Tag: 84

  • Finances municipales : Avignon bientôt inscrite dans un réseau d’alerte ?

    Finances municipales : Avignon bientôt inscrite dans un réseau d’alerte ?

    La Ville d’Avignon parle déjà d’une « décision particulièrement inquiétante car très rare ». Elle concerne les finances locales, qu’Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) qualifie de « champ de ruines », laissé par l’ancienne majorité de Cécile Helle, qui s’en défend vertement. La décision en question serait le possible placement de la commune au sein d’un réseau d’alerte de collectivités en difficulté. Un dispositif pourtant assez courant, où chaque année des Villes, agglo ou départements y entrent et sortent.

    Reposant sur 4 critères (autofinancement, endettement ou potentiel fiscal), ce réseau, créé en 1993, est « un instrument interne à l’administration, destiné à améliorer la prévention des difficultés de certaines collectivités ». Le sujet a été évoqué ce mardi et ce mercredi à l’occasion de réunions entre le préfet, le maire d’Avignon, le directeur des services ou aussi le directeur départemental des finances publiques (DDFIP).

    « Les représentants de la préfecture ont exprimé leurs vives inquiétudes avec notamment un constat de dégradation très rapide de tous les indicateurs financiers concernant 2025 », souligne la Ville, qui en conseil municipal le 30 juin, n’a pas adopté le compte administratif. Ceci entraînant de fait une prise en main du dossier par la préfecture sans aller jusqu’à la tutelle. Sollicitée, la préfecture « indique laisser la main à la mairie de décider si elle souhaite rendre public ou non ce qu’il ressort de sa situation financière ». Quant à la DDFIP, elle « confirme des échanges » mais ne souhaite pas davantage « communiquer ».

  • Tecelys : perquisitions au Grand Avignon et chez Joël Guin

    Tecelys : perquisitions au Grand Avignon et chez Joël Guin

    C’est une information qui, selon un observateur du dossier, « devrait faire de bruit dans le landerneau ». La Marseillaise est en mesure de révéler que, ce mardi, trois perquisitions ont été menées à Avignon. Près d’une quinzaine de policiers, mandatés par le parquet de Marseille, ont passé plusieurs heures au siège du Grand Avignon à Agroparc, au sein des locaux de la société publique locale (SPL) Tecelys en Courtine, mais aussi au domicile de Joël Guin. Le toujours maire (DVD) de Vedène était visé en sa qualité d’ancien président du Grand Avignon et PDG de Tecelys.

    Le parquet nous confirme l’ouverture « d’une enquête préliminaire visant des infractions en matière de probité ». Un terme généraliste qui peut recouvrir des motifs de détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêt, favoritisme, corruption… La justice s’intéresse donc au fonctionnement entre le Grand Avignon et Tecelys, détenue à 70% par la collectivité, et qui a notamment la charge des transports en commun. Contactés, Tecelys et le Grand Avignon n’ont pas souhaité réagir. Tout comme Joël Guin, qui n’a pas donné suite. Selon nos informations, les enquêteurs se sont longuement rapprochés d’Antoine Planquette, nouveau directeur de cabinet du président Olivier Galzi (DVD), qui hérite de cette patate chaude, mais aussi du responsable des systèmes informatiques du Grand Avignon, qui occupe aussi cette fonction chez Tecelys.

    La CRC comme détonateur ?

    « Je ne tombe pas de ma chaise », lâche un témoin à l’évocation de ces perquisitions. Pour rappel, en octobre 2024, l’affaire Tecelys avait éclaté, dans nos colonnes, avec le départ de l’ancien directeur général des services (DGS) du Grand Avignon. Dans une note très circonstanciée, ce dernier dénonçait le fonctionnement opaque de la SPL et « la dilapidation de millions d’euros d’argent public ». De nombreux éléments, à ses yeux, relevaient de délits. Rapidement, le Grand Avignon avait ouvert le parapluie en commandant un audit, biaisé selon l’ex-DGS, dont les conclusions ne relevaient « aucune irrégularité » (notre édition du 4 décembre).

    Mais tous attendent surtout le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC), qui a ausculté, l’an dernier, le Grand Avignon et Tecelys. Une première version provisoire est entre les mains des protagonistes qui préparent leur réponse. Selon nos informations, que le parquet n’a pas souhaité confirmer, les magistrats de la CRC auraient alerté la justice sur le fonctionnement de Tecelys. « C’est sûr que l’affaire va éclater, c’est évident », nous confiait il y a quelques mois l’ex-DGS. On s’y dirige tout droit.

  • Avignon : l’ancienne élue Christine Lagrange est décédée

    Avignon : l’ancienne élue Christine Lagrange est décédée

    C’est David Fournier qui a officialisé la nouvelle. Dans un long post sur Facebook, l’actuel conseiller municipal (PS) d’Avignon annonce le décès de Christine Lagrange, survenu ce mardi 7 juillet, à 63 ans.

    D’abord au PS puis chez les Ecologistes, elle a siégé pendant trois mandats sur les bancs du conseil municipal. Elle était d’ailleurs candidate sur la liste de David Fournier lors des dernières municipales.

    La disparition soudaine de cette ancienne professeure suscite déjà de nombreuses réactions. « Sa pugnacité, son sens politique et sa détermination ont été un apport considérable et nous avons tissé des liens très complices. Ses liens ont continué après la campagne et nous construisions déjà, ensemble pour le futur », souligne David Fournier.

    En 2014, Christine Lagrange avait été élue aux côtés de Cécile Helle et fut son adjointe à l’urbanisme avant de s’en éloigner et mener campagne en 2020 auprès de Jean-Pierre Cervantès (EELV) et mener un dernier mandat municipal. « Nous garderons le souvenir d’une militante déterminée, sincère et investie, attachée à l’intérêt général et aux valeurs qu’elle défendait avec constance », relève Jean-Pierre Cervantès.

    Christine Lagrange avait aussi été conseillère régionale sous Michel Vauzelle et conduit la liste d’union de la gauche en Vaucluse en 2015, actant son retrait au second tour. « En acceptant de retirer la liste qu’elle conduisait pour empêcher l’élection de l’extrême droite, elle a posé un acte fort, salue Michel Bissière, conseiller régional (DVD) et qui a été son voisin de banc lors de la dernière mandature au conseil municipal. Elle a prouvé ce jour-là que l’intérêt général et les valeurs républicaines pouvaient primer sur les calculs partisans. »

    La Ville d’Avignon a également réagi, le maire Olivier Galzi (DVD), adressant ses « plus sincères condoléances à sa compagne Maryline [Croyet, actuelle élue PS], à son fils, à sa famille, à ses proches ». « Au-delà des sensibilités politiques, nombreux sont ceux qui saluent aujourd’hui une femme de caractère, sincère, généreuse et profondément attachée à Avignon. Son sens du dialogue, sa connaissance du terrain et son engagement constant en faveur de la jeunesse, de l’égalité et des valeurs républicaines laisseront une empreinte durable dans la mémoire collective des Avignonnaises et des Avignonnais », indique la municipalité.

  • Hausse du tarif de l’eau : Les citoyens n’ont pas à payer « les erreurs du passé »

    Hausse du tarif de l’eau : Les citoyens n’ont pas à payer « les erreurs du passé »

    En attendant de remettre en avant le débat sur un retour en régie publique de l’eau, qui se posera avant la fin de la délégation de service public en 2028, le collectif de l’eau ne peut que s’émouvoir face à la « situation catastrophique du budget de l’eau au Grand Avignon et de l’impossibilité de financer les investissements indispensables ». L’association réagit, par communiqué, à la brutale hausse de 20% en moyenne de la facture de l’eau pour les usagers (nos éditions du 27 et 30 juin).

    Une décision validée la semaine dernière en conseil communautaire, au cours d’une séance à laquelle a assisté le collectif de l’eau. « Nous regrettons comme certains élus que ce soient les citoyens qui doivent payer cash, et cher, les erreurs du passé de certains qui sont toujours aux manettes de la politique de l’eau », déplore l’association, visant sans le citer Patrick Sandevoir, vice-président délégué à l’eau et l’assainissement. Alors que dans l’opposition, Mathilde Louvain (LFI), et aussi au sein de l’exécutif, Jacques Demanse (PCF), ont appelé à travailler avec le collectif, « contrairement à ce qui a été dit par M. Sandevoir, le collectif de l’eau n’a jamais été entendu sur ces questions et le précédent président a toujours refusé de nous recevoir ». Les seules rencontres ayant eu lieu dans le cadre de commissions obligatoires avec les délégataires Suez et Veolia.

    « La question sociale que nous avons soulevée dans notre lettre ouverte n’a pas reçu de réponse », regrette le collectif qui souhaite une meilleure information auprès des usagers autre que par la seule presse, comme l’a indiqué Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon.

  • En Vaucluse, plusieurs massifs interdits d’accès

    En Vaucluse, plusieurs massifs interdits d’accès

    Le cocktail canicule et vent met en alerte considérable face au risque incendie, le Vaucluse étant l’un des 7 départements classés rouge ce mercredi, avec danger feux « très élevé ». Il faut dire aussi que la pluie n’est pas tombée depuis un moment : conséquence, le préfet de Vaucluse a placé le département en vigilance sécheresse (lire aussi page 15) depuis ce mardi.

    Dans la même veine, la préfecture a annoncé, ce mardi en fin de journée, l’interdiction d’accès à 12 des 15 massifs vauclusiens pour ce mercredi. « Il est rappelé à chacun qu’en toutes circonstances, la prudence est de mise à l’intérieur des massifs forestiers pour lesquels l’accès reste autorisé », précise la préfecture, insistant sur le respect « scrupuleux » des règles comme l’interdiction de fumer et d’allumer du feu.

    Une décision qui intervient alors que ce mardi, le préfet Thierry Suquet et Christophe Paichoux, directeur départemental du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Vaucluse, ont signé, à la caserne d’Entraigues, le nouveau schéma départemental d’analyse et de couverture des risques 2026-2031. Un document stratégique de 200 pages, qui dresse une feuille de route « qui permet d’adapter l’organisation des secours aux réalités du territoire, à l’évolution des risques et aux besoins de la population », note le Sdis. Ce document prévoit 14 orientations stratégiques, bien au-delà bien sûr du risque incendie.

    Alors que les pompiers vauclusiens réalisent en moyenne 144 interventions par jour, un matériel fiable et moderne est nécessaire. Dans ce cadre, les pompiers ont renouvelé une partie de leur parc véhicule. Il y a une semaine, 10 nouveaux engins ont été présentés, dont une échelle pivotante combinée 33 mètres destinée au centre d’incendie et de secours d’Orange. Elle est « plus compacte que les anciennes générations facilitant ainsi les manœuvres dans les rues étroites », souligne le Sdis. Les casernes de Beaumes-de-Venise et Robion ont récupéré chacune un camion-citerne. Les centres du Thor, Avignon, Bollène, Cavaillon, Carpentras, Sorgues et Valréas ont aussi récupéré de nouveaux véhicules.

  • Avignon : à l’hôtel du cloître Saint-Louis, une grève qui sort des murs

    Avignon : à l’hôtel du cloître Saint-Louis, une grève qui sort des murs

    La touffeur du Festival d’Avignon, les salariés de l’hôtel du Cloître Saint-Louis la vivent au sens propre. Pas de mise en scène alors que les fenêtres de leur établissement quatre étoiles donnent dans la cour où le festival In a son siège. Ce mardi matin, une dizaine d’entre eux a entamé une grève. « Ce n’est qu’un début, on attend une réaction de la direction* qui est absente », prévient Laetitia Pancuvilier, déléguée CGT. Si les problèmes sont latents, le démarrage du Festival, « où l’hôtel affiche complet », ainsi que la canicule n’ont fait qu’accroître le malaise. « Évidemment que le festival permet d’attirer l’attention et faire pression », admet Laetitia Pancuvilier. L’union locale CGT est présente, tout comme Philippe Martinez, ex-secrétaire général de la CGT. « Le festival est une belle vitrine qui n’empêche pas de s’intéresser à tous ceux qui contribuent dans l’ombre à sa réussite, confie-t-il. Là, on voit le décalage entre le prestige d’hôtel et les conditions de travail des salariés. »

    « Il manque des machines à café »

    Au cœur des revendications, l’impact de la canicule. « Les chambres sont climatisées, il fait 26, mais dans les couloirs on peut avoir jusqu’à 46 degrés en ressenti, expose Laetitia Pancuvilier. On souhaite que le bâtiment soit entièrement climatisé. » Plus globalement, les salariés réclament plus de moyens humains et matériels. « Il faudrait que l’on soit une dizaine de plus [sur environ 25 salariés actuellement] pour répondre aux standings d’un 4 étoiles », détaille la représentante syndicale.

    « On sert 170 petits-déjeuners [facturé 18 euros l’unité] en ce moment, il manque des machines à café, des tasses… les conditions d’accueil ont vraiment diminué », constatent sous anonymat, d’autres salariés. « On est à flux tendu, les touristes viennent profiter d’un lieu où on lutte face à des conditions de travail intolérables, on se mouille pour qu’il y ait du chiffre d’affaires, la direction devrait y penser », résume l’un d’eux. Autre revendication, le maintien de salaire à 100% alors que l’hôtel devrait fermer entre 1 à 2 ans pour une lourde réhabilitation et qu’une perte de rémunération de 28% est pour l’heure prévue. Ce conflit, « illustre les conditions de travail pénibles de l’hôtellerie-restauration en général, où les salariés subissent l’éclatement des collectifs de travail et l’isolement d’un établissement à l’autre », expose Carlos Acha Moreno, secrétaire de l’UL CGT Avignon. Depuis plusieurs mois (notre édition du 9 février), le syndicat a entamé un travail de terrain « afin d’unir au-delà des différents établissements et constituer sur le terrain un corps syndical militant ».

    * Contactée, la direction n’a pas donné suite.

  • À Avignon, la police municipale doit être mieux pilotée

    À Avignon, la police municipale doit être mieux pilotée

    Rendu public au début du mois, le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion d’Avignon (2019-2024) consacre un peu moins de la moitié de son analyse sur les finances de la Ville. Un point largement commenté depuis 10 jours, à la lumière aussi d’un audit commandé par la nouvelle majorité d’Olivier Galzi (DVD). Pendant la campagne, le maire a fait de la sécurité l’une de ses trois priorités, accusant Cécile Helle (PS) d’avoir délaissé ce domaine.

    Et Olivier Galzi de promettre l’embauche de 60 policiers municipaux et l’installation de 100 caméras de vidéo-surveillance. Pourtant, la CRC apporte un éclairage bien moins alarmiste ou, pour résumer, la police municipale (PM) est bien dotée mais mérite un meilleur pilotage. Une dizaine de pages est consacrée au sujet. « La commune a doté la PM de moyens importants », note la chambre, soulignant que « les dépenses de fonctionnement représentent 82,5 euros par habitant, soit deux fois plus que le niveau médian en 2024 ». Côté effectifs, 103 agents sont comptabilisés en 2025, classant Avignon au 15e rang national du ratio policiers/habitants.

    Concernant la vidéosurveillance, il est fait état d’un parc de 756 caméras. « Les dépenses consacrées à la vidéoprotection ont augmenté fortement sur la période passant de 286 178 euros entre 2019 à 2021 à près de 2,5 millions de 2022 à 2024 », met en avant la CRC. Avec un bémol : « Il est indiqué que 57 caméras sont hors service ». Un chiffre que conteste, dans sa réponse du 20 mai, Cécile Helle. « Ayant présidé mon dernier comité stratégique sur la vidéoprotection début mars 2026, je tiens à affirmer qu’à cette date, seules 6 caméras ne fonctionnaient pas », assure l’ex-maire.

    Vraiment HS les caméras ?

    Une bataille de chiffres qui a son importance, Olivier Galzi ayant alimenté la chronique pendant la campagne sur cette défaillance. « Le réseau de vidéoprotection n’est cependant pas pleinement opérationnel en raison de maintenance, de panne de matériel et des limites des capacités des serveurs pour les nouvelles caméras », appuie d’ailleurs, dans sa réponse du 26 mai, le nouveau locataire de l’Hôtel de ville.

    Au-delà du volet effectifs et caméras, la CRC attire l’attention sur la gestion de ce service qui mérite une plus grande acuité. « Une gouvernance et un suivi de l’activité qui doivent être améliorés », écrivent les magistrats en émettant une recommandation : « Mettre en place des outils de suivi d’activité (évaluation du rapport annuel d’activité, évaluation de la convention de coordination, stratégie territoriale) ». Un bilan global dont se « réjouit » Cécile Helle. Quant à Olivier Galzi, qui a amorcé le recrutement de 10 policiers supplémentaires, stipule que la recommandation « sera évidemment mise en œuvre, mais nous irons plus loin encore ». Le maire compte instaurer une « direction générale adjointe à la sécurité ».

  • Les hôpitaux d’Avignon et d’Apt en vague de modernisations

    Les hôpitaux d’Avignon et d’Apt en vague de modernisations

    Mercredi dernier, deux événements importants concernant les hôpitaux publics du Vaucluse ont animé l’après-midi : un point d’étape sur le projet de modernisation de l’hôpital d’Avignon, marqué par l’inauguration du service de réanimation, puis la signature d’une convention pour l’établissement d’Apt, labellisé hôpital de proximité.

    À Avignon, rappelons que le centre hospitalier a engagé, il y a trois ans, un vaste plan de réhabilitation de 155 millions d’euros, « parmi les plus importants programmes de modernisation hospitalière actuellement engagés en France », souligne le centre hospitalier Henri-Duffaut. Baptisé Terrah 2030, pour Territoire d’Avignon – Hôpital 2030, le projet vient de livrer un nouveau service de réanimation (notre édition du 1er juin), qui a gagné 10 lits de plus (de 20 à 30). Une première phase inaugurée donc ce mercredi, devant quelque 100 personnes parmi lesquelles le directeur de l’Agence régionale de santé Yann Bubien, le préfet Thierry Suquet, le président de la Région Sud Renaud Muselier (Ren.) ou le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), récemment élu président du conseil de surveillance de l’hôpital.

    Après la réanimation, le projet Terrah prévoit, d’ici à 2028, la construction d’un bâtiment neuf d’hospitalisation permettant l’extension du centre de dialyse, un service néphrologie et un service infectiologie. Puis, en 2030, la réhabilitation de la tour de chirurgie, en 2032, l’agrandissement des urgences adultes [75 000 passages par an] et, enfin, en 2033, la réhabilitation des tours de médecine, qui abritent un peu plus de 400 lits de médecine et chirurgie de l’adulte.

    À Apt, à bloc derrière l’hôpital

    Dans la foulée de cette inauguration, le préfet et le directeur de l’ARS ont pris la direction d’Apt pour y retrouver notamment le maire (DVD), Jean Aillaud, et la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni.

    « Le centre hospitalier du Pays d’Apt a été récemment labellisé “hôpital de proximité”, en reconnaissance de son rôle essentiel dans l’accès aux soins, la coordination des parcours et la réponse aux besoins de santé de la population de son secteur », peut-on lire dans la convention signée par l’ARS, le Département, la Région, la communauté de communes et la Ville d’Apt. Assez savoureux quand on se souvient que l’ARS a validé la fermeture du bloc opératoire et son transfert, en début d’année, à Cavaillon, malgré une immense mobilisation contre ce démantèlement.

    La convention, signée mercredi, était justement une sorte de contrepartie à la fermeture du bloc. La modernisation de l’hôpital prévoit la réhabilitation complète des unités de soins de longue durée, et de soins médicaux et de réadaptation. Le projet comprend également le triplement des lits de soins palliatifs, ainsi que la modernisation et l’extension de l’Ehpad La Madeleine, intégré à l’hôpital. Il sera doté de 14 places supplémentaires, pour une capacité totale de 80 places.

    Il y a un peu plus d’une semaine, en séance plénière, le conseil départemental de Vaucluse a voté une aide de 3 millions d’euros – sur les 6,2 millions du projet – pour l’extension de l’Ehpad et la rénovation de 27 places existantes. De son côté, la Région Sud a mobilisé 250 000 euros pour permettre l’installation d’un IRM et l’acquisition d’un mammographe « de dernière génération pour améliorer l’accès au diagnostic au plus près des habitants ».

  • Le Festival Off parade pour ses 60 ans

    Le Festival Off parade pour ses 60 ans

    Des centaines de compagnies, présentes parmi les 1 780 spectacles à l’affiche
    – contre 1 724 l’an dernier – dans 140 salles, ont donc défilé dans l’espoir aussi de glaner quelques premiers spectateurs. Un total de 27 000 représentations et 2,6 millions de billets sont mis à la vente dans ce titanesque festival jusqu’au 25 juillet qui, pour la deuxième année consécutive, aligne ses dates avec le In.

    À noter que pour fêter les 60 ans, une journée anniversaire est prévue le 14 juillet au village du Off (10h30-20h) avec plusieurs rencontres et débats *.

  • Barbecue et château gonflable, Raphaël Arnault investit les quartiers d’Avignon

    Barbecue et château gonflable, Raphaël Arnault investit les quartiers d’Avignon

    Barbecue, château gonflable ou encore pêche aux canards seront de sortie ce dimanche (12h-18h) à la Croix-des-Oiseaux pour une fête de quartier. À l’initiative, non pas la mairie ou le bailleur social, mais le député Raphaël Arnault, qui a déjà organisé dimanche dernier une manifestation similaire à la cité Louis-Gros. « Aujourd’hui, ces moments de convivialité sont devenus l’exception. À l’heure où le gouvernement organise l’austérité pour les services publics tout en préservant les privilèges des plus riches, où certains maires préfèrent crever des piscines de fortune ou instaurer des couvre-feux pour les jeunes plutôt que d’investir dans le vivre-ensemble, cette fête a un parfum de résistance », estime l’insoumis.

    Le parlementaire ne cache pas vouloir occuper le terrain face aux « mafias qui cherchent à s’implanter toujours davantage dans les quartiers populaires ». À Cavaillon ou à Orange, des narcotrafiquants avaient mené des opérations de notabilité avec des fêtes similaires ou distribution de fournitures scolaires. « Créer du lien, faire vivre un quartier, permettre aux habitants de se rencontrer, c’est déjà faire reculer le repli, l’isolement et les logiques de violence », estime Raphaël Arnault. Une initiative aussi éminemment politique, où LFI incite à s’inscrire sur les listes électorales et voter en 2027, où se profilent présidentielle et législatives. Lors des municipales, la cité Louis-Gros avait placé Mathilde Louvain (LFI) en tête mais avec seulement 27% de participation.