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  • Lauréate d’un concours, une relique du XVIe va être restaurée

    Lauréate d’un concours, une relique du XVIe va être restaurée

    L’objet de toutes les attentions est à peine visible, ce mardi dans une salle de l’archevêché d’Avignon. « Il est fragile, on ne peut pas le relever et le mettre debout », expose François Fonlupt l’archevêque. Tout le monde est pourtant là pour voir le coffret reliquaire de Melchior Fallot. Un saint vestige de 1597, habituellement conservé à l’abri des regards dans la cathédrale Notre-Dame des Doms, et qui devrait prochainement retrouver de sa splendeur afin d’être rendu visible.

    Car ce coffret, inscrit aux Monuments historiques il y a un an et demi, a été lauréat du concours « Le plus grand musée de France ». Une initiative, portée par la fondation de La sauvegarde l’art français, qui a permis de décrocher une dotation de 8 000 euros, financée par l’assureur Allianz. « Accompagner, protéger, transmettre : c’est notre raison d’être d’assureur, qui s’applique ici au patrimoine culturel », fait valoir, Astrid de Latour, responsable du pôle projets 360 chez Allianz. Même le préfet est de la partie. Thierry Suquet confie avoir participé au vote, aiguillé par le service départemental qui traite des Monuments historiques.

    Financer un protocole

    de restauration

    Cette somme de 8 000 euros « va permettre d’entamer des études pour un protocole de restauration qui doit ensuite être validé par les Monuments historiques », détaille Blandine Silvestre, déléguée épiscopale à la conservation des trésors du diocèse d’Avignon. Le coffret est d’ailleurs actuellement entre les mains d’un artisan d’art spécialisé, Philippe Hazaël-Massieux. « Il a reçu un traitement préventif car il était infesté d’insectes xylophages », précise Blandine Silvestre qui s’est engagée « dans un marathon » sur cette restauration dont elle ne se hasarde pas à fixer un calendrier final.

    « On ne peut pas dire que ce coffret soit un chef-d’œuvre de l’histoire de l’art, mais c’est un rare témoignage d’un pèlerinage en terre sainte d’un apothicaire avignonnais au XVIe siècle, une richesse patrimoniale religieuse qu’il est de notre responsabilité de restaurer et présenter », développe François Fonlupt. Le coffret est, semble-t-il, toujours resté à Avignon, conservé pendant plusieurs siècles au Carmel jusqu’à sa fermeture en 2023, avant que l’archevêché ne le récupère. Le coffret contient des pierres disposées dans un coffret en noyer compartimenté. Le reliquaire s’ouvre en deux volets décorés d’estampes religieuses, tandis que le centre abrite une croix en bois d’olivier posée sur une cupule d’albâtre et protégée par une vitre teintée.

  • La SNCF veut rendre sa police ferroviaire plus efficace

    La SNCF veut rendre sa police ferroviaire plus efficace

    Tout sourire, Jean Castex déboule en gare centre d’Avignon, ce jeudi, ravi d’avoir emprunté la Virgule qui assure la liaison avec la gare TGV. Le PDG de la SNCF se remémore l’histoire de ces gares, à l’époque où il était secrétaire général de la préfecture de Vaucluse, au début des années 2000. Mais l’ancien Premier ministre époque Covid est surtout là pour signer une convention de partenariat avec le parquet d’Avignon et la police nationale pour le compte de sa police ferroviaire [Suge, pour service de surveillance générale de la SNCF].

    Un dispositif déjà à l’œuvre dans une dizaine de territoires. Le principe doit à la fois rendre plus confortable le parcours des victimes, tout en simplifiant les procédures pour les agents de la police ferroviaire. « L’enjeu, derrière cette simplification, est de permettre à nos agents d’être plus sur le terrain et moins dans la paperasse », expose Jean Castex. Sur 3 200 agents en poste sur le réseau national, une brigade de 35 est affectée à Avignon. Il est important de souligner que la convention porte sur des interpellations en flagrant délit lors d’incidents à bord de trains, que ce soit agressions, violences sexistes ou vol de valises.

    Là où, jusque-là, la police ferroviaire devait enclencher une procédure assez lourde, devant être entendue par l’officier de police judiciaire par exemple, désormais, un protocole a été établi, qui reste évidemment dans le cadre légal juridique. « C’est très pratico-pratique avec un rapport d’observations type car parfois, il pouvait manquer des informations dans le passage de relais entre la Suge et la police, ce qui ne permettait pas au parquet de pouvoir caractériser l’infraction », détaille la procureure d’Avignon, Stéphanie Aouine.

    Le passager devra toujours déposer une plainte, mais pourra, par exemple, récupérer sa valise plus rapidement là où la rétrocession pouvait être longue. « On essaye d’immobiliser les gens le moins possible alors qu’ils sont déjà contrariés comme victimes et perturbés dans leur voyage », souligne Stéphanie Aouine.

    Canicule : comment la SNCF s’adapte

    Ce week-end marque le premier grand départ des vacances estivales avec 15 000 trains en circulation, ce vendredi. Le tout dans un contexte météo caniculaire. « Lors du précédent épisode, on a maintenu 9 trains sur 10 avec un taux de régularité de 80% », souligne Jean Castex. Pour viser le 10/10, le PDG de la SNCF annonce « qu’en 2028, on va augmenter de 30% le remplacement des caténaires ». « Il faut rendre nos voies plus solides, les caténaires, c’est ma hantise car certaines ont 40 ans d’âge et sont sensibles à la chaleur, pouvant entraîner l’arrêt du train faute de jus ». Des épisodes de train longtemps à l’arrêt avec des passager suffoquant ont marqué les esprits. Autre avancée, l’arrivée de TGV nouvelle génération [TGV-M en circulation à partir de septembre], équipés de batteries capable de prendre le relais en cas de panne de courant « et maintenir le chauffage, la clim voire amener le TGV en gare suivante à allure réduite », promet Jean Castex.

  • [Entretien] Cécile Helle : « Je suis surprise, l’attaque du maire est extrêmement violente »

    [Entretien] Cécile Helle : « Je suis surprise, l’attaque du maire est extrêmement violente »

    Sollicitée par La Marseillaise, l’ancienne première magistrate a accepté de sortir de la « réserve » qu’elle s’impose depuis qu’elle n’est plus en responsabilité. Et ce, afin de rétablir sa vérité financière après les lourdes accusations sur sa gestion portées par son successeur Olivier Galzi (DVD).

    La Marseillaise : Quelle a été votre réaction quand vous avez entendu Olivier Galzi dire que « la Ville est un champ de ruines » ?

    Cécile Helle : J’ai mûrement réfléchi avant de sortir de mon silence. Je comprends qu’il y ait une théâtralisation dans la mise en scène, mais outrancière. Il faut savoir raison garder et ramener sur la réalité des chiffres. En 2014, on avait fait un audit, mais on n’avait pas cherché à l’exploiter politiquement. La différence aussi par rapport à nous quand on est arrivé, c’est que là, il y a un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) qui est tombé quasiment au même moment que l’audit. C’est cela qui prévaut, avec des magistrats indépendants qui ont analysé la situation financière de la ville de 2019 à 2024. On peut leur faire confiance. Ils ont aussi posé un certain nombre de questions sur le budget de 2025, même s’ils n’en ont pas formellement rendu compte dans leur analyse.

    Vous vous inscrivez en faux avec les données avancées par Olivier Galzi ?

    C.H. : Je suis surprise de cette analyse. Les villes ont l’habitude d’être accompagnées par des cabinets qui font régulièrement des prospectifs financiers avec des scénarios alarmistes. Chacun des budgets qu’on a eu à construire, ça a été des combats. Quand on a des convictions, comme nous, pour porter un haut niveau de service public, pour être sur des politiques de solidarité et de soutien au pouvoir d’achat des familles, tout en préparant la ville aussi à la transition climatique, à travers un haut niveau d’investissement, il faut y aller, ne pas avoir peur de l’adversité et surtout ne pas refuser l’obstacle. Quand j’ai rencontré Olivier Galzi lors de la passation de pouvoir, c’est un point sur lequel je l’avais alerté en le prévenant qu’il fallait vraiment être en première ligne pour piloter et suivre le budget. Quant aux chiffres avancés, il y a non seulement le rapport de la CRC, mais aussi le compte administratif 2025. On sort avec une épargne brute qui est à 21,5 millions d’euros et un excédent de 18 millions d’euros. En 2025, on a réussi notre plus haut niveau de désendettement à 2,4 millions d’euros, ce qui était une des exigences de la CRC. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de points d’alerte, mais est-ce ça la faillite ?

    Le maire dit qu’il y a eu 5 millions d’euros de glissement du budget 2025 non payées vers 2026.

    C.H. : Je n’ai pas les éléments. Je n’ai eu aucune alerte de ce point de vue là, y compris lorsque j’ai refait une réunion sur le budget en mars, où j’avais demandé des documents pour qu’il y ait un dossier transmis au futur maire. Je n’ai eu aucune alerte des services, ni du comptable public, ni du préfet [Olivier Galzi met en avant un courrier signé par le préfet et le directeur des finances publiques qui fait état de mauvais indicateurs], avec qui j’ai déjeuné en tête à tête à la mi-février. Chaque année, il y a des reports. C’est de la gestion des comptabilités, mais au début de chaque mois de décembre, on arrête ce qu’on appelle les mandatements, donc de payer les factures. Et ce, à la demande du comptable public. Et donc nécessairement, tout ça glisse sur l’année suivante.

    Quid aussi, par exemple, de l’absence de fond pour faire fonctionner la piscine Pierre-Reyne, qui doit rouvrir cette année après travaux ?

    C.H. : On avait bien précisé que le budget primitif qui était présenté en décembre offrait un cadre global avec les grandes orientations. J’assume le budget sur le premier trimestre, mais pas la suite. Vu que la piscine allait rouvrir au plus tard en septembre, c’est au nouveau maire de calibrer la dépense de fonctionnement qui est liée à la réouverture de cet équipement. Je l’ai fait quand on a rouvert les piscines Jean-Clément et Chevalier de Folard. Quand pendant l’été, on décide de ne pas ouvrir toutes les piscines, c’est dans un souci d’une gestion financière soutenable du budget annexe des activités aquatiques. Il faut trouver ensuite un juste équilibre. J’avais fait travailler les services sur différents scénarios et ce que ça représente en dépenses de fluides, de ressources humaines. C’est bien le rôle d’un maire que de piloter au plus près les budgets.

    Cette description apocalyptique sert-elle à préparer les esprits à des renoncements ou privatisations ?

    C.H. : Je pense que c’est un habillage pour sûrement ensuite instaurer une politique d’austérité et vraisemblablement de privatisations. Si on prend la cantine [service remunicipalisé par Cécile Helle en 2015], la Ville ne dépense pas plus aujourd’hui que ce qu’elle dépensait quand elle versait une contribution à Scolarest [délégataire privé]. Et entre-temps, on a assuré une meilleure qualité alimentaire aux enfants, en baissant les tarifs en trois temps. Plus généralement, pendant 12 ans, on a réussi à construire des budgets, y compris dans des contextes où l’adversité était encore plus forte qu’à l’heure actuelle, comme en début de second mandat avec les crises sanitaires et énergétiques. On a assumé un haut niveau de subventions aux associations [diminuées de 10% au conseil municipal de mardi] et d’investissement sans jamais augmenter les impôts.

    Plus globalement, quel bilan tirez-vous des 100 premiers jours de votre successeur ?

    C.H. : Je ne cherche pas à commenter. Je pense avoir renvoyé l’image d’une maire soucieuse du devenir de sa commune, de l’accompagnement de ses concitoyens et qui a essayé de faire au mieux dans le contexte qui est celui de la ville d’Avignon : à savoir une ville pauvre où il y a 30% de ménages qui vivent sous le seuil de pauvreté, où il y a 36% de logements sociaux, où on a un revenu moyen par habitant qui est de 13 000 euros, quand dans les villes de la même strate c’est 17 000 euros. Croire que la gestion d’une ville comme Avignon est facile, c’est se fourvoyer. En 2022, on a eu une année budgétaire extrêmement compliquée : je suis allée chercher, avec les dents, un total de 4 millions d’euros dont 1 en toute fin d’année, après un déjeuner avec la Première ministre. Alors c’est sûr, moi, je n’en ai pas fait un selfie sur le perron de Matignon.

    On ne vous a pas entendu sur le résultat des municipales. Y voyez-vous un rejet de votre bilan ?

    C.H. : Je ne l’ai pas analysé comme ça. Parce que la liste conduite par David Fournier n’a pas été battue par un grand nombre de voix [40,62 % contre 38,01%]. Bien sûr qu’il y a un regret qu’il n’y ait pas eu une continuité politique. Et quand je vois la manifestation mardi [devant le conseil municipal contre le démantèlement du plan Faubourgs], je me dis qu’il y a quand même des gens qui se sont reconnus dans ce qu’il s’est fait pendant 12 ans, et qu’il ne faut pas simplement aller voir sur les réseaux sociaux ou écouter les gens qui habitent dans l’agglomération, mais pas dans la ville-centre.

    Quelle est désormais votre journée type ?

    C.H. : Je suis redevenue une citoyenne d’Avignon. Je n’ai pas vocation à revenir sur le devant de la scène. Je l’avais bien précisé et je n’ai pas changé d’avis. En voyant l’attaque extrêmement violente de la part du maire actuel, il fallait rappeler certaines choses. Il y a toute une temporalité de la part de M. Galzi où il tape sur les prédécesseurs, mais là, maintenant, on va voir ce qu’il est capable de faire sur le budget 2027. Y compris sur le plan pluriannuel d’investissement [PPI] qu’il va devoir construire sur tout son mandat. Je serais intéressée de voir ce qu’il va proposer, là où il va mettre les priorités et qu’il nous apporte la démonstration qu’il a un vrai projet, une vraie sensibilité aux enjeux environnementaux et aussi voir ses choix en termes d’accompagnement des Avignonnais dans leur vie quotidienne et leurs difficultés.

  • David Fournier dénonce « l’esbroufe et l’outrance » du maire d’Avignon sur les finances

    David Fournier dénonce « l’esbroufe et l’outrance » du maire d’Avignon sur les finances

    Le groupe de gauche Ensemble et solidaires au conseil municipal, issu de la liste de David Fournier (PS), est revenu, ce mercredi en fin de journée, sur la brûlante question des finances d’Avignon. Et ce au lendemain d’un conseil municipal jugé « fantasque » par David Fournier alors que la Chambre régionale des comptes (CRC) a rendu officiellement son rapport sur la gestion de la Ville (2019-2024). « La situation s’est stabilisée entre 2023 et 2024 mais demeure fragile en raison de la dynamique des charges et du poids de la dette », synthétise la CRC.

    Depuis vendredi dernier, la nouvelle majorité conduite par Olivier Galzi s’attelle à décrire un état des finances apocalyptique sur la foi d’un audit. « Dans des termes outranciers, le maire dévoile des choses dérangeantes en se fondant sur une entreprise privée qui n’a aucune compétence officielle pour vérifier des comptes et établit des vérités qui sont contredites par le trésorier public », assène David Fournier, qui, comme en séance mardi soir, réaffirme que la « situation est saine ».

    Là où Olivier Galzi insiste sur le fait que le rapport de la CRC s’arrête en 2024 alors que les dérapages auraient eu lieu en 2025, David Fournier soutient que la CRC a mis le nez dans les comptes 2025 « sans rien trouver à redire car le compte administratif n’était pas voté ». Un compte rejeté mardi qui va entraîner une période de latence, où la CRC va prendre la main pour vérifier la conformité des dépenses et recettes sans aller forcément à la tutelle. « Ce qui sera intéressant, c’est si, la CRC nous demande d’intégrer au budget supplémentaire les dépenses qui auraient dû être intégrées en 2025, analyse Olivier Galzi, questionné à l’issue de la séance. À ce moment-là, la question sera de savoir si on met des recettes en face… »

    David Fournier renvoie, lui, au 1,4 million d’euros de dépenses nouvelles engagées par la majorité et redoute que l’audit serve d’alibi permanent à opérer des restrictions. « Il prépare des décisions impopulaires avec une externalisation et privatisation des services », prédit Samir Allel, conseiller départemental écologiste.

  • Une expérimentation pour retraiter le protoxyde d’azote

    Une expérimentation pour retraiter le protoxyde d’azote

    Ces derniers mois, des accidents de la route meurtriers ont montré que le conducteur avait consommé du gaz encore dit hilarant, contenu dans des bonbonnes de protoxyde d’azote. Une substance largement détournée et ultra consommée que le législateur s’attelle à punir en créant un délit d’inhalation de protoxyde d’azote et d’un délit de transport. En attendant, le fléau reste entier avec un impact sur la santé et l’environnement.

    « Chaque bouteille mal gérée a un impact écologique, industriel et sanitaire », brosse William Bouquet. Le maire (DVG) d’Entraigues-sur-la-Sorgue était l’hôte, ce mercredi, d’une grande opération de présentation d’un dispositif global de lutte contre ce fléau au sein de l’écopôle, un centre de tri des déchets économiques et industriels géré par Suez.

    La multinationale a initié, il y a un peu plus d’un an, une expérimentation qui serait unique en France, reposant sur trois volets : d’abord détecter, via l’intelligence artificielle, la présence de ses bonbonnes au sein des ordures ménagères. Puis, une étude sociologique pour avoir une cartographie des points chauds où l’on retrouve le plus de bouteilles afin de mener des opérations de sensibilisation (sécurité routière, services de l’État, syndicats de déchets, associations, festivals…). Enfin, une solution industrielle qui permet d’extraire le gaz résiduel contenu dans les bouteilles pour le décomposer en dioxygène et diazote, deux gaz naturellement présents dans l’air, et ensuite relâchés dans l’atmosphère. Car le protoxyde a un pouvoir 300 fois plus réchauffant que le Co2. « Ce gaz hilarant porte mal son nom, 2/3 de nos sites de traitement des déchets en France ont connu des incidents à cause des bonbonnes, engendrant entre 35 et 40 millions d’euros de surcoût », fait valoir Xavier Girre, directeur général de Suez, qui a investi 300 000 euros sur cette expérimentation.

    50 euros pour retraiter une bouteille

    En Vaucluse, quelque 30 000 bouteilles sont arrivées en 2025 à l’unité de valorisation Novalie de Vedène. Et cette année, il y a déjà eu autant d’incidents que sur tout 2025. « Les bouteilles explosent dans les fours, cela a entraîné 400 heures d’arrêt à Vedène, il y a donc une problématique sur la filière de tri, sans parler du risque pour la santé des opérateurs sur site », alerte Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon. Car la préfecture est aussi mobilisée sur le sujet, ayant pris, fin avril, un arrêté de consommation de protoxyde sur toute la journée et tout le département. « Ce sujet est un poison », rappelle Thierry Suquet, dont les services mènent des contrôles visant notamment les épiceries de nuit, lieu de vente très prisé [environ 70 euros la bonbonne classique]. Résultat, police et gendarmerie se retrouvent avec plus de 5 500 bouteilles sur les bras, à ne pas savoir qu’en faire. Quelque 200 ont d’ailleurs été amenées au centre d’Entraigues. Actuellement, il faut compter 50 euros pour
    retraiter une bonbonne… Définitivement pas hilarant.

  • À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    « Avignon possède une densité d’acteurs associatifs avec 2 000 structures, un pilier essentiel de la vie de la cité auquel nous réaffirmons avec force notre attachement. » En conseil municipal ce mardi soir, Vincent Fuchs, nouvel élu délégué à la vie associative, cajole les acteurs dont il a la charge. Ce qui ne l’empêche pas de leur réduire la voilure financière. Là où la Ville consacrait 10 millions d’euros par an, la majorité a sabré de 10% en moyenne les subventions pour le reste de l’année.

    « On revient à la normale d’il y a deux ans », justifie Vincent Fuchs, relevant « qu’avant les élections municipales les subventions avaient augmenté de 11%. » « À la veille d’une année électorale, c’est vrai que ce n’est pas du clientélisme », ironise le maire Olivier Galzi (DVD). Car l’octroi de subventions revêt souvent un caractère politique. Le planning familial, qui a vu le RN lui couper son soutien à Carpentras, ne dira pas le contraire. À Avignon, c’est « le budget contraint », selon Laurent Rochut adjoint au spectacle vivant, qui justifie cette baisse. Un mantra brandi tout au long des interventions des élus de gauche.

    Le club de volley

    en liquidation

    « Quels ont été les critères pour les associations qui ont été écartées ou ont connu une baisse plus drastique », demande Anne Gagniard (PS). Laurent Rochut assure qu’il s’est fondé sur les « suggestions du service culture » n’ayant pas encore eu le temps « de construire des indicateurs de critérisations ». « On ne peut pas sabrer comme ça et se défausser sur les services sans explication », se désole Anne Gagniard, ce mercredi lors d’un point presse. Certaines structures comme le Parcours de l’art ou l’Institut supérieur des techniques du spectacle sont impactées de plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Les indicateurs ne sont pas clairs, vous coupez les pattes en pleine année sans livrer d’explication, il aurait fallu attendre l’année prochaine et prendre le temps de les rencontrer », déplore Rémy Blanc (PCF).

    Pour l’Avignon volley-ball, l’an prochain sera trop tard. Le club se voit amputer de 115 000 euros et devrait mettre la clé sous la porte. « La jurisprudence interdit toute collectivité locale à soutenir une association qui a des difficultés financières », se retranche Xavier Bourgue, adjoint aux sports, quand l’AVB avait mis en place un plan de redressement. Mais sans subvention, il n’est plus viable. « On aime les associations mais on ne peut pas donner de l’argent qu’on n’a pas, si ce n’est pas -10% aujourd’hui, dans deux ans ce sera -100% pour tout le monde », menace Olivier Galzi.

    Le maire s’agacera aussi de l’intervention de Khalid El Yousoufi (LFI), qui s’interroge sur le fait que les petites associations soient soumises « à un critère de laïcité et de neutralité » qui instaure, selon lui, « un pouvoir discrétionnaire et le retour du fait du prince ». « Balivernes », réplique le maire qui érige « en vertu cardinale » la laïcité mais ne répondra pas sur la neutralité.

  • Grand Avignon : un énarque nommé directeur de cabinet d’Olivier Galzi

    Grand Avignon : un énarque nommé directeur de cabinet d’Olivier Galzi

    Il y a deux mois, Olivier Galzi indiquait avoir confié le recrutement de son directeur de cabinet au Grand Avignon à un cabinet extérieur, ouvrant la voie à un profil technique pas forcément issu du sérail local.

    C’est chose faite depuis ce mercredi 1er juillet : Alexandre Planquette a pris ses fonctions. Agé de 40 ans, il arrive des Vosges, où il exerçait le poste de sous-préfet de Saint-Dié. Il avait été mis fin à ses fonctions, « à sa demande », par un décret du 10 juin. Cet énarque, passé par les préfectures de la Somme ou de la Haute-Loire, a déjà une expérience en cabinet politique : il a été conseiller en affaires régaliennes auprès de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

    Par ailleurs, un jeu de chaises musicales s’est opéré dans les cabinets d’Olivier Galzi. Comme nous le révélions (notre édition du 10 juin), la Ville d’Avignon a confirmé, ce mercredi, la nomination de Romain Lautier comme directeur de cabinet en mairie. Directeur de campagne lors des municipales, il était ensuite devenu chef de cabinet au Grand Avignon. Proche de l’ex-maire (UMP) Marie-Josée Roig, dont il fut chef de cabinet lors de son dernier mandat (2008-2014), il a aussi occupé ce poste auprès du président du conseil départemental Maurice Chabertc puis a pris la direction de Bollène comme dir’ cab’ d’Anthony Zilio de 2020 à 2025.

  • La situation chaotique des finances met presque KO la Ville d’Avignon

    La situation chaotique des finances met presque KO la Ville d’Avignon

    Le Festival d’Avignon ne commence que dans trois jours, mais une sacrée pièce théâtrale s’est jouée, ce mardi soir, au cours d’un conseil municipal fleuve. S’il y a eu plusieurs actes (administratifs), le point culminant a été atteint d’entrée sur la partie financière. « Vous êtes habitués du théâtre politique, moi non », lance, goguenard, Olivier Galzi à son opposition, alors que sous les fenêtres de l’hôtel de Ville, la colère gronde. Mais le maire (DVD) n’avait pas vraiment le sourire en évoquant, en préambule, le contenu de l’audit financier, commandé par ses soins et présenté vendredi à la presse.

    « Il y a 20 millions d’euros à trouver, chaque année, pour éviter le mur budgétaire en 2028 ou bien on éteint la lumière », martèle-t-il en redisant vouloir éviter « le levier fiscal » ou « les coupes dans les services publics ». Et alors qu’Anne-Sophie Rigault (RN) se délecte de la situation, rappelant que « depuis des années, je disais que les caisses étaient vides », elle redemande la mise sous tutelle, comme l’avait fait Marie-Josée Roig il y a 30 ans [ex-maire 95-2014]. « La tutelle n’est pas une fatalité, mais une possibilité qu’on essaye d’éviter », assure Olivier Galzi. Le couperet n’est pourtant pas passé loin, ce mardi soir, à l’issue des votes des comptes de gestion et administratifs 2025.

    Le sujet est très technique : le compte de gestion est rédigé par le comptable public, quand le compte administratif (CA) est lui établi par l’ordonnateur public, en l’occurrence le maire. N’acceptant pas « l’héritage », Olivier Galzi a annoncé s’abstenir sur le CA, laissant « libre choix » de vote à sa majorité. Le CA a été rejeté par 22 voix, et seulement 7 pour et 22 abstentions. Ce vote négatif entraîne de fait une saisie de la Chambre régionale des comptes par le préfet. Ce qui, bien souvent, entraîne la mise sous tutelle. Or, le compte de gestion ayant été approuvé et faisant foi, la Ville reste donc maîtresse de ses finances. Un point ayant tout de même entraîné un certain flottement dans l’assistance, Olivier Galzi retirant les délibérations suivantes ayant trait au budget 2026.

    « Il n’y a ni mensonge,

    ni maquillage »

    Avant ce vote, l’ex-majorité de gauche, sous la férule de David Fournier (PS), s’est escrimée à décrédibiliser les conclusions de l’audit. « Le trésorier public, qui a la compétence de l’État pour validation des finances d’une collectivité, a repris et validé toutes les opérations constatées au cours de l’exercice clos, il n’y a donc aucun mensonge, ni maquillage », affirme l’ex-adjoint à l’administration municipale, assurant qu’« en 2014, lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités, nous avons trouvé une situation très complexe alors qu’aujourd’hui, elle est saine ». Olivier Galzi ne peut retenir un ricanement, le rebaptisant « David Copperfield », avant de s’agacer et citant plusieurs contre-exemples, sur le montant des dettes cumulées notamment. « Vous êtes absolument nul en gestion ! », accuse le maire.

    Le ton monte aussi avec un autre ex-adjoint (PS), Fabrice Tocabens, sans cesse interrompu dans son intervention. « Vous construisez votre discours dans une logique du chaos, alors que les services de l’État et la Chambre régionale des comptes disent des choses pas trop mal qui ne vous conviennent pas », relève-t-il. « Vous allumez un contre-feu de dramaturgie au lieu d’assumer vos choix politiques avec des postes sur la communication ou la police municipale », embraye Rémy Blanc (PCF), seul du groupe de Mathilde Louvain à avoir voté le compte administratif.

    Le vote du budget supplémentaire, retiré, et qui pourrait revenir au prochain conseil municipal, devrait en dire davantage sur les marges de manœuvre et orientations politiques.

  • Conseil muncipal d’Avignon : pour LFI, « la vraie ruine est sociale »

    Conseil muncipal d’Avignon : pour LFI, « la vraie ruine est sociale »

    « Nous refusons que les arguments financiers servent à légitimer des coupes dans les services publics, il faut politiser les chiffres et les choix de la majorité ne vont pas vers les besoins sociaux », estime Mathilde Louvain au sujet de la « synthèse financière » présentée vendredi par Olivier Galzi (DVD). « Dans une mise en scène ridicule destinée à faire peur et justifier l’austérité, le maire découvre qu’Avignon est une ville pauvre », ironise Khalid El Yousoufi. Quand Olivier Galzi parle de « champ de ruines », l’élu LFI réplique que « la vraie ruine est sociale et écologique ». Le groupe reproche au maire d’être en partie responsable de la situation, sur la foi du rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC). « M. Galzi a fait le contraire des préconisations en embauchant des cadres, en gonflant la masse salariale avec des policiers municipaux, alors que la CRC dit que ce n’est pas un problème d’effectifs, mais de gestion interne », tance Oukacha Rtili.

  • Vaucluse : un parcours de 62 kilomètres à vélo inauguré

    Vaucluse : un parcours de 62 kilomètres à vélo inauguré

    Sur la route, les cyclistes amateurs pourront découvrir les 40 bornes blanches et jaunes qui jalonnent ce parcours dont le dénivelé positif s’élève à 1 495 m.