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  • Sophie Binet en soutien des grévistes du Cloître à Avignon

    Sophie Binet en soutien des grévistes du Cloître à Avignon

    En démarrant leur grève il y a près de deux semaines, les salariés de l’hôtel du Cloître Saint-Louis comptaient bien sur l’effet festival pour booster leur mobilisation. On a vu la semaine dernière Jean-Luc Mélenchon venir les soutenir puis, ce jeudi, Sophie Binet. La secrétaire générale de la CGT est restée près de 45 minutes à s’entretenir avec quelques-uns de la dizaine de grévistes de l’établissement 4 étoiles mitoyen du siège du festival In. Et ce quelques heures avant une réunion à la demande de l’inspection du travail, tenue en début d’après midi avec la direction *, qui n’a pas débouché sur des mesures suffisantes aux yeux des salariés, qui maintiennent leur mouvement. « Il y a eu des propositions pour augmenter les salaires de maximum 2% uniquement pour juillet et août en avançant la hausse prévue en septembre par les grilles de convention collective », relate Carlos Acha Moreno, secrétaire de l’UL CGT d’Avignon.

    « Plus la grève dure, plus ça va se voir, je commence à être expérimentée pour conseiller les patrons, sourit Sophie Binet. Tant que le dialogue n’est pas ouvert, les revendications se durcissent, pour la direction comme pour les salariés, il vaut mieux que le travail reprenne le plus vite possible. » « Personne ne veut la mort de l’hôtel », reprend-elle sous l’approbation des salariés, se disant « choquée » que les grévistes aient à réclamer des frigos ou des machines. « La CGT est bien implantée dans des hôtels de luxe à Cannes ou Paris où les salariés ont eu droit à 100% de leur rémunération en chômage partiel, on peut vous mettre en contact avec les camarades », propose Sophie Binet.

    Car parmi les inquiétudes des grévistes figure la fermeture de l’hôtel pour travaux sans réel calendrier ni rémunération complète, et sans réponse lors de la réunion ce jeudi avec l’inspection du travail. « On nous a déjà interdit d’aller travailler à la concurrence », glisse Anna, commis de petits-déjeuners, qui, plus globalement, « n’a jamais connu un tel dédain en 20 ans ». « On n’a eu aucune augmentation autre que le cadre légal, il n’y a pas de 13e mois non plus », peste Ali, plongeur, à cheval aussi sur le Grand hôtel, autre établissement du groupe. Pour lutter contre les fortes chaleurs, des petits ventilateurs portatifs ont été reçus. « On doit les tenir d’une main, c’est très pratique pour travailler », préfère en sourire un salarié.

    * Qui n’a toujours pas répondu
    à nos sollicitations

  • La CGT veut une riposte culturelle face au RN

    La CGT veut une riposte culturelle face au RN

    Des États généraux face à un État toujours moins généreux. Un an après l’appel lancé par le PCF à la tenue de nouveaux États généraux de la culture, le sujet était, ce jeudi matin, au cœur d’échanges en plein festival d’Avignon. Avant une table ronde de représentants politiques de gauche sur le dossier, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, est montée sur scène au côté de Tiago Rodrigues, directeur du festival d’Avignon. Pour rappel, en toile de fond de cette 80e édition, les acteurs du spectacle vivant multiplient les alertes et mobilisations face au gel des dotations décrété par le gouvernement, laissant de nombreuses structures dans la panade. Une grande manifestation nationale est dans les tuyaux le 26 septembre.

    « Il y a beaucoup de travail pour relancer l’idée d’une culture populaire de qualité qui est aujourd’hui considérée au rabais car de masse », pose Sophie Binet en faisant écho au fait que l’ADN du festival est étroitement lié à l’avènement des congés payés et l’idée de proposer des spectacles accessibles à tous. À ses côtés, Tiago Rodrigues défend sa « mission de service public avec un accès à la création ». Portugais, le directeur du festival ne cesse de vanter le modèle culturel français, si envié à l’international. « Quand j’étais directeur du théâtre national de Lisbonne, j’ai réussi à faire passer la création d’un statut d’intermittent du spectacle au Portugal calqué sur celui qui existe en France », rappelle-t-il.

    Face au fascisme,

    « il faut faire rempart »

    Or, « les mâchoires des politiques d’austérité » sont là « avec des coupes budgétaires en cours d’année », dénonce Sophie Binet. En parallèle, s’ajoutent « le projet idéologique de l’extrême droite qui investit dans la culture » et « les attaques contre la liberté de création avec des discours populistes comme quoi la culture défendrait son petit entre soi bobo », alerte la dirigeante syndicale. Tiago Rodrigues se fait offensif. « On crée une atmosphère pour qu’un directeur ne pratique plus son droit à la liberté de création qui est inscrite dans la loi, il n’y a pas de neutralité, on est un festival progressiste, féministe, antiraciste… mais avec les baisses de subventions et les injonctions idéologiques, on prépare le terrain au fascisme, il faut faire rempart », monte-t-il au créneau, très applaudi.

    « Le plus grand danger est l’autocensure silencieuse, il y a besoin de jouer collectif », exhorte Sophie Binet. Manière de s’adresser aux représentants politiques de gauche qui ont pris la suite sur scène de ne pas (trop) se désunir car « même si l’extrême droite ne gagne pas, elle sera la première force d’opposition ». Une façon de faire passer le message aux représentants de gauche présents dans l’assistance de ne pas partir (trop) désuni à la présidentielle. Et à entendre Pierre Dharréville (PCF), Emma Rafowicz (PS), Sophie Taillé-Polian (Debout), Clémentine Autain (L’Après), Sarah Legrain (LFI) et même Raphaël Glucksmann (Place publique), croisé à l’extérieur du débat, on s’aperçoit que la culture est un dénominateur commun à gauche avec un même constat partagé et des réponses très partagées. « Dans nos aspirations à faire face au danger de l’extrême droite, il y a peu de domaines dans lesquels les discussions que nous avons se déroulent avec ce type d’initiatives communes », apprécie l’ex-député PCF Pierre Dharréville, un des instigateurs de ces États généraux. Et d’appeler à « ne pas regardez ailleurs, ça brûle ici ».

  • France travail, CGT ou CE font aussi leur Festival

    France travail, CGT ou CE font aussi leur Festival

    Pendant trois semaines, jusqu’au 25 juillet, Avignon bat au rythme du spectacle vivant avec notamment quelque 1 780 pièces programmées par le Off dans 140 salles. Si parmi ces lieux d’accueil, on compte énormément de théâtres éphémères, plusieurs structures éloignées initialement du milieu culturel font aussi leur Festival.

    À l’instar de la CGT, dont la secrétaire générale Sophie Binet est d’ailleurs ce jeudi à Avignon où elle débattra (10h30) dans le cadre des États généraux de la culture. Depuis 18 ans, au sein des locaux de la Bourse du travail, le syndicat programme six pièces dans une salle dédiée pouvant accueillir une cinquantaine de spectateurs (notre édition du 7 juillet). « La culture a toujours été indissociable de l’activité syndicale », juge Fred Laurent, directeur du théâtre de la Bourse du travail, à la programmation forcément engagée socialement. « Dès sa création, la grande aventure du festival d’Avignon s’est inscrite dans la dynamique de grandes conquêtes sociales de la Libération : protection sociale, services publics, maîtrise nationale de secteurs économiques déterminants, institution des comités d’entreprise, émergence de politiques culturelles publiques et décentralisation théâtrale, nouvel essor de l’éducation populaire… c’est pour toutes ces raisons, que la CGT a entretenu avec le festival de fortes complicités », rappelle-t-il. Un combat criant d’actualité alors que le secteur culturel se mobilise contre les coupes budgétaires et que l’extrême droite gagne du terrain. « Il nous faut encore plus dénoncer les menaces qui planent sur la culture et le spectacle vivant, avec la montée des extrêmes droites et l’arrivée possible du RN au pouvoir », prévient Fred Laurent.

    Un mur d’offres d’emploi pour les artistes

    Dans un registre à la philosophie similaire, la caisse centrale des activités sociales (CCAS) des industries électriques et gazières – soit le plus gros comité d’entreprise de France – a mis sur pied son propre festival, très étroitement lié à celui d’Avignon dont il est partenaire. Jusqu’à ce vendredi sur l’île de la Barthelasse se déroule la 24e édition du festival Contre courant. « Depuis 80 ans, les activités sociales défendent une conviction profondément moderne : la culture, comme les vacances et les loisirs, ne doit être un privilège pour personne, expose Anthony Juan, président de la CCAS. Contre courant en est l’incarnation la plus vivante : le spectacle vivant n’est pas un luxe, mais un bien commun, un espace de rencontre, de dignité et de partage qui nous rassemble, par-delà les langues et les frontières. » Dix-huit spectacles y sont programmés autour de 105 artistes. Des représentations gratuites pour les adhérents de la CCAS et à 10 euros pour les personnes extérieures.

    Un service public phare s’investit aussi dans le Festival : France travail. Pas en mettant sur scène des spectacles mais, en partenariat aussi avec le Festival, en organisant plusieurs ateliers, rencontres et permanences jusqu’à ce vendredi. Ce jeudi (10h30-12h30) se tient notamment une table ronde intitulée « Être humoriste aujourd’hui : panorama d’un genre en pleine évolution ». « Être au cœur du festival permet d’être au plus proche des professionnels du spectacle et aux équipes spécialisées d’accompagner professionnels et employeurs de la filière culturelle », souligne Astrid Focké, experte régionale culture à France travail. Un mur d’offres d’emploi est ainsi affiché à l’ISTS (institut supérieur des techniques du spectacle).

    La Banque alimentaire se met au Off

    Pas de répit estival pour la Banque alimentaire de Vaucluse, car « la précarité alimentaire n’a hélas pas de vacances », souligne l’association dont les besoins augmentent de 10 % chaque année (64 000 bénéficiaires). La structure, spécialisée dans la collecte et logistique de dons alimentaires, profite de la visibilité du Festival pour faire connaître ses activités. Une collecte alimentaire est ainsi installée au Village du Off, où « les festivaliers sont invités à déposer des dons alimentaires dans un caddie déposé à l’entrée du village, en privilégiant les protéines végétales et les conserves de poissons », précise la Banque alimentaire. Ce partenariat a été conclu dans le cadre de la RSE [responsabilité sociétale des entreprises] de AF&C, l’association qui chapeaute le Off. La Banque alimentaire a aussi mené des ateliers ludiques sur l’alimentation au Village Tadamm consacré aux enfants.

  • Malgré les coupes drastiques, la MJC de Monteux poursuit ses activités

    Malgré les coupes drastiques, la MJC de Monteux poursuit ses activités

    En début de semaine dernière, la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Monteux annonçait réunir en urgence un conseil d’administration suite à la coupe drastique de subventions par la nouvelle municipalité RN (notre édition du 10 juillet). La structure, qui propose entre autres des cours de langue, théâtre, danses ou dessins, a vu son aide passer de 45 000 à 5 000 euros.

    Réuni jeudi dernier, le conseil d’administration a décidé, pour l’heure, de ne rien changer et « de reconduire l’ensemble des activités proposées, dans les mêmes conditions tarifaires qu’aujourd’hui », annonce la MJC dans un communiqué. « Cette décision traduit la volonté de ne pas faire peser cette baisse de subvention sur les familles, notamment les plus modestes, et de préserver l’accès de tous aux activités de la MJC », poursuit l’association.

    Un choix rendu possible par une situation financière saine avec des fonds propres d’environ 130 000 euros. C’est paradoxalement cette manne conséquente qui est mise en avant par le maire Patrice de Camaret (RN) pour justifier la forte baisse, car, selon lui, la Ville doit soutenir les associations les plus fragiles financièrement. « La MJC tient à rappeler que ces réserves correspondent à environ six mois de trésorerie d’avance, un niveau conforme aux bonnes pratiques de gestion pour une association employeuse, et une condition explicitement exigée par ses partenaires financiers, dont la CAF, pour garantir la pérennité de ses financements », précise l’association fondée en 1964.

    Si ce premier coup peut être amorti, il y a de quoi être inquiet à l’avenir après « cette décision intervenue sans concertation préalable qui déséquilibre et fragilise notre modèle économique », relève la MJC tout en « affirmant sa pleine disponibilité pour engager un dialogue constructif ».

  • À Avignon, le monde culturel maintient la pression sur le gouvernement

    À Avignon, le monde culturel maintient la pression sur le gouvernement

    C’est malheureusement une pièce à succès qui se joue lors de ce Festival d’Avignon. Avec dans la mise en scène un gouvernement austéritaire et comme acteurs principaux et victimes les professionnels du spectacle vivant. Après une manifestation jeudi dernier devant l’hôtel de Ville et avant une agora ce jeudi 16 devant le palais des Papes, une nouvelle mobilisation s’est tenue ce lundi soir, également sur la place papale. « On construit un mouvement unitaire en intersyndicale avec des organisations d’employeurs et de salariés », pose Joris Mathieu, coprésident du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac).

    À ses côtés, la CGT spectacle, le Synavi (syndicat national des arts vivants), Scène ensemble ou le collectif Livrer bataille. Tiago Rodrigues, directeur du festival, se joint aussi au mouvement. « Le service public de la culture est un patrimoine démocratique, ce festival n’est pas possible sans lui, à partir du moment où ce service public est en danger, on est tous en danger », estime-t-il. Sa voisine de tribune est l’une de ses prédécesseurs à la tête du festival, Hortense Archimbault. L’actuelle directrice de la MC 93 [Maison de la culture de Seine-Saint-Denis] confie n’avoir « jamais affronté ça en 22 ans ». Le ça en question : le gel de dotations par l’État pour le second semestre mettant en péril de nombreux spectacles et donc d’activités pour les artistes. « Je ne veux pas déprogrammer et renier la confiance accordée aux artistes et au public, en faisant cela, je crée un gros déficit pour ma structure », assume-t-elle. Et ce « alors qu’il y a une forte demande sociale pour le spectacle vivant avec jamais autant de monde dans les salles ».

    Un « saccage délibéré

    des services publics »

    « Nous n’accepterons pas de mourir en silence », prévient Delphine Lalizout, coprésidente du Synavi. L’intersyndicale pose trois revendications : un moratoire urgent sur ces coupes budgétaires, la création d’une commission interministérielle en lien avec les collectivités territoriales pour mener une vraie concertation, et porter à 1% minimum la part de la culture dans le budget de l’État. « Une catastrophe sociale s’annonce avec un grand mépris du gouvernement qui ne nous a pas concertés », s’insurge Ghislain Gautier, secrétaire général adjoint de la CGT spectacle qui brandit la menace d’une grève. « On exige une prise en considération du gouvernement d’ici au 16 juillet, avoir au moins un rendez-vous, sinon on discutera des modalités d’action qui peuvent aller jusqu’à la grève », annonce le représentant syndical.

    Si pour l’heure il ne s’agit que d’une hypothèse, « c’est l’exécutif qui, par son mutisme, son mépris et son saccage délibéré des services publics, en porterait la responsabilité », conclut Joris Mathieu.

  • Tecelys : l’ex-DGS du Grand Avignon en veut au préfet

    Tecelys : l’ex-DGS du Grand Avignon en veut au préfet

    La triple perquisition, menée mardi par des policiers mandatés par le parquet de Marseille, au sein du Grand Avignon, de la SPL Tecelys et du domicile de Joël Guin n’est évidemment pas passée inaperçue. Révélée dans nos colonnes, l’affaire vient, à ce stade, conforter les alertes lancées par Alain Cluzet. Alors directeur général des services (DGS) du Grand Avignon, il avait quitté ses fonctions avec fracas en dénonçant le fonctionnement chez Tecelys.

    Désormais retraité, il a réagi par un post salé sur le réseau LinkedIn. « On m’a demandé au Grand Avignon d’ordonner tous les ans le paiement de plusieurs millions d’euros de factures sans justificatifs sérieux. J’ai mis un certain temps pour comprendre que c’était un système mafieux très bien huilé, aux multiples ramifications, qui fonctionnait depuis 15 ans avec des acteurs inamovibles », décrit-il. Face à cette situation, il déplore ne pas avoir été soutenu par le préfet Thierry Suquet, « resté sourd malgré les preuves transmises (ce n’est pas lui qui restaurera l’autorité de l’État) puis saisi la CRC [chambre régionale des comptes] à l’aide d’un dossier très lourd ». Les magistrats viennent de finaliser leur rapport provisoire.

    « C’est pour moi un immense soulagement mais amène des questions : quand les DGS, désormais responsables pénalement de la gestion des collectivités, seront-ils réellement soutenus pour exercer pleinement leurs missions de contrôle, sans être virés ou devoir prendre la tangente ? », analyse-t-il, avant de tirer, en conclusion, une nouvelle banderille sur le préfet : « Et en corollaire, sur qui compter si le préfet lui-même se refuse au contrôle de légalité quand le sujet est sensible alors que sa direction des finances publiques est si prompte à recaler une dépense des collectivités parfois très modeste pour défaut d’une pièce mineure ? ».

  • Un appel aux habitants pour intégrer le comité mobilité du Grand Avignon

    Un appel aux habitants pour intégrer le comité mobilité du Grand Avignon

    Alors que la mandature qui s’est achevée laisse justement un goût d’inachevé sur les questions de transport et notamment les projets structurants, le Grand Avignon doit, d’ici à la fin de l’année, dresser une nouvelle feuille de route en la matière. Pour ce faire, l’agglomération dispose d’un comité des partenaires de la mobilité, réunissant des employeurs, des usagers ainsi que des représentants d’organisations patronales et syndicales.

    Et bientôt deux habitants. Le Grand Avignon vient en effet d’ouvrir pour un mois et jusqu’au 9 août, un appel à candidatures* pour intégrer ce comité, « espace de collaboration dynamique qui se réunira au moins 2 fois par an ». Conformément à la loi, le comité doit être composé de deux habitants, une femme et un homme, résidant parmi les 16 communes de l’agglo et qui seront tirés au sort. « Vous souhaitez participer aux réflexions autour des questions de transport et de mobilité sur le territoire, apporter vos idées pour améliorer les déplacements ? », enjoint le Grand Avignon dans son invitation.

    Une première réunion

    le 9 septembre

    Sous la présidence de Paul Mély, vice-président délégué aux transports et aux infrastructures, ce comité aborde plusieurs thématiques clés : l’évolution de l’offre de mobilité et de la tarification ; la qualité des services et l’information des usagers ; l’évaluation de la politique de mobilité ; les projets de mobilité structurants. À l’issue de l’appel à candidatures, un tirage au sort de deux habitants sera réalisé le 10 août, avant la tenue d’une première réunion le mercredi 9 septembre au siège du Grand Avignon, zone d’Agroparc.

    Ce comité est composé au total de 40 membres (CCI Vaucluse et Gard, Chambres des métiers, d’agriculture, Medef, CPME, zones d’activités économiques, mission locale, comité d’usagers Orizo et des TER, Inter’asso étudiante, festival Off, Atmo Sud mais aussi CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC). Rappelons qu’une grande enquête mobilité a aussi été menée de novembre à avril dernier auprès de 10 000 habitants, sur l’ensemble du bassin de vie d’Avignon. En vue notamment du projet de RER métropolitain (Serm) et dont les résultats sont attendus à la fin de l’année.

  • La CGT Paca promet un festival contre l’extrême droite

    La CGT Paca promet un festival contre l’extrême droite

    Après, lundi, la tenue d’une rencontre à l’initiative de la CGT spectacle pour se prémunir face à l’extrême droite, le comité régional CGT Paca s’est réuni ce vendredi au sein de la Bourse du travail d’Avignon. Avec un peu la même optique au sein de chaque union départementale : promouvoir la culture comme rempart à l’extrême droite. « On est dans une période cruciale d’affrontement entre l’extrême droite et les idées de progrès social », campe Patrice Kantarjian, secrétaire régional de la CGT. Surtout depuis que l’extrême droite, via « les milliardaires Bolloré ou Stérin ont décidé d’investir le champ de la culture avec des moyens colossaux », constate-t-il.

    Localement, les exemples sont nombreux « avec le RN qui cible la culture populaire comme à Monteux en coupant drastiquement sa subvention à la MJC [notre édition de vendredi] », note Patrice Kantarjian. Dans les Bouches-du-Rhône, la CGT s’est mobilisée à Aix en novembre contre la programmation de la Dame de pierre, spectacle sur Notre-Dame de Paris promu par Pierre-édouard Stérin. « Des membres de l’Action française étaient là, cela pose aussi des problèmes sur le droit du travail qui n’est pas respecté avec des bénévoles qui agissent à la place d’intermittents du spectacle, on a saisi l’inspection du travail », rappelle Marc Pietrosino, secrétaire de l’UD des Bouches-du-Rhône. La mobilisation devrait reprendre car le spectacle est programmé au Dôme de Marseille le 22 septembre.

    « Partout où l’extrême droite veut réécrire l’histoire, la CGT sera là pour construire un contre récit avec des villages de la paix, des pièces de théâtres, de la musique, des bibliothèques… », prévient Richard Roméo-Giberti, secrétaire de l’UD CGT du Var. À Avignon, « depuis 18 ans au Festival, la CGT ouvre son théâtre de la Bourse du travail comme lieu de contre-pouvoir à l’extrême droite dans l’esprit de Jean Vilar », appuie Laurence de Villèle, secrétaire de l’UD CGT de Vaucluse. Maxime Séchaud, secrétaire adjoint de la CGT spectacle, assure que « face aux coupes budgétaires du gouvernement, on se serre les coudes en construisant un mouvement commun ». « Il faut sortir de la logique mortifère du tableau Excel, la culture ne peut se concevoir comme une matrice mathématique », exhorte Richard Roméo-Giberti.

  • Au Off, Jean-Luc Mélenchon fait salle pleine en terrain conquis

    Au Off, Jean-Luc Mélenchon fait salle pleine en terrain conquis

    Après Xavier Bertrand samedi dernier et avant Marine Tondelier (samedi 20h) ou Dominique de Villepin (23 juillet, 17h30), Jean-Luc Mélenchon était l’invité du Festival off jeudi soir. Un format commun d’une heure pour tous les prétendants déclarés ou putatifs à l’Élysée en mai prochain. Sans faire injure à Xavier Bertrand, l’engouement était tout autre pour le leader insoumis devant un public « un peu de gauche quand même », sourit l’intéressé, très applaudi par environ 300 personnes.

    Après avoir quelques minutes plus tôt assisté à la manifestation en défense du spectacle vivant, Jean-Luc Mélenchon devait décliner son programme culturel. Du moins sur le papier. Car celui qui candidate pour la 4e fois à la présidentielle a davantage livré sa conception philosophique de la culture plutôt qu’un catalogue de mesures. « Pour être honnête, je n’y peux rien », lâche-t-il d’emblée à Marie Sorbier, journaliste à France culture chargée d’animer l’entretien, lui demandant quelle place concrète aurait la culture dans son programme. Jean-Luc Mélenchon sait très bien que ce ne sera pas le thème de prédilection de la campagne. Préférant ne pas le nommer, l’ex-député raille Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, qui a diminué les subventions aux associations et a évoqué un devoir de neutralité des structures. « Un tartuffe, cet homme n’est pas au courant que la culture est une interpellation de l’ordre établi », estime-t-il.

    Jean-Luc Mélenchon remet en avant le concept de « créolisation » qu’il emploie depuis plusieurs années. « On m’accuse de vouloir faire disparaître le français, mais cette langue est une invention politique de François Ier », théorise-t-il. « Oui, mais quelle mesure concrète ? », s’escrime Marie Sorbier. « Je liquide l’empire Bolloré », clame Jean-Luc Mélenchon sous les vivats. Pas tant les activités industrielles mais bien médiatiques et d’éditions. Le fondateur de la France insoumise prévoit même une première loi dès l’été prochain pour « démanteler cet empire » qu’il englobe dans un combat plus large contre « le suprémacisme ».

    Là où les acteurs culturels réclament que 1 % du budget de l’État soit consacré à la culture, Jean-Luc Mélenchon préfère ne pas parler de chiffres ni de coût, car « la culture fait surgir des choses extrêmement rentables ». Parfois évasif, comme au sujet de l’abolition des avantages fiscaux sur le mécénat culturel, le candidat est un plus disert sur l’intelligence artificielle : « Ne vous laissez pas submerger par la peur, qui est le seul lien social que le capitalisme développe, l’IA est un outil cela dépendra de votre usage ». Et de conclure en filant sur-le-champ : « Le feu sacré de la culture, c’est l’insoumission ».

  • Finances municipales : Avignon bientôt inscrite dans un réseau d’alerte ?

    Finances municipales : Avignon bientôt inscrite dans un réseau d’alerte ?

    La Ville d’Avignon parle déjà d’une « décision particulièrement inquiétante car très rare ». Elle concerne les finances locales, qu’Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) qualifie de « champ de ruines », laissé par l’ancienne majorité de Cécile Helle, qui s’en défend vertement. La décision en question serait le possible placement de la commune au sein d’un réseau d’alerte de collectivités en difficulté. Un dispositif pourtant assez courant, où chaque année des Villes, agglo ou départements y entrent et sortent.

    Reposant sur 4 critères (autofinancement, endettement ou potentiel fiscal), ce réseau, créé en 1993, est « un instrument interne à l’administration, destiné à améliorer la prévention des difficultés de certaines collectivités ». Le sujet a été évoqué ce mardi et ce mercredi à l’occasion de réunions entre le préfet, le maire d’Avignon, le directeur des services ou aussi le directeur départemental des finances publiques (DDFIP).

    « Les représentants de la préfecture ont exprimé leurs vives inquiétudes avec notamment un constat de dégradation très rapide de tous les indicateurs financiers concernant 2025 », souligne la Ville, qui en conseil municipal le 30 juin, n’a pas adopté le compte administratif. Ceci entraînant de fait une prise en main du dossier par la préfecture sans aller jusqu’à la tutelle. Sollicitée, la préfecture « indique laisser la main à la mairie de décider si elle souhaite rendre public ou non ce qu’il ressort de sa situation financière ». Quant à la DDFIP, elle « confirme des échanges » mais ne souhaite pas davantage « communiquer ».