Tag: Aix-en-Provence

  • Un nouveau paiement dans les restaurants universitaires

    Un nouveau paiement dans les restaurants universitaires

    Depuis le 4 mai 2026, les étudiants d’Aix-en-Provence, de Marseille et d’Avignon bénéficient du repas à 1 euro. Cette nouvelle mesure a parfois suscité des inquiétudes, comme la crainte d’une trop forte fréquentation et un temps d’attente rallongé. Cela s’accompagne donc d’une réorganisation des modalités de paiement aux caisses pour les étudiants. Il faudra désormais obligatoirement présenter son compte Izly, sur lequel il est nécessaire de créditer de l’argent (carte ou QR code).

    Cela « permet de connaître le statut de l’étudiant avec certitude », selon le directeur général du Crous de l’académie, Marc Bruant. L’objectif est, selon lui, de « s’assurer que les étudiants ne prennent qu’un repas par service et par personne, et de gagner du temps lors du passage en caisse ». En 2025, ce sont environ 1 822 000 repas qui ont été vendus, seulement dans les trois villes de l’académie. Avec une hausse nationale de 12% de la fréquentation par rapport à l’année précédente.

    Régler par carte bancaire

    Auparavant, il était possible de régler le repas uniquement par carte bancaire. « On peut toujours », précise-t-il, mais il est tout de même nécessaire de présenter son compte Izly. Dans le cas contraire, c’est le prix de revient officiel qui s’applique : 8,20 euros. La majorité des caisses seront réservées au paiement par Izly. Une seule caisse par établissement pour la carte bancaire. Cette mesure bénéficie encore d’une phase de transition avant son entrée en vigueur stricte, prévue le mardi 26 mai, dans les 13 restaurants universitaires de l’académie.

    Marie Moreau

  • Le courage et la dignité de Gisèle Pelicot émeuvent le public à Aix

    Le courage et la dignité de Gisèle Pelicot émeuvent le public à Aix

    Animée par Aquilina, de la librairie Goulard, la rencontre entre Gisèle Pelicot et Judith Perrignon s’est déroulée, ce jeudi 21 mai, dans l’amphithéâtre de la Manufacture d’Aix-en-Provence. Gisèle Pelicot, victime des viols de Mazan. Son ex-mari, Dominique Pelicot, a été reconnu coupable de l’avoir droguée et fait violer par une cinquantaine d’autres hommes. Tous ont été condamnés à des peines de prison, fin 2024.

    Elle est revenue sur son histoire et le récit dont elle témoigne dans son livre Et la joie de vivre, paru le 17 février 2026, aux éditions Flammarion.

    Une salle pleine attendait Gisèle Pelicot, souriante, accueillie par des applaudissements nourris aux côtés de Judith Perrignon, romancière qui a coécrit Et la joie de vivre. Gisèle Pelicot a retracé, au cours de cette conférence, sa rencontre avec Judith, son enfance, sa famille, ses enfants, ses petits-enfants. Elle a évoqué le procès, mais a surtout porté un message d’espoir. Le public a été témoin de sa force, de son courage à continuer de vivre dans ce qu’elle appelle « la lumière ». Son récit se veut comme « une réconciliation entre le passé et le présent, les hommes et les femmes, la joie et la douleur » , a souligné Aquilina.

    « N’ayez pas peur de parler »

    Gisèle Pelicot rencontre Judith Perrignon par le biais de Sophie de Closets, qui est l’éditrice du livre. Un ouvrage qu’elle n’avait pas l’intention d’écrire au départ. « Réflexion faite, je me suis dit que ce livre pouvait être utile, que mon histoire pouvait servir aux autres », raconte Gisèle. Pour Judith Perrignon, « il fallait ce texte, il fallait qu’on connaisse Gisèle, personne ne savait qui c’était ».

    Gisèle Pelicot a été confrontée au deuil, la mort de sa mère, très jeune, mais se rappelle également de l’amour : « ça m’a permis d’être la femme que je suis aujourd’hui. » Son livre ne revient pas seulement les violences extrêmes qu’elle a subies. Il s’agit aussi de l’histoire d’une vie où la joie est un mécanisme, un moyen de se relever face aux difficultés. Judith Perrignon souligne, lors de cette conférence, que ce livre est « un récit de vie qui alterne le déroulé de l’affaire et les souvenirs, la jeunesse, la rencontre ».

    Au moment d’évoquer le procès et le moment où elle a visionné les vidéos tournées par son ex-mari, Gisèle Pelicot : « C’était une violence inouïe, de la barbarie. Comment ces individus pouvaient commettre ces horreurs sur un corps inerte ? C’est un corps mort… »

    Elle dit se reconstruire, sa famille aussi. Pour Gisèle Pelicot, ce livre parle à toutes les générations de femmes et d’hommes. « N’ayez pas peur de parler parce que vous serez entendues, je pense que ce procès a libéré la parole des femmes. Je l’ai fait pour les autres, pour qu’elles osent parler. Faites-vous confiance et avancez. »

  • Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Cette rencontre a eu lieu en présence de la présidente (DVD) du conseil départemental, Martine Vassal, pour promouvoir la transmission de la mémoire. Le Département propose chaque année à tous les collégiens du territoire la visite guidée de ce site de déportation pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • Des œuvres d’art à découvrir dans les jardins à Aix

    Des œuvres d’art à découvrir dans les jardins à Aix

    Le temps d’un week-end, le jardin Mérindol, le jardin des Guerriers et celui des Étuves, au cœur d’Aix, se transforment en galeries à ciel ouvert.

    « Mon souhait, depuis 20 ans, est d’offrir l’art gratuitement », se réjouit Andréa Ferréol, créatrice de l’événement. L’actrice de La grande bouffe est aussi une passionnée d’art. Chaque année, elle part à la rencontre des artistes pour proposer un festival hétéroclite, tant dans les médiums que dans les styles. Les artistes seront présents durant la journée pour échanger avec le public.

    Une programmation variée

    Dans le jardin Mérindol, la sculpture est à l’honneur avec le travail organique de Bernard Fugueroa et les créations en clous anciens de l’artiste belge Fabrice Magnée. La dessinatrice Marie-Laure Manceaux réalisera des portraits des visiteurs qu’ils pourront emporter avec eux. Une lecture et un concert de clarinettistes sont prévus en soirée.

    Dans le jardin des Étuves, la jeune garde de la peinture est bien représentée : César Malfi, mêlant art brut et style Renaissance, Philippe d’Orléans et sa série de trônes, mais aussi les dessins hyperréalistes de Mathieu Dutemps, impressionnant de technicité. Le célèbre street-artiste M. Chat, la peintre Corrine Pradier et la céramiste Noémy Meney y seront également exposés.

    Le jardin des Étuves se transformera en un véritable théâtre à ciel ouvert, avec des concerts, des lectures, ainsi qu’un spectacle d’humour de la fantasque Zize Dupanier, dimanche 21 juin à 17h.

    Enfin, le jardin des Guerriers accueillera les sculptures en fil de fer tout en finesse de Myriam Louvel, et celles en toiles d’araignée colorées de l’artiste Quiberon. En journée, une lecture musicale et un spectacle pour enfants sont prévus. Le samedi à 17h, un spectacle du G.U.I.D aura lieu.

    Les Flâneries, les 20 et 21 juin, à Aix. Entrée libre et gratuite. Programmation sur www.aix-en-oeuvres.com/flaneries

  • Dans « les Théâtres », une saison marquée par des héroïnes

    Dans « les Théâtres », une saison marquée par des héroïnes

    « Le Gymnase entre dans sa dernière ligne droite avant réouverture », annonce Dominique Bluzet. Le chantier du théâtre le plus ancien de Marseille, fermé depuis près de six ans, « avance normalement », assure le directeur des « Théâtres », qui comporte également en son sein la scène des Bernardines, à Marseille, ainsi que les salles aixoises du Grand Théâtre de Provence (GTP) et du Jeu de Paume. « On espère que le Gymnase nous sera rendu à l’été ou à l’automne 2027. De toute façon, la saison qui arrive sera la dernière que l’on fera hors les murs », promet l’entrepreneur culturel.

    Pour sa saison 2026-2027, le Gymnase continuera de déployer son programme à La Criée, l’Odéon, au Théâtre Joliette et à la Friche Belle de Mai. Au menu, une cinquantaine de représentations de 12 spectacles, parmi lesquels les Trahisons d’Harold Pinter, triangle amoureux dépoussiéré par Tatiana Vialle, un Don Juan, signé Philippe Car et incarné par Valérie Bournet, qui passe de la stature du « séducteur flamboyant » à celui de « prédateur », ou encore La chair est triste hélas, texte d’Ovidie porté par la verve d’Anna Mouglalis.

    Rois et héroïnes

    Dans Il Risveglio – L’éveil, le metteur en scène et acteur italien Pippo Delbono évoquera, lui, « la perte de l’amour de sa vie et comment s’en relever. Un choix entre sombrer et revivre, par la musique », campe Dominique Bluzet. À noter aussi, toujours dans le cadre de la saison hors les murs du Gymnase, Le Roi Lear revisité par l’homme de théâtre congolais Dieudonné Niangouna, ainsi que Ménopause, écrite par Alex Goude et Alexandra Cismondi. Une comédie musicale prenant pour point de départ « quatre femmes qui se battent pour un soutien-gorge dans un grand magasin » et qui « découvrent, malgré leurs différences, un point commun auquel elles ne peuvent pas échapper ».

    Le programme des « Théâtres » sera jalonné par 97 spectacles et 265 représentations, se félicite Dominique Bluzet. Du côté des Bernardines, charge à Barbara (par Barbara) d’ouvrir la saison. La Marseillaise Marie-Sophie Ferdane dans le rôle-titre, une plongée dans la vie et les paroles de la chanteuse de L’aigle noir. L’auteur et metteuse en scène Louise Vignaud réécrira quant à elle le mythe de Médée/s, interprétée par Rachida Brakni. Selon cette dernière, « une figure féminine qui a été écrite plusieurs fois, mais toujours sous le regard d’un homme. On en parle souvent comme d’une sorcière pour mieux la tenir à distance ».

    Preljocaj, Nordey…

    À Aix, le Grand Théâtre de Provence entrera dans une nouvelle ère. Doté de sa nouvelle délégation de service public pour cinq ans, le GTP voit l’arrivée de deux directrices générales, Johanna Flores et Anne-Sophie Dorion. « ADN toujours inchangé et programmation pluridisciplinaire » renouvelée, un projet qui permettra la « création d’une salle de 500m² » pour accueillir des propositions axées autour « des enfants, des jeunes talents et du cabaret ». Et, au programme de la salle-mère, des spectacles qui s’annoncent majestueux, à l’instar de la première mondiale de Soulèvement, du Ballet Preljocaj. « Cette pièce n’est pas un brûlot politique mais va parler de la manière dont les corps se soulèvent pour revendiquer ou corriger des injustices », résume le chorégraphe Angelin Preljocaj.

    Quant au Jeu de Paume, il sera cette saison le théâtre de belles curiosités comme Résurrection, relecture du roman de Tolstoï par Leïla Slimani et Simon Delétang, assurée « pour partie » par la troupe de la Comédie française, ou encore Madame de Sade, pièce écrite en 1965 par Yukio Mishima, que Stanislas Nordey met en scène avec un casting 6 étoiles, comme autant de comédiennes (Anne Brochet, Mélanie Thierry…) portant un regard sur le marquis libertin.

  • Trois Provençaux en piste aux qualifs de Roland-Garros

    Trois Provençaux en piste aux qualifs de Roland-Garros

    C’est l’histoire d’un Arlésien, d’un Aixois et d’un Toulonnais qui rêvent depuis leur plus jeune âge de participer à Roland-Garros.

    Clément Chidekh (24 ans, 177e mondial), Sascha Gueymard-Wayenburg (22 ans, 265e) et Sean Cuenin (22 ans, 381e) vont tenter dès lundi d’accéder au tableau principal du Grand Chelem français. Pour cela, ils devront remporter trois matches consécutifs pour obtenir le précieux ticket qualificatif pour la semaine suivante. « D’habitude, je n’aborde pas un tournoi différemment d’un autre. Mais en termes de plaisir, c’est sûr que Roland-Garros est un événement à part, surtout quand on est Français », souligne Chidekh.

    L’Arlésien, licencié au TC Marignanais, débarque à la Porte d’Auteuil dans la forme de sa vie. Il est d’ailleurs le seul des trois Provençaux en lice dans ces qualifications à avoir le classement nécessaire pour être intégré directement dans le tableau, sans avoir besoin d’une wild-card de l’organisation ou de la Fédération. « J’ai su assez tôt dans la saison que j’allais pouvoir être éligible pour les qualifs de Roland-Garros », indique l’ancien universitaire américain. Ce dernier va se présenter pour la deuxième fois de sa carrière au 1er tour des qualifications de Roland-Garros, après sa défaite à ce stade de la compétition face au Belge Zizou Bergs en 2024.

    La surprise Cuenin ?

    En prolongeant sa partie de saison sur dur avec une tournée en Asie, Clément Chidekh s’est offert une préparation écourtée sur terre battue : un petit tour au Challenger d’Aix-en-Provence pour s’échauffer, puis un court déplacement à Francavilla, en Italie, pour être en jambes. « Je ne mets pas trop de pression sur la semaine et je l’aborde comme une autre opportunité de faire progresser mon jeu », confie le nouveau protégé de Julien Gillet, dans une académie à la Grande-Motte. Contrairement à l’Arlésien, Sascha Gueymard-Wayenburg et Sean Cuenin ont, eux, décidé de se consacrer plus longuement à leur préparation sur la surface lente.

    Depuis le mois de mars, les deux pépites de la génération 2003-2004 écument les Challenger aux quatre coins du monde pour trouver leurs marques. Si l’Aixois est plus habitué du circuit secondaire, le Toulonnais, lui, n’a connu qu’une seule victoire. Mais entre-temps, Cuenin a remporté deux titres en M25 à Marrakech et à Santiago. Deux belles performances qui récompensent les efforts qu’il a produits sur terre battue, notamment en 2025 où il est monté en puissance avec trois titres et un bilan de 32 victoires pour 9 défaites. Une progression de près de 150 places au classement ATP qui n’a pas échappé au radar de la Fédération et de l’organisation de Roland-Garros.

    De son côté, Sascha Gueymard-Wayenburg a eu un peu plus de réussite sur le circuit Challenger : une demi-finale à Split en Croatie, puis une sortie de qualification chez lui, à Aix-en-Provence, où il a bataillé au premier tour face à Roberto Bautista Agut, grand spécialiste de la terre battue.

    Tirage des qualifications :

    C. Chidekh vs J. Schwaerzler (AUT)

    S. Gueymard-Wayenburg vs B. Gojo (CRO)

    S. Cuenin vs H. Dellien (BOL, 21)

  • Six associations pointent les zones de flou du projet de la Tech Valley

    Six associations pointent les zones de flou du projet de la Tech Valley

    Elles sont six associations, à contester le projet Tech Valley. Il y a près d’un mois, la Ville d’Aix-en-Provence, l’association des entreprises du pôle des Milles et la maire, Sophie Joissains, annonçaient officiellement le lancement du projet : un pôle technologique de quinze hectares, entièrement dédié à l’innovation en matière d’aéronautique, au spatial et à la défense. Le projet, n’a pas manqué de faire réagir. Six associations s’interrogent d’un même ton sur le projet. Sur son aspect économique, pratique… L’Adava, Association pour le développement des alternatives à la voiture à Aix, le Cercle Mirabeau, le Comité d’intérêt de quartier Millois, mais aussi l’association Devenir, la Fédération nationale des usagers de transports (FNAUT) et France nature environnement (FNE13) signent un courrier commun. « Celui-ci nous interroge quant à sa finalité et à l’absence de desserte en transports dignes de ce nom (…) et quant à l’insuffisance de l’offre de logements pour héberger les futurs employés et contribuer ainsi à réduire les mouvements pendulaires », pointent, dans un premier temps, les signataires.

    Un « moratoire » demandé

    Ils s’interrogent aussi de l’arrivée d’un tel projet, au vu de la situation financière de la Métropole. Celle-ci, présente un déficit de 123 millions d’euros et est « particulièrement préoccupante, au regard des moyens nécessaires pour pallier ces carences et attirer ainsi ces nouvelles entreprises (…) Les investissements requis pour pallier les retards pris en matière de transport : 150 millions d’euros HT pour un hypothétique BHNS, par ailleurs véritable tortillard, mettant le centre d’Aix à 45 minutes du pôle d’activités, sachant qu’un projet de création d’une 3evoie sur la RD9 aurait pu, à moindre coût, contribuer à largement désengorger ces accès ». Pour rappel, fin 2025, la Métropole annonçait pour la fin 2030, une nouvelle ligne BHNS, notamment pour faciliter la desserte au pôle d’activité. De façon générale, les associations appellent à une « approche globale » et demandent un « moratoire, dans ces aménagements », pour être entendues et concertées, Lors de la présentation du projet, Sophie Joissains, maire d’Aix, avait rassuré sur le point des financements. « Sachez que les collectivités qui voient les prélèvements de l’état se poursuivre d’année en année, sont évidemment très inquiètes. Nous avons d’autant plus besoin d’avancer, et de faire en sorte que notre économie soit florissante et apparaisse comme une économie d’avenir », rappelait-elle.

  • L’épicerie solidaire du campus Schuman à Aix compte déjà 2300 bénéficiaires

    L’épicerie solidaire du campus Schuman à Aix compte déjà 2300 bénéficiaires

    Il y a cent jours émergeait sur le campus Schuman une épicerie solidaire. Solid’Am, l’association étudiante, permet depuis aux étudiants de faire leurs courses à prix très réduits, voire gratuitement selon les produits installés sur les rayons de cette épicerie (notre édition du 26 janvier). Ouverte deux à trois jours par semaine, « au moins quatre heures par jour », elle est l’une des plus importantes en France, puisque ce sont 130m2 de rayons et d’étalages que propose l’association. Les produits qui les occupent, proviennent notamment de la Banque alimentaire et de dons. L’objectif du lieu, installé au cœur du campus et fondu dans un lieu événementiel, est de pouvoir déstigmatiser la précarité, faire ses courses dans un lieu sans file d’attente exposée, dans l’anonymat, et dans un espace dédié uniquement aux étudiants. Ce mercredi, entre deux points d’organisation, Lyes Belhadj, président de l’association, fait le bilan qui se résume en un mot : « Pouvoir d’achat. Ce sont 150 000 euros de pouvoir d’achat qui ont été redistribués aux étudiants. Cela se calcule avec la valeur réelle des produits que l’on distribue par rapport à leur prix sur le marché », résume ce dernier.

    300 étudiants hebdomadaires

    À ce stade, l’association enregistre 23 700 articles distribués, et selon elle, ce sont plus de 2 300 bénéficiaires, qui sont inscrits à ce dispositif alimentaire. « On estime que ce sont environ 300 étudiants par semaine qui viennent faire des achats ici, soit une centaine par jour, précise Lyes Belhadj. Le dispositif rencontre un franc succès, malheureusement. Il y a 25% des étudiants qui sont dans une situation de précarité, d’après les chiffres du ministère, ce n’est pas négligeable. » Force est de constater, pour l’association, que « la guerre au Moyen-Orient a accentué des fragilités déjà existantes » et, sans entrer dans les détails, que « les moyens sont assez limités, notamment avec les retards budgétaires du côté de l’état, les subventions ont toujours pas été liquidées ». Sur ces 100 premiers jours de fonctionnement, l’association a également scellé des partenariats notamment avec la Ressourcerie du Pays d’Aix, qui « dispose d’un rayon entier », mais aussi avec l’association Petites Mains et Tricotins, qui a mis à disposition des étudiants « à titre gracieux, plusieurs produits essentiels ». Malgré le contexte, l’association compte étendre le dispositif sur le territoire académique. Et pour poursuivre son activité, est toujours à la recherche de nouveau partenaires et de soutien.

  • Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Gâcher la fête d’anniversaire de Valence-Romans, tel était l’objectif de Provence Rugby, ce vendredi soir. La mission est accomplie pour les joueurs de Philippe Saint-André avec un match plein pour cette dernière journée de championnat. Pour ses 10 ans, le VRDR s’est fait croquer tout cru par des Provençaux affamés et plein d’énergie. 34-21 est le score final, mais le top 2 n’est pas validé. Pour cela, Colomiers devait s’incliner à Grenoble mais les Isérois n’ont pas fait le poids. 3e de Pro D2, Provence Rugby jouera les quarts de finale de la phase finale face à Brive. Ce sera samedi prochain à 18h45, au stade Maurice-David.

    Asphyxiés. Les locaux ont grandement souffert lors du premier quart d’heure de cette partie. Les Provençaux ont mis une certaine pression dès le coup d’envoi et se sont mis à camper dans le camp du VRDR. Cette domination ne s’est pas reflétée au tableau d’affichage avec seulement 3 points inscrits par Manuel Vareiro. Les fautes de main se sont multipliées lors de cette première période. Un grand nombre de mêlées se sont tenues à cause d’erreurs des uns et des autres.

    Les coéquipiers d’Andres Zafra ont sérieusement accéléré après un carton jaune reçu par Valence-Romans. Latterrade puis Jalagonia sont allés à l’essai pour agrandir l’écart. Trois minutes après la sirène, Léo Drouet a, lui aussi, marqué pour rentrer aux vestiaires avec 17 points d’avance (24-7). Les avants ont réalisé un gros travail pour faire reculer la défense des Damiers dans ces derniers instants. La distribution rapide d’Arthur Coville a également permis de jouer les coups au maximum.

    Provence continue de mettre la pression

    Les Drômois étaient toujours autant bousculés après la pause. Toujours des actions loin d’être abouties, toujours des fautes de main, l’asphyxie s’est finalement poursuivie. Les 9 500 spectateurs du stade Georges-Pompidou se sont tus assez rapidement lorsque Romain Latterrade s’est offert un doublé. Les visiteurs se sont donnés presque quatre essais de marge avant même l’heure de jeu. L’impact, la vivacité et la justesse du jeu des hommes de Saint-André ont complètement fait déjouer le VRDR.

    La production réalisée par les Rhône-Alpins s’est légèrement améliorée avec plusieurs incursions tranchantes dans le camp adverse. Ce n’est pas pour autant que le score s’est resserré et les Aixois ont foncé vers la victoire. Une cinquième de suite en Pro D2 et 100% de confiance avant d’aborder de nouvelles phases finales pour le club. Les matches couperets arrivent désormais.

    30e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (9 500 spectateurs)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Essais : Pontanier (37e), Idoumi (61e), Marsan (80e) pour Valence ; Latterrade (28e, 48e), Jalagonia (32e), Drouet (40e) pour Provence

    Carton jaune : McCauley (27e) pour Valence

    VALENCE : Moura – Marsan, Idrissi, Marrou, Roziere – Meret, Rodor – Vachon, Bholi, Suaud – Fabregue, McCauley – Goze, Marco Pena, Pontanier

    Entraîneur : Fabien Fortassin

    PROVENCE : Vareiro – Bouhedjeur, Bituniyata, Finau, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Harrison – Youyoutte, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt

    Entraîneur : Philippe Saint-André

  • Un centre de recherches « Cezanne » au Jas de Bouffan

    Un centre de recherches « Cezanne » au Jas de Bouffan

    « Cela fait 25 ans que l’on en rêve, qu’on travaille pour ça, et voilà, ça arrive », résume avec émotion Denis Coutagne. En petit comité, dans une ambiance solennelle, le cofondateur et président de la Société Paul Cezanne s’est vu remettre les clés de la ferme du Jas de Bouffan, qui jouxte la Bastide, maison familiale de Paul Cezanne. Entre ces quatre murs ou seront abritées une bibliothèque de « plus de 5 000 livres » et des archives autour du peintre aixois, un petit comité de spécialistes du maître aixois œuvrera à faire de ce lieu un centre de recherche et de documentation.

    C’est ici, à Aix, que sera conservé, travaillé et pérennisé le catalogue raisonné de Cezanne, sorte de répertoire répondant à une logique scientifique, qui permet de retracer le parcours artistique du peintre. De repérer, authentifier puis collectionner les œuvres qu’il a laissées, et retrouvées au gré des siècles.

    Pérenniser le travail

    Dans ce catalogue se trouvent notamment les fresques du jeune Cezanne peintes à même les murs du salon de la Bastide du Jas, alors en réhabilitation en vue de l’année 2025, dédiée au peintre. Ce lieu deviendra un espace dans « lequel on va installer un centre de recherche et de documentation international sur Cezanne ». Un projet imaginé dès 1979 par Denis Coutagne, alors tout juste arrivé sur Aix. « C’est la volonté que nous avons à Aix de rapatrier Cezanne à Aix et de le faire rayonner d’ici. Maintenant qu’on est dans la ferme, on va commencer à créer intellectuellement, scientifiquement cette dimension », précise Denis Coutagne. Pour retracer brièvement l’histoire de ce catalogue raisonné, la première des encyclopédies le composant fut publiée en 1936, par Venturi. Suivi de trois autres éditions, en 1973, puis en 1984 et en 1996. Jusqu’en 2011, année de publication du catalogue raisonné de Cezanne en ligne, sous la responsabilité de David Nash, Walter Feichenfeldt et Jane Warman, présente pour la cérémonie de ce jour. Pour son travail, le clou « Cezanne » de la Ville, lui a été offert. Désormais, la tâche est entre les mains de la Société Paul Cezanne, composée d’une petite centaine de spécialistes, mais dont un comité restreint sera attaché au travail dans la ferme du Jas de Bouffan. Le lieu, sera à terme ouvert au public. « Aujourd’hui, le monde entier sait que Cezanne est à Aix, que Cezanne est chez lui, comme nous l’avons tant répété au cours de cette année Cezanne 2025 », conclut le maire (UDI), Sophie Joissains.