Tag: Aix-en-Provence

  • [Tennis] Sascha Gueymard Wayenburg titré et heureux

    [Tennis] Sascha Gueymard Wayenburg titré et heureux

    La Bretagne lui va si bien. Un an et demi après son premier titre en Challenger à Quimper, l’Aixois Sascha Gueymard Wayenburg a remporté, dimanche dernier, le tournoi de Rennes. Un succès arrivant moins de deux mois après un changement total de structure. L’actuel 217e mondial est maintenant entraîné par l’ex-joueur Jonathan Kanar et l’ancien coach d’Adrian Mannarino, Arnaud Agniel. Tom Caire assure sa préparation physique. « Ce sont des personnes qui sont adorables, saines, qui ont envie comme moi de monter des projets. Je me sens vraiment bien avec eux », raconte le principal intéressé.

    À Rennes, il a vécu un tournoi rocambolesque entre des matches terminés après minuit et un dernier carré où il a fallu combattre les crampes pour aller chercher le trophée. « D’être entré dans le tableau, c’était déjà une bonne opportunité pour moi. J’ai réussi à la saisir, à bien jouer dès le premier match, à développer un jeu offensif. J’ai mis énormément d’intensité physique dans chaque match. Je suis très content d’avoir réussi à tenir cinq matchs de très haute qualité, sans pour autant baisser l’intensité à chaque point. »

    Melbourne dans le viseur

    Lors de cette semaine victorieuse, l’Aixois a fait face à des joueurs confirmés à ce niveau comme Ugo Blanchet, l’Italien Francesco Maestrelli ou encore Harold Mayot et le néo-Top 100 Titouan Droguet, vainqueur à Cassis. « La semaine d’avant, j’avais joué Cassis, j’ai perdu contre Mark Lajal, qui avait fait la finale contre Titouan. On s’était dit que je jouais bien, qu’il fallait mettre les choses dans le bon ordre. On a eu une discussion avant ce tournoi qui nous a permis de l’attaquer de la bonne manière. »

    Le droitier va continuer les tournois français avec Rouen, Brest et peut-être l’ATP 250 de Lyon, avant de défendre son titre de champion de France des clubs avec Boulogne-sur-Mer. Son classement actuel pourrait lui permettre d’entrer dans les qualifications de l’Open d’Australie, en janvier. Encore faut-il le conserver pour voir Melbourne.

  • Avec Tyler Ardron, l’érable se fixe en Provence

    Avec Tyler Ardron, l’érable se fixe en Provence

    Un grand gaillard d’un mètre 93 pour 110 kg a débarqué pour la première fois dans l’espace médias situé derrière le stade Maurice-David. Transfuge de Castres, le troisième ligne canadien Tyler Ardron est arrivé, cet été, pour apporter sa riche expérience à un effectif très ambitieux. À l’issue d’un entraînement du capitaine disputé sous une forte chaleur, le joueur de 35 ans s’est présenté pieds nus devant la presse. Sans chaussure, mais avec un grand sourire, il a détaillé ses premières semaines sous le maillot noir.

    « Je pense que c’était assez facile de s’intégrer parce qu’il y a des bons mecs, un bon groupe, un bon staff. C’était facile aussi parce qu’il n’y a que 4 heures de route entre Castres et ici, je n’ai pas changé de pays. » Même si on peut le qualifier de vétéran, Tyler Ardron n’est pas là pour profiter de la région et terminer en douceur une carrière commencée 15 ans en arrière. Comme les autres nouveaux éléments de Provence Rugby, il a été séduit par le projet présenté. « Mon cauchemar, c’était de faire la saison de trop. Je voulais bien finir, garder la tête haute jusqu’au bout. J’ai parlé avec Philippe Saint-André et le président Denis Philippon et le projet qu’ils ont ici m’a beaucoup attiré », explique le natif de l’Ontario, région où se trouve la ville de Toronto.

    Globe-trotteur expérimenté

    Descendre d’une division n’a pas dérangé l’international canadien. Au contraire, il signale que les infrastructures sont exceptionnelles – « je peux dire que c’est même mieux qu’à Castres » –, mettant en avant le campus, le stade et les terrains d’entraînement.

    Heureux d’être là où il est, surtout après avoir parcouru le monde pour jouer au rugby. Après avoir débuté avec les Ontario Blues, dans son pays, le numéro 8 a débarqué aux Ospreys, une province galloise, avant de se rendre en Nouvelle-Zélande pour jouer avec les Chiefs. Depuis 2020, le troisième ligne était donc à Castres où il a pu découvrir ce qu’il se fait de mieux avec le Top 14. « Déjà, je pense que ça a beaucoup changé en 15 ans. À l’époque, quand il y avait le Pro 14 au Pays de Galles, c’était une très bonne compétition. Aux Ospreys, on avait sept mecs qui allaient faire la tournée avec les Lions britanniques, donc c’était du très haut niveau, rappelle-t-il avec son fort accent anglais. Même quand je regarde le Super Rugby [le championnat majeur de l’hémisphère sud] actuellement, c’est moins bien sans les Sud-Africains, donc où il faut être c’est en France. »

    Depuis son arrivée à Aix, Tyler Ardron a joué trois rencontres sur quatre, dont celle à Colomiers, où il était titulaire. La concurrence ne lui fait pas peur et se montre en accord avec la volonté de rotation de l’encadrement aixois. La meilleure recette pour gagner, d’après lui. « Quand je regarde le Top 14, Toulouse est toujours le favori. Ils font beaucoup tourner, ce n’est pas juste les trois meilleures troisième ligne qui jouent, mais tout un groupe de troisième ligne. Je pense qu’ici, on peut faire la même chose », dit simplement celui qui est également diplômé en psychologie.

    Aurillac avant le repos

    Dernier match du premier bloc de la saison pour Provence Rugby, ce vendredi, face à Aurillac. Une rencontre aux antipodes entre le plus gros et le plus petit budget de Pro D2. Le 2e accueille le 13e dans ce qui s’apparente à un choc déséquilibré, mais les Aixois ont toujours en tête leur prestation irrégulière contre Narbonne (47-42). Il y aura l’envie de faire mieux et réaliser le 5 sur 5.

    P.G.

  • Les bords de la Durance dépollués, certains accès fermés

    Les bords de la Durance dépollués, certains accès fermés

    Alors qu’elles effectuaient une patrouille aux abords de la Durance, les équipes de la Société Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance (SMAVD) ont constaté « une barrière communale vandalisée avec, pour conséquence directe, plusieurs véhicules abandonnés en bord de Durance dont un volé, la présence d’un squat ainsi que d’importants dépôts de déchets dans le secteur », indique la SMAVD sur ses réseaux sociaux. Des faits régulièrement rencontrés, notamment à Châteaurenard.

    En réponse, la SMAVD a mené une action de dépollution, récoltant ainsi 2,3 tonnes de déchets avant de fermer plusieurs accès à la Durance, pour éviter les dépôts de déchets sauvages.

  • À Aix-en-Provence, Rocher Mistral condamné à des amendes et des travaux

    À Aix-en-Provence, Rocher Mistral condamné à des amendes et des travaux

    Le feuilleton judiciaire se poursuit depuis 2021, année du lancement du parc d’attractions Rocher Mistral. Propriétaire du château de La Barben, Vianney d’Alançon y développe, avec sa société (SAS) Rocher Mistral, un projet qui suscite de nombreuses polémiques et mobilise autant ses défenseurs que ses opposants.

    Ce millefeuille judiciaire avait connu un premier jugement en novembre 2023. À l’issue de cette décision, le tribunal avait ordonné à la société et à Vianney d’Alançon de remettre en état plusieurs aménagements du parc, dont certains avaient été réalisés avant l’obtention des autorisations nécessaires.

    La SAS Rocher Mistral et Vianney d’Alançon avaient par ailleurs été condamnés à des amendes avec sursis de 70 000 et 20 000 euros, mais relaxés concernant les atteintes à l’habitat d’une colonie de murins à oreilles échancrées, un volet du dossier défendu par France Nature Environnement (FNE 13).

    En février dernier, l’affaire revenait devant la cour d’appel. Après sept heures d’audience, l’avocat général avait reconnu l’atteinte portée aux murins, mais aussi un début de remise en l’état du site, effectuée entre 2024 et 2026. Pas de quoi, pour autant, effacer l’infraction de départ aux yeux de l’avocat général, qui demandait d’entrer « en voie de condamnation » au sujet des constructions illégales. Initialement attendu le 8 avril, le délibéré n’a finalement été rendu que ce mercredi. Résultat : des amendes revues à la baisse, mais cette fois sans sursis.

    Un an pour tout corriger

    La SAS Rocher Mistral et le propriétaire sont respectivement condamnés à 50 000 et 5 000 euros d’amende ferme. Dans son arrêt, la cour explique vouloir « préserver un avenir possible au Rocher Mistral, mais repensé dans le strict respect des lois applicables » et rétablir l’autorité « des services de l’état, sérieusement bafoués dans ce dossier ». L’entrepreneur et sa société disposent également de douze mois pour remettre en état plusieurs secteurs du parc d’attractions, notamment les galeries, l’espace d’accueil et la guinguette. Chaque jour de retard entraînera une astreinte de 150 euros.

    La cour d’appel reconnaît aussi le fait « d’avoir détruit l’habitat du murin à oreilles échancrées », selon le conseil de la FNE13, Me Mathieu Victoria. Il regrette néanmoins « l’absence d’obligation de remise en l’état » de leur espace d’habitation et l’absence d’un préjudice écologique. L’avocat souligne tout de même la condamnation d’une entreprise « coupable d’avoir détruit une espèce protégée pour son activité économique ».

    « En résumé, sous réserve d’une lecture attentive de l’arrêt, on peut considérer qu’il y a contradiction à dire qu’on veut préserver l’avenir de Rocher Mistral, en lui laissant des parkings, mais pour des visiteurs qui viendront voir quoi ? », réagit Me Bruno Rebstock, avocat de Rocher Mistral. Il ajoute : « C’est une déception. Nous avons longuement plaidé à juste titre et de manière légitime qu’il y a deux manières de voir le patrimoine. Soit on laisse les pierres rouler les unes sur les autres doucement au fil des années, la mousse pousser (…), soit, parce que l’état et les collectivités locales – faute de moyens – se désengagent de l’entretien de ce patrimoine, et c’est donc le domaine privé qui a la charge de le faire vivre ». S’il estime qu’une « analyse plus fine » de l’arrêt reste nécessaire, Me Rebstock considère que « de toute évidence, cela met en péril l’équilibre économique de ce projet ».

    Chacune des parties se réserve la possibilité de saisir la Cour de cassation.

  • Face à une baisse de moyens, l’Atelier de la langue française appelle aux dons

    Face à une baisse de moyens, l’Atelier de la langue française appelle aux dons

    Parmi les structures impactées par le non-vote du budget de la Métropole, l’Atelier de la langue française. Sur le territoire, l’association, montée il y a treize ans par une équipe de six étudiants, est notamment connue pour l’organisation du prestigieux Festival de l’éloquence, tenu aux alentours du mois de mai. L’annonce, pour elle, est abrupte : plus aucune subvention de la part de la Métropole cette année 2026, soit une coupe de 110 000 euros, au total, pour l’Atelier. Précisément, moins 80 000 euros versés par la Métropole et, par « rebond », moins 30 000 euros normalement versés par la Ville. Les équipes de l’Atelier s’attendent aussi à ce qu’aucune subvention ne leur soit versée pour l’année 2027. « Pour assumer une telle baisse alors qu’on est en fin d’année, c’est très compliqué. On freine tout. On va passer une partie des équipes en chômage partiel, on se débrouille comme on peut pour que ça ne coule pas mais on n’est pas magiciens », se désole Gislain Prades, secrétaire général de l’Atelier de la langue française. L’association est aussi contrainte de déménager, dans les mois à venir et de réduire ses déplacements. Pour poursuivre leurs diverses missions sociales, qui s’étendent au-delà du festival, l’Atelier de la langue française lance également un appel aux dons. Pour ce faire, un lien est accessible via le site de l’Atelier.

  • Une réduction d’effectifs du projet Iter fait des remous

    Une réduction d’effectifs du projet Iter fait des remous

    à Saint-Paul-lez-Durance, au nord d’Aix, Iter, projet international de recherche en fusion nucléaire prend forme. Mais le projet international vient de réduire ses effectifs. L’information a été dévoilée par La Provence. Ces départs font suite à une décision du Conseil Iter, tenu en juin, durant laquelle l’Organisation Iter (OI) « a mis en œuvre une réduction ciblée de ses effectifs dans le cadre de mesures plus larges de réduction des coûts », avant de préciser que « plusieurs mesures ont été prises en amont afin de limiter l’impact sur les membres du personnel directement employés. Des mesures de maîtrise des coûts ont également été appliquées aux prestataires externes ainsi qu’à d’autres formes de soutien externe. Le Comité du personnel d’Iter a été consulté et un dispositif de départ volontaire a été proposé (…) » Selon Iter, les « réductions d’effectif non-volontaires » concernent environ 3,5% de ses effectifs, sans compter les contrats non renouvelés. À noter que 1 100 personnes sont directement employées par l’organisation sur le site de St-Paul-lez-Durance. Celle-ci réaffirme également que ces « mesures récentes ont été prises dans le contexte de la situation financière et de trésorerie globale du projet » et que « tous les membres d’Iter ont réaffirmé leur soutien au projet. »

    « Préoccupations »

    Elle n’estime pas non plus que les licenciements ne modifient « le calendrier global de la Baseline 2024, notamment le démarrage des opérations de recherche prévu en 2034. » Sans avoir pu joindre de personnel concerné par ces licenciements, une longue note d’intention des membres du personnel de la Commission et de Fusion for Energy (F4E), organisation en charge de gérer la contribution de l’Union Européenne au projet Iter, adressée à Pietro Barabaschi, directeur général de l’OI et Jan Panek, chef de la délégation européenne auprès du Conseil Iter, ces derniers s’inquiètent. Et soulignent les « préoccupations » que ces mesures pourraient avoir sur le personnel et appellent à « ouvrir un dialogue avec les autorités compétentes ». Parmi les interrogations soulevées dans cette note, « la décision prise par le Conseil Iter en juin 2026 de ramener de neuf à trois mois le délai de notification applicable aux contrats concernés », jugée « particulièrement préoccupante », et « une dégradation de la protection de l’emploi au sein d’une organisation dans laquelle l’Union joue un rôle central ». Et de dénoncer « une référence répétée », dans un message adressé au personnel « à l’éventuelle ouverture de procédures disciplinaires » en cas de divulgation de « circonstances entourant leur licenciement ». Globalement, une procédure trop rapide, peu transparente. Qui interroge également la justification financière des licenciements.

  • À Aix, le Crous interpellé pour loger un étudiant handicapé

    À Aix, le Crous interpellé pour loger un étudiant handicapé

    À l’appel de la Fédération syndicale étudiante (FSE), rejointe par le Mouvement des jeunes communistes (JC) d’Aix, plusieurs étudiants se sont mobilisés dès 10h devant la cité universitaire des Gazelles afin d’« exiger un logement d’urgence pour un étudiant étranger en situation de handicap » et, plus largement, de dénoncer « les logiques de sélection et d’exclusion du Crous ». Ils réclament également « des services sociaux et un accompagnement rapide et digne pour les étudiants en situation de précarité ».

  • Des milliers d’experts réunis à Aix autour de l’énergie de fusion

    Des milliers d’experts réunis à Aix autour de l’énergie de fusion

    Dans plusieurs lieux de la ville, scientifiques, chercheurs, mais aussi industriels et responsables institutionnels de toutes nationalités se réunissent autour d’un vaste sujet : l’énergie de fusion. La fusion nucléaire, phénomène qui alimente le Soleil, consiste à faire fusionner des noyaux atomiques légers afin de libérer une importante quantité d’énergie. Un phénomène naturel que scientifiques et ingénieurs cherchent aujourd’hui à reproduire pour exploiter cette source énergétique.

    Dès ce lundi et pendant cinq jours, 12 000 participants issus de 29 nationalités prennent part à la 34e édition du Symposium on fusion technology (Soft), lancée depuis le Grand théâtre de Provence. Soit, comme l’a rappelé Michael Houry, président du comité d’organisation internationale (CEA), « 66 ans après notre toute première édition, en 1960, l’une des premières conférences internationales consacrées à la fusion ».

    « Notre milieu a travaillé à démontrer que la fusion peut être contrôlée et durable, et nous avons réalisé des progrès remarquables », contextualise Michael Houry. À l’image du projet international Iter, situé à quelques dizaines de kilomètres au nord d’Aix-en-Provence juste à côté du CEA, qui vise à démontrer la faisabilité de la fusion nucléaire comme source d’énergie.

    « Dans le même temps, de nouveaux concepts émergent. Le secteur privé devient une part importante du paysage de la fusion (…). Il y a une dynamique autour de la fusion aujourd’hui. Et Soft a un rôle important à jouer. Le partage des connaissances et des expériences est essentiel. Mais c’est aussi un nouvel espace pour créer des partenariats, notamment entre les organismes publics et le secteur privé », poursuit Michael Houry.

    Une conférence grand public

    Tout au long de la semaine, plusieurs sessions dites plénières, ainsi que des sessions parallèles, permettront aux différents acteurs de la fusion de présenter leurs avancées, leurs travaux et de débattre des enjeux du secteur.

    Plusieurs lieux culturels de la cité aixoise sont mobilisés pour l’occasion : le Pavillon noir, le Grand théâtre de Provence, mais aussi le conservatoire Darius-Milhaud.

    Des posters scientifiques réalisés par de jeunes chercheurs internationaux, doctorants ou en fin de thèse, seront également présentés. « Ils pourront présenter leurs travaux de thèse sur des posters. Ils y mettent leurs résultats scientifiques », explique le service communication du centre CEA de Cadarache. Au total, 800 posters sont exposés dans les espaces du Grand théâtre de Provence.

    Au milieu de cette effervescence scientifique, un rendez-vous est également destiné au grand public. Ce mardi à partir de 18h30, à l’hôtel de ville d’Aix, Alain Bécoulet, scientifique en chef de la Iter Organisation, donnera une conférence consacrée au projet Iter et à la « course mondiale vers l’énergie de fusion ». L’entrée, est libre et gratuite.

  • Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Palestine, Ukraine, Iran, Liban, Soudan… Selon l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), 65 conflits ont été recensés dans 35 pays en 2025, soit le nombre le plus élevé depuis 1946. Un contexte qui ne peut que renforcer l’importance de la marche qui s’est tenue ce lundi sur la Canebière, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, instaurée par l’ONU en 1981.

    « Si nous occupons la rue aujourd’hui, ce n’est pas pour une simple condamnation morale. C’est pour exiger la rupture définitive avec ce monde de barbares, s’est indigné Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix, en ouverture des discours. Nous devons arracher l’humanité à l’ère de la force, de l’exploitation et de la domination pour la faire entrer dans celle de la parole, de la coopération, de la solidarité et de la justice. »

    Au-delà d’un appel à un « cessez-le-feu général » et au respect systématique du droit international, c’est autour des piliers de la culture de la paix que se sont ensuite structurées les prises de parole, à commencer par l’éducation. « La culture de la paix (…) c’est aussi s’opposer aux discours de celles et ceux qui pensent que la guerre est inéluctable et que nous devons préparer nos enfants à aller sur le front, a rappelé en ce sens Nicolas, représentant de la SNUipp-FSU. C’est aussi promouvoir dans nos classes des pratiques pédagogiques coopératives (…), des espaces démocratiques qui permettent aux élèves de développer les compétences psychosociales nécessaires au comportement non violent. » L’égalité homme-femme, 5e des 8 piliers de la culture de paix, a elle aussi été abordée, le Collectif 13 Droits des femmes prenant soin de rappeler que « les femmes sont en première ligne de toutes les guerres ».

    Le budget de l’État français, qui prévoit pour l’heure une importante augmentation du montant alloué à la défense, a également été dénoncé. « Le projet de loi de finances pour 2027 du gouvernement prévoit une cure d’austérité d’une violence historique, s’est indigné la Fédération du Parti communiste des Bouches-du-Rhône. Mais l’argent public ne manque pas pour tout le monde. L’augmentation du budget des armées est maintenue ».

    Reste l’extrême droite, qui contribue à « l’escalade d’une violence toujours plus mortifère », et contre laquelle les participants appellent à se lever.

    ET AUSSI

    À Aubagne, défilé pour la paix

    Habitants, acteurs associatifs et élus se sont rassemblés dimanche matin à Aubagne pour défendre la paix, à la veille de la journée internationale lui étant dédiée. « Dans un contexte mondial complexe, ce rassemblement citoyen rappelle que la paix se bâtit chaque jour, au plus près du terrain, par le dialogue et la cohésion sociale », a noté la Ville. Un moment « fort d’échange et de mobilisation », s’est-elle félicitée.

    Aix-en-Provence, des rameaux pour la paix

    À l’entrée des Allées Provençales, la section locale du Parti Communiste s’est attelée à distribuer des rameaux d’olivier, symbole de paix et un tract rappelant sa solidarité avec le peuple palestinien, pour lequel il demande un cessez-le-feu « immédiat et durable ». Le parti a également rappelé sa solidarité avec Cuba. De façon plus globale, « la justice sociale », selon Sophie Rothon, secrétaire de la section locale.

    Le Rove et Septèmes Mairies pavoisées

    Le drapeau de la paix flotte sur le parvis de la mairie du Rove, « symbole de notre attachement à ces valeurs universelles » souligne le maire PCF Paul Sabatino. Ainsi que sur le fronton de la mairie de Septèmes.

    LES RENDEZ-VOUS

    Port-de-Bouc

    Rassemblement le mercredi 23 septembre à la pyramide de la paix, à 14h pour une exposition de dessins d’enfants, puis à 18h pour un meeting.

    Martigues

    Journée de clôture de nombreuses festivités dédiées au sujet en début de semaine le mercredi 23 septembre au jardin de Ferrières de 13h30 à 18h.

  • [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    La Marseillaise : Vous êtes à Aix-en-Provence pour lancer une nouvelle tournée interrégionale. Quel est l’objectif de cette démarche ?

    Philippe Diallo : Afin de symboliser l’ouverture de la Fédération vers ses territoires. La Fédération a parfois été perçue comme très parisienne, éloignée du terrain, comme une forme de tour d’ivoire. J’ai donc voulu changer cette image en faisant venir les collaborateurs de la Fédération dans les territoires, à la rencontre de ceux qui font vivre le football au quotidien : les clubs, les Districts et les Ligues. Ces échanges permettent à la fois d’expliquer les politiques fédérales, mais surtout d’écouter les acteurs de terrain et de mieux comprendre leurs réalités et leurs besoins.

    Quel regard portez-vous sur la Ligue Méditerranée ?

    P.Di. : C’est une ligue évidemment importante, parce que d’abord il y a des clubs de l’élite ici qui sont là. Il y en a même plusieurs. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans toutes les régions. En Nouvelle-Aquitaine, il n’y a plus qu’un seul club pro de Poitiers à Hendaye. Ici, il y a une plus grande richesse du football professionnel. Il y a aussi un nombre de licenciés significatifs, notamment au district de la Provence qui est vraiment un cœur important aussi dans la région.

    Le District de Provence a d’ailleurs initié plusieurs innovations technologiques, dont l’apparition des détections numériques et d’un chatbot avec l’intelligence artificielle…

    P.Di. : Je veux saluer ces initiatives, car une grande Fédération doit rester à la pointe de l’innovation. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons créé l’an dernier un centre de recherche et d’innovation consacré notamment à l’intelligence artificielle et aux données. Ces outils nous permettent de mieux comprendre les réalités du terrain et de prendre des décisions plus précises. Les besoins ne sont pas les mêmes selon les territoires, entre une zone rurale et une grande métropole par exemple. Il est donc essentiel de disposer de données objectives pour mieux évaluer nos politiques, adapter nos actions et accompagner au mieux les territoires. Je suis très attaché à un football humain, populaire, qui rassemble toutes les catégories de la société et crée du lien. C’est notre ADN et il faut le préserver. En parallèle, la technologie fait naturellement évoluer notre sport, que ce soit pour simplifier les démarches ou améliorer l’arbitrage. Il faut accompagner ces évolutions et retenir ce qui peut être bénéfique au football, sans jamais le dénaturer.

    Vous ne craignez pas d’aller trop vite dans l’utilisation de l’IA, alors que certaines innovations, comme le « Football Video Support » à Aubagne, montrent encore leurs limites ?

    P.Di. : La Ligue 3 répond à une demande ancienne des clubs de National 1 qui souhaitaient accéder au statut professionnel. Nous avons voulu en faire un championnat différent des divisions supérieures, avec des règles et des innovations spécifiques. Le football vidéo support en est un exemple : tout n’est pas encore parfait, mais nous travaillons avec les clubs et la direction de l’arbitrage pour l’améliorer. Je souhaite surtout faire de la Ligue 3 un laboratoire d’innovation et un championnat tourné vers les territoires, la formation et la proximité, en favorisant notamment les joueurs formés localement.

    Un mot sur Zinédine Zidane, qui va disputer son premier match vendredi à la tête des Bleus ?

    P.Di. : Zinédine attendait cette opportunité depuis longtemps. Lorsqu’il a été question de lui, j’ai immédiatement souhaité qu’il devienne notre sélectionneur. C’est une figure iconique du football français, mais aussi un entraîneur qui a démontré sa compétence au plus haut niveau. Après un moment d’émotion lié à son histoire avec les Bleus, il est désormais pleinement dans sa mission. Il veut apporter sa vision et insuffler une véritable rupture, avec des choix forts sur la gestion du groupe et l’effectif. Son objectif est clair : gagner, pour redonner à l’équipe de France ce qu’elle lui a apporté et procurer du plaisir et de la fierté à tous.