Tag: Aix-en-Provence

  • « Ne cédons pas au discours décliniste qui dit que les jeunes ne lisent plus »

    « Ne cédons pas au discours décliniste qui dit que les jeunes ne lisent plus »

    Brice Brossette : Nous manquons de données scientifiques. En France, nous pouvons regarder les sondages du Centre National du Livre (CNL). Les derniers (avril 2026) montrent que 84% des jeunes de 7 à 19 ans lisent pour l’école ou le travail. C’est stable par rapport à 2024 et en diminution de 6% par rapport à 2016. C’est une baisse, certes, mais pas dramatique pour l’instant. Il ne faut pas céder au discours décliniste qui répète que les jeunes ne lisent plus. Il y a aussi une mutation des pratiques : la lecture peut être plus fragmentée, moins sur papier, plus en ligne.

    Qu’en est-il de la compétition des écrans ?

    B.B. : Le temps d’écran chez les jeunes est important : en moyenne 3 heures par jour selon le CNL, contre 18 minutes de lecture quotidienne. Mais il est trop facile de dire que ce temps d’écran concurrence le temps de lecture. Si on supprimait les écrans, je ne suis pas sûr que les enfants se reporteraient totalement sur les livres. Quand on leur demande s’ils préfèrent faire autre chose, les écrans (jeux vidéos, films…) arrivent en tête, mais les activités sociales (voir des amis, faire du sport…) ne sont pas loin derrière.

    Finalement, pourquoi est-ce important de lire ?

    B.B. : C’est important pour le développement du langage, de la compréhension et la structuration de la pensée qui sont des capacités qui seront prédictives de l’insertion dans la société ou de la capacité à pouvoir suivre des études supérieures, par exemple.

  • [Travailleur de demain] Agathe Jouvenel ou l’art du design

    [Travailleur de demain] Agathe Jouvenel ou l’art du design

    Acharnée

    « Ce qui est bien dans le design, c’est d’abord qu’on continue à dessiner tout en faisant d’autres choses, mais aussi qu’on applique l’art à la vie de tous les jours », s’émerveille-t-elle. Car le designer laisse sa marque à chaque coin de rue : une pub, un affichage de concert, l’emballage d’un produit, le logo d’une entreprise, « même une devanture de café ! » souligne l’étudiante, désignant l’enseigne qui se trouve alors derrière elle. « En ce moment, je travaille sur la mise en page d’un livre, pour essayer de faire quelque chose d’un peu original. On peut vraiment toucher à tout. » Comprendre l’histoire d’une marque, son identité, parvenir à transcrire dans un visuel l’idée que veut défendre un client… C’est sur toutes les étapes du processus artistique qu’Agathe aime passer du temps, toujours curieuse d’explorer sa créativité. Qualité nécessaire, mais pas suffisante. La jeune fille l’apprendra à ses dépens, à l’occasion de sa première participation aux WorldSkills, au niveau régional. « Beaucoup de ceux qui concourent ont fait un Bac design, j’avais donc pas mal de retard au niveau technique, ce qui a failli me coûter ma place… » Plus déterminée que jamais à combler ses lacunes, la designeuse passera des heures à affiner ses méthodes, se testant plus d’une vingtaine de fois dans les conditions réelles du concours : six heures d’épreuve non-stop, sans accès à internet. Les efforts semblent avoir payé : elle obtient finalement la médaille d’argent et devient du même coup vice-championne de France. « J’ai vraiment énormément appris, jure-t-elle. Je pense que j’ai condensé en 6 mois un entraînement de deux ans. Et je l’ai ressenti au niveau des notes à l’École, j’ai beaucoup progressé ! ».

    À la veille de son entrée en Master 1, elle est à la recherche d’une alternance dans une agence de design, l’occasion, selon elle, de travailler tout « type de matières ». « Si mes parents ne comprennent pas toujours ce que je fais, je crois qu’ils sont fiers ! ».

  • Un salon « sans alcool » à déguster sans modération à Aix-en-Provence

    Un salon « sans alcool » à déguster sans modération à Aix-en-Provence

    Installée depuis deux ans rue Portalis, les clients ne cessent de passer la porte de la Cave Parallèle. Raison de plus, pour organiser le premier salon « Sans alcool ». Après avoir lancé la seule cave franchisée, 100% sans alcool de la ville il y a deux ans, Ségolène Bakès monte cet événement inédit pour Aix-en-Provence au cloître des Oblats, sur deux jours, les samedi 30 et dimanche 31 mai. Pas moins de 25 producteurs de vins, proposant des gammes non alcoolisées, planteront leur stand pour l’événement.

    Au total, près de 80 produits seront proposés à la dégustation et à la vente. « Si le sans alcool est de plus en plus connu, il y a un gros travail d’éducation à faire. Les producteurs viennent aussi en solidarité pour nous, montrer que la filière nous soutient également, contextualise Ségolène Bakès. À l’ouverture de la boutique, les gens pensaient que seuls les malades venaient ici. Alors que 85% des clients sont flexidrinkers, et sont contents d’avoir des alternatives. » Vins désalcoolisés, surtout, mais aussi whiskies, bières, des pétillants et des cocktails pourront être dégustés sans modération, sur ces deux jours. Des producteurs locaux proposeront également leurs produits. Le tout, dans une ambiance musicale, avec une pianiste le samedi, un saxophoniste le dimanche. Autre objectif derrière ce salon : attirer les restaurateurs, qui tardent à investir dans la filière. « Si ça marche bien, on renouvelle l’année prochaine », promet Ségolène Bakès.

  • Le ministre de la Transition écologique en SAV dans la région

    Le ministre de la Transition écologique en SAV dans la région

    Comme un symbole, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, arrive au lycée aixois Paul-Cezanne devant des bacs à compost, un soleil de plomb et une température caniculaire.

    Ça tombe bien, il vient visiter la rénovation de l’internat de l’établissement, avec l’escorte protocolaire habituelle : Mathieu Gatineau, sous-préfet d’Aix, Christophe Madrolle en tant que conseiller régional, Sylvaine Di Caro, adjointe à la mairie, Jean-Yves Bessol, directeur académique des services de l’Éducation nationale… « Il faut poursuivre notre adaptation au changement climatique, c’est le sens des moyens qu’on mobilise, comme le Fonds Vert qui a permis de débloquer 1 milliard d’euros pour des projets comme celui-ci : rénovation thermique, renaturation des écoles… », plante le ministre délégué, en désignant les espaces verts du lycée. Romain Jamot, architecte en charge de la rénovation de l’internat précise les détails de cette opération en deux phases : « On réalise une opération de rénovation énergétique et fonctionnelle. Ça passe par un travail sur l’enveloppe : on remplace la totalité des menuiseries extérieures, on réalise une rénovation thermique de l’extérieur et on fait le même travail sur la toiture. »

    Une installation photovoltaïque est aussi au programme, pour une rénovation définitive d’ici l’été. De quoi mettre au vert les 87 internes ? En tout cas, Mathieu Lefèvre entend que ce travail illustre la politique gouvernementale sur le sujet.

    « La canicule c’est une course de fond »

    « On parle de plus d’un million et demi d’euros du Fonds vert pour rénover l’internat, c’est un montant d’ampleur. Ce Fonds vert n’existait pas avant sa création par Élisabeth Borne et grâce au Premier ministre [Sébastien Lecornu, Ndlr], il est plus élevé que ce qu’il était au début de la loi de finances », développe-t-il. Difficile de lui donner tort puisque, pour le coup, le Fonds Vert couvre la moitié du coût de la rénovation de l’internat. « Sans doute que ça n’aurait pas pu se faire sans », glisse-t-il, entre deux visites de chambres. Mais au total, l’établissement bénéficiera d’une rénovation d’ampleur d’ici 2033 pour un montant d’une cinquantaine de millions.

    En bref, sa visite est placée sous le signe de l’adaptation au changement climatique. Il est même interpellé par des élèves qui participent à l’opération régionale « Nettoyons le Sud », journée de ramassage des déchets organisée par la Région. « Le gouvernement est mobilisé face à la canicule. Le Premier ministre a rappelé que c’est une course de fond : on doit continuer à se préparer à ce type d’épisode, remarquable par sa précocité dans l’année », martèle Mathieu Lefèvre.

    Mais son emploi du temps ne s’arrête pas là puisqu’il s’est rendu, dans la foulée à Marseille afin de vanter le fait que « la France est championne d’Europe de l’attractivité depuis 7 ans consécutifs ». Le tout dans le cadre d’une séquence pour une « revue de projets industriels stratégiques régionaux ». Et le samedi, c’est direction le site d’Airbus Helicopters à Marignane (lire ci-dessus). Tout un programme.

  • À Aix, les boutiques n’échappent pas aux difficultés économiques

    À Aix, les boutiques n’échappent pas aux difficultés économiques

    Le centre-ville d’Aix-en-Provence n’échappe pas à la fermeture silencieuse de ses commerces. Récemment, l’épicerie solidaire Yapagaspi a baissé le rideau. Le cœur d’Aix a aussi vu Boulanger, mastodonte de l’électroménager quitter le Boulevard des Belges. Plus tôt dans l’année, la Librairie indépendante le Lagon Noir s’en allait. Plusieurs fois, notamment en conseil municipal, la faute aux loyers commerciaux coûteux a régulièrement été pointée du doigt. La Ville, ayant pourtant instauré, dès 2023, un droit de préemption commercial dans plusieurs zones de la Capitale de Provence. Marc Pena, député PS de la 11e circonscription et élu d’opposition, estime que ce sont « 30 % des commerces qui ont fermé (ces dernières années). La diversité se perd, les commerces sont souvent éphémères. Ce qui ne marche pas, ce sont les loyers. Pourtant l’activité, à Aix, n’est pas nulle, il y a des consommateurs pour tout. » Côté commerçants, les causes aux fermetures et difficultés sont diverses : économie nationale, loyers, aussi, beaucoup l’absence de parkings… « Bien sûr que le loyer prend une part importante du chiffre, mais ce qui prend une part beaucoup plus importante par rapport à la productivité, c’est les salaires, explique Sandrine Ratier, gérante de la boutique Artyana et secrétaire générale de l’Association des commerçants du centre-ville. Mais aussi la suppression des exonérations pour les charges des apprentis. » Selon elle, si, depuis le second semestre 2024 la situation commerçante s’est « compliquée », un « élan » économique peut être attendu dans les semaines à venir.

  • Les trois-quarts au centre de la réussite aixoise

    Les trois-quarts au centre de la réussite aixoise

    Ils se nomment Adrien Lapègue, Manuel Vareiro, Léo Drouet, Setareki Bituniyata et Mathias Colombet. Tous ont récemment enchaîné les titularisations sur les lignes arrières, qui plus est avec brio. Ce quintette mêlant puissance, vitesse et agilité s’est avéré être un grand fournisseur d’essais pour Provence Rugby, ce printemps. Pas plus tard que samedi dernier, face à Brive, l’incertitude et la justesse de leurs mouvements ont piégé les Corréziens. Peu de pertes de balles, de nombreuses passes après contact et plusieurs ballons posés en terre promise. Ce vendredi soir, seul Mathias Colombet sera absent, touché au genou contre le CAB.

    « C’était bien la semaine dernière, mais ce que j’attends, c’est que ce soit encore mieux vendredi. Je le vois plus dans une dynamique collective. Il faut qu’on puisse défendre très longtemps, sur des longues séquences. Il faut qu’on puisse défendre longtemps en restant un bloc et en étant discipliné, car ils vont beaucoup plus jouer sur les extérieurs », détaillait Saint-André, jeudi, en conférence de presse.

    Des repositionnements décisifs

    Pierre Lucas, centre de son état, évoquait également la polyvalence de chacun. Entre 11 et 15, chaque joueur s’est au minimum testé sur les différents postes. « On travaille bien, quand bien même il y a des permutations entre les joueurs, aux entraînements, tout le monde passe à tous les postes, on joue, on s’entraîne… Donc on a tous des repères, et c’est, je pense, une force. »

    Deux changements ont aussi permis à Provence Rugby de franchir un cap. Le premier est le replacement de l’ailier Setareki Bituniyata au centre. Le surpuissant fidjien a apporté une densité nouvelle et une nouvelle possibilité de briser les lignes défensives adverses. Ensuite, Caleb Muntz a délaissé son rôle de buteur pour le laisser à Manuel Vareiro. L’arrière portugais s’est montré très juste dans cet exercice, ce qui a indirectement libéré son homologue du Pacifique. Muntz a su développer un jeu direct, à l’image de ce qu’il réalisait en Super Rugby.

    À Colomiers, les ballons vont être nombreux pour les arrières, à eux d’être pragmatique dans la zone de marque.

  • Provence Rugby face à son destin

    Provence Rugby face à son destin

    Nous y sommes. Le travail harassant effectué tout au long de la saison régulière doit se concrétiser au moment où cela compte le plus. C’est-à-dire maintenant. Provence Rugby est en déplacement, ce vendredi soir (21h), sur la pelouse de Colomiers. À la clé, si jamais les Aixois s’imposent, une place en finale de Pro D2 pour la première fois de leur histoire. Les hommes de Philippe Saint-André se sont préparés au mieux pour ce rendez-vous, seulement 6 jours après leur succès en barrages, contre Brive (39-21).

    La mêlée, clé de la partie ?

    Le manager général a appuyé sur la récupération avant ce choc. « On a axé sur une journée supplémentaire de récupération. Ce qui est important pour nous, c’est d’avoir l’énergie qu’il faut pour demain soir [ce soir]. On a beaucoup fait tourner nos joueurs pour qu’on soit en forme sur cette fin de saison. On vient de gagner six matchs d’affilée, il faut encore en gagner deux. » Les joueurs n’ont pas spécialement évoqué la portée historique de cette rencontre. Bien sûr, en cas de victoire, ils entreraient tous dans le grand livre d’or du club avec cette finale. Mais leurs pensées se tournent essentiellement sur ce qu’ils ont à réaliser pour l’emporter. « Honnêtement, on n’y pense pas. Personne n’en parle dans le vestiaire, on n’en parle pas entre nous, parce que chaque saison est différente. Évidemment, quand on se pose la question, on se dit que ça peut être exceptionnel, ça peut être incroyable pour le club, pour la ville, mais en soi, c’est chaque chose en son temps », détaille Pierre Lucas, sur le point de terminer sa première saison à Provence Rugby.

    Ce vendredi soir, à Colomiers, il ne faut pas s’attendre à voir autre chose qu’un match équilibré, serré. Deux équipes habiles, appréciant jouer à la main, avec des phases longues. Le plus créatif et le plus efficace sera-t-il le gagnant ? Sans doute. « Après, c’est une équipe qui est quand même beaucoup pénalisée aussi. Ils sont énormément pénalisés en mêlée. Nous, c’est l’un de nos points forts. Déjà, je pense qu’ils vont vouloir attaquer pied au plancher. Il va falloir faire un début de match bien meilleur que ce qu’on avait fait, ici, à domicile. Je ne vais pas vous le dire, mais on a une stratégie, on a un plan. Les joueurs sont déterminés », appuie Philippe Saint-André.

    Même loin de leurs bases, les Provençaux ont l’opportunité de frapper un grand coup. L’exploit est à leur portée, 80 minutes décideront de leur sort.

    Demi-finale de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (21h)

    Arbitre : Pierre Bru

    Colomiers : Giral – Pinto, Dulon, Nuu, De Bivar – Delpy, Danglot – Timu, Bazin, Plataret – Adelaide, Granouillet – Simutoga, Dimcheff, Etchebehere

    Provence : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

  • À Aix-en-Provence, la CGT sur le pont pour sauver la distribution de la presse

    À Aix-en-Provence, la CGT sur le pont pour sauver la distribution de la presse

    Rendez-vous est donné au pied d’un lieu symbolique, celui du kiosque à journaux, place de l’Hôtel de Ville. Une dizaine de salariés de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM), badge CGT collé sur le torse, se sont munis de pétitions et de tracts avant de se déployer sur différents marchés de la ville. Ils ont ensuite été reçus à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), en fin de matinée. Depuis plusieurs semaines, la CPMM revendique l’obtention des aides à la distribution de la presse, captées intégralement par les éditeurs.

    « Aujourd’hui, la filière de la distribution de la presse est en grande difficulté, rappelle Hélène Honde, salariée CPMM et représentante CGT. Preuve en est, même le législateur décide de mettre des moyens publics énormes sur la presse, notamment sur la distribution de la presse.» Soit 4 millions débloqués en plus dans le budget 2026. « Ces aides sont affectées aux éditeurs, il devrait y avoir un ruissellement… Mais nous, dernier kilomètre, dernier maillon de la chaîne, nous ne percevons aucune aide publique. Aujourd’hui elles est versées aux éditeurs, et s’arrêtent là », déplore-elle.

    « Oreilles attentives »

    Alors, pour sauver son modèle économique – et la soixantaine d’emplois – les salariés portent plusieurs propositions. Par exemple, le déblocage et le ruissellement des aides publiques dédiées, une « autre rémunération pour la distribution de la presse, par les messageries et par les éditeurs » ainsi qu’une mutualisation « de l’ensemble des filières réglementées telles que les produits de pharmacie, vétérinaires,tabac, librairie… » qui pourraient être réunies dans des tournées de livraisons uniques.

    Sur le marché, les oreilles sont plus ou moins tendues. La liste des signataires de la pétition, qui en compte déjà plus d’un millier selon la CGT, s’allonge un peu. Parmi les badauds interpellés, Philippe Klein, représentant local Horizons et conseiller municipal d’opposition, promet au moins d’y jeter un coup d’œil. « Globalement, on a des oreilles attentives, expliquait Maxime Picard, président de la CPMM. Mercredi soir, une délégation était reçue en préfecture, on devrait rencontrer le cabinet de la ministre de la Culture ce week-end à l’occasion du congrès mondial des médias à Marseille, ce jeudi la Drac… les mobilisations vont continuer pour trouver des moyens pérennes pour la presse. On va se donner les moyens pour ouvrir une perspective à l’ensemble des salariés de la CPMM, des sous-traitants et de l’ensemble des marchands de journaux pour permettre un avenir de la totalité de la filière presse. » François Canu, secrétaire de l’UL CGT d’Aix, qui a accompagné la mobilisation ce jour, indique qu’un rendez-vous a été demandé auprès de Sophie Joissains, maire d’Aix, et se dit confiant sur un « retour très prochainement ».

  • Au Camp des Milles, une cérémonie pour honorer la résistance

    Au Camp des Milles, une cérémonie pour honorer la résistance

    Jour, aussi, du 83e anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance (CNR), fondé en 1943. À cette occasion, Alain Chouraqui, président de la Fondation du Camp des Milles rappelle : « Les héros sont aussi ceux qui font tout pour ne pas avoir à le devenir. »

  • Pour « casser le mythe » autour des data centers

    Pour « casser le mythe » autour des data centers

    Hautement protégé, le site n’ouvre que rarement ses portes. Ce jeudi, dirigeants d’entreprises et acteurs publics se sont retrouvés autour de TDF, qui les a exceptionnellement accueillis dans son data center du Réaltor à l’occasion de l’inauguration de son extension. Implanté sur un site historique classé, le lieu permettait dès 1933 l’émission d’ondes FM puis télévisuelles, avant que l’ère numérique ne le convertisse en data center. D’ici juillet, ces 300 mètres carrés supplémentaires seront entièrement dédiés au stockage de données pour un même client. « Un de nos enjeux est d’expliquer aux collectivités locales, démythifier les data centers, rassurer, sur le fait que nous faisons petit, que nous ne puisons pas de ressourcés, nous ne sommes pas énergivores… », résume Rémi de Montgolfier, directeur Edge Datacenter – TDF. Encore vide, cet espace se greffe au reste du site, qui prévoit déjà une seconde extension d’ici l’année 2027. Mais au rendez-vous de cette journée, ce sont surtout les enjeux de souveraineté et de résilience « des infrastructures » et la « performance industrielle » qui ont été débattues, au cours d’une table ronde et d’un échange entre acteurs. Concrètement, il « faut casser le mythe » autour des data centers, résumait Michaël Reffay, délégué général France Data Center, qui appelle à « faire de la France une terre d’accueil des data centers, qu’ils soient petits ou grands ». Celui du Réaltor, dit de proximité, reste la « spécialité » de TDF France. « Les data centers de proximité sont une réponse à un enjeu de résilience, estime Karim El Naggar, directeur général TDF. Quand les capacités sont concentrées à un seul endroit, le système est possiblement un peu plus fragile, là où les data centers de proximité peuvent prendre le relais des grands clouds ou des infrastructures. » Quand les acteurs publics locaux y voient une opportunité de créer de l’emploi, d’impulser l’attractivité économique. « Les data centers sont un pôle d’attractivité pour les entreprises (…), estime Bernard Kleynhoff, président de la commission développement économique et digital de la Région. Les principaux opposants de ce développement, qui voudraient qu’on revienne sur certains sujets, à l’âge de pierre, sont heureux lorsque nos entreprises embauchent leurs enfants. » Les data centers, qui connaissent des oppositions, venant notamment des riverains et militants écologistes, « sont nécessaires, si l’on veut poursuivre le développement économique de notre pays et des acteurs privés et publics qui en font partie. Pour nous la question n’est pas tant de savoir s’il faut arrêter de construire des data centers mais savoir comment l’on peut les construire de façon durable, écologiquement plus acceptable… », conclut Karim El Naggar.