Tag: Aix-en-Provence

  • Aix capitale de la pétanque

    Aix capitale de la pétanque

    Bruno Mansio le président de la Boule Aixoise et son équipe ont déjà réussi leur pari.

    L’incroyable engouement pour cette deuxième édition a poussé les organisateurs à porter la limite des engagements à 500 équipes. C’est dire combien la mayonnaise a pris dans la cité du Roi René pour cet événement.

    La première édition a été remportée par Mickaël Bonetto, Jean-Michel Puccinelli et Ludovic Montoro. Puccinelli et Bonetto associés à Montoro viennent de se rencontrer lors de la finale à Nyons. Ce sont les hommes en forme du moment. Montoro absent, ce sera le jeune Dawson Herlemann (tout récent champion d’Europe triplette juniors et vice-champion d’Europe de tir de précision) qui prendra le relais. Autant dire que cette triplette sera dans le Top 4 des grands favoris.

    Et ils seront nombreux les prétendants. Un parterre de champions venus des quatre coins de France et du monde.

    On pense à Adrien Delahaye, Pierre Maurel en forme olympique associé à Joseph Gimenez. Maison Durk, Kévin Prud’homme, Baldwin Magny ne seront pas loin de l’arrivée. La triplette Italo-Malgache composée de Diego Rizzi, Alessio Cocciolo. Yves Rakotoarisoa est sacrément armée.

    Frédéric Cantarel, David Riviera, Michel Hatchadourian voudront briller de mille feux à domicile, tout comme Marco Foyot, Jérémy Fernández, Fernand Molinas.

    Henri Lacroix et Frédéric Bauer associés peuvent faire des étincelles. Le local Christian Bandikian mènera le bouchon. Ce n’est qu’un aperçu de la liste des potentiels vainqueurs, d’autres joueurs de renom tels que Romain Fournié, Jacques Basil. Maryon Baudino, Christian Andriantseheno, Patrice Gregori, Gino Deslys, Thierry Grandet, Gilles Gayraud ne sont pas là pour faire du tourisme.

    La table est mise, il ne reste plus qu’à déguster ce fabuleux menu pour les nombreux et nombreuses passionnés qui seront présents au Parc Jourdan

    En marge de cette compétition, le président Bruno Mansio et son équipe ont concocté un programme très varié.

    Le programme

    Vendredi 9 octobre 14h

    Doublette choisie 300e + les mises

    Samedi 10 octobre 9h

    International triplette poule.

    Samedi 10 octobre 14h

    International Féminin limité à 128 équipes.

    Dimanche 11 octobre

    International jeune limité à 32 équipes

  • À Aix, les étudiants toujours en renfort des élèves

    À Aix, les étudiants toujours en renfort des élèves

    La contestation ne faiblit pas et s’élargit. Une nouvelle mobilisation a été annoncée sur les réseaux sociaux, au départ de la Rotonde, ce jeudi à 11h. Dans le cortège, les organisations de jeunesse et les syndicats étudiants seront aux côtés des lycéens et poursuivront leur soutien à leurs revendications.

    Cette solidarité s’est déjà manifestée mardi à travers différentes actions sur les campus. Sur le parvis de Sciences Po Aix, d’abord, dont l’entrée a été bloquée avant 7h. Selon les étudiants, environ 150 personnes ont participé à cette mobilisation, chantant des slogans et portant leurs revendications, malgré les trombes d’eau et l’orage. « Cette mobilisation, c’est d’abord celle des lycéens que l’on continue de soutenir », rappelait Zélie, étudiante. Quelques heures après, la direction annonçait passer ses cours en distanciel. Les étudiants de l’IEP portent aussi leurs revendications propres, notamment une prise de position nationale vis-à-vis des « répressions policières » survenues ces derniers jours et demandent à ce que les cours ne soient « pas obligatoires en distanciel, pour que les gens puissent se mobiliser auprès des lycéens et étudiants ». Contactée, la direction de Sciences Po nous confirme avoir rencontré les étudiants et avoir poursuivi « le dialogue engagé depuis le début de la semaine ». Elle indique également avoir réuni « l’ensemble des enseignants-chercheurs afin de partager les demandes exprimées et d’échanger sur la situation ». Décision a été prise de « maintenir la fermeture de Sciences Po Aix jusqu’à la fin de la semaine ».

    En parallèle, alors que le campus Schuman (Université Aix-Marseille) rouvrait juste ses portes, les étudiants en lettres et en droit se sont mobilisés en occupant un amphithéâtre. Ils ont ensuite été « plus de 500 » à se réunir en assemblée générale, rejoint par leurs enseignants et plusieurs lycéens. « Les étudiants essaient de s’organiser pour qu’un maximum de personnes puissent se mobiliser », rapporte, à l’issue de l’assemblée, Younès Dufresne, pour l’Union étudiante. Avant de préciser : « La suite du mouvement est de continuer à se mobiliser partout. » Et d’assurer que les étudiants, comme les lycéens « restent déterminés. On a jamais eu autant de monde en assemblée générale ».

  • La jeunesse prête à un Acte IV dans toute la région

    La jeunesse prête à un Acte IV dans toute la région

    Les points de rendez-vous :

    Marseille

    10h30, manifestation au départ des Réformés, au 125 La Canebière

    Martigues

    Blocage des lycées Langevin et Lurçat

    Miramas

    9h.Blocage du lycée Cocteau

    Aix-en-Provence

    11h, manifestation au départ de la Rotonde

    Toulon

    9h, rassemblement devant le lycée Bonaparte

    Carpentras

    Blocage du lycée Fabre

    Avignon

    7h30 manifestation à partir du lycée Mistral pour se rendre au lycée Aubanel

    Manosque

    8h, appel à une manifestation devant le lycée Esclangon.

    Gap

    8h, appel au rassemblement devant le lycée Dominique Villard.

  • Le rôle des tuteurs de travail d’intérêt général salué à Aix-en-Provence

    Le rôle des tuteurs de travail d’intérêt général salué à Aix-en-Provence

    La remise de trophées qui s’est tenue lundi matin avait pour objectif de mettre en avant le travail des partenaires qui accompagnent les participants de TIG. « Ça fait du bien d’être remercié et qu’on reconnaisse notre utilité et notre compétence. Cela donne du sens à notre démarche », s’est félicité Djamal Achour, président de l’association Anonymal, partenaire du dispositif depuis 2021.

    Le dispositif en question est pensé comme un parcours pédagogique et permet à des personnes placées sous main de justice d’exécuter leur peine en participant à des TIG. Ces travaux de groupe sont des projets concrets et utiles à des tiers bénéficiaires, proposés par les structures partenaires pour remobiliser leurs participants.

    Favoriser l’insertion sociale et professionnelle

    L’intérêt de ces activités repose sur l’apprentissage de nouvelles capacités pour les participants. L’objectif du dispositif est en effet la prévention de la récidive. « On a de bons résultats, on ne revoit pas un bon pourcentage de participants de TIG entre les mains de la justice. Le meilleur moyen de réinsérer, c’est de faire confiance. C’est une deuxième chance pour leur permettre d’avancer », explique Djamal Achour.

    Ces expériences permettent de se mettre au service de la collectivité et contribuent ainsi à développer un sens certain du collectif. « Ils dédommagent la société avec leur travail et apprennent à travailler ensemble. C’est bien de s’éloigner de l’individualisme », résume le directeur de l’association, très impliqué dans ce projet social.

  • Des réunions publiques pour mieux affronter les canicules à Aix

    Des réunions publiques pour mieux affronter les canicules à Aix

    On a vécu un été caniculaire terrible, avec cinq canicules en cinq mois. À Aix-en-Provence, il n’y a eu quasiment aucune mesure d’urgence de prise, quand d’autres villes ont, par exemple, ouvert les piscines municipales gratuitement », constate Clément Frel-Cazenave, militant Les Écologistes et élu dans le groupe d’opposition municipale à gauche (Aix Avenir).

    Ses membres veulent, dès ce jeudi soir, lancer une série de réunions de concertations et de « coconstruction » en vue de travailler « sur des mesures pour créer un plan fraîcheur à Aix, qu’on proposera à partir d’avril ou de mai », précise Clément Frel-Cazenave, qui poursuit : « Il faut qu’on prenne le relais, il faut que le groupe municipal se saisisse de la question, mais pas pour travailler tout seul, pour travailler avec les habitants, les associations, les entreprises, la société civile, tous ceux qui le veulent (…). Ce ne seront pas des meetings politiques, ce seront vraiment des réunions de travail ». Chacun est invité à s’inscrire, pour participer aux rencontres, qui auront lieu tous les deuxièmes jeudis du mois, dans le local du Puits Neuf qu’occupe le groupe d’opposition.

    « Mettre les mains dans

    le cambouis »

    Le premier rendez-vous est prévu ce jeudi 8 octobre, dès 18h30. L’idée première, selon les élus, est de recenser les différentes problématiques liées à la canicule, rapportées par les Aixois, la façon dont elles ont été vécues, avant d’élaborer et proposer des mesures. « Ce sera ensuite notre rôle d’élus de voir ce qui est faisable, voir ce qui relève de la compétence communale, ce qui relève de la compétence métropolitaine ou régionale… », déroule Clément Frel-Cazenave.

    Reste la question de leur mise en œuvre dans un contexte budgétaire contraint, alors que la Métropole peine à voter son budget. Pour le groupe, certaines mesures pourraient être déployées sans peser lourdement sur les finances publiques. Exemple : ouvrir les piscines municipales gratuitement, comme plusieurs villes alentour ont pu le faire lors des grosses vagues de chaleur. « Mais faire de la politique, c’est aussi faire des choix, des arbitrages. Ce seront nous qui ferons (les) premiers. Ensuite, à la municipalité de décider, où non, s’ils reprennent quelques propositions (…). Je veux bien constater l’inaction chaque année, mais à un moment, il faut mettre les mains dans le cambouis pour que l’on puisse avancer (…). Les orientations budgétaires peuvent être revues, on ne dit pas qu’il faut démolir pour ensuite construire des parcs, on dit qu’il y a aussi de l’existant à remettre en place. Ce sera tout l’intérêt de ces réunions », tranche l’élu Les Écologistes. Les inscriptions aux réunions, restent ouvertes.

    Inscriptions via : contact@aixavenir.fr

  • À Aix, la jeunesse veut « humaniser » l’après lycée

    À Aix, la jeunesse veut « humaniser » l’après lycée

    De la colère dans les rangs de la jeunesse. Une colère aux multiples sources, qui a conduit entre 1 300 manifestants, selon la police, et « à peu près 2 000 », selon la CGT, à s’élancer depuis La Rotonde. Parents, associations, enseignants et représentants de l’intersyndicale étaient également présents pour encadrer et accompagner un cortège particulièrement dense.

    Parmi les revendications scandées tout au long du parcours, qui est passé par le campus Schuman fermé, le rectorat et le tribunal judiciaire, sans incident ni débordement, figurait l’abrogation de Parcoursup. « L’abrogation direct, si vous voulez mon avis ! C’est une source d’angoisse constante, toute la suite de notre avenir est basée sur des algorithmes, on n’a aucune opportunité de se vendre », scande un élève de terminale.

    Un peu plus loin, Nina, Emeline et Lucie, étudiantes en deuxième et troisième année, partagent ce constat. « C’est un système fait d’inégalité des chances. J’ai des amies qui voulaient la même licence que moi, avec des profils bien plus intéressants et qui ont été refusées dans la licence où j’ai été prise. La preuve que c’est du hasard », estime Emeline. « On a un système similaire pour les masters à la fac : je me retrouve à vouloir aller dans un master où il n’y a que 15 places ouvertes, (en sortant d’un) parcours ou l’on est 100 . En plus, c’est pour être enseignant. J’ai envie de dire : peut-être qu’il faut élargir les places, non ? », ajoute Nina. Pour Lucie, « il faut recréer du lien humain, aller à la fac pour poser son dossier, avoir un entretien oral, pour décrire tes engagements, ce que tu veux faire dans la vie. Ça pourrait recréer du lien et humaniser cette chose qui décide de notre avenir ».

    En direction de la préfecture, un groupe de lycéens du lycée Cézanne se montre également vent debout contre Parcoursup. Une revendication qui fait écho à de nombreuses prises de parole dans le cortège, aux côtés d’autres critiques portant sur des emplois du temps désorganisés ou des classes « décrépies »… « On ne regarde pas du tout nos mérites, on est mis dans une file d’attente, on ne sait pas où l’on va, ou seulement à la dernière minute », résume Giovanna. À côté d’elle, Aurore s’indigne aussi : « On nous fait croire à une égalité des chances grâce à Parcoursup, mais ce qu’ils regardent, ce sont nos écoles. Si l’on vient d’une école défavorisée, on a peu de chances comparé à quelqu’un d’une école privée. Et ça, on le dénonce ». Thomas, du même groupe, préconise : « On veut retourner à la recherche d’études supérieures par nous-même, ne plus être classés par nos origines financières, être tous égaux face à nos études ».

    Du côté des enseignants, le constat est partagé. « Ça introduit une compétition entre lycéens qui est insupportable au quotidien pour eux. Avec des effets sur leur santé mentale catastrophiques, estime Cécile Cristofari, enseignante au lycée Duby, également élue d’opposition de gauche à Aix. On voit des élèves en larmes parce qu’ils n’ont pas eu 15 au contrôle, alors qu’il leur faut cette note pour Parcoursup. Au quotidien, ça leur pourrit la vie, et ça nous pourrit la vie par ricochet. »

  • Fortes mobilisations lycéennes partout dans la Région

    Fortes mobilisations lycéennes partout dans la Région

    A Toulon

    Depuis 7h, les lycéens de Bonaparte rejoints par des camarades d’autres établissements, bloquent leur lycée, avec le soutien de syndicalistes (CGT, FSU, Solidaires, FO). Un cortège sera lancé à partir de 9h et arpentera les rues de la ville, jusqu’à la Préfecture, où un rendez-vous entre syndicats, lycéens et le préfet du Var est prévu à 12h30.

    Parmi les syndicalistes CGT, on trouve des militants venus de différents secteurs (Educ’action, Retraités, Cheminots…). «Il y a eu un appel aux militants qui a été lancé pour sécuriser le cortège et protéger les minots», explique Colette Moulun, de la CGT Finances Publiques. «Et puis leur apporter du soutien dans leur action. Si les jeunes sont dans la rue c’est qu’il y a un malaise profond. Dans la société actuelle, ils ont toutes les raisons d’être inquiets. Le traitement que le gouvernement leur réserve est dégueulasse (sic), entre manque de professeurs, parcoursup, la militarisation, le chômage, les mauvaises conditions de travail, et plus largement le climat et toutes les conséquences du capitalisme, la jeunesse a un avenir des plus sombres.»

    Comme de nombreux parents d’élèves, Marjorie est présente ce matin en compagnie de ses deux filles, Rose, élève au lycée Jean Aicard de Hyères, et Emma, étudiante en Master à Toulon. «Je suis là, déjà, par rapport aux difficultés induites par parcoursup et pour l’accès aux masters», indique-t-elle. « Le projet de loi du sénat limite la progression des enfants après le bac, c’est inadmissible.» Mais de manière générale, elle désire également soutenir un mouvement qu’elle considère comme injustement discrédité et réprimé : «Je vois les réseaux sociaux, les médias, et je suis choquée. Là, on voit que les gamins ont des pancartes, écoutent de la musique, alors que les images qui tournent ne montrent que de la violence, des enfants qui perdent leurs yeux… Ils ont le droit de manifester. Ce ne sont pas des méchants, pas des casseurs juste des élèves qui en ont marre de leur situation scolaire.»

    À Toulon, les manifestants sont arrivés devant la Préfecture du Var vers midi. Une délégation composée de représentants de plusieurs lycées du Var, de syndicalistes et d’enseignants s’apprête à être reçue par le préfet du Var d’ici quelques instants.

    Guillaume Afonso, le directeur de cabinet du préfet du Var, briefe la délégation avant que celle-ci ne soit reçue.

    Reçus par le préfet et le Directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) du Var, lycéens et étudiants Toulonnais dénoncent le dédain qui leur a été opposé. Il est 14 heures. «C’est de l’irrespect envers la jeunesse. Nous sommes légitimes de nous exprimer», s’indigne Camille, membre du conseil de vie lycéenne du lycée Bonaparte. «Leur logiciel n’a pas changé, vous oui, et le monde s’est déplacé quelques vertèbres grave à vous. Gloire à vous !» les a encouragés Richard Romeo-Giberti, secrétaire de la CGT du Var, les enjoignant à «poursuivre le mouvement».

    A Gap

    À Gap, le cortège a prévu de passer par plusieurs lycées. Quelques minutes avant le rassemblement, les syndicats (CGT, FO, Solidaires, FSU, La Conf’) s’organisent.

    A Avignon

    Devant le lycée Mistral, à Avignon, quelques centaines de jeunes se rassemblent avant de rejoindre les élèves d’autres rassemblement. Les syndicats et les parents d’élève entourent les manifestants qui chantent devant l’établissement, fermé aujourd’hui.

    14h30, c’est maintenant au tour des étudiants de manifester dans Avignon. Plus de 500 lycéens et étudiants défilent ensemble avec le soutien des syndicats et des enseignants. Le tout dans le calme.

    A Marseille

    La circulation a été fermée au niveau des Réformés à Marseille. La tête de cortège avec les lycéens encadré par les syndicats s’est mis en marche sur la Canebière.

    Après un vote à main levé les lycéens ont répondu favorablement à la proposition de rencontre avec la Direction des services de l’éducation nationale, à la condition que ses représentants sortent de leurs bureaux pour les rencontrer. Le cortège doit arriver en fin de matinée devant la DSDEN à Nédelec.

    Le cortège marseillais s’est arrêté sur le cours Belsunce. Dans foule, des lycéens, des étudiants, des enseignants, des parents. La manifestation repart en direction de la rue de Colbert en scandant « la jeunesse emmerde le Front national» balancé dans la sono du camion en tête.

    Il est midi, et l’intersyndicale annonce 30000 manifestants a Marseille. La préfecture de police en a compté 4800.

    La manifestation marseillaise prévue pour s’arrêter devant la DSDEN s’achève. A 12h30, certains jeunes décident de poursuivre la manifestation sans l’intersyndicale.

    À Martigues

    Après une marche de la place Jean-Jaurès jusqu’à l’hôtel de ville, les syndicats, les enseignants et les soutiens du mouvement lycéen ont longuement applaudi les élèves.

    Le maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF) reçoit une délégation de lycéennes et de lycéens dans la mairie pour écouter leurs doléances et les accompagner dans leurs futures actions

    À Arles

    1100 lycéens et travailleurs ont défilé de la bourse du travail jusqu’à la sous-préfecture, sous la protection du service d’ordre de la CGT.

    A Aix-en-Provence

    «Étudier est un droit, pas un privilège», scandent lycéens et étudiants qui déambulent en masse sur l’avenue des Belges.

    Les manifestants sont passés devant le campus Schuman, toujours fermé. Ils sont 1300, selon les derniers chiffres de la police, «à peu près 2000», selon les syndicats.

    Le cortège est arrêté devant le rectorat. Un «temps de discussion» y est improvisé. Une libération de l’étudiant arrêté hier, lors des mobilisations devant le lycée Célony, est de nouveau demandée.

    Appels à rejoindre les prochaines mobilisations de lycéens, à «se structurer» pour un mouvement dans la durée… les organisations syndicales étudiantes qualifient la mobilisation «d’historique depuis mai 68» , et promet une «lutte jusqu’à la victoire»!

    Les lycéens le rappellent : «nous ne sommes pas là juste parce que nous n’avons plus de téléphones en cours». Ils rappellent la source de leur colère : des classes surchargées, des conditions de travail dégradées, un manque d’enseignants…». «Ce n’est que le début de la mobilisation lycéennes» préviennent-ils.

    «Aujourd’hui on est plus réprimés que protégés même si manifester est un droit!», scandent les étudiants. Le cortège est désormais devant le tribunal d’Aix, qui a fermé ses grilles par mesure de sécurité, pour protester contre l’interpellation d’un des manifestants hier, devant le lycée Célony.

    A Manosque

    Les lycéens manifestent calmement devant trois lycées de la ville et bloquent les rues de la commune depuis ce matin, aux côtés d’enseignants, de parents d’élèves, de la FSU, la CGT ou encore du PCF.

  • L’œuvre de Jacques Tati,« poète de la pellicule », à Aix

    L’œuvre de Jacques Tati,« poète de la pellicule », à Aix

    La tournée épique et burlesque, vitesse grand V, de François le facteur, inspiré par les méthodes de ses homologues américains, dans Jour de fête (1949) ; une partie de tennis ubuesque au cours de laquelle des mouvements dégingandés moquent l’effort des joueurs traditionnels dans Les vacances de Monsieur Hulot (1953) ; le jet d’eau d’une maison bourgeoise qui jaillit de la bouche d’un poisson, uniquement lorsqu’un invité de haut rang social déboule dans la demeure dans Mon oncle (1958)… 44 ans après sa disparition, les scènes imaginées par Jacques Tati qui arrachent un sourire ou une réflexion sur la pseudo-modernité habitent toujours les cinéphiles, illustre un cycle consacré par l’Institut de l’image d’Aix, pendant le mois d’octobre. À voir à l’Ecole supérieure d’art d’Aix jusqu’au 25 du mois.

    Il a été l’un des réalisateurs les plus ingénieux de l’histoire du septième art, un grand professionnel aux personnages avares en paroles, mais diablement éloquents par leurs gestuelles. Et le grand témoin artistique, mais aussi visionnaire, des évolutions de la société française au cours des Trente Glorieuses.

    Métronome comique

    « Héritier du burlesque, inventeur de formes, Tati joue du détail, porte son regard amusé sur le monde. Géométrique, musicale, sa mise en scène, d’une modernité sidérante, est celle d’un métronome, qui lui permet d’enregistrer les soubresauts de l’époque comme l’industrialisation, le design, l’architecture », résume le programme de la Cinémathèque française, qui lui a dédié une rétrospective l’été dernier.

    Double de Jacques Tati à l’écran, qu’il incarne lui-même, Monsieur Hulot vient dévergonder l’écran dans quelques bobines mémorables du cinéaste. Dans Mon oncle par exemple, le voici venu fendre de sa causticité le quotidien aseptisé et plutôt austère de la famille Arpel. Un film à l’issue duquel un certain Boris Vian loua : « Tati est bien plus qu’un Chaplin français. C’est un créateur original, un poète de la pellicule, un artiste aussi simple qu’il est bourré de talent ». Des éloges annonciateurs de son chef-d’œuvre Playtime, « le plus grand film qui ait été jamais tourné sur les temps modernes », qualifia Marguerite Duras.

    Parmi les autres films de Jacques Tati projetés à l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence, la comédie Trafic (1971), dernière apparition de Monsieur Hulot dans sa filmographie, ou encore son ultime long-métrage Parade, sorti trois ans plus tard sur les écrans, avec Tati dans le rôle du Monsieur Loyal d’un cirque cinématographique où son mime fait fureur.

    Horaires détaillés sur www.institut-image.org

  • À Aix, une assemblée pour s’inscrire dans la durée

    À Aix, une assemblée pour s’inscrire dans la durée

    Avant de poursuivre leur mobilisation, les étudiants ont pris place une nouvelle fois au pied de la Rotonde. Cette fois, une assemblée générale y a été organisée. À la fois pour faire le point sur la manifestation de la matinée de ce lundi, qualifiée « d’historique » par les porte-parole de syndicats, mais aussi pour décider de la suite du mouvement, dans les jours et semaines à venir. Les étudiants ont rapidement été rejoints par des professeurs d’Aix-Marseille université.

    Initialement, l’assemblée générale devait se tenir sur le parvis Schuman. Les étudiants expliquent toutefois avoir changé de lieu en raison, notamment, d’une importante présence policière. Première échéance pour les mobilisés : la journée d’action de ce mardi 6 octobre, soutenue par plusieurs syndicats de travailleurs. « Les AG doivent servir à discuter de nos problèmes (…) et du fait qu’aujourd’hui, on a la police, on a des directions qui essaient de faire des politiques de terre brûlée. Ils essaient de réprimer ardûment, de manière ultra-dure dès le début, pour qu’il n’y ait pas de mouvement de jeunesse (…). Quand bien même il y aurait des flics en civil ou des fachos, on doit se réapproprier l’espace public et on doit discuter », lançait l’une des syndicalistes du Poing Levé. « On doit discuter d’une stratégie ensemble. Déjà, pour faire face à une répression policière, on doit faire front », poursuit la syndicaliste.

    Deuxième problématique : « Les fermetures administratives (…). Où va-t-on pouvoir s’organiser concrètement pour lutter et pour parler ? Il faut qu’on puisse continuer à structurer notre mouvement. » « La réponse du gouvernement est la répression, celle de l’université, de fermer ses sites d’Aix-Marseille, ce qui est inacceptable et illégal. On va déposer un référé liberté pour ouvrir les sites de l’MMSH et d’Aix », appuie Mohamed Ouerfelli, secrétaire du Snesup. à ses côtés, une enseignante précise : « L’université n’est pas passée en distanciel, c’est interdit (…). Dans le communiqué qu’on a eu, on nous laisse le choix ou non de la liberté pédagogique. »

    Pour Christophe Demarque, de Sud Éducation, les mobilisations chez les lycéens et les étudiants « se rejoignent » : « Ce qu’il y a en commun, c’est la destruction du service public de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. En tant que personnel mobilisé, on ne peut que soutenir ces revendications. »

  • Sciences Po Aix bloquée, les étudiants dans la rue

    Sciences Po Aix bloquée, les étudiants dans la rue

    « Soutien aux lycées ! », « Étude, logement, dignité », « Étudiants en colère, on ne va pas se laisser faire ! » Dans la foule d’une centaine de jeunes ce lundi matin, rassemblés rue Gaston-de-Saporta, les revendications sont multiples, portées, cette fois-ci, par les étudiants de Sciences Po (IEP d’Aix), principalement mobilisés en soutien aux mouvements lycéens organisés partout en France la semaine dernière.

    à l’aube, des étudiants se sont retrouvés sur le parvis de l’établissement afin d’en bloquer l’accès « pour la première fois de son histoire », rappelaient certains. Rapidement évacués par les forces de l’ordre, « gazés sans sommation », rapportent plusieurs porte-parole, les manifestants ont vu l’IEP appeler, quelques heures plus tard, ses étudiants à rester chez eux. « Nous étions mobilisés de façon pacifique », appuie une étudiante dans le cortège.

    L’épisode fini, les étudiants se sont rassemblés dans la rue de l’IEP, appelant au « soutien des étudiants, des travailleurs mobilisés, contre les politiques racistes, comme le programme Bienvenue en France », dénonçant la « répression policière » et affichant leur solidarité avec « les étudiants du monde entier ».

    La précarité étudiante, le gel des allocations logement, le système Parcoursup, des coupes budgétaires qui inquiètent pour l’avenir : « Il y a un ras-le-bol général », souffle une étudiante en master. « On arrive à faire prendre de l’ampleur au mouvement », se félicite, de son côté, le Collectif Sciences Po Aix en Lutte, qui pointe une répression « indécente » : « Nous avons des revendications légitimes. Trop d’étudiants ont besoin de matériel, ont besoin qu’on investisse dans l’enseignement supérieur. »

    Les étudiants sont restés une heure, environ, rue Gaston-de-Saporta, où chants et revendications se sont enchaînés, avant de déambuler jusqu’à la Rotonde, sous les yeux de passants curieux, parfois sous les applaudissements. Au pied de la fontaine, les chants ont repris. Les étudiants de Sciences Po ont alors été rejoints par des groupes d’étudiants d’Aix-Marseille université (AMU), qui a fermé plusieurs de ses sites, pour raisons de « sécurité », jusqu’à nouvel ordre.

    « Rejoignez-nous ! »

    Plusieurs lycéens, bien moins nombreux, ont également rejoint le rassemblement. Sur place, le cortège s’est mis d’accord pour remonter le boulevard de la République et se rendre devant le lycée Célony, dont les entrées et sorties étaient, selon les étudiants interrogés sur place, bloquées.

    Le rassemblement, a, malgré tout, été réprimé par les forces de l’ordre, qui ont fait usage de bombes lacrymogènes. Il aura fallu quelques minutes aux étudiants pour se remettre de l’échauffourée, avant de s’asseoir un moment face aux policiers, en signe de protestation. « Trop jeunes pour être écoutés, assez grands pour se faire gazer ! », pouvait-on lire sur l’une des pancartes brandies par les manifestants. D’autres appelaient passants, salariés et jeunes à rejoindre le mouvement. « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! », scandaient notamment les étudiants.

    La mobilisation s’est conclue par une assemblée générale (voir ci-dessous) puis un arrêt, vers 14h30, devant le commissariat d’Aix, pour demander la « libération » d’un étudiant interpellé au cours de cet épisode. Sur place, son avocate, Me Mathilde Lanté, membre du Collectif d’action judiciaire, constitué dans le cadre du mouvement, a assuré que ce dernier allait « bien ». Selon la police, 150 personnes étaient réunies « au plus fort » devant l’IEP. Elle confirme par ailleurs une interpellation pour « violences et rébellion », une centaine de personnes au plus fort lors du rassemblement à la Rotonde « non déclaré », ainsi que deux manifestants blessés « de leur propre fait » et transportées à l’hôpital.