Tag: Aix-en-Provence

  • [Nucléaire] Renforcer l’accès à l’emploi

    [Nucléaire] Renforcer l’accès à l’emploi

    Technicatome, qui conçoit et développe les réacteurs nucléaires compacts et dont une partie de l’activité est basée à Aix-en-Provence, vient de signer une convention de partenariat avec le lycée professionnel les Iscles, basé, lui, à Manosque. Objectif de cet accord : renforcer « des liens entre l’entreprise et le monde étudiant pour faciliter l’intégration professionnelle », estime Technicatome, alors que l’établissement propose « plusieurs formations intéressantes » pour ses activités dont, depuis peu, un BTS Environnement Nucléaire. Dans le même principe, Technicatome avait signé, en 2025, un accord-cadre avec l’Université d’Aix-Marseille (AMU). Cette signature veut aussi marquer « l’engagement territorial » du groupe. « L’implication dans le tissu local (…) est une volonté forte de l’entreprise », poursuit Technicatome. « Nous travaillons depuis plusieurs années avec le lycée professionnel Les Iscles qui représente une source importante de recrutement de techniciens d’exploitation pour notre site de Cadarache. Nous allons aujourd’hui un cran plus loin dans nos relations école-entreprise », déclarait de son côté Marie Perrot, directrice des ressources humaines de Technicatome.

  • Vingt ans de repas locaux dans les assiettes des écoliers aixois

    Vingt ans de repas locaux dans les assiettes des écoliers aixois

    Le constat revient régulièrement entre deux visites, de chambre froide et de four dernier cri. « La loi Egalim nous impose au moins 50% de produits SIQO, signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine. On est à 58%. La loi prévoit aussi au moins 20% de bio, on est à 33,34% », déroule Floriane Chevallier, diététicienne en charge de composer les menus des écoliers aixois.

    Ces repas sont confectionnés au sein de la cuisine centrale d’Aix, mise en service en 2006 et qui fêtait, ce mercredi, ses vingt ans d’existence. « Une aventure qui avait coûté 8 millions d’euros à la Ville », a rappelé Sophie Joissains, maire (UDI), au cours de sa prise de parole. Pour marquer l’anniversaire, le premier magistrat de la ville, les élus et le personnel ont fait la tournée des locaux. Dans cet espace de production, proche des Milles, 7 300 repas quotidiens sont préparés par une soixantaine d’agents territoriaux, puis livrés dans une quarantaine d’établissements scolaires. Pour illustrer l’ampleur de l’activité, Jean-Philippe Fabre, chef de poste fourneaux, estime qu’au cours d’une journée, « 600 kg de viande, 1 200 kg de féculents » passent entre ses mains. Un exercice « extrêmement réglementé », rappelle Floriane Chevallier, encadré par le GNRCM et un « arrêté qui nous fixe les fréquences de présentation des plats et les grammages à servir aux enfants notamment sur les plats sucrés. Cela s’évalue sur 20 jours », poursuit la diététicienne.

    Objectif de cette unité de production : confectionner des repas à base de produits locaux, frais, mais aussi inculquer une éducation alimentaire aux plus jeunes, fondée sur une alimentation plus locale et plus équilibrée. Pour ce faire, un repas « sans chair animale » doit être proposé chaque semaine.

    Si chaque repas coûte en moyenne 4 euros aux familles, il revient à 14 euros à la Ville. « Nous n’avons pas augmenté la tarification collective depuis la période juste avant le Covid, en 2020, explique la Ville. Décision avait été prise de ne pas faire porter un poids supplémentaire aux familles. Le fait d’être en régie, nous permet de maîtriser nos coûts : on est au plus juste. Dans les 14 euros pour la Ville, il n’y a pas que la cuisine centrale, on inclut aussi le temps de repas, la surveillance, l’encadrement des enfants… »

    Les menus, sont publiés « quinze jours avant les vacances scolaires, pour les six semaines à venir », précise la Ville.

  • Avant leur départ, les pompiers soutenus en gare d’Aix-TGV

    Avant leur départ, les pompiers soutenus en gare d’Aix-TGV

    Mobilisés pour obtenir davantage de moyens humains et matériels, notamment à la suite des incendies qui ont touché le pays cet été, ils ont rejoint les mobilisations de la fonction publique. Avant leur départ, ils ont reçu le soutien de la CGT, dont les banderoles ont été déployées. Ils ont également été rejoints par des militants du PCF 13. Sur place, des tracts appelant à soutenir les pompiers ont été distribués.

  • [Tribune] Suppression de la gratuité des transports dans le Pays d’Aubagne : l’urgence est à la suspension et à la concertation

    [Tribune] Suppression de la gratuité des transports dans le Pays d’Aubagne : l’urgence est à la suspension et à la concertation

    J’ai appris avec colère l’annonce par le président de la Métropole Aix-Marseille-Provence de son intention de mettre fin à la gratuité des transports dans le Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Une décision aussi brutale qu’incompréhensible, sur la forme comme sur le fond.

    Sur la forme d’abord, il est inacceptable que le maire d’Aubagne et les onze autres maires concernés découvrent par voie de presse une décision qui touche directement leurs communes et leurs habitants. Ce mépris du dialogue avec les élus locaux n’est pas acceptable.

    Sur le fond, prétendre réaliser des économies dès 2026 en supprimant la gratuité relève de l’absurde. Installer un système de billetterie, équiper les bus et les tramways, organiser les contrôles et mobiliser les personnels nécessaires aura nécessairement un coût et ne se fera pas en quelques semaines. Cette décision, présentée comme une économie, risque donc de commencer par coûter de l’argent aux habitants et à la collectivité.

    Surtout, elle constitue une attaque contre un acquis social qui a fait ses preuves depuis près de vingt ans dans le Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Et elle intervient au pire moment : celui d’une flambée du prix des carburants et d’un pouvoir d’achat toujours plus contraint.

    Quand prendre sa voiture coûte toujours plus cher, supprimer la gratuité des transports est une double peine infligée aux habitants.

    Au regard de la précipitation qui entoure cette annonce et de l’absence d’économie réalisable sur l’exercice 2026, il est urgent de suspendre ce projet et d’ouvrir une véritable concertation avec les maires, les usagers et l’ensemble des acteurs concernés. Une décision aux conséquences aussi importantes pour le quotidien de milliers d’habitants ne peut être imposée dans l’urgence et sans dialogue.

    Je resterai pleinement engagé aux côtés des douze maires concernés, des usagers et des associations qui défendent la gratuité pour faire échec, dans les jours et les semaines à venir, à ce projet profondément injuste.

  • Débat houleux à Aix-en-Provence autour d’un budget municipal dans le flou

    Débat houleux à Aix-en-Provence autour d’un budget municipal dans le flou

    Nous en sommes au troisième temps de notre valse financière à quatre temps. Une valse, puisque nous sommes dans un tourbillon financier », imageait Dominique Augey, adjointe aux Finances, qui présentait au conseil municipal le vote du budget supplémentaire. Comprenez, l’étape entre le vote du budget primitif, voté en début d’année, qui permet une mise à jour de celui-ci et la clôture des comptes. « On a à peu près six mois pour le faire », rappelait l’élue. Ce lundi, en ouverture de ce conseil municipal, c’est un budget supplémentaire d’un peu plus de 25 millions d’euros, incluant plusieurs « variations de dépense » qui a été égrené. En toile de fond, une situation budgétaire tendue. Avec notamment les 144 millions que la Métropole doit trouver pour boucler son budget 2027 et un coup de hache dans les dotations globales de fonctionnement (DGF), allouées par l’État aux collectivités territoriales. Si le budget supplémentaire prenait en compte une baisse de 500 000 euros, pour la Ville, de la DGF, ce sont finalement 613 000 euros de plus. À cela s’ajoute une perte estimée de 1,4 million d’euros si la dotation de solidarité communautaire (DSC) venait à être sabrée – scénario proposé par Nicolas Isnard et rejeté par les conseillers métropolitains lors du vote du 10 septembre dernier – 4,5 millions d’euros si les attributions de compensation (AC) venait à être sabrées – soit la solution proposée par le Préfet. Si aucune des solutions n’est retenue, « cela impliquerait de trouver les 53 millions d’euros manquants dans des économies nouvelles ».

    Si le scénario d’une baisse d’1,4 million d’euros était retenu, la majorité annonce « mettre en place un processus assurantiel qui nous permette d’encaisser un choc financier et sanctuariser un certain nombre de dépenses ». Et d’un autre côté, un travail des services pour mettre en place un « effort de rationalisation (…) ce n’est pas un budget de pénurie ! » tient à assurer l’adjointe. Un ensemble de mesures économiques à hauteur de 1,475 million d’euros « sur les budgets existants ». Côté RN, Jean-Louis Geiger s’empresse de rappeler que son groupe, comme celui de la majorité, a voté la proposition portée par Nicolas Isnard. A contrario de ses « collègues socialistes ». Du côté de l’opposition de gauche, le ton monte.

    « Irresponsables ! »

    « Vous êtes le facteur de mesdames Augey et Joissains. Vous êtes ses supplétifs, ceux qui ont voté avec eux à la Métropole une proposition qui était intenable », répond Marc Pena (PS). Le chef de file du groupe d’opposition de gauche campe sur ses positions. Son refus de vote le 10 septembre ? « Ça ne veut pas dire qu’on donne la main à l’état (…) ça veut dire qu’on réfléchit ensemble aux solutions possibles dans cette Métropole », poursuit l’élu, qui voudrait rouvrir le débat pour dessiner un « pôle métropolitain revu (…) ou alors il y aura le constat d’un échec (…) c’était ça, le sens de nos votes », rétorque Marc Pena, remonté à l’idée que les élus aixois soient accusés d’avoir « tiré contre leur camp ». Ce à quoi Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, après avoir réexpliqué son vote pour une mesure qui « aurait permis de commencer à compenser les subventions qui ne pourront être versées aux associations », bondit : « Vous avez été irresponsables ! Vous vous êtes battus pour des intérêts politiciens et non politiques au niveau de ce vote ! Et c’est ce que je vous reproche ! » Un débat qui ne manquera pas de rebondir à la Métropole.

  • [Entretien] Angelin Preljocaj : « Il faut débattre pour ne pas se battre »

    [Entretien] Angelin Preljocaj : « Il faut débattre pour ne pas se battre »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui a guidé votre travail vers la question
    du soulèvement
     ?

    Angelin Preljocaj : Ce sont les évènements mondiaux auxquels on assiste. De nombreux problèmes sociétaux se jouent partout, avec de plus en plus de régimes tyranniques ou dictatoriaux. On voit bien que le monde est en train de changer. Des indignations s’élèvent dans beaucoup de pays. La question du soulèvement prend donc une envergure particulière, d’autant plus avec les élections qui arrivent. Il y a un état de fragilité générale de la démocratie et le soulèvement est une réponse à ces choses qui nous indignent, qui contredisent notre vision de l’État de droit ou de la justice sociale. Beaucoup de problématiques émergent : l’intelligence artificielle, le climat, les oligarques, ces gens sans vergogne vis-à-vis des masses laborieuses. Après, moi, je suis chorégraphe. Ce qui m’intéresse est cette énergie qui nous pousse ensemble face à ces injustices qu’on ne veut plus accepter, ce que le collectif apporte en plus à ce mouvement. Pas forcément de façon violente, mais presque dans la joie. Évidemment, on repense à ces moments où, étudiant, on allait s’exprimer dans des manifestations. Dans ces regroupements, il se passe des choses singulières que j’ai envie de retranscrire. Soulèvement n’est pas un manifeste, mais un questionnement sur cette énergie qui traverse les corps.

    Une approche chorégraphique du soulèvement implique une danse forcément exaltée ?

    A.P. : Oui, mais néanmoins une danse partagée. Une danse où il y a un travail d’appropriation du langage corporel très précis. C’est un travail coordonné avec un plaisir de danser, un peu comme quand dans une chorale, on chante les mêmes mots et phrases à l’unisson et quelque chose se dégage de cette sensation. C’est un peu la même chose avec la danse. Quand on est plusieurs à danser avec la même sensation intérieure du mouvement, quelque chose se passe dans le partage du vocabulaire.

    Et quid de la musique de votre création, signée Irène Drésel ?

    A.P. : C’est une compositrice passionnante car elle a cette puissance du rythme qui peut justement soulever des salles entières. Dans ses concerts, j’ai vu à quel point elle déclenche quelque chose dans les corps des spectateurs. C’est une force souvent liée à l’électro, à la techno. Irène Drésel provoque aussi une sorte de lyrisme, en surplomb de la rythmique pulsionnelle. On a à la fois la pulsion et l’émotion lyrique qui plane.

    Pour évoquer « Soulèvement », vous parlez d’une « force mystérieuse qui nous unit au-delà de nos différences ». Il n’y a pourtant pas de mystère dans un soulèvement, c’est la chose que l’on combat qui lie le groupe, non ?

    A.P. : Oui, mais on peut très bien se réunir et puis juste avancer des revendications. Mais il y a autre chose qui se passe dans ces moments-là. C’est très émotionnel et ça va au-delà. Tout à coup, on est ensemble, on est parfois dans des questionnements sur une utopie, le désir d’un monde meilleur, et puis d’un coup, quelque chose nous traverse. Une force mystérieuse qui nous exalte, selon moi. D’ailleurs, dans ce genre de manifestations, si on zoome dans la foule, on peut voir des histoires individuelles, des histoires de camaraderie et même des histoires d’amour qui naissent. Face à l’adversité, des choses se produisent et relient les uns aux autres.

    Avez-vous eu des événements précis de soulèvements en tête au moment de votre création ?

    A.P. : Je me suis documenté évidemment. Si on parle du monde antique, par exemple la révolte de Spartacus, un esclave qui s’élève contre un pouvoir tyrannique. Après, il y a aussi toutes les luttes de classes qu’on a connues lors de la Révolution française, mais aussi plus tard avec par exemple les grèves de 1936 et le Front populaire.

    Le climat social bouillonnant qui couve en France ces dernières années vous a-t-il aussi inspiré ?

    A.P. : Oui. Depuis qu’on est sorti des Trente Glorieuses, des choses s’inversent un peu. À une époque, on pensait que nos enfants vivraient mieux que nous-mêmes et ainsi de suite. Et en fait, il y a quelque chose qui s’est inversé, qui fait que la vie est de plus en plus dure. Ce qu’on peut espérer de mieux pour nos enfants, à la limite, c’est qu’ils vivent comme nous. Aussi bas dans l’échelle que l’on soit, à la même place de l’échelle sociale aujourd’hui, c’est pire. C’est grave et c’est une vraie question. Moi, je ne suis pas là pour la résoudre, mais pour la poser d’une façon artistique. C’est presque une métaphore que je vais proposer.

    Vous écrivez vouloir faire « jaillir les liens les plus profonds de fraternité »…

    A.P. : Oui. J’aimerais qu’on ressorte de là avec le sentiment qu’on est tous reliés d’une façon ou d’une autre. On voit les oppositions à l’œuvre dans les sociétés, les clivages qui font que les gens ne sont plus ensemble comme c’est par exemple le cas aux États-Unis, ils ne partagent plus l’idée d’un même pays. Chacun pense à son mode de civilisation sans écouter l’autre. Il n’y a plus de débat, mais juste des invectives. Or, il faut débattre pour ne pas se battre.

    Votre pièce est donc un « Soulèvement » dans sa forme la plus pacifique ?

    A.P. : Pour ma part, oui, et ce, même si les corps peuvent avoir l’air déchaînés par moments. C’est un déchaînement presque bienveillant. On essaye de transformer cela en une sorte de fête.

  • Au Val Pré Vert à Mimet, le pari de grandir mieux dans son corps

    Au Val Pré Vert à Mimet, le pari de grandir mieux dans son corps

    Ici, on parle « d’équilibre » plutôt que de régime, de « semer des graines », pas de remèdes miracles. Au Val Pré Vert, centre de soins médicaux et de réadaptation (SMR), enfants et adolescents atteints de diabète de type 1 ou d’obésité sont accueillis en hôpital de jour ou, pour les plus âgés, en hospitalisation complète. L’établissement, installé à Mimet, juste en face du centre de rééducation Paul Cézanne et d’une maison de retraite, se veut être un lieu « comme à la maison, éloigné de tout ce qui peut avoir un aspect médical », résume Géraldine Bettini, l’une des deux diététiciennes sur place, tout en désignant une cuisine ouverte, ou ateliers et repas partagés sont tenus, la salle de sport, un terrain de football au pied de la pinède et qui entoure l’établissement… Les chambres, hébergent cette année 22 internes, quasiment autant de filles que de garçons. Tous, avant d’arriver ici pour une durée d’environ neuf mois ont été adressés par le corps médical. Pour les jeunes en situation d’obésité, entre autres le réseau ObEP (Obésité de l’enfant et prévention) Paca.

    Encore méconnus

    « On est un établissement de santé, de soins, à vocation pluridisciplinaire, ce qui est important. Le nombre d’intervenants et de métiers différents est conséquent », précise Philippe Imbach, directeur de l’établissement. Un pôle d’infirmières, deux psychologues, des médecins pédiatres, des éducateurs, deux diététiciennes, une assistante sociale et deux enseignantes physiques et sportives s’associent pour « apporter une prise en charge globale du patient », l’accompagner à devenir « acteur de sa maladie », insistera, à plusieurs reprises, Philippe Imbach. Aujourd’hui association à but non lucratif, le Val Pré Vert trouve ses racines dès 1956, dans les Alpes, alors décrit comme « colonie sanitaire ». C’est en 2014 que l’établissement est délocalisé à Mimet, pour « répondre aux besoins spécifiques du territoire ». Depuis, si les équipes s’attellent à inculquer des bonnes habitudes alimentaires, animant divers ateliers autour de l’alimentation « la diététique n’est qu’une toute petite partie de ce que l’on fait ici », assure Géraldine Bettini. Mais aussi d’hygiène de vie, via un panel large d’activités. Une large part du travail, aussi menée avec les familles, dépasse le cadre clinique pour agir sur les dimensions émotionnelle, éducative et psychique, en partenariat avec l’Éducation nationale et l’ARS. « On vise un changement d’habitudes durable », poursuit Géraldine Bettini. Et pourtant, « notre établissement est méconnu », estime Philippe Imbach. Alors que l’obésité fait l’objet d’une attention croissante, notamment par sa progression chez les plus jeunes.

  • Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Provence Rugby était à la recherche du match parfait et ce n’était pas encore pour ce vendredi soir. Loin de là. Dans un duel déséquilibré seulement sur le papier, entre le plus gros et le plus petit budget de Pro D2, les Aixois ont failli chuter à domicile, face à Aurillac (24-20). Une victoire arrachée dans les dernières minutes pour rester invaincu avant les deux semaines de repos.

    Les balbutiements ont été trop nombreux, pour des Aixois globalement méconnaissables lors du premier acte. Dès l’entrée de partie, Aurillac a mis la pression aux locaux. Un essai refusé à la 2e minute puis un autre, cette fois bien valable, dans les secondes qui ont suivi. Le score est rapidement monté à 10-0, tant les hommes du Cantal ont malmené la ligne provençale.

    Il a fallu patienter jusqu’à la 26e minute pour voir les premiers points des Noirs. À la suite d’un long ballon porté, le talonneur Romain Latterrade a aplati sur le côté gauche du terrain. Un essai, une pénalité et c’était tout à la pause, tant Provence a réalisé des fautes de main au moment de passer devant (10-10).

    Deux constantes durant ce match : le Stade Aurillacois a le plus grand mal à défendre les mauls et les en-avant dans la zone de marque se sont multipliés pour les Provençaux. À force de manquer des opportunités, les hommes de Philippe Saint-André ont été punis. Avant l’heure de jeu, l’ailier Ronald Pieters est venu ajouter 7 points au compteur des visiteurs.

    Des entrées décisives

    Le banc a heureusement été impactant pour Provence Rugby. La rentrée d’une nouvelle première ligne a apporté du sang neuf et les arrières ont usé la ligne d’Aurillac. Au point de voir les Rouges accumuler les fautes devant leur en-but. Un carton jaune plus tard, Aix-en-Provence a trouvé la faille au près par Pontanier, son 1er essai au club, puis par l’autre pilier remplaçant, Eliott Nyemsi. La fatigue a eu raison des Auvergnats, d’une grande bravoure toute la partie, comme les Narbonnais il y a de ça deux semaines. Arthur Coville et ses coéquipiers réalisent le 5 sur 5 sur ce bloc, sans briller continuellement.

    PROVENCE 24 (10)

    AURILLAC 20 (10)

    5e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    Environ 8 000 spectateurs

    Essais : Latterrade (26e), Pontanier (69e), Nyemsi (73e) pour Provence ; Pelesasa (3e), Pieters (54e) pour Aurillac

    PROVENCE : Vareiro – Cellio, Bituniyata, Lenoir, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Martel – Youyoutte, Zafra – Azar, Latterrade, Julien

    Entraîneur : Sébastien Fouassier

    AURILLAC : Staniforth – Pieters, Bastard, Vergnaud, Yabaki – Abzhandadze, Labarbe – Pelesasa, Coustalat, Huurman – Rolland, Ganiashvili – Burduli, Khonelidze, Mtchedlidze

    Entraîneur : Roméo Gontineac

  • Un centre d’imagerie médicale pour la clinique de l’Étoile à Aix

    Un centre d’imagerie médicale pour la clinique de l’Étoile à Aix

    Proche de la bâtisse mère de la clinique de l’Étoile, de nouveaux locaux sont récemment sortis de terre. 530 mètres carrés de bâtiments préfabriqués abritent désormais un IRM, et un scanner. Le centre d’imagerie, qui accueille déjà les patients depuis cet été va « compléter l’offre de soins qu’on avait sur l’Étoile, et pour les patients ici, mais aussi pour les patients de l’extérieur », précise sœur Marie Foucault, médecin généraliste. Ces machines ? « La technologie au service de l’humain », conclut-elle. Et installées dans un lieu « imaginé en circuit et en consultation avec nos équipes », précise de son côté Hugues Lebel, directeur de l’établissement.

    Une maternité à l’origine

    À la fois association à but non lucratif et établissement de santé privé d’intérêt collectif, la clinique est une référence sur le territoire en termes de service mère-enfant. Celle-ci vient de fêter ses 50 ans et la naissance du 100 000e bébé. Historiquement née comme maternité, la clinique propose désormais une offre plus large d’accompagnement, allant de la périnatalité, au post-partum, en offrant aussi soins et prise en charge autour de la fertilité, la ménopause… Sans compter son pôle orthopédique pour enfant, son centre de rhumatologie, son travail de dépistage du cancer… « On s’intègre aussi dans toute la vision portée par L’agence régionale de santé (ARS) et les CPAM, qui se demandent comment l’on peut diminuer le coût de la santé, en améliorant le diagnostic, en évitant les reprises, en comprenant donc mieux ce qu’il se passe », contextualise Hughes Lebel. L’investissement massif dans ce nouveau matériel, pour l’établissement – avec une caution financière du Département et de la Ville d’Aix ont permis de financer ce projet entre 5 et 6 millions d’euros – est l’une des étapes de son plan Clinique 2030, qui va vers la multiplication de ses offres de soin, notamment dans les hospitalisations de jour qui se développent sur la clinique. « Les gens qui viennent à l’Étoile viennent de très loin », précise Hughes Lebel, qui estime que d’ici janvier 2027, 18 parcours devraient composer l’offre de l’Étoile.

  • Les conditions de vente de SFR suscitent la colère à Aix

    Les conditions de vente de SFR suscitent la colère à Aix

    Devant les locaux aixois de SFR, la grogne monte aussi. Ils sont plusieurs dizaines de salariés, répondant à l’appel national de l’Unsa, la CFDT et la CFTC, à être rassemblés au pied du bâtiment. Quatre mois après l’annonce de la vente de SFR (détenue par Altice France) et partagée entre ses trois repreneurs : le consortium Bouygues Telecom, Free (Iliad) et Orange. Et signant la fin de la marque SFR. Les mesures proposent de passer, à ce stade, 2 500 salariés, au total, chez les trois acheteurs : dont environ 2 300 vers Bouygues Telecom. Dans le cadre de cette refonte, plusieurs salariés SFR intégreront la SA SFR, créée pour faciliter la migration. « Soit tous les employés qui ne vont pas être récupérés immédiatement, environ 5 000 personnes », explique Jonathan Fulpin, pour la CFTC. Problème, « ils estiment à 5 ans de durée de vie cette boîte temporaire. Là où le problème se pose pour nous, les syndicats et les collaborateurs, c’est qu’on passe d’un CDI à un contrat d’intérim », indique René Cuffaro, pour la CFDT. Globalement, si le personnel reconnaît ne pas pouvoir revenir en arrière sur cette refonte, il considère le volet social comme « totalement délaissé (…) pour une opération qui va coûter 20 milliards d’euros, la partie sociale est totalement exclue. Il y aura une casse sociale importante si on garde les conditions actuelles négociées », poursuit René Cuffaro. « À noter que chez SFR, on est une population qui commence à vieillir, on est à 70% de personnes de plus de 50 ans. 65% au moment du closing. Il y a zéro plan senior », se désole Laure Saunier, de l’Unsa. Dans un communiqué transmis à l’AFP, le consortium assurait pourtant que ce projet « apportait une solution d’emploi à chacun des 8 000 salariés du périmètre repris ».