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  • Un nouveau lieu d’accueil en commun pour la jeunesse à Avignon

    Un nouveau lieu d’accueil en commun pour la jeunesse à Avignon

    La porte des possibles. Depuis six mois, l’association les Petits Débrouillards et le point accueil écoute jeunes (PAEJ) du Planning familial ne sont séparés que par cette porte communicante. Les deux structures sont en effet en colocation, sur 200 m2, au 3e étage de l’immeuble le Vinci, et ont inauguré leurs locaux ce mardi. Le bâtiment, place Farnèse sur la Rocade, y abrite déjà la Mission locale et le Planning familial. Un même lieu, aux missions différentes, mais tourné vers l’émancipation de la jeunesse.

    « Chacun déménage dans un contexte différent, décrit Sonia McComarck, écoutante et coordinatrice du Paej. Nous étions dans un local à la Barbière devenu trop étroit et insécurisant pour tout le monde. » Le quartier a connu plusieurs épisodes de violence, difficilement tenables surtout quand on œuvre en rez-de-chaussée. Qui plus est, « le lieu manquait de confidentialité, ici le site est bien plus anonyme, on ne peut pas deviner où se rend le jeune quand il entre dans le bâtiment », poursuit Sonia McCormack.

    Un accueil anonyme et gratuit pour les 12-25 ans

    Côté Petits Débrouillards, l’association de médiation scientifique, présente en Vaucluse depuis 25 ans, était aussi à l’étroit dans ses locaux à quelques encablures de là. « Au départ, on était même voisin du Planning familial qui était dans l’appartement à côté avant de venir ici, on a déjà travaillé ensemble sur les questions d’éducation à la sexualité où on a apporté des outils interactifs », décrit Solène Merer, directrice régionale des Petits Débrouillards.

    Si pour l’heure, les deux structures colocataires finissent de prendre leurs marques, « tout est à construire », selon la coordinatrice du Paej, « l’idée est d’avoir des projets communs autour de la jeunesse et l’égalité femmes-hommes », abonde Solène Merer. « Dans un contexte de fragilité accrue de la jeunesse, cet accueil est indispensable », loue Suzanne Bouchet, vice-présidente (DVD) en charge de l’enfance et des solidarités. « Il y a un constat partagé autour de l’isolement, de la précarité et de l’accès aux droits de la jeunesse, le Paej a depuis cinq ans trouvé son public », abonde Anne-Lise Nadaud, présidente du Planning familial 84. Créé en 2021, le Paej accompagne quelque 130 jeunes individuellement par an et plus de 2 000 lors d’initiatives collectives comme des forums. « On s’adresse aux 12-25 ans de manière généraliste, gratuite et anonyme, pour un soutien social ou psychologique et de médiation en santé, expose Sonia McCormick. On est l’un des rares lieux désinstitutionnalisés qui offre une pause. »

  • Au 1er juillet, conduire une trottinette électrique sans casque sera interdit

    Au 1er juillet, conduire une trottinette électrique sans casque sera interdit

    Depuis plusieurs années, les trottinettes électriques ont envahi rues et trottoirs sans un cadre légal bien établi. Comme sur le port du casque. S’il est obligatoire hors agglomération, il reste conseillé en ville. Mais en Vaucluse, le préfet a décidé de durcir cette réglementation. À compter du 1er juillet, les conducteurs de trottinettes devront obligatoirement porter un casque, qui « doit être attaché », précise l’arrêté préfectoral pris le 8 juin dernier.

    Si par raccourci on ne parle que de trottinettes électriques, la décision s’applique en réalité au jargonnant EDPM (Engin de déplacement personnel motorisé). Et donc tous types de gyropodes, mono-roues ou hoverboards, qui « connaissent une progression rapide dans le Vaucluse », stipule l’arrêté. Régulièrement, en lien avec la police nationale, la préfecture organise des opérations de contrôle et de sensibilisation sur l’usage de ces moyens de transport. Une opération de sécurité routière est d’ailleurs prévue ce mercredi après-midi dans l’intra muros d’Avignon.

    Pour rappel, les trottinettes doivent être assurées. Leur conduite est autorisée à partir de 14 ans avec une vitesse limitée de 25km/h et obligation de porter un équipement rétro réfléchissant afin d’être le plus visible possible. La loi interdit aussi d’être à plusieurs sur l’engin. Une amende de 135 euros est possible « si vous ne respectez pas les règles de circulation ou si vous transportez un passager ». Enfin, en cas d’absence de casque, le contrevenant s’expose à une amende de 35 euros.

  • [Parole de maire] Philippe Armengol : « On est un petit village mais on a de grosses ambitions »

    [Parole de maire] Philippe Armengol : « On est un petit village mais on a de grosses ambitions »

    C’est le rendez-vous du lundi deux fois par mois dans La Marseillaise. Aujourd’hui Philippe Armengol, maire (DVG) de Velleron (84).

    En interrogeant sans concession les premiers magistrats des communes de Provence et des Alpes, sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, La Marseillaise met en lumière la vie des communes, cellule de base de la République.

    La Marseillaise : Vous avez été réélu pour un second mandat, sans liste concurrente en face contre 4 en 2020. Le signe d’avoir bien travaillé ou d’un manque
    de vitalité démocratique ?

    Philippe Armengol : On est modeste avec mon équipe mais le travail, la proximité aussi, le fait qu’on explique nos choix, qui ne sont pas toujours majoritairement validés par la population, font qu’ils deviennent plus acceptés. Notre projet sur le mandat précédent était de s’adresser à tout le monde, des plus jeunes jusqu’aux seniors. C’est ce qu’on a fait. Tout en s’occupant autant des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. J’englobe aussi dans cette réussite nos agents [une quarantaine] qu’on a remis au centre de l’échiquier.

    Quels vont être vos projets majeurs du mandat ?

    P.A. : On a des gros gros chantiers en cours. Comme sur la voirie, chemin des Gypières en entrée de village, à 1,6 million d’euros. On va aussi enfin régler un gros point noir de sécurité routière en créant un giratoire sur la D938, celle qui fait Cavaillon-Monteux. Depuis 20 ans, il y a un carrefour très accidentogène. On a réussi à trouver un compromis avec le Département et le Grand Avignon, il sera créé cette année. Un autre gros chantier en cours, celui de la rénovation énergétique totale de l’école qui doit se terminer en septembre. Donc plusieurs gros projets à cheval sur les deux mandats se concrétisent dont on va bénéficier sur les années à venir. Côté école, on est repassé en régie municipale pour la cantine en janvier dernier. C’est un projet très vertueux économiquement, écologiquement et socialement. C’est parfait pour le maintien de l’agriculture locale, pour le choix de la traçabilité. On tient à la cohésion sociale aussi, on a un centre de jeunesse qui propose des activités superbes mais on veut travailler aussi avec les seniors. Sur la mobilité douce, le but est de faciliter l’accès de tous les gens en toute sécurité, quel que soit le quartier où ils vivent, au village ou à la colline. La végétalisation, les îlots de fraîcheur, on continue d’y travailler. Rayon attractivité économique, nous avons un marché agricole de producteurs exceptionnel. C’est le seul de la région ouvert tous les jours d’avril à octobre, sauf le dimanche, et qui accueille plus de 70 producteurs. On souhaite maintenir ce niveau d’exigence. C’est un lieu de vie, de rencontre sociale, ça fédère, ça fait de la fraternité, et c’est ce qu’on veut pour le village.

    Vous insistez sur le volet écologique, cela rejoint aussi votre délégation de vice-président au Grand Avignon

    P.A. : Oui, j’ai conservé le volet environnement, climat, biodiversité. On a déjà fait beaucoup mais il y a encore de gros enjeux. À Velleron, nous avons commencé à être producteur d’énergie. On a installé des panneaux solaires sur les vestiaires du stade pour réaliser de l’autoconsommation patrimoniale. Tout ce qu’on va produire, sert à diminuer la facture de l’énergie consommée dans les bâtiments municipaux. Nous avons comme volonté aussi d’installer d’autres panneaux photovoltaïques pour une consommation collective en impliquant les citoyens. C’est un projet commun, qui encore une fois, unit et crée une solidarité. En toute modestie, on est un village qui a pris une autre dimension, par notre rayonnement et notre façon de faire. On est un petit village mais on a de grosses ambitions. Je pense que lundi dernier en a été le témoignage. On a organisé une marche blanche pour Lyhanna. Il y a eu des centaines de personnes venues de Cavaillon, de Pernes, de L’Isle-sur-la-Sorgue, de Saint-Rémy, parce qu’elles savent qu’on a une sincérité dans nos démarches.

    Il y a aussi deux dossiers importants en suspens à Velleron : le projet d’urbanisation de la Grande Bastide et l’ex-hôtel Zoom désaffecté, temple de l’urbex.

    P.A. : Pour Zoom, il y avait un projet de nouveau complexe hôtelier qu’on avait validé. Mais le propriétaire privé ne donne plus de nouvelles, c’est dommage. Sur la Grande Bastide [projet de lotissement de 200 logements sur un terrain de 7 hectares, combattu par la Ville et l’État avec plusieurs manifestations], ça reste aussi un sujet fédérateur dans le village. En décembre 2024, le tribunal administratif a donné raison à l’aménageur mais qui n’a rien entrepris depuis. Nous soutenons l’État dans sa démarche auprès de la cour d’appel de Toulouse mais nous ne savons pas quand cela sera audiencé. J’ai rencontré, en décembre, le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, on a des échanges réguliers depuis. Je viens de recevoir le mémoire en appel de l’État. Le projet met très clairement en péril la commune.

    Quelle satisfaction avez-vous dans votre mandat, au vu des nombreuses contraintes économiques et des critiques faciles ?

    P.A. : Il ne faut pas se leurrer, c’est complexe. Mais pour autant, il y a tellement d’enjeux et de valeurs qu’on veut faire perdurer, comme la solidarité, la tolérance, l’humanisme, la transition écologique, qu’on se doit de les maintenir dans le village. Être élu de nos jours, c’est compliqué, mais on a la fierté à défendre ces valeurs, comme devant le ministre. Il peut y avoir des moments de découragement, mais jamais au point d’abandonner. Le fait d’être en équipe, avec des agents super, cela maintient. J’évacue beaucoup par le sport [il pratique des trails ultra longue distance, jusqu’à 170 km]. C’est vraiment une soupape indispensable dans mon équilibre. J’en dresse des parallèles avec le rôle de maire : un ultra-trail, c’est la gestion sur la durée, on ne doit pas descendre trop bas, ni aller trop haut dans l’euphorie. Tout comme quand on est maire avec un objectif et des projets. J’ai aussi souhaité garder mon activité professionnelle, même un jour par semaine comme professeur des écoles aux Amandiers à Carpentras. C’est une façon de garder un pied dans le réel. Quand on parle de pouvoir d’achat en tant qu’élu, je le vois avec mes parents d’élèves.

    Les élections sénatoriales approchent aussi. Allez-vous prendre parti ?

    P.A. : Je suis en réflexion, c’est un sujet que je suis de près mais ma priorité c’est le village. Les deux sénateurs sortants qui se représentent [Jean-Baptiste Blanc, LR, et Lucien Stanzione, PS] ont fait le job. L’idée serait que les deux puissent être réélus.

  • Le terroir du Vaucluse se déguste avec Mercotte

    Le terroir du Vaucluse se déguste avec Mercotte

    Samedi et dimanche, le parc de l’Arbousière, à Châteauneuf-de-Gadagne, prend des airs de fête à l’occasion de la 9e édition de « Terroirs en fête ». Un événement organisé par le Département de Vaucluse. « C’est l’un des plus grands rendez-vous pour les agriculteurs et artisans de bouche dans le Vaucluse », explique Pierre Charline, créateur de l’événement et responsable événementiel pour le Département de Vaucluse. « Plus de 150 exposants seront présents cette année et nous avons à cœur de leur demander un stand qui soit unique pour Terroirs en fête, un stand que l’on ne retrouve pas ailleurs parce que ce n’est pas juste un grand marché. »

    Au programme, tout au long du week-end, des démonstrations culinaires, des concerts et musiques lives, mais aussi un salon des vins et spiritueux ou un espace élevage pour découvrir ce que le Vaucluse à de meilleur à offrir.

    Un événement convivial et familial

    « Avec Terroirs en fête nous voulons montrer et faire découvrir au public la beauté et le savoir-faire dont regorge notre département. Nous accordons aussi une place importante aux activités familiales puisque cette année nous proposons par exemple des balades à poneys, des jeux en bois divers ou un jeu de piste géant », poursuit-il. « Les maîtres-mots pendant ces deux jours sont convivialité, partage et rencontre, c’est pourquoi nous voulons que chacun passe un bon moment dans un lieu exceptionnel. » Depuis 4 ans maintenant l’événement est associé à une personnalité et cette année c’est Mercotte qui en sera la marraine. « Nous en sommes ravis car elle est connue du grand public et elle a un capital sympathie qui est assez incroyable ! Elle sera donc présente samedi et dimanche et évoluera au sein de l’événement en participant à diverses animations », sourit le responsable. Parmi les temps forts, un concours de tartes aux fraises samedi mais aussi l’épreuve nationale du concours international de hamburgers dimanche où 6 chefs venus de toute la France vont s’affronter pour réaliser le meilleur burger avec des produits du terroir vauclusien.

  • Lucien Stanzione mise sur son expérience pour rester au Sénat

    Lucien Stanzione mise sur son expérience pour rester au Sénat

    La mode politique locale est aujourd’hui à l’absence d’étiquette ou aux divers quelque chose. Premier fédéral socialiste, Lucien Stanzione assume son appartenance politique mais le sénateur n’entend pas conduire une liste de gauche plurielle qui ferait la part belle aux partenaires classiques. « Cela n’exclut pas les discussions avec eux mais l’élection se fera avec des élus et non des politiciens, une liste d’élus locaux dans laquelle les maires se reconnaîtront », prône le parlementaire qui a, ce vendredi, officialisé sa candidature pour un deuxième mandat.

    Un calcul différent de 2020, car le scrutin du 27 septembre répond à une autre réalité : la perte, aux municipales, de villes de gauche comme Avignon, Carpentras voire Monteux hypothèque grandement les chances de victoire si l’on se fie au pur calcul arithmétique des grands électeurs. Lucien Stanzione doit donc changer de stratégie. « Dans mes visites [il a déjà rencontré 50 des 54 nouveaux maires], les élus attendent vraiment qu’on les accompagne sur leurs problématiques, plutôt qu’un dimensionnement politique », analyse l’ancien maire d’Althen-des-Paluds.

    Sa liste, dont le trio de tête est arrêté mais qu’il ne dévoilera que dans un mois, sera donc divers gauche. « La bataille sera difficile, mais hors de question de renoncer ou se résigner, il faut porter une voix sociale, de solidarité et sur l’environnement », promet-il, tout en excluant tout rapprochement avec LFI qui vient de désigner ses chefs de file (lire l’encadré). La connaissance fine du terrain établie depuis six ans ainsi que son bilan seraient donc la recette pour espérer être réélu. Sur les 3 sénateurs sortants, seul Alain Milon (LR) ne devrait pas repartir. « Dans notre diversité politique, avec aussi Jean-Baptiste Blanc [sénateur LR candidat], l’équipe sortante n’a pas démérité et a répondu aux attentes des élus, en proximité et simplicité en dehors des débats politiciens », estime Lucien Stanzione.

    Alors qu’Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a lancé son mouvement Le bon sens des territoires, et positionne son adjointe et compagne Anaïs Hausmann comme candidate et que d’autres possibles candidats de centre droit prennent le pouls d’une candidature (notre édition de mercredi), Lucien Stanzione prévient : « La multiplication des listes et dispersion des voix profitera au RN, je ne me résous pas à ce que le Vaucluse ait un premier sénateur d’extrême droite. » Actions sur la crise de la lavande, des cerises, mais aussi interventions contre les fermetures de service d’urgence ou défense de l’agro pastoralisme sont autant de thèmes évoqués quant à son bilan.

  • Olivier Galzi veut un écran politique encore plus grand

    Olivier Galzi veut un écran politique encore plus grand

    Cela ne faisait guère de doute et cela a été officialisé mercredi soir : Olivier Galzi a de l’ambition au-delà d’Avignon et du Grand Avignon. Le nouveau maire (DVD) a lancé son mouvement « Le bon sens des territoires », avec déjà des vues pour le « Sénat en septembre comme à l’Assemblée nationale l’an prochain », écrit-il sur ses réseaux sociaux. Vendredi dernier, à l’issue du conseil municipal consacré à l’élection de grands électeurs supplémentaires, il avait temporisé sur le sujet des sénatoriales, confirmant « vouloir peser » et renvoyant à « une position du groupe la semaine prochaine ».

    C’est donc chose faite, avec comme premier socle, l’ensemble de ses colistiers. Olivier Galzi est persuadé que sa victoire à Avignon le 22 mars est le fruit d’un prétendu attelage sans étiquette, attaché d’abord au territoire avant les courants politiques. « Nous avons aujourd’hui la conviction que ce mouvement est en germe dans de nombreuses autres communes et qu’ensemble, elles peuvent constituer le terreau d’un renouveau pour porter une voix : celle qui vient du terrain », revendique celui qui est aussi président du Grand Avignon.

    Encore novice en politique il y a quelques mois, Olivier Galzi aurait donc inventé un modèle duplicable à l’envi. « Aux prochaines échéances, faisons en sorte que notre territoire soit le premier à porter cette vision encore plus loin et que, demain peut-être, d’autres régions s’en inspirent », enjoint-il. Premier test donc, les sénatoriales. Sollicité, le maire d’Avignon n’a pas souhaité en dire davantage, pour le moment, que le communiqué. Mais, comme pressenti, Anaïs Hausmann incarnera le mouvement pour le scrutin du 27 septembre. L’adjointe avignonnaise et compagne du maire devait l’officialiser ce vendredi.

    Ça grince à droite

    Si des discussions sont toujours prévues avec le sénateur LR sortant Jean-Baptiste Blanc, il ne semble guère faire de doute qu’Anaïs Hausmann mènera sa propre liste. Dans l’entourage du maire, on fait savoir qu’il n’y a aucune volonté de concurrence. Mais l’avidité politique d’Olivier Galzi froisse la majorité départementale de droite qui s’attendait à davantage d’humilité. Avec 95 grands électeurs, la majorité avignonnaise devra cependant en convaincre environ 200 de plus pour décrocher un siège. Un travail souterrain a démarré et s’intensifiera à la rentrée de septembre auprès des quelque 1 300 grands électeurs, dont les voix sont très disputées.

  • Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Combien de listes aux sénatoriales seront à la disposition des quelque 1 300 grands électeurs vauclusiens le 27 septembre ? Si les candidatures ne seront officiellement déposées qu’à partir du 7 septembre, les prétendants sont déjà en campagne. De manière officielle, comme les sénateurs sortants Jean-Baptiste Blanc (LR) et Lucien Stanzione (PS), ou encore en sous-main pour d’autres qui n’ont pas encore officialisé ou réfléchissent.

    Notamment au centre droit. Actuellement, l’espace se polarise autour de Jean-Baptiste Blanc, qui a reçu l’investiture LR, et rêve d’une « liste d’union sacrée » qui pourrait viser au moins deux sièges. Le sénateur discute toujours avec Olivier Glazi, maire (DVD) d’Avignon, qui compte « peser » dans la campagne. La majorité avignonnaise doit arrêter une position dans la semaine et valider la candidature de l’adjointe Anaïs Hausmann, compagne d’Olivier Galzi. Une rencontre Blanc-Galzi-Hausmann est prévue le 15 juin mais l’hypothèse d’une alliance n’est pas la plus épaisse.

    D’autres Vauclusiens sont tentés par un rapprochement avec Olivier Galzi. Comme Adrien Morenas, ex-député macroniste de la 3e circonscription jusqu’en 2022. « Je prospecte pour une liste d’union du centre, d’Édouard Philippe au centre gauche, confie l’ex-parlementaire, adhérent Renaissance, mais aujourd’hui sans mandat. Je discute avec des élus locaux, je suis en contact avec Olivier Galzi, sa méthode est intéressante, j’adorerai qu’il m’apporte son soutien, si j’y vais c’est pour mener la liste. » À ce stade, difficile d’imaginer le maire d’Avignon se ranger derrière un ex-député macroniste. « Soit je porte la liste, soit je n’y vais pas », assure Adrien Morenas.

    L’élue régionale Sylvie Viala « prépare une liste »

    S’il ne cherche pas le soutien de Renaissance, l’ex-présidente du parti macroniste en Vaucluse, Malika Di Fraja a, elle, fait acte de candidature à l’investiture. Et ce, il y a un mois dans un communiqué assez lunaire où elle se lance juste en réponse à la diffusion de « Maréchal nous voilà » dans les rues de Carpentras le 8 mai. Sollicitée, Malika Di Fraja est aux abonnés absents. Lors de la campagne des municipales, on l’avait aperçue à plusieurs reprises lors de meetings d’Olivier Galzi. Éric Bruxelle, adjoint au maire (Renaissance) à L’Isle-sur-la-Sorgue pourrait prétendre à l’investiture. Enfin, la présidente vauclusienne du Modem, Sylvie Viala, est aussi sur les rangs, sans exclusive de son parti. « Je prépare une liste et un projet mais il est trop tôt pour en parler », nous confie l’Avignonnaise, également conseillère régionale, donnant rendez-vous « à la fin du mois ». Tout en précisant qu’il n’y aurait « que des élus » sur sa liste. Fermant donc la porte à Adrien Morenas ou Malika Di Fraja.

  • FO ne lâche pas sur les suppressions de classes

    FO ne lâche pas sur les suppressions de classes

    Un an après son dernier congrès de mai 2025, le Snudi-FO (Syndicat national unifié des directeurs, instituteurs et professeurs des écoles de l’enseignement public) de Vaucluse tenait, vendredi dernier à Avignon, son assemblée générale. Avec, d’une année sur l’autre, des problématiques qui s’étirent.

    Comme la révision de la carte scolaire, entraînant son lot de suppressions de classes et de postes malgré quelques ouvertures (nos éditions des 9 et 11 avril). Dans une riche résolution, l’AG a donné quitus au conseil syndical de plaider pour « la restitution des 12 postes retirés au département, l’annulation des fermetures et l’ouverture des classes demandées, et pour l’abaissement des effectifs dans toutes les écoles », mais aussi « la création d’au moins 5 postes de titulaires remplaçants de plus par circonscription et l’abandon de la départementalisation du remplacement ».

    Autre sujet fort de mobilisation, le rôle des AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap). Un rassemblement en intersyndical se tient d’ailleurs ce mardi (12h30) devant la direction académique afin que les AESH soit reconnus comme des fonctionnaires de catégorie B, « avec un temps plein de 24 heures hebdomadaires », précise le Snudi-FO. Dans la même veine, le syndicat demande « la scolarisation adaptée à chaque élève, en milieu ordinaire chaque fois que possible, en établissement spécialisé chaque fois que nécessaire » et dénonce « des situations ingérables et/ou dangereuses pour les personnels comme pour les élèves qui résultent de l’inclusion systématique ».

    En présence aussi d’Étienne Raoul, secrétaire général de l’UD FO 84, FO espère le retour de la semaine à 4 jours à Avignon à la rentrée 2027 et, plus largement, prépare les élections professionnelles qui se tiendront, du 3 au 10 décembre, dans toute la fonction publique.

  • Guet-apens mortel visant un gay : 22 ans de prison

    Guet-apens mortel visant un gay : 22 ans de prison

    À l’image de la semaine de procès, c’est dans une atmosphère sereine et digne que la cour d’assises de Vaucluse a rendu sa décision, ce lundi, à l’issue d’un délibéré de 8 heures. Principaux accusés d’une double affaire mêlant six prévenus, Intissar A. et Aymène L., ont été reconnus coupables de meurtre, vol avec arme et extorsion à l’encontre de Mickaël R. Ce dernier avait été tué dans son appartement de Sorgues le 5 mars 2023, piégé par les deux hommes qu’il pensait accueillir pour un plan sexuel. Tous deux ont écopé d’une peine similaire de 22 ans de prison, avec interdiction définitive de territoire pour Intissar A., Tunisien de 25 ans.

    Fait majeur, la cour a retenu la circonstance aggravante du meurtre en raison de l’orientation sexuelle de la victime. Le caractère homophobe avait été initialement écarté par le parquet. « C’est énorme », s’est réjouie Pascale, la maman de la victime, à l’issue du procès, elle qui avait témoigné jeudi à la barre en soulignant que son fils serait toujours en vie s’il n’était pas homosexuel. « C’est une satisfaction et un soulagement pour la famille qui n’était pas dans un esprit de vengeance », complète son avocat Hugues de Chivré. Trois associations de défense des droits homosexuels (Stop homophobie, Famille LGBT et Mousse) s’étaient également portées partie civile.

    Après avoir exposé les peines, la présidente de la cour a versé dans la pédagogie. « Il n’est pas question de juger si vous avez des idées homophobes mais de dire que les victimes l’ont été en raison de leur orientation sexuelle », souligne Laurène Dorlhac. Les victimes, contactées par le site de rencontre Coco étaient des proies faciles pour les prévenus qui débarquaient dans l’intention de dépouiller leurs victimes. « Ils n’avaient pas de haine contre les homosexuels », commente Charlène Neveu-Sanchez, avocate d’Intissar A., parlant d’une « décision équilibrée » et ne songe pas à faire appel. Son client était le seul mêlé dans la seconde affaire similaire, où cette fois Cyril C., un autre gay piégé, a été violenté et volé, quelques jours plus tard à Avignon. Complice ce jour-là, Malek E., écope de 10 ans de réclusion criminelle.

    Coupables, deux accusées n’iront pas en prison

    Jugé pour complicité, car ayant servi de chauffeur, Jordan V., a été, lui, acquitté, comme l’avait réclamé l’avocat général vendredi. Et ce au motif qu’il ignorait ce qu’il se tramait réellement dans l’appartement de Cyril C. Suivant les réquisitions, la cour a aussi été plutôt clémente envers les deux prévenues féminines. Ex-compagnes respectivement de Intissar A. et Aymène L. au moment des faits, Laurine C. et Marie-Sarah M. échappent à la prison. Elles sont bien reconnues coupables de complicité de vol avec arme et condamnées à 5 ans de prison dont 4 et 3 ans de sursis probatoire sans mandat de dépôt. Laurine C., seule à n’avoir jamais été incarcérée, est la plus insérée socialement et n’avait aucun antécédent judiciaire. Pour Marie-Sarah, en revanche, « saisissez la chance qui vous est donnée car au premier faux pas vous perdez tout », prévient la présidente. Et notamment la garde de son 4e enfant, le seul non placé à ce stade.

    Juste avant que les jurés ne délibèrent, les six accusés avaient pris la parole une dernière fois. Tous fidèles à leur ligne de conduite, entre contritions plus ou moins sincères, et « condoléances à la maman de Micka », dira Jordan V., seul acquitté mais incarcéré pour d’autres affaires. Intissar A. avait marmonné, en tremblant, un texte : « J’ai plus de haine contre moi que vous en avez contre moi », lançait-il. « Je suis surtout rempli d’amour pour mon fils », répondait en aparté Pascale, digne et sans haine.

  • Face à la canicule, l’État se retrousse les manches

    Face à la canicule, l’État se retrousse les manches

    On connaissait en Vaucluse les opérations annuelles de sensibilisation sur les risques incendies, les obligations légales de débroussaillement ou la campagne de préventions sur les fortes pluies et inondations. « Malheureusement, nous inaugurons un nouveau rendez-vous sur la prévention de risque canicule », présente le préfet. Ce vendredi après-midi, l’État a disposé une dizaine de stands au jardin du Rocher des Doms d’Avignon pour une demi-journée d’information. « L’été ne commence que le 21 juin et pourtant, fin mai, nous avons vécu une période particulièrement chaude », souligne Thierry Suquet.

    Il est vrai que si l’opération avait eu lieu une semaine plus tôt, elle aurait été d’une actualité brûlante. Car ce vendredi, entre la pluie de la veille et le Mistral, les nombreux visiteurs du parc ne suffoquent pas. Qu’importe, les températures devraient bien remonter dès lundi. « Malgré l’idée reçue selon laquelle dans le Sud on est habitué à la chaleur, 40% des habitants de la région déclarent avoir souffert d’un épisode de forte chaleur », soutient le préfet. Agence régionale de santé, Météo France, Samu, Sos médecins, pompiers mais aussi santé au travail ont participé aux stands. « Depuis juillet 2025, un nouveau décret renforce les obligations des employeurs, quel que soit le secteur, en matière de prévention des risques liés aux forts épisodes de forte chaleur », appuie le préfet, assurant que « l’inspection du travail a réalisé 1 700 interventions [donnée nationale] en période estivale en lien avec la chaleur ».

    La prévention passe par une action coordonnée des acteurs locaux, Ville en tête qui tient un registre des personnes vulnérables. « Un sujet majeur de santé publique », fait valoir le maire, Olivier Galzi (DVD), venu ouvrir l’opération. Pas de rupture politique sur ce sujet-là. « Il existe un plan canicule communal, un bon dispositif que je maintiendrai », assure le premier magistrat. Pas de modification du plan pour l’heure, qui prévoit divers niveaux d’alerte et liste l’ensemble des bons réflexes* en lien avec le centre communal d’action sociale. Points d’eau, ouverture en continu des parcs et jardins sont bien pérennisés. Une carte, « Ma ville plus fraîche », est toujours d’actualité.

    Du sable pour contrer

    le moustique tigre

    Au-delà des conseils pratiques (hydratation, éviter les sorties et le sport aux heures les plus chaudes), un accent est mis aussi sur les risques sanitaires liés à la chaleur, comme les piqûres de moustique tigre, « principal vecteur de maladies comme la dengue ou le chikungunya qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé », prévient Thierry Suquet. « Comme pour le tri des déchets, il faut prendre le réflexe d’éviter les eaux stagnantes », enjoint Émilie Bonnet, ingénieure d’études sanitaires à l’ARS. Le moustique raffole des fonds humides. « On peut mettre du sable au fond des pots et soucoupes », conseille-t-elle. L’été dernier en Vaucluse, deux épisodes de chikungunya à Richerenches et Valréas ont été recensés avec un total de 13 personnes infestées. La préfecture envisage de pérenniser cette opération, qui pourrait se tenir dans une autre ville l’an prochain.

    * Infos et carte « Ma ville fraîche » sur avignon.fr