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  • Un hangar à hélicoptères contesté devant la justice

    Un hangar à hélicoptères contesté devant la justice

    Cette fois, ce n’est pas un projet émanant directement de la direction de l’aéroport que l’Un-Adrac conteste. Mais cela reste en lien avec l’aérien. Ce mardi, l’association de défense des riverains de l’aéroport d’Avignon a convié la presse devant l’entrée du technopôle Pégase. Sur l’emprise de l’aéroport, le site accueille des entreprises du secteur aéronautique. Depuis 8 ans, RTE [réseau de transport électricité] a implanté une filiale, Airtelis, servant de base pour ses activités héliportées.

    Airtelis souhaite visiblement encore se développer. Elle a reçu l’aval, fin juillet, pour un permis de construire. Sur 15 000 m2 de terrain, un hangar de maintenance et de stationnement d’aéronefs doit être bâti. En théorie du moins. Car, saisi par l’Un-Adrac, le tribunal administratif de Nîmes doit étudier ce vendredi matin le recours en référé suspension du permis. « Pégase avait été présenté comme un technopôle de projets innovants avec une augmentation du trafic aérien de 3 000 mouvements par an, qualifiant de limitée l’augmentation des nuisances sonores », rappelle Yves Marie-Cardine, président de l’Un-Adrac. L’association estime aujourd’hui que ces hypothèses-là ne sont pas respectées et que Pégase a été dévoyé.

    L’impact du bruit

    mis en sourdine

    Sollicité, Racid Bouruiss, directeur général d’Airtelis, préfère, pour l’heure, rester silencieux avant l’audience de vendredi, afin de « n’interférer d’aucune manière dans ce dossier en cours de traitement par les instances compétentes ».

    Mais l’attaque contre le permis de construire est seulement une des pièces du puzzle que reconstitue l’Un-Adrac face à un global « manque de transparence » sur Airtelis et, plus largement, l’impact de l’aéroport sur son environnement direct. À l’instar du plan d’exposition au bruit, « datant de 1982 et dont la révision n’est pas achevée », pointe Frédérique Boyer, secrétaire de l’Un-Adrac. De même, des mesures acoustiques ont été réalisées l’an dernier et n’ont jamais été communiquées. L’Un-Adrac rappelle aussi que l’aéroport est à proximité immédiate du champ captant de la Saignonne, qui alimente en eau Avignon. « Quelles garanties précises accompagnent l’activité de maintenance sur ses hydrocarbures, huiles et produits techniques ? », questionne la secrétaire. Sans réclamer la fermeture de l’aéroport ni contester « l’utilité de RTE », Yves Marie-Cardine conclut que « l’utilité d’une activité ne dispense pas des règles environnementales ni du respect des populations ».

  • [Université] À Avignon, une manifestation pour que l’université reste accessible

    [Université] À Avignon, une manifestation pour que l’université reste accessible

    À Avignon, alors que les étudiants doivent faire face à la fraîche fermeture de l’épicerie sociale [nous y reviendrons dans une prochaine édition], une autre possible décision pourrait leur porter un nouveau coup dur : la modification du mode de calcul des APL (aides personnalisées au logement), qui écarterait de très nombreux étudiants de cette allocation. « Même s’il s’agit d’un rapport de préconisation, cela toucherait 200 000 étudiants », relève Mathis pour l’Union étudiante d’Avignon.

    Le syndicat étudiant, qui se définit « anti raciste, inclusif et écolo », organisait, ce mardi après-midi, une manifestation pour s’opposer à ce projet de refonte des APL et, plus globalement, la politique du gouvernement. Au départ du campus universitaire Hannah-Arendt du centre-ville, plusieurs dizaines d’étudiants ont défilé jusqu’à la cité administrative, avec aussi le soutien du PCF et de LFI.

    « Cette mobilisation s’inscrit dans une longue lutte face aux différentes réformes mises en place pour revenir à une université excluante alors que l’on défend une université libre, gratuite, ouverte, émancipatrice », clame Louis, en master 2 de sciences politiques. Le syndicat souhaite aussi la mise en place d’un revenu d’autonomie pour les étudiants « qui ne devraient pas avoir le choix de survivre pour étudier, en travaillant et se privant de vacances, loisirs et soins médicaux », conclut Louis.

  • À Avignon, un premier bilan mobilités dépourvu de « bon sens »

    À Avignon, un premier bilan mobilités dépourvu de « bon sens »

    Presque six mois après l’accession d’Olivier Galzi (DVD) à l’hôtel de ville d’Avignon puis à la présidence du Grand Avignon, son opposition commence à dresser un premier bilan. Après le conseiller départemental écologiste Samir Allel il y a dix jours, ce mardi, un autre élu de gauche du Département, Fabrice Tocabens (PS), adresse « un zéro pointé » au nouveau maire. Celui qui est aussi conseiller municipal d’opposition reste surtout attentif aux mobilités, délégation qu’il exerçait lors du mandat précédent de Cécile Helle.

    Il s’inquiète d’abord de ne voir « aucune prise de parole ou discours de la nouvelle majorité sur l’environnement et le réchauffement climatique, dont on sent bien que ce n’est pas une priorité, par pur populisme, alors que l’on n’est pas tous égaux face à ce problème », expose Fabrice Tocabens, après un été caniculaire et un frein tiré par la Ville sur la végétalisation des cours d’écoles sur fond de disette financière. Mais l’ancien adjoint concentre son propos sur les mobilités, une des trois priorités d’Olivier Galzi.

    « La seule chose qu’il fait contre le réchauffement climatique, c’est de brasser beaucoup d’air », ironise Fabrice Tocabens. Là aussi, il regrette l’absence « d’une prise de parole pour donner une vision sur l’organisation des transports, on n’a rien entendu sur le prolongement du tramway, des chrono bus ou du Serm [RER métropolitain] ». Des solutions, face notamment à la hausse du carburant, montrant que « le bon sens est de notre côté », image l’élu avignonnais. Fabrice Tocabens, qui plaide pour prolonger le tram jusqu’aux allées de l’Oulle comme initialement prévu ou développer les chrono bus côté gardois, redoute une hausse des tarifs des transports baissés il y a 4 ans : « Ce serait une folie alors qu’il faut développer le réseau, surtout hors Avignon. »

    Réorienter les crédits de

    la LEO vers les pompiers

    La voiture renvoie aussi au plan Faubourgs, détricoté par Olivier Galzi depuis la fin mai. « Un grand pas en arrière gigantesque sans concertation », dénonce Fabrice Tocabens, un des artisans de cette refonte de la circulation entre centre-ville et la Rocade. « Aujourd’hui, on assiste au retour du transit de personnes seules au volant qui traversent des routes et quartiers qui ne sont pas faits pour accueillir tout ce trafic », constate-t-il, las de revoir enkystée à certaines heures l’avenue Monclar.

    Enfin, voiture toujours, Fabrice Tocabens reste vivement opposé à la LEO. Comme nous l’écrivions il y a une semaine, sa relance est au point mort « car il n’y a pas un rond ». « Elle ne se fera jamais car elle ne correspond plus aux attentes, il faut arrêter de faire miroiter aux Avignonnais des choses qui ne se feront pas », accuse-t-il. Avec sa casquette de conseiller départemental, il propose au CD 84, prêt à financer la LEO à hauteur de 20 millions d’euros, de flécher ces crédits ailleurs : « Une partie pour enfin réaliser le barreau de Rognonas, qui détournerait beaucoup de poids lourds. Et, surtout, qu’une grande majorité serve à investir au profit de nos pompiers. »

  • Tout juste livrée, la prison d’Entraigues-sur-la-Sorgue sera opérationnelle en mars

    Tout juste livrée, la prison d’Entraigues-sur-la-Sorgue sera opérationnelle en mars

    Le timing de la publication avait de quoi surprendre. « Excellente nouvelle, le centre de détention de Comtat Venaissin a été inauguré, ce matin. Cet établissement accueillera ses premiers détenus à partir du 1er décembre et permettra de lutter contre la surpopulation carcérale, particulièrement importante dans la région », se félicitait, jeudi, Gérald Darmanin sur ses réseaux sociaux. Le tout en postant une photo de l’extérieur de la prison, située dans la zone du Plan à Entraigues-sur-la-Sorgue.

    Si l’on savait les travaux en voie d’achèvement, aucune information liée à une inauguration n’était parvenue. Un moment solennel, souvent même organisé une fois la prison en service. Le garde des Sceaux aurait-il donc communiqué trop hâtivement ? Contacté, le ministère de la Justice le confirme implicitement : « La remise des clés a été officialisée ce jeudi 10 septembre par Gérald Darmanin. La mise en service de l’établissement est prévue en mars 2027. » En d’autres termes, le ministre a salué la fin des travaux, quant à la date du 1er décembre, là aussi, elle faisait écho à des prévisions initiales désormais caduques.

    Sollicité, William Bouquet, maire (DVG) d’Entraigues, penchait aussi pour « l’erreur de communication », n’ayant pas été avisé d’une inauguration. Idem de source syndicale, où aucun carton d’invitation n’avait circulé. Et, surtout, « la majorité des agents pénitentiaires doivent prendre leur poste en janvier, c’est impossible que les premiers détenus arrivent en décembre ». L’administration pénitentiaire a donc rectifié le tir auprès de La Marseillaise, mais la publication du ministre était toujours en ligne lundi, sans correctif.

    Désengorger la prison surchargée du Pontet

    Au-delà de l’erreur de timing, le centre de détention est donc presque opérationnel. Une fois livré, il y a donc plusieurs semaines indispensables pour tourner à vide, vérifier qu’aucun dysfonctionnement ne survienne, avant que le personnel – 250 agents au total – ne prenne ses marques et que les premiers détenus (re)passent sous les verrous. Car contrairement à sa voisine surchargée du Pontet (plus de 175% de taux de suroccupation contre 141% en moyenne nationale), la prison d’Entraigues « accueillera des personnes condamnées définitivement et actuellement en attente de transfert vers un établissement pour peine », précise le ministère de la Justice. 399 places ont été créées, qui pourront aussi être attribuées à des détenus relevant de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Marseille. D’un coût de 133 millions d’euros, le projet comporte 17 bâtiments répartis sur 15 hectares.

  • Macron va passer en revue ses futures jeunes troupes

    Macron va passer en revue ses futures jeunes troupes

    Il y a bientôt un an, Emmanuel Macron annonçait le retour d’un service militaire new look, baptisé service national sur la base du volontariat. Avec dans l’esprit présidentiel, dans un contexte international brûlant, de « renforcer notre capacité de résistance collective et consolider la formation de nos jeunes ». Objectif ? 3 000 jeunes de 18-25 ans à incorporer en 2026, puis 4 000 l’année suivante pour atteindre 10 000 en 2030. Rapidement, la base aérienne 115 d’Orange, bastion de l’armée de l’air et de l’espace, a été retenue pour former un premier régiment de 300 jeunes sur 10 mois.

    C’est cette vague de premiers appelés, qui a pris ses quartiers au début du mois, qu’Emmanuel Macron va rencontrer ce mardi matin à Orange à la caserne du Geille en centre-ville. Une visite de terrain où la seule annonce attendue concerne le nom du parrain de cette première promotion. Cérémonie militaire avec allocution présidentielle, passage en revue des troupes puis visite de trois ateliers (combat au corps à corps, tir au combat et marche au pas) avant un déjeuner au restaurant des armées sont prévus. Le président repartira en début d’après-midi.

    Côté Élysée, on se félicite que ce service national n’ait pas été déserté, avec plus de candidats que de places : « Les échos qui nous remontent du ministère des Armées concernant cette phase d’incorporation sont très bons. Le niveau de sélection est satisfaisant. Les appelés sont motivés [dont 30% de femmes], viennent d’horizons sociaux et d’âges assez différents ». Une deuxième et troisième vague de recrues suivront en octobre et novembre. Avec, à l’issue, la possibilité d’entrer dans l’armée active. F.C.

  • Avignon : Olivier Galzi en porte-voix des élus de la France d’en bas

    Avignon : Olivier Galzi en porte-voix des élus de la France d’en bas

    Des « Olivier, Olivier » qui fusent, quelques huées lorsque le nom du député (LFI) Raphaël Arnault est évoqué, même musique d’entrée que lors des municipales… Il soufflait comme un air de campagne, ce jeudi soir, à la Scala. Ce théâtre du centre-ville déjà investi par Olivier Galzi, fin janvier, pour présenter son programme. Élu maire (DVD) depuis, l’ex-journaliste officialise le lancement de son mouvement « Le bon sens des territoires », vendu comme un modèle duplicable de sa campagne avignonnaise.

    Avec déjà une échéance électorale imminente, les sénatoriales du 27 septembre, où Anaïs Hausmann, sa compagne et adjointe, portera la liste. Olivier Galzi, tenu par la règle des comptes de campagne, n’en dira que quelques mots. Mais lourds de sens. « Ses colistiers [ceux d’Anaïs Hausmann] ont eu le courage de braver les pressions et de ne pas céder aux menaces », souligne le maire, en déplorant « des chantages à la subvention ». Si, plus tard devant la presse, Olivier Galzi niera toute allusion à la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR) et de la présidente du Département Dominique Santoni, difficile de ne pas faire le lien. « Je ne suis pas là pour donner des leçons et ne suis en guerre avec personne », assure-t-il.

    Son propos serait donc bien plus large, visant « un système dont plus personne ne veut et qui a cessé depuis longtemps de servir l’intérêt général ». Il verse aussi dans l’anaphore « J’accuse » pour vitupérer contre la loi sur le non-cumul des mandats, « qui a participé au déclin de nos territoires ». Comme lors des municipales, son mouvement, « qui dérange un ordre bien établi », entend dépasser les clivages et étiquettes pour mettre au cœur du réacteur les maires et élus locaux.

    Un discours aux atours des débuts macronistes, où le président de la République entendait balayer « le vieux monde ». Mais en version inversée cette fois, où le salut viendrait du bas plutôt que de Jupiter. Olivier Galzi jure que « Le bon sens des territoires » s’investira partout aux législatives – il jure qu’il ne sera pas, lui, candidat -, départementales et régionales. Dans la salle, des élus d’une « quarantaine » de communes, huit départements et cinq régions, dont les maires des Angles, Pujaut, Vedène et Caumont. Mais aussi Danielle Milon, maire (DVD) de Cassis. « Je connais Olivier depuis 25 ans, je l’avais même marié », nous indique-t-elle. La vice-présidente du Département des Bouches-du-Rhône se retrouve pleinement « dans les valeurs, un homme de terrain, qui ne fait pas de politique politicarde et ne magouille pas pour écraser les autres ».

  • La présidente de la Libre pensée menacée de mort par courrier

    La présidente de la Libre pensée menacée de mort par courrier

    « VIEILLE SALOPE ON VA TE CREVER ». Voici le message, accompagné de multiples croix, reçu par courrier fin août par la présidente de la fédération vauclusienne de la Libre pensée. Une menace de mort qui a aussitôt fait l’objet d’un dépôt de plainte annonce, dans un communiqué ce jeudi, l’association.

    Un courrier qui ne tombe pas du ciel et fait suite à la polémique née lors du 15 août. La Libre pensée, mais aussi la Ligue des droits de l’homme, avaient saisi le préfet pour atteinte à la laïcité suite à la publication sur les réseaux sociaux de messages prosélytes des maires RN d’Orange et Bédarrides à l’occasion de l’Assomption. Depuis, le parti d’extrême droite à coups de communiqué ou réactions des maires de Bédarrides ou Monteux – ce dernier intimant la Libre pensée à « rentrer chez vous et fuir la Provence » – a jeté l’anathème sur ces associations (notre édition du 2 septembre).

    Les associations visées s’étaient déjà défendues avec des mises au point historiques étayées. Mais là, « un nouveau cap est franchi, il est plus que temps que les autorités de l’État prennent la mesure du climat de violence qui se développe dans notre département à l’encontre des défenseurs de la loi de 1905 », dénonce la Libre pensée, espérant que l’auteur du courrier « soit poursuivi sous peine que passent à l’acte ceux qui menacent de mort les défenseurs de la liberté de conscience ».

    Mais la Libre pensée en veut surtout au « silence assourdissant du Préfet, représentant de l’État et du gouvernement, chargé de veiller à l’application des lois qui ne saurait être à géométrie variable ». La préfecture avait répondu à La Marseillaise ne pas vouloir s’exprimer sur le sujet. « Pourquoi aucune réaction aux propos séparatistes et identitaires… ? », questionne l’association.

  • En Vaucluse, la CGT veut un cadre légal pour adapter le travail dans l’industrie

    En Vaucluse, la CGT veut un cadre légal pour adapter le travail dans l’industrie

    Eurenco, Sepr ou encore Etex-Siniat, la zone du Pontet, Sorgues et Carpentras concentre de nombreuses industries lourdes, déjà sources de chaleurs lors de la fabrication de poudre d’armement, de verres et produits réfractaires ou de plaques de plâtre. Alors, quand la température extérieure grimpe fort, la situation au sein de l’usine peut rapidement devenir suffocante. « Il peut faire jusqu’à 50 degrés dans les ateliers », fait remonter Michel Solbès, membre du bureau de l’union locale CGT Sorgues-Carpentras, retraité mais qui a longtemps travaillé à Eurenco à l’époque où l’entreprise de Sorgues s’appelait SNPE (Société nationale de poudre et explosifs).

    Des permanences santé

    au travail organisées

    Au sein de l’Union locale, tout au long de l’été et encore en cette rentrée, le syndicat a reçu de nombreuses remontées alarmantes face à la canicule. « Nous avons assisté dans nos entreprises à l’épuisement de beaucoup de salariés, à l’augmentation des risques d’accident, aux manques de mesures de prévention », dresse Sylvain Espenon, un des secrétaires de l’UD CGT Vaucluse et salarié chez Etex-Siniat. La CGT dénonce au mieux « des mesurettes » prises, au cas par cas, au bon vouloir des employeurs. « À la Sepr, on a obtenu des temps de pause à l’abri dans une salle climatisée pendant dix minutes, mais ce n’est pas pour autant que les objectifs de production ont été revus à la baisse », illustre Frédéric Petit.

    Pour l’UL CGT Sorgues-Carpentras, « la canicule devient un enjeu syndical important, mais on doit en parler sans attendre qu’il fasse chaud ». Dans ces industries souvent en 3×8 heures où la production ne s’arrête jamais, « on peut imaginer des rotations de salariés plus nombreuses pour éviter de travailler 8 heures d’affilée », projette Frédéric Petit, racontant cet été être intervenu pour que la société d’élagage intervenant sur le site cesse de faire travailler ses salariés « en plein soleil à 14h ». « Il faut revoir les rythmes de travail, l’isolation des bâtiments », ajoute Sylvain Espenon.

    Mais surtout, la CGT souhaite un cadre légal dans le Code du travail. « Il existe aujourd’hui une circulaire très floue qui ne contraint pas l’employeur, ce sujet d’une loi doit être mis dans la place publique et les programmes politiques des élections à venir », plaide Sylvain Espenon. En attendant, l’Union locale organise, à son siège de Sorgues, des permanences santé au travail une fois par mois le samedi matin.

  • La CGT ne compte pas subir l’élection présidentielle

    La CGT ne compte pas subir l’élection présidentielle

    Au lendemain d’une commission exécutive de rentrée, l’Union locale CGT Sorgues-Carpentras organisait ce mercredi un point presse. Manière d’aborder l’année sociale, qui ne doit pas être éclipsée par les enjeux politiques. « À huit mois de la présidentielle, il est hors de question de subir l’agenda politique et patronal, nous allons occuper les espaces de parole avec nos revendications », prévient Sylvain Espenon, secrétaire de l’UL. Après notamment un été caniculaire, le syndicat attend non plus des mesurettes mais un vrai texte de loi qui protège les salariés « et contraint les entreprises ».

    « Le discours dominant reste le même : il faudrait réduire les dépenses publiques et sociales mais de l’argent il y en a, la question est celle de sa répartition, nous refusons que les salariés, les retraités et privés d’emploi soient encore ceux à qui l’on présente la facture », brosse Sylvain Espenon. Un message qui sera délivré à l’occasion des élections professionnelles dans la fonction publique le 10 décembre mais avant, dans la rue. Ce mardi, l’UL CGT appelle à rejoindre la manifestation régionale à Marseille autour de la santé et l’action sociale, puis le 26 septembre à participer à une marche pour le climat, la paix et solidarités [départ à 14h du cours Jean-Jaurès, vélorution à 13h depuis la bibliothèque Renaud-Barrault] avant le 29 septembre une manifestation intersyndicale autour de la fonction publique. Un cortège est en prévision à Avignon. Sans oublier les retraités qui se mobiliseront le 14 octobre puis le 19 novembre à Paris lors des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

  • Olivier Galzi passe la seconde de son ambition politique

    Olivier Galzi passe la seconde de son ambition politique

    Le bon sens. Cela a été plus qu’un slogan, un mantra pendant la campagne des municipales d’Olivier Galzi. Si encore certains, comme vendredi dernier le conseiller départemental écologiste Samir Allel, renvoie cette formule au poujadisme, le maire DVD d’Avignon en fait un vrai fonds de commerce politique. Le 22 mars au soir, dès les premiers instants dans son QG où il annonce son succès, Olivier Galzi insiste sur la victoire « d’une ville qui a pris son destin en main » grâce à une liste au-delà des appartenances politiques. Près de six mois plus tard, Olivier Galzi enclenche la seconde étape de ce qu’il pense être une lame de fond politique plus profonde.

    Ce jeudi soir, au théâtre la Scala, il lance ainsi son mouvement Le bon sens des territoires. Si une première échéance électorale arrive vite avec les sénatoriales et la candidature d’Anaïs Hausmann (lire ci-dessous), Olivier Galzi compte bien s’inscrire dans la durée avec les législatives et les départementales en 2028. Quitte à froisser la majorité de droite sortante, qui ne goûte guère cet empressement jugé orgueilleux.

    « Me délivrer

    des contraintes »

    « Nous sommes nombreux à penser que notre pays peut faire autrement. Que l’impuissance publique, les habitudes et les décisions éloignées du réel ne sont pas une fatalité », peut-on lire sur le site -encore en construction- du mouvement. Le maire d’Avignon est persuadé que partout en France des élus partagent le même constat. Fin août devant la presse, il annonçait la présence du maire DVD de Limoges et celui nationaliste de Porto-Vecchio.

    « Ma conviction profonde, c’est que la force de la France sont ses territoires et que sa faiblesse, c’est la manière dont il sont traités par un hypercentralisme parisien », expose l’édile, qui se sent trop corseté et entravé dans son costume de maire. Non pas -du moins dans l’immédiat- qu’il rêve à d’autres fonctions mais dans le sens où « on a un immense dysfonctionnement, il y a plein de choses que je ne peux pas faire alors que j’en ai la responsabilité théorique et même pénale ».

    Le bon sens des territoires compte fédérer les élus « qui sont majoritaires et pourtant n’ont pas la voix qu’ils devraient avoir, car écrasés par un système partisan, qui ne génère que de la reproduction et de la préservation de sièges, et qui, à l’arrivée, oblige dans les différentes assemblées à un vote qui peut aller à l’encontre du propre intérêt de notre territoire », développe Olivier Galzi. Pour y remédier, il plaide pour une « vraie grande loi de décentralisation, quitte à réformer la Constitution, pour aller vers une forme de fédéralisme ». En ce sens, en vue de la présidentielle, qui « n’est pas mon sujet », le maire donnera sa voix au candidat « qui pourra me donner l’espoir qu’en tant que maire on va me délivrer de toutes mes contraintes ».