencontres économiques. Sur scène, ce jeudi soir, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a pris la parole aux côtés d’Éric Maury, patron d’April, ainsi que de Philippe Aghion, prix Nobel d’économie 2025 et membre du Cercle des économistes.

    « La France traverse une période compliquée, pose d’entrée Philippe Aghion. Notre dette publique a presque doublé depuis l’an 2000 (…). On possède le deuxième déficit le plus élevé de la zone euro en 2025. Ces fragilités interviennent au moment même ou le pays doit absorber des chocs externes de grande ampleur. »

    Notamment à l’ère de l’intelligence artificielle. « Financer l’IA ne doit pas consister à punir le capital existant, mais à mobiliser l’épargne vers le capital productif de demain », juge Eric Maury.

    Sébastien Lecornu, qui rappelle prendre rarement la parole publiquement, accepte alors de donner « un peu de perspective » : « Je prends le risque, d’autant que lundi, le gouvernement va affronter sa 13e motion de censure depuis neuf mois, mais je pense qu’on est dans un moment ou il est bien de se poser pour réfléchir. » L’occasion de partager ce qui « l’inquiète » et ce qui le « rassure ». Sur le premier volet, le Premier ministre regrette « l’aversion profonde au temps long », « la déconnexion furieuse entre la vie politique intérieure et la géopolitique globale » et s’interroge : « Comment avons-nous pu être battus sur le plan culturel ? Le sujet n’est pas qu’un rendez-vous technique au Parlement, c’est évidemment le rendez-vous de l’an prochain. Il faut que les élites, pas seulement économiques, acceptent de reprendre leur bâton de pèlerin et expliquer pourquoi au fond, il faut s’y prendre différemment dans un monde aussi compliqué ».

    Sur les motifs d’espoir, « nous sommes dans un pays où l’État tient », assure Sébastien Lecornu : « Le paradoxe, c’est que notre État fonctionne ! » Seconde raison « sur laquelle j’ai de l’optimisme, c’est qu’on résiste sur un certain nombre d’appuis sur lesquels nous sommes forts ». Parmi eux, l’énergie, le logement « sur lequel on repart », l’agriculture, les réseaux de PME et d’innovation… Maintenant, « il va falloir embarquer les Français. On ne va pas décréter le progrès, il y en aura si on embarque le peuple ».

    Selon le Premier ministre, il faut « qu’un dialogue social s’engage vite sur la question de l’IA et son impact sur le droit du travail », le tout avec « patriotisme » et avec urgence d’éloigner le « populisme » et « en regardant en face le sujet de la dépense publique ».

  • Les sites cézanniens rouvrent et dévoilent de nouvelles histoires

    Les sites cézanniens rouvrent et dévoilent de nouvelles histoires

    Révélés au grand jour à l’occasion de l’Année Cézanne, ces deux sites avaient ensuite fermé afin de poursuivre leur restauration. Près d’un an plus tard, la Bastide du Jas de Bouffan, demeure de jeunesse du peintre Paul Cézanne, et l’Atelier des Lauves, niché sur les hauteurs d’Aix et témoin de ses dernières années, accueillent à nouveau le grand public. Dès ce samedi 4 juillet, les visiteurs pourront (re)découvrir ces deux lieux emblématiques jusqu’au 31 octobre 2026, avant une nouvelle fermeture programmée.

    Derrière les murs de ces sites chargés d’histoire, les travaux de restauration se sont poursuivis avec minutie afin de leur redonner leur éclat d’antan, explique Pierre Laforest, administrateur des sites cézanniens. Parallèlement, un important programme de recherche scientifique est en cours. Dans la ferme de la Bastide, la Société Paul Cézanne, cofondée par Denis Coutagne en 1998, va s’installer pour y développer un centre international de recherche et documentation dédié au peintre.

    « L’engagement de la Ville était de rouvrir ces sites tout en tenant le pari de montrer des monuments en cours de restauration, pour permettre aux visiteurs de se familiariser avec le travail patrimonial de restauration, de diagnostic et de découverte. Des recherches qui nous amènent à mieux connaître le peintre », note la direction du Patrimoine de la Ville.

    « Ouvrir tous les ans au public impose une organisation particulière. Ici, on fait des études fondamentales, en même temps que des travaux, de la muséographie et tous les lots techniques. Ça donne quelque chose d’étonnant, y compris auprès de nos partenaires », souligne David Kirchthaler, chargé des opérations monument historique pour la Ville d’Aix.

    Dès samedi, les visiteurs pourront se plonger dans les premiers pas de Cézanne en tant que peintre, mais aussi dans l’histoire de la Bastide et de sa restauration. Ils pourront découvrir l’Atelier des Lauves, recréé presque à l’identique, à l’intérieur comme à l’extérieur. Les oliveraies de l’époque cézannienne y ont été replantées et retrouveront, à terme, l’aspect du paysage immortalisé par le maître aixois.

  • Le regard de Paul McCartney sur l’ascension des Beatles

    Le regard de Paul McCartney sur l’ascension des Beatles

    Les caisses de photographies redécouvertes par Paul McCartney constituent une véritable capsule temporelle. Des milliers d’archives capturées par le chanteur des Beatles à un moment charnière de l’histoire du groupe britannique. Sur les murs du musée Granet, une infime partie de ces photographies est désormais suspendue aux cimaises, dans des cadres minutieusement choisis, à l’occasion l’exposition intitulée « Paul McCartney photographe, 1963-1964 – Eyes of the Storm », conçue par Paul McCartney lui-même, sa société de production MPL Communications et la commissaire Rosie Broadley, de la National Portrait Gallery de Londres.

    L’exposition est née presque par hasard. En 2021, alors que l’icône travaille sur une exposition consacrée aux photographies de son ex-épouse, Linda McCartney, photographe américaine, il se souvient avoir lui aussi passé du temps derrière l’objectif dans les années 1960, lorsque les Beatles commençaient tout juste à accéder à la notoriété.

    « Son archiviste lui a rappelé qu’il possédait une boîte contenant ces photographies, retrace Rosie Broadley. Ils les ont sorties. Il y avait une vingtaine de planches-contacts et des rouleaux de pellicule, qui ont ensuite été scannés et numérisés. »

    MPL Communications s’est alors rapprochée de la National Portrait Gallery. « Il y avait des milliers de photos qui racontaient quelque chose d’impressionnant en train de se produire, pour les Beatles, mais aussi pour la culture populaire britannique », retrace Rosie Broadley.

    Ainsi est née une exposition de 250 clichés capturés avec le Pentax 35 mm de Paul McCartney, présentés pour la toute première fois en France. « On a dû choisir les tailles des tirages, tout imaginer. C’est une exposition qui ne part de rien, qui sort d’une boîte », contextualise la commissaire.

    Le contenu détaillé de l’exposition reste sous embargo jusqu’à son ouverture au public, ce samedi 4 juillet. Elle sera visible jusqu’au 3 janvier 2027. Mais, déjà, elle promet un parcours au cœur de l’intimité des « quatre garçons dans le vent » aux prémices de leur succès, une plongée dans les mois qui précèdent l’explosion de la Beatlemania.

    Cinq salles retracent quatre mois décisifs, d’octobre 1963 et ses premières performances sur de modestes scènes britanniques à la tournée menée, un mois plus tard, aux côtés des Vernons Girls. Puis viennent les premières représentations parisiennes, auxquelles une salle entière est consacrée. Parmi les clichés en noir et blanc au grain caractéristique apparaissent les visages de Sylvie Vartan mais aussi de Johnny Hallyday, stars françaises croisées sur le chemin des Beatles et témoins d’une notoriété désormais naissante. Les photographies conduisent ensuite le visiteur dans les coulisses des premières apparitions télévisées du groupe, notamment lors du célèbre « The Ed Sullivan Show », évoquées dans les salles « New York ».

    Au-delà des clichés de grattes ciels entourés de cadres gris pour renforcer l’aspect « citadin et brut », figurent également des foules de fans et de photographes massées dans les rues ou sur le tarmac de l’aéroport JFK, en février 1964. C’est là que les quatre Britanniques tiennent une conférence de presse, eux dont les « cheveux faisaient tant parler les Américains », s’amuse Rosie Broadley.

    L’exposition présente aussi des images plus inattendues, à l’image de la Maison Blanche photographiée depuis la vitre d’un taxi peu après l’assassinat de John F. Kennedy. Autant de fragments d’histoire qui se dévoilent au fil du parcours. Les dernières pièces s’attardent sur le passage du groupe à Miami. On y découvre aussi bien des moments de détente au bord d’une piscine que des clichés plus spontanés, pris sur le vif durant cette tournée sous le soleil de Floride.

    Pour la première fois, les visages d’accompagnants, proches et membres du personnel entourant les futures icônes de la musique lors de leur tournée américaine sont eux aussi mis en lumière. Des instants capturés avec innocence qui racontent autant l’ascension des Beatles que le quotidien des années 1960, moins de vingt ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

  • La Marseillaise suscite le débat

    La Marseillaise suscite le débat

    Bernard Fontana PDG d’EDF

    Il confrontera sa vision des défis devant lesquelles se trouve le secteur de l’énergie avec Fabrice Coudour (FNME CGT) et Anthony Juan (Caisse centrale d’activités sociales) au cours d’un débat intitulé « 80 ans des nationalisations et des activités sociales : parlons d’avenir ! ». Retrouvez son compte rendu dans La Marseillaise de ce week-end.

    Sophie Binet Secrétaire générale de la CGT

    Elle croisera son regard sur le thème « 1936-2026 des congés payés au droit aux vacances pour tous » à l’occasion du Mondial des CSE Idélia La Marseillaise avec Virginie Akliouat (FSU), Anthony Juan (CCAS), Arnaud Hennebert (CCGPF) et Doric Curto (Imestia). Retrouvez le compte rendu de l’échange dans La Marseillaise de ce lundi.

    Lire aussi «Des rencontres économiques très politiques» et notre entretien avec Clément Beaune, ex-ministre délégué et actuel Haut-commissaire à la stratégie et au plan.

  • Un frigo partagé pour nourrir la solidarité à Aix-en-Provence

    Un frigo partagé pour nourrir la solidarité à Aix-en-Provence

    Rue Jules-Verne, juste en face de l’école Giono-Schweitzer, le 20 000 Lieux a ouvert ses portes en cette fin d’après-midi, mercredi. Comme à son habitude, le tiers-lieu se remplit d’élèves tout juste sortis des cours, de seniors et d’habitants du quartier. Tiers lieu bouillonnant du quartier d’Encagnane, , c’est ici qu’a été installé le deuxième « Frigo partagé » du territoire. Un premier existe déjà au Jas-de-Bouffan, au sein de la Maison du Droit et de la Justice, géré par la Ville.

    Le projet est porté par trois acteurs : le CCAS, qui a répondu à un appel à projets du Département, principal financeur de l’opération ; l’association La Cabane des voisins, chargée de la gestion du frigo solidaire ; et le 20 000 Lieux, qui accueille le dispositif, mais ne constitue pas une entité juridique. L’initiative est développée en lien avec l’association Les Frigos Solidaires.

    « L’idée était de pouvoir offrir une réponse alimentaire diversifiée et novatrice pour le territoire, tout en repérant les personnes qui pourraient avoir besoin d’un accompagnement », explique Jessica Nouri, directrice du pôle opérationnel de l’action sociale du CCAS.

    Elle précise : « On choisit tout de même de l’appeler “Frigo partagé”, plutôt que solidaire. C’est pour tout le monde. On n’y vient pas parce qu’on a besoin d’argent, mais parce qu’on vient aider la société, faire du bon plan et de l’antigaspi. L’idée est d’avoir des produits frais à disposition, des produits laitiers, fruits et légumes. On fait aussi des actions collectives pour sensibiliser à ces questions-là et travailler à la santé nutritionnelle. » Si le frigo est déjà installé depuis six mois, son inauguration vient seulement d’avoir lieu, ce mercredi, le temps de tester le dispositif. « Il y a plusieurs règles à respecter, explique Thomas Roger, pour l’association La Cabane des voisins. Il faut laisser des produits frais. Mais on n’est pas là pour faire la police, l’idée est de responsabiliser les gens. Cela reste un don. » Pendant plusieurs mois, les bénévoles de l’association ont également démarché les commerçants et maraîchers du quartier. Plusieurs d’entre eux contribuent désormais régulièrement à alimenter le frigo partagé.

    Un projet déjà intégré

    « Depuis, on remarque que les produits frais ne restent pas longtemps ! Les habitants se sont déjà approprié le concept », remarque Laila, pour La Cabane des voisins. Somaya Bouhalli, présidente, veut voir plus loin : « On est ici dans un quartier prioritaire de la Ville, la solidarité y a toute sa place. On a deux écoles, on est un quartier où il y a des personnes âgées et, juste à côté, l’atelier Jasmin qui est un lieu d’insertion au travail. On est dans un lieu stratégique ! Les enfants qui sortent de l’école ont aussi pris leurs repères ici, viennent partager un goûter, on reçoit aussi les ateliers couture avec les séniors… Le projet prend tout son sens, il permet aussi de rompre l’isolement. »

    Selon Brigitte Billot, adjointe à la solidarité présente ce jour, d’autres frigos partagés pourraient voir le jour.

  • [Entretien] Clément Beaune : « Je propose qu’on revienne à une forme de planification globale »

    [Entretien] Clément Beaune : « Je propose qu’on revienne à une forme de planification globale »

    La Marseillaise : Vous intervenez lors des rencontres économiques sur la question de la planification économique. Quelle est sa place dans le modèle français actuel ?

    Clément Beaune : On vit un paradoxe français : nous avons beaucoup de plans, de stratégies, dans beaucoup de domaines, pour les collectivités locales, comme pour l’État. On entend tous les jours parler de plan sur la santé et l’environnement, de plan bas carbone, de plan d’adaptation aux changements climatiques, de plan agricole… Ce mot revient souvent, mais on ne fait plus la planification comme ça a été le cas notamment pendant les trente glorieuses, c’est-à-dire avec un plan quinquennal, qui était certes indicatif, mais qui était débattu au Parlement, voté, discuté avec le patronat et les syndicats notamment et qui fixait, c’était son principal mérite, quelques priorités ainsi que leur financements. Ces priorités, une fois qu’elles étaient dans le plan quinquennal, étaient celles du gouvernement, pour 5 ans. Je ne dis pas que c’était idéal, mais il y avait une forme de stabilité et d’anticipation. Aujourd’hui, à part dans le domaine de la défense, où l’on a de nouvelles programmations militaires, on a beaucoup de mal à avoir un cap clair, débattu dans la société, au Parlement, et partagé, pour plusieurs années.

    Que proposez-vous ?

    C.B. : Il faut l’adapter, mais je propose qu’on revienne à une forme de planification globale. Qu’on se demande quelles sont les grandes priorités de l’État, pour les cinq ans qui viennent, qu’on en débatte au Parlement. Ça permettrait de parler démographie, immigration, gestion de l’eau… Tous ces sujets-là méritent du temps long, un débat large et des priorités stables. On le voit sur la question climatique, on a besoin d’avoir des investissements qui ne bougent pas d’une année sur l’autre, de choisir les priorités. Est-ce que la priorité est l’investissement dans les transports, plutôt dans l’énergie, plutôt dans l’agriculture ? Ce sont des choix politiques. Après, il y a des gens qui auront des préférences, mais au moins, c’est débattu, c’est connu de tous et c’est stable.

    Ce qu’apporte surtout la planification, c’est de la visibilité et de la stabilité. Pas des coups de stop and go, comme on dit, ou d’essuie-glaces, où on va un coup dans un sens, un coup dans un autre.

    Je pense aussi que parfois, sur le climat, la défense et d’autres enjeux du temps long, il faudrait avoir des budgets pluriannuels, qui s’imposerait au budget annuel.Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

    Un mot sur l’échéance de la présidentielle, au regard du bilan des deux quinquennats d’Emmanuel Macron et de l’influence qu’a depuis gagnée l’extrême droite ?

    C.B. : J’ai deux combats, qui sont identitaires pour moi : la lutte contre l’extrême droite et l’engagement pour l’Europe. Je me prononcerai à l’automne sur les candidatures, mais pour l’instant, je veux rester focalisé sur le Plan. Et proposer un certain nombre d’options qui peuvent être utiles dans le débat. Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra une stratégie de rassemblement et de responsabilité, peut-être au-delà des familles politiques traditionnelles, pour battre l’extrême droite.

    Entretien réalisé par Margot Milhaud.

  • Des rencontres économiques très politiques

    Des rencontres économiques très politiques

    « Naviguer dans un monde sans repères. » C’est le thème de l’édition 2026 des rencontres économiques d’Aix-en-Provence qui se tient du 2 au 4 juillet. Avec le conflit au Moyen-Orient « qui sera très présent » et au sortir d’un épisode caniculaire historique en France, « la multiplication des tensions, des complexités du monde rend ces Rencontres d’Aix assez exceptionnelles », a estimé Jean-Hervé Lorenzi, président de ce forum organisé par le Cercle des économistes.

    Pourtant la boussole de la plupart des 400 intervenants et 8 000 participants attendus, du patron de Total Énergie, Carrefour, Veolia à celui de Suez, la boussole est claire : celle du profit. Au fil des débats, ce rendez-vous sera l’occasion notamment pour Patrick Martin, président du Medef, de reposer les bases : remettre la pression sur la réforme des retraites en remettant les 60-65 ans au boulot et démonter notre système de protection sociale en allégeant les cotisations patronales, explique-t-il à nos confrères de la Provence ce mardi 30 juin.

    Le monde de la finance ne manquerait évidemment cette sauterie pour rien au monde avec la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, une fidèle, le nouveau gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin ou le président de l’Eurogroupe et ministre des Finances grec Kyriakos Pierrakakis. Le secteur bancaire et financier sera aussi très présent représenté notamment par Daniel Baal (Crédit Mutuel/CIC), Slawomir Krupa (Société Générale), Thomas Buberl (AXA) ou Nicolas Namias (BPCE).

    En face, les représentants de trois centrales syndicales, Sophie Binet pour la CGT, Caroline Chevé pour la FSU et Frédéric Souillot pour Force ouvrière, tenteront de remettre le concept du droit au travail et de dialogue social au cœur des débats. La première participera à une plénière sur le thème « produire français, gage de souveraineté » face à Patrick Martin, la deuxième interviendra sur « formation et révolution des métiers » et le dernier défendra le rôle des corps intermédiaires… savamment sapé par les quinquennats d’Emmanuel Macron. À moins d’un an de la présidentielle, justement, nombre de personnalités politiques et candidats, déclarés ou non, seront présentes dans ce temple du libéralisme.

    Hollande, Philippe

    et Tondelier de la partie

    On retrouve là le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, et son concurrent Édouard Philippe (Horizons), ou Marine Tondelier (Les Écologistes) et Dominique de Villepin, qui ne s’est pas encore déclaré mais regorge néanmoins d’idées sur un potentiel programme économique pour le pays. L’ex-président socialiste François Hollande, l’ex-Première ministre Élisabeth Borne, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, ou encore la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, seront également de la partie.

    Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, est lui attendu jeudi, quelques jours avant une réunion ou plutôt « un comité d’alerte » qu’il présidera le 7 juillet, pour faire un point d’étape, avec l’annonce attendue de nouvelles économies, avant la présentation à la mi-juillet des grandes lignes du budget 2027.

    « On a mis un énorme effort sur deux sujets, l’international, puisque nous avons 55 think tanks qui viennent du monde entier, et sur la jeunesse », avec plusieurs sessions qui lui seront consacrées, précise Jean-Hervé Lorenzi. Une jeunesse dont ce forum économique entend « mettre en lumière les attentes, les fragilités et aspirations », bien conscient qu’il va falloir « intégrer ceux qui seront les acteurs de demain » pour faire perdurer le système… Quelque 250 jeunes lanceront aussi une initiative, « Jeunesse 2027 », avec l’université d’Aix-Marseille, pour élaborer des propositions qu’ils souhaiteraient voir émerger dans le débat de la présidentielle (lire également ci-contre).

    En parallèle, dans la ville, se tiendront plus de 45 événements et ateliers couvrant toute une programmation pédagogique et culturelle (ciné-débats, expositions, représentations théâtrales) dans divers lieux d’Aix. L’objectif affiché : « faire descendre l’économie dans la rue ». En 2025, l’événement avait attiré près de 8 700 participants.

  • Quel cap dans un monde déboussolé ?

    Quel cap dans un monde déboussolé ?

    Comme chaque année, Aix-en-Provence devient pour quelques jours le centre du monde économique en accueillant les puissants de la planète.

    Mais le thème de cette édition a comme un goût d’aveu : « Naviguer dans un monde sans repères ». Le consensus libéral a en effet volé en éclats et ses promoteurs sont pour le moins désorientés. La multiplication des conflits, l’imprévisibilité états-unienne ébranle la mondialisation construite autour du libre échange. De plus, le gouffre des inégalités qui ne cesse de croître a mis à bas, la théorie fumeuse du « ruissellement » des richesses du haut vers le bas de la société. Enfin, il apparaît de manière de plus en plus évidente que la lutte contre le dérèglement climatique exige des mesures que la « main invisible du marché » est incapable de prendre.

    Quel est votre plan pour la France ?

    Le constat est brutal, même dans les rangs macronistes, où un ex-ministre désormais Haut commissaire au Plan plaide pour réhabiliter la planification globale telle qu’elle se pratiquait pendant les Trentes glorieuses avant d’être détruite par le camp libéral.

    Quel est votre Plan pour la France ? Cette question mérite d’être posée à chaque candidat à la prochaine élection présidentielle et plus largement à chaque formation politique.

    Pour relever les défis de l’industrie décarbonés, de la souveraineté alimentaire, du plein emploi, la planification est indispensable. L’idée fait son chemin dans le débat public. Pour être efficace, elle devra être démocratique, ne pas se cantonner à des lignes de chiffres et prendre la forme d’un vrai projet de société pour notre pays.

  • Les agents de l’Éducation vent debout contre la précarité à Aix

    Les agents de l’Éducation vent debout contre la précarité à Aix

    De nouveau, la CGT Éduc’action 13 appelle à la mobilisation, pour deux motifs principaux. Le premier concerne la précarisation croissante de l’emploi dans la fonction publique, notamment pour les assistants d’éducation (AED), accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et personnels administratifs. Le second porte sur ce que le syndicat qualifie de « répression syndicale ».

    « On a un agent sur quatre de la fonction publique qui est contractuel. C’est un cheval de Troie pour niveler vers le bas tous les droits », estime François Beauvais, pour la CGT. Lui, occupe un poste de contractuel au sein de l’administration de l’académie. Dans son cas, explique le syndicaliste, le non-renouvellement de son contrat à partir du mois de septembre lui a été annoncé pour des « raisons RH (ressources humaines) », sans qu’aucune autre proposition ne lui soit faite. Idem pour son binôme. À la place, un concours a été ouvert pour un seul poste, fusionnant les deux fonctions.

    Assistants d’éducation, personnels administratifs et autres agents se réuniront ainsi pour réclamer davantage de visibilité sur les renouvellements, ou non, de contrats, mais aussi de réelles perspectives de titularisation pour les contractuels occupant ces postes.

    Une rencontre demandée

    « Or, on ne nous propose rien derrière (…) On est des sous-agents, utilisés comme des variables d’ajustement. La direction s’entête à rester dans ses plans. Derrière, c’est nous qui sautons. Sur le plan professionnel, ce n’est pas justifiable. On nous sort des raisons bureaucratiques, mais derrière, il y a une volonté d’enlever des postes de notre bureau », estime François Beauvais.

    Déjà l’an passé, le 1er juillet, à l’occasion des 50 ans de l’implantation du rectorat à Aix, les « précaires » de l’éducation nationale s’étaient mobilisés. Depuis, les actions se sont multipliées. D’autant plus que « parmi les trop nombreux personnels en CDD non renouvelés, pour la rentrée prochaine, on trouve des camarades cégétistes connus pour leur participation à des mouvements de grève et à des initiatives syndicales dans leur établissement », estime le syndicat, dans un tract annonçant la mobilisation.

    Ce jeudi, les syndicalistes ont demandé un rendez-vous avec la direction du rectorat. Ils revendiquent notamment la pérennisation des postes par l’ouverture de concours, la mise en place d’une grille indiciaire pour les AED ainsi que « l’arrêt de toutes les procédures disciplinaires ». Par ailleurs, le rassemblement sera également l’occasion de réclamer des conditions de travail adaptées aux fortes chaleurs.

  • Le secteur de la gare routière d’Aix-en-Provence bouclé après une fuite de gaz

    Le secteur de la gare routière d’Aix-en-Provence bouclé après une fuite de gaz

    Une fuite de gaz, localisée « sur une résidence proche » selon le site des transports de la Métropole, a été détectée rue des Allumettes aux alentours de 17 heures, selon les informations recueillies sur place. S’il n’y a pas eu d’évacuation, plusieurs établissements, dont la gare routière et la bibliothèque Méjanes, ont été confinés jusqu’à nouvel ordre.

    Depuis 17h, aucun bus n’a pu partir de la gare routière et les points de départ ont été modifiés. Sur place, plusieurs médiateurs de la Métropole ont informé les usagers de l’évolution de la situation.

    Aux alentours de 18h, le quartier demeurait bouclé. « Nous ne savons pas pour le moment quand nous pourrons rouvrir », indiquaient les forces de l’ordre. Les informations concernant les départs de bus étaient disponibles sur le site de la Métropole.

    Toutefois, vers 18h20, les pompiers annonçaient « que la fuite de gaz était coupée depuis plus d’une heure. Il faut attendre la fin des relevés pour être sûr qu’il n’y ait pas de poches. Pas de retours à ce stade sur la fin des relevés en cours.»

    Les informations concernant les départs de bus et leurs horaires sont à retrouver sur le site de la Métropole et les applications de transport.